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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 08:07

Aiguillonnerie (L') (1843, B4) : Le lieu habité par Aiguillon, Léguillon. Lors de la Révolution, cette métairie est vendue comme bien national.

 

Aitre (Le Petit) (1810, C1) : Très souvent, cela désigne une maison. Le mot proviendrait de mot latin « astrum » voulant dire « âtre ». En patois sarthois, « aître » signifie « maison ».

 

Allée (La Grande) (1843, D4) : Un des chemins d'accès au lieu de la Grande-Maison (voir ce nom ci-dessous).

 

Anjou (Chemin d') (1843, B2) : Ce chemin très ancien sert de limite entre La Suze et Saint Jean du Bois ; sur le cadastre de cette dernière commune il est écrit « Chemin dit d'Anjou tendant de Fercé au Grain de Forêt ». Sur Fercé, il arrive soit au moulin de Théval, soit au port de Saint-Benoît. Ce qui intéressant sur Fercé est son passage à proximité d'un habitat antique. Vers le sud, il mène sur le chemin médiéval de Malicorne ou au-delà de Mezeray sur le chemin médiéval de La Flèche.

Saint Jean du Bois, cadastre 1826, A1

Saint Jean du Bois, cadastre 1826, A1

Le chemin d'Anjou qui sert de limite communale entre La Suze et Saint Jean du Bois

Le chemin d'Anjou qui sert de limite communale entre La Suze et Saint Jean du Bois

Aupinouse (L') (1810, D2 ; 1843, D3) : Sans doute une variation autour du mot « épine » ; le nom indiquerait alors la présence d'un terrain en friche. Nous verrons plus loin que tout ce territoire au sud de La Suze témoigne de défrichements.

 

Barre (La) (1810, D2 ; 1843, D2) : C'est un toponyme fréquent en Sarthe. En 1768, cette métairie était exploitée par Louis Pommier. Il faut entendre « la Barre » dans son sens médiéval, barrière, c'est à dire ce qui sert à barrer, à arrêter. Ce n'est pas un hasard si « la Barre » de La Suze est située à proximité d'un ruisseau et de la limite communale. Ce devait être l'endroit où se situait la limite entre différents espaces seigneuriaux. A la Révolution, la métairie de la Barre est vendue comme bien national.

 

Basse (Rue) (1843, A4 Dév. 1) : La rue qui est dans le bas de la ville. Il suffit d'ailleurs d'observer la surélévation du chœur de l'église pour avoir une appréciation de la pente. Au Moyen-Age, après avoir franchit le pont, on empruntait la rue Basse pour se rentre vers Noyen, Malicorne ou Sablé. C'était la seule rue utilisable pour sortir de La Suze puisque la place était un cul de sac.

A droite, la rue du Pont et en face la rue Basse.

A droite, la rue du Pont et en face la rue Basse.

Beausson (Chemin du Pré) (1843, C1) : Le cadastre de La Suze de 1843 est assez précis et donne souvent des précisions sur le nom des chemins. « Beausson » était un patronyme.

 

Bel-Air (1843, C4) : On rencontre ce nom plusieurs fois en Val de Sarthe. Certains veulent y voir un lien avec le culte de la divinité gauloise Belenos. C'est assez hasardeux comme conclusion. Le plus évident est quand même l'indication d'un lieu élevé ou venteux.

 

Bel-Air (Le Petit) (1843, B4) : Voir ci-dessus.

 

Bel-Air (Rue de) (1843, A4 Dév. 3) : Voir ci-dessus.

 

Bellair (Le Grand) (1810, C3) : Voir ci-dessus.

 

Bellair (Le Petit) (1810, C3) : Voir ci-dessus.

Belle-Vue (1843, A4) : Belle-Vue est sur la route de Roézé après le cimetière. Ce n'est donc pas un point haut. On peut cependant penser que le nom tient son origine de la vue dégagée qu'il y avait sur le méandre de la Sarthe, panorama qui n'est plus le même aujourd'hui.

 

Blanchetière (Charrière de la) (1843, A2 Dév.) : Nous sommes ici dans la zone des Courtils (voir ce nom ci-après) qui est divisée en petites parcelles dont l'accès se fait par de petites allées nommées « charrière ». La Blanchetière était soit un lieu disparu déjà au début du XIXème siècle, soit le nom d'une parcelle.

 

Bois (Carrefour des) (1843, A3) : L'endroit se situe sur la route de Louplande, en limite communale avec Roézé, dans une zone boisée. Il y avait jadis un ancien cheminement venant de Roézé et allant sur Saint-Benoît qui permettait de longer la rive droite de la Sarthe sans avoir à payer le droit de péage du pont.

 

Bourg (Le Grand) (1810, A3 ; 1843, A4) : Difficile d'être affirmatif sur ce lieu en bordure du faubourg Saint-Michel. Cependant, cela pouvait désigner l'espace fortifié en avant du pont.

 

Bout du Monde (Le) (1843, A2) : Il existe plusieurs « Bout du Monde » en France. Difficile d'avoir des certitudes sur ce toponyme. Il pourrait être question, pour celui de La Suze d'un espace isolé loin des chemins puisque plus avant la progression est bloquée par la rivière.

Le Bout du Monde de nos jours

Le Bout du Monde de nos jours

Buisson (Pavillon du) (1843, C4) : On trouve plusieurs pavillons sur La Suze ; mais ils ne semblent pas correspondre aux pavillons que l'on connaît ailleurs en Val de Sarthe, c'est à dire des bâtisses massives avec un toit à quatre pans et datées du XVIIème siècle. Ils sont situées dans des zones boisées et paraissent plus correspondre à un petit bâtiment lié à l'exploitation forestière ou à la chasse. « Buisson » vient conforter la forte présence forestière dans cette zone méridionale de La Suze. C'est dans ce secteur, entre autres, que les potiers de Cérans-Foulletourte venaient extraire de l’argile.

