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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 20:34

Aunais (Les) (1809, D1 ; 1843, A2) : Ce toponyme se rencontre souvent dans les communes sarthoises. Il indique en général un lieu humide où se trouvent des aulnes. Et en effet, les Aunaies se situent au nord de la commune d'Etival sur un petit cours d'eau qui se jette dans l'Orne Champenoise.

 

Baumerie (La Basse) (1843, B3) : On trouve au XVIIIème siècle la forme « Bommerie ». Le lieu vient donc du patronyme Bomer. Il y avait au VIème siècle un Bomer, ermite dans le Perche. C'est de ce prénom qu'est apparu le patronyme « Bomer » ; c'est le même processus que pour le prénom « Martin » devenu lui aussi un nom de famille.

 

Baumeries (Les Hautes) (1843, B3) : voir ci-dessus.

 

Beaujeantière (La) (1843, C1) : Le lieu habité par « Beaujean », patronyme fréquent en Sarthe.

 

Beaumeries (Les Basses) (1809, C1) : voir « Baumerie ».

 

Beaumeries (Les Hautes) (1809, C1) : voir « Baumerie ».

 

Besnardière (La) (1809, A2 ; 1843, C2) : Le lieu habité par « Besnard ».

 

Bois (Le Petit) (1809, D1 ; 1843, A2, B2) : Ce toponyme est un vestige d'une vaste zone boisée qui s'étendait dans cette région au Moyen-Age entre les bois de la Cornuère et ceux de Vandoeuvre et Broussin sur Fay.

 

Boulay (Le) (1809, B ; 1843, C1) : Un toponyme qui est soit en rapport avec la présence de bouleaux, soit en lien avec le patronyme « Boulay ». Le lieu est quelque peu célèbre car il appartenait à Charles Bodreau, ultime rédacteur du livre de la dite famille. Il y rapporte quelques vers prononcés au Boulay à l'occasion du baptême de sa fille Marie en 1660.

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Bourg-Neuf (1843, B1) : Nous sommes là aux limites entre Etival, Louplande et Souligné. Il faut entendre par « Bourg-Neuf » la création d'un nouvel habitat au Moyen-Age.

 

Bourgneuf (Le) (1809, C2) : voir ci-dessus.

 

Brosse (1809, B) : Le toponyme « Brosse » désigne un lieu broussailleux. Il est souvent en rapport avec l'idée de défrichement, ce que semble confirmer la toponymie voisine. Nous serions là sur un plateau entre le bourg d'Etival et celui de Voivres, plateau qui paraît avoir été envahi par la végétation puis défriché au Moyen-Age.

 

Brosse (La Grande) (1843, C1) : voir ci-dessus.

 

Brosse (La Petite) (1809, A2 ; 1843, C2) : voir ci-dessus.

 

Brûlerie (La) (1843, C2) : Le toponyme est situé à proximité du toponyme « Brosse » et confirme donc la notion de défrichement médiéval dans cette zone.

 

Buissonnières (Les) (1809, A2) : Sans doute l'endroit où résidait un certain « Busson ». Ou alors un endroit rempli de buissons.

 

Bussonnières (Les) (1843, C4) : voir ci-dessus.

 

Butte (La) (1843, A1) : Le toponyme désigne un point haut, que ce soit un relief naturel ou artificiel telle une motte féodale. L'absence du lieu sur le cadastre de 1809 et l'apparition d'une construction sur celui de 1843 laissent à penser que le nom vient simplement du relief naturel dégagé.

 

Cantinière (La) (1809, C1 ; 1843, B3) : L'option la plus plausible est le lieu habité par Quentin.

 

Carrefour (Le) (1809, B ; 1843, C1, C2) : Fort logiquement, ce nom marque le carrefour de deux chemins anciens : un menant sur Louplande et l'autre sur Voivres.

 

Carrefour de la Sablière (Le) (1843, B2) : Ce nom se situe au carrefour de plusieurs chemins. Par contre les cadastres n'indiquent pas de lieux nommés « la Sablière » ; mais tout proche se situe « le Chaussumerie » sur la commune de Louplande. Ce nom désigne en général l'endroit où on produit de la chaux. Il est fort probable que l’extraction de la matière première soit à l'origine du mot « sablière » utilisé sur le cadastre.

Cadastre 1843

 

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Carrefour du Liard (Le) (1843, B1) : Encore un croisement de plusieurs chemins sans doute marqué par un peuplier noir. On dit que le mot « liart » a été donné à cet arbre car ces fines jeunes branches permettaient de faire des liens. Mais en vieux-français, « liart » désigne une couleur blanc-gris, un peu comme la couleur du tronc du peuplier noir.

 

Châleries (Les) (1843, C3) : L'accent circonflexe indique une forme ancienne « Chasleries ». Soit le lieu désigne l'endroit habité par « Chasle », patronyme fréquent en Sarthe, soit il vient d'une racine latine qui donne le mot « chaleur » et qui désignerait alors une terre aride, sèche. Au XIIème siècle est cité parmi les vassaux de La Suze un certain Hugo de Challeria, mais il difficile de dire s'il s'agit du même lieu que celui d'Etival. Cependant un Guillaume Chaillère cité pour son fief en Etival conforte quand même cette opinion.

 

Champ-Fleury (1843, C3) : Un nom de lieu très fréquent en Sarthe. Le nom peut désigner le champ appartenant à Fleury ou encore un herbage couvert de fleurs. Cela peut aussi indiquer une terre riche.

 

Chanteloup (1809, A1 ; 1843, C4) : Il existe plusieurs variantes pour tenter d'expliquer ce toponyme. Pour certains, cela désigne un lieu isolé où se rassemblaient les loups. Ou encore le champ où chantaient les alouettes. D'autres encore y voient une racine celte qui se traduirait par « hauteur pierreuse ». A noter tout de même que Chanteloup se situe dans la zone de l'ancienne forêt des Teillais.

 

Chanteloup (Le Petit) (1843, C3) : voir ci-dessus.

 

Chasleries (Les) (1809, A1) : voir « Châleries ».

 

Chaussée (La) (1809, A2 ; 1843, C2) : La Chaussée est un toponyme qui peut avoir plusieurs sens. Il peut trouver son origine dans le passage d'un ancien chemin qui parfois indique la présence d'une voie romaine. Mais pour ce qui est d'Etival, il paraît plus logique de s'orienter vers la chaussée d'étang car la topographie des lieux s'y prête. En contrebas du village passe le ruisseau du Gué dit aussi ruisseau de Pont-Chabeau sur le cadastre de 1843. La construction d'une chaussée, barrage de terre et de pierres, permettait de retenir l'eau, de créér un étang et, de fait, de pouvoir passer de l'autre côté du ruisseau.

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Cornuère (La) (1809, C1 ; 1843, B3) : Difficile de connaître l'origine de ce nom qui tourne souvent autour d'une pointe, d'un angle saillant. Il faut sans doute se rapprocher de la situation initiale de la Cornuère et éventuellement se tourner vers un élément défensif. Mais des textes du XIIIème siècle nomment un Philippe Cornu qui reçoit des terres relevant d'Etival et de Louplande ; on peut donc plutôt s'orienter vers cette indication pour expliquer l'origine du toponyme.

La Cornuère était un des anciens fiefs d'Etival et le cadastre de 1843 montre encore en partie l'organisation du site même si le château avait été vendu au XVIIIème siècle pour en utiliser la pierre.

 

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Cornuère (La Petite) (1809, C1) : voir ci-dessus.

 

Courbe (La) (1809, D2 ; 1843, A3) : Très souvent ce nom trouve son origine dans une particularité du relief. Et à Etival, la Courbe ne déroge pas à la tradition puisque le lieu est sur la partie externe d'une courbe de l'Orne Champenoise. A noter que le site est topographiquement très intéressant et pourrait avoir connu une occupation humaine très ancienne.

 

Deniers (Les Deux) (1843, C4) : Le lieu paraît être une création « récente » puisqu'il n’apparaît pas sur le cadastre de 1809 mais seulement sur celui de 1843. D'ailleurs en 1832, on vend par parties une « belle ferme patrimoniale », celle de la Gâte, dont un lot est composé de la pièce de Deux-Deniers d'une superficie de cinq journaux un tiers. Le nom de cette pièce de terre provient sans doute d'une rente établie au Moyen-Age.

Dimberdière (La) (1809, C2 ; 1843, B1) : Le lieu habité par Dimbert. C'est un patronyme très peu présent en Sarthe mais que l'on retrouve ailleurs en France. On peut aussi se demander s'il ne s'agit pas d'une déformation du patronyme « Imbert » beaucoup plus présent en Sarthe.

 

A suivre ...

16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 21:05
Chemiré-le-Gaudin (Sarthe)

Chemiré-le-Gaudin (Sarthe)

Fercé sur Sarthe (Sarthe)

Fercé sur Sarthe (Sarthe)

Fillé sur Sarthe (Sarthe)

Fillé sur Sarthe (Sarthe)

Guécélard (Sarthe)

Guécélard (Sarthe)

La Suze sur Sarthe (Sarthe)

La Suze sur Sarthe (Sarthe)

Malicorne sur Sarthe - Espace faïence (Sarthe)

Malicorne sur Sarthe - Espace faïence (Sarthe)

Parigné le Pôlin (Sarthe)

Parigné le Pôlin (Sarthe)

Roëzé sur Sarthe (Sarthe)

Roëzé sur Sarthe (Sarthe)

Saint Jean du Bois (Sarthe)

Saint Jean du Bois (Sarthe)

Souligné-Flacé (Sarthe)

Souligné-Flacé (Sarthe)

Spay (Sarthe)

Spay (Sarthe)

Voivres Lès Le Mans (Sarthe)

Voivres Lès Le Mans (Sarthe)

8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 16:35

En attendant une étude plus importante sur les soldats américains en Sarthe ...

 

Après l'Armistice, les soldats américains doivent être rapatriés vers les Etats-Unis. La Sarthe verra alors le passage, et le stationnement, de plus de 1,5 million de Doughboys.

Le 305th Field Artillery restera quelques semaines à Malicorne.

