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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 19:28

En 1990, Corinne Châble avait présenté un travail universitaire intitulé « La Suze-sur-Sarthe et la réaction au coup d’État de Napoléon III en 1851 ». Pour ceux qui souhaitent profiter de ses recherches, des informations approfondies sont disponibles sur http://10ansdemariage.over-blog.com/article-journal-d-une-insurrection-decembre-1851-dans-la-sarthe-107924090.html

 

Nous proposons ici une brève synthèse de ses recherches sur La Suze en 1851.

 

L'insurrection de La Suze (1851)

En février 1848, une révolution amène la disparition de la monarchie. Le roi Louis Philippe Ier quitte le pouvoir et la IIème République est proclamée. En décembre de la même année, Louis Napoléon Bonaparte est élu Président de la République. Sans entrer dans les détails, disons que les relations entre le Président et l'Assemblée sont très conflictuelles. De plus la Constitution de 1848 spécifiait que le mandat du Président était non-renouvelable, article que Louis Napoléon Bonaparte tente de faire modifier. Et donc dès le début de décembre 1851, il décrète la dissolution de l'Assemblée Nationale.

Dès le 2 décembre, les Républicains manceaux décident d'agir contre la décision présidentielle. Mais ils ne sont pas d'accord sur la façon de faire : certains veulent rester dans une manifestation pacifique, d'autres souhaitent une réaction armée.

 

Pourquoi un déplacement des événements vers La Suze ?

Un des plus farouches acteurs de cet épisode est Constant Veillard-Lebreton. Très impliqué dans le milieu républicain sarthois, il tente une action violente à la mairie du Mans mais devant son échec, il décide de partir vers La Suze rejoindre son ami Félix Pierre. C'est également à La Suze que se trouve Ariste Jacques Trouvé-Chauvel, ancien maire du Mans, ancien ministre des finances de la IIème République et propriétaire d'une tannerie, mais aussi membre actif du mouvement républicain, et également lié à Constant Veillard-Lebreton. La ville est alors une ville fortement ouvrière dont l'activité économique tourne autour du travail du cuir.

Ariste Jacques Trouvé-Chauvel

Ariste Jacques Trouvé-Chauvel

La propriété de la famille Trouvé à La Suze (cadastre de 1843).

La propriété de la famille Trouvé à La Suze (cadastre de 1843).

Les jours qui suivent voient les protagonistes de l'affaire prendre des renseignements afin de voir ce qu'il serait bon de faire. Le vendredi 5 décembre, après avoir obtenu des nouvelles de Paris où des barricades sont érigées et où les morts se comptent par centaines, l'insurrection se met en place en milieu de matinée. C'est à la tannerie Trouvé-Chauvel-Cultivel que s'organisent les choses où les ouvriers sont informés que d'autres villes de Sarthe se sont soulevées et que les gens se rendent au Mans. Ils vont alors à la mairie pour récupérer des armes de la garde nationale (près de 200 fusils). La troupe est commandée par Veillard-Lebreton et par Pierre. Pierre file vers la gendarmerie, installée dans l'actuel château, avec les plus aguerris où ils installent le quartier général. Veillard-Lebreton s'occupe des hommes qui n'ont jamais utilisé de fusil en les emmenant place de l'église pour leurs donner des rudiments militaires.

Le château de La Suze qui abritait alors la gendarmerie.

Le château de La Suze qui abritait alors la gendarmerie.

La place de l'église de La Suze.

La place de l'église de La Suze.

Puis arrive Trouvé-Chauvel qui vient expliquer les raisons de cette insurrection en lisant la Constitution. Le soir toute la ville est bloquée par des barricades; on entreprend alors de se rendre à la mairie de Roëzé pour y quérir les 44 fusils qui y sont en réserve.

Il règne alors à La Suze un climat « révolutionnaire » : des patrouilles sillonnent les rues de la ville, les barricades sont en alerte, les maisons des opposants sont surveillées, on fabrique des cartouches, etc.

D'autres communes sarthoises réfléchissent aux tâches à mener : au Mans on met en place les actions pour le lendemain 6 décembre 1851. Dans la région de Parigné-l'Evêque et du Grand-Lucé on prépare le soulèvement. Au Breil-sur-Mérize on annonce, un peu hâtivement, que toute la France s'est soulevée ; on bat la campagne vers l'Est du département pour transmettre les informations. A Sablé, les ouvriers se soulèvent. A Mamers, le tocsin annoncera le ralliement. Ensuite, tous ces gens se rendront au Mans.

Et donc le 6 décembre 1851, des mouvements insurrectionnels éclatent, plus ou moins efficacement, dans le département.

Edouard Trouvé, un des frères d'Ariste Jacques Trouvé-Chauvel, arrive de Paris en disant que la capitale est calme. Quant au reste du département de la Sarthe, la situation n'est pas meilleure : l'insurrection est un échec.

A La Suze, Trouvé-Chauvel réuni quelques responsables du mouvement et annonce qu'il serait bon de déposer les armes et qu'il endossera toute la responsabilité des événements.

 

Les protagonistes suzerains ont dû répondre de leurs actes devant la justice.

Constant Veillard « connu depuis longtemps par la propagande démagogique dont il s'était fait une industrie et un moyen d'influence, il a été l'un des principaux agents des désordres de toute nature dans le département de la Sarthe; qu'il a été le principal auteur de l'insurrection de la Suze; que c'est lui qui a arrêté le courrier, saisi les dépêches et que deux jours auparavant il a tenté de s'emparer de l'hôtel de ville du Mans à la tête d'un attroupement de 13 ou 14 personnes » est déporté vers l'Algérie.

Félix Pierre, tuilier, « était un des deux chefs militaires qui dirigeaient tous les mouvements de l'insurrection, présidaient à la construction des barricades et au désarmement de tous les citoyens; qu'il doit donc supporter la plus grande responsabilité de ces événements » est également déporté vers l'Algérie.

Ariste-Jacques Trouvé-Chauvel « a été le chef politique de l'insurrection de La Suze; que c'est lui qui en a pris la direction morale; que c'est sur les lettres reçues de lui de Paris que le mouvement a été décidé et que sa qualité d'ancien Ministre des Finances augmentait encore la gravité du mouvement lorsqu'il se présentait au milieu des ouvriers armé d'un fusil »  est également condamné à la déportation vers l'Algérie.