Le Buisson au début du 20ème siècle (cliché Lydia Rocher)

Le Buisson au début du 20ème siècle (cliché Lydia Rocher)

Butte (La) (1843, B2) : Tout à l'Ouest de La Suze, vers Saint Jean du Bois, se trouve le lieu de la Butte. Et si on regarde les courbes de niveau, nous sommes environ à 70 mètres au dessus du niveau de la mer alors que La Suze se situe à environ 40 mètres d'altitude. La Butte désigne donc un point haut.

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 07:06

Ce document dit du XIIème siècle, en latin, provient du cartulaire de Château-du-Loir. C’est un recueil de divers textes souvent recopiés et donc avec des approximations dues à de mauvaises retranscriptions. En fait cet écrit est à caler dans les deux premières décennies du XIIIème siècle, époque pendant laquelle Guillaume des Roches est sénéchal. Peut-être même que ce rappel sur le montant des taxes de péage est lié au conflit qui opposa Guillaume des Roches, sénéchal d’Anjou, au roi Jean sans Terre au tout début du XIIIème siècle, époque où le roi de France installe définitivement son pouvoir sur le royaume de France.

Les seigneurs de La Suze étaient vassaux de Château-du-Loir, et c’est pourquoi on trouve des documents qui concernent La Suze dans le cartulaire de Château-du-Loir.

 

Dans ce cartulaire, les textes sont présentés du plus ancien au plus récent puisqu’il s’agit du regroupement des pièces éparses. Et on trouve juste avant ce document sur le montant des péages de La Suze, le montant des péages pour la baronnie de Château-du-Loir et un autre texte sur le montant des péages dans la châtellenie d’Oizé. Ces deux documents sont de l’extrême fin du XIIème siècle et sont, du point de leur rédaction, très proches du document sur La Suze.

On va donc trouver des formules communes dans ces trois textes, mais aussi des particularités propres à chaque territoire.

La Suze en 1695 avec un paysage assez proche de ce qui existait au Moyen-Age

La Suze en 1695 avec un paysage assez proche de ce qui existait au Moyen-Age

« Ce fut ce qui a été écrit sur la châtellenie de La Suze, les coutumes et les péages, qui étaient à l'époque de Guillaume des Roches, sénéchal d'Anjou. »

 

Qui est Guillaume des Roches ?

Né vers 1150/1160 et est mort en 1222, il se lie aux Plantagenêt. Vers 1190, veuf, il se remarie avec Marguerite de Sablé ce qui lui permet d’obtenir plusieurs terres dont Sablé, La Suze et Louplande. Un peu après il obtient la baronnie de Château-du-Loir. C’est l’époque pendant laquelle le Maine et l’Angleterre ont des liens étroits. Lors de la mort du roi d’Angleterre Richard Ier Cœur de Lion, Guillaume des Roches s’éloigne du roi Jean sans Terre dont les troupes occuperont le château de La Suze en 1202 et 1203. Il fini par se rapprocher du roi de France Philippe Auguste. Sa fonction de sénéchal lui octroyait le droit de gérer bon nombre d’affaires dans le Maine et en Anjou.

« Le marchand de n'importe quel lieu qui viendra en la châtellenie de La Suze avec ses marchandises paiera un droit de péage. »

Même si La Suze possède le seul pont entre Le Mans et Sablé, le droit de péage dont il est question ici n’est pas forcément prélevé lors du franchissement du pont. La châtellenie est un territoire sur lequel un seigneur exerce des droits, et par exemple l’entrée sur le territoire peut être soumis à un droit de péage.

Le pont de La Suze

Le pont de La Suze

« Si un marchand va aux marchés d'Angers ou Saumur et a acheté d'autres marchandises, il devra au retour en la châtellenie de La Suze payer son compte et du reste sera libéré. »

Les trois documents font référence aux marchés d’Angers et de Saumur. Cela peut paraître surprenant puisque le Mans est beaucoup plus proche de La Suze et ce devait être bien sûr la ville la plus fréquentée. Pour La Suze, le document faisant référence à Guillaume des Roches « sénéchal d’Anjou », on peut alors comprendre pourquoi on parle des marchés d’Angers et de Saumur.

« Nous taxons sur les cuirs un denier.

Le millier de hareng, un denier.

Le millier de seiches, quatre deniers ; le cent un tournois.

Une charrette chargée de blé, un denier.

Une charrette chargée de sel, un denier.

Une charrette chargée de noix, un denier.

Une charrette chargée de vin, trois deniers.

Une charrette chargée d'étoffes, le limonier quatre deniers, les autres chevaux deux deniers.

Une charrette chargée de peaux préparées, le limonier quatre deniers, les autres chevaux deux deniers.

Une charrette chargée de cordages (?), le limonier quatre deniers, les autres chevaux deux deniers.

Une charrette chargée de jeunes agneaux, deux deniers.

Une charrette chargée de laine filée, le limonier quatre deniers, les autres chevaux deux deniers.

Une charge d'aloses, un denier.

Une charrette de chaux, un denier.

Un cent de fer, un denier.

La douzaine de chaînes, quatre deniers.

Un poids de cire, quatre deniers.

Une charge de poivre, quatre deniers.

Une charge de métal, quatre deniers.

Le saumon, quatre deniers, de telle sorte qu'un seul pour les autres.

Une quantité de miel, un denier.

Une quantité d'huile, un denier.

Pour trois béliers, un denier.

Un bœuf, un tournois.

Un âne, un tournois.

Un cheval, un denier.

Un porc, un denier.

Un colporteur sans valeur, rien.

Pour trois moutons, un denier.

Pour une « poeslée » de vin vendue, un denier. »

 

Nous avons ici une liste de produits qui donne un aperçu des marchandises qui circulaient aux XIIème et XIIIème siècles dans notre région.

 

Quelques remarques :

Le poisson occupait une place importante dans l’alimentation de la population, en particulier pendant les périodes de jeûnes. Concernant le hareng, des fouilles archéologiques menées sur des sites de consommation ont montré qu’il représentait environ 1/3 du poisson consommé.