 

" Dans la soirée du 11 février [1919], le 305th est entré dans Malicorne, une ville de poterie sur la belle Sarthe. Les gens étaient assez différents de ceux d'Arc, mais après un certain temps ils ont appris à aimer les Américains. Là nous sommes restés jusqu'au 17 avril, faisant des manoeuvres, étant examinés et inspectés, et chassant les poux insaisissables, attendant impatiemment le départ pour Brest. Le temps était suffisamment agréable pour nous permettre de monter une équipe de baseball qui a achevé victorieusement la saison en étant invaincue. "

Les Américains en 1919 à Malicorne (Sarthe)
18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 13:04

Tournes (les) (Chemiré 1809, A1 ; Chemiré 1843, B4) : Les tournes sont un classique de la toponymie sarthoise. Ces lieux se situent la plupart du temps aux limites communales et sont apparues au Moyen-Âge. Ce sont des créations médiévales sur des territoires qui étaient alors inhabités ; lors de l'implantation d'une famille en ces lieux, il n'était pas rare de voir les deux paroisses se chamailler pour savoir de laquelle des deux le nouveau lieu devait dépendre. Pour régler le conflit, les autorités décidaient alors de faire un partage : pendant ou année ou deux, le lieu relevait de telle paroisse et pendant la période suivante il relevait de l'autre paroisse. Donc pendant une période, les habitants des Tournes étaient baptisés, mariés et inhumés dans une paroisse en y réglant les droits conferés, et pendant l'autre période les obligations religieuses se faisaient dans l'autre paroisse. En l'occurence, les Tournes relevaient de Chemiré et de Louplande.

Chemiré le Gaudin (Sarthe) -Cadastre 1843 section B4

Chemiré le Gaudin (Sarthe) -Cadastre 1843 section B4

Trégatières (les) (Chemiré 1809, C1) : Le lieu habité par un certain Trégat. C'est un patronyme peu courant en France.

 

Trigolière (la) (Chemiré 1809, A1 ; Chemiré 1843, B4 ; Chemiré 1843, D1) : « la grande » et « la petite » en 1843. Le lieu habité par Trigolet, patronyme très fréquent en Sarthe.

 

Tronchet (le) (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843 A3) : Le Tronchet est un nom qui dérive de « tronc » et qui est en rapport avec un défrichement médiéval. L’étude de l'environnement du Tronchet, à l'ouest d'Athenay, avec une organisation parcellaire voisine typique conforte totalement l'hypothèse sur l'origine du lieu.

 

Tronchet (le) (Chemiré 1843, D4) : Pour ce lieu à l'ouest de Saint-Benoît, voir l'article ci-dessus.

Vallée (la) (Chemiré 1809, E ; Chemiré 1843, B3) : Ce lieu est situé le long du Renom dans une vallée relativement encaissée creusée par ce cours d'eau. D'où le nom du lieu.

 

Verger (le) (Chemiré 1809, D2 ; Chemiré 1843, C4) : Le lieu planté d'arbres fruitiers. Situé à proximité de l'ancien fief de Préaux, il s'agit de l'endroit qui fournissait les fruits au seigneur.

 

Veronnerie (la) (Chemiré 1809, B2 ; Chemiré 1843, E1, E2) : écrit « la basse Véronnière » en 1843 ; « la Véronnière » en 1843. Le lieu habité par Véron.

 

Verrerie (la) (Chemiré 1809, C4 ; Chemiré 1843, D2) : Comme son nom l'indique, ce nom désigne une verrerie installée en ce lieu. Mais n'existant aucun document ancien rapportant l'activité, il est difficile de situer la période chronologique pour le fonctionnement de cette verrerie. Cependant, on sait que sur la commune voisine de Louplande une verrerie fonctionnait au 16ème siècle. Ce sont souvent de petits ateliers qui n'ont été en activité qu'un temps court.

 

Ville (la) (Athenay 1809, B) : Ancien fief. Le nom vient du latin « villa » qui désigne le domaine, le village.

 

Ville Nette (Chemiré 1809, D1 ; Chemiré 1843, C2) : écrit en 1843 « Villenette ». Il faut sans doute prendre ce toponyme sous la forme « petite ville » donc le petit village, le petit domaine.

 

Virfolet (Chemiré 1809, B3 ; Chemiré 1843, E1) : Il existe plusieurs solutions. Pour certains, cela viendrait de « ville » (domaine rural) et « follet » (patronyme) ; donc le domaine de Follet en s'appuyant sur le fait qu'en patois sarthois un « r » roulé se rapproche de la prononciation d'un « l ». Pour d'autre « follet » viendrait de « fol » et désignerait un rocher ; « Virfolet » pourrait alors désigner un mégalithe.

 

 

Prochaine commune étudiée : Etival Lès Le Mans

20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 20:05

Oumortier (l') (Chemiré 1843, C2) : voir « Laumortier »

 

Papinière (la) (Chemiré 1809, B3 ; Chemiré 1843, E1) : fief au 18è s. Le lieu habité par Papin.

Les noms de lieux de nos communes : Chemiré le Gaudin (suite)

Patys (les) (Athenay 1809, C ; Chemiré 1843 A1) : écrit « Patis » en 1843. Un toponyme fréquent en Sarthe qui désigne un pâturage, généralement de qualité médiocre.

 

Pile (la) (Chemiré 1809, D3 ; Chemiré 1843, C4) : Un autre toponyme pas très clair. En général ce nom fait référence à une construction, un empilement de matériaux, etc. Peut-être est-ce en rapport avec l'action de piler.

 

Pinotière (la) (Chemiré 1809, B4 ; 1843, E2) : L'endroit habité par Pinot. Serait le lieu d'un fief au XVIème siècle.

 

Pont (le) (Chemiré 1809, B3 ; Chemiré 1843, E1) : Le Pont est situé au sud de la commune de Chemiré sur les bords du Renom. Avant la construction de l'actuelle route de Sablé au début du XIXème siècle, le passage du Pont permettait de rejoindre le secteur de Saint-Benoît grâce à un réseau de chemins plus dense qu'aujourd'hui en franchissant le Renom.

 

Port (le) (Chemiré 1809, C4 ; Chemiré 1843, D2) : Le lieu se situe au sud de Saint-Benoît sur la rive gauche de la Sarthe. Il s'agit d'une halte pour les marchandises située entre les ports de Fercé et de La Suze. Les archives notariales de l'Ancien Régime y font plusieurs fois références.

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Pralais (Chemiré 1809, D2 ; Chemiré 1843, C4) : A rapprocher du vieux-français « Prael », Préel », etc., mot qui désigne une prairie. « Praelet » veut dire « petit pré ». A noter le lieu voisin de « Préaux » qui a la même étymologie.

 

Préaux (Chemiré 1809, D2 ; Chemiré 1843, C4) : écrit « Préau » en 1843. Voir Pralais.

 

Presbytère (le) (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843 A3) : Le lieu est à 200 mètres au sud de l'église d'Athenay. La paroisse d'Athenay n'a retrouvé un prêtre attitré qu'à partir de 1768. Auparavant, c'est le curé ou le vicaire de Chemiré qui intervenaient sur Athenay.

 

Presbytère (le) (Chemiré 1843, B2) : Le lieu de résidence du prêtre. A noter que le mot latin pour dire « prêtre » est « presbyter ».

 

Quéray (le) (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843 A1) : Nous avons là un toponyme assez énigmatique dont l'étymologie n'est pas claire. Les mots de l'ancien français et du patois qui s'en rapprochent ne donnent pas satisfaction.

 

Quetin (le) (Chemiré 1809, B3 ; Chemiré 1843, D4) : Là encore, rien de bien convaincant.

 

Ray (moulin de) (Chemiré 1809, B1 ; 1843, E3) : Ray est un moulin sur la Gée en limite avec la commune de Maigné. En vieux français, le mot « rai » désigne un ruisseau ; cela correspond assez bien avec le lieu.

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Réchamps (les) (Chemiré 1809, C3 ; Chemiré 1843, D1) : « Grand » et « Petit » en 1843. Rien de bien clair pour ce nom de lieu au nord de Saint-Benoît. Nous sommes ici sur le rebord du plateau juste avant la pente sur Saint-Benoît. Le sens du mot « champ » ne pose pas de problème ; par contre il faudrait avoir un texte ancien avec éventuellement le nom du lieu en latin pour comprendre le sens de « Ré ».

 

Renarderie (la) (Chemiré 1809, E ; Chemiré 1843, B3) : écrit la « La Renardière » en 1843. Il s'agit du lieu habité par Renard.

 

Renaudière (la) (Chemiré 1809, A1 ; Chemiré 1843, B4) : écrit « La Renottière » en 1843. Le lieu habité par Renaud.

 

Renom : Il s'agit du cours d'eau qui traverse Chemiré du nord au sud. Il prend sa source sur la commune de Coulans sur Gée et se jette dans la Sarthe en servant de limite avec la commune de Fercé. Comment souvent pour les cours d'eau, il semblerait que l'on soit ici en présence d'un toponyme aux racines celtiques qui veut dire … « cours d'eau ».

 

Richardière (la) (Chemiré 1809, E ; Chemiré 1843, B3) : Le lieu habité par Richard.

 

Richebourg (Grand) (Chemiré 1843, A1) : Pour certains, « riche » a le sens de « puissant », «important ». Il semblerait que ce toponyme traduise une ancienne occupation peut-être franque. Le parcellaire ancien laisse paraître une organisation spatiale elliptique traduisant une ancienne occupation.

 

Rigebours (les) (Athenay 1809, C ; Chemiré 1843 A1) : écrit « les Richebourgs » en 1843. Voir « Richebourg ».

 

Ringars (moulin de) (Chemiré 1809, B2 ; Chemiré 1843, C1, E2) : écrit « Raingeard » en 1843. Ce nom pourrait venir d'un patronyme d'origine germanique.

 

Rivière (la) (Chemiré 1809, B3 ; Chemiré 1843, E1) : La situation en fond de vallée et sur une des rives du Renom indiquent que le toponyme « Rivière » est en rapport avec le cours d'eau qu'il côtoie.

