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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 09:11

Maître (n. m.) : Titre porté par des personnages de quelque importance y compris les prêtres. Par contre, le terme n’est pas utilisé pour la noblesse. (« es presence de discrets maistre Jacques Guibert prestre curé dudit Fillé », Guécélard, 1722).

 

Manable (adj.) : Se dit d’une maison habitable par opposition aux autres bâtiments. (« et une portion de jardin en plus grand jardin derriere la maison manable », Voivres Lès Le Mans, 1771).

 

Marchepied (n. m.) : Coffre bas se trouvant près du lit. (« Item un marchepied et un petit coffre estant proche les deux lictz », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Melier (n. m.) : Autre nom du néflier. («  … qui aboutte un melier qui est sur ladite ruelle », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Merce (n. f.) : Marque (en patois sarthois = merque, merc). (« le tout co(mm)e il est marqué et bourné par merce et bournes mises en iceluy », Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Merrain (n. m.) : Pièce de bois utilisée dans les constructions à colombages. (« … le tout se tenant construit en colombages remplis de débris et de terrasse, et en ruine, pour le rétablir arbitré deument cinquante livres attendu que les merrains sont de nulle valeur », Saint Jean du Bois, 1768).

 

Messire (n. m.) : Titre porté par les nobles dans les actes. Parfois, mais cela est très rare dans la région de La Suze, ce titre est porté par le prêtre du village. («  Haut et puissant seigneur monseigneur messire Jean Baptiste François Le Boindre conseiller du Roy en sa grande chambre du parlement de Paris chevalier seigneur du Grochesné, la Beuneiche, Buffes, Spay, Fillé, Vauguyon et autres lieux », Guécélard, 1722).

 

Métairie (n. f.) : grosse ferme exploitée par un métayer ; elle est plus importante qu’un bordage. Dans la région de La Suze, ce n’est pas le faire-valoir qui différencie une métairie d’un bordage mais plutôt la superficie, la métairie occupant une plus grande superficie. (« … demeurants à la metairie de la Cour », Voivres Lès Le Mans, 1760).

 

Meubles morts et vifs (n. m.) : Cette expression désigne les biens d’une personne. Le sens de « meuble » est tout ce qui se meut, c'est-à-dire tout ce qui n’est pas immeuble (immobile). On y trouve donc des meubles, des outils, des linges, des animaux, etc. (« … pour faire et attester linvantaire et appressiation de leurs meubles mortz et viz », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Mitan (n. m.) : Le milieu. (« … qui est iceluy tiers a prendre ou mitan dicelle lottye », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Monnier (n. m.) : Meunier. (« Nicollas Morillon marchand monnier demeurant aux moullins de la Beunaiche paroisse de Royze », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Mortier (n. m.) : Trou d’eau dans un champ (« au bas duquel il y a un mortier negligé de temps immemorial d’avoir été curé n’y ayant point moyen d’en faire écouler l’eau, et qui est à present à sec par la longue secheresse », La Suze, 1768).

 

Moulages (n. m.) : Terme de meunerie. Le mécanisme qui entraîne les meules. (« lesdits moulins de Spay tant en domaine, roues, rouets, meulles, moullages, tournans et virans. », Spay, 1727).

 

Noë (n. f.) : pièce de terre humide. (« et une petite noë de pré derriere lesdites maisons, ladite noë contenant demie hommée », La Suze sur Sarthe, 1770).

 

 

 

Orillier (n. m.) : Oreiller. (« deux mauvaizes coüettes deux orilliers », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Ormoire (n. m.) : Armoire. (« un ormoire a quatre fenetres de bois de chene non fermant de clef », Fillé sur Sarthe, 1754).

 

 

Ousier (n. m.) : Osier. (« Item trois grands panniers et un petit faictz d’ousier », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Palâtre (n. m.) : Plaque de tôle. (« que dans le fond du batteau il y avoit plusieurs palâtres en dedans qui cachoient des nœuds qui se trouvoient dans des planches du fond », La Suze sur Sarthe, 1767).

 

Palis brochis (n. m.) : Clôture végétale composée de branchages entrelacés. (« A l’entrée dudit jardin il y a une cloture de palis brochis », Saint jean du Bois, 1768).

 

Pastour (n. m.) : Berger. (« et le pastour du nommé Urban Le Brun », Spay, 1729).

 

Paturail (n. m.) : Terre commune où les habitants peuvent venir faire paître leurs animaux. (« il y a meme certains particuliers voisins qui regardant ces vignes comme une commune, et un paturail, y envoïent paitre leurs bestiaux », Fillé, 1754).

 

Perieure (n. m.) : Prieuré (« Et dautre coste le lieu despandant du perieure dudit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Pessaige (n. m.) : Pacage. Le droit de pacage est l’autorisation qui permet de faire paître ses animaux sur une terre. («… avecque droictz de pessaige dans la lande de Pierrauble », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Pied (n. m.) : Unité de longueur valant 12 pouces soit 0,3249 m. (« Une lottye de jardin qui se consiste en vingt et cinq piedz de largeur et de longeur de trente et deux piedz » ; Fillé sur Sarthe, 1642).

 

Pieu de liage (n. m.) : pieu planté sur la rive et parfois dans la rivière, et sur lequel les bateliers s’amarrent pour franchir les portes marinières. (« lequel nous a requis de nous transporter dans la prairie nommée les Vergers dependante du château de cette ville pour luy decerner acte de la plantation de deux pieux en chapelet pour servir de pieux de liage quil auroit fait planter dans la riviere de Sarthe », La Suze sur Sarthe, 1769).

 

Pipe (n. f.) : Unité de mesures valant environ 450 litres. (« fournir une toise et demie de pierres, trois pipes de chaux et douze chartées de sable », Voivres Lès Le Mans, 1751).

 

Plumée (n. f.) : balance. (« Une plumee a pezer mise a prix p(ar) led(it) Morillon a dix sols », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Portoire (n. m.) : Hotte de vendangeur. (« une paire de portoires de peu de valleur », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Potaiges (n. m.) : Plantes potagères. (« … soyt de vin seigles orges avoynes et aultres grains potaiges et legumes », Voivres Lès Le Mans, 1604).

 

Poupetonnière (n. f.) : Casserole pour préparer les daubes. («Une braiziere, six marmites, une poupetonniere le tout de cuivre rouge garnys de leur couvercle», Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Praticien (n. m.) : Personne qui connaît le droit. (« Maître Jacques Hory pratisian demeurant audit Parys », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Prepoint (n. m.) : Pourpoint ; vêtement pour le haut du corps. (« Un vieil prepoint de toille et un vieil chappeau a usage du deffunct », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Pressouer (n. m.) : Pressoir (« d’un bout le logis en crouppe ou est le pressouer», Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Preunier (n. m.) : Prunier « a prandre depuys un petit preunier damarctz violet a aboutter seur la fontaine », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Prizée (n. f.) : Evaluation du prix du cheptel. Le bailleur fourni un cheptel pour peupler la ferme ; ce cheptel est donc évalué lors du bail. («  … la somme de trois cens livres de bestiaux en prizée … pour peupler ledit lieu de Beauchesne consistans en quattre bœufs deux vaches deux chevaux chartes charues et autres ustancilles servant au charoy et labourage », Guécélard, 1722).

 

Procureur fabricial (n. m.) : Personne qui gère les biens appartenant à l’église de la paroisse. (« François Loyseau procureur fabricial de la paroisse de Fillé », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Procureur syndic : Personne élue pour gérer les affaires de la communauté. Dans une paroisse, il peut par exemple être responsable de la collecte de certains impôts. (« Michel Niepceron procureur sindic des habitans de la parroisse de Fillé et Gueselard », Fillé sur Sarthe, 1647).

 

Prosnes (n. m.) : Moments de la messe pendant lesquels le curé donnait en chaire des informations, religieuses ou non, à la population. (« et aussi quil a fait publyer laditte vente aux prosnes des messes de dismanche et cellebrée es eglises dud(it) Fillé Spay et Roise », Fillé sur Sarthe, 1690).

 

Quartier (n. m.) : Mesure de surface qui correspond à 33 ares pour les prés et 16,5 ares pour les vignes. (« Sçavoir est une planche denviron un quart de quartier de vigne située au clos des Basses Huaudières paroisse de Voivres », Voivres Lès Le Mans, 1767).

 

Rachet (n. m.) : Râtelier pour suspendre des ustensiles. On trouve en patois sarthois des formes proches telles que « ranchoir », « ranchoèr », « rancher », etc. (« dans la cuisine du dit château sest trouvé une paire de chenets, une grande et une petite pelle, une paire de pinces, deux paires de tenailles, trois cremilleres, un rachet, le tout de fert », Fillé sur Sarthe, 1754).

 

Ravalement (n. m.) : Appentis qui prolonge le toit. (« avecque un petit ravalement au derriere », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Recurouere (n. f.) : Outil pour nettoyer le soc de la charrue. (« Item une paire de bouelles une charue une recurouere », Fillé sur Sarthe, 1690).

 

Regit (n.m.) : Rejet sur une souche. (« dont le regit d’un an a été tout mangé par les bestiaux et dont la plus grande partie des souches est morte », Roëzé sur Sarthe, 1756).

 

Renter (v.) : Allonger. (« ils ont observé que le vental de la porte est demi usé et renté d’une planche dans le haut », Voivres Lès Le Mans, 1756).

 

Repourfrir (v.) : Renduire. (« Pour repourfrir tout autour dudit bastiment il faut trois quarts de chaux et trois chartées de sable », Roëzé sur Sarthe, 1756).

 

Retrait lignager (n. m.) : Héritage récupéré après une vente d’un bien. (« Et quil appartiennent aux vendeurs et quil lavoict eu par retrait lignaiger », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Ronde (n. f.) : Mesure agraire. (« Item deux rondes et demye de pré », Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Rotte traversaine (n. f.) : Sentier qui traverse plusieurs petites planches de vignes. (« aboutte d’autre bout une rotte traversaine tandant a aller du Grochenay a l’Oliverye », Fillé sur Sarthe, 1657).

 

Rouet (n. m.) : Terme de meunerie. L’eau entraîne la roue qui transmet la force au rouet par l’intermédiaire de l’arbre. Ainsi le rouet, transmet la force au reste du mécanisme. (« lesdits moulins de Spay tant en domaine, roues, rouets, meulles, moullages, tournans et virans. », Spay, 1727).

 

Roussard : Grès ferrugineux roux classique du Maine. De nombreux édifices utilisent ce matériau résistant mais difficile à sculpter. («  les jambages et le seuil en pierres de roussard », La Suze sur Sarthe, 1779).

 

Royer (n. m.) : Charron. (« Nicolle Salle royer », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Ruau (n. m.) : Ruisseau. (« et a prendre aussy par le millieu dun petit ruau proche le fossé », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Saillon (n. m.) : Sillon (« … consernant sept saillons de terre a prandre en certaines pieces appellees la Trancharderye », Fillé sur Sarthe, 1656).

 

Sarge (n. f.) : Etoffe de laine (« Un mauvais bois de lit de noyer son entour de sarge verte », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Sarger (n. m.) : Serger ; personne qui fabrique les tissus de laine. (« … en presence de François Loyseau sarger demeurant audit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Saufat (n. m.) : Sofa. («Item un saufat a quatre places couvert de damas cramoisy », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Sauvageaux (n. m.) : On trouve la forme « sauvageon » dans le dictionnaire. Ce sont de jeunes arbres sauvages qu’il faut greffer par la suite. C’est très souvent une des conditions dans un bail. « Et planteront quatre sauvageaux fait de pommiers ou poiriers de pepinieres chacun ans et le les enter de bonnes especes », Voivres Lès Le Mans, 1760).

 

Seille (n. f.) : Une bancelle, parfois pour traire les vaches. (« Item deux sailles le casseau et le godet », Guécélard, 1675).

 

Selle (n. f.) : Désigne un petit banc à usages multiples. (« Item une vielle selle a laver la laisive », Fillé sur Sarthe, 1647).

 

Sepée (n. f.) : souche d’arbre sur laquelle repoussent de jeunes branches. (« Les dites portions séparées par des sepées d’aune, de saule et autre mort bois », La Suze sur Sarthe, 1770).

 

Sepmetiere (n. m.) : Cimetière. (« Faict et passe ou sepmetiere dudit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Seran faux crochets (n. m.) : Appareil pour peigner la filasse de chanvre, de lin, d’orties, etc. (« un serans à faux crochets », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Sereure (n. f.) : Serrure. (« auquel y a une chaigne et collier de fert avec sereures », Etival Lès Le Mans, 1645).

 

Sergent (n. m.) : Simple officier de justice qui transmet des documents officiels. On trouve fréquemment la forme « sergent royal ». (« Maître Francois Brossard sergeant demeurant audit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1642).

 

Serger (n. m.) : Personne qui fabrique des serges (étoffe de laine). On trouve plus souvent la forme « sarger ». ( … ladite venderesse comme héritiere de Sulpice Bafour serger », La Suze sur Sarthe, 1783).