 

Le limonier est le cheval qui est attaché aux limons donc directement sur la charrette.

 

Pour ce qui est du sel, les recherches paraissent montrer que c’est lors des siècles précédents que les marais salants atlantiques ont commencé à se mettre en place. Il est utilisé pour la conservations des viandes, du poisson, du beurre, du fromage, etc. Il sert également à la fabrication de médicaments.

Par contre, à l’époque où est rédigé le texte sur les péages à La Suze, l’impôt sur le sel, la gabelle, n’existe pas encore.

 

Le vin est un produit que l’on consomme beaucoup au Moyen-Age. Nos régions en produisent d’importantes quantités, surtout pour approvisionner les marchés locaux. Nos communes gardent encore des traces de ces vignes (ex : la route des Vignes à Fillé). Mais ce sont des produits différents de ceux d’aujourd’hui.

 

L’alose est un poisson qui a une chair raffinée mais dont les arêtes peuvent décourager les mangeurs. C’était alors un poisson très fréquent qui remontait également les rivières ; ainsi la Loire a longtemps été réputée pour être le fleuve où on en trouvait le plus.

 

Le poivre est une des épices exotiques utilisées depuis longtemps en Europe. On l’utilisait aussi pour la conservation des viandes.

« Sur le fief du seigneur : le fournier du four du bourg de La Suze, pour le pain d'offrande, préparé pour une mine, un tournois, pour un setier, un denier.

L'habitant de La Suze qui sort de la ville avec une charrette de marchandises, un denier.

La bête de somme de la ville, un tournois.

Pour un quart de laine, un denier.

Pour un fardeau [de laine], deux deniers.

Pour une quantité en retour, un denier.

Pour une carcasse de bœuf vendue, la poitrine.

Pour une carcasse de porc vendue, le cuir du ventre avec la peau (?).

Pour du jambon vendu au marché, une joue ou un denier.

Pour un demi jambon vendu au marché, un tournois. »

 

 

« Pour les moulins :

Le boulanger qui a transporté le blé au moulin en l'achetant dans la région et lorsqu'il revient au moulin avec son blé, il doit le moudre au moulin aussitôt, et quand le boulanger aura moulu son blé, il doit moudre ses restes de vannage (?).

Si le meunier a retenu le blé du boulanger un jour et une nuit, sans pouvoir le moudre, le jour suivant le boulanger pourra reprendre son blé et le porter à un autre moulin pour le faire moudre. »

 

On a là sans doute la mention la plus ancienne du moulin de La Suze. Il se peut aussi que ce soit une appellation plus générale pour l’ensemble des moulins installés sur le fief.

Le moulin a la fin du XVIIème siècle

Le moulin a la fin du XVIIème siècle

Au centre, le dernier état du moulin médiéval

Au centre, le dernier état du moulin médiéval

« Pour les habitants du bourg de La Suze :

Ils ont le droit de bois mort en forêt de Longaunay du seigneur de La Suze.

Quand un chariot vient de la forêt de Longaunay et qu'il a franchi les fossés de La Suze, le garde-forestier ne pourra mettre la main dessus.

Pour les trois foires, à savoir : celle de Saint-Nicolas, pour un animal, un denier, pour une loge, un denier, pour un étal, un denier, et pour la Saint-Michel, la même chose.

Pour la foire de la purification de la Vierge Marie, un animal, un tournois, pour une loge, un denier, pour un étal un denier.

Pour ceux qui vendent du cuir au marché, ils devront au sergent, à Noël quatre deniers, et à Pâques trois deniers, et à la fête de Saint-Jean quatre deniers.

Le jour du marché, le vendeur et l'acheteur, selon la coutume, donnent l'offrande, et le lendemain seul l'acheteur le fera. »

 

La forêt de Longaunay est un sujet sur lequel il y aurait beaucoup à écrire. C’est une vaste et ancienne étendue boisée qui va de la région de Roézé jusqu’au delà de Mézeray. Les terres sont surtout acides et les bois alternent avec les landes. Les comtes du Maine en avaient donné des droits aux moines de la Couture, au prieuré de La Fontaine Saint Martin, à l’abbaye de l’Epau, etc. C’était au Moyen-Age une des plus vastes forêts du Maine.

Le seigneur accorde un droit d’usage de ramassage du bois-mort dans ses forêts.

On apprend aussi que la ville était protégée par des fossés dont les tracés se voient encore sur les cadastres du XIXème siècle.

Les deux foires, Saint-Michel et Saint-Nicolas, sont des moments importants pour les populations. La Saint-Michel marque la fin de l’été et la foire permet de vendre les surplus des récoltes. On entre alors dans une autre époque avec un rythme différent. Quant à la présence de la dénomination Saint-Nicolas dans le Maine, elle existe déjà au début de l’ère capétienne. La Saint-Nicolas est une foire d’hiver.

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 17:14

Volontairement, toutes les sources pour cet article n'apparaissent pas.

Par ailleurs, nous sommes toujours à la recherche d'informations ou de documents sur le sujet.

J. Les « Amex » : avantages ou inconvénients ?

 

L'arrivée des Américains est perçue comme une curiosité et engendre une certaine sympathie. Le 308th Infantry (77th Division) arrive à Brûlon le 13 février 1919 en fin d'après-midi et la companie E est envoyée à Avessé. Les hommes nouent des contacts avec les habitants et participent à des veillées devant la cheminée, racontant leurs faits militaires et la vie aux Etats-Unis.

Le jour de Noël 1918 à Marolles, le 105th Engineers Regiment organise une cérémonie avec la population locale. Plus de 300 cadeaux et sacs de bonbons, figues, noix, oranges sont offerts aux enfants en présence de Santa Claus. L'une des petites filles présentes offre un bouquet de fleurs au colonel Pratt. Le docteur Chevalier, maire de Marolles, le remercie pour les attentions portées aux enfants du village. Ces pratiques cordiales reviennent souvent dans le journal du colonel Pratt qui souhaite que les Français aient une bonne image du soldat américain. Ainsi, ce même jour de Noël il revient à son bureau à 20h30 afin de régler une affaire de désordre public qui s'était déroulé à Mamers le 19 décembre et une affaire d'ivresse à Marolles. Puis quelques minutes plus tard il prend le thé avec madame et mademoiselle Leroy.

