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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 16:37
  1. Divers camps en Sarthe

    1. Le Mans

Le Mans concentre plusieurs camps. Les plus importants sont dans la zone sud de la ville à proximité de la gare de triage, point d'arrivée et de départ des différentes divisions vers les ports d'embarquement. En effet, de là on peut se connecter sur Tours, et donc sur Bordeaux, sur Saint-Nazaire et Brest.

Le plus important d'entre eux est le Forwarding Camp (le camp de renvoi) installé au niveau de l'actuel aéroport du Mans et qui servait déjà à loger les soldats avant leur montée sur le front. Cependant les structures étaient assez minimalistes et les hommes dormaient sous leurs petites tentes individuelles (pup tents).

Après l'armistice il deviendra le plus grand camp de France. Les soldats se plaignent du terrain sableux qui rend l'installation pénible. Y étaient logées de petites unités et les divisions qui s’apprêtaient à partir vers les ports d'embarquement. La vie y était plutôt compliquée comme le rapportent les témoignages américains. Le YMCA s'y est trouvé dans une situation difficile, devant gérer dans l'urgence l'afflux de soldats avec un personnel et du matériel trop rares. Début octobre 1918 est érigée la première baraque surnommée « Hurrah hut » et mesurant environ 20 m. X 60 m. Ce fut pendant quelques mois la seule structure en dur du camp, donc ce fut aussi le seul endroit chauffé et il n'y a rien de surprenant à ce qu'elle soit qualifiée de sanctuaire tant le réconfort qu'elle apportait était grand. Les animations consistent en la diffusion trois fois par semaine de films ou alors de petits spectacles présentés par les soldats. Gros succès pour ces activités où les places assises sont occupées longtemps à l'avance.

On peut se faire une idée de l'arrivée au camp grâce au journal du 105th Regiment of Engineers qui après avoir remis en état une partie du réseau routier sarthois migre en mars 1919 vers le Forwarding Camp pour préparer son départ. Le 4 mars, le bataillon quitte ses quartiers généraux (Souligné-sous-Ballon et Montbizot) en camion mais également à pied. En arrivant, les soldats sont logés sous les tentes. Le lendemain, alors que le 1er bataillon en a terminé avec l'épouillage, c'est le 2ème bataillon qui arrive et prend la place du 1er bataillon qui passe vers les baraques alors que les nouveaux arrivants prennent les places vacantes sous les tentes.

En janvier 1919, une deuxième baraque voit le jour. Ce ne fut pas un luxe alors qu'environ 30 000 soldats fréquentaient le camp. Puis le YMCA fit construire Georgia Hut avec une cantine, une bibliothèque, un piano et une scène qui a accueilli entre janvier et juillet 3000 soldats quotidiennement. Le YMCA a aussi construit un immense hangar ainsi qu'un auditorium que l'on disait être une des plus belles salles de France. On y jouait chaque jour des représentations et on estime qu'environ 450 000 hommes sont passés par cette salle. Les hommes de la 28th Division construiront également la « Keystone Hut », érigée en un temps record de 17,5 heures et fort appréciée des hommes car étant juste à côté de la zone d'épouillage. Les hommes disent d'ailleurs de cette baraque que c'est « un oasis dans le désert ».

Il y a même des cas où les soldats qui attendent au camp leur départ vers les ports doivent retourner ailleurs. Le capitaine Sylvester Benjamin Butler écrit une lettre à sa mère le 3 juin 1919 et lui dit qu'il était au Forwarding Camp mais a dû être transporté vers le Belgian Camp car les transports n'étaient pas prêts et que les troupes en attente étaient beaucoup trop nombreuses.

Camp Etat, dans le quartier du Maroc, tient son nom de la cité « Camp État » où logeaient les cheminots de la compagnie de l’État à proximité de la gare de triage. Il sera doté d'une baraque nommée « Texas » en l'honneur du major Maxwell officier commandant Le Mans Division. Bénéficiant de l’électricité et décorée en bleu et gris, elle servira de salle de spectacle, de salle d'écriture, de cuisine et de bibliothèque.

 

Toujours dans la zone sud du Mans et à proximité de la gare de triage se trouvait le Spur Camp. C'était un camp bien équipé avec 25 entrepôts métalliques, 85 baraques, 8 écuries avec une capacité de 100 chevaux chacune et des corrals pour des milliers d'autres chevaux, une centrale électrique et de gaz, une boulangerie pouvant cuire 62 000 pains par jour. Le YMCA y installé des structures pour le quotidien et le confort des soldats. Il semble que ce soit de cet endroit que les troupes stationnées au Forwarding Camp partent vers les ports d'embarquement.

Classification Camp est installé sur le lieu de la caserne Chanzy, endroit où se situe aujourd'hui le Parc Monod et connu anciennement sous le nom de « 117ème ». La caserne avait servi aux troupes américaines avant l’armistice et on y trouvait déjà le YMCA dès le mois d'août 1918. Mais à partir de novembre 1918, le nombre de soldats est si important qu'ils sont obligés de coucher dans leur tente individuelle sur le terrain de sport devenu une véritable pataugeoire. On a alors compté 60 000 hommes en attente de partir au front.

Salvage Camp (littéralement le camp de récupération) s'occupait des effets des soldats américains. Le YMCA y a installé une baraque pour apporter un peu de réconfort aux soldats qui travaillaient dans un environnement pas facile.

Overhaul Park était le parc de révision pour le matériel. Y sont stockés divers véhicules militaires : camions, voitures, camionnettes dont les fameuses Tin Lizzies. C'était une véritable ruche où plus d'un millier d'hommes s'affairaient autour des engins.

 

En ville, plusieurs lieux servent aux soldats américains. Il y avait sur la place des Jacobins un campement dont la figure emblématique était la YD (York Harbour) Hut installée par le YMCA non loin de la cathédrale. Cette baraque était différente de celles qui existaient dans les camps. Elle était recouverte d'un treillis de bois vert sur fond blanc lui donnant l'aspect d'une folie dans un jardin et l'intérieur avait été décoré par un artiste manceau. Ajouté à cela des jardinières ainsi qu'une vigne grimpante et vous donnerez une excellente image des troupes américaines en ville. Il y avait aussi Central Hut dans la vieille ville ou encore Kansas Hut dans les jardins des Jacobins.

A la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Sarthe se trouvait le quartier général de l'armée américaine.

Place des Jacobins au Mans (YMCA)

Place des Jacobins au Mans (YMCA)

  1. En dehors du Mans

Les divisions sont souvent éclatées comme le précise le rabbin Lee J. Levinger : « La division [...] était logée dans quarante villages [autour de Montfort le Rotrou], largement dispersés dans les campagnes, et notre artillerie, qui avait combattu dans le secteur américain, était contenue par dix autres, situées près de Laval, à environ cinquante milles de distance. »

Certains camps militaires vont accueillir ces troupes. C'est le cas du camp d'Auvours à Champagné qui avait accueilli auparavant des soldats belges et britanniques. D'ailleurs pour les Américains, c'est le « Belgian Camp » dont ils réutilisent les infrastructures. Là encore, le YMCA va prendre en charge une partie de l'occupation des soldats. Ainsi à Noël 1918, les soldats aideront à la décoration de sapins pour les enfants de réfugiés. Les conditions ne sont pas très agréables (cantine et théâtre trop petits). On comptait environ entre 3000 et 4000 hommes dans ce camp. Il faut attendre le mois de février et l'annonce des premiers transferts vers les États-Unis pour que le moral remonte. Neuf nouvelles baraques seront édifiées et au mois de juin l'installation sous les arbres donne l'illusion d'un camp d'été. Il faut dire que la grande rencontre de tir en mai ne pouvait pas se dérouler dans un endroit trop sordide.