 

Roche (la) (Chemiré 1809, A2 ; Chemiré 1843 B2) : Le nom indique en général la présence d'une roche ; il peut s'agir d'un rocher naturel et dans d'autres cas d'un mégalithique installé par les humains à la fin de la Préhistoire. Il est, dans l'état actuel de nos connaissances sur Chemiré, impossible de trancher. Notons tout de même que la Roche se situe près du Four à Chaux ; mais là encore il est impossible d'établir un lien entre les deux lieux si ce n'est la proximité.

 

Rotruères (les) (Chemiré 1809, C2 ; Chemiré 1843, D4) : écrit « la Roteruère » en 1843. En 1642, on parle d'un fief de la Rotruère. Il semble que ce toponyme corresponde au lieu habité par Rotrou.

 

Rougelière (la) (Athenay 1809, C ; Chemiré 1843 A1) : fief. Le nom peut provenir du patronyme « Rougel », « Rougeau » et ses variantes. Mais on sait aussi que les toponymes qui tournent autour de la couleur rouge sont des indices de site archéologique. Dans les cas sur Chemiré, rien n'indique la présence de tels vestiges archéologiques.

 

Rougelière (la) (Chemiré 1809, D3 ; Chemiré 1843, C4) : voir ci-dessus.

 

Roulinières (les) (Chemiré 1809, A1 et D1 ; Chemiré 1843, C2) : Le lieu habité par Roulin.

Roupie (la) (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843 A3) : « Les Roupies » en 1843. Encore un nom de lieu peu clair. Le mot « roupie » existe bien dans la langue française ; il désigne la goutte au nez mais aussi le rouge-gorge. Dans le nord de la France et en Belgique, « roupis » a le sens de terrain en friche.

3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 16:46

Journées Européennes du patrimoine 2016 - Région de La Suze / Val de Sarthe

 

Chemiré le Gaudin (72)

Église d'Athenay :

Visite libre.

samedi dimanche 10h30 17h30

 

Pour ceux qui veulent approfondir leurs connaissances sur le patrimoine de la commune de Chemiré-le-Gaudin : http://www.chemire-le-gaudin.com/patrimoine/

 

Etival Lès Le Mans (72)

Rien

 

Fercé sur Sarthe (72)

Rien

 

Fillé (72)

Moulin et île MoulinSart :

Visite guidée du moulin Cyprien (15ème siècle) toujours en activité, produit une farine labellisée Agriculture Biologique

(50 pers. max - sur réservation)

dimanche 10h, 11h, 12h, 14h, 15h, 16h, 17h

 

 

Guécélard (72)

Rien

 

Louplande (72)

Château de Villaines :

Visite guidée : vendredi dimanche 10h-12h, 14h-18h

Petits concerts de musique classique : dimanche 15h, 16h, 17h

Entrée : 5 €, gratuit - 18 ans

 

Malicorne sur Sarthe (72)

Marché aux potiers :

Dimanche 18 septembre, Place de la République, de 10h à 18h. Gratuit.

 

Office de tourisme : Samedi et dimanche de 9h à 12h30 et de 14h à 19h.

 

Moulins :

Visite guidée du rez-de-chaussée du moulin Lebreton et projection d'un diaporama sur l’historique et le fonctionnement des moulins. Départs de visites guidées toutes les 20 minutes environ : Samedi de 14h à 18h et dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h. Gratuit.

 

Pôle bois :

Exposition et démonstration de restauration de meubles par l’EIRL Yann Rio. Démonstration de charpente structurée, refaite à l'identique, d'une chapelle sarthoise (en format réduit à une maquette 1mx1m, à la base) par la SARL Pichon. Démonstration de tournage sur bois par Patrick Mauboussin. Présence de Jesús Castellanos : conception de plancher chauffant par circulation d’air, sain, économique et écologique.

Samedi et dimanche de 10h à 18h.

 

Église :

Fondée en 1080, l’église romane Saint-Sylvestre abrite le remarquable gisant du seigneur guerrier Guy de Chaources.

Les vitraux, installés lors de la récente restauration de l’Église, sont l’œuvre d’Eric Boucher, maître verrier. Ils ont principalement été conçus sur le thème de la faïence

Samedi et dimanche de 10h à 18h, visite libre de l’édifice. Gratuit.

 

A Tout Cœur Ceram - 5 bis rue Jules Ferry :

Samedi et dimanche visite de l'atelier boutique de 9h à 12h et de 14h à 18h. Gratuit.

A Tout Cœur Ceram sera présent au marché des potiers le dimanche.

 

Faïenceries d’Art de Malicorne :

Samedi : boutique de 9h à 12h et de 14h à 18h et visites guidées des ateliers, départs à 11h, 14h et 15h. Gratuit. Durée de la visite : environ 45 minutes.

Dimanche : boutique de 14h à 18h. Gratuit.

 

Échoppe à porcelaine - 12, rue Carnot :

Samedi et dimanche de 10h à 12h et de 14h30 à 18h. Gratuit.

Visite de l’atelier et démonstrations de décor sur porcelaine.

 

Espace faïence, musée :

Samedi et dimanche de 10h à 18h. Gratuit

Collections et expositions temporaires en accès libre. Création d’une œuvre participative en terre avec la participation de l’entreprise Cailleaux Terres Cuites les Rairies.

Atelier Barbotine, découverte et expérimentation de l’argile.

 

Faïencerie d'art Bourg Joly :

Samedi et dimanche de 10h00 à 18h30. Gratuit.

Boutique ouverte.

Visites guidées exceptionnelles des ateliers sur réservation samedi et dimanche à 11h30, 14h30 et 16h30.

Durée de la visite : environ 40 minutes.

 

Château :

Dimanche de 10h à 12 h et de 14h à 19h.

Tarif : 2 €/adulte, gratuit moins de 18 ans.

Visite du château où Mme de Sévigné aimait séjourner.

 

Atelier « Terre & Bois », céramique :

Samedi de 10h à 19h. Gratuit.

Visite de l’atelier boutique.

Anik Mauboussin sera présente au marché des potiers le dimanche.

 

Mezeray (72)

Rien.

 

Parigné le Pôlin (72)

Samedi 17 septembre 2016 19h00 :

Concert à l'église de Parigné Le Pôlin (Valérie ARETHUSE en duo piano-voix /Gospel).

Entrée gratuite

 

Fête du patrimoine à partir de 15 heures

Animation au lavoir

Janine CHARTIER co-auteure de "Les lavoirs en Sarthe"

Jacques STANQUIC clarinettiste

-Visite commentée de l'église-

 

 

Roézé sur Sarthe (72)

Musée militaire :

Samedi 17 et dimanche 18 septembre 2016 de 09h00 à 11h30 et de 14h30 à 18h00 chez M. Mauboussin, l'Oasis, chemin de la Jouannais.

 

Manoir de la Beunêche (16ème s.) :

Visite libre des extérieurs.

 

Saint Jean du Bois (72)

Rien.

 

Souligné Flacé (72)

Église Saint-Rigomer :

Église ouverte le samedi et dimanche de 10h00 à 18h00, visite libre.

Chapelle de Flacé :

Ouverte le samedi de 14h00 à 18h00, et le dimanche de 10h00 à 18h00 avec visite guidée.

 

Spay (72)

Rien

 

La Suze sur Sarthe (72)

Rien.

 

 

Voivres Lès Le Mans (72)

Rien.

 

9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 13:10

25 novembre 1774 – Ruine du vicariat

 

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  1. Information faite par nous René Joseph
  2. Thebaudin seigneur de la Rozelle conseiller du Roy
  3. lieutenant particulier en la sénéchaussée du Maine et
  4. siège présidial du Mans de la commodité ou incommodité que
  5. peuvent apporter au temporel de la cure de Voivres la démolition
  6. et suppression d’une maison tombante en ruine située au bourg
  7. dudit Voivres attenante celle du vicariat de ladite paroisse située
  8. au devant du cimetière dudit lieu laquelle est louée par chacun
  9. an à la somme de quatorze livres pour en employer les matériaux à la construc-
  10. tion d’une écurie pour les chevaux de vingt pieds de longueur sur
  11. quatorze de largeur au moyen de ce qu’il y a de la dépendance dud(it)
  12. presbitère d’autre écurie qu’un coin de grange non clos qui sert à
  13. ramasser les gerbes dudit sieur curé de ladite paroisse ainsi
  14. que celles de plusieurs autres décimateurs à la requeste du p(rocureu)r
  15. du Roy esdite sièges demandeur aux fins de ses conclusions étant au
  16. pied de notre ord(onnanc)e de soit communiqué à la suite de la requeste à
  17. nous présentée par m(aistr)e René Nicolas Savare curé de ladite paroisse
  18. et de notre ordonnance sur icelle le tout en date des vingt trois
  19. juillet d(erni)er et quatorze novembre présent mois et an scittuée au
  20. bureau de cette ville ledit jour quatorze novembre présent mois
  21. par Bechuat et des assignations données en conséquence aux témoins
  22. par exploit de Harmage huissier en date de ce jour controllé au
  23. bureau de cette aussi ce jourd’huy par Bigot, à laquelle information
  24. a vous vacqué étant en notre hotel en assistance de Jean Choüippe
  25. praticien au palais royal de cette ville que nous avons commis pour
  26. notre greffier après avoir de luy pris et reçu le serment en tel cas
  27. requis pour empêchement de notre greffier ordinaire
  28. du jourd’huy vingt cinq novembre mil sept cent soixante quatorze
  29. Jean Compain âgé de quarante six ans ou environ tisseran
  30. demeurant au bourg et paroisse dudit Voivres premier témoin
  31. au susproduit assigné par exploit d’Harmenge huissier
  32. dont il nous a fait apparoit reçu et fait jurer de dire
  33. vérité après avoir de luy pris et reçu le serment en tel cas
  34. requis a dit connoitre les parties à suffire n’être leur parent
  35. allié serviteur ny domestique enquis par les faits portés en ladite

 