 

Les troupes américaines attirent des populations peu recommandables dans les communes. Le Préfet de la Sarthe dans une note du 13 septembre 1918 au commissaire spécial rapporte : « Dans le même ordre d'idées, je vous invite également à établir une surveillance, de concert avec la Gendarmerie locale, des éléments douteux qui approchent ou tentent d'approcher les diverses formations américaines récemment installées dans le Département de la Sarthe, et notamment dans les communes suivantes : Ecommoy, St-Ouen-en-Belin, La Suze, St-Pavace, St-Gervais-en-Belin, Laigné-en-Belin, Téloché, Moncé-en-Belin, La Bazoge, La Guierche, Souillé, La Milesse et Château-du-Loir. Je vous signale enfin que les communes suivantes dans lesquelles des formations américaines vont être installées incessamment : Chemiré-le-Gaudin, Etival-lez-Le Mans, Allonnes, Brains, Coulans, Aigné, Lavardin, Domfront, Conlie, Montbizot, Joué l'Abbé, Neuville-sur-Sarthe et Sargé ».

La présence de soldats américains dans les communes n'est pas sans provoquer quelques plaintes. Ainsi Mme Parmé de l'hôtel du Lion d'Or à Changé se plaint à la fin de l'année 1918 de « l'envahissement de nos cafés par les troupes américaines », et d'ajouter qu' « il se trouve parmi ces soldats qui ne reculent pas devant la violence pour prendre la maîtrise de nos maisons voyant que nous sommes des femmes seules ». Cependant certains témoignages rapportent une cohabitation plus conviviale : « ils [les Américains] n'ont laissé chez les commerçants et les habitants qui eurent à les loger, qu'un exellent souvenir » (courrier de M. Clément de Sablé au Préfet de la Sarthe, 24 mai 1919).

A Marolles, les gamins du village jouent avec les camions américains en faisant le pitre sur le plateau arrière alors que l'engin circule. Rattrapés par les sentinelles, ils sont ramenés à la gendarmerie pour une sévère réprimande. L'événement est suffisamment grave pour que le maire de la commune vienne voir les autorités américaines.

 

En 1919, le départ annoncé des troupes américaines déclenche des réactions chez les élus. Ainsi en mai 1919, monsieur Clément de Sablé : « C'est au nom de tous les conseillers municipaux des cantons de Sablé, La Suze, Brûlon, que je suis à venir protester de la façon la plus énergique contre un areté qui, s'il n'est encore en vigueur n'en reste cependant pas moins réel. L’expulsion fin juin de tous les Américains cantonnés dans le département de la Sarthe ».

 

Cette très importante présence américaine en Sarthe à la fin de la Première Guerre Mondiale, et surtout l'impact qu'elle a laissé dans la mémoire collective locale, permet d'appréhender un peu autrement la Libération de la Sarthe en août 1944. Il est évident que l’accueil réservé aux G.I.s est dû à la joie de la Libération, mais il est évident aussi que le souvenir des années 1918-1919, somme toute assez proches de 1944, a impacté cet accueil.

Cette très importante présence américaine en Sarthe à la fin de la Première Guerre Mondiale, et surtout l'impact qu'elle a laissé dans la mémoire collective locale, permet d'appréhender un peu autrement la Libération de la Sarthe en août 1944. Il est évident que l’accueil réservé aux G.I.s est dû à la joie de la Libération, mais il est évident aussi que le souvenir des années 1918-1919, somme toute assez proches de 1944, a impacté cet accueil.

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 12:36

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I. Des hôpitaux américains

Cette zone de pré-embarquement doit également disposer d'hôpitaux. Le Camp Hospital n° 52 est implanté sur le site de l'abbaye Saint-Vincent au Mans, mais également sur les sites de l’École Normale de garçons et celle des filles, avec une capacité d'environ 2300 lits. C'est là qu'on recueillait les soldats atteints de la grippe tel par exemple le soldat Ernest W. Merkle du 315th Engineers de la 90th Division touché par la maladie en novembre 1918, évacué vers l'hôpital 52 où il décède en janvier 1919.

 

Les Américains en Sarthe pendant la Première Guerre Mondiale (7ème Partie)

Le Camp Hospital n° 52 a ouvert en août 1918 et succède à l'hôpital complémentaire français n°49. Le site de l'abbaye Saint-Vincent est cependant peu apprécié des autorités médicales qui lui reprochent son humidité constante, une plomberie et un câblage électrique insuffisants. Le personnel était composé de 60 officiers, 650 hommes de troupes et de 90 infirmières. Il n'a pas reçu les victimes des combats mais des soldats atteints de maladies diverses ; ainsi ont été comptabilisés 4500 cas d'oreillons. Les activités ont cessé le 1er juillet et tout le personnel embarqua à Brest le 5 juillet 1919.

 

A Château-du-Loir les Américains avaient installé le Camp Hospital n°72 en septembre 1918. Occupant d'abord quatre chambres de l'Hôtel de la Gare, il est déplacé quelques jours plus tard vers l'école primaire des garçons où, en organisant 26 chambres, on dispose de 300 lits disponibles. En fait cet hôpital devait gérer les cas du dépôt d'intendance de Château-du-Loir ainsi que des troupes américaines basées dans ce secteur géographique. Il a cessé de fonctionner en mai 1919 ; une partie du personnel et le matériel ont alors rejoint le Camp Hospital n° 114 à Ecommoy, le reste allant à Brest qu'ils quittèrent le 25 juin 1919.

