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  • : Histoire du canton de La Suze sur Sarthe
  • : Infos sur l'histoire et le patrimoine des communes du canton de La Suze sur Sarthe (72)
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8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 08:09

Pierre HOULBERT

 

Pierre Houlbert est né le 7 janvier 1845 à Mézeray ; son père, Jean, est cultivateur à l’Ecu et sa mère est Louise Gagnot. Il existe un autre Pierre Houlbert né la même année à Mézeray, mais la date du décès ne correspond pas.

On ne retrouve pas dans les documents en ligne la fiche-matricule de Pierre Houlbert. C’est l’acte de décès enregistré à La Suze qui nous donne des informations. Il était soldat au 98ème de ligne et a été fait prisonnier ; il entre à l’ambulance sous baraque de Glogau (Głogów, Pologne) le 3 mars 1871 et y meurt de la petite vérole le 11 mars.

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29 juin 2021 2 29 /06 /juin /2021 07:25

Almire René GUYET

 

Le registre des matricules de 1870 nous donne des informations sur Almire René Guyet. Il est né à La Suze le 28 mai 1850 de Julien Guyet, meunier, et de Françoise Belluau ; au moment de l’enregistrement ses parents résident à Tassé alors que leur fils est terrassier à Beauvillers dans le département de l’Eure-et-Loir. Almire René Guyet mesure 1m.69 et a les cheveux noirs.

Il arrive au 10ème régiment de chasseurs à cheval le 20 septembre 1870 et a le matricule 2553. Il décède à l’hôpital civil de Libourne (Gironde) le 15 janvier 1871 de fièvre typhoïde.

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 07:03

Alexandre GUYET

 

Alexandre Guyet est dit natif de La Suze dans l’acte de décès reçu dans cette commune. C’est sans doute lui qui est déclaré né le 22 septembre 1844 par son père Pierre Guyet, boucher, mari de Jeanne Aubry.

Le registre matricule de 1864 recense bien un Alexandre Guyet participant au tirage au sort sur le canton de La Suze, incorporé dans le 3ème bataillon de chasseurs à pied et arrivé au corps en août 1865 avec la matricule 1213. Comme l’information sur le régiment correspond à ce qui est écrit dans l’acte de décès, il doit s’agir du même personnage. Il savait lire et écrire.

L’acte de décès est retranscrit à La Suze en septembre 1873. Il est dit que le prisonnier Alexandre Guyet du 3ème bataillon de chasseurs est arrivé à l’ambulance auxiliaire de Martinstifts le 21 avril 1871 et y est décédé le 21 juin de la même année de la phtisie. Il s’agit de l’ambulance de Martin Stift à Erfurt à environ 250 km au sud-ouest de Berlin. Il est possible qu’Alexandre Guyet ait combattu avec le 3ème bataillon de chasseurs sur la frontière de l’est de la France dans la seconde moitié de l’été 1870 et que ce soit à ce moment qu’il ait été fait prisonnier. Malade, il a été transporté vers l’ambulance auxiliaire où il décède.

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 10:17

Léonard GUINTON

 

Le décès de Léonard Guinton est consigné dans le registre de Cérans-Foulletourte. Il est décédé à l’ambulance de cette commune ; on le dit âgé de vingt deux ans, serrurier à Saint-Paul près de Limoges (Haute-Vienne) et qu’il était garde-mobile. Le rédacteur signale que son lieu et sa date de naissance sont inconnus ; ses parents sont également inconnus par faute de renseignement. Les recherches menées dans les archives en ligne de la Haute-Vienne ne permettent pas de préciser qui était ce soldat.

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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 06:57

Charles GUERIN

 

Charles Pierre Louis Guérin est né le 1er juillet 1850 à Roézé-sur-Sarthe. Son père est Charles Guérin, cultivateur demeurant à Château Quéru ; quant à sa mère elle se nomme Françoise Doré.

Dans les registres matricules de 1870, il est dit cultivateur résidant à La Suze. Il ne savait ni lire ni écrire, mesurait 1m.55, avait les cheveux et les yeux noirs. Il est appelé contre l’Allemagne le 8 novembre 1870 et sert dans la garde nationale mobile de la Sarthe. Il est décédé le 15 février 1871 à l’hospice d’Ambrières en Mayenne. L’armée de la Loire, après la défaite du Mans, se replie vers l’ouest ; fin janvier le 21ème corps d’Armée se trouve alors dans la région d’Ambrières. C’est là qu’il meurt des suites de maladie.

