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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 15:31

A l'approche des cérémonies du 8 mai, nous publions cet article pour illustrer un aspect de la Seconde Guerre Mondiale dans notre région.

La région de La Suze n'a pas été épargnée par les arrestations et les déportations durant la Seconde Guerre Mondiale (1939-1945). Elles sont le fruit de l'occupation allemande, mais aussi de la politique française de collaboration avec les autorités allemandes.

Les historiens, universitaires et spécialistes de cette période, ont démontré qu'il y avait une réelle volonté chez certains Français de participer à la politique de collaboration avec les Allemands.

Le grand historien français Jean-Pierre Azéma a largement montré dans ses travaux la complexité de la question avec des politiques de collaboration ayant des variantes quant à leurs conceptions. Mais toutes ont intégré l'idée qu'il fallait travailler avec les autorités allemandes et ce dans tous les domaines, y compris les arrestations et les déportations vers les camps de concentration et d'extermination. Ces Français, de par leur engagement auprès des occupants allemands, sont bien en partie responsables de ces actes ignominieux.

 

Pour avoir une vision plus globale sur les déportations en Sarthe, on pourra consulter les sources suivantes :

Il ne s'agit pas dans cet article de faire un inventaire exhaustif des déportés, mais simplement de présenter quelques cas afin de montrer que les déportations ont touché toutes les parties de la population.

Parmi ces déportés, citons par exemple la famille Blum qui résidait au château de Mondan à Guécélard et qui était liée à la famille Leven des tanneries de La Suze. Edouard Blum avait épousé à Paris, en 1921, Georgette Leven. Ils ont eu trois enfants : Annette, Lise et Jean. Fin septembre 1942, les autorités allemandes procèdent à l’arrestation de la famille à Mondan. Le père, Edouard, réussit à s'enfuir et rejoint les mouvements de la Résistance et prend alors le nom de Francis Beaumier ; son fils Jean a également pu s'enfuir. Quant à la mère et aux filles, elles sont envoyées au camp de Drancy en région parisienne avant d'être déportées au camp d'Auschwitz où elles périssent en 1943 quelques jours après leur arrivée dans le camp d'extermination. Elles sont inscrites sur le monument aux morts de la commune de Guécélard.

Monument aux morts de Guécélard

Monument aux morts de Guécélard

Mondan à Guécélard

Mondan à Guécélard

A Mondan, on trouvait aussi Henri Hesse lié à la famille Leven par sa femme. Cet officier de la Légion d'Honneur, détenteur de la Croix de guerre, était commandant d'artillerie. Il est arrêté également fin septembre 1942 puis déporté vers Auschwitz où il meurt en 1943. Il y avait aussi Philippe Levy-Arturo, autre membre de la famille Leven, qui fut arrêté fin septembre 1942 au Mans, puis déporté au camp de Sobibor où il meurt en 1943 cinq jours après son arrivée.

Mondan à Guécélard

Mondan à Guécélard

Certains réfugiés avaient fini par arriver en Sarthe en espérant y trouver un espace de tranquillité. C'est le cas de Paula Khan, juive allemande qui avait fui l'Allemagne nazie. Elle s'installe en Alsace mais doit quitter la région et arrive à Spay en septembre 1939 ; sa famille espérait trouver là un refuge face aux bombardements de la Seconde Guerre Mondiale. Installée dans le bourg, elle souhaitait exercer la profession de tricoteuse et brodeuse. A la fin de l'année 1941, elle déménage au Mans où elle est arrêtée en 1942. On l'envoie au camp d'Auschwitz d'où elle n'est jamais revenue.

Les vagues de rafles de 1942 sont dans la suite logique de la rafle du Vel d'Hiv en juillet 1942 à Paris où plus de 13 000 personnes sont arrêtées par la police française sous les ordres de René Bousquet. Les victimes de la rafle du Vel d'Hiv seront envoyées vers les camps de concentration et d'extermination d'où elles ne reviendront jamais.

Cette année 1942 marque également un nouveau positionnement dans la population française. Certains Français, peu impliqués par rapport au projet politique de l’État Français de Pétain, trouvent que ces vagues d'arrestations vont beaucoup trop loin ; et certains d'entre eux rejoindront des mouvements de la Résistance pour défendre les valeurs démocratiques françaises.

Pour certaines familles sarthoises, cela passera tout simplement par l'accueil d'enfants juifs afin de les soustraire aux rafles. Il s'agit là d'actes courageux puisque ces familles d'accueil risquaient à leur tour d'être arrêtées et déportées si on venait à découvrir la vérité.

Une plaque commémorative posée il y a peu à la Fredonnière à Saint-Ouen-en-Belin

Une plaque commémorative posée il y a peu à la Fredonnière à Saint-Ouen-en-Belin

Dans la région de La Suze un petit groupe de résistants fera également les frais de la politique de collaboration avec les autorités allemandes. Il y avait une petite entité (M4 Action) composée de Paul Boutier, Clément Fournier, Victor Gouget, Maurice Lochu et Paul Robin. Ils avaient organisé un réseau permettant d'obtenir des cartes de ravitaillement, de cacher des réfractaires au Service du Travail Obligatoire, de préparer de parachutages, etc.

Malheureusement pour eux ils sont arrêtés en mai 1944 par la Gestapo et la Milice. Ils sont conduits au siège de la Gestapo dans une des prisons mancelles où ils sont soumis à la torture. Puis ils sont envoyés vers le camp de concentration de Dachau.

Clément Fournier avait décrit sa vie au camp dans un article publié dans un bulletin municipal au début des années 90. « A Dachau, nous sommes arrivés le 5 juillet [1944] pour subir la « désinfection ». Chacun son tour, on devait passer pour se faire raser complètement et badigeonner sur tout le corps d'un produit très fort. Mais les Allemands sadiques en ont tués quelques-uns. […] A Dachau, il ne fallait pas aller au dispensaire, car ils faisaient des expériences sur nous. Et même si on survivait, on allait au four pour ne pas pouvoir raconter. […] Au retour, je faisais 38 kg pour 1,65 m. ».  Quant à Maurice Lochu, il meurt début avril 1945, victime du typhus.

Maurice Lochu et sa famille

Maurice Lochu et sa famille

Il reste aujourd’hui de ces heures sombres des monuments commémoratifs, des noms sur les monuments aux morts.

Mézeray - Monument aux morts

Mézeray - Monument aux morts

Merci à Lydia Rocher de la mairie de La Suze pour avoir trouvé du temps afin de fouiller dans les anciens bulletins municipaux.

 

 

 

M. Le Quéau, maire de Parigné-le-Pôlin, nous a également transmis un document concernant Ernest Papin né à Parigné en 1915. En 2005, son nom a été ajouté sur le monument aux morts de la commune et un article avait été écrit par M. Daniel Laulanné. En voici un résumé.

Ernest Papin est né en 1915 à Parigné-le-Pôlin et a passé la première partie de sa vie en Sarthe. Lors de l'invasion allemande en 1940, la famille prend la route pour passer au sud de la Loire.

Sa femme et sa fille reviennent à Montfort-le-Rotrou où Ernest Papin avait un emploi de chauffeur chez le marquis de Nicolaï. Le chef de famille est resté en zone libre où il rejoint la Résistance dans le Massif Central.

Il est arrêté en octobre 1943 à Clermont-Ferrand. Après avoir été torturé, il est envoyé au camp de Buchenwald, puis à Mauthausen et enfin à Gusen. C'est là qu'il meurt le 27 avril 1945.

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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 08:02

Embuche (L') (1810, D1 ; 1844, G2) : Ce lieu se situe sur la route des Vignes. On pourrait penser à un endroit où on serait piégé par une embuscade. Mais on trouve dans le dictionnaire Godefroy le verbe « embuschier » qui est l'action de mettre les animaux, en particulier les porcs, au bois. Force est de reconnaître que le lieu de l'Embûche situé à proximité des bois du Gros Chenay sied mieux à cette explication.