 

A Auvours (commune de Champagné), on trouvait le Camp Hospital n° 101 ouvert en décembre 1918. Il était constitué de baraquements en bois et de tentes. Contrairement à l'hôpital 52, on y pratique aucun intervention chirurgicale ; les cas ayant besoin d'être opérés ont été évacués sur l'hôpital américain du Mans. La capacité d'accueil était de 1100 lits mais le maximum de patients présents se montait à 526. En juin 1919, le personnel quitta les lieux pour embarquer à Saint-Nazaire le 29 juin.

 

Les Américains en Sarthe pendant la Première Guerre Mondiale (7ème Partie)

Le Camp Hospital n° 110 se situait à La Suze. Il était administré par l'hôpital de campagne 102 et le train sanitaire 106. Il y avait 15 baraques pour une capacité de 350 lits. Situé au nord du bourg de La Suze à quelques centaines de mètres de la rivière, on lui reprochait un mauvais drainage et une mauvaise qualité de l'eau ce qui a nécessité l'installation d'une usine de traitement. Le fonctionnement de camp a cessé le 10 juin 1919 et le personnel a été évacué sur Saint-Nazaire qu'il quittera le 24 juin.

 

A Solesmes, en mars 1919, s'est installé le Camp Hospital n° 111. Ce fut un endroit apprécié des autorités médicales car l'abbaye était une construction moderne bénéficiant d'un bon réseau de chauffage et électrique. Environ 200 patients furent répartis sur quatre niveaux du bâtiment. Il a cessé de fonctionner le 15 mai 1919.

 

Un autre hôpital existait au Mans : le Camp Hospital n° 120 qui desservait le Forwarding Camp. Il a fonctionné peu de temps puisqu'il ouvre en avril 1919 et son activité est clôturée le 11 juin 1919. Là encore on ne traite que les cas légers, les cas lourds étant envoyé vers l'hôpital n° 52 ; en conséquence cet hôpital ne disposait que d'un potentiel de 500 lits.

 

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 13:11

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H. Le rôle des organisations

Des organisations américaines arrivent en France pour s'occuper des soldats : le YMCA, la Croix Rouge américaine, The Knights of Columbus (organisation catholique née en 1882 aux États-Unis), The Jewish Welfare Board, et The American Library Association.

Les Américains en Sarthe pendant la Première Guerre Mondiale (6ème Partie)

Le YMCA va jouer un rôle important dans la mise en place d'activités. Son siège au Mans est alors au 71 de la rue Chanzy dans une bâtisse qui existe toujours et faisant l'angle avec la rue de la Fuie. L'organisation va envoyer de nombreux personnels (plus de 600) qui se répartissent dans différents secteurs. Ainsi Alice Caroll qui part pour la France en janvier 1919 pour travailler dans les cantines ; elle réside alors dans les communes de Chemiré-le-Gaudin et de La Flèche où elle installe une structure d'accueil pour les soldats.

 

Les Américains en Sarthe pendant la Première Guerre Mondiale (6ème Partie)

Les 3 et 4 mai 1919, lors des rencontres d'athlétisme au Classification Camp le YMCA distribue 10 000 cônes de glace aux hommes présents, glace partie de Paris la veille et amenée dans deux convois de camions ayant roulé toute la nuit. L'organisation a été également sollicitée pour refaire toutes les infrastructures sportives et d'accueil dans un camp dévasté par les mauvaises conditions météorologiques jumelées au piétinement de dizaines de milliers de soldats.

 

Ces organisations vont aussi gérer les problèmes financiers des soldats, en particulier dans le change monétaire puisque les soldats américains avaient difficilement accès aux banques françaises pour effecteur leurs transactions.

Le YMCA va créer une école d'architecture au Mans, école qui ouvre ses portes le 10 décembre 1918. Des sessions de trois semaines permettent à une vingtaine de soldats de suivre des cours. Ils travaillent en ville où la mairie met à disposition une salle de dessin et le musée d'archéologie. La deuxième semaine consistait à découvrir l'architecture rurale de la campagne mancelle. Et la troisième semaine permettait de découvrir des sites plus éloignés tels Chartres, Blois, Tours, etc. A la fin de la session, les travaux étaient présentés au public. Cette école était sous la direction d'Ernest Coxhead, architecte né au Royaume-Uni en 1863, mais qui a migré à Los Angeles en 1886 et a ensuite exercé à San-Francisco.

 

A Noyen, le 306th F.A. trouve que le YMCA a été très efficace avec l'installation d'une cantine et d'un théâtre, et qui remercie le travail effectué par trois demoiselles américaines : Marian Dean, Lucille Waiters et Adele Winston qui elle dépendait du Jewish Welfare Board.

Au Belgian Camp, les Y Girls luttent aussi contre l'inoccupation des soldats qui les mène parfois vers l'abus d'alcool. Dans le Newark Union-Gazette un article retrace le parcours de Helen M. Spear, jeune fille qui avait travaillé pour le YMCA en France. Elle nous rapporte qu'à Auvours, elle passe une partie du temps à écouter les soldats afin de les occuper. Son discours consistait à les détourner des méfaits de l'alcool et à les convaincre de ne plus boire en leur lisant des textes religieux.

Un homme a joué un rôle important dans l'efficacité du YMCA : Alfred Bookwalter. Katherine Mayo relate dans son ouvrage l'arrivée de cet homme, au début février 1919, et les changements que cela amène sur la vie des soldats américains. En une quinzaine de jours, il réorganise les campements et améliore les conditions de vie des militaires. Sur la place des Jacobins, une nouvelle structure est édifiée en une journée et demie. Au Forwarding Camp, il met toute son énergie pour éliminer l'impact de la boue. On met également en place une tournée à l'aide d'un camion et de deux ou trois filles du YMCA qui livreront aux soldats des beignets, des tartes et des gâteaux. Une quinzaine de jeunes femmes formeront le « Dancing Unit » en se déplaçant avec un piano et un groupe de musiciens. C'est un travail assez difficile pour ces jeunes femmes qui doivent donner l'impression de s'amuser tout en enchaînant la tournée des camps.