 

Serment (n. m.) : Sarment. (« une charte de gros boys de chauffage et fagots tant de serment que autres bois », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Serpier (n. m.) : Serpe. (« un vieil serpier avec son manche », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Seulle (n.f.) : Grosse poutre à la base d’un mur à pans de bois. (« La seulle de la cloison entre ladite maison et ladite chambre froide est pourie », Voivres Lès Le Mans, 1756).

 

Sieur (n. m.) : Titre honorifique porté par des personnes de quelque importance dans un village. Il n’est que rarement utilisé pour les nobles. (« … ledit sieur acquereur », Fillé sur Sarthe, 1642).

 

Sinas (n. m.) : Plancher composé de branchages posés sur des solives au dessus des étables afin de faire un grenier à foin. (« lesd(its) toits [à porcs] sont sans sinas ou plancher», La Suze sur Sarthe, 1768).

 

Somme (n.f.) : Charge portée par un animal. (« et une somme de cheval de sable pour recrester », Voivres Lès Le Mans, 1751).

 

Souloir (v.) : Avoir coutume de. (« un clotteau de terre qui soulloict estre en lande », Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Sourcelles (n. f.) : maçonneries basses d’un bâtiment (« Et en l’egard des reparation des sourcelles despandant desdits bastiments », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Sourcelure (n. f.) : maçonnerie basse d’un bâtiment. («  depuis le mur de sourcelure de ladite cloison à claire voie », La Suze sur Sarthe, 1779).

 

Stercorer (v.) : Vient du latin stercus qui veut dire excrément, fumier. Apporter un engrais naturel à la terre. (« de les stercorer de bon terreau », Voivres Lès Le Mans, 1780).

 

Subsides (n. m.) : Versement en nature fait chaque année au bailleur par le locataire. («  … de fournir par formes de subsides neuf poulardes grasses », Voivres Lès Le Mans, 1760).

 

Tabellion (n. m.) : Officier public qui conserve des actes et en délivre des copies (les grosses). (« Daniel Lelong notaire et tabellion royal aux pays et compte du Maine demeurant et rezidant au bourg de Fillé », Guécélard, 1675).

 

Tailleur d’habits (n. m.) : Personne qui fabrique les vêtements. On en trouve au moins un par village. (« Jacques Roullard marchand tailleur dabitz demeurant paroisse de Spay », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Tendre (v.) : Aller vers. (« et dau(tr)e bout au chemin tendant dud(it) lieu de la Gaultraye aud(it) chemin de Champlambert », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Teroisse (n. f.) : Grosse souche d’arbre avec une grosse tête plusieurs fois émondée. En patois sarthois, on trouve « térouesse ». (« … a prandre a tirer en droite ligne par le pied deune petitte teroisse », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Terrasseur : Ouvrier ou artisan qui fabrique le torchis. (« En oultre faire six journée de masson et six de terrasseur fournies de touttes matieres », Guécélard, 1722).

 

Tireur d’étaim (n. m.) : Dit aussi « peigneur » ; il travaille la laine en la trempant dans l’huile pour la rendre plus souple. De 20 livres de laine nettoyée, il obtient 12 livres d’étaim. Ensuite la laine est remise aux fileuses. Dans certains actes de la fin du 18ème siècle, une même personne est dite « tireur d’étaim » et également « serger ». (« Georges Levasseur tireur d’étaim », Roëzé sur Sarthe, 1786).

 

Tixier (n. m.) : Tisserand. (« Jehan Godefray tixier en thoiles et Catherine Virfolet sa femme », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Toile de brin (n. f.) : Toile obtenu à partir du chanvre. (« Item seze draps partyes de thoille de brin de chacun quatre aulnes », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Toise (n. f.) : Unité de longueur (1,949 m.) souvent utilisée dans les baux. (« … et pour celles des hayes et fossés en reparent chacuns ans cent cinquante toises es endroits les plus necessaires », Guécélard, 1729).

 

Tournans et virans (n. m.) : Terme de meunerie ; ce sont les pièces mobiles d’un moulin (les meules et le mécanisme). (« lesdits moulins de Spay tant en domaine, roues, rouets, meulles, moullages, tournans et virans. », Spay, 1727)

 

Travail (n. m.) : dévidoir à écheveaux. On trouve aussi « travoier ». (« Un travail et dix fuseaux », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Traversier (n. m.) : Traversin. (« un autre traversier a taye de couetty le tout garny de mauvaize plume d’oye toutte uzée », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Traverslict (n. m.) : Traversin. (« Item une couette de lict un traverslict et deux orillers de vieille plume et une vieille couette de sarge sur fil blanche », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Travouil (n. m.) : Voir Travail.

 

Tringue (n. f.) : Tringle. (« Item huit rideaux de croizée de toille ouvrée avec leurs tringues », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Troisse (n. f.) : Grosse souche d’arbre avec une grosse tête plusieurs fois émondée. En patois sarthois, on trouve « térouesse ». (« madite dame se rezervant touttes les troisses seiches », Guécélard, 1728).

 

Tuilottier (n. m.) : Personne qui travaille dans une tuilerie. (« Aux charges en outre par l’adjudicataire de dependre de tous les marchés faits avec les ouvriers tuilottiers », Saint-Jean-du-Bois, 1767).

 

Vendition (n. f.) : Contrat de vente. (« La vendition faicte par lesdits vendeurs audit sieur acquereur », Fillé sur Sarthe, 1642).

 

Vental (n.m.) : battant de porte (« Les entrées des bancs auront dix sept pouces de large, sans aucun vental », La Suze sur Sarthe, 1785).

 

Verouil : Verrou (« garnie de pentes et gonds suffisants et d’un vérouil », La Suze sur Sarthe, 1779).

 

Vesseaul d’avettes (n. m.) : Ruche. (« de cinq vesseaulx davettes », Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Vin de marché (n. m.) : Commission versée sur une transaction. (« En vin de marche a este mins trente sols paye comptant par lacquereur », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Visite et montrée (n. f.) : Etat des lieux qui est parfois fait lors d’un changement de locataire. (« … avec faculté à eux d’y faire faire telle visite et montrée que bon leur semblera », La Suze sur Sarthe, 1782).

 

Vitrix (mot latin = qui lie) : terme utilisé dans les actes pour désigner le mari, tuteur des enfants issus d’un précédent mariage de sa femme (« ledit Barassé sera vitrix et tuteur institué par justice aux personnes et biens des enfants mineurs issus de ladite Deshaies et dudit défunt Rochelle », La Suze sur Sarthe, 1776).

 

Volier (n. m.) : Pied de vigne le long d’un mur. (« Quant à un volier attaché au dit pignon, il est reconnu qu’il a son pied près le pan de mur », La Suze sur Sarthe, 1781).

 

Voulge (n. m.) : Vouge, croissant ; outil à lame courbe comme une faucille qui sert à élaguer. (« Item un voulge », Voivres Lès Le Mans, 1639).

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 12:25

Cet article sera régulièrement mis à jour selon la lecture des actes.
Votre participation à ce lexique sera toujours la bienvenue.

 

 

A tousjours mais : A tout jamais. (« Lesdits Godefray et sa femme ont ce jourdhuy vendu et par ses presentes vend cedde quitte delaisse promettent garantir faire valloir a tousjours mais audit Niepseron », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Abouter (v.) : Terme très fréquent dans les actes de vente. Joindre par le bout. (« et aultre partye la terre Simon Herve aboutte dun boug la terre despandant du lieu et mestairye du Beur », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Aigneau (n. m.) : Agneau. (« Item sept brebis et six aigneaulx », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Amaillante (adj.) : Se dit pour une vache qui est prêtre à vêler. (« Item deux meres vaches et un petit veau dun an lune dicelles amouillee et lau(tr)e amaillante », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Amouillée (adj.) : Se dit pour une vache qui vient de vêler. (« Item deux meres vaches et un petit veau dun an lune dicelles amouillee et lau(tr)e amaillante », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Angevine (n. f.) : Fête religieuse (8 septembre) qui apparaît comme terme dans des baux et contrat de vente. (« ... demi boisseau d'avoine mesure [de La] Suze de cens au jour de l'Angevine huit septembre de chaque année. », Roëzé sur Sarthe, 1786).

 

Anneille (n. f.) : Anille ; pièce métallique dans l’œil de la meule qui permet de la faire tourner. (« une anneille de meulle a esmeudre », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Anthe (n. f) : Manche de faux ; s’écrit aussi « hante ». (« une faulx avec sa anthe et son batteige », Fillé sur Sarthe, 1766)

 

Aprentisse (n. m.) : Apprentissage (« Laquelle femme Pommier a pris et retenu ladite Marie Lemaitre pour son aprentisse dudit mettier de lingere blanchisseuse », La Suze sur Sarthe, 1760).

 

Arceleter (v.) : Poser des arcelets (voliges qui couvre un pignon). (« Le pignon est arceleté depuis le haut jusqu’à la sourcelure de vieilles doilles et demi usées », Voivres Lès Le Mans, 1756). 

 

Arpentif (n. m.) : Appentis. («  un logis en arpentif sur la rue », Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Arrogant (n.m.) : Ouragan. (« Dans la nuit du 26 au 27 du mois de janvier dernier une tempête de vens ou arrogant terrible à passé dans notre pays », Voivres Lès Le Mans, 1836).

 

Aubron (n. m.) : Elément d’une serrure. (« Que la trape du plancher est de vieil arcelet avec une serrure a bosse sans aubron », Roëzé sur Sarthe, 1756).

 

Auge a presurer (n. f.) : Récipient dans lequel est mis le lait à cailler. (« avec une petite loge au bout soubs laquelle y a une auge a presurer », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Aulne (n. m.) : Unité de mesure linéaire utilisée pour les textiles. La longueur de l’aune varie selon les endroits de la Sarthe entre 1,18 m. et 1,43 m. (« Trois draps de toille commune de chacun trois aulnes », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Balliere (n. f.) : Paillasse remplie de balles de céréales.  On trouve « baillère » en patois sarthois. (« Une balliere p(ar) led(it) Boutteiller a vingt sols », Voivres Lès Le Mans, 1639). 

 

Banneau (n.m.) : Tombereau à deux roues ; en patois sarthois on prononce « banniau ». (« Il y a plusieurs concavités dans l’aire de ladite chambre, il faut y raporter deux banneaux de terre franche pour la raplanir », Voivres Lès Le Mans, 1756).

 

Barge (n.f.) : Grosse meule de foin stockée dans le champ ou à proximité immédiate des bâtiments de ferme. (« Item a coté dud(it) appenty sest trouvé une barge de foin consistant en deux chartées ou environ », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Batteige (n. m.) : Enclume portative qui sert à battre la faux. (« une faulx avec sa anthe et son batteige », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Bécheur (n. m.) : ouvrier agricole. (« Louis Cador bécheur demeurant en ladite plaine paroisse dudit Royzé », Roëzé sur Sarthe, 1786).

 

Bergeail (n. m.) : Mouton ; on retrouve en patois sarthois le terme « bergeas ». (« la moytie de six bergeail », Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Bordager (n. m.) : Le bordager exploite une petite exploitation agricole nommée le bordage. (« Matthieu Legeay bordager demeurant dite paroisse de Louplande », Louplande, 1762).

 

Bouge (n. m.) : Une pièce d'habitation. (« Scaver un bouge de maison a cheminee fourq avecque une petitte lottye de jardin au bout », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Bouhalle (n. f.) : Sans doute une « boelle », sorte de houe en fer. (« Item une vielle bouhalle de fert de peu de valleur », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Bourne (n. f.) : Borne. (« et icelle bourne tirer a droicte ligne a un petit poirier », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Bouvard (n. m.) : Jeune bœuf. (« Item deux aultres bouvart de trois ans aussy en poil rouge », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Brassière de futaine (n. f.) : Vêtement de dessus en coton. (« Deux vielles perre de brassiere a quoiy lune desquelles est garnye de manches de fustaine », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Bre (n. f.) : On dit aussi « braie » ; appareil pour broyer la tige du chanvre. (« Item deux bres a broyer chambre », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Breluche (n. f.) : Etoffe grossière de fil et laine. (« un habit de breluche a l’uzage dudit deffunt de peu de valleur », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Broussil (n. m.) : Terre laissée à l'abandon et occupée par des épines (« ... demi quartier qui est en friche et broussil que ledit preneur défrichera », Voivres Lès Le Mans, 1780).

 

Broye (n. f.) : Voir Bre

 

Buteaux (n. m.) : Monticule de foin ou de paille. En patois sarthois, on prononce « buttiaux ». (« ... a en bailler de huict buteaux de foin », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Busse (n. f.) : Barrique d’un peu plus de 200 litres. (« il faut pour le réparer demie toise de pierre, une busse de chau et deux chartées de sable », Voivres Lès Le Mans, 1751).

 

Calcan (n. m.) : Carcan. En patois sarthois, le « r » est roulé et on entend alors le son « l ». (« Oultre quil a droict de pau ou pilory a calcan », Etival Lès Le Mans, 1645).

 

Calot (n. m.) : Un petit morceau de terrain plutôt en vigne. En patois sarthois, le calot désigne le quignon de pain. (« Item un petit calot de vignes contenant a lestimation dun demy quar de quartier de vignes », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Carrie (n. f.) : Encadrement ; le terme est également souvent utilisé dans la description du lit. (« Vu une autre chambre de maison à cheminée et four, le tout se tenant, remarqué qu’il se trouve environ trente pavés de six pouces autour du foyer sans carrie », Saint Jean du Bois, 1768).