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  1. requeste et ord(onnan)ce de tout ensuite en date du quatorze du courant
  2. dont lecture luy a esté donnée par notre greffier
  3. Dépose avoir bonne connaissance que la maison occupée par la
  4. veuve Corbiau située au bourg de Voivres et étant de la dépendance du
  5. temporel de la cure dud(it) Voivres attenante celle du vicariat de ladite
  6. paroisse est totalement en ruine qu’il pense qu’il en couteroit
  7. beaucoup plus pour la mettre en état de service qu’elle ne produiroit
  8. de revente, qu’il croit aussi que le rétablissement de cette maison
  9. seroit moins utile moins avantageux au s(ieu)r curé actuel
  10. dud(it) Voivres et a ses successeurs qu’une écurie de vingt pied de
  11. longueur sur quatorze de largeur que ledit sieur curé offre
  12. faire batir pour l’uzage de ses chevaux au moyen de ce qui luy
  13. à ? de la dépendance dudit presbitère d’autre écurie qu’un
  14. coin de la grange non clos qui sert à ramasser les gerbes dudit sieur
  15. curé ainsi que plusieurs autres décimateurs de ladite p(aroi)sse
  16. et dans laquelle est aussi un pressoir ce qui fait qu’il n’est pas
  17. possible chaque année d’y renfermer toutes les gerbes du
  18. domaine dudit sieur curé que celles des dixmes en totalité
  19. ce qui occasionne audit s(ieu)r curé des pertes considérables
  20. étant obligé d’en livrer une partie dehors exposée à l’injure
  21. de l’air, dépose en outre avoir bonne connaissance que la
  22. dite grange est très malsaine pour les chevaux d’autant
  23. qu’elle est située dans un lieu fort humide et que le pressoir qui
  24. est dans ladite grange est aussi fort incommode pour les
  25. chevaux que depuis environ six mois peut s’en a fallu qu’il
  26. n’ait occasionné la mort de la cavale du sieur curé actuel
  27. à ce moyen de ce qu’elle s’étoit embarassé les pieds sous la mère d’iceluy
  28. et est ce qu’il a dit scavoir Lecture à luy faite de sa déposition où a dit qu’elle
  29. contient vérité y a persisté et a signé n’a voulu taxe Rayé un mot
  30. signature J. Compain
  31. signatures Thebaudin de la Rozelle, Choüippe
  32. Pierre Ruillé âgé de cinquante deux ans fermier de la métayrie
  33. de la grang Chenaye y demeurant susdite paroisse de Voivres autre
  34. témoin a nous produit assigné par exploit d’Harmenge huissier
  35. dont il nous a fait apparoir reçu et fait jurer de dire vérité

 

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  1. après avoir de luy pris et reçu le serment en tel
  2. cas requis a dit connoitre les partie à suffire n’être
  3. leur parent allié serviteur ny domestique enquis sur les faits
  4. portés en ladite requeste et ordonnance étant ensuite en date du
  5. quatorze novembre présent mois et an dont lecture luy a été donnée
  6. par notre greffier
  7. Dépose que si ledit sieur curé de Voivres peut parvenir à être
  8. autorizé à démolir et supprimer une maison tombante en ruine
  9. située au bourg de Voivres au devant du cimetière dudit lieu et
  10. dépendante de son temporel et à faire construire en remplacement
  11. à ses frais une écurie pour ses chevaux de vingt pieds de longueur
  12. sur quatorze de largeur, il en rézultera un très grand avantage
  13. tant pour luy que pour ses successeurs parce que ladite maison
  14. quand même elle seroit reconstruite à neuf ce qui absorberoit
  15. au moins les deux tiers du loyer d’icelle qui n’est
  16. que de quatorze livres n’équivaudroit jamais à l’agréement de la
  17. dite curie attendu qu’il n’y en a point de dépendance dudit lieu près
  18. de ladite cure et que ledit sieur curé et ses prédécesseurs ont été
  19. forcer jusqu’à ce jour de mettre leurs chevaux dans un coin de
  20. la grange où est un pressoir et laquelle est très malsaine pour
  21. des chevaux étant bâtie dans un lieu fort humide qu’il sçait
  22. aussi que lad(ite) grange n’est pas suffisante pour ramasser les gerbes
  23. dud(it) sieur curé et autres décimateurs de ladite paroisse et est ce qu’il
  24. a dit savoir Lecture a luy faite de la déposition a dit qu’elle contient vérité
  25. y a persisté et a déclaré ne savoir signer de ce enquis et n’a voulu taxe
  26. signature Thebaudin de Larozelle Choüippe
  27. Jacques Taillebois âgé de quarante six ans fermier de la métairie de
  28. Lorne y demeurant susdite paroisse de Voivres autre témoin à nous
  29. produit assigné par exploit d’Harmange huissier dont il nous
  30. a fait apparoir reçu et fait jurer de dire vérité après avoir
  31. de luy pris et reçu le serment en tel cas requis a dit connoitre
  32. la partie à suffire n’être leur parent allié serviteur ny
  33. domestique enquis sur les faits portés en ladite requeste et
  34. ordonnance étant ensuite en date du quatorze du courant
  35. dont lecture luy a été donnée par notre dit greffier

 

Page 4/10

  1. Dépose que n’y ayant point d’écurie pour les chevaux annexée
  2. au bâtiment du temporel de la cure de Voivres les offres dudit sieur
  3. curé actuel de ladite paroisse d’en faire bâtir et édifier une
  4. à neuf de vingt pieds de longueur sur quatorze de largeur
  5. s’il peut obtenir la permission de faire détruire une maison
  6. tombante en ruine située au bourg dudit Voivres attenante
  7. celle du vicariat au devant du cimetière dudit lieu la
  8. quelle fait partie du temporel de ladite cure sont très
  9. avantageuzes pour les successeurs d’autant que la grange qui
  10. en soit est très malsaine pour les chevaux étant construite
  11. dans un endroit humide laquelle d’ailleurs n’est pas
  12. suffisante pour ramasser les gerbes dudit sieur curé
  13. ainsi que celles de plusieurs décimateurs de lad(ite) paroisse
  14. ce qui occasionne audit sieur curé des pertes considérables
  15. étant obligé de laisser gerbes de son domaine exposées
  16. à l’injure du tems et que d’autre coté la dépense que
  17. l’on feroit pour rétablir ladite maison qui n’est louée
  18. pour chacun an que la somme de quatorze livres excederoit
  19. au moins les deux tiers du principal de ladite rente et
  20. est ce qu’il a dit savoir Lecture à luy faite de sa déposition
  21. a dit qu’elle contient vérité y a persisté a déclaré ne savoir
  22. signer de ce enquis et n’a voulu taxé
  23. signatures Thebaudin de Larozelle Choüippe
  24. René Piron âgé de trente trois ans bordager au lieu du Genièvre
  25. y demeurant susdite paroisse de Voivres autre témoin
  26. à nous produit assigné par exploit de Harmange huissier
  27. dont il nous a fait apparoir reçu et fait jurer de
  28. dire vérité après avoir de luy pris et reçu le serment
  29. en tel cas requis a dit connoitre les parties a suffire
  30. n’être leur parent allié serviteur ny domestique
  31. enquis sur les faits portés en ladite requeste
  32. ord(onnan)ce étant ensuite en date du quatorze  du courant
  33. dont lecture luy a été donné par notre greffier

 

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  1. Dépose que ledit sieur curé de Voivres peut parvenir
  2. à faire homologuer le rezultat de paroisse consenty à sa
  3. réquisition par acte devant Garouy notaire à Louplande
  4. le vingt et six juin d(erni)er par lequel il est autorizé à faire
  5. démolir une maison tombante en ruine située au bourg
  6. de Voivres au devant du cimetière dudit lieu de la déppendance
  7. du temporel de lad(ite) cure de Voivres à la charge par luy suivant
  8. ses offres de faire bâtir et édifier à neuf une écurie
  9. pour les chevaux de vingt pieds de longueur sur quatorze
  10. de largeur, il en rezultera un grand avantage tant pour
  11. luy que pour ses successeurs d’autant que la grange qui en soit
  12. est très malsaine pour les chevaux étant située dans
  13. un lieu humide et d’autant qu’elle n’est qu’à terrasse
  14. et qu’en outre étant embarassée d’un pressoir elle n’est
  15. pas suffisante pour y ramasser toutes les gerbes du domaine
  16. dud(it) s(ieu)r curé que celles de ses dixmes  et de plusieurs autres
  17. décimateurs de ladite paroisse que cet inconvénient
  18. obligeant ledit sieur curé de laisser une partie des siennes
  19. exposées à l’injure du tems il luy en arrive des pertes sensibles
  20. Dépose en outre que les réparations et réfections nécessaires
  21. à faire à ladite maison pour la mettre en état de service
  22. et laquelle n’est louée que quatorze livres de rente excederoit
  23. au moins les deux tiers du principal de cette dite rente et est ce qu’il a dit
  24. savoir Lecture à luy faite de sa déposition a dit qu’elle
  25. contient vérité y a persisté et n’a voulu taxe
  26. signature r(e)ne piron
  27. signatures Thebaudin de Larozelle Choüippe
  28. René Averton âgé de quarante cinq ans bordager du lieu
  29. de Marteroy y demeurant susdite paroisse de Voivres autre
  30. témoin à nous produit assigné par exploit de Harmange
  31. huissier dont il nous a fait apparoir reçu et fait jurer
  32. de dire vérité après avoir de luy pris et reçu le serment

 