 

Enclos (Le Petit) (1844, A2) : Comme son nom l'indique, l'Enclos désigne un terrain clos. Il existe un autre endroit à Fillé nommé « l'Enclos », sur la route de la Poussinière, mais qui n'apparaît pas sur les cadastres du XIXème siècle. Il pourrait cependant être un indice d'un aménagement parcellaire médiéval dans ce secteur.

 

Fillé : On trouve dans la cartulaire de la Couture, à la fin du XIème siècle ou au début du XIIème siècle, l'expression « Pfilla parochia» à propos d'une terre concédée aux religieux de l'abbaye de la Couture. Il est possible que la forme « Pfilla » soit une mauvaise transcription. Vers 1175 et 1184, « Herbertus de Fille » est témoin d'actes de l'abbaye de la Couture. En 1233, l'abbaye de la Couture se voit confirmer l'église de « Filleio ». En 1250, les titres de l'abbaye de Beaulieu cite la paroisse de « Fillié ». On ne va pas passer en revue les diverses occurrences qui marquent très peu de variation. La terminaison en « é » est typique des noms de village issus de l'époque gallo-romaine. Ainsi donc le « é » final traduit le suffixe « acum » qui permet dans un nom de dire « le lieu de ... ». Ainsi «Fillé» est le domaine de Fillius. Cela est aujourd'hui conforté par la découverte de quelques tessons de céramiques et de tuiles gallo-romaines dans le bourg de Fillé.

Le nom des lieux de nos communes : Fillé sur Sarthe (suite)

Fontaine (La) (1844, A2) : Le lieu de la Fontaine est en limite communale au pied de la butte de Saint-Fraimbault. Il doit son nom sans doute à une source née d'un écoulement venant de la dite butte.

 

Fontaines (Les) (1810, B ; 1844, B2) : Les Fontaines se situent au point de rupture entre deux anciennes terrasses de la Sarthe. Sur celle qui est au-dessus des Fontaines, une nappe d'argile empêche l'eau de s'enfoncer plus profondément et elle ruisselle donc à moins de deux mètres de profondeur. Cette ligne de fracture, visible lorsque l'on remonte la rue de la Libération, est l'endroit où sortent les eaux de ruissellement qui donnent naissances à plusieurs petits rus qui se jettent dans la Sarthe.

 

Geleries (Les) (1844, B2) : Les Geleries étaient jadis un hameau séparé du bourg de Fillé. Les variations orthographiques sont nombreuses dans les documents anciens et on distinguait des Hautes Geleries des Geleries. L'origine du nom provient sans doute du patronyme « Gelé », « Geslé » très fréquent en Sarthe. Donc les Geleries étaient le lieu habité par Gelé, et non pas un endroit où il faisait froid.

 

Geleries (Les Hautes) (1844, B2) : voir ci-dessus.

Cadastre 1810

Cadastre 1810

Glandier (Le) (1810, D2 ; 1844, G1) : C'est un lieu qui n’apparaît dans le document de 1777 sur la propriété foncière de Fillé. Il n’apparaît pas non plus dans les archives notariales plus anciennes. Le nom vient de « gland » et est donc en rapport avec le chêne. Ce pouvait donc être l'endroit où se trouvait un chêne ou encore l'endroit où l'on amenait les porcs pour la glandée.

 

Grandmont (1810, A2) : Pour qui passe par ce lieu, aucun élément remarquable dans le relief n'évoque une colline. En 1844, on le subdivise en « Grand Mont » et « Petit Mont ». On peut rester sur un mystère, mais les archives viennent à notre secours puisqu'il est question d'un fief de Mons à la fin du Moyen-Âge. On peut supposer que « mont » en question pouvait donc être une motte féodale. A noter à quelques centaines de mètres un lieu-dit nommé « Montalaume ».

 

Groie (La) (1844, A2) : Il s'agit encore d'un des ces lieux-dits qui sont apparus sur la route de Saint-Fraimbault dans la première moitié du XIXème siècle. Le nom indique un terrain caillouteux.

 

Gros Chenay (1810, C1 ; 1844, G4) : Il y aurait des pages à écrire sur le Gros Chenay tant on possède de documents des XVIIème et XVIIIème siècles. On se bornera ici à l'étymologie du lieu-dit qui indique simplement la présence de chênes.

Plan du domaine du Gros Chenay (XIXème siècle)

Plan du domaine du Gros Chenay (XIXème siècle)

Le Gros Chenay au XVIIIème siècle

Le Gros Chenay au XVIIIème siècle

Grutières (Les) (1810, D2 ; 1844, G1) : Les Grutières étaient un fief qui fut acheté par Jean Leboindre en 1644. Une partie relevait du temporel du prieuré de Roézé. Le nom vient sans doute du patronyme Grutier qui était encore présent en Mayenne aux XVIIème et XVIIIème siècles. A noter qu'en 1781 on y trouvait « une auge à triturer le vin ».

 

Houx (Le) (1810, C2 ; 1844, B2) : Le lieu a aujourd'hui disparu du paysage. En 1777, ce n'était qu'un bordage. Comme pour d'autres lieux, le nom vient de la présence d'un arbre particulier.

 

Îles (Les Basses) (1844, F3) : Les Îles avec toutes ses déclinaisons … Les Îles se situent au sud-ouest de la commune de Fillé sur la dernière terrasse de la Sarthe. On peut proposer deux explications pour ce toponyme. La première pourrait indiquer des terres qui restent émergées comme ce fut le cas lors de la grande inondation de 1995. La seconde, et la plus vraisemblable, est sans doute liée à la présence d'îles sur le cours de la Sarthe. Elles étaient souvent le fruit du déplacement de sédiments en dessous des barrages. Or, entre la chaussée du moulin de Fillé et celle du moulin de la Beunêche, se trouvait il y a plusieurs centaines d'années une chaussée à proximité du lieu des Petites-Îles et qui servait à maintenir un certain niveau d'eau afin que les bateaux puissent remonter la rivière. Cette chaussée et les courbes prononcées de la rivière en ces lieux ont favorisé la création de ces petites îles de sable. La découverte d'outils préhistoriques autour des divers lieux des Îles montre une occupation très ancienne de cette courbe de la Sarthe.

Les Iles en 1995 (cliché de M. Fougeray transmis par T. Gouet)

Les Iles en 1995 (cliché de M. Fougeray transmis par T. Gouet)

Le nom des lieux de nos communes : Fillé sur Sarthe (suite)

Îles (Les Grandes) (1844, F2) : Voir ci-dessus.

 

Îles (Les Petites) (1844, F1) : Voir ci-dessus.

 

Îles du Milieu (Les) (1844, F2) : Voir ci-dessus.

 

Isles (Les Basses) (1810, C1) : Voir ci-dessus.

 

Isles (Les Grandes) (1810, C1) : Voir ci-dessus.

 

Isles (Les Petites) (1810, C1) : Voir ci-dessus.

 

Isles du Milieu (Les) (1810, C1) : Voir ci-dessus.

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 17:13

ACTES JUDICIAIRES.

Biens à vendre par autorité de justice.

 

On fait savoir à tous qu'il appartiendra , qu'en vertu d'un jugement contradictoirement rendu sur les conclusions du procureur du Roi, par le tribunal de première instance séant au Mans , le 26 janvier dernier , enregistré le 5 février suivant, entre :

1°. Joseph Bouteiller , garçon d'écurie , demeurant au passage d'Arnage , commune de Pontlieue ; 2° Anne Guérin , domestique , demeurant au passage de Foulletourte , commune de Cérans ; 3°Pierre Guérin , cultivateur , demeurant même commune ; 4° François Poupart , journalier , demeurant aux Maisons-Rouges, même commune ; 5" Michel Jamin , cultivateur, et Anne Baudouin , son épouse , demeurant ensemble au passage de Guécélard , commune de Fillé ; 6° Louis Boudevin , maréchal, demeurant à la Guierche; 7° Marie Simon et Marin Bidault , son mari , cultivateur , demeurant ensemble au bourg de Parigné-le-Pôlin , tous demandeurs en licitation, ayant Me Vincent pour avoué, d'une part ;

Et 1° Jean Guérin , absent; 2° Thomas Pothier , bordager, demeurant commune de Parigné-le-Pôlin , au nom et comme tuteur de la mineure Anne Bouteiller ; 3° Madeleine Beunardeau et Michel Lestringant , cultivateur, son mari , demeurant ensemble ou Hauts-Bordages , commune de Fillé-Guécélard ; et encore le dernier comme mandataire de Jacques Beunardeau , domestique à Paris ; tous défendeurs en licitation , ayant Me James pour avoué , d'autre part ;

A la requête , poursuite et diligence des susdits demandeurs , il sera procédé à la vente des biens dont le détail suit.