Le capitaine Butler en juin 1919 trouve que le camp d'Auvours est beaucoup plus agréable que le terrain sableux et mal organisé du Forwarding Camp. On a là le ressenti d'un soldat qui dans une lettre à sa mère fait apparaître très clairement la différence entre les camps de passage et cette énorme usine de préparation à l'embarquement qu'était le Forwarding Camp. Pour lui, le Belgian Camp est un modèle de propreté et d'ordre où on a laissé les arbres ; il est sous le charme des robiniers blancs en pleine floraison et qui bordent les routes.

 

 

Soldats américains à Auvours

Soldats américains à Auvours

Mais la place disponible au sein des infrastructures militaires est largement insuffisante et il faudra créer des camps temporaires pour les troupes américaines.

Ces camps sont souvent installés dans les chefs-lieux de canton et une partie des troupes de passage logeaient dans les villages voisins.

Le camp de Parigné-l'Evêque est la réutilisation de l'ancien camp belge installé dans la commune lorsque le camp d'Auvours s'est avéré être trop petit. Il accueillera peu de temps après l'armistice les troupes du 3rd Provisional Transport Regiment dépendant de la 86th Division Blackhawk. Puis le site deviendra l'école de police militaire. Là encore le YMCA va installer une structure d'accueil permettant aux soldats de profiter d'une cantine et d'une baraque pour les activités.

Par exemple, la 30th Division s'installe à Ballon en novembre 1918. D'autres régiments de cette division sont basés à Beaumont avec une répartition des bataillons sur les communes de Ségrie, Vernie, Mézières, Assé le Riboul, Saint-Christophe, Sainte-Sabine, etc. La vie n'est pas toujours facile comme le montre une lettre du soldat Skinner, écrite depuis Ballon, à ses parents en janvier 1919 ; comme souvent la revue des troupes par le général Pershing est un signe d'espoir. Il relate aussi dans sa missive la joie de prendre un premier vrai bain depuis son arrivée en France.

 

La 35th Division était dans la région de Montfort-le-Gesnois au mois de mars 1919 et la 80th Division était à Ecommoy en avril 1919. A noter qu'on trouvait dans la 35th Division le 129th Field Artillery dont un des capitaines était un certain Harry S. Truman, futur Président des États-Unis, qui logea au château du Chesnay à Courcemont. Le 129th F.A. était descendu à la gare de Connerré pour ensuite repartir ses soldats sur Courcemont et Beaufay. Les soldats ont gardé une bonne image de la région mettant en avant les beautés de la nature préservée des ravages de la guerre. Il faut dire aussi qu'on était alors aux portes du printemps et que la situation était plus enviable que ce qu'avaient vécu leurs camarades au cours de l'hiver dans les grands camps autour du Mans.

La 36th Division arrivée en Sarthe au printemps 1919 est basée à Montfort-le-Gesnois et une partie de ses troupes est répartie sur les communes de Torcé-en-Vallée et Thorigné sur Dué. Ce temps d'attente avant le départ vers les ports d'embarquement permet de vérifier les états de service, de procéder aux visites médicales, de refaire le paquetage ou encore d'épouiller les soldats.

 

Le rabbin Lee J. Levinger était chapelain au front, puis après l'Armistice il est envoyé au Mans travaillant pour le Jewish Welfare Board. Il s'installe à Montfort le Rotrou (le Gesnois aujourd'hui) où « les minuscules maisons grises semblaient toutes datées de l'époque d'Henri de Navarre ». Il explique comment sont logés les soldats : « Les hommes vivaient principalement dans des granges, comme les maisons étaient occupées par les paysans, qui avaient besoin de leurs propres pièces. [...] Parce que nous étions dans une région peuplée, seules des unités plus petites pouvaient être logées dans un seul village, ce qui signifiait moins d'accès aux lieux de divertissement. Le village typiquement français n'a pas de salle assez grande pour le cinéma, à l'exception du seul lieu d'assemblée, l'église; Apparemment, les agriculteurs et les villageois n'ont pas d'amusements sauf boire, danser (dans les petites salles bondées) et la fréquentation de l'église. » Et d'ajouter que « le soldat moyen ne rencontrait pas la meilleure classe de Français, seuls les paysans et les prostituées des villes. Il avait peu de goût pour les merveilleux trésors architecturaux et historiques du pays. Il ne pouvait parler la langue au-delà de ses besoins élémentaires. »

 

Certains éléments de 81st Division sont installés au nord du Mans. Le 321st Infantry arrive en Sarthe en mai 1919, installe son quartier général à La Guerche et réparti ses bataillons sur les communes de Souligné-sous-Ballon, La Bazoge, Joué l'Abbé, Neuville. Comme ailleurs, on occupe le temps par des inspections et des revues. Début juin, les soldats partent vers Saint-Nazaire afin d'embarquer vers les États-Unis.

La 83rd Division occupe des villages du sud et de l'ouest de la Sarthe : le 49ème d'infanterie à Conlie, le 329ème d'infanterie à Ecommoy, le 330ème d'infanterie à Laigné-en-Belin, le 331ème d'infanterie à La Suze, et un régiment d'artillerie à Mayet.

 

A SUIVRE

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 16:55

Rhone (Ruisseau de) (1810, E3) : Le cours d'eau auprès duquel s'installe au début du Moyen-Age Coelhard et que l'on franchissait grâce à un gué. Prenant sa source à Saint Mars d'Outillé dans les landes de Rhonne, il rejoint la Sarthe à Guécélard. L'origine du nom n'est pas très claire, comme souvent concernant ces noms très anciens. Il semblerait que cela vienne du celtique « tourner vivement », ce qui pourrait être attribué alors à de nombreux cours d'eau. Il faut quand même remarquer que dans les premières centaines de mètres après la source, le Rhonne prend la direction nord-est et qu'ensuite il fait un brusque virage pour partir vers l'ouest.

Le Rhonne dans le bourg de Guécélard

Le Rhonne dans le bourg de Guécélard

Ronceraie (Gué de la) (1844, D5) : Voir ci-dessous.

 

Ronceraie (La) (1810, E4 ; 1844, D5) : Le lieu habité par Ronce, patronyme très fréquent dans l'Ouest de la France. Ou encore un lieu où se trouvaient des ronciers.

 

Seunay (Le) (1844, D1) : Un nom peu courant et qui pourrait provenir d'un très ancien patronyme gallo-romain ou gaulois.

 

Soufflardière (La) (1810, E3 ; 1844, D2) : Le lieu habité par Soufflard.

 

Soufflardière (Arche de la) (1844, D2) : Voir ci-dessus.