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25 mai 2021 2 25 /05 /mai /2021 08:15

Alexandre GRANDVAL

 

Alexandre Grandval est né le 30 août 1849 à Spay ; son père, Augustin Grandval, y est cultivateur et sa mère se nomme Jeanne Plot. En 1869, il est agriculteur à Spay ; il mesure 1,70 m., a les cheveux châtains, les yeux roux, sait lire et écrire.

Appelé contre l’Allemagne dans la garde nationale des 33è mobiles de la Sarthe, il semble qu’il soit blessé au cours du mois de novembre 1870. Il décède à l’hôpital Saint André de Bordeaux le 14 décembre 1870.

Guerre de 1870 morts du Val de Sarthe : Alexandre Grandval
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16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 07:10

Jean GOHON

 

Jean Gohon est né le 6 juillet 1849 à Voivres Lès Le Mans de Jean Gohon, cultivateur, et de Julie Leroux. Sa fiche matricule nous apprend qu’il mesurait 1,66 m., qu’il avait les cheveux châtains et les yeux gris ; il savait lire et écrire.

Soldat de la garde nationale mobile de la Sarthe, il avait été blessé par un éclat d’obus lors de la bataille de Coulmiers (45) le 9 novembre 1870. Il est décédé à l’ambulance du couvent à Beaugency le 12 décembre 1870 des suites des affrontements qui se sont déroulés dans la région. Il est intéressant de regarder le registre des décès de Beaugency pour la période de décembre 1870 ; c’est une suite impressionnante d’actes de décès de soldats.

L’abbé Morancé nous apporte quelques descriptions sur les événements de Beaugency : « En arrivant près de Josnes, la tête de colonne du 2e bataillon, commandée par le capitaine Chartier, est coupée par l'artillerie, et trois compagnies se trouvent ainsi séparées de nous. Elles se dirigent sur Beaugency et le lendemain sur Mer.

Le 8, au matin, nous nous trouvions donc déjà passablement réduits en avant de Villorceau. Nous étions en bataille en ordre inverse. Le commandant de Musset commandait le régiment; les capitaines du Rivau, Couturié, du Luart, les 1er, 2e, 3e bataillons. A 9 heures, nous devons nous former. L'action est engagée chaudement du côté de Cravant. Bientôt le feu paraissant se ralentir, on fait une distribution de lard; mais à midi les obus commencent à arriver à Villorceau. Les bataillons se portent en avant, déployant leurs tirailleurs, et placés de manière à soutenir les batteries; mais assez avant pour n'avoir pas trop à souffrir du feu de l'ennemi. […]

L'action s'échauffant, il faut renforcer les tirailleurs, puis l'artillerie voyant ses munitions lui manquer, ne tire plus que rarement. Alors les hommes soutiennent seuls pendant trois heures les efforts de l'ennemi. Les cartouches s'épuisaient, la journée s’avançait, il fallait en finir. C'étaient les tirailleurs ennemis embusqués dans la ferme du Mée qui nous faisaient le plus de mal. […]

Ce combat si honorable pour nous, nous coûtait cher, près de 200 hommes blessés ou tués dans ces deux journées des 7 et 8 décembre. Parmi les officiers, le capitaine Vétillart est blessé à la jambe, le 7, comme on vient de le dire ; le 8, le lieutenant Poché à le bras cassé par un coup de feu. M. Monternier reçoit une balle à la tête, et M. Rousseau est très violemment contusionné par des éclats d'obus. »

Le nom de Jean Gohon apparaît dans une épitaphe dans l’église de Beaugency à la mémoire des mobiles de la Sarthe tombés lors des combats entre la forêt de Marchenoir et Beaugency (voir https://www.geneanet.org/cimetieres/view/207398) .

 

Guerre de 1870 morts du Val de Sarthe : Jean Gohon
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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 11:27

Jacques GAULUPEAU

 

Jacques Gaulupeau est né à Parigné-le-Pôlin le 25 avril 1849 de Jacques Gaulupeau, cultivateur aux Benastières, et de Renée Fréard.

Sur le registre des matricules de l’année 1869, on apprend qu’il avait été exempté car il était seul avec sa mère devenue veuve, son mari étant décédé à La Suze en 1851 ; il résidait alors à Roézé. Il mesurait 1,69 m., savait lire et écrire, avait les cheveux châtains et les yeux bleus. Mais en août 1870, il est appelé et intègre les 33è mobiles de la Sarthe.