Page 6/10

  1. en tel cas requis a dit connoitre les parties à suffire
  2. n’être leur parent allié serviteur ny domestique
  3. enquis sur les faits portés en ladite requeste et ordonnance
  4. étant ensuite en date du quatorze du courant dont lecture
  5. luy a été donnée par notre greffier
  6. Dépose qu’il regarde comme très avantageux pour
  7. le temporel de la cure de Voivres que le sieur curé d’icelle soit
  8. autorizé à démolir et suprimer une maison située au devant
  9. du cimetière dudit Voivres à la charge de faire bâtir à neuf
  10. une écurie pour les chevaux de vingt pieds de longueur sur
  11. quatorze de largeur parce qu’il est absolument nécessaire
  12. qu’il y en ait une qui fasse partie des bâtiments dépendants
  13. du temporel de ladite cure afin qu’on ne soit plus obliger
  14. de mettre les chevaux dans la grange qui est très malsaine
  15. n’étant construite qu’en terrasse dans un endroit fort humide
  16. et qui en outre est petite et embarassée d’un pressoir de sorte
  17. que ledit sieur curé est obligé dans le tems de la récolte
  18. de laisser une partie des gerbes de son domaine dehors
  19. exposée à l’injure du tems afin qu’on puisse y ramasser
  20. par préférences celles de plusieurs décimateurs de ladite
  21. paroisse ce qui luy causes des pertes sensibles, ajoute le
  22.  témoin que ladite maison n’est louée que quatorze livres
  23. de rente et qu’il en couteroit au moins les deux tiers
  24. du principal d’icelle pour la réparer et rétablir
  25. et que les matériaux qui proviendront de la démolition
  26. de ladite maison ne seront pas à beaucoup prêt suffisant
  27. pour indamnizer ledit sieur curé des dépenses qu’il
  28. sera obligé de faire pour la construction de ladite
  29. écurie en remplacement et est ce qu’il a dit savoir
  30. Lecture à luy faite de sa déposition a dit qu’elle contient
  31. vérité y a persisté et a déclaré ne savoir signer de ce
  32. enquis et n’a voulu taxe
  33. signatures Thebaudin de Larozelle Choüipp

 

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  1. Jacques Piron âgé de trente sept ans ou environ fermier
  2. de la métairie de la Grande Chevrie y demeurant susdite paroisse
  3. de Voivres autre témoin à nous produit assigné par exploit d’Harmange
  4. huissier dont il nous a fait apparoir reçu et fait jurer de dire
  5. vérité après avoir de luy pris et reçu le serment en tel cas
  6. requis a dit connoitre les à suffire n’être leur parent
  7. allié serviteur ny domestique enquis sur les faits portés en la
  8. dite requeste et ordonnance étant ensuite dont lecture luy
  9. été donnée par notre greffier
  10. Dépose avoir bonne connaissance qu’il n’y a point d’écurie
  11. dans la dépendance des batimens du temporel de ladite cure
  12.  de Voivres que led(it) sieu)r curé est obligé de mettre sa cavale dans
  13.  un coin de la grange de ladite cure et qu’il y a dans icelle un pressoir
  14. qu’en outre cette grange étant fort petite et pouvant contenir
  15. à peine les gerbes des dixmes dudit sieur curé et celles de
  16.  autres décimateurs de ladite paroisse ledit s(ieu)r
  17. curé est obligé de laisser une partie de celles de son domaine
  18. dehors à l’injure de l’air ce qui luy occasionne des pertes sensibles
  19. qu’il a montré connaissance que cette dite grange au moyen
  20. denquelle n’est qu’à terrasse et bâtie dans un milieu humide
  21. est fort malesaine pour les chevaux de sorte qu’il regarde
  22. comme très avantageux pour le temporel de ladite cure
  23. que le sieur curé actuel d’icelle soit autorizé à faire bâtir
  24. et édifier à neuf une écurie pour les chevaux de vingt
  25. pieds de longueur sur quatorze de largeur en remplacement
  26. d’une maison de ladite cure située au devant du cimetière du
  27. dit lieu laquelle ne peut jamais luy être d’aucune utilité
  28. ainsi qu’à ses successeurs que d’ailleurs cette maison tombante
  29. en ruine il en facturoit plus des d pour la rétablir plus des deux
  30. tiers du principal de la rente de quatorze livres qu’elle est affermée
  31. et est ce qu’il a dit savoir Lecture à luy faite de sa déposition
  32. a dit qu’elle contient vérité y a persisté a déclaré ne savoir
  33. signer De ce enquis et n’a voulu taxe Rayé deux mots
  34. signatures Thebaudin de Larozelle Choüippe

 

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  1. Fait et arrêté en notre hôtel par nous juge susdit
  2. en assistance lesdits jour et an que dessus
  3. signature Thebaudin de Larozelle
  4. signature Choüippe
  5.  ? communiqué au p(rocueu)r du Roy
  6. au mans ce 25 novembre 1774
  7. signature Thebaudin de Larozelle
  8. (autre écriture très difficile à lire) Vu depuis nos conclusions du 23 juillet dernier
  9. l’ordonnace ? sur icelle par not(re) lieutenant
  10. particulier a ce siège le ? du présent ? ? ?
  11. celler le même jour l’information faicte devant
  12. mondit traitement particulier le 23 du présent
  13. mois avec l’ordonnance soit communiqué
  14. du même jour
  15. je reqiers pour le Roy que ? René Nicolas Savarre
  16. curé de la paroisse de Voivres soit authorizé à faire
  17. démolir la maison dépendante du temporel de la
  18. cure de Voivres située au bourg dudit lieu à la
  19. charge par lui d’emploier les matériaux en provenant
  20. à la construction d’une écurie pour les chevaux
  21. de vingt pieds de long sur quatorze pieds de large
  22. au Mans le 26 novembre 1774 (signature ?)

 

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  1. Résultat
  2. des habitants de la p(aroi)sse de Voivres
  3.  ?  de Garouy no(tai)re royal à Louplande le
  4. 26 juin dernier, la requeste ( ?) a nous présentée
  5. par Me René Nicolas Savare curé de la
  6. p(aroi)sse dud(it) Voivres ? ? de voir comuniquer
  7. au p(rocureu)r du Roy étant au ? en ses concl(us)ions
  8. etans ensuite du 23 juillet aussi d(erni)er en notre ord(onnan)ce
  9. du 14 du courant düement scellée au bureau de
  10. cette ville le meme jour par Bechuau tendant
  11. à ce qu’il voit ? devant nous la commodité
  12. ou incommodité que peuvent occasionner la
  13. démolition et suppression d’une maison de la
  14. dépendance du temporel de la cure dud(it) Voivres
  15. située au devant du cimetière dud(it) lieu et la construction
  16. à neuf d’une écurie pour les chevaux
  17. de vingt peids de longueur sur quatorze de largeur
  18. en remplacement de la maison, au moyen de ce qu’il
  19. n’y a de la dépendance dud(it) presbitaire d’autre écurie
  20. qu’un coin de grange non clos qui sert à ramasser
  21. les gerbes dud(it) s(ieu)r curé de luy ? ainsi que de
  22. plusieurs autres décimateurs d’icelle et dans la
  23. quelle se trouve aussi un pressoir, l’originale
  24. des assigna(ti)ons donnée aux témoins par Hermange
  25. hu(issi)er fieféii Controllé au bureau de cette ville
  26. par Bigot le jour d’hyer  pour déposer et être
  27. entendus sur les faits cy dessus, l’information

 

Page 10/10

  1. faitte en conséquence devant nous led(it)
  2. jour d’hyeriii en les conclusionsiiii dud(it) p(rocureu)r du
  3. Roy au pied d’icelle en datte de ce jour
  4. Et tous considéré Nous
  5. autorisons led(it) Me Savare à  faire démolir
  6. lad(ite) maison dépendante du temporel de lad(ite)
  7. cure à la charge par luy d’employer les
  8. matériaux en provenant à la construction
  9. d’une écurie pour les chevaux de vingt
  10. pieds de longueur sur quatorze pieds
  11. de largeur, auquele effect ni luy ni ses h(ériti)ers
  12. après son décès ne pourront être inquiétés
  13. pour raison de la démolition de lad(ite) maison
  14. Donné au Mans par Nous con(seill)er
  15. du Roy lieutenant particulier en la
  16. sénéchaussée du Maine en siège pré(sidi)al
  17. du Mans soussigné 26 novembre 1774
  18. (notes) ii le jourd’hyer  iii notre autre ordre devoir communiqué aussi du même jour
  19. (notes) iiii définitives
  20. signature Thebaudin de Larozelle
7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 16:33

Gas (les) (Chemiré 1809, C1 ; Chemiré 1843, C1) : Il existe plusieurs possibilités concernant ce lieu-dit. Mais on peut surtout se demander s'il ne s'agit pas tout simplement d'une mauvaise écriture de « Gast », nom qui désigne une terre inculte ou en friche.

 

Girardière (la) (Chemiré 1809, B3 ; Chemiré 1843, E1) : La terre habitée par Girard.

 

Gombaudière (la) (Chemiré 1809, D2 ; Chemiré 1843, C3) : Le lieu habité par Gombaud.

 

Gouaudières (les) (Chemiré, 1843, E2) : Le lieu habité par Gouault.

 

Goudonneries (les) (Chemiré 1809, B4 ; 1843, E2) : Le lieu habité par Goudon.

 

Goupillières (les) (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843 A3) : « La Goupillère » en 1843. On signale dans un document du XIVème siècle, un certain Thomas Goupil qui avait pris en location la Goupillière (Inventaire des titres de l'abbaye de Beaulieu du Mans : 1124-1413). Le lieu habité par Goupil.

 

Grand Champ (Chemiré 1809, B3 ; Chemiré 1843, E1) : Habitat qui a dû s'installer sur une grande parcelle déjà nommée ainsi.

 

Grande Haie (la) (Chemiré 1843, B3) : « La Haie » est un toponyme qui revient très souvent en Sarthe et ailleurs. La haie marque le paysage de manière significative et sert de limite entre deux parcelles. Si aujourd'hui on lui reconnaît surtout son bienfait écologique, elle avait jadis d'autres fonctions. Les haies ont par exemple servi de limite territoriale entre deux seigneuries soit sous le forme d'une simple haie-limite, soit sous la forme d'une haie avec large fossé. Ce qui est intéressant, c'est que le lieu de la Grande Haie est situé sur un cheminement ancien qui longe la vallée du Renom sur le rebord du plateau. On trouve d'ailleurs d'un côté le domaine seigneurial de la Sauvagère et le domaine seigneurial de Maquillé (commune de Souligné-Flacé) ; de l'autre côté le domaine seigneurial de Bellefille et celui de Monceaux (commune de Souligné-Flacé). La récente découverte à quelques centaines de mètres de là d'une possible motte féodale semble venir confirmer l'hypothèse de la haie-limite. A noter également que cette zone constitue dans le cadastre de Chemiré une unité appelée « enclave d'Athenay » ce qui contribue à en accentuer sa spécificité.