 

Toucheries (Les Grandes) (1844, D1) : Ce lieu était jadis en tourne entre les paroisses de Spay et de Moncé. Il peut s'agir du lieu habité par Touche ; mais cela peut aussi être en lien avec le vieux français « toche », « tosche » qui veut dire bosquet. Avec cette dernière acceptation, on est dans l'idée de défrichement d'un espace boisé.

 

Toucheries (Les Petites) (1844, D1) : Voir ci-dessus.

 

Touchis (Les Grands) (1810, E2) : Voir ci-dessus.

 

Touchis (Les Petits) (1810, E2) : Voir ci-dessus.

 

Villette (1810, E1 ; 1844, C1) : Depuis le Moyen-Age, le nom a peu varié. On peut l'interpréter comme voulant dire la petite villa, c'est à dire le petit domaine. Cette terre dépendait des seigneurs de Buffe, puis ensuite de ceux du Groschenay.

Villette sur la carte de Cassini (1765)

Villette sur la carte de Cassini (1765)

Vivier (Le) (1810, E2 ; 1844, D1) : Le Vivier est connu dès le Moyen-Age. Cela désigne une pièce d'eau dans laquelle on gardait des poissons. Le lieu-dit est à proximité du ruisseau de l'Anerai.

 

Vivier (Le Petit) (1844, C2) : Voir ci-dessus.

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 17:38

Volontairement, toutes les sources pour cet article n'apparaissent pas.

Par ailleurs, nous sommes toujours à la recherche d'informations ou de documents sur le sujet.

En avril 1917, le Président Wilson engage les États-Unis dans la Première Guerre Mondiale. Dès lors, des troupes américaines vont débarquer pour rallier le front et on comptera au moment de l'Armistice environ deux millions de soldats américains en France. La Sarthe et Le Mans sont, de par l'organisation du réseau de transport, une plaque tournante pour la redistribution des troupes vers les ports du retour.

Le Président américain Woodrow Wilson

Le Président américain Woodrow Wilson

A. Avant l'armistice

Des troupes américaines s'arrêtaient déjà au Mans après leur arrivée en France. La zone de transit est nommée 2nd Depot Division. La 83th Division du général Glenn arrive en France au cours du mois de juin 1918 et va gérer la dite zone en formant plus de 195 000 militaires. Certaines unités restent là quelques jours pour suivre des formations comme par exemple une formation aux gaz. Ou encore les dernières unités de la 34th Division qui débarquent en France le 24 octobre 1918 ; elles sont ensuite cantonnées dans la zone mancelle. En fait certaines divisions américaines arrivées au cours de l'automne 1918 restent au Mans comme troupes de réserve. D'ailleurs certaines quitteront la France dès décembre 1918 sans être montées au combat. Le témoignage d'un soldat américain explique assez bien ce parcours en France à partir de l'automne 1918 : « Nous avons pris la mer le 29 septembre et sommes arrivés à Brest, France, le 8 octobre 1918. Nous sommes restés à Brest pendant 3 jours. Nous étions stationnés à Cremay pendant 2 semaines et de là nous sommes allés au Mans. Nous sommes arrivés là le 30 octobre, nous sommes restés un jour, et avons ensuite été transférés par camion à Cérans-Foulletourte, en France [...] et de là nous sommes allés à Saint-Ouen [...]. Nous étions sur le champ de tir le 11 novembre, jour de l'armistice. De là, nous sommes allés à Écommoy [...]. Nous quittâmes Écommoy le 1er janvier 1919, retournâmes à Brest et puis aux États-Unis le 23 janvier 1919. » 

 

Des clichés montrent des exercices de tirs dans les communes de La Suze et de Mayet en octobre 1918. On peut encore voir à Guécélard les vestiges du stand de tir.

Le stand de tir de Guécélard

Le stand de tir de Guécélard

En juillet 1918, des cérémonies se déroulent au Mans à l'occasion des fêtes nationales américaine et française. Des troupes américaines défilent alors sur la place des Jacobins.

En octobre 1918, l'AEF chaplain school s'était installée au château d'Aux (Villaines) à Louplande. La question des chapelains était rapidement devenue une question d'importance avec plus de deux millions de soldats envoyés en Europe. De plus, ces hommes devaient avoir une formation propre aux activités en zone de combat. En France, une école a été ouverte à Neuilly-sur-Suize (Haute-Marne) permettant aux religieux d'avoir une préparation militaire ; elle sera ensuite déplacée à Louplande.

 

Défilé au Mans

Défilé au Mans

Le château de Villaines à Louplande

Le château de Villaines à Louplande

B. Les camps de transit au Mans et en Sarthe en attendant le retour vers les États-Unis

L'armistice étant signé le 11 novembre 1918, une armée d'occupation reste sur les zones de combat. Mais l'idée du rapatriement des troupes américaines vers leur pays va logiquement prendre place chez l'état-major, surtout que pour beaucoup de soldats américains le fait de rester en Europe n'a aucun sens. Le Mans area n'est alors qu'un élément du Service of Supply (Service d'Approvisionnement). Cependant, l'abondance de soldats fera qu'il va falloir prendre le temps d'organiser ce rapatriement et d'étaler les départs depuis la France. En attendant le départ, il faudra implanter des camps de transit en arrière des ports d'embarquement sur la façade atlantique face aux États-Unis (Bordeaux, Saint-Nazaire et Brest). De plus Le Mans bénéficie d'une toute récente gare de triage mise en service en 1914 dans la zone sud du Mans entre la route d'Angers et la Sarthe. La zone mancelle permet ainsi de desservir rapidement les ports de Bordeaux, Saint-Nazaire, Brest et Le Havre en profitant d'un réseau ferré qui permet de se connecter directement sur ces zones. Par ailleurs, le réseau départemental de tramways à vapeur sur voie étroite est bien réparti sur le territoire et permet d’accéder au Mans dans de bonnes conditions. Le Mans area devient à partir de la mi-décembre 1918 une unité particulière nommée American Embarkation Center. C'est ainsi que la Sarthe s'est retrouvée avec une arrivée massive de doughboys du corps expéditionnaire américain (American Expeditionary Force). Cette zone couvre une surface au delà des limites du département en incluant une partie des départements de l'Orne et de la Mayenne. Elle va accueillir jusqu'à plus de 200 000 hommes simultanément. Cette immense zone a été divisée en secteurs pouvant accueillir les quartiers généraux de dix divisions.

 

Carte publiée dans CMH vol. 15

Carte publiée dans CMH vol. 15

Une liste des camps est donnée par le YMCA : Le Mans Depot Division (Classification Camp, Spur Camp, Camp Etat, Overhaul Park, Salvage Camp, Parigné-l'Evêque et plusieurs camps annexes dans et autour de la ville), Forwarding Camp, Belgian Camp, Ecommoy, La Suze, Sablé, Conlie, Ballon, Montfort, La Ferté-Bernard, Mayenne, Laval, Château-Gontier, Alençon et Rennes.