 

Les Américains en Sarthe pendant la Première Guerre Mondiale (6ème Partie)
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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 18:02

Un des lieux importants du patrimoine en Val de Sarthe va accueillir une animation prochainement.

En effet, la chapelle de Flacé (commune de Souligné-Flacé) va être le lieu d'un concert la dimanche 1er octobre 2017 à 15h00.

 

La chorale "La clé des chants" du club loisirs de Fillé interprétera l'oeuvre "Etno mass for peace" de Lorenz Maierhofr.

 

Entrée : 5 euros.

Concert à la chapelle de Flacé (Souligné-Flacé) le 1er octobre 2017
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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 18:59

Une cinquantaine de personnes ont assisté ce samedi 16 septembre 2017 à la présentation de l’œuvre de Robert Micheau-Vernez par son fils, Mikaël Micheau-Vernez.

Un riche diaporama a balayé l’étendue des travaux de cet artiste breton talentueux qui mériterait d’avoir une reconnaissance plus grande que ce qu’elle est. Chez nous, en Sarthe, Micheau-Vernez est connu par l’œuvre qu’il a laissée dans l’église de Parigné le Pôlin, c’est à dire la totalité des vitraux ainsi qu’un chemin de croix composé de 14 tableaux. Cet ensemble, unique dans le genre, permet d’appréhender la qualité graphique et colorée du travail de Robert Micheau-Vernez. Rappelons que ce travail a été fait juste après la Seconde Guerre Mondiale, guerre pendant laquelle le lycée de Brest, où Micheau-Vernez enseigne le dessin, trouve refuge au château des Perrais à Parigné-le-Pôlin. Suite a un incendie dans la sacristie en 1943, l’abbé Berthé, en sollicitant différentes personnes, réunit suffisamment d’argent pour lancer une campagne de travaux permettant de réaliser les vitraux et le chemin de croix. Le 25 août 1946, la réalisation est bénie par monseigneur Grente, archevêque du Mans.

La présentation par son fils a apporté un éclairage plus intime sur cet artiste breton en mêlant anecdotes familiales et voyage parmi les très nombreuses œuvres de Micheau-Vernez. On a peu ainsi voir d’autres peintures, ses talents de dessinateur, de céramiste pour les faïenceries de Quimper, mais aussi d’illustrateur pour les manuels scolaires avec des dessins d’une extraordinaire qualité graphique.

Bref, c’était une excellente animation en Val de Sarthe. Comme quoi, quand on veut on peut.

 

Deux liens :

http://www.micheau-vernez.fr/

http://canton-la-suze-sur-sarthe.over-blog.com/article-31206529.html

JEP 2017 - Micheau Vernez à Parigné le Pôlin
JEP 2017 - Micheau Vernez à Parigné le Pôlin
JEP 2017 - Micheau Vernez à Parigné le Pôlin
JEP 2017 - Micheau Vernez à Parigné le Pôlin
JEP 2017 - Micheau Vernez à Parigné le Pôlin
JEP 2017 - Micheau Vernez à Parigné le Pôlin
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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 12:44

Journées Européennes du patrimoine 2017 - Région de La Suze / Val de Sarthe

 

Chemiré le Gaudin (72)

Château de la Sauvagère :

À l’occasion des journéees du patrimoine les samedi 16 et dimanche 17 septembre, Jean-François Coué se propose de faire visiter le Château de la Sauvagère aux Chemiréens le samedi et le dimanche à 15h.

Au programme : visite des extérieurs et de la chapelle, puis à l'intérieur du château découverte des pièces du XVe siècle, de l'escalier du XVIe siècle et du Grand Salon du XVIIe siècle. 
Cette visite d’une heure est gratuite mais seulement sur inscription, en utilisant le formulaire ci-dessous. Le nombre de personnes est limité à 25 par visite.

S’inscrire sur :

http://www.chemire-le-gaudin.com/patrimoine/journ%C3%A9es-du-patrimoine-2017-visites-du-ch%C3%A2teau-de-la-sauvag%C3%A8re/

Église Saint-Martin :

Visite libre.

Vestiges de litre funéraire seigneuriale, écussons et fragments de peintures extérieures.

Samedi et dimanche 9h‑17h

 

Eglise d’Athenay :

Samedi 16 septembre 2017 et dimanche 17 septembre 2017 : exposition de dessins et visite de l’église. 9h00-12h00 et 14h00/17h00

 

Eglise de Saint-Benoit :

Samedi 16 septembre 2017 et dimanche 17 septembre 2017 :

Visite de l’église. 9h00-12h00 et 14h00/17h00

 

Etival Lès Le Mans (72)

Rien

 

Fercé sur Sarthe (72)

Rien

 

Fillé (72)

Moulin et île MoulinSart :

Cuisson de pains au four à bois

Le Dimanche 17 Septembre 2017 de 12h00 à 13h00

Démonstration de boulangerie et vente de pains réalisés à partir de la farine produite sur place, les pains sont enfournés à midi puis vendus en boutique.

 

Visite guidée du Moulin Cyprien

Le Dimanche 17 Septembre 2017 de 16h00 à 17h00

Partez à la découverte du Moulin Cyprien en compagnie d'un animateur meunier

Durée moyenne de la visite : 1h

 

 

 

Guécélard (72)

Rien

 

Louplande (72)

Château de Villaines :

Journées du Patrimoine les samedi 16 et dimanche 17 septembre

  • De 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h

  • Prix d’entrée : 5 euros

  • Visite des Jardins et d’une partie du rez-de-chaussée du Château

Le dimanche 17 septembre, trois petits concerts de musique classique (piano) à 15 h,16 h,17 h seront offerts dans le hall du Château aux visiteurs présents à ces horaires

 

 

Malicorne sur Sarthe (72)

 

Espace faïence, musée :

Exposition Nevers et Malicorne, une épopée artistique

Du Vendredi 15 à 10h00 au Dimanche 17 Septembre 2017 à 18h00

Exposition des créations de la faïencerie Boleslawiec par Madga Gazur

Le Dimanche 17 Septembre 2017 de 10h00 à 18h00

Visite numérique du musée

Du Samedi 16 à 10h00 au Dimanche 17 Septembre 2017 à 18h00 .