Cadastre 1809

Cadastre 1809

Grande Maison (la) (Chemiré 1809, C1 ; Chemiré 1843, C1) : écrite « Les Grandes Maisons » en 1843. Cela peut indiquer une habitation particulière, remarquable, ou encore un hameau regroupant plusieurs habitations ce qui pourrait être le cas ici.

 

Grange (La) (Chemiré, 1843, E5) : L'endroit se situe aujourd'hui à la sortie du bourg sur la route qui mène à Fercé. Le toponyme indique très souvent l'endroit où on stocke du grain. S'agissait-il de la grange dîmeresse de la cure de Chemiré ?

 

Grenouillet (le) (Chemiré 1809, B2) : Souvent les toponymes « Grenouillet » sont en rapport avec un lieu humide, marécageux. Celui-ci situé, sur la route de Maigné, au départ d'un petit vallon parcouru par un ruisseau qui va se jeter dans le Renom semble assez bien correspondre au sens qu'il porte.

 

Grenouillet (le) (Chemiré 1809, C3 ; Chemiré 1843, D1, E2) : Proche de Saint-Benoît. Voir ci-dessus.

 

Groie (la) (Chemiré 1809, A2 ; Chemiré 1843, B2) : Encore un toponyme fréquent en Sarthe. Il signifie souvent un terrain caillouteux quoique fertile. On trouve écrit aussi « Grouas ».

 

Groie (la) (Chemiré 1843, D3) : Voir ci-dessus.

 

Groussinière (la) (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843 A2) : Lieu habité par Groussin.

 

Guénelière (les) (Chemiré 1809, C2 ; Chemiré 1843, D4) : « la Grande » et « la Petite » en 1843. Le lieu habité par Gueneau.

 

Guérinnières (les) (Chemiré 1809, C1 ; Chemiré 1843, D4) : « la » en 1843. Le lieu habité par Guérin.

 

Hachet (l') (Chemiré 1809, C3 ; Chemiré 1843, D2) : Les cadastres s'accordent sur le toponyme mais d'autres sources donnent une autre version. A commencé par la carte de Cassini qui dit Larche. On parle aussi de l'Archet dans un ouvrage du début du XIXème siècle. Il paraît cependant que « L'Archet » puisse être plus recevable du fait de la présence du ruisseau de Préau et de son franchissement par les chemins qui venaient de Chemiré et de Saint-Benoit ; alors il faudrait comprendre le nom du lieu comme étant un petit pont permettant de franchir le ruisseau.

 

Haideguine (Grande et Petite) (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843 A2) : écrit en 1843 « Haie de Guigne », et « la Grande Haie de Guigne » de 1809 est nommée « Haie de Guigne ». Il s'agit du « Hays d'Yettigné » cité, au XIVème siècle, dans le cartulaire de l'abbaye de Beaulieu. Pour le sens de « Haie », voir l'article « La Grande Haie ». Nous sommes là encore dans un rôle de haie-limite dans un paysage où les indices archéologiques d'organisation du territoire s’entremêlent les uns avec les autres. Le vieux chemin qui passe par le lieu de " Haie de Guigne " est sur une crête et fait la liaison entre la structure médiévale de la Cour d'Athenay et le bourg de Flacé.

A droite sur le sommet, les maisons du lieu de Haideguigne.

A droite sur le sommet, les maisons du lieu de Haideguigne.

Haye (la) (Chemiré 1809, E) : Même endroit que « La Grande Haie ».

 

Herveries (les) (Chemiré 1809, A1 ; Chemiré 1843, B4) : Les toponymes finissant en « erie » ou « ière » sont très souvent construits à partir d'un nom de famille et apparaissent aux XIème et XIIème siècles pour la plupart d'entre eux. On a donc ici le lieu habité par Hervé.

 

Hommeau (l') (Chemiré 1809, C1 ; Chemiré 1843, C1) : En vieux français, Hommeau veut dire petit homme. Mais il faut plutôt y voir le terme qui désigne un arbre, l'orme ou aussi ormeau.

 

Hommeau Blanc (l') (Chemiré, 1843, E5) : Voir « Hommeau »

 

Jacobins (les) (Chemiré, 1843, E5) : Ce lieu se situe à l'ouest du bourg de Chemiré. Il fait sans doute référence au couvent des Jacobins du Mans, établissement religieux qui a été très proche de Pierre de Courthardy, premier président du Parlement de Paris, né au manoir de Bellefille et mort en 1505. Lui et sa femme avaient fait divers dons audit couvent des Jacobins. On peut donc assez facilement imaginer que le lieu des Jacobins est une terre échue aux religieux.

La dalle de la tombe de Pierre de Courthardy dans l'église de Chemiré le Gaudin.

La dalle de la tombe de Pierre de Courthardy dans l'église de Chemiré le Gaudin.

Jalinière (la) (Athenay 1809, C ; Chemiré 1843 A1) : Le lieu habité par Jalin.

 

Jouannerie (la) (Chemiré 1809, B1 ; 1843, E4) : L'endroit habité par un certain Jouanne.

 

Laumortier (Chemiré 1809, D1) : fief qui aux mains des de Launay. Ecrit « L'Oumortier » sur le cadastre de 1843. Ce toponyme est à rapprocher de « Mortier » qui désigne un trou d'eau. Une mare existe aujourd'hui au sud du lieu et sur le cadastre de 1843, un trou d'eau existait également au nord.

 

Launay (Chemiré 1809, D1 et D2 ; Chemiré 1843, C2 et C3) : écrit « l'Aunay » en 1843. Un toponyme très fréquent en Sarthe qui indique la présence d'un arbre des milieux humides, l'aulne.

 

Liège (le) (Chemiré 1809, C1 ; Chemiré 1843, D1) : Ce nom de lieu est problématique ; il n'a rien à voir avec le chêne-liège. Est-ce la même racine que le mot « lige » et qui désignerait donc un lieu dépendant d'un autre ?

 

Mahotière (la) (Chemiré 1843, D1 et D2) : Le lieu habité par Mahot.

 

Maiée (le) (Chemiré 1809, B2) : voir « Le Mée ».

 

Maison Neuve (la) (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843 A3) : Un toponyme fréquent en Sarthe qui désigne une construction récente par rapport à un lieu très proche plus ancien.

 

Maison Neuve (la) (Chemiré 1809, B3 et B4 ; Chemiré 1843, E1, E2) : écrit « Les Maisons Neuves » en 1843. Voir « La Maison Neuve ».

 

Malsain (Chemiré 1809, C2 ; Chemiré 1843, D1) : écrit « Marsain » en 1843. On a ici un bon exemple du « r » roulé sarthois. La forme d'origine est « Marsin », mais le rédacteur du cadastre de 1809 a entendu « Malsain » et donc écrit ce qu'il a compris. La forme est peut-être à rapprocher du « Marshain » rencontré sur la commune d'Allonnes et que l'on dit provenir du nom du dieu Mars. Autant la remarque peut se justifier sur Allonnes, que sur Chemiré il y a plus de doute. Les auteurs anciens signalent bien des vestiges archéologiques autour de Saint-Benoît, mais il est impossible de faire un lien entre ces données archéologiques très sommaires et le toponyme « Marsin », même si des clichés aériens indiquent une présence gauloise ou romaine dans ce secteur. Pour certains, le nom viendrait du patronyme « Martinus » ; d'autres disent que cela pourrait être en rapport avec un lieu clos de murs. Ce qui paraît sûr est la grande ancienneté du lieu.

 

Maltière (la) (Chemiré, 1809, A2 ; Chemiré, 1843, B1, E5) : « La Petite Maltière » et « La Maltière » en 1843. Certains font un lien avec une maladrerie ; d'autres font un lien avec une malterie ce qui paraît bien hasardeux ici. Le patronyme Maltier existe et c'est sans doute une origine plus fiable pour expliquer ce toponyme.

 

Mare Bergère (la) ( Chemiré 1843, B4) : Le lieu n'existe pas sur le cadastre de 1809. Les clichés aériens ne montrent pas de vestige de mare ; mais sur le cadastre de 1843, une mare apparaît bien. Le nom vient donc sans doute de la présence d'une ancienne mare nommée « Bergère » à cause d'un propriétaire qui s'appelait Berger.

 

Marsillé (Athenay 1809, C ; Chemiré 1843 A1) : Marsillé est un nom qui apparaît plusieurs fois en Sarthe. La terminaison en « é » en indique l'ancienneté. On peut interpréter ce toponyme comme étant le domaine de Marciliacus ou de Marcellus.

 

Marsollières (les) (Chemiré, 1809, B3 ; Chemiré, 1843, E2) : Le lieu habité par Marsollier.

 

Martottière (la) (Chemiré 1809, B4 ; Chemiré, 1843, E2) : Écrit La Basse et la Haute Martelière en 1843. Le lieu habité par Marteau/Martel.

 

Mée (le) (Chemiré, 1843, E3) : fief au 18è s. C'est un toponyme que l'on rencontre plusieurs fois en Sarthe. Il désigne en général une habitation et les terres qui l'entourent. L'origine du mot est latine, « mansus », et veut dire le lieu où on habite. On retrouve cette même origine dans les mots « manoir », « mesnil », « manable », etc.

 

Mévoie (Chemiré 1843, D4) : Difficile de trouver une explication convaincante. Ce qui paraît sûr est la présence de « voie » qui indique un chemin ancien, ce que confirment les cadastres. On pourrait interpréter alors le toponyme comme voulant dire « le mauvais chemin », peut-être pour indiquer un cheminement ancien guère entretenu.

 

Mialtière (la) (Chemiré 1809, A2 ; Chemiré 1843 A3) : écrit « Maltière » en 1843. « Petite Maltière » avec en 1843. Voir « La Maltière ».