Il décède le 9 novembre 1870 lors des combats dans la région d’Orléans. Mais son acte de décès n’est pas parvenu à Parigné-le-Pôlin ; son grand-père entreprend alors des démarches pour obtenir un document qui certifierait la mort de son petit-fils. Ce document de justice sera présenté à l’officier de l’état-civil de Parigné-le-Pôlin le 21 juin 1872 par François Gaulupeau, oncle de Jacques Gaulupeau, le grand-père étant décédé le 22 mars de la même année.

Le registre des décès d’Epieds (45) et aussi celui de Parigné-le-Pôlin relatent la transcription du jugement du tribunal d’instance. En voici la transcription :

« République Française.

Au nom du peuple Français. Le tribunal civil de première instance séant à Orléans, département du Loiret, a rendu le jugement ci-après sur la requête dont la teneur suit :

A Messieurs, Messieurs les Président et juges composant le tribunal civil de première instance d’Orléans, Monsieur Jacques Gaulupeau, propriétaire, demeurant à Beaubois, commune de Parigné-le-Pôlin, arrondissement du Mans, ayant maître Causse pour avoué a l’honneur de vous exposer : que Jacques Gaulupeau, son petit-fils, né à Parigné-le-Pôlin, canton de La Suze, arrondissement du Mans (Sarthe) le vingt cinq avril mil huit cent quarante neuf, du mariage de Jacques Gaulupeau et de Renée Fréard, soldat de la garde mobile du département de la Sarthe, deuxième compagnie, deuxième bataillon, trente troisième régiment de marche, a été frappé mortellement dans les plaines entre Coulmiers, Epieds et Champs lors du combat livré aux armées allemandes le neuf novembre mil huit cent soixante-dix, à côté de son capitaine, Monsieur Joseph Vétillard, d’une balle à la tête, et que deux de ses camarades, Louis Joseph Lefort et Julien Noël Ragot, soldats à la même compagnie l’ont relevé et placé derrière les bâtiments où la dite compagnie était embusquée. Que Jacques Gaulupeau est décédé le jour même, neuf novembre mil huit cent soixante-dix, sur les onze heures du soir au hameau de Cheminiers, commune d’Epieds, après avoir reçu les secours de la religion de Monsieur l’abbé Morancé, aumônier, qui lui a parlé et l’a administré, et a été enterré dans la matinée du dix novembre avec une cinquantaine d’autres soldats, dans une fosse commune et cette sépulture lui a été donnée par le sieur Louis Joseph Lefort, son camarade qui l’avait vu tomber sur le champ de bataille. Qu’un acte de ce décès avait été dressé par l’officier trésorier du régiment, faisant fonction d’officier de l’état-civil, signé de Monsieur le capitaine Vétillard et de deux autres témoins, et expédiée dans le département de la Sarthe pour être remis au maire de la commune du domicile de Jacques Gaulupeau, mais que cet acte (comme beaucoup d’autres) à raison de l’état de guerre et la position dans laquelle on se trouvait n’est point parvenu à destination. Que le décès de Jacques Gaulupeau est attesté également par Monsieur le maire de la commune d’Epieds et qu’il est très important et urgent de faire constater aujourd’hui régulièrement et juridiquement ce décès. C’est pourquoi l’exposant conclut à ce qu’il plaise au tribunal. Vu la présente requête, les pièces à l’appui, ensemble les dispositions de l’article quarante six du code civil. Dire que Jacques Gaulupeau, né à Parigné-le-Pôlin, canton de La Suze, arrondissement du Mans (Sarthe) le vingt-cinq avril mil huit cent quarante neuf, du mariage de Jacques Gaulupeau, cultivateur, et de Renée Fréard, soldat de la garde mobile du département de la Sarthe, deuxième compagnie, deuxième bataillon, trente troisième régiment de marche et décédé au hameau de Cheminiers, commune d’Epieds, le neuf novembre mil huit cent soixante dix sur les onze heures du soir. Ordonner que le jugement à intervenir sera transcrit conformément à la loi sur les registres de l’état-civil de la commune d’Epieds comme acte de décès, et que mention sera faite de ce décès en marge des registres des décès de la dite commune d’Epieds pour l’année mil huit cent soixante dix, au mois de novembre, à quoi faire seront contraints par toutes les voies de droit tous officiers de l’état-civil, greffiers ou dépositaires des registres sur le simple vu du jugement à intervenir, quoi faisant déchargés. Et vous ferez justice. La dite requête signée Causse, avoué. Nous, Président du tribunal civil de première instance d’Orléans, chevalier de la Légion d’honneur. Vu la requête qui précède, et les pièces à l’appui, ordonnons que le tout soit communiqué à Monsieur le Procureur de la République et qu’il en soit fait rapport à l’audience de ce jour par Monsieur Baschet juge que nous commettons à cet effet. Au palais de justice à Orléans le deux août