 

C. L'arrivée

A partir de la fin des hostilités, et selon les ordres des différents régiments, les troupes américaines migrent vers l'ouest de la France. Les premières troupes arrivent au Mans dès le mois de novembre 1918 comme l'indiquent les ordres du 2ème Corps d'Armée US. Ainsi la 30th Division est cantonnée au Mans à partir du 24 novembre 1918. Les consignes sont strictes quant au comportement à avoir : les soldats représentent l'armée et le peuple des États-Unis ; ils doivent donc avoir une attitude digne.

 

Après parfois de longues marches au travers des anciens champs de bataille, les soldats embarquent dans des trains. Chaque convoi devait être composé de 17 wagons plats, de 30 wagons fermés et d'une voiture pour les officiers. Le voyage dure quelques jours et se fait souvent dans des wagons à bestiaux abritant une soixantaine d'hommes. L'intendance doit gérer les difficultés d’approvisionnement. Des accidents se produisent parfois et certains soldats meurent lors du retour vers Le Mans. Ce fut le cas par exemple pour les soldats Walter A. Mankins et SC Siquerious du 113th F.A. décédés en janvier 1919 à Trondes (Meurthe et Moselle). Le Norwich Bulletin (Connecticut) rapporte dans son édition du 18 avril 1919 que 14 soldats américains et 6 soldats français, essentiellement des Bretons, furent tués près du Mans dans un accident ferroviaire. Il s'agit de l'accident de Sillé-le-Guillaume dont un compte-rendu fut publié dans le quotidien l'Ouest-Eclair des 18 et 19 avril 1919. Quatre trains se suivaient à moins de 20 minutes d’intervalle ; le premier train rencontrant des problèmes mécaniques entre Conlie et Sillé est obligé de s'arrêter. Une mauvaise interception de l'information a fait que le train suivant n'a pu éviter la collision, provoquant un très lourd bilan humain. L'article parle de soldats américains permissionnaires mais on peut penser qu'ils rejoignaient plutôt Brest afin d'embarquer vers le Etats-Unis.

 

La Une du Ouest-Eclair du 19 avril 1919

La Une du Ouest-Eclair du 19 avril 1919

Au Forwarding Camp, les troupes entrantes passent par le R.T.O. (Railroad Transportation Office) où le YMCA propose un chocolat aux arrivants, jusqu'à 10 000 certains jours. L'efficacité de ce service surprend d'ailleurs certains hauts gradés.

En arrivant au camp, il faut passer par la zone d'épouillage où l'on reste entre trois et dix jours. C'est un moment assez difficile pour les hommes qui doivent pendant ce temps rester isolés des autres. Cette désinfection est décrite par le 1er lieutenant William Holmes Dyer du 317th Ammunition Train. Les hommes enlèvent leurs vêtements et les déposent en tas sur le sol ; puis plus loin ils ôtent leurs sous-vêtements. Alors ils entrent dans une pièce chauffée et ont droit à un bain avec savon et désinfectant. Ensuite, ils reçoivent un nouveau lot de vêtements propres, mais pas toujours avec les bonnes tailles. Dès lors, ils intègrent de nouvelles baraques pour éviter toute nouvelle contamination.

 

Des aménagements au Forwarding Camp (source YMCA)

Des aménagements au Forwarding Camp (source YMCA)

Pour ceux qui arrivent dans les villes ou villages, il faut loger chez l’habitant. Les officiers sont dans les châteaux et maisons, alors que les soldats trouvent abri dans les granges. C'est ce que se passe pour le 103rd Field Atrillery (26th Division) lorsqu'il arrive à Pontvallain. On cherche les meilleures cuisinières capables de cuisiner les French fried potatoes et aussi les élevages de lapins.

Le journal du colonel Joseph Hyde Pratt relate l'arrivée des troupes à Marolles en novembre 1918. Le premier soucis est lié à la consommation d'alcool dont sont friands un certain nombre de soldats ; cependant, et à leur décharge, il faut bien reconnaître que les sarthois ont trouvé dans cette consommation une bonne occasion de se faire de l'argent. Les cafés sont bien sûr en cause dans cette histoire mais le colonel rapporte que les habitants en profitent également en vendant aux soldats du « cognac ». Le rappel à l'ordre passe par des sanctions telles que la perte de leur grade pour les caporaux et les sergents, mais aussi par un travail avec le maire et le curé.

 

L'arrivée sur la Sarthe et la dispersion vers les différentes zones de cantonnement va nécessiter d'avoir un réseau routier de bonne qualité. Ainsi, le 105th Regiment of Engineers (30th Division) se verra confier en février 1919 la mission d'entretien du quart nord-est du réseau routier sarthois entre les routes de Saint-Calais et d'Alençon. La priorité porte sur la route nationale 138 dite route d'Alençon. Les matériaux nécessaires à l'entretien seront pris dans une carrière à Fresnay-sur-Sarthe. Un état des routes est effectué et les camions transportent la pierre pour réparer les mauvaises portions telles que celles au sud de Beaumont-sur-Sarthe ou encore au nord de Oisseau-le-Petit. Les principaux axes routiers sont inspectés un à un et des ordres sont donnés afin que différents groupes interviennent pour effectuer les réparations. En fait, ce régiment avait reçu sa mission dès le début du mois de décembre 1918 afin de faciliter la circulation des troupes américaines en Sarthe. Début mars, le régiment reçoit l'ordre de se rendre au Forwarding Camp afin de préparer son rapatriement.

 

Une carte américiane concernant la partie nord-est de la Sarthe

Une carte américiane concernant la partie nord-est de la Sarthe

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:52

Hannarée (Ruisseau d') (1844, C3, D2, E1) : C'est la transcription phonétique par le topographe du XIXème siècle du mot « Anerai ». Sauf que si on remonte le cours d'eau, on arrive sur la commune d'Arnage sur un lieu-dit nommé « Anarré », ou encore « Annaré » sur le cadastre de 1813 de Moncé en Belin. A la fin du XVIIème siècle, il est écrit « Anneré ». De prime abord, on pourrait s’orienter vers le lieu où se trouvaient des ânes. Mais il existe d'autres cours d'eau en France qui ont un nom très proche. Certains font venir le nom du gaulois « ana-ritu » (marécage/marais + gué) ; ce qui correspond bien à ce que l'on voit chez nous.

 

Jarrier (Le) (1810, F2 ; 1844, E3) : On trouverait au XIIème siècle la forme « Jarriaco ». En vieux-français, « jarrie/garrie » indique une terre inculte.

 

Lunerotte (Ruisseau de ) (1810, E4) : Il prend sa source sur la commune de Laigné en Belin et rejoint d'autres ruisseaux sur la commune de Guécélard. La terminaison « rotte » semble être liée à l'idée de cheminement, petit passage. Par contre il existe diverses versions pour « lune ». Pour certains, cela serait en rapport avec un culte lunaire ; pour d'autres ce serait une inversion de lettres et il faudrait lire « nulerotte » c'est à dire le ruisseau qui ne mène nulle part. Nous pensons plutôt que cela est à rapprocher du nom d'autres cours d'eau : Orne. En effet, si on prend l'Orne Champenoise distante de quelques kilomètres, elle est appelée à la fin du XIème siècle « Lunna » ou encore « l'Oune » au XIIème siècle ; cela viendrait d'un mot très ancien, comme souvent pour les cours d'eau, « onna, onno » voulant dire cours d'eau.