 

Désignation des biens.

Le lieu des Hauts-Bordages , situé commune de Fillé-Guécélard , composé : 1° d'un corps de bâtiment sous même faîte , renfermant une chambre à feu, une autre chambre aussi à feu avec un four, grenier sur icelle ; étable ou grange ensuite , toit à porcs au pignon de la maison manable , cour et issues en dépendant; une auge à triturer le cidre , avec ses ustensiles , couverte d'un petit toit en paille , et une mauvaise loge sur piliers , couverte en paille , ces deux objets sont dans le jardin ou champ ci-après ; le tout estimé par l'expert à 475 fr.

2°. Du champ de Derrière ou des Hauts - Bordages , dont une petite partie servant de jardin , une autre partie qui est en la plus grande étant en terre labourable , et une troisième portion étant en nature de pré , le tout contenant 44 ares environ , estimé par l'expert à 420 fr.

3°. Et du champ du Sablon , de 55 ares environ , dont une petite partie est en nature de pré , estimé par l'expert à 220 fr.

Total de l'estimation dudit lieu, 1125 fr.

Cette vente aura lieu par devant Me Léonard-Simon Rogé , notaire à Etival-lès-le-Mans , commis à cet effet par ledit jugement, chez le sieur …... aubergiste au passage de Guécélard , commune de Fillé , sur les une heure de l'après-midi , pour les deux adjudications.

L'adjudication préparatoire aura lieu le dimanche 18 mai 1828.

L'adjudication définitive se fera le dimanche 1er juin suivant.

Pour prendre communication du cahier des charges , s'adresser audit Me Rogé , notaire, commis , ou à Me A. Vincent , avoué près le tribunal civil du Mans, y demeurant, rue St-Flaceau , n° 13 , poursuivant la vente.

Fait au Mains, ce 1er avril 1828. Signé, A. Vincent.

Enregistré au Mans, le 1er avril 1828, fol. 132, v° , n°8. Reçu 1 fr. 10 cent. , Signé , Mignon.

Cadastre 1810

Cadastre 1810

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 15:42

Aunay (Le Grand) (1810, B ; 1844, B3) : Le lieu appartenait au milieu XVème siècle au sire de Vaigron. On retrouve des dizaines d’occurrences de ce toponyme en Sarthe. Il correspond à des lieux humides occupés par les aulnes. La topographie des lieux confirme cela : l'Aunay est en contrebas d'une ancienne terrasse de la Sarthe d'où s'écoulent des eaux de ruissellement. Ces eaux permettent par exemple d'alimenter les pièces aquatiques du Groschenay. Au XVIIème siècle, c'était une métairie dépendante du Grochenay.

 

Aunay (Le Petit) (1810, B ; 1844, G3) : Voir ci-dessus. Appartenait à Jean de Bellanger qui vend son bordage du Petit-Aunay aux religieux de Saint Pierre la Cour en 1469.

 

Belles Coulées (Les) (1844, B3) : Le lieu n’apparaît pas sur le cadastre de 1810 mais est tout de même placée une petite maison sur le plan cadastral. Une annonce de 1828 nous informe de la vente d'une « jolie propriété rurale … nommée les Belles-Coulées » avec « une petite maison de campagne bâtie depuis dix ans ». Au XVIIIème siècle, c'était un pré dépendant de la métairie du Bur.

Il faut prendre le nom comme désignant le passage pour l'écoulement des eaux qui viennent de la terrasse supérieure des bords de la Sarthe, un terrain en pente.

Le nom des lieux de nos communes : Fillé sur Sarthe

Beunêche (La) (1844, F3) : Nous reviendrons sur le nom de ce lieu lorsque nous aborderons la commune de Roëzé sur Sarthe. L’apparition de ce nom sur la commune de Fillé date des années 1830/1840 lorsqu'on fit construire le « nouveau château » de la Beunêche.

Le nom des lieux de nos communes : Fillé sur Sarthe

Bois (Le Petit) (1810, A1 ; 1844, A2) : Il s'agit d'un bordage récent puisqu'il n'est pas cité dans l'inventaire des propriétés de 1777. D'ailleurs l'habitation est intégrée dans le parcellaire. Il a été mis en vente en 1833 et il s'agit vraiment d'une toute petite propriété d'à peine trois hectares.

Le lieu est en bordure nord des bois du Gros Chenay et de la lande de Pierre Aube. Il traduit donc de par son nom un espace toujours boisé au moment de la création du bordage.

 

Bouillons (1810, D2 ; 1844, F2, G2, G4) : Il s'agit d'un bordage que l'on retrouve dans les archives notariales dès le XVIIème siècle, époque où Jean Leboindre, seigneur du Grochenay en fait l'acquisition.

Ce mot désigne un lieu humide, marécageux. Il y a d'ailleurs en contrebas du lieu-dit un endroit nommé sur le cadastre ancien la "Fontaine des Bouillons » et qui encore aujourd'hui correspond à une zone très humide.

Cadastre 1844

Cadastre 1844

Bourdigale (1810, B ; 1844, B3) : La métairie de Bourdigalle dépendait au début du XVIIème siècle de la fabrique de la paroisse d'Arnage. Elle se situait dans le bourg de Fillé alors qu'au XIXème siècle le lieu est sur la route de Voivres, à l'extérieur du bourg. On trouve également la forme « Bordigalle » sur des documents du XVIIème siècle.

C'est un nom de lieu présent en Sarthe une quinzaine de fois, donc pas si rare que cela. Il a souvent intéressé les chercheurs car on peut le rapprocher de Burdigala qui donne le nom « Bordeaux ». Ceci dit en patois sarthois, « bourdigale » veut dire hameau, petite maison. Et c'est sans doute dans cette direction qu'il faut s'orienter plutôt que vers les antiques « Burdigala ». « Bourdigalle » aurait pour origine une petite terre enclose de palissades et sans grande envergure, un lieu à l'écart. En fait, le nom serait à rapprocher de « bordage ».

 

Bur (Le) (1810, B ; 1844, B2) : Le Bur est qualifié de métairie au XVIème siècle. En 1777, la superficie de cette métairie est d'une vingtaine d'hectares. Le nom désignerait un petit habitat ancien et est à rapprocher du mot « buron » qui désigne aujourd'hui une petite construction en pierre.

Butte (La) (1844, A2) : En 1810, il n'y avait pas d'habitat en ce lieu. Ce n'est qu'un peu plus tard que plusieurs petites habitations sont édifiées sur la route de Saint-Fraimbault qui mène à Roézé. Le terrain est plat et le nom de ce lieu est dû au fait que nous sommes là au pied de la butte de Saint-Fraimbault, toponyme que nous étudierons lorsque nous aborderons la commune de Roézé.

 

Chataigners (Les) (1844 G2) : Nous sommes en bordure des bois du Gros-Chenay et le nom vient clairement des essences d'arbres présentes dans ce bois.

 

Cheminée Brûlée (La) (1810, A1 ; 1844, A2) : Ce lieu-dit, aujourd'hui disparu, n'est pas si évident que cela à expliquer. Soit le mot « Cheminée » désigne par métonymie l'habitation, soit c'est un dérivé de « chemin ».