mil huit cent soixante-onze. La dite ordonnance signée Boussion. Vu la requête, les pièces à l’appui et l’ordonnance de soit communiqué qui précède. Nous, substitut de Monsieur le Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Orléans n’empêchons qu’il soit fait ainsi qu’il est requis. Au parquet à Orléans, le deux août mil huit cent soixante-onze. Les dites conclusions signées Rousselet. Vu la requête et les pièces à l’appui, vu l’ordonnance de Monsieur le Président de ce tribunal en date de ce jour, portant que le tout soit communiqué à Monsieur le Procureur de la République et qu’il en sera fait rapport à l’audience par Monsieur Baschet juge commis à cet effet. Vu les conclusions écrites aussi en date de ce jour de Monsieur Rousselet, substitut de Monsieur le Procureur de la République portant qu’il n’empêche qu’il soit fait ainsi qu’il est requis. Ouï Monsieur Baschet juge en son rapport. Après avoir entendu aujourd’hui à la barre de ce tribunal en audience publique, séparément les uns des autres, et après serment par eux préalablement prêté par chacun d’eux de dire la vérité, les deux témoins appelés par l’exposant à l’appui de sa demande. Ouï Maître Causse, avoué en ses conclusions. Ouï Monsieur Rousselet, substitut de Monsieur le Procureur de la République après en avoir délibéré conformément à la loi, jugeant en audience publique. Considérant que les pièces et documents produits et en outre des dépositions des sieurs Julien Noël Ragot et Louis Joseph Lefort , témoins entendus à l’audience, il résulte que Jacques Gaulupeau, soldat de la garde mobile du département de la Sarthe, deuxième compagnie, deuxième bataillon, trente troisième régiment de marche, a été frappé mortellement dans les plaines entre Coulmiers, Epieds et Champs, lors du combats livré aux armées allemandes le neuf novembre mil huit cent soixante-dix à côté de son capitaine, Monsieur Joseph Vétillard, d’une balle à la tête, relevé par les sieurs Ragot et Lefort, et placé par eux derrière les bâtiments où leur compagnie était embusquée. Que le dit sieur Jacques Gaulupeau est décédé le jour même, neuf novembre mil huit cent soixante-dix sur les onze heures du soir, au hameau de Cheminiers commune d’Epieds, et a été enterré le lendemain dix novembre avec plusieurs autres soldats dans une fosse commune et que cette sépulture lui a été donnée par Louis Joseph Lefort l’un des témoins sus-nommés. Qu’il y a lieu dès lors de constater ce décès. Dit que Jacques Gaulupeau, né à Parigné-le-Pôlin, canton de La Suze, arrondissement du Mans (Sarthe) le vingt cinq avril mil huit cent quarante neuf, du mariage de Jacques Gaulupeau cultivateur et de Renée Fréard, soldat de la garde mobile du département de la Sarthe, deuxième compagnie, deuxième bataillon, trente troisième régiment de marche est décédé au hameau des Cheminiers commune d’Epieds le neuf novembre mil huit cent soixante dix, sur les onze heures du soir. Ordonne que le présent jugement sera transcrit sur les registres de l’état-civil de la commune d’Epieds comme acte de décès et que mention sera faite de ce décès en marge des registres des décès de la dite commune d’Epieds pour l’année mil huit cent soixante-dix au mois de novembre à quoi faire seront contraints par toutes les voies de droit tous officiers de l’état-civil ou dépositaires des dits registres sur le simple vu du présent jugement, quoi faisant déchargés. Fait et jugé a l’audience publique du tribunal civil de première instance séant à Orléans, département du Loiret, par Messieurs Boussion, président, chevalier de la Légion d’Honneur, Baschet, juge, Lecoy, juge suppléant ayant voix délibérative par suite de l’empêchement des juges titulaires en présence de Monsieur Rousselet, substitut de Monsieur le Procureur de la République et assisté de Maître Dubain greffier le mercredi deux août mil huit cent soixante onze. En conséquence la République mande et ordonne à tous huissiers sur ce requis de mettre les présentes à exécution, aux procureurs généraux et aux commissaires du gouvernement près les tribunaux de première instance d’y tenir la main à tous commandants et officiers de la force publique de prêter main forte lorsqu’ils en seront légalement requis. En foi de quoi la minute est signée Boussion, Leroy et Dubain greffier. Elle porte cette mention : enregistré à Orléans le sept août mil huit cent soixante-onze, folio cent dix, case quatre, reçu cinq francs, décime et demi soixante-quinze centimes signé Duclos. Pour grosse signé Dubain. En marge est cette mention. Enregistré à Orléans le huit août 1871 f°116 C3. Reçu dix francs vingt-quatre centimes au greffier, deux francs soixante dix centimes, signé Duclos.