Un très ancien gué sur le ruisseau de Lunerotte en limite communale entre Guécélard et Saint Gervais en Belin.

Un très ancien gué sur le ruisseau de Lunerotte en limite communale entre Guécélard et Saint Gervais en Belin.

Maisons (Les Grandes) (1844, E3) : Cela peut indiquer une habitation particulière, remarquable, ou encore un hameau regroupant plusieurs habitations ce qui pourrait être le cas ici.

 

Martinière (La) (1810, E3 ; 1844, D2) : C'est le lieu habité par Martin. A noter que furent découverts en 1954 dans ce secteur cinq sarcophages que l'on attribue à l'époque mérovingienne.

Martrés (Cours d'eau des) (1844, C1) : Ce cours d'eau tire son nom d'un lieu-dit voisin mais sur la commune de Spay. Sans rentrer dans les détails sur l'étymologie du nom, ce toponyme pourrait indiquer la présence d'une nécropole. Nous reviendrons sur ce nom lorsque nous aborderons la commune de Spay.

 

Métairie (La Petite) (1844, D2) : La métairie désigne une grosse ferme exploitée par un métayer ; elle est plus importante qu’un bordage.

 

Mondan (1810, F2 ; 1844, E4) : Un nom très rare en Sarthe. Mondan était une ancienne seigneurie de Guécélard, positionnée sur les rives de la Sarthe et étant donc un point de contrôle du trafic. Elle dépendait de la châtellenie de Château du Loir. Pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances, on pourra consulter http://gbcx54.blogspot.fr/2015/05/mondan-un-site-un-nom-une-seigneurie.html Il semble qu'on puisse éliminer la piste de « mont » puisque les écrits anciens n'indiquent jamais cette possibilité. Il faut donc sans doute s'orienter vers le patronyme germanique « Mundo » que l'on rencontre à la fin de l'Empire Romain. Cela est d'ailleurs en adéquation avec la présence d'un « Coelhard » dans le même secteur.

Le site de Mondan sur l'Atlas de Trudaine (XVIIIème siècle)

Le site de Mondan sur l'Atlas de Trudaine (XVIIIème siècle)

Mollière (La Grande) (1844, C3) : Les dictionnaires de français ancien renvoient vers Maillière, Molière qui sont des toponymes indiquant des terres humides, marécageuses. Cela vient du vieux français « mol » voulant dire « mou ». Le lieu-dit se situe à proximité du ruisseau de l'Anerai, ce qui explique la présence de terres humides.

 

Mollière (La Petite) (1844, C3) : Voir ci-dessus.

 

Mollière (Le Gué de la) (1844, C3) : Voir ci-dessus.

 

Morière (La Grande) (1810, E1) : Voir ci-dessus.

 

Morière (La Petite) (1810, E2) : Voir ci-dessus.

 

Musardière (La) (1810, F3 ; 1844, E2) : Le lieu habité par Mus(s)ard.

Petrie (La) (1810, E3 ; 1844, D2, D3) : Il pourrait s'agir d'un dérivé du latin « petra » et cela indiquerait donc la présence d'un terrain pierreux ; ou alors l'endroit où se trouvait une pierre remarquable (borne, menhir, etc.).

 

Plessis (Le) (1810, F1 ; 1844, E1) : C'est un grand classique en Sarthe. Le nom vient du latin populaire « plaxum » signifiant « haie ». En Normandie, on utilise le verbe « plesser » pour le pliage et l'entrelacement des branches. En patois sarthois, c'est « piesser » pour l'action d'entremêler par pliage des rameaux. Ces haies « plessées » utilisent également des épineux dont on contraint les branchages afin de faire une haie épaisse et infranchissable. Le « plessis » est donc un espace clos par une haie aménagée.

 

Poteau Rouge (Carrefour du) (1810, E2) : Ce carrefour se situe sur le Chemin aux Boeufs. Ce pourrait être le témoignage d'un lieu caractéristique sur le chemin antique (bornage, carrefour, etc.). A noter que ce carrefour marque la limite communale entre Guécélard, Arnage et Moncé.

Cadastre 1810

Cadastre 1810

Presbitère (Le) (1844, E3) : Situé juste à côté du lieu de la Cure, il indique l'endroit où résidait le prêtre (« presbyter » en latin).

 

Prieulerie (La) (1844, E3) : On y signale au XIXème siècle une tuilerie. C'était auparavant une terre dépendant du prieuré Saint-Pierre de Parigné. Étymologiquement, il s'agit du lieu habité par Prieul, patronyme courant dans l'Ouest de la France.

 

Priollorie (La) (1810, F2) : Voir ci-dessus.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 12:43

Carreau (Le) (1810, F2 ; 1844, E4) : Un toponyme dont le sens n'est pas évident. En Beauce, ce nom indique un parc à bestiaux. En patois sarthois, le « carriau » signifie une vitre, un pavage ou encore une planche. Cela pourrait aussi désigner une pièce de terre carrée. Dans d'autres cas, « carreau » est lié à « carrefour », et il faut noter qu'un toponyme « le Carrefour » est apparu à quelques centaines de mètres du « Carreau ».

 

Chataignier (1810, F2 ; 1844, E3) : Le lieu tient son nom d'un arbre remarquable ou d'une châtaigneraie.

 

Château Gaillard (1810, E3 ; 1844, D3) : On trouve plusieurs fois ce toponyme en Sarthe. Mais le Château-Gaillard de Guécélard n’apparaît pas sur la carte de Jaillot (1706) ni sur celle de Cassini (1765). L'analyse des clichés satellitaires ne montre pas non plus de traces de fortification médiévale. Et la comparaison avec le cadastre ancien montre que le site a été réaménagé vers la fin du XIXème siècle. Le nom « Château-Gaillard » peut parfois faire référence à une fortification médiévale, et dans d'autres cas à une demeure de plaisance. Plusieurs chemins anciens sillonnent cette zone sauvage des landes du Bourray et peut-être y avait-il une petite fortification très ancienne pour surveiller le passage. En tout cas, cela n'a laissé aucune trace de fief.

Château-Gaillard au début du XXème siècle

Château-Gaillard au début du XXème siècle

Le site de Château-Gaillard de nos jours.

Le site de Château-Gaillard de nos jours.

Citerie (La) (1810, E3) : Écrit aussi « Citrie » dans d'autres documents. Selon M. Gobenceaux, le nom dériverait du mot gaulois « cithio » et signifierait « lieu ». En vieux français, le citre est une espèce de citrouille. Et en patois sarthois, on dit « citre » pour « cidre ». Et, il existe aussi des lieux nommés « Cintre ». Bref, à défaut d'avoir un suivi ancien de ce nom de lieu, il est bien difficile d'en connaître l'origine. Pour compliquer le tout, « Citre » est également un patronyme présent dans l'Ouest de la France.

 

Citrie (La) (1844, D2) : Voir ci-dessus.

 

Cure (La) (1844, E3) : Le lieu où réside le curé, dit aussi presbytère.