 

Chêne (Le Petit) (1844, A2) : Un toponyme classique où l'on nomme un endroit par rapport à un repère végétal.

 

Chesne (Le Petit) (1810, A1) : voir ci-dessus.

 

Clos (Le) (1844, G2) : Le Clos est dans la partie ouest de la commune. On trouve dans le même secteur le clos du Gros Chenay et le clos de la Richardière. C'est dans cet endroit que se trouvaient les vignes de Fillé ; les parcelles en lanières en sont un élément caractéristique. Il ne faut pas prendre le mot « clos » dans le sens de terrain clôturé, mais plutôt dans le sens d'un espace dédié aux vignes.

Cohue (La) (1810, C2 ; 1844, B3, G2) : C'est un lieu presque inconnu des filléens qui se situe dans les bois du Gros-Chenay. On y trouvait au XVIIIème siècle le belvédère du château installé sur une ancienne motte féodale. Le nom « Cohue » serait en rapport avec la seigneurie du Gros-Chenay puisque ce mot apparaît souvent dans les affaires juridictionnelles d'une seigneurie. C'est l'endroit où se rassemble la population. On peut se demander si le lieu n'est pas aussi en rapport avec les vignes voisines.

Cadastre 1844

Cadastre 1844

Le site de la Cohue

Le site de la Cohue

Cônuère (Clos de la) (1844, G1) : Le lieu est dans la zone des productions viticoles de Fillé. On a aussi la forme « Cosnuère » plus loin dans le passé. Le toponyme vient sans doute du patronyme « Cosnu » et de ses variantes connu dans l'ouest de la France.

Cadastre 1844 - Les dernières vignes de la Cônuères

Cadastre 1844 - Les dernières vignes de la Cônuères

Croix (La) (1810, B ; 1844, B3) : Les lieux-dits nommés « Croix » sont souvent un endroit où se trouve, ou trouvait, une croix. L'endroit est aujourd'hui au carrefour de la rue de la Libération et de la rue des Gesleries. Au XIXème siècle, le lieu est à l'écart du bourg et la croix n'est pas représentée sur les cadastres, ayant sans doute déjà disparu. Nous sommes au carrefour deux axes anciens remontant peut-être à l'époque antique comme le suggèrent divers indices archéologiques.

Les croix de chemin sont encore souvent présentes dans le paysage. Leurs présences peuvent s'expliquer de diverses manières : balisage d'un itinéraire, borne pour délimiter des propriétés religieuses ou croix pour commémorer un événement qui s'est déroulé à l'endroit où est la croix.

 

Croix (La Petite) (1844, B3) : Ce lieu est voisin de la Croix ; il n'existait pas en 1810. On comprend aisément dès lors le fonctionnement des toponymes qui comportent le mot « petit(e) » et qui désignent souvent une annexe très proche du lieu éponyme originel.

Croix Bobet (La) (1844, A2, G1, G3) : La Croix Bobet, sur la route de Saint-Fraimbault, n'existait pas en 1810. Là encore, aucune trace d'une croix mais nous sommes au carrefour de la route vers Roëzé et d'un ancien chemin menant sur Saint-Fraimbault. Bobet est un patronyme qu'on trouve à Fillé au XVIIème siècle en particulier dans ce secteur géographique puisqu'on a par exemple un Jacques Bobet en 1690, ferreur de son métier, qui acquiert une terre dans la lande de Pierraube c'est à dire dans le même secteur que la Croix Bobet. On peut donc imaginer qu'il s'agit d'une croix installée par Bobet en remerciement de quelque chose, ou d'une croix plus ancienne installée en bordure des terres de Bobet.

 

Denisière (La Haute) (1810, D2 ; 1844, G1) : Le lieu habité par Denis. En 1739, le lieu faisait partie des nombreuses propriétés de la famille Chappelain.

A suivre ...

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 19:07

Les moulins à trèfle

 

Lorsque les visiteurs viennent au moulin de Fillé, ils passent par le moulin à trèfle. Autant ils comprennent aisément la fonction d'un moulin à blé, autant ils se posent des questions sur les tenants et aboutissants de ce moulin à trèfle apparu vers 1860.

A gauche, le moulin à trèfle (cliché de 2004)

A gauche, le moulin à trèfle (cliché de 2004)

La culture du trèfle en Sarthe

Le trèfle dont on parle ici est le trèfle incarnat et son usage est à rapprocher de celui de la luzerne. C'est une plante qui servait essentiellement à la nourriture des animaux. Sa culture se développe en France au XVIIIème siècle mais reste assez limitée. Ce sont les nouveautés liées aux expérimentations agricoles, nées au même moment que la Révolution Industrielle, qui vont accélérer la diffusion de cette culture. Dans la région de Fillé et ses alentours, les terres sont essentiellement acides et c'est la généralisation du chaulage qui va permettre de cultiver cette plante. Cependant les lectures de divers ouvrages agricoles montrent qu'on exploitait également d'autres variétés de trèfles.

On trouve des documents du XVIIIème siècle qui expliquent l'intérêt qu'il y a à cultiver le trèfle. Par exemple, dans l'ouest de l'actuelle Allemagne on fait des expériences afin de convaincre les paysans que la culture du trèfle est très intéressante car elle peut se faire sur des terres qui n'ont pas été mises en jachère et qui, de fait, permettent d'exploiter des terres sans les affaiblir et donc d'être rentables.

Source : MNHN

Source : MNHN

Pour ce qui est de la Sarthe, il y a peu d'apparition du trèfle de manière importante avant le XIXème siècle même si dans le deuxième partie du XVIIIème siècle sa culture s’intensifie dans certaines fermes expérimentales. Pour rester dans du local, un bail de 1761 autorise le fermier du domaine de Buffes à mettre le jardin en trèfle. Le dictionnaire topographique de Le Paige écrit juste avant la Révolution en parle peu : une seule occurrence à La Chapelle du Bois (région de Montfort le Gesnois). D'autres documents parlent de vente de graines de trèfle en 1788 dans la région de Beaumont-sur-Sarthe. Pesche nous apporte tout de même une précision importante : « C'est de cette dernière époque [2ème moitié du XVIIIème siècle], que date l'introduction de la culture du trèfle dans le canton [de Sablé], dont les premiers essais furent faits par M. de la Panne, agriculteur distingué, dans la terre dont il portait le nom, située à Auvers-le-Hamon. »

Au tout début du XIXème siècle, le Préfet Auvray publie la « Statistique du département de la Sarthe ». Quelques occurrences traitent du trèfle dans la période post-révolutionnaire. Il y dit à propos de la production de foin des prairies naturelles qu' « on y supplée par des prairies artificielles, formées de trèfle, dont la graine est devenue, depuis quelques années, un objet de commerce important. » Et d'ajouter : « L'exportation s'en fait en Angleterre et en Hollande […] Ce commerce mérite d'autant plus de considération, que loin de coûter aucuns soins ni dépenses au cultivateur, cette plante améliore les terres, et fournit aux bestiaux un fourrage abondant. »

En 1814, les « affiches, annonces et avis divers de la ville du Mans » mentionnent que le trèfle peut servir à nourrir les animaux. En 1816, à Saint-Gervais-de-Vic on vend une parcelle de terre labourable en trèfle.

Au Mans, le moulin Plard est dit à tan et à trèfle en 1828. D'ailleurs on trouvera dans le même secteur du Mans en 1829, une propriété à vendre dont un enclos « en légumes, trèfle et blé ». La même année à Saint-Denis-d'Orques, on vend une propriété dont « un jardin d'environ 33 ares, pour la plus grande partie complanté en trèfle ».

En 1832, les mêmes « affiches, annonces et avis divers de la ville du Mans » donnent comme information que M. Auguste de la Chevallerie, négociant et propriétaire, demeurant à Nantes « vient d'établir au Mans, un entrepôt du nouvel engrais économique, connu sous le nom de Noir-Animal » qui « fertilise toute sorte de terres ; également bon aux semailles des froments, blés-noirs, blés-de Turquie , orges, avoines, seigles, trèfles, lins , chanvres, navets, choux , betteraves, pommes-de-terre, légumes , etc. »

En 1833, la Société Royale d'Agriculture, Sciences et Arts de la Sarthe fait un achat de graines :

1° Houlque laineuse : 50 livres.