 

Carteron (n. m.) : Mot qui désigne une quantité. Dans les dictionnaires, « quarteron » signifie le quart de cent. (« un carteron de poire cuitte », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Casseau (n. m.) : seau parfois pour la traite des vaches ; on dit aussi « côssiau ». («Item deux sailles le casseau et le godet », Guécélard, 1675).

 

Ceuviere (n. f.) : on dit aussi « civière » ; engin de transport à bras. Désigne parfois la brouette sous l’appellation « civière rouleresse » («  Item deux viels ceuvieres », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Chaignon (n. m.) : Corde. (« avec des sacqs et chaignons », Fillé sur Sarthe, 1690).

 

Chambre (n. m.) : Autre nom du chanvre. (« Item deux livres et demy de chambre de peu de valleur appressies ensemble a cinq sols », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Champlure (n. f.) : Robinet sur un tonneau ou un réservoir ; en français courant on trouve le nom « chantepleure ». (« une grande fontaine de cuivre rouge avec sa champlure », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Charlict (n. m.) : On trouvera dans les dictionnaires du 18ème siècle le mot « châlit » ; il désigne le bois de lit. («  Un charlict de boys de chesne garny dune paillasse », Guécélard, 1675).

 

Charnier (n. m.) : gros vase servant à conserver la viande. (« Item un charnier garny de un port et demy ou environ », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Chartilaige (n. m.) : Selon les sources, ce mot désigne soit le bois servant au charronnage, soit tout ce qui roule dans une ferme. (« Nous sommes transportes en la grange pour estimer les chartes chereus et chartilaige », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Cheigne (n. f.) : Chaîne. (« Item une cheigne et deux couroyes », Fillé sur Sarthe, 1690).

 

Cheintre (n. f.) : Partie qui reste en herbe entre la haie et la terre labourée dans un champ. (« et dans le bas dud(it) verger il se trouve environ un quart de journal en cheintre et broussil de temps immemorial », Saint Jean du Bois, 1768).

 

Chemisolle (n. f.) : Chemise. (« Une vieille chemisolle a usage dud(it) deffunct », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Chereus (n. f.) : Charrue. (« deux chereus a versouer », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Chevrette (n. f.) : Support qui permet de tenir les casseroles sur le feu. (« deux fourneaux garnis de leur gris de fert, une chevrette et un trepied aussy de fert », Fillé sur Sarthe, 1757)

 

Chirurgien (n. m.) : Personne qui pratique les actes de médecine externe (saignée, pose d'une attelle, etc.). (« Maître Pierre Porteboeuf cherurgien demeurant au bourg de Gueselard », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Cloteau (n. m.) : Petite parcelle de terre à proximité des bâtiments de la ferme. (« Scavoir est un cloteau de terre contenant demy journau de terre ou environ », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Cloust (n. m.) : Un clos. Comme son nom l'indique, ce terme désigne un espace clos. Dans notre région cela indique souvent une vigne. (« La ruelle tandant a aller dudit lieu de la Jambelliere ou cloust de Grochenay », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Coignairie (n. f.) : Angle, coin. (« vis-à-vis l’angle ou coignairie du bâtiment dudit Poirier donnant au midi », La Suze sur Sarthe, 1769).

 

Coin de beurre (n. m.) : Motte de beurre cylindrique. (« Un coin de boeurre frais pezant deux livres », Spay, 1727).

 

Coity (n. m.) : La forme des dictionnaires du 17ème siècle est « Coutil » ; toile de fil de chanvre ou de lin. (« une couette de coity », Guécélard, 1675).

 

Colombe (n. f.) : Poutre verticale. (« Touttes les colombes sont à retailler de huit pieds de longueur, servant duisserie à l’entrée de la maison », Voivres Lès Le Mans, 1751).

 

Colon (n. m.) : Il désigne celui qui a un bail à moitié, c'est-à-dire qu'il paie son loyer en livrant la moitié de la récolte en nature. (« Pierre Gaultier homme de peine et cy davant collon dudit lieu [des Grutières] », Fillé sur Sarthe, 1647).

 

Communauté ou tourne (n. f.) : territoire partagé entre deux paroisses ; les habitants relèvent une année d’une paroisse puis l’année de l’autre. (« Guy Leon dem(euran)t au lieu de Pilmil communaulté d’Oyzé et de S(ain)t Jean de la Motte », Voivres Lès Le Mans, 1638)

 

 

Compulsoire (n. m.) : Acte de justice qui donne ordre de compulser des registres. (« Lequel ma faict apparoir des lettres royaux en forme de compulsoire par lesquelles il luy est permis faire faire monstrée et visitation des choses enoncees », Etival Lès Le Mans, 1645)

 

Corroyeur (n. m.) : Artisan qui transforme le cuir tanné en cuir fini. (« ... au sieur Jean Baptiste Georget marchand tanneur et corroyeur et demoiselle Renée Dorizon son épouse », La Suze sur Sarthe, 1783).

 

Cottaison (n. f.) : Assolement. (« ne coupant que le [bois] taillable en temps et saison convenable celon les cottaisons », Guécélard, 1722).

 

Couetty (n. m.) : Voir Coity.

 

Couple (n. f.) : Paire. (« et une couples de poullet », Voivres Lès Le Mans, 1761).

 

Courcière (n. f.) : Litière pour les bestiaux. Sur les sols pauvres de la région de La Suze, cette litière est souvent faite à partir de la bruyère qui est coupée dans les landes et les bois. («  ... de n'enlever aucuns foins, pailles, chaumes, fourrages, courcieres, littieres ni engrais de sur ledit lieu », Saint Jean du Bois, 1788).

 

Courtine (n. f.) : Rideau de lit. («  Item une courtine garnye de franges », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Crêtis (n. m.) : Faîtage. (« ce qui resulte tant du crêtis ou massonail des anciennes couvertures », La Suze sur Sarthe, 1769).

 

Cribler (v.) : Nettoyer le blé avec un crible. (« Cinq boisseaux de seigle net et criblé mesure Le Mans », Louplande, 1762).

 

Croisée (n. f.) : Châssis de bois qui entoure la fenêtre. Mais dans les actes notariés le mot désigne souvent l’ouverture de la fenêtre. (« A la même chambre il se trouve sur la cour une croisée sans grilles ni vitres et sans apparence d’y en avoir eu, il y a seulement un vental ou volet », Saint Jean du Bois, 1768).

 

Crouillet (n.m.) : Verrou. (« Qu’à l’autre bastiment servant d’etable le vental de la porte est en passable état se fermant avec un crouillet rond », Voivres Lès Le Mans, 1756). 

 

Damas de coq (n.m.) : Tissu de qualité plutôt médiocre utilisé pour un usage ordinaire. Il devrait être écrit « damas de Caux » ; mais en patois sarthois un coq se prononce « co » d’où la confusion. (« lentour du dit lit de damas de coq », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Deguersure (n. f.) : Gerçures ; écrit également « deguerseure ». Désigne des fentes comme des interstices entre des planches. (« qu’au fond dudit batteau en dessous il se trouve differentes deguerseures qui donnent lieu de craindre une ruine prochaine dudit batteau », La Suze sur Sarthe, 1767).

 

Dessoler (v.) : Changer l’ordre des soles dans un champ. («  Bêcher, labourer, fumer, cultiver et ensemencer les terres dudit lieu par les cottaisons en temps et saison sans les dessoler », Voivres Lès Le Mans, 1773).

 

Divertir (v.) : Cacher. (« quil navoit auncune intention de luy ayder a divertir ses meubles », Spay, 1729).

 

Dollouere (n. f.) : Doloire ; outil de tonnellerie. (« Item une vieille dollouere », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Dossier (n. m.) : Pièce de bois parfois recouverte de tissu qui joint les deux colonnes à l’arrière du lit. (« une carrie et un dossier de toille commune », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Doublier (n. m.) : Solive dans la charpente. (« Et pour la huittieme partie de thuille creuse et platte, il fault soixante et quatorze pieds de doublier », Voivres Lès Le Mans, 1751).

 

Droit de rivaige (n. m.) : Dans différents actes concernant des biens le long de la rivière Sarthe, il est souvent mentionné le « droit de rivaige ». Cependant, le contenu de ces actes n'est pas suffisamment précis pour en préciser la teneur (droit d'utilisation de l'eau ? Taxe a verser pour l'utilisation de la rivière ?). (« Item avecque ce demeure la moitye du droict de rivaige estant sur le bord de la riviere de Sarte », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Ecobueur (n. m.) : Personne chargée de faire l’écobuage ; elle assure le brulage des landes et bruyères pour en faire une terre cultivable. (« Guillaume Hercé ecobueur demeurant en cette paroisse » , La Suze sur Sarthe, 1777).

 

Ecoine (n. f.) : Egoïne. (« une grande scye a scyer du tuffeau, un poele de fonte, une ecoine », Fillé sur Sarthe, 1757). 

 

Ecroit (n. m.) : L’augmentation du bétail. Le terme est utilisé dans certains baux. (« Lequel a fait bail à moitié franche de tous grains, chanvres, effouils, ecroits et profits de bestiaux », Voivres Lès Le Mans, 1767).

 

Ecuirie (n. f.) : Ecurie. (« une chambre a cheminée, la chambre des cochers, une ecuirie, les remises et une horloge », Fillé sur Sarthe, 1759).

 

Effouil (n. m.) : profit résultat de l’augmentation du bétail par les naissances. Le terme est utilisé dans certains baux. (« Lequel a fait bail à moitié franche de tous grains, chanvres, effouils, ecroits et profits de bestiaux », Voivres Lès Le Mans, 1767).

 

Encheintrure (n. f.) : Sans doute à rapprocher du vieux français « encheinure ». Le système de chaine et de charpente qui permet de descendre le seau dans le puits. (« Le puis étant dans le verger est sans encheintrure », Saint Jean du Bois, 1768).

 

Entour (n. m.) : Tour ; mot souvent utilisé dans les inventaires pour la description du lit. (« Un mauvais bois de lit de noyer son entour de sarge verte », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Esgail (n. m.) : Répartition. On retrouve en patois sarthois le terme « égaillée » mais qui a plutôt le sens de « en désordre ». (« Pour une journée dudit comptable d'avoir assisté a lesgail du sel d'impost de ladite année sera taxé XL sols », Fillé sur Sarthe, 1647).

 

Esmeudre (v.) : Aiguiser, rémouler. (« une anneille de meulle a esmeudre », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Esprit de vin (n. m.) : Combustible obtenu par distillation du vin, ou d’une autre boisson fermentée, et qui permet d’alimenter un réchaud. (« deux rechaults un au charbon et lautre a lesprit de vin», Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Estrize (n. m.) : Chemin. On retrouve en patois sarthois « aîtrage». (« Et a coste joignant dun coste qui est le coste de lestrize », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Etache (n. m.) : Pieu, poteau ; de l’ancien français « estache ». (« La charpente [du four] peut encore servir a l’exception de quatre etaches de chacun sept pieds de longueur », Voivres Lès Le Mans, 1751).

 

Etapier (n. m.) : Personne qui s'occupe des vivres pour les troupes. (... et aux etapiers pour les viandes qui pourront être par eux fournies aux troupes », La Suze sur Sarthe, 1783).

 

Etrigne (n. f.) : Etrille. (« Item une etrigne et un peigne », Fillé sur Sarthe, 1757). 

 

Evantiller (v.) : Exposer ce qui relève d’une seigneurie pour les droits qui en dépendent. (« Et ont declarés par ces mesmes presentes evantiller la susditte piece de Longrais », Voivres Lès Le Mans, 1710).

 

Fillière (n. f.) : Pièce de bois utilisée dans la charpente de bâtiments. (« Visité ensuite la halle ou tuilerie, remarqué qu’il y a une filliere rompue, il faut y mettre un lien de fer », Saint Jean du Bois, 1768).

 

Fonsaille (n. f.) : Ensemble des planches qui forment le fond du lit. (« Un vieil charlict de boys de chesne a quatre quenouilles avec sa fonsaille », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Fourme (n. f.) : Tas de fumier. (« avec leq(ue)l demeure la place de la fourme », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Fouteau (n. m.) : Hêtre. (« Six pieces de bois de fouteau pour luzage dune tante avec les griquets », Fillé sur Sarthe, 1757). 

 

Frarache (n. f.) : Terre en possession commune avec des obligations solidaires par rapport au seigneur. (« Et au surplus la contribution dont ledit lieu est chargé a la frarache de la Borderie », Voivres-Lès-Le Mans, 1767).

 

Fustière (adj.) : De bois. (« une pelle fustiere », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Garde marteau (n. m.) : Officier des eaux et forêts qui gère la vente des arbres dans les forêts du Roi. (« lequel conjointement avec le sieur Laurent garde marteau des entrepreneurs du bois de marine du Roy luy avoit auparavant indiqué et marqué lendroit ou edifier la porte marinière actuelle », La Suze sur Sarthe, 1769).