 

Dauphin (Le) (1844, E2, E3) : Un nom de lieu difficile à cerner. On pourrait par exemple penser à un nom qui viendrait d'une auberge ayant pour enseigne un dauphin. Mais cela pourrait également provenir du prénom latin Delphinus, et le Dauphin serait donc étymologiquement le lieu habité par Delphinus. A noter que la forme masculine de ce très ancien prénom a totalement disparu de la circulation, alors que la forme féminine, Delphine, est toujours usitée. A noter que le lieu n'est pas sur le cadastre de 1810.

 

Comparaison entre le cadastre de 1810 et celui de 1844

Comparaison entre le cadastre de 1810 et celui de 1844

Filières (Ruisseau des) (1844, D4) : Nous sommes ici dans les landes à l'Est du bourg de Guécélard. En vieux-français, le mot désigne un lacet et en patois sarthois, « filière » indique un fossé peu profond qui reçoit les eaux de ruissellement. Cela correspond bien à ce que l'on voit à Guécélard où le ruisseau des Filières serpente dans les bois de pins et de bouleaux avant de rejoindre le Rhonne.

Le ruisseau des Filières

Le ruisseau des Filières

Genettière (La) (1844, C3) : L'endroit où se trouvent des genêts et plus vraisemblablement le lieu habité par Genêt.

 

Guécélard : On va tout de suite tordre le cou à « Gué de César » ! Monsieur Gobenceaux a largement expliqué l'origine et l'évolution du nom. La forme « gué » est facile à comprendre car une communauté humaine était installée au moins depuis l'époque romaine à la confluence du Rhonne et de la Sarthe. Un très ancien chemin, appelé aujourd'hui « le chemin aux bœufs », venait du Mans et se dirigeait vers Angers en franchissant le Rhonne, d'où la présence du terme « gué ». On trouve d'ailleurs au IXème siècle « Vado Coelhardi », « vado » venant du latin « vadum » voulant dire « gué ». Quant à Coelhardi, il vient du patronyme germanique ou franc « Coelhard » qui était encore présent aux Pays-Bas au XVIIIème siècle.

On peut donc penser que le nom du village trouve son origine avec l'implantation d'un guerrier franc à la fin de l'Empire Romain vers les 4ème ou 5ème siècles après J.-C. Il se serait installé dans les environs de l'actuel vieux bourg de Guécélard là où il faut franchir le ruisseau le Rhonne grâce à un gué. Ce guerrier franc avait sans doute comme mission de contrôler le passage sur la voie. On a trouvé dans ce secteur de la commune des vestiges gallo-romains qui viennent confirmer l'ancienneté de l'occupation du site.

Le Vieux-Guécélard en 1844

Le Vieux-Guécélard en 1844

Le Vieux-Bourg au début du XXème siècle

Le Vieux-Bourg au début du XXème siècle

Guécélard (Le Grand Bourg de) (1810, F1) : C'est la partie qui correspond aujourd'hui encore à l’appellation « Vieux Bourg ». Comme dit plus haut, le bourg de Guécélard est habité au moins depuis l'époque gallo-romaine. La partie la plus ancienne, dite « Vieux Bourg » ou encore « Grand Bourg » s'est développée autour du gué sur le Rhonne. Plus tard dans le Moyen-Age, il y eu un déplacement de site vers le « Petit Bourg » (vers l'église actuelle). Il est très difficile de connaître l'origine de cette délocalisation ; on peut penser que l'ancien site était devenu trop inondable, qu'un nouveau cheminement à attirer un nouveau noyau villageois ou encore qu'une nouvelle organisation religieuse (ex : un cimetière dans une terre nouvellement consacrée) à provoquer un glissement vers le sud-est. La dernière phase d'organisation est la création dans la seconde moitié du XVIIIème siècle de la route royale devenue aujourd'hui la D323. Avec cette route rectiligne sur laquelle pouvait plus facilement circuler les voitures à chevaux, l'habitat s'est développé de part et d'autre de la grande route.

Guécélard (Le Petit Bourg de) (1810, F2) : Voir ci-dessus.

 

Guécélard (Le Vieux) (1844, E1) : Voir ci-dessus.

 

Guécélard (Gué du Vieux) (1844, E1) : Voir ci-dessus.

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 08:23

Arche du Tertre (1844, C3) : Il s'agit d'un nom au niveau de la route royale n° 23 de Nantes à Paris. L'arche désigne le passage du ruisseau de l'Hannarée sous la route. Si on regarde une carte avec les courbes de niveau, on voit que le mot « tertre » correspond à une butte toujours visible entre l'allée de la Grande Sapinière et la D323.

 

Ardoise (L') (1810, F3) : C'est un toponyme que l'on croise rarement en Sarthe et qui ne semble pas avoir de lien avec le matériau du même nom. Il faut peut-être plus s'orienter vers le latin « ardeo », « ardens » et qui signifie « être en feu », « brûler ». Il faudrait alors plus penser à un terrain brûler pour être défricher. En 1777, c'est un bordage appartenant au comte de Broc et exploité par Michel Leporcher.

 

Beauchêne (1844, E1) : Beauchêne était une métairie appartenant au Leboindre du Gros Chenay à Fillé. L'endroit est aujourd'hui grignoté par les lotissements et devrait perdre prochainement son caractère originel. En 1676, un important orage avec de la grêle ravage la région et la métairie est dite ruinée. Le nom vient soit d'un arbre remarquable, soit d'une chênaie de belle qualité.

 

Beauchesne (1810, F1) : Voir ci-dessus.

Cadastre 1844

Cadastre 1844

Belle Etoile (La) (1810, E2 ; 1844 C2) : Ce nom indique un croisement de chemins. Le nom ne semble apparaître qu'après la construction de la route royale et ce nom était donné à l'auberge qui s'était implantée là.

 

Belle Etoile (La Petite) (1844, D1) : Voir ci-dessus. Le lieu n'existait pas sur le cadastre de 1810.

 

Bigottières (Les) (1810, E2 ; 1844, D1) : L'endroit habité par Bigot. Les Bigottières ont été dotées au XVIIIème siècle d'une belle demeure de campagne. Les cadastres anciens montrent d'ailleurs divers aménagements d'un parc. En 1836, on vend des arbres sur la terre des Bigotières dont « Le voisinage de la grande route du Mans à Angers rend l'exploitation de ces arbres de la plus grande facilité ; et la rivière de la Sarthe, qui borde la propriété et qui est navigable en cet endroit, permet de diriger les produits sur Angers et Nantes ». En 1836, la propriété est vendue : une maison de maître, cour, jardins anglais, deux fermes et les terres.

Cadastre 1844

Cadastre 1844

Bordage (Le Bas) (1844, E3) : Un bordage est une petite exploitation agricole de quelques hectares. En 1777, ce lieu fait à peine cinq hectares.

 

Bordage (Le Haut) (1844, E1) : Voir ci dessus. En 1777, l'endroit est simplement qualifié de « petit lieu » et occupe une superficie d'un peu plus d'un hectare. En 1828, on procède à la vente du Haut-Bordage ; le corps de bâtiment est composé d'une chambre à feu, d'une autre chambre à feu avec four et grenier au dessus, d'une étable et d'un toit à porcs au pignon. Il y a également une auge à triturer le cidre avec un petit toit en paille ainsi qu'une mauvaise loge sur piliers couverte en paille. Il y a deux champs : celui de Derrière faisant 44 ares, organisé en jardin, pré et terre labourable, et le champ du Sablon faisant 55 ares.