Jean-Michel Cultivel, l'associé d'Ariste-Jacques Trouvé-Chauvel, « était le chef de la tannerie de la Suze et que c'est sous son autorité, d'après ses ordres exprès, et d'après la menace même qu'il a faite de ne pas continuer l'ouvrage à ceux qui n'obéiraient pas, que les ouvriers ont pris les armes et qu'il a ainsi non seulement toléré, mais formellement commandé l'insurrection, abusant pour le mal du pouvoir que sa position lui donnait » est aussi condamné à la déportation en Algérie.

Plusieurs autres sont assignés à résidence chez eux, d'autres doivent quitter le département et sont surveillés dans leur nouvelle résidence, certains font de la prison. Certains prennent l'exil vers le Royaume-Uni.

Assez rapidement après les décisions de justice, des grâces arrivent pour mettre fin à certaines peines.

 

Quelques jours après la révolte du début de décembre 1851, un plébiscite est organisé par Louis-Napoléon Bonaparte afin d'obtenir un soutien populaire très massif. En quelques jours, la Seconde République a été balayée pour instaurer le régime autoritaire de Louis Napoléon Bonaparte. Et un an plus tard, il instaure le Second Empire et devient Napoléon III.

 

Quant à Ariste Jacques-Trouvé Chauvel, il s'exile à Jersey, Londres, Bruxelles, rencontre Victor Hugo, autre célèbre opposant à Napoléon III. Puis on le croise dans l'Empire Ottoman où il fonde une banque. Peu après il rentre en France et on le retrouve à Paris auprès de sa femme où il meurt en 1883.

 

 

11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 14:00

"Songez à ce que serait le désastre pour l’Europe : ce ne serait plus, comme dans les Balkans, une armée de trois cent mille hommes, mais quatre, cinq et six armées de deux millions d’hommes. Quel massacre, quelles ruines, quelle barbarie ! Et voilà pourquoi, quand la nuée de l’orage est déjà sur nous, voilà pourquoi je veux espérer encore que le crime ne sera pas consommé."

Extrait d'un discours de Jean Jaurès, 25 juillet 1914

La Suze sur Sarthe : monument aux Morts
La Suze sur Sarthe : monument aux Morts
La Suze sur Sarthe : monument aux Morts
La Suze sur Sarthe : monument aux Morts

La guerre ne fabrique pas des héros, elle ne produit que des victimes.

1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 08:30

Extrait du registre des délibérations du Conseil Municipal de Fillé-Guécélard sur le projet de distraction de Guécélard

 

L'an mil huit cent soixante-six, le 18 juillet, à onze heures du matin, le Conseil municipal de la commune de Fillé-Guécélard s'est réuni extraordinairement à la mairie de Fillé-Guécélard en vertu de la lettre de M. le Préfet en date du 27 juin 1866, sous la présidence de M. de Linière, maire.

Présents : MM. Métivier Julien, Quéru François, Plot François, Lepage Julien, Delaroche Pierre et Pourriau Henri, membres du Conseil municipal, et MM. Le vicomte Lanjuinais, Lavollée Jean, Sallé Julien, Gaupusceau Romain, Poussin Jacques, Poussin François, Lemore René, Livache Constant, Paris Louis et Loyer Pierre.

Le Président, après avoir donné lecture de la lettre de M. le Préfet, en date du 27 juin dernier, qui autorise la réunion du Conseil municipal et des plus imposés pour délibérer et faire toute observation qu'il croira devoir présenter tant sur le projet de distraction de la section de Guécélard du territoire de Fillé-Guécélard et de l'érection de cette section en commune distincte, que sur les conditions de cette distraction, donne connaissance au Conseil de la demande faite par Guécélard et des motifs mis en avant par cette section.

1° Le premier motif invoqué étant le passage dangereux que présente la rivière et le ruisseau du Rhonne, le Conseil répond par une délibération du Conseil municipal du 26 janvier 1845, qui constate que pendant les années où Guécélard n'avait ni prêtre ni cimetière, aucun enterrement ni baptême n'a été rendu impossible ni même retardé par les grandes eaux. Cette délibération a été signée par tous les Conseillers : MM. Rousseau, Lebatteux, Blin, Louis Tiberge, Livache, Mousseron, Bertrix ; MM. Poussin et Lemaître déclarent en savoir signer.

Depuis cette époque il n'est pas survenu davantage de retard pour gêner l'administration. De temps immémorial aucun accident n' été constaté au passge du bac.

2° On observe que la Sarthe est une limite naturelle. - Le Conseil trouve que si toutes les limites des communes étaient à refaire on pourrait les changer : mais presque toutes les communes qui nous entourent sont dans le même cas : Roëzé, la plus voisine, ayant sur la rive gauche trois cent trente-sept habitants (Recensement de 1866).

3° Une exagération de population est indiquée dans la demande de séparation. - Le Conseil croit devoir la signaler : on établit un total de treize cent quatre-vingts habitants ; il n'en existe que douze cent quatre-vingt-quinze. Guécélard, porté à six cent cinquante, n'en a que cinq cent quatre-vingt-quinze ; Fillé, seulement six cent quatre-vingt-quatorze.

4° La demande de séparation indique Guécélard comme étant commune avant la Révolution. Le Conseil établit qu'avant la Révolution la paroisse de Guécélard n'a jamais été desservie d'une manière régulière par les ecclésiastiques chargés de tenir l'état civil. Quelquefois un curé de Guécélard, souvent celui de Fillé et presque toujours les vicaires de Roëzé ou de Parigné desservaient la chapelle de Guécélard, qui ne comprenait qu'une faible portion du territoire actuel de la paroisse de Guécélard. Cette chapelle, devenue propriété particulière à la Révolution, a été rachetée par la commune entière.

5° Guécélard possède une église neuve, un presbytère. - Le Conseil remonte à une délibération du 26 janvier 1845, ainsi conçue : « Le Conseil fait expressément observer à M. le Préfet que la propriété de l'église et du presbytère n'est pas notoirement déterminée. Feu M. l'abbé de Moncé a-t-il ou n'a-t-il pas fait don authentique de ces propriétés, soit à la commune de Fillé, soit à la section de Guécélard ? Ce don aurait-il ou non été accepté par la commune. Les héritiers de M. de Moncé sont disposés, assure t-on, à réaliser les intentions de leur auteur, si cela est nécessaire ; mais la commune tient à ce que cette question soit vidée. Signé : Rousseau, Lebatteux, Blin, Louis Tiberge, Ragot, Livache, Fleury, Mousseon, Bertrix. - MM. Poussin et Lemaître ne savent signer.