 

Marché de potiers et d'artisans d'art :

Dimanche 17 septembre 2017

Les céramistes et les potiers s’installeront sur le port de Malicorne-sur Sarthe pour redonner à ce quartier pittoresque une part de son histoire. Au programme : des potiers et des céramistes de la région des Pays de la Loire et une démonstration toute la journée de Jean- Marie Le potier.

Sur place un pôle bois :

D’autres artisans d’art viendront participer à cette journée tels que Patrick Mauboussin, le tourneur sur bois, Yann Rio, l’ébéniste, Benoît Ernst avec ses créations en liège et en bois et Philippe Huaumé, sculpteur sur bois et évidiste.


Un petit air de Montmartre à Malicorne :

Les artistes peintres de l’association Peintres au jardin s’installeront auprès du moulin à couleurs et
proposeront toutes leurs palettes pour faire votre portrait ou croquer le paysage malicornais.

 

Au Moulin à Couleurs :

- à la boutique

Les artisans d’art permanents qui exposent à la boutique seront présents pour dialoguer avec les visiteurs sur leur art et leur savoir-faire.

- au rez de chaussée :

L’association Malic’Art présente une exposition photographique sur la rétrospective de la réalisation d’une œuvre éphémère en Land Art lors de la dernière édition des Chemins en Couleurs.

 

Mezeray (72)

Rien.

 

Parigné le Pôlin (72)

Fête du Patrimoine 2017 à Parigné-le-Pôlin Le samedi 16 septembre :

Les sites ouverts:
Lavoir avec bâches et installation d'outils de lavandières pour une visite documentée libre.

Église (ouverte dès le matin)
Le thème 2017 = le vitrail

15 h Conférence/causerie avec M. Mickaël MICHEAU-VERNEZ (fils de l'artiste) et M. Daniel LAULANNÉ prof. d'histoire retraité de l'enseignement St. Michel des Perrais.
Vidéo sur l’œuvre de Micheau-Vernez.
Panneaux d’œuvres.

16h Visites commentées.

Mairie ou place de la mairie

16h à 18h : Atelier de verrier

Église

19h Concert gratuit (au chapeau). Gospel-Soul par Agnès AUMIS.

Place de la mairie

20h Apéritif offert.

20h30 - 22h30 : Bal breton avec buvette et grignotte.

Dimanche 17 septembre
L'église sera ouverte.

 

 

 

 

Roézé sur Sarthe (72)

Rien.

 

 

Saint Jean du Bois (72)

Rien.

 

Souligné Flacé (72)

La chapelle de Flacé et l'église St Rigomer de Souligné seront ouvertes le samedi 16 septembre 2017 et le dimanche 17 septembre 2017 de 14h à 17h.

 

 

Spay (72)

Rien

 

La Suze sur Sarthe (72)

Rien.

 

 

Voivres Lès Le Mans (72)

Samedi 16 septembre 2017 à partir de 18h00 : concert dans l’église avec Orphée.

Sur la place de l’église : restauration et buvette.

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 10:56

Volontairement, toutes les sources pour cet article n'apparaissent pas.

Par ailleurs, nous sommes toujours à la recherche d'informations ou de documents sur le sujet.

G. Inspections et revues

Ces troupes ne sont pas toujours bien contrôlables et on rapporte certaines dérives. Par exemple, alors qu'il se rend à Ballon depuis Le Mans en janvier 1919 le général Lewis stoppe trois fois son véhicule afin de faire des remontrances à des soldats qui n'étaient pas vêtus correctement ou qui ne saluaient pas. Plusieurs actions viennent redonner une certaine discipline. La première d'entre elle consiste en des inspections par le Commandant en Chef des armées américaines, le général Pershing. Il viendra d'ailleurs plusieurs fois en Sarthe.

  • Le 21 janvier 1919 : inspection et revue de la 30th Division avant de se rendre au Mans quelques jours plus tard. Cette revue s'est déroulée environ cinq kilomètres à l'ouest de Ballon sur un immense terrain préparé par le 105th Engineers Regiment.

  • 28 ou 29 janvier 1919 : inspection de la 92nd Division au Forwarding Camp.

  • 24 février 1919 : inspection et revue de la 77th Division à Sablé, cérémonie au cours de laquelle sont remises des médailles.

  • 18 mai 1919 : inspection du YMCA.

  • 9 juin 1919 : revue au Mans.

 

Le général Pershing à La Suze en 1919

Le général Pershing à La Suze en 1919

Pour avoir une certaine idée d'une revue, on dispose du courrier du capitaine Butler qui décrit son activité de la venue du général Pershing en juin 1919. La nouvelle de la venue du général arrive le dimanche pour une revue qui se déroule … le lendemain matin ! Et le capitaine d'apprendre en début de soirée qu'il commandera un bataillon formé de divers unités. Le réveil se fait à quatre heures le lendemain matin, puis le petit-déjeuner est pris à 04h15. La colonne se met en marche à 05h30 depuis le Belgian Camp à destination du camp d’aviation distant de huit kilomètres. Là, 15 000 hommes se mettent en place. La revue à proprement dit commence à 09h15. Lorsque arrive le tour du bataillon du capitaine Butler, celui-ci se place derrière les officiers qui inspectent les soldats et posent des questions à certains d'entre eux. Après la revue, le rite reste le même : le général Pershing est debout sur une estrade alors que les soldats sont debout autour de lui pour écouter son discours. Il y a une sorte de fascination pour le général Pershing comme le relate un article du Sunday Oregonian. Lors de sa visite au centre YMCA des Jacobins en mai 1919, il prononce une allocution. Le rédacteur de l'article fait état d'un général qui paraît doux et plus jeune que les clichés publiés, ayant une attitude très paternelle priant les hommes de s’asseoir pour écouter son discours.