 

Bordages (Les Bas) (1810, F3) : Voir ci-dessus.

 

Bordages (Les Hauts) (1810, F3) : Voir ci-dessus.

 

Buffard (1810, F3) : « Buffard » et « Buffe » sont très proches l'un de l'autre, aussi bien sur l'origine du nom que géographiquement. L'endroit est également connu pour avoir été le lieu de résidence de Paul Cordonnier-Détrie, érudit sarthois qui a laissé de nombreuses études. Voir « Buffe ».

 

Buffard (Gué de) (1844, D2) : Les landes dans la partie Est de Guécélard sont traversées par plusieurs cours d'eau que l'on franchit parfois par un pont, mais dont la construction coûte cher, ou par un gué, moins onéreux à la mise en place mais plus hasardeux à passer.

 

Buffart (Le Petit) (1844, D5) : voir « Buffe ».

 

Buffart (1844, E1) : voir « Buffe ».

 

Buffe (1810, F1 ; 1844, C4) : Buffe est une vieille seigneurie rachetée par le seigneur du Grochenay dans la deuxième moitié du XVIIème siècle, et dont les mentions les plus anciennes remontent au début de l'ère capétienne. On trouvera sur le site de M. Gobenceaux une étude très précise sur le lieu : http://guecelard.over-blog.com). Pour certains, « Buffe » désigne une petite habitation, et donc serait étymologiquement proche du « Bur » de Fillé. Pour d'autres, le nom « Buffe » serait à rapprocher du mot « bief » et serait alors en lien avec une dérivation d'un cours d'eau.

Buffe au XVIIIème siècle

Buffe au XVIIIème siècle

A SUIVRE

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 09:48

AVIS DIVERS.

 

Un superbe bélier espagnol, de race pure, fort doux , âgé de 2 ans, à vendre. S'adresser au château du Gros-Chesnay, paroisse de Fillé, à M. Lepeltier, régisseur ; ou chez Mad. de St- Victor, rue du grand Cimetière , au Mans.

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 15:35
Chemiré lé Gaudin

Chemiré lé Gaudin

Fercé sur Sarthe

Fercé sur Sarthe

Fillé sur Sarthe

Fillé sur Sarthe

Guécélard

Guécélard

La Suze sur Sarthe

La Suze sur Sarthe

Mézeray

Mézeray

Parigné le Pôlin

Parigné le Pôlin

Quelques photos du Val de Sarthe
Saint Jean du Bois

Saint Jean du Bois

Souligné Flacé

Souligné Flacé

Spay

Spay

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 16:39

N° 3144. — DERET IMPÉRIAL qui autorise la fondation, à la Suze (Sarthe), d'un Établissement de Sœurs de la Charité,

Du 3 Novembre 1855.

NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté nationale, EMPEREUR DES FRANCAIS, à tous présents et à venir, SALUT.

Sur le rapport de notre ministre secrétaire d'état au département de l'instruction publique et des cultes ;

Vu la délibération du conseil d'administration de la congrégation des sœurs de la Charité, à Evron (Mayenne), en date du 21 novembre 1853, tendant à obtenir l'autorisation, 1° de fonder un établissement de sœurs de son ordre à la Suze (Sarthe); 2° d'accepter, en ce qui le concerne, la donation faite à ladite congrégation par la demoiselle Lepaige, d'une rente annuelle et perpétuelle de cent cinquante francs au capital de quatre mille francs, sous la condition que cette rente ne pourra jamais être payée qu'aux sœurs de la Charité établies dans la ville de la Suze pour le soulagement des pauvres malades et l'instruction des jeunes filles ;

Vu les délibérations du conseil municipal et du bureau de bienfaisance de la Suze, en date des 24 décembre 1854 et 1" février 1855;

Vu l'acte notarié, du 2 novembre 1853, contenant la dotation précitée ;

Vu le certificat de vie de la donatrice, en date du 14 septembre 1854 ;

Vu l'engagement souscrit par le conseil d'administration de la congrégation de faire observer exactement les statuts de l'ordre par les sœurs dirigeant l'établissement de la Suze ;

Vu la copie de ces statuts, certifiée conforme par la supérieure générale de la congrégation ;

Vu le procès-verbal de l'enquête de commodo et incommodo, qui a eu lieu à la Suze ;

Vu l'état de l'actif et du passif de la congrégation des sœurs de la Charité à Évron, vérifié et certifié par le préfet de la Mayenne ;

Vu l'état des recettes et des dépenses de l'établissement de la Suze ;

Vu les renseignements transmis sur la position de fortune de la donatrice et sur la spontanéité de sa donation ;

Vu l'avis du conseil municipal de la Suze sur la fondation de l'établissement dont il s'agit, en date du 12 mars 1854 ;

Vu les avis de l'évêque du Mans et des préfets de la Sarthe et de la Mayenne, en date des 5 mai et 7 juillet 1854 et 3 juin 1855 ;

Vu l'avis de notre ministre de l'intérieur, en date du 8 mars 1855 ;

Vu le décret impérial du 13 novembre 181o, qui a autorisé la congrégation des sœurs de la Charité à Evron, et a approuvé ses statuts;

Vu la loi du 24 mai 1825 et celle du 15 mars 185o, sur l'enseignement ;

Vu les lois des 2 janvier 1817 et 18 juillet 1837 et les ordonnances réglementaires des 2 avril 1817, 14 janvier 1831 et 6 juillet 1846 ;

La section de l'intérieur, de l'instruction publique et des cultesde notre Conseil d'état entendue,

AVONS DÉCRÉTÉ et DÉCRÉTONS ce qui suit :

ART. 1". La congrégation des sœurs de la Charité existant à Evron (Mayenne), en vertu d'un décret impérial du 13 novembre 1810, est autorisée à fonder un établissement de religieuses de son ordre à la Suze (Sarthe), à la charge, par ces religieuses, de se conformer exactement aux statuts approuvés pour la maison mère par le décret précité.

2. La supérieure générale de la congrégation des sœurs de la Charité d'Evron, au nom de cette congrégation, le bureau de bienfaisance de la Suze (Sarthe), au nom de cet établissement, et le maire de la Suze, au nom de cette commune, sont autorisés à accepter, chacun en ce qui le concerne, aux charges, clauses et conditions imposées, la donation d'une rente annuelle et perpétuelle de cent cinquante francs, au capital de quatre mille francs, faite à ladite congrégation par la demoiselle Louise Lepaige, suivant acte notarié du 12 août 1854, à la condition que cette rente sera payée aux sœurs de la Charité établies à la Suze pour le soulagement des pauvres malades et l'instruction des jeunes filles.

3. Notre ministre secrétaire d'état au département de l'instruction publique et des cultes, et notre ministre secrétaire d'état au département de l'intérieur, sont chargés , chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera inséré au Bulletin des lois. -

Fait au palais de Saint-Cloud, le 3 Novembre 1855.

Signé NAPOLÉON.