Depuis cette époque, on ne trouve aux archives municipales et départementales aucune trace de cette affaire. Le Conseil pense que rien n'a été réalisé.

6° Guécélard se pose comme ayant une maison d'école capable de faire une mairie. - Le Conseil ne connaît pas les intentions de MM. Poirier et Pivron, mais il sait positivement que cette maison est leur propriété privée ; s'ils en ont fait don en faveur de Guécélard, il n'en existe pas de trace légale.

7° Guécélard vante l'importance de son bourg. - Le Conseil fait observer que tous les bourgs sur la route d'Angers au Mans ont perdu leur commerce et leur importance par suite du chemin de fer entre ces deux villes. L'auberge la plus importante de Guécélard a été réduite de moitié en construction depuis cette époque. Il remarque aussi que les postes aux chevaux n'existent plus que comme mémoire sur cette ligne ; il reconnaît l'existence d'une poterie qui donne de l'ouvrage à une douzaine de personnes.

8° Les habitants de Guécélard ont toujours supporté les charges de la réunion. - Le Conseil pense détruire cette assertion par le tableau qui suit : depuis 1854, époque où on a sérieusement travaillé aux chemins, les ressources de la vicinalité ont été réparties de la manière qui suit par M. le Préfet :

La section de Fillé a dépensé pour le n°8, unique chemin fait sur son territoire, une somme de 9100 fr., ci............. 9100 fr.

Et depuis 1854 sur le territoire de la section de Guécélard, pour l'entretien du n°67 et pour l'entretien et la construction des chemins vicinaux ordinaires n°3, 5 et 6, une somme de 13134 fr. 09 c.

De plus pendant cette période le Conseil a voté une somme de …..................... 4399 fr. 37 c. employée au salaire d'un cantonnier et à l'achat de parcelles nécessaires à la construction desdits chemins.

Total 17533 fr. 46 c. porté ci-contre :

Différence au profit de Guécélard …........... 8433fr. 46 c.

Cette somme parle assez haut en faveur de Guécélard au détriment de la section de Fillé pour qu'il soit inutile de s'y appesantir. Il observe seulement qu'avant 1866 le cantonnier communal était employé entièrement sur Guécélard.

9° On se prétend écrasé aux réunions par la majorité. - Le Conseil ne peut empêcher à une majorité d'exister ; majorité qui aura toujours lieu dans les assemblées délibérantes.

10° La demande de séparation établit que les administrations municipales n'ont jamais voulu consacrer une partie des ressources de la commune au profit de Guécélard. - Le Conseil trouve que l'article des chemins répond à une partie de cette observation. - Fillé n'a jamais rien donné pour l'église. - Cela est vrai ; on ne lui a jamais rien demandé. Pour l'école, au moment où elle existait en bon accord avec l'Administration, chaque année 80 fr. étaient portés à son budget au profit de cette dernière. Pour la nouvelle construction, le Conseil oppose simplement la délibération du 6 mars 1864, délibération par laquelle on refuse son concours.

Guécélard établit ensuite que de fortes sommes ont été dépensées par Fillé pour son école et son presbytère. - Le Conseil observe que l'école seule des garçons servant de mairie a donné lieu à un impôt qui a frappé toute la commune. Mais combien d'années cette construction a-t-elle servi d'école et de mairie ? Pour le presbytère, la fabrique de Fillé et les secours du département ont seulement été employés à cette construction (délibération du 4 avril 1855), qui règle les comptes et mentionne d'une manière particulière que Guécélard n'a jamais été compris dans cette construction. L'école des filles et la fondation de l'établissement des sœurs à Fillé, don particulier, n'a causé aucune dépense à la commune.

11° Guécélard prétend d'un secours de 100 fr. a été refusé à son institutrice pour 1866. - Le Maire de Fillé-Guécélard a remis à M. Delaroche, adjoint de Guécélard, 100 fr. que ce dernier reconnaît avoir remis lui-même aux sœurs de Guécélard. - Le Conseil ne comprend pas cette dernière allégation.

12° Le secours de 200 francs demandé à la sessions de mai 1866 a été refusé. - Le Conseil trouve répondre d'une manière complète à ce refus en rappelant sa délibération du 8 mai dernier.

13° Le Conseil remarque avec peine la pétition de Guécélard contenir un dernier article qui prétend que les administrations municipales ont empêché la section de Guécélard de s'aider elle-même, et fait des efforts pour détourner les personnes bienfaisantes de donner à Guécélard.

La souscription en faveur de la construction de l'école répond elle-même. Le représentant de l'Administration municipale actuelle souscrit le premier ; il donne plus tard les 100 fr. qui avaient été demandés par les conseillers de Guécélard pour améliorer la situation de l'institutrice en 1866.

Après avoir étudié toutes les questions, le Conseil et les plus imposés, considérant que plusieurs intérêts pécuniaires existent entre les deux sections de la commune de Fillé-Guécélard ; que si la distraction de la section de Guécélard avait lieu, les intérêts de celle de Fillé auraient à souffrir ; que les frais d'administration d'une petite commune sont toujours plus onéreux pour les contribuables que ceux d'une commune d'une certaine importance, est d'avis que la distraction demandée n'ait pas lieu.

Etaient absents : MM. Guet et Brador, conseillers de Guécélard, et M. de Vauguion, conseiller de Fillé. Il en résulte que la section de Guécélard n'a cru devoir se faire représenter que par deux membres du Conseil municipal.

Et ont signé les conseillers et les plus imposés, votant pour la délibération ci-dessus.

  1. de Linière, Métivier, adjoint, Queru François. - Lepage Julien, Duparc Julien, membres du Conseil municipal, et MM. Le vicomte de Lanjuinais, Lavallée, Sallé, Gaupusceau Romain, Poussin Jacques et Poussin François, plus imposés.

M. Henri Pourriau écrit textuellement et de sa main la mention suivante :

« Nous soussignés ne signons pas la délibération voulent en avoir la Copie pour Ratifier qu'elque Inec sactitude qui y sont contenu.

Signé : Pouriau, Delaroche, Lemore, Livache Constant, Pierre Loyer. »

M. Paris, fermier de la plus grande et de la plus importante exploitation de Guécélard, et l'un des plus imposés pour ses propriétés personnelles, déclare garder la neutralité et ne signe pas.