Transcrit sur les registres de l’état-civil de la commune d’Epieds comme acte de décès par nous soussigné, maire et officier de l’état-civil de la dite commune.

A Epieds le vingt trois août mil huit cent soixante onze ».

L’abbé Morancé nous apporte son témoignage concernant la fin de Jacques Gaulupeau : « mais on vint me prévenir que près de là un mobile nommé Gaulupeau, de la 2° compagnie du 2° bataillon, se mourait. Il avait la base inférieure du crâne brisée, j'essayai de lui donner tous mes soins ; mais lorsque je revins à mon pauvre cher ami, ses souffrances étaient finies. Son âme était rendue dans l'éternelle paix du Seigneur. »

Pour approcher cet épisode de la bataille de Coulmiers, on peut se tourner vers l’ouvrage du lieutenant-colonel de La Touanne qui nous relate cet événement. En voici un extrait : « Notre bivouac est établi sur les lignes que nous avons si chèrement achetées; chacun tâche de trouver quelque nourriture tout en se gardant avec soin, car on craint l'arrivée d'un corps ennemi venant de Châteaudun. Les cartouches sont distribuées. Les détachements égarés sonnent chacun la marche de leur régiment. On se case, on se renseigne auprès les uns des autres. On arrache à ce pauvre malheureux hameau de Cheminiers ce qu'il renferme encore de paille et de bois. Les aumôniers qui n'ont cessé d'être à nos côtés pendant le combat parcourent le champ de bataille, relevant les blessés, secourant les mourants, réunissant les morts pour leur faire rendre les derniers devoirs; et c'est alors dans le silence de la nuit que nous pouvons apprécier nos pertes. […]

Nos pertes étaient cruelles; à lui seul le régiment avait perdu presque autant qu'une division voisine. 44 hommes avaient été tués, 220 blessés. »

Guerre de 1870 morts du Val de Sarthe : Jacques Gaulupeau
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9 mai 2021 7 09 /05 /mai /2021 13:22

Deux Fourchets (Les) (1827, B3) : Le nom peut désigner des arbres divisés en deux parties. Mais il peut aussi s’agir d’un toponyme indiquant un embranchement de chemins.

Dorerie (La) (1827, D2) : C’est un toponyme difficile à préciser. Peut-être cela est à rapprocher de la racine celtique « dur », « dor » (cours d’eau) puisque la Dorerie est proche de la Vézanne. A moins que la Dorerie soit le lieu habité par Doré.

 

Doucet (Le) (1827, E4) : C’est un nom de lieu que l’on retrouve plusieurs fois en Sarthe avec des variantes. Cela pourrait venir du cognomen « Docius », « Dociacus », « Dulcius ».

 

Druyais (Les) (1827, E3) : On trouve dans les dictionnaires de patois sarthois « drouillard », « druille » pour désigner le chêne rouvre. Pour certains, l’origine vient du gaulois « derva », « derullia » qui désigne le chêne.

 

Ecluse (La Grande) (1827, E3) : L’Écluse n’est pas sur un canal ; ceci dit ce lieu est au bord de la Vézanne. Et c’est bien le rapport à l’eau dont il est question ici. L’origine signifie que l’on sépare l’eau pour la dériver, pour créer un bief pour un petit barrage. D’ailleurs, on trouvait autrefois un moulin à cet endroit.

 

Ecluse (La Petite) (1827, E3) : Voir ci-dessus.

Carte de Cassini, 1765

Carte de Cassini, 1765

Ecotay (L’) (1827, C2) : Encore un toponyme concernant le monde des bois. En patois, l’écotais désigne un taillis fraîchement coupé dont restent les petites souches. Le mot « écot » est sans doute à rapprocher de « sicot ».