Par l'Empereur :

Le Ministre secrétaire d'état au département

de l'instruction publique et des cultes,

Signé H. FORTOUL

Maison des soeurs à La Suze (Sarthe)
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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 13:25

Pelousette (La) (1810, D2, 1844 G1, G2, G3) : Ce nom indique une zone en herbe. La Pelousette se situe en bordure des bois du Gros Chenay et des landes de Pierreaube.

 

Perrée (Chemin de la) (1844, A1) : Ce chemin reliait le Mortier Noir à la Livardière et correspond à un cheminement ancien. On ne retrouve pas la Perrée dans les cadastres anciens, mais en 1702 le nom apparaît bien comme lieu-dit dans un texte. Le mot « Perrée » est à mettre en relation avec le mot « pierre ». Cela peut indiquer la présence d'un mégalithe ou encore un lieu avec des pierres (ex : des ruines) ou encore un chemin empierré.

 

Perroquet (Le) (1844, B3) : Rien à voir avec un oiseau … Soit il s'agit d'une variation autour de « Perruché » qui indique la présence d'un terrain pierreux, soit cela correspond à un grand trépied en bois sur lequel on amoncelait le foin pour qu'il sèche.

 

Pierre Aube (1810, A1 ; 1844, A2, B2, G3) : Le nom vient du latin « Petra alba » que l'on peut traduire par « Pierre Blanche ». On peut donc supposer que la lande de Pierre Aube était un endroit où se trouvait un mégalithe.

Carte de Jaillot (1706)

Carte de Jaillot (1706)

Pierre Aube (Croix du) (1844, B2) : Voir ci-dessus.

 

Pommeraie (La) (1810, A1, A2 ; 1844, A2, A3) : L'endroit habité par Pommier ou l'endroit planté de pommiers.

 

Poussinière (La) (1810, A1 ; 1844, A2, B2) : Le lieu habité par Poussin.

 

Pressoir (Le) (1810, D2 ; 1844, G1) : Le Pressoir est l'endroit où se situe un … pressoir. Nous sommes là dans le secteur des vignes du clos de la Richardière. C'est donc ici que l'on venait presser le raisin des dites vignes.

 

Pressoir Loriot (Le) (1810, D1) : Le pressoir qui appartenait à Loriot, patronyme ancien sur Fillé et qu'on croise souvent dans les actes notariés du XVIIème siècle. Il était installé en bordure des vignes du Gros Chenay sur une petite route nommée aujourd'hui « la route des Vignes ».

 

Pressoir Ribot (Le) (1844, G1) : Le pressoir appartenant à Ribot. Il est situé à proximité du lieu-dit « le Pressoir » et touche le clos de la Cônuère où se trouvaient des vignes.

Cadastre 1844

Cadastre 1844

Quartier (Le Petit) (1844, G1) : Le quartier est une ancienne mesure de superficie. Elle correspond à 33 ares pour un champ et à 16,5 ares pour une vigne. Etant à proximité des clos de la Cosnuère et de la Rebourserie, le quartier dont il est question ici doit plutôt s'appliquer aux planches de vignes.

 

Rebourserie (La) (1810, D2 ; 1844, G1) : Sans doute le lieu habité par Rebours. On y trouvait des vignes, ce qui est normal puisque nous sommes dans le même secteur que le clos de la Cosnuère.

 

Reuche (Chemin de la) (1844, F1) : C'est un toponyme que nous avons déjà croisé sur la commune d'Etival. Le toponyme pourrait dérivait de « ru » (petit ruisseau). Mais en patois sarthois « reuche » désigne la laîche, une herbe qu'on utilisait pour faire les paillasses. Mais dans les deux cas, il y a un rapport avec l'eau. Dans un document de 1696, on parle de « la Reusche de Launay », qui semble désigner une pièce de terre à proximité de Launay. Or il y a dans ce secteur de petits cours cours d'eau qui alimentent les jardins du Gros Chenay. Donc à Fillé le toponyme semble là aussi s'accorder sur un nom en lien avec un petit cours d'eau.

 

Richardière (La) (1810, D2 ; 1844, G1) : Le lieu habité par Richard. C'est un endroit de Fillé qui mériterait une étude plus poussée puisque c'est un ancien fief dont on possède des documents depuis le XVème siècle.

Rouanneraies (Les) (1810, A2 ; 1844, A3) : Les Rouanneraies sont aux confins de la commune de Fillé, en bordure de Spay. Le cheminement est aujourd'hui corrompu par les pièces d'eau. Auparavant on pouvait rejoindre Fillé par Grandmont. Il est probable que le nom vienne du patronyme Roisné.

 

Saint-Julien (1810, D1 ; 1844, G2) : C'est un nom énigmatique car nous n'avons pas croisé ce lieu dans les documents anciens. En Sarthe, on connaît Julien comme étant le premier évêque manceau, même si d'un point de vue scientifique le premier évêque attesté est Victeur. Il est difficile de dire pourquoi il y a un Saint-Julien à Fillé. Et surtout pourquoi cela n'a pas laissé de lieu de culte alors que ce nom est important dans le culte des saints du Haut-Maine.

 

Souche Noire (Ruisseau de) (1810, C1;1844, F2) : Ce ruisseau est aujourd'hui en partie absorbé par le canal. Il est déjà cité sous ce nom en 1663. On ne trouve plus de lieu-dit Souche-Noire sur la commune de Roézé, là où ce ruisseau prend sa source. Il se peut aussi que « Souche Noire » désigne simplement une parcelle qui tire son nom d'une souche d'arbre.

 

Taillanderie (La) (1810, A1 ; 1844, A2) : La Taillanderie est un ancien bordage qui a disparu avec l'implantation ds carrières. En 1476, deux paroissiens, Jean et Hubert Huard, versent une rente à propos du lieu de la Taillanderie. A la fin du XVIème s., on parle de la Taillandière. Le nom vient du patronyme Taillandier.

Cadastre 1810

Cadastre 1810

Vallées (Les) (1810, A1 ; 1844, A2) : C'est un lieu sur la route de Voivres qui n'existe plus. La seule caractéristique physique qui évoque vaguement une vallée est la présence du ruisseau Mortier Noir à environ 200 mètres plus au nord.

 

Verger (Le) (1810, D2 ; 1844, G2) : La petite construction que l'on voit sur le cadastre de 1810 doit son nom au fait qu'il devait s'agir d'un ancien verger dépendant d'une ferme proche.

 

Vignes (Les) (1844, G2) : Il y aurait beaucoup de choses à dire sur les vignes de Fillé tant il y a abondance de documents. Tout ce secteur comprenant les clos du Gros Chenay, de la Cosnuère, de la Richardière, de la Rebourcerie, etc. était recouvert de vignes. Mais elles n'étaient pas toujours bien entretenues et les diverses montrées indiquent souvent des parcelles mal gérées. Les cadastres du XIXème siècle témoignent aisément du découpage parcellaire et des petits chemins d'accès aux parcelles. Il ne reste rien aujourd'hui de bien visible dans le paysage si ce n'est la présence de toponymes.

Cadastre 1844

Cadastre 1844

A suivre : Les noms des lieux-dits de la commune de Guécélard.

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