Pour copie conforme :

Fillé-Guécélard, le 18 juillet 1866.

Le Maire, E.-O. De LINIERE

 

 

Il faudra attendre la loi du 30 juillet 1880 pour que la séparation entre les deux communes soit effective.

Et en 1897, le pont pour le tramway permet le passage de la rivière en toute sécurité. Fillé et Guécélard sont dès lors accessibles de manière beaucoup plus aisée.

21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 09:03

Force est de remarquer que c'est une constante dans ce territoire : en ce qui concerne les journées du patrimoine, nous sommes dans la maison des morts-vivants ! Cependant, les deux pôles importants, Malicorne et Fillé, ont bien joué le jeu.

Dans les villages, Chemiré le Gaudin et Souligné-Flacé ont ouvert leurs églises et proposaient des animations. Remarquons la nouveauté à Louplande avec, pour la première fois, l'ouverture de l'église avec une visite guidée.

Cela pose une grave question sur l'identité de notre territoire et sa pérennité. Un espace qui ne travaille pas sur son histoire et son patrimoine est un territoire qui n'a pas d'avenir. Peut-être faudra t-il un jour se poser la question d'une meilleure organisation du réseau entre les communes et d'une véritable politique d'animation qui ferait sortir nos villages de la position de simples villages-dortoirs.

 

Bref, 2015 ne restera pas comme un grand millésime ni même comme un millésime moyen.

 

Pour terminer, quelques clichés de l'exposition d'ornements liturgiques à Chemiré le Gaudin.

 

Bilan des Journées du patrimoine dans la région de La Suze/Val de Sarthe
Bilan des Journées du patrimoine dans la région de La Suze/Val de Sarthe
Bilan des Journées du patrimoine dans la région de La Suze/Val de Sarthe
Bilan des Journées du patrimoine dans la région de La Suze/Val de Sarthe
Bilan des Journées du patrimoine dans la région de La Suze/Val de Sarthe
Bilan des Journées du patrimoine dans la région de La Suze/Val de Sarthe
Bilan des Journées du patrimoine dans la région de La Suze/Val de Sarthe
Bilan des Journées du patrimoine dans la région de La Suze/Val de Sarthe
Bilan des Journées du patrimoine dans la région de La Suze/Val de Sarthe
6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 09:58

 

Journées Européennes du patrimoine 2015 - Région de La Suze / Val de Sarthe

 

 

Chemiré le Gaudin (72)

Château de la Sauvagère : visite guidée samedi et dimanche 15 h-17 h.

 

Église Saint-Martin :

Visite libre. Exposition d’ornements liturgiques du 19e siècle.

samedi dimanche 9h 18h

Église d'Athenay :

Visite libre.

samedi dimanche 9h 18h

 

Pour ceux qui veulent approfondir leurs connaissances sur le patrimoine de la commune de Chemiré-le-Gaudin : http://www.chemire-le-gaudin.com/patrimoine/

 

Etival Lès Le Mans (72)

Rien

 

Fercé sur Sarthe (72)

Rien

 

Fillé (72)

Moulin et île MoulinSart :

Visite et accès libre à la scénographie interactive.

 

Exposition Michel Beucher

Michel Beucher est taxidermiste de musée et restaurateur au Muséum d'histoire naturelle d'Angers. Il est aussi photographe et plasticien. "Mettant à nu" l'animal, Michel Beucher sollicite nos émotions primitives et nous emmène vers la perception de notre nature ancestrale. Avec la présentation du film "Le Préparateur" de Noëlle Pujol (2006, 37 min) on suit la métamorphose d'un cygne en lui-même, opérée par Michel Beucher.

 

Guécélard (72)

Rien

 

Louplande (72)

1. Visite de l'église Saint Léonard de Louplande samedi et dimanche de 14h30 à 18h.

Exposition sur l'histoire du village.

Visite commentée par Alain Boudet samedi et dimanche à 15h30 et 16h30.

 

2. Château de Villaines

Samedi et dimanche 10h à 12h et de 14h à 18h

Prix d’entrée : 5€
gratuit pour les moins de 18 ans
possibilité de tarif de groupe

visite des jardins et visite partielle de l’intérieur du château.

À noter :
exceptionnel, le dimanche 20 septembre à 15h, 16h et 17h, auront lieu, dans le hall du château, trois intermèdes musicaux (Mozart, Chopin, Brahms, Liszt, Gershwin…) interprétés par le pianiste américain David Saliamonas.
Ils seront offerts aux visiteurs présents à ces horaires
.

 

Malicorne sur Sarthe (72)

1 - Office de Tourisme
02 43 94 74 45
Samedi et dimanche de 9h à 12h30 et de 14h à 19h.


2 - Moulins - Pôle Bois
Samedi de 14h à 18h et dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h. Gratuit.
Visite guidée du rez-de-chaussée du moulin Lebreton et projection d'un diaporama sur l’historique et le fonctionnement des moulins. Départs de visites guidées toutes les 20 minutes environ.
Samedi et dimanche de 10h à 18h.
Pôle bois. Exposition et démonstration de restauration de meubles par l’EIRL Yann Rio. Démonstration de charpente structurée, refaite à l'identique, d'une chapelle sarthoise (en format réduit à une maquette 1mx1m, à la base) par la SARL Pichon. Démonstration de tournage sur bois par Patrick Mauboussin. Présence de Jesús Castellanos : conception de plancher chauffant par circulation d’air, sain, économique et écologique.

 

3 - Eglise
Samedi et dimanche de 10h à 18h, visite libre de l’édifice, et visite guidée le samedi à 16h. Gratuit.
Fondée en 1080, l’église romane Saint-Sylvestre abrite le remarquable gisant du seigneur guerrier Guy de Chaources.
Les vitraux, installés lors de la récente restauration de l’Eglise, sont l’oeuvre d’Eric Boucher, maître verrier. Ils ont principalement été conçus sur le thème de la faïence.


4 - Faïenceries d’Art de Malicorne
02 43 94 81 18
Samedi : boutique de 9h à 12h et de 14h à 18h et visites guidées des ateliers, départs tous les quarts d’heures de 9h à 11h et de 14h à 15h45. Gratuit. Durée de la visite : environ 45 minutes.
Dimanche : boutique de 14h à 18h. Gratuit.