 

Mortier (le Petit) (Chemiré 1843, D2) : Toponyme fréquent qui indique la présence d'une mare dans un champ. Ce pouvait être un trou pour extraire de l'argile, de la pierre, pour créer un point d'eau temporaire, etc. Les clichés aériens laissent apparaître parfois des taches sombres dans les cultures, trahissant dans les champs les anciens mortiers.

 

Moulin Neuf (le) (Chemiré 1843, B2) : Le Moulin Neuf est au nord du moulin de Béchereau et en contrebas du domaine de Bellefille. On peut penser qu'il s'agit d'un moulin installé après celui de Béchereau. D'ailleurs sur les cadastres on voit une petite construction carrée et un bief sur le Renom.

 

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Nerreries (les) (Chemiré 1809, D2 ; Chemiré 1843, C4) : Écrit aussi « Nerries » dans Chemiré 1809, D3. Il semble que nous soyons là dans la même famille que les toponymes « Noirie », « Noirais » et « Noiras » que l'on trouve en Sarthe et qui désignent des vestiges antiques. En patois sarthois, « noir » se dit « nère ».

 

Noyers (les) (Athenay 1809, C ; Chemiré 1843 A1) : Comme dans d'autres cas sur la commune, ce toponyme est formé sur la présence de l'arbre du même nom.

A SUIVRE

30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 11:20

Nous débutons aujourd'hui une série de plusieurs articles sur la toponymie des communes du Val de Sarthe. Il s'agit d'expliquer, dans la mesure du possible, l'origine du nom des lieux-dits de nos communes cités dans les cadastres du XIXème siècle. La toponymie est loin d'être une science exacte, mais si on la couple avec la topographie et les connaissances historiques elle permet de mieux comprendre comment ont été façonnés nos territoires.

 

Nous commencerons par la commune de Chemiré le Gaudin.

Les noms de lieux de nos communes

Athenay (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843, A3) : Nous allons laissé de côté la version farfelue qui explique ce toponyme comme étant une déformation du nom de la déesse grecque Athéna, identifiée chez les Romains par Minerve. Cette tentative hasardeuse s'appuyait sur la découverte de vestiges romains aux environs immédiats d'Athenay. La version écrite la plus ancienne qui soit connue dans les textes est « Atiniaco », « Ateniaco » vers 1055-1063 (Chartularium insignis ecclesiæ cenomanensis quod dicitur Liber albus capituli). Il est à noter que le suffixe « aco » vient du gaulois et a été latinisé lors de la présence romaine. On peut donc y voir un patronyme avec un suffixe qui indique le propriétaire : Atinius ; il faut donc comprendre le nom « Atiniacum » comme voulant dire « le domaine d'Atinius ». Le domaine ne désigne pas la villa en tant que bâtiment mais bien en tant que propriété territoriale. L'archéologie a d'ailleurs montré lors de fouilles en 1986/1987 qu'une occupation humaine s'est fixée dans ce secteur entre le 1er siècle ap. J.-C. et le XIIIème siècle.

Graffito "Martini" sur céramique sigillée de type Drag. 37 (IIème-IIIème s.) provenant des fouilles de 1986/1987 et exposé au Carré Plantagenêt au Mans.

Graffito "Martini" sur céramique sigillée de type Drag. 37 (IIème-IIIème s.) provenant des fouilles de 1986/1987 et exposé au Carré Plantagenêt au Mans.

Bauvais (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843 A1) : Même si cela s'écrit de la même façon, le nom « Beauvais » n'a pas la même origine que celui de la ville de Beauvais dans l'Oise. C'est un toponyme fréquent en Sarthe qui désigne un endroit où la vue est dégagée. Des toponymes proches sont « Beauvoir », « Bellevue », « Beauregard », etc.

 

Bechereau (Chemiré 1809, A2 ; Chemiré 1843, B2) : Il est écrit Baichereau dans un document de 1588. On trouve également ailleurs la forme « Bécherel », « Bequerel », etc. Il est à noter que dans divers endroits le nom « Béchereau », et ses variantes, est en lien avec un moulin et un cours d'eau, ce qui est bien le cas à Chemiré le Gaudin. Peut-être faut-il rapprocher ce nom de lieu du mot normand « bec » qui désigne le ruisseau. Un Séguin de Cohardy est dit seigneur de Bechereau au milieu du XVème siècle.

Les noms de lieux de nos communes

Bel Air (Chemiré 1809, B3 ; Chemiré 1843, E1) : Toponyme très fréquent en Sarthe et qui désigne souvent un lieu-dit sur un point élevé, ce qui semble correspondre dans le cas présent.

 

Bellefille (Athenay 1809, A ; Chemiré 1843 A4, Chemiré 1843, B2) : Selon la légende, le nom de Bellefille est lié à une histoire qui s'est déroulée au XIIème siècle. Damgerose, fille de Gaudin de Chemiré, entretenait une relation avec son oncle Damase d'Asnières. Damase fut excommunié par l'évêque Hugues et ne fit rien pour retrouver une attitude décente. Lors d'une partie de chasse, Damase trouva la mort un jour d'orage en se noyant dans la rivière Sarthe. Damgerose demanda le pardon de l'évêque et se retira sur la terre de son père où elle fonda un petit oratoire là où se trouve aujourd'hui le château dit de Bellefille. On peut aussi y voir plus simplement la déformation de « Belle Feuille » qui désignerait donc un joli bois.

Les noms de lieux de nos communes

Belveder (Chemiré 1843, B2) : Le Belvédère est une tour bâtie dans les bois de la Sauvagère en 1745. Ce type de construction correspond à une mode du XVIIIème siècle où l'on édifiait un édifice sur un point haut afin d’admirer le paysage environnant.

Les noms de lieux de nos communes

Benoît (Saint) (Chemiré 1809, C2 ; Chemiré 1843, D1) : Saint-Benoît est une ancienne paroisse rattachée, tout comme Athenay, à Chemiré en 1809/1810. La première mention paraît remonter en 1009, ou 1028, (Cartulaire de la Couture) sous la forme latine « Sancti Benedicti de Thesvalo », date où l'évêque Avesgaud cède à l'abbaye de la Couture la paroisse de Saint-Benoît, époque de la renaissance de l'abbaye. On peut donc penser légitimement que le lieu de Théval est devenu Saint-Benoît de Théval au moment où l'abbaye bénédictine de la Couture est devenue la détentrice du lieu.

Cadastre de 1843

Cadastre de 1843

Les noms de lieux de nos communes

Bignon (le Petit) (Chemiré 1843 A3) : Ce nom de lieu est très fréquent en Sarthe. Pour certains, Bignon désigne une petite éminence, pour d'autres cela est plus à rapprocher d'une source, d'une zone humide. C'est plutôt cette deuxième hypothèse qui est adoptée dans nos régions.

 

Bois (les) (Chemiré 1809, C2) : Toponyme plutôt clair qui semble indiquer que dans ce secteur entre Chemiré et Saint-Benoît se trouvait une zone boisée. On peut cependant se demander si le rédacteur du cadastre de 1809 n'a pas entendu « Les Bois » alors que l'endroit correspond en 1843 au lieu-dit « Mévoie ».

 

Bois de la Cure (le) (Chemiré 1843, D4) : En 1809, le lieu est simplement nommé « La Cure ». Endroit qui dépendait de la cure, c'est à dire une terre donnée aux curés de la paroisse.

 

Boterie (la) (Chemiré 1809, B2 ; 1843, E5) : écrit en 1843 « La Petite Botterie » et « La Grande Botterie ». Vient peut-être d'un patronyme. La séparation entre « Petite » et « Grande » est souvent liée aux partages des biens : un même lieu en devient deux.

 

Boulais (les) (Chemiré 1809, B1 et B4 ; 1843,E3) : écrit « Les Basses Boulaies » et « Les Hautes Boulaies » en 1843. En général ce toponyme est lié à la présence de bouleaux. Mais là les terrains ne s'y prêtent guère ; peut-être faut-il s’orienter vers la patronyme « Boulay ».

 

Boutoire (Chemiré 1809, B2 ; 1843, E5) : Ce lieu-dit a aujourd'hui disparu du paysage. Pas d’explication très convaincante. Peut-être un lieu au bout d'un endroit.

 

Busson (le) (Chemiré 1809, C1 ; Chemiré 1843, C4) : écrit « La Bussonne » en 1843. Soit ce nom vient du patronyme « Busson » et désigne donc un lieu habité par Busson, soit il s'agit d'une zone occupée par des buissons.

 

Cabat (le) (Chemiré 1809, D1 ; Chemiré 1843, C2) : Nom énigmatique dont il est difficile de trouver l'origine. Peut-être en rapport avec un mot de vieux français, « cabat » qui veut dire tromperie, vol. Donc un terrain qui fait illusion mais ne rapporte rien. Mais cela pourrait aussi être une déformation d'une racine plus ancienne, « gaba », qui indique le creux. En patois sarthois, cela donne « gaviau » pour gosier. On pourrait donc comprendre « Cabat » comme étant l'entrée juste avant la petite vallée qui passe devant Vilaines et qui rejoint la Sarthe au niveau de l'Hachet.

 

Cailloterie (la) (Chemiré 1809, B2 ; 1843, E2) : Sans doute la terre occupée par un certain Caillot.

 

Carrefour (le) (Chemiré 1809, B2) : En 1843, l'endroit est nommé « Le Carrefour de Chauvigné ». Comme le nom l'indique, le lieu correspond au croisement de la route entre Chemiré et Maigné, celle qui mène vers Fercé et celle qui conduit au lieu de la Maltière.

 

Champ Dolin (le Grand et le Petit) (Athenay 1809, C ; Chemiré 1843 A2) : écrit « Chandolin » en 1843 : Le 8 mai 1579, les mineurs Jean du Bellay rendent aveu, pour le Petit-Chandolin, à Jehan Dufou, baron de Pirmil. Toponyme à rapprocher de « Champ Dolent », c'est à dire « champ pauvre ». Il peut aussi s'agir du champ qui appartenait à un certain Dolin.

 

Champ Fleuri (Chemiré 1843, B2) : fief au 18ème siècle. Le nom peut désigner le champ appartenant à Fleury ou encore un herbage couvert de fleurs. Cela peut aussi indiquer une terre riche.