 

Garde note (n. m.) : C'est l'officier qui garde les minutes des actes. Au 17ème siècle, c'est souvent le notaire qui a cette fonction. (« Par devant nous René Bellanger notaire royal tabellion garde notte heredittaire au Mayne en la residance de Fillé demeurant a Royzé », Guécélard, 1728).

 

Garde scel (n. m.) : Notaire qui peut certifier un acte de la juridiction. (« Par devant nous Claude Julien Baussan du Bignon notaire royal garde notes et garde scel du Roi au Maine pour la collocation de La Suze », La Suze sur Sarthe, 1780).

 

Garlande (n. f.) : Céramique dont le vernis n'est pas uniforme mais taché, veiné. (« Item un grand poct de garlande casse », Guécélard, 1675).

 

Gaude Flore (n. m.) : Dit aussi Hymne aux sept joies ; louange chantée par la Vierge Marie pour la résurrection de son fils. « ... relativement à un imprimé concernant le Gaude Flore autrement les sept alégresses dont la Sainte Vierge mere de Dieu jouit dans le ciel », La Suze sur Sarthe, 1778).

 

Gaulure (n.f.) : vient de « gaule », ensemble de longues perches de bois. (« les moulins manquants d’eau ont cessé de tourner s’étant fait une brèche jusqu’au fond sans qu’il soit resté ni pieux ni gaulures ni aucunes matieres », La Suze sur Sarthe, 1771)

 

Gelinne (n. m.) : Poule. (« Et de fournir par chacun an aussy a madite dame six gelinnes grasses dans le temps des Rois rendues à Paris », Guécélard, 1722).

 

Glose (n. f.) : Mot ajouté en interligne dans un acte. Normalement, le notaire les récapitule à la fin de l'acte pour indiquer qu'ils ont bien été ajoutés lors de la rédaction ou de la relecture de l'acte.

 

Godet (n. m.) : récipient creux muni d'un manche en bois. (« Item deux sailles le casseau et le godet », Guécélard, 1675).

 

Gorine (n. f.) : Truie. (« Item deux gorine de l'annee », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Grapeur (n. m.) : Personne qui passe dans les vignes après les vendanges pour ramasser ce qui reste. (« d’un autre coté les grapeurs et grapeuses viennent en foules, et y suivent les vendangeurs sans quils puissent sen deffendre » », Fillé sur Sarthe, 1754).

 

Griquet (n. m.) : Sans doute une pièce de bois. A noter que ce mot est proche du terme en vieux français « criquet » qui désigne une pièce de bois et que l’on retrouve dans le jeu anglais « cricket ». (« Six pieces de bois de fouteau pour luzage dune tante avec les griquets », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Grugeoir (n. m.) : Broyeur utilisé en cuisine. (« un grugeoir de bois avec son pilon », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Guimblet (n. m.) : Foret pour percer les tonneaux. (« Item un sermeau une sepe a tailler et un gros guimblet », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Haye platte (n. f.) : Haie sans talus ni fossé. (« sera dans le jour et feste de Noel prochain planté par celuy qui aura le p(rése)nt lot une haye platte ou sinon mis de paly », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Hoer (n. m.) : Hoir, héritier. (« … daultre costé les vignes de Charles Soryau et ses hoers », Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Homme de peine (n. m.) : Ouvrier agricole (« Michel Fournier homme de peine mary de Magdelaine Laboreau » , Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Homme faucheur (n. m.) : Unité de mesure pour les prés. (« Item avecque ce demeure une lottye de pre contenant deux homes dhome faucheur », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Honorable (adj.) : Titre honorifique porté par des personnages de quelque importance. (« Honorable François Huon, seigneur de la Richardière », Fillé sur Sarthe, 1642).

 

Huge (n. f.) : Une huche. («  Une vielle huge a boulanger », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Inspecteur aux boucheries (n. m.) : Personne chargée de faire respecter les normes sanitaires dans un abattoir. (... consistants savoir pour ceux d'inspecteurs aux boucheries en quarante sols par chaque bœuf ou vache, douze sols par veau ou genisse, quatre sols par chaque mouton brebis ou chevre, et deux deniers par livre de viande morte entrante », La Suze sur Sarthe, 1783).

 

Issue (n. f.) : Espace pour sortir. («  une petite grange estant au bout de l’estable du troisieme lot et soubs mesme feste avec dix pieds d’yssues au devant », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Jalle (n. f.) : Cuvier en bois qui pouvait servir en Sarthe pour le marc de cidre. («Item deux vieilles jalles », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Jettée (n. f.) : Terre évacuée d'un fossé. («  ... ayant la jettée sur le terrain », Roëzé sur Sarthe, 1786).

 

Journal (n. m.) : Unité de mesure pour les superficies des champs. Elle peut varier selon les régions mais correspond à environ 80 chaînées soit 52,76 ares. (« Les piesses de terres nommees la Grande Piesse de trois journaux celle nommee la Petite Piesse aussi de trois journaux et celle nommee les Bignons de quatre journaux », Voivres Lès Le Mans, 1741).

 

Journalier (n. m.) : Ouvrier agricole (« ... les personnes de Pierre Barassé et Pierre Lechanteux garçons journaliers demeurants même paroisse de Chemiré le Gaudin », La Suze, 1778).

 

Laboureur (n. m.) : Terme qui revient très fréquemment dans la région de La Suze alors que le mot « métayer » est peu utilisé. Le laboureur est un exploitant agricole qui est plus important que le bordager ; il exploite une métairie. (« Et Jean Desbleds laboureur et Michelle Lebatteux sa femme ... demeurants au lieu et metairie de Beauchesne parroisse dudit Fillé », Guécélard, 1722).

 

Lampron (n. m.) : Petit godet d’huile avec une mèche pour servir de lampe. (« une lampe, un lampron », Fillé sur Sarthe, 1690).

 

Lavandrie (n. f.) : Laverie. (« Ensuite sommes passé dans une lavandrie attenant a la ditte cuisine », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Layer (v.) : Sans doute « marquer ». (« a tirer a droicte ligne a une troisse de chesne layée », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Lettance (n. f.) : Laitance ; chaux délayée dans de l’eau. (« une vieille ceinture ou litre fort encienne laquelle nest relevee darme couleur sinon de chau et lettance », Etival Lès Le Mans, 1645).

 

Lezard (n. m.) : Lézarde, fissure. (« Dans le pignon du côté de la cour il se trouve un lezard », Roëzé sur Sarthe, 1756).

 

Liage (n. f.) : Liasse. (« Une liage de contracts en parchemin fors une en papier », Fillé sur Sarthe, 1656).

 

Ligne (n.f.) : Unité de mesure représentant 0,002256 m. (« La traverse qui fait le bas de l'entrée des bancs aussi en chêne et sera de trois pouces et demi de large sur quinze lignes d'épaisseur », La Suze sur Sarthe, 1785).

 

Lintier (n. m.) : Linteau (« et le lintier en bois », La Suze sur Sarthe, 1779).

 

Lottye (n. f.) : Mot que l'on rencontre surtout dans les actes de vente. Il désigne une portion (un lot) de terre. (« Cest a scavoir une lottye de terre a present en jardin » Fillé sur Sarthe, 1642).

 

 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 08:44

G.83 (sénéchaussée du Maine et siège présidial du Mans)

Archives Départementales de la Sarthe

Juillet 1637 – Déclaration Pierre Tansorier

 

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  1. Décla(rati)on des choses herittaux que je Pierre
  2. Tansorier p(ret)bre curé de Voivres tient et advoue tenir
  3. les choses despendentes de ma cure que je vous ay
  4. baillées pour décla(rati)on, de vous hault et puissant
  5. seigneur Monseigneur Messire Gaspard de Champagne
  6. chevallier des ordres du Roy et gouverneur pour sa
  7. majesté auprès ville et comté de Belfort
  8. comte de La Suze, baron de Brouassin, Coullans
  9. Louppelande, Lumigny, Lande et Normanville
  10. à cause de votre baronnie de Louppelande
  11. Et premier mon lieu et bordage des Touches paro(isse)
  12. de Louppelande composé de maison, granges estables
  13. aistrages, issues et un clotteau de terre partie en
  14. jardin partie en terre contenant un tiers de journal
  15. ou environ auquel clotteau est la fonteine dud(it) lieu
  16. une pièce de terre contenant deux journaux et demy
  17. ou environ appelée le Courtillais, une autre pièce
  18. nommée le Champ du Bas, un petit clotteau de terre
  19. en gast contenant deux boisselées de terre ou environ
  20. tout en un tenant entre lesquelles choses

 

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  1. derrière lad(ite) maison y a une autre pièce de terre contenant la
  2. tierce partie d’un journal appartenant au prieur de Saint
  3. Victeur, joignant d’un costé la terre de la mestairie
  4. de Chenin d’autre costé le chemin dud(it) lieu de
  5. Chenin au grand chemin du lieu de Randonnay
  6. à Estival pour partie et autre partie une
  7. pièce nommée la Rillotière cy après déclarée d’un
  8. bout en partie les terres dud(it) prieur de Saint Victeur
  9. autre partie les terres de la Gilliottière une ruelle
  10. entre deux pour laquelle j’ay droict de passer pour
  11. l’exploita(ti)on de mes terres, d’autre bout la terre
  12. despages en partie au(tr)e partie un jardin
  13. cy après déclaré le jardin de Pierre Esnault
  14. et les terres dud(it) lieu de Chenin, Item une pièce
  15. de terre nommée Tailhard contenant un journal
  16. edemy ou environ, joignant d’un costé la terre
  17. de la Drugeonnière, d’autre costé la terre des her(itier)s
  18. Veau d’un bout le chemin d’Estival aux Cheveries
  19. d’autre bout la terre du Clouzeau cy après
  20. déclarée, pour raison desquelles choses je confesse
  21. debvoir chacuns ans à votre recepte de lad(ite)
  22. baronnie au premier dimanche d’après la Saint Martin
  23. d’yvert sept sols et quatre chapons de rente
  24. ou debvoir féodal en la frarache des autres
  25. detempteurs de Tailhard, la Drugeonnière
  26. et la Besnardière dont j’en doibt ma contribu(ti)on
  27. sans division, Item une pièce de terre

 

Page 3/6

  1. nommée la Rilatière contenant
  2. deux journaux ou environ
  3. joignant d’un costé la terre
  4. de la veuve et her(itier)s Jean Bellanger
  5. d’autre costé et bout la pièce du Champ du bas
  6. cy dessus déclaré, pour raison de quoy je vous doibt
  7. chacun an à votre recepte de Loupelande
  8. au jour et feste des trépassés cinq sols dix
  9. deniers de cens et trois boisseaux d’avoine
  10. mezure de Loupelande au jour de Saint Estienne
  11. en la compagnie des her(itier)s et Mathurin Tansorier
  12. et au(tr)es détempteurs du lieu des Hayes dont
  13. j’en doibt ma contribu(ti)on sans division
  14. Item un petit jardin contenant une boisselée
  15. de terre près le lieu des Poulonnières et nommé
  16. le demy jardin, joignant d’un costé l’autre
  17. moitié dud(it) jardin apartenant à Pierre Esnault
  18. d’autre costé et bout le chemin dud(it) lieu
  19. des Touches aux Poulonnières, d’autre bout
  20. les aistrages dud(it) lieu des Poulonnières
  21. Item un petit clotteau nommé le Jardin
  22. aux Hunault contenant deux boisselées ou environ
  23. de terre ou environ joignant d’un costé le
  24. jardin dud(it) Esnault, d’autre costé le jardin
  25. des pages, d’un bout la pièce des Courtillias

 

Page 4/6

  1. cy dessus déclarée, d’autre bout les estrages des
  2. Poulonnières, Item deux boisselées nommées
  3. le champ des antes joignant d’un costé la terre des
  4. Bellangers, d’autre costé la terre de Guillaume Boussard
  5. d’un bout la terre desd(its) Lespages, d’autre bout le
  6. chemin tendant des Poulonnières aux Bosses
  7. Item deux boisselées de terre nommées le Clouzeau
  8. joignant d’un costé la terre dud(it) Esnault d’autre
  9. costé la terres des her(itier)s Anthoine Veau, d’un
  10. bout led(it) chemin des Poulonnières aux Bosses
  11. d’autre bout la terre cy dessus de Tailhard
  12. Item un journal ou environ de bois et taillis
  13. en escusson joignant d’un costé lesd(its) hoirs Veau
  14. d’autre costé led(it) chemin de la Cheverie à Estival
  15. d’un bout le chemin des Poulonnières à Louppelande
  16. Pour raison desquelles choses je vous doibt chacun
  17. an à votre recepte de Loupelande aud(it) jour
  18. des trépassés treize sols quatre deniers tournois
  19. de cens et six boisseaux d’avoine mezure dud(it)
  20. Louppelande aud(it) jour de Saint Estienne en
  21. compagnie dud(it) Esnault et autres detempteurs
  22. des Poulonnières dont j’en doibt ma contingente
  23. portion sans division
  24. Item une petite maison scittuée au bourg dud(it)
  25. Voivres avecq les granges et issues qui en
  26. despendent joignant d’un costé le cimetière
  27. de Voivres la rue entre deux, d’autre costé et

 