 

5 - Malicorne Espace Faïence, le Musée
02 43 48 07 17
Samedi et dimanche de 10h à 19h.
Tarif : 4 € musée + expositions.
Musée:
Faïences et céramiques anciennes de Malicorne et du Maine.
Expositions temporaires :
Animal(s) : 250 animaux, en céramique ou naturalisés, Grande galerie.
Elliott, créations de Gaëlle le Guillou , Carré Contemporain. Les créations de Malicorne autour du Bestiaire, Espace La Création.
Les créateurs EMA CNIFOP, Espace rez de jardin.
Animations :
Samedi de 15h à 17h : En lien avec Animal(s) : sensibilisation à la faune locale, tout public.
Dimanche à 11h : Visite commentée des collections anciennes (gratuit).
Samedi et dimanche : présence des artistes créateurs de l’EMA CNIFOP.


6 - Bourg-Joly Malicorne, Faïencerie d'Art
02 43 94 80 10
Samedi et dimanche de 10h30 à 18h30. Gratuit.
Boutique ouverte.
Visites guidées exceptionnelles des ateliers samedi et dimanche à 11h, 14h30 et 16h30.
Durée de la visite : environ 40 minutes. Inscription au 02.43.94.80.10.

 

7- Echoppe à Porcelaine,
peinture sur Porcelaine
06 79 66 42 91
Samedi et dimanche de 10h à 12h
et de 14h30 à 18h. Gratuit.
Visite de l’atelier 12, rue Carnot et
démonstrations de décor sur
porcelaine.

 

8 - Château
02 43 94 84 65
Dimanche de 10h à 12 h et de 14h à 19h.
Tarif : 2 €/adulte, gratuit moins de 18 ans.
Visite du château où Mme De Sévigné aimait séjourner.


9 - Atelier « Terre & Bois », céramique
02 43 94 56 93
Samedi de 10h à 19h. Gratuit.
Visite de l’atelier boutique.
Anick Mauboussin sera présente au marché des potiers le dimanche.


10 - Atelier de Jean-Marie, poterie, à Villaines-sous-Malicorne
02 43 45 86 46
Samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h. Gratuit.
Démonstration et vente.
Jean-Marie sera présent au marché des potiers le dimanche.


11 - Galerie d’art de la Pellerie à Ligron
02 43 45 63 99
Samedi de 15h à 18h et dimanche de 10h à 18h.
Gratuit.
Galerie de peintures aquarelles, peintre officiel des 24 heures du Mans.

 

 

Mezeray (72)

Rien

 

Parigné le Pôlin (72)

Rien

 

Roézé sur Sarthe (72)

Manoir de la Beunêche (16ème s.)

Dimanche 20 septembre 2015

Horaires détaillés : de 14h à 18h

Payant, sans inscription

 

 

Saint Jean du Bois (72)

Rien

 

Souligné Flacé (72)

Église Saint-Rigomer :

Eglise ouverte le samedi et le dimanche de 9h à 18h, visite libre avec dépliant à disposition: visite guidée le samedi de 14h à 18h

Chapelle de Flacé :

Ouverte le dimanche de 14h à 16h

 

Spay (72)

Rien

 

La Suze sur Sarthe (72)

Rien

 

Voivres Lès Le Mans (72)

Rien

31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 20:38

 

1722 – Contrat de mariage Amiard/Pottier

 

Page 1/4

En marge :

 

Du 15 fe(vrie)r 1722

Mariage Jean Amiard

Anne Pottier

 

  1. Du quinziesme jour du mois de febvrier mil
  2. sept cent vingt deux appres midy
  3. Pardevant nous René Bellanger nottaire royal
  4. au Mayne en la residance de Fillé demeurant a
  5. Royzé furent presants personnellement establis
  6. Jean Amiard domestique de haulte et puissante
  7. dame madame Marye Françoize Catherinne Doujat
  8. espouze de hault et puissant seigneur monseigneur
  9. messire Jean François Leboindre conseiller du Roy
  10. en [en marge : la grand chambre de] son Parlement de Paris demeurante ordinairem(en)t
  11. a Paris cul de sacq de la rue Saint Dominique
  12. parroisse de Saint Jacques du Hault Pas estant de
  13. presant en son chasteau du Groschené parroisse
  14. dud(it) Fillé demeurant avec mad(ite) dame aud(it)
  15. Groschené fils de deffunts
  16. Gervaize Amiard vivant bordager et de Marthe
  17. Brossard sa femme assité de mad(ite) dame, de Laurans
  18. Amiard laboureur demeurant parroisse de Souligné
  19. soubz Vallon et Jean Amiard ournallier dem(eura)nt
  20. parroisse de Spay ses freres d’une part,
  21. Et Anne Pottier aussy domestique de mad(ite) dame dem(eura)nte
  22. avec elle aud(it) Groschené fille de deffunts Jean Pottier
  23. vivant bordager et Gillette Niepceron sa femme
  24. assistée de mad(ite) dame de René Pottier tessier, Marye

 

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  1. et Jeanne Pottier demeurants parroisses dud(it) Royze et
  2. Fillé ses frere et sœurs tous a ce presants d’autre part,
  3. lesquelles partyes ont fait et accordé les convantions
  4. matrimonnialles qui suivent Scavoir que lesd(its) Jean
  5. Amiard et Anne Pottier de ladvis de mad(ite) dame et de
  6. leurs parants cy dessus nommés se sont promis et juré
  7. la foy de mariage et icelluy sollemnizé en face de nôtre
  8. mere la sainte eglize catholique et appostollique et
  9. romayne a la premiere requizition qui par l’un a
  10. l’autre en sera faitte ne sy trouvant point d’empeschement
  11. legittimme et canonicque entreront les futturs
  12. et aud(it) mariage avec leurs biens et effets mobilliers
  13. lesquels de la part dud(it) futtur se trouvent monter et
  14. revenir a la somme de trois cens cinquante livres
  15. proceddée de ses peculles pratiques et des services domestiques
  16. qu’il a rendus et ceux de lad(ite) futture se trouvent
  17. monter et revenir a pareille somme de trois cens
  18. cinquante livres aussy proceddée de se(s) peculles pratiques
  19. et des services qu’elle a domestiquement rendus
  20. dont led(it) futtur s’est contanté pour luy en avoir esté fait
  21. apparoir en argent meubles et marchandize
  22. Entreront lesd(its) futturs en communeauté de biens du
  23. jour de leur benediction nuptialle nonobstant la
  24. coustumme de cette province du Mayne a laquelle ils
  25. ont derogé en cet esgard et dans laquelle communeauté
  26. il entrera de part et d’autre a chascun la somme de
  27. trois cens livres et le surplus montant