2° Fromental : 50 livres

3° Spergule : 50 livres

4° Trèfle incarnat : 50 livres

5° Trèfle d’Argovie : 9 livres

6° Avoine patate : 1,5 livre

Cet achat fait suite à un souhait du Conseil Général qui consiste « à favoriser les industries profitables et à augmenter le bien-être du pays » et « de voir concourir toutes les influences locales à l'amélioration de l'agriculture, dont les progrès, dans la plus grande partie du département, laissent encore tant à désirer ! ». On voit très clairement dans cette volonté que le trèfle incarnat est encore peu utilisé en Sarthe. Ces graines sont envoyées à des correspondants locaux afin que des semailles puissent se faire.

On voit d'ailleurs à la même époque cette Société organiser des concours dont un intitulé « Concours pour la culture des plantes fourragères » afin d' « encourager la culture des plantes fourragères propres à remplacer le trèfle dans les différentes variétés de sols qui ne conviennent pas à celte dernière plante » ; et parmi les différentes propositions on y retrouve d'autres variétés de trèfle : trèfle d'Argovie, trèfle jaune, trèfle blanc. Afin de motiver les bonnes volontés, une prime de 100 francs est accordée « aux fermiers ou propriétaires cultivant de leurs mains. »

La même année 1833, les « affiches, annonces et avis divers de la ville du Mans » publient un très long article sur la manière de faire, ou pas, des jachères. On voit souvent le trèfle revenir dans cet exposé. C'est assurément à cette époque qu'un tournant se produit pour cette culture. Pesche, à propos du canton d'Ecommoy, dit d'ailleurs que la culture « du trèfle … s'y est beaucoup multipliée. »

Si on prend le dictionnaire Pesche, publié entre 1829 et 1842, et que l'on fait l'inventaire des communes où il y a du trèfle, on constate qu'il y a en a à peu près partout et que la graine de trèfle est l'objet d'un commerce.

Pesche nous donne une estimation des exportations depuis Sablé et Le Mans pour l'année 1840 vers l'Orne et Caen par la rivière. Il nous dit que les graines de trèfle envoyées vers Caen et Rouen représentent un total de 5000 tonnes, soit un tiers des exportations vers cette zone géographique. On exporte cette production vers l'Angleterre, l'Allemagne, la Suisse et les régions nord de la France.

Que fait-on dans un moulin à trèfle ?

Si on ne coupe pas le trèfle pour produire du fourrage, il va monter en graine et c'est là que va intervenir le moulin. On voit ainsi au XIXème siècle fleurir plusieurs moulins à trèfle. Il ne s'agit pas constructions nouvelles mais plutôt d’adjonction d'un bâtiment nouveau sur le site du moulin afin de pouvoir profiter d'un espace où l'on traitera le trèfle.

En général, on faisait une première coupe du trèfle au printemps pour le fourrage ; puis on le laissait repartir jusqu'à ce qu'il arrive à graine dans la deuxième moitié de l'été. On le fauche alors pour récupérer les fleurs ; ensuite on les fait sécher sur l'aire. Puis, elles sont portées au moulin où elles sont battues.

On utilise parfois la technique du pilon, mais le fonctionnement à la meule est le plus utilisé. On procède par une action de ripage à l'extraction de la graine de trèfle afin de la séparer de son enveloppe. On met le tout dans des sacs. Après il faut vanner l'ensemble afin de séparer la graine du reste, cette opération pouvant se faire chez l'agriculteur.

Il y avait aussi la possibilité de battre son trèfle chez soi. Ainsi au début du XIXème, un agriculteur de Saint-Mars-d'Outillé, M. Loiseau, met au point une machine à battre qui permet de faire le travail à la ferme. Cependant les revues d'agronomie de l'époque conseillent plutôt le moulin traditionnel car étant plus rapide ; néanmoins, il fallait une quantité de trèfle assez importante si on voulait que le meunier puisse effectuer la tâche.

Cadastre 1844 - Le moulin à trèfle n'existe pas encore.

Cadastre 1844 - Le moulin à trèfle n'existe pas encore.

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 08:39
Mezeray - Soldats américains 1919
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 16:59

Page 1/10

En marge :

3 mars 1762

Rapport dexpert

Bordage de la

Mare Lhommeau

 

  1. Du trois mars mille sept cent

  2. soixante deux avant midy

  3. Devant nous Julien Marin Baussan notaire

  4. royal au Maine demeurant parroisse

  5. d’Etival lez le Mans soussigné

  6. Est comparu François Salmon expert

  7. ordinaire demeurant parroisse de St Jean Giles

  8. des Guerets faux bourg de la ville du Mans lequel

  9. nous a dit qu’à la requeste de François Lhommeau

  10. sabbottier demeurant parroisse dudit Voivres pour

  11. par luy faire vizite et montrée de letat des batiments+

  12. du lieu de la Mare autrement du bourg de

  13. Voivres acquis par luy Lhommeau de Pierre Pellier

  14. marechal en œuvre blanche demeurant parroisse

  15. d’Allonnes au desir d’acte de nous notaire attesté le vingt

  16. aoust dernier con(tro)llé au Mans le lendemain

  17. et apres avoir dudit Salmon pris et reçu le serment en

  18. tel cas requis il nous a juré et affirmé avoir

  19. vu et examiné les batiments et effaisll dudit lieu en son ame

  20. et conscience et par la vizite singuliere qu’il y a faitte

  21. y avoir remarqué premièrement

  22. que les batiments dudit lieu composent une chambre

  23. a feu et four au pignon de deux chambres froides

  24. au bout et d’une etable aussi au bout desdites chambres

  25. froide sous trois faistes et deux toits a porcs à costé

  26. de la masse dudit four lesdits batiments de cinquante

 