Page 5/6

  1. les maisons et jardins de la fabrice dud(it) lieu
  2. d’autre bout la maison et pignon de Louise
  3. Thereu ( ?) Item une hommée edemy en jardin
  4. joignant d’un costé le presbitaire dud(it) Voivres
  5. d’autre costé le jardin de la fabrice d’un bout le
  6. pré Landaye, autre bout le jardin de Pierre
  7. Esnault Pour raison desquelles choses je vous
  8. confesse debvoir chacun an a votre recepte de
  9. Voivres aud(it) jour du dimanche d’après la Saint
  10. Martin d’yvert en compagnie dud(it) Esnault qui
  11. tient partie dud(it) jardin six deniers à celle ( ?) dont
  12. j’en doibt ma part sans division
  13. Item deux tiers d’hommée de pré dans la
  14. pièce de terre du Gué de Chanlanbert joignant
  15. d’un costé (blanc) Esnault d’autre costé le ruisseau
  16. d’un bout Pierre Bachelier et Sébastien Lepage
  17. d’autre bout le chemin de Voivres au gué de
  18. Chanlanbert, pour raison de quoy je
  19. doibt aud(it) jour dimanche d’après la Saint Martin
  20. d’yvert cinq deniers de cens en compagnie
  21. desd(its) Bachelier Lepage la v(euv)e Hunault Michel
  22. Chantoizeau et autres detempteurs de toutte la
  23. p(rése)nte dont j’en doibt ma part sans division
  24. Item sept ondains de pré contenant le
  25. quart d’une hommée de pré environ
  26. scittués dans la prée des Fermes

 

Page 6/6

  1. joignant d’un costé le pré de la Mauporcherie
  2. d’autre costé les prés de la Buretière d’un bout
  3. le ruisseau de lourne d’autre bout le reste de
  4. la prée, pour raison de quoy j’en vous doibt aucun
  5. debvoir, Est tout la ce que je tient de vous mond(it) seig(neu)r
  6. et ce que je vous doibt avecq obéissance telle que
  7. seigneur de fief apartient en tesmoing de
  8. quoy je vous rend la p(rése)nte déclaration que j’ay
  9. signée de mon sing et faict signer à ma req(ues)te
  10. aud(it) Jean Chaintron ( ?) no(tai)re royal ce
  11. vingt troisième juillet mil six cent trente
  12. sept, Item mon usage ( ?) en une pièce de bois et
  13. taillis contenant deux journaux ou environ
  14. appellés les Gasts près les aulnais de mon lieu de
  15. Chenin, signé Tansorier et Chaintron
  16. Présenté à La Suze à l’audience pour le
  17. s(ieu)r Tansorier en présence de nous
  18. chappelain bailly le p(remi)er juillet mil
  19. six cent trente et huit sur le registre
  20. de Louppelande, signé Bruneau
  21. [signature] Leroy
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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 18:49

Copie-de-IMGP6283.JPG

 

La zone de dépôt des sacs poubelles ...

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 09:36

Le chemin de croix de l'église de Parigné le Polin (72), peint par Robert Micheau-Vernez, vient d'être inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. C'est plutôt une bonne nouvelle car ces toiles, sans oublier les vitraux, constituent un ensemble unique du travail de Robert Micheau-Vernez.

 

 

Ouest-France-2-mars-2013--1-.JPG

 

Article du quotidien Ouest-France (2 mars 2013)

 

 

Copie-de-Images-303143.4.jpg

 

Cliché de M. Le Quéau, maire de Parigné le Polin

 

Copie-de-Images-303154.13.jpg

 

Cliché de M. Le Quéau, maire de Parigné le Polin

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 18:02

Page 1/2

En marge :

14 7bre 1760

Nomination

de coll(ect)eurs

Voivres

 

  1. Du quatorze septembre mille sept cent soixante
  2. issue des vespres
  3. Devant nous Julien Marin Baussan notaire royal
  4. au Maine demeurant parroisse d’Etival lez le Mans
  5. soussigné
  6. Les manans, et habitans de la parroisse de Voivres
  7. es personnes de René Touret journalier leur procureur
  8. sindic, Pierre Vincent lab(oureu)r, Jean Chereau, Jean Lecornué
  9. Jean Chartier, Louis Roboam, Michel Paschal Tyberge, Pierre
  10. Grosbois, Louis Poirier laisné, Louis Poirier le jeune, Pierre
  11. Rocher, Marin Bizeray, Louis Drouard, Mathurin
  12. Mauboussin, Jean Allard, Francois Trouvé
  13. et pluzieurs autre principaux habitans tous faizant
  14. la meilleure et plus saine partye du general assembles
  15. en corps dans le cimetiere dudit Voivres a la pierre de
  16. la croix boissée lieu ordinaire ou on traite des affaires
  17. publiques issue des vespres en consequence d’avertissement
  18. à eux fait à suffire dimanche dernier et apres le son
  19. de la cloche le tout à la manière ordinaire à la diligence
  20. dudit Touret leur procureur sindic a effet de nommer
  21. ceux d’entr’eux habitans qui sont les plus antiens et plus
  22. capables de faire la collecte pour l’année prochaine
  23. mille sept cent soixante un en consequence des declarations
  24. du Roy et de lordonnance de Monseigneur l’intendant
  25. de la généralité de Tours du vingt may dernierll
  26. surquoy lesdits habitants ayant murement conferé
  27. ensemble ont unanimement et d’une commune voix
  28. dit et déclaré que Michel Paschal Tyberge lab(oureu)r eto
  29. particuliers habitans de ladite parroisse de Voivres
  30. doivent comme plus antiens et plus capables faire
  31. la collecte de ladite parroisse l’année prochaine mille
  32. sept soixante un à la charge par lesdits Tyberge lab(oureu)r

 

Page 2/2

  1. et Rocher de faire les fonctions de collecteurs en
  2. gens de bien et d’honneur, et en leurs ames et
  3. conscience, et y observer les ordonnances royaux
  4. Dont acte et de ce que dessus lecture donnée auxdits
  5. procureur sindic et habitans ils l’ont ainsy voulu et
  6. accordé pourquoy les avons de leur consentement jugé
  7. fait et arresté dans le cimetière dudit Voivres lieu susdit
  8. lesdits jour et an que dessus presents Jean Letourmy,
  9. et Julien Delhommeau boulangers demeurants
  10. parroisse dudit Etival temoins a ce requis
  11. et appelles lesdits habitans ont fors les soussignés et
  12. ceux qui se sont retirés sans avoir signé declaré ne
  13. scavoir signer de ce enquis, ll et a ledit Touret requis
  14. deffauts desdits habitans si ils refuzent de faire ladite
  15. nomination et actes de ses diligences,  o Jacques
  16. Rocher b(ordag)er, glose Rocher, rayé
  17. quatre mots nuls ou sillabes nuls  
  18.  [signatures] René Touret, J. Letourmy, J. Delhommeau
  19. Baussan

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 09:29

Page 1/5

En marge :

Du 23 fructidor

An 12

Inventaire

Des meubles

De defunts

Jacques

Touchet

Et sa femme

Requeste

De François

Touchet et autres

Montant

A 176 f(ran)cs

 

  1. Aujourdhuy vingt trois fructidor an
  2. douze
  3. Devant nous Pierre Louis Garouy notaire
  4. public du département de la Sarthe
  5. demeurant a Louplande soussigné
  6. Etant dans une maizon aux Oliveries
  7. commune de Fillé pour lefet cy apres,
  8. Inventaire avec apreciation de tous
  9. les meubles et effets relaissés par
  10. defunts Jacques Touchet charon et Juliene
  11. Degoulet sa femme décédés en lad(ite) maizon,
  12. A été fait en icelle presences requetes
  13. et du consentement de chacuns de
  14. François Touchet laboureur demeurant
  15. a Moncé en Blin tuteur institué
  16. par justice aux personnes et biens
  17. de Jacques et Julien Touchet
  18. enfans mineurs issus desdits defunts
  19. agés de dix et huit ans et leur cousin
  20. Jean Degoulet laboureur a Pontlieue
  21. leur couzin issus de germain et leur
  22. curateur subrogé, et de Gervais Le
  23. Jars laboureur a Allonnes leur oncle
  24. a cauze de Jeanne Bourmault sa
  25. femme, lesquels tous requis
  26. et consentis le présent inventaire
  27. et pour faire justes et sincères
  28. estimations de tous lesdits meubles

 

Page 2/5

  1. les parties ont convenues entre elles de
  2. la personne de Nicolas Duparc
  3. estimateur ordinaire de meubles
  4. demeurant audit Louplande le
  5. quel pour le present a promis faire
  6. justes et sinceres estimations diceux
  7. en son ame et consience suivant
  8. les experiances et connoissances et
  9. s’en acquitter fidellement et en
  10. homme de bien et d’honneur
  11. auquel inventaire avons procedé
  12. presences et requêtes des parties
  13. et en assistance dudit Duparc
  14. apreciateur comme en suit
  15. Dans ladite maizon s’est trouvé,
  16. Et premier une cremilere un cremilon
  17. un gril un trepied et un rotie pain
  18. un mauvais ? trois marmites
  19. une cuiller a pot un chaudron
  20. une poille estimés huit francs
  21. Cy………………………………8f.
  22. Item dix cuillerts et un plat d’etain
  23. deux assiettes de feuillance une
  24. soupiere un baril un fust de
  25. quartron quatre gobelets et six
  26. mauvais pots de terre une boiste
  27. a boure estimé deux f(ran)cs Cy…2
  28. Item un fust de busse une barique
  29. une seille un jodet et deux billots
  30. un baril estimés trois f(ran)cs Cy…3
  31.                                                       13f.

 

Page 3/5

  1. Item une table et deux bancelle
  2. une huge un ? un rouet et
  3. six chaizes deux ? et plusieurs
  4. carcans dans la maizon estimé
  5. six francs Cy……………………6
  6. Item un bois de lit sans tours
  7. un drap de commun une couette
  8. a taye de toille remplie de
  9. mauvaise plume doye une
  10. paillasse et une vieille couverture
  11. et deux orillers de toille et couetty
  12. estimé dix francs Cy……………..10
  13. Item un boit de lit sans tour
  14. deux couettes dont une a taye
  15. de couetty l’autre de toille remplie
  16. de plume doie uzée un traversin
  17. a taye de toille et un orillers a
  18. taye de toille une couverture de
  19. laine blanche estimé soixante
  20. francs Cy……………………….60
  21. Item une armoire et un ?
  22. estimé douze francs Cy……….12
  23. Item une couchette une bailliere
  24. un travouil un baril estimé a deux
  25. francs Cy……………………….2
  26. Item seize livres de brin en fil
  27. vingt livres de gros fil et trois
  28. livres de poupées de lin estimé
  29. quatre francs Cy……………….4
  30. Item une orloge en bois estimée
  31. deux francs Cy…………………2
  32. Item un brequin une plaine une gouge
  33.                                                  96f.

 

Page 4/5

  1. deux tortis une lime un asseau une
  2. ache a main cinq terrieres un siot
  3. six terrieres une serpe un marteau
  4. a faux deux scie deux tortis un
  5. coin de fert une ? une autre
  6. lime trois grandes aches et deux
  7. faucilles le tout estimé avec une
  8. pelle a trente francs Cy………….30f(ran)cs
  9. Item un crible estimé un francs
  10. Cy………………………………….1
  11. Item trois futs de busses un de quart
  12. trois bacquets un cable un cuvier
  13. une selle a buée un lot de bois
  14. deux broies un picq un rateau un
  15. vouge une masse de fert un crocq
  16. un lot de lin a broier le tout
  17. estimé avec un petit lot de chanvre
  18. trente francs Cy……………………30f.
  19. Item deux draps de toille commune
  20. une nappe et une poche de toille
  21. de gros estimé six francs Cy……..6f. les
  22. parties des hardes et linges a luzage desd(its) defunts ont été rezevés
  23. pour habiller les enfans du consentem(en)t des parties lesd(ites)
  24. hardes etants presque de nulle valleur
  25. Nous ont lesd etablis declarés en leur
  26. ame et consience qu’il ne s’est
  27. trouvé dans les muniments
  28. desdits defunts aucun argent
  29. monnoyé ny qu’il n’est point
  30. parvenu a leur connoissance que
  31. leur soit rien dû par qui que
  32.                                                 67f.

 

Page 5/5

  1. ce soit, et que les debtes
  2. passives ne sont pas encore venues
  3. a leurs connoissances et qu’au si
  4. tost quils en seront sufisament
  5. instruits ils ont promis et se
  6. sont obligés nous les declarer
  7. au pied de la vente des meubles
  8. cy dessus qu’ils entendent faire
  9. d’iceux devant nous incessament
  10. le prix desquels suivant les
  11. estimations cy dessus s’est trouvé
  12. monter et revenir sauf erreur
  13. de calcul a la somme de cent
  14. soixante seize francs Cy…………176f.
  15. Dont acte et jugés les parties
  16. de leur consentem(en)t apres lecture
  17. fait et arresté lieu susdit presents
  18. Louis Chaumier et François Benoist
  19. bordagers demeurants aud(it) Louplande
  20. témoins a ce requis et appellés les
  21. parties ont déclarées ne savoir signer
  22. de ce enquises fors le soussigné
  23. [signatures] F. Benoist
  24. Garouy
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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 12:09

Aujourd'hui 15 septembre 2012, à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine, a été inuagurée une stèle en souvenir de l'implantation de l'aérodrome américain A36 en 1944 sur la commune de Louplande (72).