 

Page 3/4

  1. a chascun la somme de cinquante livres
  2. sera et demeurera sencé leur propre pattrimoine
  3. et a ceux de leur estre en ligne directe
  4. Et a laquelle communeauté lad(ite) futture et ses
  5. hoirs et ayant cauze pouvant renoncer touttes
  6. fois et quantes quoy faisant reprendre la susd(ite)
  7. somme de trois cens cinquante livres et
  8. generallement tout ce qu’il se justiffiera qu’elle y
  9. aura mis et porté cause ses bagues habits et
  10. linges a son uzage franc et quittes de touttes
  11. debtes encores qu’elle y fust personnellement
  12. obbligée ou condamnée dont lhipotecque
  13. partira du jour des espousailles
  14. stipulle entre lesd(its) futturs et parants qu’au cas
  15. de deceds de lad(ite) futture sans enfans avant
  16. led(it) futtur, les herittiers d’icelle futture ne
  17. pouront reprendre au cas de renontiation
  18. a lad(ite) communeauté sur les biens d’icelle
  19. que la somme de deux cens livres francs et
  20. quittes de touttes debtes comme dit est
  21. Dont et de ce que dessus lecture faitte ausd(ites)
  22. partyes elles en sont demeuréé daccord
  23. ainsy l’ont voullu et stipullé et accepté et

 

Page 4/4

  1. nous de leur consentement les en avons
  2. jugéé Fait et passé au chasteau du Groschené
  3. parroisse dud(it) Fillé es presences de maistre
  4. Claude Hubert licentié es lois demeurant
  5. a La Suze et François Niepceron marchand
  6. demeurant aud(it) Fillé tesmoins lesd(its)
  7. futturs et parants aont dit ne scavoir signer
  8. fors les soubzsignes constat en
  9. marge la grand chambre de, gloze trois
  10. leur mots approuves qui ne vallent
  11. ratture unze mots que cillabbes nuls
  12. plus ratture ttrois mots nuls [signatures] Marie Françoise
  13. Catherine Doujat Le Boindre
  14. R Chevalier F Niepceron M Le Vayer
  15. J Poullard Bellanger
  16. Ellissabeth
  17. Liette Catherine du Plessis
  18. Jacques Hangard

 

22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 17:41

Rappel de la législation en vigueur : L'utilisation des détecteurs de métaux est strictement interdite sur ces sites archéologiques et historiques. En cas de problème, prévenir la gendarmerie.

 

Code du Patrimoine,

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

 

Des renseignements complémentaires sur :

Ce week-end se sont déroulées les Journées Nationales de l'Archéologie. C'est l'occasion pour nous de donner un bref aperçu sur les traces archéologiques en Val de Sarthe.

On compte sur le Val de Sarthe plus d'une centaine d'entités archéologiques enregistrées dans les bases de l'administration. A cela il faut ajouter des découvertes ponctuelles qui laissent à penser que de nombreux autres sites sont à ajouter à cette liste. Par ailleurs, la plupart des communes du Val de Sarthe n'ont jamais connu de prospections archéologiques systématiques.

Il ne s'agit pas ici de présenter un inventaire complet, mais de donner un aperçu des traces archéologiques dans notre région.

 

Les diverses observations menées sur le terrain montrent que notre territoire est occupé depuis fort longtemps. Ainsi, à Voivres Lès Le Mans a été mis en évidence la présence d'une occupation moustérienne (-300 000 à – 30 000) en surplomb de l'ancien cours de la Sarthe.

Bref aperçu archéologique en Val de Sarthe
Bref aperçu archéologique en Val de Sarthe

Les découvertes montrent, très logiquement, que le couloir de la Sarthe a été fréquenté lors de l'époque préhistorique. Ainsi à Guécélard, les recherches de M. Gobenceaux attestent d'une présence préhistorique à diverses époques.

Le site de M. Gobenceaux où il montre la présence préhistorique à Guécélard.

En fait, dès que l'on prospecte, on trouve de l'outillage lithique laissé par les hommes préhistoriques.

Etival Lès Le Mans

Etival Lès Le Mans

Etival Lès Le Mans

Etival Lès Le Mans

Fillé sur Sarthe

Fillé sur Sarthe

Louplande

Louplande

Roézé sur Sarthe

Roézé sur Sarthe

Voivres Lès Le Mans

Voivres Lès Le Mans

A Fillé, la découverte d'une meule dormante atteste la présence des hommes à l'époque néolithique. C'est en quelque sorte un clin d’œil du passé à l’actuel moulin.

Fillé sur Sarthe

Fillé sur Sarthe

A l'extrême fin de la Préhistoire (époque protohistorique), les hommes ont édifié des mégalithiques. Il nous reste aujourd'hui le dolmen de la Pierre Couverte (classé MH 16/12/1982 ) à Parigné-le-Pôlin, mais il en existait d'autres tel le dolmen du Grand Moussu à Saint Jean du Bois ou le mégalithe de Pierreaube à Fillé dont il ne reste que le toponyme (littéralement « pierre blanche »). Ces monuments sont à placer dans une période allant du 5ème millénaire au 2ème millénaire av. J.-C.

Parigné le Pôlin

Parigné le Pôlin

Aux époques gauloises et romaines, notre territoire est densément occupé comme le montrent différentes découvertes.On y trouve par exemple une activité métallurgique (production de fer) attestée par la découverte de nombreux sites avec scories de fer, mais aussi des traces d'habitat sous formes d'enclos fossoyés et de constructions en dur.

Voivres Lès Le Mans - coulée de bas fourneau

Voivres Lès Le Mans - coulée de bas fourneau

Roézé sur Sarthe - zone de scories de fer sur site de production

Roézé sur Sarthe - zone de scories de fer sur site de production

Bref aperçu archéologique en Val de Sarthe
Louplande

Louplande

Etival Lès Le Mans

Etival Lès Le Mans

On connait des villas gallo-romaines à La Suze, Voivres, Chemiré le Gaudin, Souligné-Flacé, Etival, Fercé, Fillé, etc. Dans certains champs, ces habitants apparaissent sous la forme de mobiliers archéologiques visibles au sol.