Page 2/10

  1. huit pieds de longueur sur vingt un pieds

  2. de largeur excepté letable qui n’est que de dix neuf

  3. pieds et demy de largeur le tout construit a mur

  4. d’unze pieds de hauteur du quarré à res de

  5. chaussée, lesdits murs sont au derrière sur le chemin

  6. faits avec mortier de terre chaux et sable excepté treize

  7. pieds qui sont à colombage et terrasse, et des murs du

  8. devant sur les issues il s’en trouve douze pieds fait avec

  9. mortier de terre et ladite etable se trouve au derriere

  10. faite de treize pied sur etache coulombe et terrasse

  11. le refend dentre ladite maison a feu et la

  12. premiere chambre froide nest aussi qua

  13. coulombe et terrasse, un tiers de tous lesdits murs

  14. et sourcelures sont avec mortier de terre le

  15. surplus a chaux et a sable parties desdits murs

  16. sont en ruines par des lezards et sont a refaire

  17. de neuf en recherche il sen trouve quatorze toises

  18. desdits murs et les toits a porcq et la masse dudit

  19. four qui sont à refaire des les fondements et le surplus

  20. desdits murs ont desoin detre renduis en dehors

  21. et en dedans et il faut recrester les enfaiteaux

  22. et refaire le lisiaire en bordure pourquoy faire

  23. il faut emploier trois toises de pierre quinze

  24. cent de brique soixante quinze blots six pipes

  25. de chaux et vingt quatre chartées de sables

  26. pour faire le tout et fournir a été arbitré la

  27. somme de deux cent quarante et deux

  28. livres cy…………………………242tt

Page 3/10

  1. Qu’a la porte de la chambre froide

  2. sur la cour il faut deux coulombes ou

  3. pied de chacun six piedds et un bout de ceule

  4. de quatre pieds de longueur

  5. Quau plancher de ladite premiere chambre

  6. il faut trois soliveaux de chacun quatorze

  7. pieds de longueur

  8. Qu’à la porte de la maison il se trouve une crouille

  9. dont le mainon est cassé que la fenestre qui

  10. donne sur la cour est garni d’un vollet usé et

  11. qui peut encore servir il paroist quil y a eu

  12. des grilles de fer qui sont deffaillantes que la

  13. porte dentre laditte maison a feu

  14. et chambre froide nest que

  15. d’a volet garni dune mauvaise ferrure

  16. a la porte qui est entre ladite chambre froide

  17. il se trouve un ventail usé il en faut un

  18. neuf de cinq pieds trois poulces de

  19. hauteur sur deux pieds neuf poulces de

  20. largeur avec ses pentes et gonds se servant

  21. seulement de la ferrure et dun verrouil le

  22. vollet dune fenestre de ladite chambre est

  23. usé et de nule valeur pourquoy il en faut

  24. un neuf avec des ferrures

  25. Que la piece d’entablement de la fenstre de la

  26. seconde chambre et les careaux de closture

  27. qui est en coulisse sont usés et de peu de valeur

  28. qu’au plancher de ladite seconde chambre

  29. il se trouve six pieds de chaque côté qui

  30. sont ssans torchie ny soliveaux il faut cinq

  31. soliveaux de chacun treize pieds de longueur

Page 4/10

  1. pour remplir les defaillants avec les torchis

  2. necessaires

  3. Que le colombage qui est au derriere de ladite etable

  4. et chambre est a refaire a neuf des ces fondements

  5. etant surplombés en ruines farcis et pouris

  6. et pour le retablir il faut fournir quarante cinq

  7. pieds de ceule vingt huit coulombes de six sept huit

  8. et neuf pieds de longueur chacunes deux sablieres

  9. une de treize pieds sur la cour et lautre au pignon

  10. de ladite etable de dix neuf pieds de longueur pour

  11. le tout faire et fournir en se servant des vieilles

  12. matieres et mettre le tout en etat il en coutera

  13. la somme de deux cent soixante et unze livre

  14. cy…………………………………………271tt

  15. Que pour repicter les concavités des places des dits

  16. batiments et les remplir de terre solide arbitré

  17. dix livres cy……………………………….10tt

  18. Que dans la premiere chambre froide se trouve une

  19. echelle a bareaux ronds pour monter dans les

  20. greniers etants sur les dites chambres lentrée duquel

  21. grenier est sans fermeture a la housse du

  22. batiment et au pignon dentre le grenier desdite

  23. deux chambres qui surplombe et est forcé a refaire

  24. de neuf et pour retablir la pointe dudit pignon

  25. et ladite housse il faut fournir une sabliere

  26. de neuf pieds de longueur une coulombe de sept

  27. piedds un poinson de quinze pieds cinq cheverons

  28. de dix huit pieds chacun et une autre sabliere sur

  29. la cour de quinze pieds le tout de longueur et

  30. pour faire le tout et fournir et mettre en etat

  31. a été arbitré la somme de cinquante livres

Page 5/5

  1. cy………………………………………50tt

  2. lesdites maison et chambre sont couvertes

  3. de tuiles plates dont il en faut deux miliers

  4. au lieu et place de pouries et defaillantes la

  5. couverture de ladite etable et lapenti qui est

  6. sur les dits toits a porcs et four sont couverts

  7. pour moitie en tuiles paltes et le surplus en

  8. bardeau et pour remplacer les pouries et

  9. defaillants il faut un milier de bardeau

  10. neuf fournir huit en feteaux un milier de

  11. lattes dix miliers de clous a lattes trois livres

  12. de clous a quoieau cinquante toises de chanlattes

  13. attandu que les cheverons ne sont que trois sous

  14. lattes soixante dix pieds de doublier et dix toises

  15. d’arcelets pour eperer les dits pignons pour le

  16. tout faire et fournir et mettre en etat arbitré

  17. cent vingt huit livres cy………………128tt

  18. Qu’aux deux toits a porcs il faut deux

  19. portes neufves en se servant des vieilles ferrures

  20. pour ce arbitré huit livres cy……………8tt

  21. Qu’il faut faire emousser ledit batiment et

  22. retablir un cours de lattes tombé en ruine pour

  23. ce arbitré six livres cy……………………6tt

  24. Lesdits batiments cour et issues au devant

  25. des dits batiments joignant dun côté la rue

  26. ou chemin dudit Voivre a la Blotiniere d’autre

  27. coté le jardin cy apres dun bout ledit chemin

  28. et celuy servant de passage pour exploter

  29. le presbitere du dit Voivre et dautre bout

  30. les issues de la veuve Michel Rocher dont partie

Page 6/10

  1. sont communs

  2. Item un jardin clos a part contenant une hommée

  3. et demie ou environ joint dun côté pour partie

  4. le jardin de ladite veufve Rocher et autre

  5. partie et dun bout le jardin du vicariat du

  6. dit Voivre separé par un ruau dependant

  7. dudit jardin qui sert pour l’ecoulement des

  8. eaux de la cour dudit lieu et d’autre costé

  9. et d’un bout pour partie l’avenue et

  10. jardin dudit presbitere de Voivre et d’autre

  11. bout les cour et issue du dit lieu ledit jardin

  12. separé de celuy de la cure du dit Voivre et

  13. de son entrée par une haye plate

  14. et mutuelle

  15. Item un prés clos a partll contenant un hommée d’homme

  16. faucheur ou environ joint dun côté

  17. la prée des Corvées dependante du temporel du

  18. chapitre de St Pierre la cour d’autre côté

  19. et d’un bout en triangle une ruelle frareschable

  20. tendente dudit bourg de Voivre au lieu des

  21. Vallées et dautre bout un prés appartenant au

  22. sieur de la Roussiere de son lieu du Tertre sans

  23. arbres ny bois de valeurll appellé le prés……..

  24. Item une petite piece de terre appellée la

  25. Jardinière contenant un journal ou environ

  26. y compris une coulée de prés qui est dans un bout

  27. et qui contient un quart d’hommée le tout joignant

  28. dun côté les prés de la veufve Michel Rocher de

  29. son lieu de la Renardière d’autre côté une

  30. ruelle frareschale tendante a aller dudit

 