 

Copie-de-IMGP5915-copie-1.JPG

Copie-de-IMGP5909.JPG

On trouvera également des clichés sur http://apeps.canalblog.com/

 

Voici le texte de notre article publié dans la revue "La Province du Maine" Fascicule 63, 3ème trimestre 2002, Tome 104, 5ème série, tome 15.
Son utilisation est soumise à la législation en vigueur sur les droits d'auteur.


LES AÉRODROMES AMÉRICAINS DE LA SARTHE PENDANT LA LIBÉRATION : LOUPLANDE

 

 

LE RÔLE DE L’AVIATION DANS L’AVANCÉE DES TROUPES

 

Lors de la rencontre de Casablanca en janvier 1943 entre Churchill et Roosevelt, le Comité des chefs d’états-majors alliés adopte des décisions importantes concernant l’ouverture d’un nouveau front à l’ouest de l’Europe. Parmi ces décisions, l’offensive aérienne est un axe majeur servant à réduire le potentiel industriel allemand.

Dès mars 1943, le commandement de l’opération du débarquement (COSSAC) envisage la Basse-Normandie comme lieu de débarquement possible. Dans cette éventualité, l’aviation aura un rôle important à tenir : attaques aériennes alliées contre les troupes terrestres allemandes et maîtrise de l’espace entre Seine et Loire en isolant cette zone par des bombardements sur ces deux fleuves[1].

Dès le 7 juin 1944, des pistes d’envol ont pu être installées sur le sol français. La conquête du ciel est un des éléments importants pour vaincre les troupes allemandes et surtout des blindés plus performants que les chars alliés.

 

L’implantation des aérodromes ne semble pas s’être préparée longtemps à l’avance car les détachements chargés de la réalisation des pistes dépendaient de l’avancée des troupes alliées. Il apparaît cependant que des études préparatoires ont pu être faites à l’occasion de survol de repérage[2]. L’université de Keele (Royaume-Uni) possède une série de clichés aériens verticaux de la Sarthe réalisés au début de l’été 1944. Certains plans dressés en 1944 par les régiments du génie américain citent en référence des cartes d’origine militaire. 

 

Lors du Débarquement, différents types de pistes sont prévues[3] :

§ Les ELS (Emergency Landing Strip) : pistes d’atterrissage d’urgence de 550 m. sur 30 m. situées derrière les plages d’Omaha et d’Utah ;

§ Les RRS (Refuelling and Rearming Strip) : pistes de réarmement et de ravitaillement.

§ Les ALG (Advanced Landing Ground) : pistes de 1100 m. puis 1500 m. sur 35 m. qui pouvaient héberger cinquante quatre chasseurs chacune.

 

Les ALG ont des noms de code composés d’une lettre suivie d’un numéro :

 

               
 

A

 
 

Aérodromes américains

 
 

B

 
 

Aérodromes britanniques

 
 

R

 
 

Aérodromes alliés sur le   territoire allemand

 
 

Y

 
 

Aérodromes alliés pour les   armées remontant du sud de la France

 

 

Les numéros attribués à ces ALG permettent de suivre l’avancée des troupes alliées :

Ex : A-1 (Saint-Pierre du Mont dans le Calvados), A-35 (Arnage dans la Sarthe), A-91 (Sedan dans les Ardennes)

Il faut cependant remarquer que l’attribution des numéros ne correspond pas toujours à un ordre chronologique. Ainsi la liste des 10 premiers ALG correspond pour les numéros 1 à 5 aux aérodromes autour d’Omaha Beach et les numéros 6 à 10 correspondent aux aérodromes autour d’Utah Beach.

La carte des aérodromes montre nettement l’avancée des troupes alliées (fig. 1).

 

 
LES ALLIES ARRIVENT DANS LA SARTHE

 

Les troupes alliées entrent en Sarthe par l’ouest du département. Le 7 août 1944, le XVème Corps U.S. de Patton arrive depuis la région de Sablé. Le soir, les alliés sont aux portes du Mans qu’ils libèrent dès le lendemain. Ensuite, ils remontent en direction de la Normandie et vers Paris.

LE CAMP D’AVIATION DE LOUPLANDE (15 AOÛT 1944 – 24 SEPTEMBRE 1944)

Copie-de-Aerodrome-sur-cadastre.jpg

 

L’armée de Patton traverse Louplande le 7 août 1944 au soir. Le 15 août, des géomètres américains explorent l’est de la commune. Les habitants du secteur essaient de les interroger pour connaître le but de leur activité[4]. Le 16 août, des soldats américains du IX Engineer Command se présentent et aident les agriculteurs de la zone concernée à ramasser leurs récoltes. C’est à ce moment que la population apprend la nouvelle de l’implantation d’un aérodrome. Le 17 août, quatre bulldozers commencent les travaux de terrassement (fig. 2).

Chaque engin est piloté par deux hommes qui se relaient toutes les deux heures. En ce qui concerne l’aérodrome de Saint Aignan, F. AVOIE[5] rapporte des témoignages selon lesquels les hommes se relayaient toutes les quatre heures. Les témoins citent aussi l’utilisation d’autres engins tels des scrapers. L’objectif est d’aplanir une zone assez longue permettant d’installer une piste d’envol. La ferme de la Morlière, appartenant aux hospices du Mans, se trouve dans l’emprise et est détruite à la dynamite le 20 août (fig. 3). Ce jour étant un dimanche, de nombreux curieux assistent au « spectacle » à la limite d’un périmètre de sécurité gardé par les soldats américains. Les jours précédents, la population est venue aider la famille Jauneau pour évacuer les lieux.

Les militaires américains coulent une dalle de béton d’une dizaine de mètres de diamètre et d’une épaisseur d’une cinquantaine de centimètres sur laquelle est inscrit à la peinture blanche le nom de code de l’aérodrome « A-36 ».

 

On connaît 7 aérodromes américains basés en Sarthe (fig. 4) :

 

                               
 

Nom de code

 
 

Implantation

 
 

A-35

 
 

Arnage

 
 

A-36

 
 

Louplande

 
 

A-37

 
 

La Chapelle Saint Rémy

 
 

A-38

 
 

Neuville-sur-Sarthe

 
 

A-43

 
 

Saint-Jean d’Assé

 
 

A-44

 
 

Saint-Aignan

 
 

A-49

 
 

Beillé

 

 

Cette liste est cohérente et il ne paraît pas avoir d’oublis. Les ALG de la série A comptent 99 bases. Toutes sont quasiment identifiées ; il manque quelques sites (A-19, A-32, A-54, A-89, A-93) mais il est possible que certains de ces sites n’aient jamais été installés. On remarque pour la Sarthe trois groupes différents :

§ A-35 à A-38

§ A-43 et A-44

§ A-49

 

L’aérodrome de Beillé est un cas particulier. Les Américains se sont installés sur un aérodrome allemand en le réaménageant. Mais il n’a apparemment pas été utilisé. D’ailleurs le plan américain dressé le 24 décembre 1944 porte la mention « Airstrip Abandoned » (piste abandonnée). De plus le plan porte la mention A-49-C ce qui laisse à penser que le génie américain avait peut être envisagé d’autres sites. 

Par contre la différenciation entre les deux autres groupes est difficile à expliquer dans l’état actuel de nos connaissances. Entre ces deux séries se glissent trois aérodromes en Eure-et-Loir (Chateaudun, Chartres, Dreux) et un dans les Yvelines (Villacoublay).

 

Ces ALG sont tout simplement des aérodromes en kit que les américains installent très rapidement. On y trouve bien sûr une piste souvent recouverte de toile bitumée appelée Hessian Mat ou PHS, ainsi qu’un treillis métallique appelé SMT (Square Mesh Tracking). Par ailleurs, une protection de DCA contre d’éventuelles attaques ennemies, des logements préfabriqués pour le personnel complètent le site.

 

La base A-36 est identifiée dans certains documents au nom de Saint Léonard et est située dans le département de la Seine Maritime. Il est évident que la base A-36 n’a jamais été localisée ailleurs que dans la Sarthe. Un document sur le 406ème groupe de chasse de l’U.S. Army Air Force rédigé par les vétérans de cette escadrille précise bien que le 1er septembre 1944, ils se rendent sur le base A-36 près du Mans. Un autre document des vétérans américains illustré de photographies donne le nom de code de la base (A-36) ainsi que sa localisation. Il semble cependant que l’identification ait été faite après la guerre et que pendant les opérations les aviateurs américains parlent de A-36 près du Mans. On constate d’ailleurs dans les documents réalisés par les vétérans, qu’ils ne parlent jamais d’un lieu précis mais donnent toujours le nom de code de la base et la ville importante la plus proche.

Pourquoi trouve t-on l’appellation Saint Léonard avec Louplande ? Cela est du à l’histoire de la commune puisque le hameau de Saint Léonard est devenu le centre de la paroisse en 1792 à la suite de la destruction de l’église Saint-Laurent[6]. Puis les cartes militaires établies au cours de la 2ème Guerre Mondiale par les Britanniques comportent l’appellation Saint Léonard reprenant l’intitulé des anciennes cartes d’état-major. C’est ce que montre la carte anglaise « Rennes » au 1/250000ème établit en 1943 après des corrections effectuées au cours de survols de reconnaissance (fig. 5).

Pour la population locale, le nombre 36 correspond au nombre d’avions attribués à la base[7]. Certains témoins racontent que tous les avions décollaient à la suite des uns des autres. Ensuite ils tournaient en l’air en attendant que le 36ème avion les ait rejoint. Il faut tout de même signaler dans un document américain sur l’historique du 514th que l’opération contre une colonne allemande près de Châteauroux a été effectuée par 36 avions.

 

Les premiers avions arrivent le 4 septembre sur la base A-36. Les traces de l’aérodrome ne sont plus visibles aujourd’hui sur le terrain ; mais le cliché IGN de la mission F 1419-1719 réalisée en 1949 nous révèle l’emplacement de la base A-36. De plus, le plan dressé par le IX Engineer Command (sans doute le 12 décembre 1944) est très précis et recale l’aérodrome par rapport au parcellaire existant (fig. 6). La piste est axée nord/sud. Au nord, elle débute en limite du chemin vicinal n° 15 (chemin dit de Louplande aux Trilleries) et s’achève au sud à la limite communale entre Voivres et Louplande. La lecture du plan montre que cet espace correspond à un couloir assez plat dont les courbes de niveau sont à 70 mètres.

La piste est réalisée avec quatre ou cinq épaisseurs de toile goudronnée recouverte de grillage. Du moins c’est ce que disent les témoins. Mais la lecture du plan américain et du plan du Ministère de l’Air réalisé le 4 mai 1945 montre que la piste est recouverte de toile bitumée et que seules les extrémités de la piste allient toile et grillage. Les constats faits pour les dédommagements parlent également d’apport de gravier. De chaque côté de la piste se trouvent des voies de circulation, permettant aux camions de ravitaillement d’approcher, ainsi que les garages pour les avions. L’essence était stockée à proximité de la ferme de l’Ermitage. La tradition orale dit que les habitants et les soldats américains procédaient à un troc essence contre eau-de-vie (20 litres d’essence contre 1 à 2 litres d’eau-de-vie)[8].

Les constats réalisés après le départ de l’unité de combat permettent d’obtenir certains détails sur le camp et la piste[9]. La protection du site était assurée par des postes de DCA installés dans des fosses dont certaines faisaient six mètres de diamètre pour une profondeur de soixante-dix centimètres. D’autres fosses de DCA sont de formes rectangulaires de cinq mètres sur trois mètres de large sur une profondeur de cinquante centimètres. Une ou plusieurs routes de 6 à 8 mètres de large ont été créées. Des cantonnements se situent dans la parcelle n° 371 de la section D (Grand Pré du Bois) ainsi que dans la parcelle n° 365 de la section D (Champ de la Chesnaie). Cependant la lecture du plan américain nous indique d’autres parcelles voisines. On parle aussi de tranchées individuelles (au moins neuf). Il existait aussi une prison entourée en grillage dans la parcelle n° 366 de la section D (Le Pré de la Chesnaie) [fig 7].

 

Les vétérans du 406th Fighter Group ont décrit le camp de Louplande[10]. Le campement se fait « entièrement sous la tente, les installations étaient particulièrement commodes, les mess bien aménagés, les douches convenables et les bureaux réduits au minimum nécessaire ». Le contact avec la population est bon et est même qualifié de « bien meilleur que partout ailleurs ». Les aviateurs gardent un bon souvenir de quelques dîners à La Flèche et de sorties à Paris ! De plus les conditions météorologiques sont bonnes ce qui rend acceptable le campement de toile (fig. 8). Il faut cependant signaler qu’il y eut des pertes lorsque le 406th FG se trouvait basé à Louplande : 4 hommes pour la 512ème, 1 homme pour la 513ème, 1 homme pour la 514ème.

 

L’article de M. H. Brier rapporte que les avions « sont des chasseurs monomoteurs P40 Curtis-Warhawk équipés de quatre mitrailleuses sur chaque aile et une bombe sous chaque, quelquefois une bombe sous le fuselage »[11]. Par la suite, « des bimoteurs de transport DC3, des Douglas dit Dakota » puis « les forteresses volantes B17 ou B29 » et enfin « le Lockheed - P38 – Lightning à double fuselage » ont fréquenté le A-36[12]. Pour l’instant, les recherches restent très lacunaires sur cette fréquentation.