 

La Suze - Villa

La Suze - Villa

La Suze -Villa

La Suze -Villa

Voivres Lès Le Mans

Voivres Lès Le Mans

Roézé sur Sarthe - Tessons indiquant la présence d'un habitat antique

Roézé sur Sarthe - Tessons indiquant la présence d'un habitat antique

Voivres Lès Le Mans - Morceau de meule gallo-romaine

Voivres Lès Le Mans - Morceau de meule gallo-romaine

A Chemiré le Gaudin, le site de la Tétardière a été partiellement fouillé en 1986/1987 lors des travaux autoroutiers. Les fouilles ont mis au jour la partie artisanale de la villa et les archéologues ont constaté une occupation romaine puis une autre médiévale (7ème au 13ème s.). Lors des mêmes travaux, la villa des Fourneaux à Souligné-Flacé est occupée entre le 1er et le 3ème s. alors que celle des Tertres se poursuit au 4ème s.

Chemiré le Gaudin - Céramique sigillée découverte à la Tétardière

Chemiré le Gaudin - Céramique sigillée découverte à la Tétardière

Certains chemins encore présents dans nos paysages correspondent à d'anciennes voies antiques.

Bref aperçu archéologique en Val de Sarthe

Au Moyen-Age, les paroisses se mettent en place ainsi que l'organisation féodale. Notre organisation territoriale actuelle est fortement calquée sur ces modèles médiévaux.

A Fercé, la présence mérovingienne est attestée par une découverte de sarcophages et d'une plaque-boucle vers le milieu du 19ème siècle. D'autres sarcophages ont été découverts à Guécélard, Fillé, etc.

Fercé sur Sarthe

Fercé sur Sarthe

A Louplande, dans l'actuel Vieux-Bourg est édifiée une motte féodale autour de laquelle va se développer l'ancien village de Louplande avant qu'il ne s'installe sur l’actuelle route de Sablé.

A Malicorne, les seigneurs installent une forteresse pour contrôler la rivière tout comme à La Suze où le seigneur construit un pont et perçoit un droit de péage.

Bref aperçu archéologique en Val de Sarthe

Le patrimoine archéologique est un bien fragile qui va au delà de la simple collection d'objets. Il permet de comprendre les origines et l'organisation d'un territoire sur lequel nous vivons. L'état actuel de cet espace est le fruit d'une longue construction. Et pour comprendre cette organisation, il est nécessaire de protéger ces vestiges afin de les transmettre aux générations futures dans les meilleures conditions.

 

 

6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 09:41

Des nouvelles ...

13 juin 2015 : De nouvelles affiches ont été éditées et posées dans le village.

Tout aurait pourtant été si simple grâce à un coup de fil pour demander une utilisation gracieuse plutôt que de rééditer des affiches.

Encore une fois, nous avons à déplorer qu'un de nos documents, publié sur ce blog, ait été utilisé sans notre accord.

 

 

 

 

L'affiche éditée et diffusée ces jours-ci.

L'affiche éditée et diffusée ces jours-ci.

Notre document pourtant signé !

Notre document pourtant signé !

Ce n'est pas la première fois que l'on copie et utilise nos travaux sans en demander l'autorisation.

 

Nous avions déjà relaté ici même la publication de nos clichés sans accord préalable en 2008 par la Communauté de Communes : http://canton-la-suze-sur-sarthe.over-blog.com/article-16958222.html

 

Le même soucis nous est arrivé il y a peu avec la mairie de Louplande qui avait utilisé nos travaux sans autorisation et en nous évacuant des commémorations : http://canton-la-suze-sur-sarthe.over-blog.com/2014/03/une-bourde-%C3%A0-louplande.html

 

 

 

 

 

Pourtant, à chaque fois qu'on nous le demande nous donnons l'autorisation pour utiliser nos documents. Cela ne nous gêne nullement d'aider d'autres associations ou des collectivités locales dans la mise en oeuvre d'activités qui mettent en avant notre territoire.

Nous l'avons fait dernièrement pour le moulin de Fillé (http://www.ile-moulinsart.fr/) à l'occasion de la Fête de l'eau. Nous avions donné notre accord sans aucun problème et le cliché utilisé a simplement été crédité à l'auteur.

 

Une affiche récente avec une de nos photographies utilisée avec autorisation et créditée.

Une affiche récente avec une de nos photographies utilisée avec autorisation et créditée.

On trouvera sur le site Legifrance les documents concernant le code de la propriété intellectuelle.

 

 

 

 

 

 

 

Vous êtes tout de même cordialement invités à cette manifestation très agréable au bord de l'eau.

Par contre n'oubliez pas de régler vos consommations car il est interdit de se servir sans avoir payé son dû ...

24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 08:55

S’il est des figures nationales qui passent dans l’oubli là où ils sont nés, Pierre de la Forêt en est un bon exemple.

Il naquit en 1304 ou 1305 à La Suze « de parents obscurs mais irréprochables » comme disent certains de ses biographes. Pas si obscurs que cela tout de même, surtout du côté de sa mère, Marguerite de la Chapelle native de La Chapelle Saint-Aubin, qui était la sœur de Geoffroy de la Chapelle qui deviendra évêque du Mans en 1338 ; les biographes de l’évêque Geoffroy rapportent que ses parents étaient cultivateurs et que son intelligence lui permit justement d’accéder à l’épiscopat. Par contre, on ne connait rien de son père, Philippe de la Forêt « homme du peuple très estimé dans le pays » ; certains biographes prénomment son père Pierre.

L'église de La Suze avec sa nef romane reprise au 19ème siècle.

L'église de La Suze avec sa nef romane reprise au 19ème siècle.

Enfant précoce, Pierre de la Forêt achève ses études brillamment puisqu’il termine ses humanités et sa philosophie dès l’âge de douze ans. Il poursuit en étudiant le droit civil et le droit canon, compétences qui lui permettent d’atteindre le grade de docteur. Ses qualités lui valent d’enseigner dans les universités prestigieuses de l’époque telles celles d’Angers et d’Orléans vers les années 1330/1335. Ses compétences sont telles qu’on vient de loin pour l’écouter. Localement, il avait bénéficié de la cure de Chemiré-le-Gaudin de la part de l’évêque Guy de Laval après avoir été admis en prêtrise; cela devait être bien loin de lui procurer l’épanouissement qu’un tel personnage pouvait espérer. En 1326, il est cité comme chanoine de Paris, prévôt de Saint Martin de Tours et archidiacre de Montfort près du Mans.