Page 7/10

  1. bourg de Voivre dans les prés de la Chenaie pour

  2. partie et autre partie et la jeauge la terre

  3. de la veufve Gabriel Ruiller separé par une

  4. haye plate et mutuelle et autre partie en le

  5. bout de ladite jeauge d’un bout le prés dudit

  6. sieur de la Roussière de sa métairie de la Grande

  7. Chenaie et d’autre bout une autre ruelle

  8. frareschale qui sert à exploiter les terres et

  9. prés voisins le dit champ garni de quelques

  10. arbres fruitiers et truisses de peu de valeur

  11. Item une autre piece de terre appellée le champs

  12. de la Tournerie contenant un journal et demi

  13. ou environ joignant d’un côté le prés de maitre

  14. Moire notaire royal a Memers ( ?) de son lieu de

  15. la Blotiniere dautre côté le chemin tendant du

  16. dit bourg de Voivre a la Petite Onde aboute dun

  17. bout la terre de la dite veuve Rocher et dautre

  18. bout une ruelle tendante du dit lieu de

  19. la Blotiniere a des terres voisines et au prés de

  20. la Grande Chevrie et dans ledit champ se

  21. trouve quelques souches de peu de valeur

  22. Item une petite piece de terre nommée le

  23. champs du Fourneau contenant demy journal

  24. ou environ joint d’un côté le chemin tendant

  25. du lieu du Fourneau a la métairie de la

  26. Pignonnière dautre côté et d’un bout la terre

  27. dudit lieu de la Pignonnière et d’autre bout

  28. la terre dependante de la Cure dudit Voivre

  29. et dans ledit champs se trouve quelques souches

  30. de differant bois de peu de valeur

Page 8/10

  1. Item une autre piece de terre appellée le

  2. champs de Lourliaire contenant un journal

  3. ou environ entouré de hayes et fossés dependant

  4. de ladite piece de terre joignant dun côté

  5. le chemin tendant dudit Voivre audit Estival

  6. dautre côté la terre dudit sieur de la Roussiere

  7. de son lieu de Lourliere dun bout la terre du

  8. dit lieu et metairie de la Pignonniere et

  9. dautre bout une ruelle servant a exploiter

  10. les terres dudit lieu de Lourliere et dant le

  11. dit champs sy trouve quelques souches de

  12. differents bois de peu de valeur

  13. Item une autre piece de terre appellée le

  14. champs du Cormier contenant un journal

  15. ou environ joignant des deux côtés les terres

  16. dudit lieu de la Pignonniere aboute dun bout le

  17. dit chemin dudit Voivre audit Etival et

  18. dautre bout le champs de la piece cy apres

  19. ledit champs garni de quelques souches de peu

  20. de valeur et d’un cormier estimé quarante sols

  21. attendu sa petite qualité

  22. Item une autre piece de terre appellée le champs

  23. de la Piece contenant un journal ou environ

  24. joignant des deux côtés les terres dudit lieu

  25. la Pignonniere aboute d’un bout ledit chemin

  26. tendant dudit Voivre audit lieu de la Pignonniere

  27. et d’autre bout ledit champs du Cormier cy

  28. dessus ladite piece de terre garnie de quelques

  29. souches de differant bois de peu de valeur

  30. Item une autre piece de terre appelée la

 

Page 9/10

  1. petite piece contenant un journal ou environ

  2. joignant dun côté la terre de ladite veufe

  3. Rocher de son lieu de la petite Renardière d’autre

  4. côté et d’un bout les terres dudit sieur de

  5. la Roussière de sa métairie de la Cour et d’autre

  6. bout la terre du lieu de la Metairie ainsi appellée

  7. avec droit de passage pour exploiter la dite

  8. piece de terre par la ruelle qui est au bout

  9. du champs de la dite veuve Rocher le dit

  10. champs garni de quelques jeunes arbres sans

  11. autre bois de valeur ny ayant qu’un bout de haye

  12. et fossé qui en depende

  13. Item une petite piece de terre appellée le Petit

  14. Cloteau long contenant demi journal ou environ

  15. joignant d’un côté la terre dudit lieu de la Pignonniere

  16. d’autre côté pour partie la terre de la dite veuve

  17. Rocher et autre partie du dit côté la terre de la

  18. cure dudit Voivre aboute d’un bout ledit chemin

  19. tendant du dit Voivre audit etival et d’autre bout

  20. ledit chemin de Voivre au dit lieu de la

  21. Pignonniere la dite piece de terre na que deux

  22. bouts de hayes qui sont sur lesdits chemins et ou

  23. il ne se trouve aucunes souches de valeur seulement

  24. quatre mauvais arbres au-dedans

  25. Desquels dire declaration et raport lecture

  26. donnée audit Salmon il y a persisté sans vouloir

  27. y ogmenter ny diminuer affirmant contenir

  28. verité et se requerant luy avons fait taxé pour

  29. ses salaires de ladite montrée et du présent

  30. son raport de la somme de six livres quil

  31. nous a declaré avoir reçeus dudit François

  32. Lhommeau dont quittance et avons dressé

Page 10/10

  1. le present procez verbal pour servir et valoir

  2. ce que de raison audit Lhommeau Dont acte

  3. et lavons de son consentement jugé fait et

  4. arresté au dit Etival etude de nous notaire

  5. lesdits jour et an presents maistre Jean

  6. Charles Duval clerc tonsuré et Jean Leroy

  7. tailleur d’habits demeurans audit Etival

  8. tesmoins a ce requis et appellés ledit Salmon

  9. a signé avec nous + terres labourables, et prés

  10. et de tout ce qui fait la compozition ll terres labourables

  11. et pré et de tout ce qui fait la composition

  12. gloze hommée, hommée, veuve, abrite, de, taxé

  13. rayé quarante mots ou sillabes nuls

  14. [signatures] F. Salmon, D ( ?) A. Mauboussin ( ?)

  15. J.C. Duval, Jean Leroy

  16. Baussan

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 17:45
La Suze : un cliché de l'hôpital militaire américain (Première Guerre Mondiale)

Source : Collections of the National Library of Medicine

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 11:11

Sanson (Saint) (1826, C1) : Cette terre appartenait aux religieux de l'abbaye Saint-Aubin d'Angers, sans doute suite à des dons faits par les seigneurs de Malicorne. Puis la terre passe au prieuré de Fercé. Ce fief ecclésiastique est ensuite acquis par Ménard de la Groye qui y est décédé en 1827. Il y avait une chapelle démolie à la fin du XVIIIème siècle. La métairie qui appartenait au prieuré de Fercé en 1792 a été vendue comme bien national.

Samson était évêque de Dol, en Bretagne, au VIème siècle. Face aux invasions normandes du IXème siècle, les reliques du saint sont emmenées à Paris. Puis le calme étant revenu, les Bretons réclament les reliques, mais le roi n'en cède qu'une partie. Ils rentrent alors en passant par Orléans, ville où ils fondent un prieuré portant le nom du saint.

Saint-Sanson (cadastre de 1826) avec sa structure médiévale toujours visible sur le plan cadastral.

Saint-Sanson (cadastre de 1826) avec sa structure médiévale toujours visible sur le plan cadastral.

Sérusière (La) (1826, D1) : Le lieu habité par Séru. Il dépendait du temporel de La Suze au XVIIIème siècle. Cette closerie sera vendue lors de la vente des biens nationaux au moment de la Révolution Française.

 

Tailles (Les) (1826, A2) : Le nom est à rapprocher de « taillis ». Il indique donc la présence d'un ancien bois dont on coupait régulièrement les essences.

 

Tertre (Le) (1826, C1) : Le lieu est sur le domaine du château de Vaulogé et pourrait indiquer la présence d'une motte féodale.

 

Titre (Le) (1826, B) : Rien de bien convaincant pour ce toponyme.

 

Touche (La) (1826, C1) : Dans une zone qui a été défrichée, ce nom indique un espace qui est resté en bois. Ce bordage appartenait au collège de Fercé au moment de la Révolution. Il a été vendu comme bien national.

 

Val (Le) (1826, B) : L'endroit est sur la pente qui borde la Sarthe d'où son nom.

 

Varanne (La) (1826, A1) : « Varanne » ou « Varenne » indique un terrain non exploité car réservé à la chasse seigneuriale. C'est le même mot que « garenne ». Il indique également un terrain sablonneux de mauvaise qualité agricole.

Vauguichard (1826, A1) : La vallée où réside Guichard. Nous ici dans la vallée de la Gée.

 

Vaulogé (1826, A2) : Vaulogé mériterait une étude bien plus approfondie quant à son histoire. C'était le fief le plus important sur Fercé. Le nom de Vaulogé est arrivé avec une famille noble issue de Sentilly dans l'Orne où se trouvait une seigneurie du même nom, et le Vaulogé originel veut dire le Val d'Oger, Oger étant un prénom normand de tradition viking. C'est à la fin du XIVème siècle, que Jean III de Vaulogé épousa Marguerite de Champagné, fille de Guillaume seigneur de Fercé et autres lieux. C'est à partir de cette époque que le nom de Vaulogé désigne la terre où s'est installée la famille de Vaulogé. Puis en 1634, Magdelon de Vahays achète de Françoise de Vaulogé la seigneurie. On trouve ailleurs en Sarthe d'autres lieux nommés Vaulogé.

Vaulogé en 1829/1830

Vaulogé en 1829/1830

Vaulogé (Le Petit) (1826, A2) : Voir ci-dessus.

 

Vénillières (Les) (1826, C2) : Sans doute le lieu habité par Venelle.