La piste de Louplande sera réquisitionnée par les Américains jusqu’au 5 février 1946. Ensuite, elle dépend des forces aériennes françaises qui décident en mars 1946 de rendre les terrains aux propriétaires.

 

LE 406TH FIGHTER GROUP[13]

 

La stèle installée en 1994 devant la mairie de Louplande (fig. 9) indique que l’aérodrome A-36 a abrité le 406th Fighter Group regroupant les 512ème, 513ème et 514ème escadrilles. Chaque escadrille a un code inscrit sur l’avion : la 512ème porte le code L3, la 513ème le code 4P et la 514ème le code O7

§ La 512ème escadrille de combat (Fighter Squadron) est affectée au camp de Saint-Léonard (Louplande) le 4 septembre 1944[14]. Ensuite, elle rejoint de camp de Mourmelon le 20 septembre 1944. Cette escadrille est inactivée le 1er juillet 1959.

§ La 513ème escadrille de combat est affectée au camp de Saint-Léonard le 4 septembre 1944[15]. Elle rejoint le camp de Mourmelon le 22 septembre 1944. Cette escadrille est désactivée le 8 janvier 1961.

§ La 514ème escadrille est affectée à Saint Léonard le 28 août 1944[16]. Elle gagne le camp de Mourmelon le 24 septembre 1944. Elle est désactivée le 8 janvier 1961.

L’appellation « Fighter Squadron » est utilisée entre le 30 mai 1944 et le 20 août 1946. Ces trois escadrilles ont rejoint le 406th F.G. pour la période allant du 1er mars 1943 au 20 août 1946.

 

Le 406th F.G. appartient à la 9ème US Air Force qui fut créée en Afrique du Nord en novembre 1942 puis transférée en Grande-Bretagne en octobre 1943. La devise du 406th F.G. était « Soutenir, Attaquer, Détruire » et son nom de code était « Stardust ».

Ce groupe de chasse est commandé par le colonel Anthony V. Grossetta originaire de Tucson en Arizona (Etats-Unis).Il dirige l’unité du 6 novembre 1943 jusqu’au 9 mai 1945. Le groupe a effectué 13612 sorties.

L’unité est créée le 1er mars 1943 mais son appellation est alors 406th Bomb Group. Elle se constitue entre mars et juillet 1943 ; en août 1943 elle devient le 406th Fighter Bomber Group et c’est à ce moment qu’elle est formée des 512ème, 513ème et 514ème escadrilles. Elle réside à Tampa en Floride puis rejoint ensuite la Caroline du Sud et s’entraîne au combat aérien. Le 23 mars 1944, le 406th F.G. s’embarque à destination du Royaume-Uni et se base à Ashford dans le Kent. Il rejoint le XIX Tactical Air Command de la 9ème US Air Force. Les premières missions (« missions géographiques ») commencent en mai 1944. Les pilotes accompagnent les bombardiers en vol dans le nord-ouest de la France, en Belgique et en Allemagne, mais trouvent ces sorties assez monotones. Début juin, le groupe reçoit les couleurs propres aux opérations d’invasions du continent : trois bandes blanches séparées par deux bandes noires. Les photographies faites par H. Brier en septembre 1944 sur le terrain de Louplande montrent encore ces marques distinctives (fig. 10). Le 5 juin, les instructions prévoient la couverture aérienne d’Utah Beach puis des missions de destructions des infrastructures ennemies.

Le 406th F.G. disposait de 60 appareils (il en a perdu 133 lors de ses missions) et d’environ 1200 hommes (85 sont décédés pendant les missions). Les témoignages locaux[17] parlent d’une centaine d’avions au sol mais il ne semble pas avoir d’autres groupes de combat que le 406th F.G..

Le 25 juillet 1944, le 406th F.G. s’installe pour la première fois en France sur l’ALG A-13 (Tour en Bessin dans le Calvados). Puis il s’installe sur le A-14 (Creteville dans la Manche) d’où il soutient la 3ème Armée U.S. qui avance vers Le Mans.

La 4 septembre, le 406th F.G. s’installe sur l’ALG A-36 à Louplande. Les missions sont de deux types : d’abord soutenir l’avancée de la 79ème Division d’Infanterie U.S. et de la 2ème D.B. française. L’autre tache est de participer aux opérations de réduction de la poche de Brest[18]. Certaines missions allaient aussi jusque dans les Vosges pour aider la 7ème Armée U.S. qui remontait depuis le Sud de la France.

Le passage sur l’A-36, quoique bref, a fortement marqué les aviateurs[19]. Ainsi le 7 septembre un groupe de 36 chasseurs attaqua entre Issoudun et Châteauroux une colonne allemande détruisant plus de 450 véhicules. Cette attaque a valu au 406th F.G. de recevoir une citation du gouvernement américain. Les aviateurs américains ont souvent considéré ces sorties comme de simples ballades. La tactique est simple : on attaque le premier et le dernier véhicules du convoi. La colonne se trouvant immobilisée, il ne reste plus qu’a détruire les cibles une par une. Les convois allemands étaient rarement accompagnés d’une défense antiaérienne suffisante et encore plus rarement protégés par leur propre aviation.

Ensuite les objectifs se situant plus à l’est, le 406th F.G. déménage en septembre sur l’A-80 à Mourmelon (Marne). Les bases suivantes se situent en Belgique puis en Allemagne.

 

Les appareils utilisés entre 1943 et 1946 par ce groupe de combat sont des Republic P-47 Thunderbolt ; les modèles P-40 de chez Curtiss Hawk ont bien équipé le 406th F.G. mais jusqu’en 1943. Ce que les habitants de Louplande ont pris pour des P-40 était en réalité des P-47 (fig. 11). D’ailleurs les P-40 ne possèdent qu’un maximum de 6 mitrailleuses alors que les témoins signalent à Louplande quatre mitrailleuses par aile. Il s’agit donc du P-47D[20] qui est le modèle le plus couramment utilisé par les escadrilles équipées de ces avions. En effet 12602 appareils de ce type sont sortis des chaînes de montage sur un total de 15660 Republic P-47.

Des progrès importants ont été apportés à ce modèle ; en particulier l’apport d’une verrière en goutte d’eau qui permettait de voir à l’arrière de l’appareil, ce qui n’était pas le cas auparavant et gênait les pilotes dans les combats. A Louplande, il semble que les deux versions aient équipés les escadrons. Ces chasseurs bombardiers, appréciés des pilotes, étaient réputés pour leur robustesse ; certains appareils réussissent à rejoindre leur base avec d’importants dommages. D’ailleurs, les statistiques américaines parlent de 4,6 avions ennemis détruits pour une perte de P-47. Ces avions avaient un rayon d’action maximum de 3060 km avec trois réservoirs supplémentaires largables.

 

 

ATTRIBUTIONS DE DOMMAGES DE GUERRES

 

Après le démantèlement de l’aérodrome, les propriétaires et les locataires des terrains réquisitionnés peuvent obtenir des dommages.

Dès 1944, des constats sont réalisés. Ainsi le 9 octobre 1944, soit quelques jours après le départ du 406th F.G., Ch. Guellier expert à La Suze rédige un constat concernant l’exploitation de l’Oierie. On y trouve huit pages sur l’état des parcelles occupées et les dégâts causés ainsi qu’un plan à main levée de la zone.

L’inventaire est d’une grande précision. Par exemple « le champ de l’Oierie » (parcelle n° 360, section D) occupe une superficie de cinq hectares et un are. Dedans se trouvait « un trou de DCA de six mètres de diamètre et de soixante dix centimètres de profondeur » qu’il faut reboucher. Un champ « était ensemencé en betteraves espacées de soixante centimètres et vingt-quatre rangs dans une longueur de dix mètres, récolte perdue ».

Les arbres arrachés sont également inventoriés. La parcelle n° 357 de la section D était plantée de « six sauvageons de trois ans », de « sept fruitiers de trente ans, dont quatre de pommes à couteaux » soit une « perte de 250 kgs de pommes à couteau » et de « 250 kgs de pommes à cidre ». Sur une haie « il existait cinq ormeaux et quinze souches (ormeaux de 1,30 X 15,00) qui ont été abattus ». La description se poursuit sur plusieurs pages.

Les indemnités sont assez longues à arriver. D’autant qu’il existe certains points de désaccord, voire de litige, entre les propriétaires et l’administration. Un rapport de l’ingénieur des TPE en date de mars 1948 précise qu’un devis réalisé par M. Guellier, expert, pour dommages subis s’élève à une somme de 59 799 francs. Mais après une contre expertise, cette indemnité est ramenée à 53 300 francs ; cette somme est acceptée par le propriétaire. Les dossiers d’indemnisation déposés aux Archives Départementales contiennent des courriers allant jusqu’en 1954. En effet, une loi de 1949 modifie les conditions d’indemnisation et certains exploitants ont refait des dossiers. 

De plus, on remarque, en comparant le plan américain de 1944 et les constats réalisés par les experts, que certaines déclarations ne correspondent pas à ce qui est indiqué par le plan !

 

 

 

 

 

OÙ L’ON REPARLE D’UN AÉRODROME SUR LES COMMUNES DE LOUPLANDE ET VOIVRES !

 

Une étude de la DDE réalisée en 1975 envisage l’installation d’un aérodrome pour « court-courriers et charters européens ». Un plan très précis, fait sur un fond de carte IGN au 1/25000ème, nous en donne son implantation. Il est axé est-ouest sur les communes de Louplande et Voivres. Une piste de 2650 mètres sur 45 de large est prévue.

Le 16 octobre 1976, lors du congrès cantonal des maires à Souligné-Flacé, M. Le Theule, député, annonçait qu’une commission réunie à la Préfecture (8 octobre) venait de se prononcer à l’unanimité pour l’implantation d’un aérodrome à cheval sur les communes de Louplande et Voivres[21]. Quatre sites avaient été étudiés : les sites d’Auvours, Saint Jean d’Assé, Beaufay et Louplande.

Un courrier de ce même Joël Le Theule, en date du 14 janvier 1977 précise l’intervention du député lors du congrès cantonal : « Si j’ai le premier évoqué cette question, lors d’une réunion des Maires et Adjoints du Canton de La Suze, c’est pour que ceux-ci prennent une position hostile. Je pense que cela n’est pas sérieux et la meilleure solution est l’agrandissement de l’aérodrome tel qu’il est ». Dans un autre courrier daté du 25 février 1977, il confirme son attitude : « Mon opposition à la construction de l’aérodrome Louplande-Voivres est totale (…). Mon objectif était d’une part d’informer les élus et d’autre part de provoquer des réactions pour éviter la réalisation de ce projet, même s’il n’est prévu que dans une quinzaine d’années, car il me paraît sur de multiples plans anti-économique ».

En février 1977, « l’Association de Défense contre l’implantation de l’aérodrome Louplande – Voivres » est créée. Elle regroupe un certains nombres de personnes des communes concernées.

Dans une correspondance du 15 avril 1977, le député apporte quelques précisons complémentaires :

§ Il dit que la décision a été prise au cours d’une réunion à laquelle assistaient des élus du Département et la Municipalité du Mans. Différentes possibilités avaient été proposées et c’est le projet Louplande-Voivres qui aurait été retenu.

§ Il précise qu’il ne connaît pas de plan d’avant-projet et qu’« aucun plan n’avait été établi ». Pourtant le plan de la DDE existait. Jusqu’où avait-il été diffusé ? Qui l’avait commandé ?

§ Ce projet est anti-économique d’abord par sa situation et son coût mais aussi parce qu’il serait mal desservi par le réseau autoroutier. M. Le Theule dit que « le projet autoroutier Le Mans – Angers paraît reporté fort loin et d’autre part (…) une implantation relativement loin de l’agglomération ne me paraît pas utile au point de vue économique ».

 

Le 8 mai 1978, Joël Le Theule revient sur le projet. Mais à l’époque il est Ministre de Transports. Ses propos sont clairs : « Il est exclu qu’un aérodrome soit installé entre Voivres et Louplande. La seule possibilité à laquelle le Préfet de la Sarthe et moi-même sommes attachés, est l’éventuel agrandissement de la piste du Mans. Faire autre chose serait de la folie ».