 

Champanière (la) (Athenay 1809, A ; Chemiré 1843 A3) : écrit la Champagnère en 1843. En général, les toponymes qui tournent autour de « Champagne » désignent de larges espaces agricoles, ce que montre la topographie des lieux.

 

Château Gaillard (Athenay 1809, C ; Chemiré 1843 A2) : Il y a en 1843 le Grand et le Petit Château Gaillard. On compte en Sarthe une bonne vingtaine de lieux nommés Château-Gaillard. Ils peuvent parfois faire référence à une fortification médiévale, et dans d'autres cas à une demeure de plaisance. L'étude du parcellaire ancien ne permet pas de trancher.

 

Chauvigniers (les) (Chemiré 1809, B1 et B2 ; 1843, E2, E4, E5) : écrit « Chauvigné » en 1843. Sans doute un nom d'origine romaine : « Le domaine de Calvinius ».

 

Chemiré le Gaudin : L'écriture a peu varié au cours du temps. Dès le XIème siècle, on trouve les formes « Chemereio », « Chimireio » ; au XIIème siècle apparaît « Chemereio Gaudini ». Le nom « Camariaco » parfois cité pour Chemiré le Gaudin paraît désigner en réalité un autre lieu (Chéméré en Loire-Atlantique). Certains disent que les noms « Chemiré », « Chéméré » veulent dire « cour », mais il semble que par chez nous ce ne soit pas le cas. Il est plus crédible, par la terminaison finale en « é », de plutôt y voir un nom d'origine latine qu'on peut interpréter comme « le domaine de Camarius ». Gaudin était un des premiers seigneurs de Chemiré ; et puisque les noms de famille n'existaient pas encore, pour différencier les individus dans les actes on ajoutait à leur prénom leur lieu d'origine.

 

Les noms de lieux de nos communes

Chenais (les) (Chemiré 1809, B2 ; 1843, E2) : écrit le Chesnay en 1843. Ancien fief. Ce toponyme, et ses variantes, est très fréquent en Sarthe et ailleurs en France. Lieu où se trouvait une plantation de chênes. On va bien sûr éviter d'y voir un lieu de culte druidique ...

 

Chêne Vert (Athenay 1809, C ; Chemiré 1843 A2) : dit « Le Chêne Vert » en 1843. Soit le nom indique la présence d'un chêne particulier, soit, et c'est le plus vraisemblable, il s'agit d'une déformation de « Chenevière », lieu où l'on cultivait le chanvre. On trouve en vieux français le mot « chenevet » qui désigne la graine du chanvre. En tout cas, la multitude de noms en Sarthe n'est pas en faveur de l'espèce dite « quercus ilex » qui est essentiellement présente dans la zone méridionale de la France.

 

Chesnay (le Petit) (Chemiré, 1843, E2) : Voir « Chenais ».

 

Clémencière (la) (Chemiré 1843, E1) : Sans doute un lieu habité par Clément.

 

Coudrais (les) (Chemiré 1809, C1 ; Chemiré 1843, C1) : Lieu où se trouvent des noisetiers (coudriers ). On cite souvent le noisetier pour les baguettes de sourcier, mais les pousses de noisetiers offrent l'avantage de fournir des bâtons bien droit utiles pour ceux qui gardaient les troupeaux, mais aussi pour le palissage de par leur souplesse.

 

Coudray (le) (Chemiré 1809, A2 ; Chemiré 1843 A3) : Hautes et Basses en 1843. Voir « Coudrais ».

 

Cour (la) (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843 A3) : Dépend du chapitre cathédral d'Angers au 15ème siècle. Ce toponyme désigne très souvent la présence d'une juridiction seigneuriale. On sait qu'au XVème siècle, Louis d'Anjou cède aux religieux de Saint-Maurice d'Angers le manoir d'Athenay qui pourrait correspondre à la Cour. L'étude parcellaire du cadastre de 1843 laisse bien apparaître un aménagement de type motte avec fossés.

 

Courtis (les) (Chemiré 1843, B4) : Le mot « courtil » désigne les jardins potagers proches de l'habitat et clos.

 

Crépinières (les) (Chemiré 1809, C1 ; Chemiré 1843, C1) : Le lieu habité par Cre(s)pin.

 

Crosneries (les) (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843 A1) : Le lieu habité par Cro(s)nier.

 

Cure (la) (Chemiré 1809, C2) : voir « Bois de la Cure ».

 

Davière (la) (Chemiré 1809, B2 ; 1843, E5) : Lieu habité par Davy.

 

Dragonnerie (la) (Chemiré 1809, B4 ; 1843, E2) : écrit « Les Dragonnières » en 1843. Il semble que l'écriture du nom soit assez instable dans les documents en fonction des rédacteurs. Le nom peut provenir du patronyme « Dragon » qui existe en Sarthe, tout en sachant de « Dragon » est lui-même une déformation du nom « Dagron » beaucoup plus fréquent en Sarthe.

 

Droulin (Chemiré 1809, D1 ; Chemiré 1843, C2) : L'origine est assez obscure. Le nom peut venir du patronyme Droulin, mais aussi aussi d'une déformation du nom « Drouin », « Derouin ». A noter qu'à proximité se trouvent « Les Roulinières » qui vient de Roulin, forme très proche de Droulin.

 

Duranderie (la) (Chemiré 1809, B3 ; Chemiré 1843, C1) : Le lieu habité par Durand.

 

Emondière (l') (Chemiré 1809, A1 ; Chemiré 1843, B4) : fief. Le lieu habité par Emond.

 

Etang (l') (Chemiré 1843, C2) : On note sur le plan cadastral de 1843 une pièce d'eau de l'autre côté de la route. Ce peut-être l'origine du nom du lieu. Sur le cadastre de 1809, le lieu et l'étang n'existent pas encore.

 

Fabrique (la) (Chemiré 1843, B2 dév.) : La Fabrique était une assemblée paroissiale chargée de gérer les biens de la communauté paroissiale. Sur le cadastre, « La Fabrique » désigne l'ancien cimetière de Chemiré installé au croisement de la route de Louplande et de l'allée de la Sauvagère. La gestion du cimetière permet d'assurer des revenus à la fabrique, mais c'est aussi une source de problèmes comme la clôture du cimetière qu'il faut sans cesse maintenir en état.

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Fauvelière (Chemiré 1843 A1) : Le lieu habité par « Fauveau ».

 

Faux (le) (Chemiré 1809, A1 ; Chemiré 1843, B2) : « Faux » vient sans doute du latin « fagum » (faine) et « fagus » (hêtre). On retrouve cette origine linguistique dans d'autres noms de lieux : Fay, Fresnay, Fou, etc. A noter qu'en patois, le fruit du hêtre se dit « faigne » ce qui est plus proche de la forme latine que le français actuel.

 

Fontaine (la) (Chemiré 1843 A1) : Lieu où se trouve un point d'eau. La carte IGN au 1/25000ème montre d'ailleurs un petit cours d'eau qui apparaît sur la carte à une centaine de mètres au nord-est de La Fontaine.

 

Four à Chaux (Chemiré 1843, B2) : dit de la Groie. L'endroit où se trouvait le four à chaux installé au début du XIXème siècle.

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Fragerie (la) (Chemiré 1809, C1 ; Chemiré 1843, D4) : écrit « La Frogerie » en 1843. Le lieu habité par Froger.

 

Fromagerie (la) (Chemiré 1809, D3 ; Chemiré 1843, C4) : On pourrait penser au lieu où on fabrique du fromage. Mais en Sarthe, il existe de nombreuses familles nommées Fromager et la construction classique « patronyme + erie » est satisfaisante.

 

Fuie (la) (Chemiré 1843, D1) : Normalement, le toponyme « La Fuie » indique la présence d'un colombier. Or le lieu n'existe pas sur le cadastre de 1809 et rien ne laisse paraître une ancienne construction. On peut donc supposer qu'il y avait anciennement une fuie mais que celle-ci avait disparu du paysage au XIXème siècle. D'ailleurs la carte de Cassini indique bien le lieu « La Fuye ».

Carte de Cassini

Carte de Cassini

A SUIVRE

8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 11:00

Mise à jour quotidienne

 

 

4 septembre 2016, Vaas : 14h30 à 17h30, visite du moulin de Rotrou.

 

4 septembre 2016, Coudrecieux : 15h00, visite de l'église romane de Saint Martin des Loges (fresques aux anges musiciens, clocher, etc.)

 

1er septembre 2016 au 30 septembre 2016, Asnières sur Vègre : 10h30-12h00 et 14h30-17h30, visite du parc du château de Moulinvieux.

 

Asnières sur Vègre : visite du manoir de la Cour et animations diverses.

 

Bessé sur Braye : château de Courtanvaux.

 

Dangeul : prieuré de Mayanne, visite de site médiéval (XIè-XVè s.) composé de trois édifices médiévaux. Ouverture jusqu'au 31 août de 14h30 à 19h00.

 

Fillé sur Sarthe : site de Moulinsart.

 

La Chapelle d'Aligné : jusqu'au 30 août 2016, viste du château des Gringuenières de 12h00 à 18h00.

 

La Ferté Bernard : tous les mardis de juillet et août à 16h30 découverte de l'église Notre Dame des Marais

 

La Flèche : le moulin de la Bruère, le théâtre de la Halle au Blé, le Prytanée (jusqu'au 15 août), le couvent de la Visitation.

 

La Flèche : la chapelle Notre Dame des Vertus, fondée au XIè siècle, est ouverte au public tout l'été

 

La Fontaine Saint Martin : ouverture de la maison de Louis Simon du lundi au vendredi de 14h00 à 18h00.

 

Sablé sur Sarthe : chaque jeudi, visite du château à 10h30 et à 15h00 (Réservation au 02.43.95.00.60).

 

Saint Denis d'Orques : visite du village et du musée de l'ancienne gare de tramway entre le 1er avril et le 30 septembre. Renseignements et réservations au 02.43.95.05.10

 

Sillé le Guillaume : visite guidée du château du lundi au samedi (sauf mardi) à 15h00 et 17h00 et le dimanche à 15h00 et 18h00.