Ses brillantes capacités lui valurent de devenir avocat général du Roi Philippe VI de Valois au Parlement de Paris. Il obtint ainsi de nouveaux bénéfices religieux non négligeables comme par exemple diverses prébendes dans des églises de Paris et Rouen, mais aussi en celle de Saint-Pierre la Cour au Mans.

L'église de Chemiré le Gaudin (Sarthe).

L'église de Chemiré le Gaudin (Sarthe).

En 1347, à la mort de l’évêque Geoffrey de la Chapelle, son oncle, il est élu évêque du Mans ; mais son élection est invalidée par le pape Clément V. Il est alors nommé chancelier de Normandie par Jean, duc de Normandie, fils de Philippe VI de Valois et futur roi de France sous le nom de Jean II le Bon. Cela montre les liens étroits à cette époque entre le Maine et la monarchie puisque Jean est né en 1319 à château du Gué de Maulny au Mans. Pour illustrer la confiance que le roi porte à Pierre de la Forêt, on peut citer son rôle en tant que négociateur dans le transport du Dauphiné à la France par le traité de Romans en 1349 ; expérience relativement douloureuse puisque Pierre de la Forêt sera enlevé lors d’une sortie mal gérée. A cette même époque, il avait aussi acheté au nom du roi Philippe VI la seigneurie de Montpellier.

Quelques mois plus tard, Philippe VI de Valois le nomme chancelier de France. En juillet de la même année, il devient évêque de Tournai. Il occupe alors une place prépondérante dans l’entourage et sera souvent appelé à négocier des accords internationaux.

 

Philippe VI de Valois meurt en 1350 et Pierre de la Forêt devient son exécuteur testamentaire. Il devient ensuite évêque de Paris, puis archevêque de Rouen en 1352. Les années 1350 sont pour Pierre de la Forêt une décennie très importante. Il doit mener des négociations avec les Anglais en ce début de Guerre de Cent-Ans, négociations capitales alors que le roi Jean II le Bon est fait prisonnier suite à la bataille de Poitiers en 1356. Parallèlement, il doit affronter certains Grands du Royaume qui l’ont fait déchoir de son titre de chancelier suite à la convocation des Etats Généraux de 1355. C’est lui-même qui avait ouvert cette session des Etats-Généraux par un discours sur l’état du Royaume et, déjà, sur la nécessité de trouver une solution pour remplir les caisses de l’Etat. Il ira même à Londres en 1358, puis sera réinstallé dans sa fonction de chancelier en 1359 par Charles, alors dauphin de France.

Philippe VI et Jeanne de Bourgogne à la chapelle royale du Gué de Maulny

Philippe VI et Jeanne de Bourgogne à la chapelle royale du Gué de Maulny

La mort de Philippe VI de Valois

La mort de Philippe VI de Valois

La capture de Jean II le Bon lors de la bataille de Poitiers (1356)

La capture de Jean II le Bon lors de la bataille de Poitiers (1356)

Pierre de la Forêt fut également anobli en 1354 avec deux de ses frères (Jean et Roch selon certaines sources). Cet anoblissement était nécessaire pour pouvoir jouir pleinement de la châtellenie de Louplande qu’il venait d’acquérir. L’année 1356 marque pour lui la consécration de sa carrière religieuse puisqu’il devint cardinal. Il rejoint la cour papale installée à Avignon mais est sans doute victime de l’épidémie de peste qui touche alors la région. Il y meurt en juin 1361, cette épidémie ayant décimé, entre autre, une partie des religieux puisqu’une centaine d’évêques et neuf cardinaux trépassent. Pierre de la Forêt est inhumé dans la cathédrale du Mans tandis que son cœur reste à Villeneuve-lès-Avignon. Sa sépulture sera détruite en 1562 lors des dégradations commises par les protestants en la cathédrale Saint Julien.

François Du Chesne, Histoire de tous les cardinaux françois de naissance, 1660

François Du Chesne, Histoire de tous les cardinaux françois de naissance, 1660

Certaines références donnent pour frères Philippe, Guillaume, Jean et Dreux ; il aurait aussi trois sœurs dont Jeanne, abbesse de Chelles, et deux autres dont le prénom ne nous est pas donné. Jean et Dreux, ainsi que leurs deux beaux-frères, Guillaume Musnier et Mathieu Bouchet auraient été anoblis en 1352.

4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 08:36

Ce vendredi 3 avril 2015, la pluie a daigné céder sa place le temps que se fasse l'inauguration de la nouvelle roue du moulin de Fillé. Arrêtée depuis 1975 depuis la fin de l'activité de la meunerie sur ce site, la roue avait été restaurée à la fin des années 90 grâce à l'intervention des bénévoles de l'Association de Sauvegrade des Amis du Moulin de Fillé. L'intervention de l'époque consistait à refaire la roue à l'identique.

Or en 2015, des travaux ont été effectués afin d'améliorer la production. En place des anciennes pales droites, ont été installées des pales courbes qui permettent de mieux récupérer la force hydraulique.

Profitant de cette restauration, le site propose à l'occasion de la fête de l'eau le dimanche 5 avril des actvités.

Des renseignements supplémentaires sont disponibles aux adresses suivantes :

http://www.ile-moulinsart.fr/

http://www.ile-moulinsart.fr/25/03/2015/fete-de-leau/

http://www.ile-moulinsart.fr/moulin-st-cyprien/

 

 

 

 

 

Une nouvelle roue au moulin de Fillé (Sarthe) sur le site de MoulinSart
Une nouvelle roue au moulin de Fillé (Sarthe) sur le site de MoulinSart
Une nouvelle roue au moulin de Fillé (Sarthe) sur le site de MoulinSart
Une nouvelle roue au moulin de Fillé (Sarthe) sur le site de MoulinSart
Une nouvelle roue au moulin de Fillé (Sarthe) sur le site de MoulinSart
Une nouvelle roue au moulin de Fillé (Sarthe) sur le site de MoulinSart
Une nouvelle roue au moulin de Fillé (Sarthe) sur le site de MoulinSart
Une nouvelle roue au moulin de Fillé (Sarthe) sur le site de MoulinSart
Une nouvelle roue au moulin de Fillé (Sarthe) sur le site de MoulinSart