 

 

 

Philippe GONDARD – Louis LE MEUR

 


 

[1] COMPAGNON (Général Jean), Débarquement en Normandie, Éditions Ouest-France, Rennes, 1984, p. 26

 

[2] CROCHET (Bernard), Les avions du 6 juin, Éditions Heimdal, 1993, p. 28

 

[3] PELLETIER (Alain), Des aérodromes à l’assaut du IIIème Reich, Air Fan n° 217, décembre 1996, p. 35-36

 

[4] BRIER (Hubert), 1944-Histoire du camp d’aviation de Louplande, document dactylographié, 5 pages, juin 1988

 

[5] AVOIE (Fabrice), La libération de Marolles les Braults, 1999, p. 98

 

[6] PESCHE (J.-R.), Dictionnaire topographique, historique et statistiques de la Sarthe, Imprimerie Monnoyer, Le Mans, 1829-1842

 

[7] BRIER (Hubert), op. cit., p. 3

 

[8] BRIER (Hubert), op. cit., p. 5

 

[9] constats Guellier du 9 octobre 1944, Arch. Départementales de la Sarthe

 

[10] MATTHEWS (W.L. Jr), Histoire du 406ème Group. Du Débarquement à la victoire, Document de l’Association des pilotes de 406ème FG

 

[11] BRIER (Hubert), op. cit., p. 3

 

[12] BRIER (Hubert), op. cit., p. 4

 

[13] voir le site www.406thwwiiftrgrp.org

 

[14] MAURER (Maurer), Combat Squadrons of the Air Force in World War II, history and insignia, Washington, Zenger Publishing, 1969, p. 616

 

[15] MAURER (Maurer), Combat Squadrons of the Air Force in World War II, history and insignia, Washington, Zenger Publishing p. 618

 

[16] MAURER (Maurer), Combat Squadrons of the Air Force in World War II, history and insignia, Washington, Zenger Publishing p. 620

 

[17] BRIER (Hubert), op. cit., p. 3

 

[18] Notes sur l’histoire du 406ème Groupe de Chasse de l’U.S. Army Air Force, Document de l’Association des pilotes de 406ème FG

 

[19] MATTHEWS (W.L. Jr), Histoire du 406ème Group. Du Débarquement à la victoire, Document de l’Association des pilotes de 406ème FG

 

[20] GUNSTON (Bill), Avions de chasse 1939/1945 ; les principaux appareils des forces alliées, PML Editions, 1994, p. 110-115, p. 142-145

 

[21] Ouest-France, 7 février 1977


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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 12:56

Journées Européennes du Patrimoine 2012

 

Cette année, le thème des Journées Européennes du Patrimoine est « Patrimoines cachés ». Bien caché notre patrimoine en effet dans la région de La Suze au vu du peu d’ouvertures au public.

 

Liste des sites ouverts au public dans la région de La Suze sur Sarthe à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine les 15 et 16 septembre 2012

 

Chemiré le Gaudin

Château de la Sauvagère

Visites guidées des extérieurs et du salon

Présentation de la restauration des pots à feu des lucarnes du château
Horaires : sam-dim 11h, 15h, 16h, 17h
Gratuit

Informations sur http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr

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Eglise

Visite de l’église le dimanche 16 septembre de 14h00 à 17h00

Informations sur http://doyennecouronneouest.over-blog.com/article-journees-du-patrimoine-2012-et-quo-vadis-107673358.html

 

 

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Etival Lès Le Mans

Eglise

Visite de l’église le 15 septembre de 14h00 à 17h00 avec accueil par Mme et M. Tellier.

Informations sur http://www.etival-les-le-mans.com/journee-du-pa-6170.html et sur

http://doyennecouronneouest.over-blog.com/article-journees-du-patrimoine-2012-et-quo-vadis-107673358.html

 

Copie-de-131_3104-copie-1.JPG

 

 

Fillé sur Sarthe

Moulin de Fillé

Informations sur http://www.ile-moulinsart.fr/agenda/

 

 

Louplande

Château de Villaines

Château de style classique entouré d'un pigeonnier et d'une orangerie, d'un parc dit « A la française » avec un grand potager. Obtention du label Jardin Remarquable en 2006 et du Grand Prix 2005 du concours national des potagers de la SNHF. Patrimoine accessible aux personnes handicapées motrices

Visite libre

Extérieurs et rez-de-chaussée.
Conditions particulières : 4€ gratuit -18 ans
Horaires : sam-dim 10h-12h et 14h-18h

Intermède de musique française

Piano et violon
Horaires : dim 15h, 16h et 17h

Informations sur http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr


 

 

Aérodrome américain A36

10h.Inauguration de la signalétique d’informations sur l’ancien terrain d’aviation US de Louplande et défilé de véhicules militaires de collections de l’association CVMH.

Informations sur http://www.sarthe.com/journees_patrimoine_2012.asp?card=22227# et http://www.louplande.reseaudescommunes.fr/fr/actualite/57196/invitation-inauguration-borne-historique-ancien-aerodrome-louplande

 

 

Souligné Flacé

Chapelle de Flacé

L'église paroissiale de Flacé d'une fondation très ancienne conserve une abside romane. La nef fut remaniée au XVè et XVIè s. Trois fenêtres en plein cintre remplacèrent sur la face sud les baies étroites primitives. Un nouveau portail fut apposé au vaisseau. L'église fut ornée de nouvelles peintures. Vers 1725, l'abside fut fermée par un retable en bois, du 18è, auquel on adossa trois autels. Une porte à droite du maître autel ouvrit sur le chevet qui forma sacristie.
Patrimoine accessible aux personnes handicapées motrices

Visite guidée

Horaires : sam-dim 14h-18h
Gratuit

Informations sur http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr

 

Eglise

Visite le samedi 15 septembre de 14h00 à 17h00.

Informations sur http://doyennecouronneouest.over-blog.com/article-journees-du-patrimoine-2012-et-quo-vadis-107673358.html

 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 08:40

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En marge :

10 juin 1759

Resultat de Voivres

Pour concession de banqs

 

  1. Du dimanche dixième jour du mois de
  2. juin mille sept cent cinquante neuf issue de
  3. la grande messe
  4. Devant nous Julien Marin Baussan notaire royal
  5. au Maine demeurant parroisse d’Etival lez le Mans
  6. soussigné
  7. Les manans et habitans de la parroisse de Voivres es
  8. personnes de v(énérable) et d(iscret) m(aîtr)e Jacques Goussault prestre curé
  9. dudit lieu, René Touret bordager procureur sindic
  10. de ladite parroisse et faizant pour Pierre Vincent lab(oureu)r
  11. et procureur de la fabrique dudit lieu, René Le Bourdais,
  12. Pierre Grosbois lab(oureu)r, Julien Landais, Louis Poirier
  13. Pierre Rocher, Jean Vincent, Joseph Souchet, Francois
  14. Galas, Pierre Ruille, Jean Chereau, Jean Chartier, et
  15. pluzieurs autres habitans de ladite p(aroi)sse tous faizant la meilleure
  16. et plus saine partye du general assemblés en corpsx issue de la
  17. grande messe apres avertissement a eux fait a suffire le
  18. tout a la diligence dudit Touret faizant pour ledit Pierre
  19. Vincent detenu au lit malade depuis la convocation de
  20. la presente assemblée lequel a remontré auxdits
  21. habitans  que la fabrique dudit lieu est très pauvre, et
  22. qu’il est utile et necessaire que les places de leglize soient mises à
  23. l’enchère affin de faire produire un petit fond à ladite eglize
  24. affin de servir a la décoration surquoy lesdits
  25. habitans ayant murement conferé ensemble ont consenty que
  26. les places des bancqs de ladite eglize paye un tribut à ladite
  27. fabrique à commencer du premier jour de l’année presente
  28. et continuer d’an en an pendant que lesdits habitans
  29. subsisterontll et procedant a ladite adjudication   x dans le cimetiere
  30. la premiere place de bancq dans la nef de

 

Page 2/3

  1. ladite eglize du coste droit dont le bancq appartient à madame
  2. de Thomazin reste à ladite dame en consideration des bienfaits
  3. qu’ell’a fait a ladite eglize jusques a ce jour
  4. La seconde place derriere ledit bancq du mesme costé a été mize
  5. et adjugée à la v(euv)e Michel Rocher bord(ag)er dudit Voivresx pour
  6. trois livres qu’ell’a promis et s’est obligée bailler et payer chacun an
  7. a partir du premier janvier dernier et dont le premier payement
  8. echera au premier janvier prochainxx et a declaré ne scavoir signer
  9. de ce enquis   x presente et acceptante,  xx en outre payer les arrerages de six sols
  10. jusques au premier janvier ? que commence la presente concession
  11. le troizieme place du mesme costé aux charges cy dessus de payer
  12. chacun an au premier janvier premier payement echeant au premier
  13. janvier prochain et ainsy continuer d’an en an a été mize et adjugée
  14. au s(ieu)r Duclos propriétaire d’un des lieux de Randonnay representé par
  15. Jean Chartier son fermier et à René Lebourdais dud(it) Voivres
  16. presents et acceptants pour trente un sols par an qu’ils payeront
  17. moitie par moitie, ledit Chartier a declaré ne scavoir signer et
  18. ledit Bourdais a signé [signature] René Lebourdais
  19. la quatrieme restera audit Pierre Vincent procureur de fabrique
  20. pour trois livres par an
  21. la cinquieme place du mesme costé adjugée aux mesmes conditions
  22. à Julien Brard dem(euran)t au lieu de la Feuperie absent et qui avoit
  23. eté conditionné entre eux habitans pour la somme de trois livres
  24. par an
  25. la sixieme place du mesme costé a été adjugée à Jean le
  26. Cornué lab(oureu)r dudit Voivres absent pour trente cinq sols par
  27. an
  28. la septieme place au mesme costé a été adjugée à Pierre
  29. Trouillard dudit Voivres present et acceptant pour trente
  30. six sols aussi par an et a declare ne scavoir signer
  31. la huitieme place de bancq du mesme coste demeure
  32. adjugée a François Lhommeau sabbotier absent representé
  33. par François Lhommeau son fils pour vingt solsx et a promis
  34. payer chacun an et a ledit Lhommeau fils signé   x par an
  35. [signatures] F. Lhommeau
  36. la neuvieme place du mesme costé demeure adjugée

 

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  1. à Jean Grosbois bordager present et acceptant
  2. pour vingt deux sols par an, et a signé
  3. [signature] Jean Grobois
  4. la dixieme place de bancq du mesme costé demeure
  5. adjugée a la v(euv)e Etienne Allard dud(it) Voivres representée
  6. par Francois Allard son flis present et a promis en payer
  7. quinse sols par an et a declare ne scavoir signer enquis
  8. l’unzieme place du mesme costé demeure adjugée audit
  9. Touret pour dix sols par an et a promis payer chacun an et a
  10. signé [signature] Rene Touret
  11. Ensuite les places de bancqs de la nef de ladite eglize du
  12. costé gauche ont été mises a l’enchere aux conditions cy dessus
  13. la premiere place apres le bancq du seigneur a été mise et
  14. adjugée à Pierre Ruiller lab(oureu)r dudit Voivres et a la v(euv)e Gabriel
  15. Ruiller presents et acceptants pour trente cinq sols par an quils
  16. ont promis payer chacun an et ont declare ne scavoir signer
  17. de ce enquis
  18. la seconde place de bancq demeure adjugée à Louis Poirier
  19. dudit Voivres pour vingt cinq sols et a promis payer chacun an
  20. et a declare ne signer
  21. la troisieme place du mesme costé demeure adjugée
  22. a chacun de Mathieu Legeay, Julien Lottin et Jean Allard
  23. de la p(aroi)sse de Louplandes et de cette parroisse de Voivres representés par
  24. ledit Ruiller pour par eux en payer chacun an vingt deux
  25. sols par an et a ledit Ruiller declare ne scavoir signer
  26. la quatrieme place de bancq du mesme coste demeure
  27. adjugée à Michel et René les Piron lab(oureu)rs dudit
  28. Louplandes et dudit Voivres representes par ledit Touret pour
  29. seise sols par an quils ont promis payer et a ledit Touret  signé
  30. [signature] René Touret

 

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  1. la cinquieme place du mesme costé demeure adjugée
  2. à Michel Bourmault et a la v(euv)e Julien Housseau dudit Voivres
  3. pour vingt huit sols quils payeront chacun an représentés par
  4. ledit Le Bourdais qui a signé [signature] Le Bourdais
  5. la sixieme place du mesme costé demeure adjugée à
  6. Mathurin Mauboussin et Jean Vincent dudit Voivres
  7. pour dix sols par an, et ledit Mauboussin present et acceptant
  8. et a promis payer, et a declaré ne scavoir signer enquis
  9. la septieme et derniere place du mesme costé demeure
  10. adjugée audit Mauboussin pour Michel Tyberge lab(oureu)r
  11. dudit Voivres pour dix sols par anx et a encore declare ne
  12. scavoir signer enquis   x que ledit Tyberge payera
  13. qui sont touttes les places de bancqs de ladite eglize et
  14. lasquelles demeurent adjugées comme dessus et promettent
  15. chacun en leur egard payer le prix de leurs adjudications
  16. chacun an a partir du premier janvier dernier et sera le
  17. cousts des presentes payé aux depends de ladite fabrique
  18. Dont acte et jugé apres lecture les partyes de leur consentement
  19. fait et arresté sur la pierre du cimetière dudit Voivres
  20. lesdits jour et an que dessus presents Jean Letourmy boulanger
  21. et Charles Poignand cordonnier demeurants audit Etival
  22. temoins a ce requis, et appelles, tous lesdits établis ont fors
  23. les soussignés et ceux qui se sont retiré sans avoir signé
  24. declaré ne scavoir signer de ce enquis   ll et quils payeront chacun an
  25. entre les mains de leur procureur de fabrique lors en charge le prix cy apreso
  26. raye unze mots ou sillabes ou sillabes nuls   x dans lad(ite) p(aroi)sse, o convenu
  27.  [signatures] J. Goussault cure, J. Letourmy
  28. Rene Touret, René Le Bourdais
  29. C. Poignand Baussan

 

 

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