Ce profond respect est également présent chez les soldats de la 77th Division lors de la revue du 24 février 1919 à Solesmes : « A Solesmes, Mayenne (sic), lors de la mémorable matinée du 24 février, le général Pershing a examiné la 77e Division. Il pleuvait la veille, mais un vent matinal, vif et froid, faisait retomber rapidement les nuages noirs de l'autre côté des collines, tandis que le soleil jetait de grandes ombres sur les vallées. […] Soudain, les rangs se mirent au garde-à-vous, et il y eut un silence. Puis, à l'autre bout du champ, sonnait un flot de trompettes et un grondement de sabots sur le sol souple, le général Pershing et son équipe trottaient rapidement devant les rangs. [...]. De nouveau sonna le triple flambeau des trompettes, la division vint présenter les armes, tandis que le général Pershing s'assit sur son cheval, immobile, la main levée au salut.  » Puis il passe ensuite dans les rangs discutant avec certains soldats avant de décerner des médailles par dizaines.

Des remises de décorations permettent aussi de maintenir une discipline militaire. Le 306th F.A. se rassemble dans un champ en dehors du bourg de Noyen pour décorer des soldats.

 

 

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 13:14

 

Volontairement, toutes les sources pour cet article n'apparaissent pas.

Par ailleurs, nous sommes toujours à la recherche d'informations ou de documents sur le sujet.

F. Lutter contre l'oisiveté

Le combat, avec ses exigences quotidiennes, étant terminé, l'oisiveté envahi très rapidement les hommes de troupe. Et l'oisiveté militaire étant source de certains débordements, le sport permettait d'occuper les soldats.

 

Dans les camps, il faut attendre le printemps et le retour des beaux jours pour que les activités sportives puissent se développer. Au Forwarding Camp, les joueurs de base-ball vont organiser de nombreuses parties ; l'arène pour la boxe peut accueillir jusqu'à 25 000 spectateurs. Le YMCA estime que dans ce camp, environ 500 000 hommes ont pratiqué football américain, football, piscine, volley-ball, lutte, tennis, athlétisme, etc. pendant les mois de mai et juin 1919.

Des championnats de boxe sont organisés sur différents sites sarthois.

 

Les Américains en Sarthe pendant la Première Guerre Mondiale (4ème Partie)

En mars 1919, se déroule au Mans une compétition d'athlétisme mais aussi dans d'autres camps tel celui de Parcé. Cela permet à la compagnie E du 308th Infantry, installée à Avessé, de consacrer les après-midi à la préparation sportive. D'autres compétitions sont également organisées au Classification Camp les 2 et 3 mai 1919 dans un stade d'athlétisme tout neuf.

 

Les Américains en Sarthe pendant la Première Guerre Mondiale (4ème Partie)

Dans la première quinzaine de mai 1919, une grande rencontre de tir est organisée au camp d'Auvours (Belgian Camp) et rassemble 3500 participants. Le général Pershing viendra remettre les récompenses aux vainqueurs. Entre les 27 et 29 mai 1919, une rencontre sportive va réunir plus de 2000 athlètes au Mans et attirer plusieurs milliers de personnes y compris des français. Ces rencontres sportives vont en quelque sorte être la répétition des Jeux Interalliés qui vont se dérouler en région parisienne dans ce que les Américains nommeront le « Pershing Stadium » et dureront du 22 juin au 6 juillet 1919, clôturant ainsi la présence américaine sur le sol français.

 

Les Américains en Sarthe pendant la Première Guerre Mondiale (4ème Partie)

Mais ces pratiques sportives se font aussi lors de manifestations plus restreintes. Ainsi à Avessé, le samedi 1er mars 1919 se déroulent des matchs de base-ball entre différentes compagnies. C'était pour la population locale une nouveauté et l'occasion pour les Américains de faire découvrir leur sport national.

A Malicorne, le 305th monte également son équipe de base-ball : « Dans la soirée du 11 février [1919], le 305th est entré dans Malicorne, une ville de poterie sur la belle Sarthe. Les gens étaient assez différents de ceux d'Arc, mais après un certain temps ils ont appris à aimer les Américains. Là nous sommes restés jusqu'au 17 avril, faisant des manœuvres, étant examinés et inspectés, et chassant les poux insaisissables, attendant impatiemment le départ pour Brest. Le temps était suffisamment agréable pour nous permettre de monter une équipe de base-ball qui a achevé victorieusement la saison en étant invaincue. »

 

Des bibliothèques sont aménagées sur les sites qui accueillent des soldats américains. Une fut construite au Mans et l'autre sur le Forwarding Camp. Des films sont diffusés quotidiennement et des soldats se produisent sur scène. Il faut absolument que les hommes soient occupés en attendant l'embarquement. Ainsi environ 450 000 hommes vont fréquenter l’auditorium du Forwarding Camp.

 

Des spectacles permettent de tromper l'ennui. Le 13 mars 1919, la compagnie E du 308th Infantry quitte Avessé pour occuper un nouveau cantonnement à Saint-Ouen-en-Champagne. Le lendemain, la compagnie assiste à une représentation au château de la Roche (commune de Chevillé). Comme souvent, c'est un homme déguisé en « demoiselle parisienne » qui présentait divers titres dont la célèbre « The rose of no man'land » qui fut écrite en hommage aux infirmières de la Croix-Rouge. Et le rédacteur de préciser que les costumes avaient été achetés à Paris et offraient un fort contraste avec la couleur kaki de l'assemblée.

 

Les Américains en Sarthe pendant la Première Guerre Mondiale (4ème Partie)

Pour d'autres ce sont les études. Ainsi neuf hommes du 103rd Field Artillery basé à Pontvallain sont envoyés à l'Université de Poitiers pour une période quatre mois.

 A SUIVRE

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