 

Ecu (L’) (1827, E1) : C’est un nom généralement flou. On pourrait y voir un nom en rapport avec la valeur d’une terre, mais la rareté du nom rend la chose peu probable. A moins qu cela soit lié à un panneau seigneurial posé en forêt de Longaunay ; l’explication est tout aussi aléatoire que la précédente. A moins que cela viennent du verbe « écurer » qui a le sens de curer, nettoyer et on aurait un terrain défriché. On y extrayait de l’argile pour les faïenceries de Malicorne.

 

Epinay (L’) (1827, D3) : Le lieu avec des épines.

 

Esnauderie (L’) (1827, E4) : Le lieu habité par Esnaud.

 

Ferrière (La) (1827, C3) : Sont signalés sur la commune de Mézeray plusieurs sites métallurgiques remontant à l’Antiquité et allant jusqu’au Moyen-Âge. La Ferrière tient son nom de cette production de fer. Ce fief est cité dès le XVè s ; lors de la Révolution il appartenait à Louis François Chamillart et fut vendu comme bien national.

Fleurionnière (La) (1827, C3) : Le lieu habité par Fleuriot.

 

Fosse des Landes (La) (1827, D1) : Entre la forêt de Vadré et la lande des Clérets se trouve le lieu de la Fosse des Landes. Comme nous avons à peu de distance la tuilerie de la Lande de la Brosse, on peut envisager que la Fosse des Landes était un lieu d’extraction de l’argile.

 

Fouquetière (La) (1827, E4) : Ce nom de lieu peut s’appuyer sur l’anthroponyme Fouquet, donc le lieu habité par Fouquet. Mais on pourrait aussi penser que le nom spécifie qu’il s’agit d’un endroit boisé où règnent les hêtres.

 

Foutaie (La) (1827, D3) : Soit il s’agit d’une déformation de « futaie », soit cela désigne une partie de bois où se trouvent des hêtres.

 

Foutaies (Les) (1827, A3) : Voir ci-dessus.

 

Futaie (La Grande) (1827, D2) : Ensemble de beaux arbres.

 

Gasseau (Le) (1827, E4) : Ce mot, en vieux français, indique qu’il s’agit d’un lieu humide, marécageux. Le Gasseau étant à proximité du ruisseau du Pineau, cela correspond bien à la topographie des lieux.

 

Grandière (La) (1827, C3) : Au XVIIè siècle, il est écrit Gréhandière. On peut donc interpréter le nom comme étant l’endroit habité par Grandier ou par Gréhan.

 

Grandville (1827, C3) : Le cartulaire de l’abbaye de Saint Aubin dans un document à la charnière des XIè et XIIè s. cite à propos des dîmes de Mézeray un certain Gaudefridus de Grandivalle. Il y a donc deux interprétations : soit le domaine de la grande vallée (la vallée de la Vézanne), soit la « grande villa » (le grand domaine). En tout cas nous sommes dans un espace où trois toponymes évoquent la production métallurgique ; on pourrait donc avoir un personnage lié au seigneur de Malicorne qui contrôlait une activité de production de fer.

Grange (La) (1827, E4) : L’endroit où se trouvait une grange. En l’absence de recherches historiques plus approfondies, il est difficile de dire s’il s’agit d’une grange spécifique.

 

Gué (Le) (1827, D2) : Le Gué se situe à proximité de la Vézanne. Il se situe sur un axe ancien reliant la région de La Flèche à Roézé.

 

Gué (Le) (1827, D2) : Il y a à la sortie du bourg de Mézeray, sur la route vers Cérans-Foulletourte, un autre lieu-dit nommé le Gué. Il permet, là encore, de franchir la Vézanne.

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29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 11:34

Pierre GAUDRIAU

 

Pierre Gaudriau est décédé à l’ambulance de La Suze le 23 janvier 1871. L’acte de décès manque de précisions ; tout juste sait-on que c’est un mobilisé âgé de 25 ans domicilié dans les Deux-Sèvres à Tenouves, canton de Saint-Loup. Il n’existe pas de commune du nom de Tenouves et il s’agit plutôt de Tessonnière.

Il est possible que ce soit le demi-frère de François Gaudriau. Si tel est le cas, il serait né le 20 novembre 1844 à Maisontiers (Deux-Sèvres).

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