 

Verdelle (Moulin de) (1826, C1) : L'essentiel des bâtiments de Verdelle est sur la commune de Noyen. Le domaine avait été acheté par Marie Madeleine de Sallaine vers 1715. Peut-être faut-il s’orienter vers les mêmes racines que « verdelier » (osier), « verdelet » (vert). Comme nous sommes là à la confluence de la Gée et de la Sarthe, c'est ce qui nous paraît le plus vraisemblable.

 

Vilclair (1826, B) : Au XIIème siècle est cité un prêtre, Bernard de Vilclair qui fait don de dîmes à l'abbaye de la Couture et qui serait donc le détenteur de cette terre. Il est aussi question d'un Gesfray de Villeclerc, paroissien de Fercé (sans doute XIVème s.). Au XVIème siècle, Vilclair avait été vendu par Jean de Vaulogé à Jacques Breslay. Au XVIIème siècle, la métairie de Villeclair appartenait à la famille Morin ; en 1670, lors des partages de succession, c'est Renée Morin, épouse de Jacques de Vahays, qui choisi ce bien. En 1724, Marie Le Febvre, veuve de Jacques de Vahais, demeurait en sa terre de Villeclair. En 1770, René-Louis de Sallayne vend la terre à Jean-Baptiste Courte. Le domaine et la maison de Villeclair ont été vendus comme biens nationaux lors de la Révolution ; il appartenait aux frères Courte qui avaient été déportés. L'endroit était en tourne entre Fercé et Chemiré ; c'est à dire que pendant une année il dépendait de Fercé, et l'autre il dépendait de Chemiré. Mais ce n'était pas forcément un an/ un an ; cela pouvait être deux ans/ un an. Concrètement, une année les baptêmes, mariages et sépultures se faisaient dans une paroisse, et l'année suivante dans l'autre.

La partie « vil » vient peut-être du latin « villa » et veut donc dire le domaine. Et « clair » dans le sens de « dégagé », « visible ».

Vilclair (cadastre 1826)

Vilclair (cadastre 1826)

Volliers (Les) (1826, A1) : un « volier » est un treillage qui supporte la vigne le long d'un mur. En vieux français, le mot désigne aussi l'endroit où on élève des oiseaux. La proximité immédiate du fief de la Bésiguère (commune de Pirmil) peut être favorable à la deuxième interprétation.

A SUIVRE : Les noms des lieux-dits de la commune de Fillé sur Sarthe.

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 16:28

Martellière (La) (1826, B) : Le lieu de résidence de Martel ou Marteau.

 

Medmanche (1826, A2) : Tout comme dans « dimanche » que l'on traduit par jour du Seigneur, « Med(e)manche » est le domaine (mansus) du seigneur. Au XIIème siècle, Eudes de Medemanche (Odo de Medlomencher) apparaît comme témoin dans un acte lors de la prise d'habit d'un religieux. En 1301 est cité Jehan de Medmanche, écuyer, qui relève de la châtellenie de Pirmil. Le fief appartenait au XVIème siècle à un Le Vayer, cité parmi les familles protestantes du Maine. Un Jean Le Vayer est également cité au XVIIème siècle. Et les Le Vayer en étaient encore possesseurs au XVIIIème siècle grâce à un mariage; d'ailleurs il est dit dans des actes anciens qu'ils résident « dans leur château de Medmanche ». Ensuite la propriété passe aux Jannart.

Armes des Jannart de Medmanche

Armes des Jannart de Medmanche

Medmanche (Moulin de) (1826, A2, B) : Moulin à blé cité au XVIIème siècle. Ceci dit il devait exister un moulin dès le Moyen-Age.

 

Meniau (1826, B) : Meniau était un des fiefs de Fercé. Dans le Vendômois, le méniau est un jeune porc et, par dérision, il caractérise un jeune homme pas très futé. Le mainiau est aussi l'habitant du Maine. Mais il semble que l'explication concernant ce nom de lieu soit plus à rapprocher de « mênil » qui désigne donc une exploitation agricole, ou encore un simple dérivé de « menu ». A noter à Vallon sur Gée, le lieu « Menuau » dont le nom est très proche de « Meniau ».

 

Mésières (Les) (1826, D1) : C'est un grand classique de l'archéologie. Ce nom vient du latin « Maceriae » qui veut dire « ruines ». Et on sait que lors de sondages archéologiques dans ce secteur dans les années 1990, des éléments d'une occupation gallo-romaine furent découverts.

 

Mitaudière (La) (1826, B) : Le lieu habité par Mitaud. Lors de la vente des biens nationaux au moment de la Révolution Française, les maison, jardin et terre de la Mitaudière sont mis en vente ; ces biens relevaient de la cure de Fercé.

Paux (Les) (1826,B) : En patois sarthois, le « pau » veut dire « pieu ». Comme plusieurs endroits autour de Fercé portent ce nom et que c'était souvent des zones de vigne, il faut entendre « Paux » comme tant une zone clôturée. Lors de la vente des biens nationaux, la vigne des Paux, qui appartenait au prieuré, est vendue.

 

Pellerie (La Grande) (1826, D2) : L'explication la plus vraisemblable et le lieu habité par Pellier, patronyme très fréquent en Sarthe. Il pourrait aussi s'agir d'un endroit où on travaillait les peaux mais c'est moins probable. En 1739, le lieu de «La Pelerie» est apporté en dot par Louise Chappelain, fille de défunt Claude Chappelain et de Marie-Eléonor Brochard.

 

Pellerie (Petite) (1826, E2) : Voir ci-dessus.

 

Pillière (La) (1826, C1) : Même si on peut y voir un nom indiquant un édifice particulier, la pile, le plus simple et tout de même le lieu habité par Pilier.

 

Planche-Augi (Moulin de) (1826, A2, B) : La planche est soit une passerelle pour franchir un cours d'eau, soit une planche posée verticalement pour retenir l'eau. Il faut donc entendre le nom du lieu comme signifiant le passage sur la Gée au niveau de l'endroit où habitait Augis. Au XVIIème siècle, les moulins de Planche-Augis appartenaient à la famille Morin ; en 1670, lors des partages de succession, c'est Renée Morin qui choisit ce bien. On parle d'un moulin à blé au XIXème siècle.

Cadastre 1826

Cadastre 1826

Renière (La) (1826, E2) : Le lieu habité par Renier, patronyme fréquent en Sarthe. Au XVIIème siècle, la métairie de la Renière appartenait à la famille Morin ; en 1670, lors des partages de succession, c'est Renée Morin qui choisit ce bien. Sur la commune voisine de Noyen, on trouve les « Rainières ».

 

Renom (Le) (1826, B) : La Gée et le Renom servent de limites communales. Le Renom prend sa source sur la commune de Coulans sur Gée et se jette dans la Sarthe en servant de limite avec la commune de Chemiré. Comment souvent pour les cours d'eau, il semblerait que l'on soit ici en présence d'un toponyme aux racines celtiques qui veut dire … « cours d'eau ».

 

Roch (Saint) (1826, C1) : Roch est un saint relativement récent puisqu'il est né au XIIIème siècle à Montpellier. Étant en pèlerinage à Rome, il est atteint par la peste et en guérit grâce à l'eau d'une fontaine miraculeuse. Roch est souvent représenté avec un chien, animal qui selon la légende lui apporta la nourriture lorsqu'il était malade. On l'invoque contre les contagions, fléau qui frappe souvent les paroisses comme il apparaît parfois dans les registres paroissiaux. La chapelle à proximité du château de Vaulogé fut édifiée en 1691 par René Deshays.

Rollard (1826, A2) : Rollard est un patronyme d'origine germanique. Le fait que le nom du lieu n'ait pas été francisé en « Rollardière » montre son ancienneté. L'endroit est dit être un bordage en 1755. On trouve ce nom également sur la commune d'Avoise.

 

Roussellière (1826, B) : Le lieu habité par Roussel ou Rousseau. Il y avait des vignes appartenant à la fabrique de Fercé et qui ont été vendues en 1792 lors de la Révolution. La closerie, qui appartenait aux frères Courtes, a également été vendue.

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