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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 10:01

Pinsonnière (La Grande) (1809, C2 ; 1843, B2) : Le lieu habité par Pinson.

 

Pinsonnière (La Petite) (1809, C2 ; 1843, B2) : voir ci-dessus.

 

Pintardière (La) (1809, A1) : Le lieu habité par Pintard. La métairie appartenait à la famille Paulle de Versé aux 17ème et 18ème siècles.

 

Pont-Chabeau (1843, C1) : Chabot est un patronyme courant. Il faut donc comprendre le nom comme étant l'endroit où était un pont à côté de la terre de Chabot. C'est d'autant plus facile à comprendre que le lieu est à proximité immédiate du ruisseau du Gué qui était appelé en 1843 le ruisseau de Pont-Chabeau. Le lieu est qualifié de fief et seigneurie (16ème/17ème s.).

 

Pontchabeau (1809, B) : voir ci-dessus.

 

Pressoir (Le) (1809, C2 ; 1843, B1) : Le nom « pressoir » est un classique de la toponymie. Il se situe dans la partie ouest de la commune d'Etival sur les hauteurs là où se trouvaient des vignes. Le Pressoir est donc l'endroit où l'on pressait le raisin.

 

Quatre Chemins (Les) (1843, C1) : A l'ouest du village se trouvait une maison au carrefour de quatre routes, d'où le nom ; cette maison n'existait pas en 1809. Il s'agit d'un cheminement très ancien appartenant à un réseau antérieur à la route de Sablé.

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Quélière (La) (1843, A3) : Le lieu habité par Quellier.

 

Reuche (La) (1809, A2 ; 1843, C2) : Le toponyme pourrait dérivait de « ru » (petit ruisseau). Mais en patois sarthois « reuche » désigne la laîche, une herbe qu'on utilisait pour faire les paillasses. Mais dans les deux cas, il y a un rapport avec l'eau.

 

Rivière (La) (1809, B ; 1843, C2) : Le lieu semble tenir son nom de sa proximité avec l'Orne. C'est un endroit très intéressant avec une belle demeure. Une étude plus approfondie de la Rivière serait une bonne idée. Vers les années 1930/1850, la Rivière est habitée par M. Thoré dont on reparlera plus loin.

La Rivière, cadstre 1809

La Rivière, cadstre 1809

La Rivière, cadstre 1843

La Rivière, cadstre 1843

Rues Basses (Les) (1809, C2 ; 1843, B1) : Normalement les Rues Basses devraient répondre aux Rues Hautes, toponyme qui n'existe pas. Ce nom peut être le vestige d'un cheminement ancien qui permettait d'accéder aux parcelles sur les hauteurs des Monts-Beaux.

 

Sablon (Le Petit) (1843, C4) : Ce lieu au sud-est de la commune n'existait pas en 1809. Ce nom indique en général un terrain sablonneux et donc éventuellement une lande. A noter que depuis les cadastres du XIXème siècle, un autre lieu-dit nommé « le Sablon » est apparu à l'ouest de la commune.

 

Tacconnerie (La Grande) (1809, C2) : Ce toponyme semble être issu du patronyme Taconier, patronyme qui a disparu de nos régions mais qui est signalé au Mans au XIVème siècle. Un taconier est également une personne qui exerçait le métier de savetier, rapiéceur.

 

Tacconnerie (La Petite) (1809, C2) : voir ci-dessus.

 

Taconnerie (La) (1843, B1, B2) : voir ci-dessus.

 

Taconnerie (La Petite) (1843, B2) : voir ci-dessus.

 

Tansollerie (La) (1843, B2) : On a dans ce nom un témoignage du patois sarthois puisque le « r » de Tansorier » est devenu un « l ». Il s'agit donc ici du lieu habité par Tansorier.

 

Tansollerie (La Petite) (1843, B2) : voir ci-dessus.

 

Tansorerie (La) (1809, C2) : Le lieu habité par Tansorier.

 

Thoré (1843, C4) : On pourrait être en présence d'un des lieux les plus anciens sur la commune d'Etival sauf que le lieu n'existe pas en 1809 ! Il pourrait également y avoir un lien avec André Thoré qui, sur les listes nominatives de recensement de population de 1841 et 1846 est dit propriétaire demeurant à la Rivière. Ce M. Thoré est également cité en 1835 à propos du concours de bestiaux de l'arrondissement du Mans où un taureau lui appartenant a remporté le premier prix dans sa catégorie.

 

Touche (La) (1809, C2 ; 1843 B1) : Le toponyme « Touche » est un classique. Il est souvent en rapport avec les défrichements médiévaux et désigne une zone restée en bois.

 

Tricollières (Les) (1843, A1) : Normalement, il s'agirait du lieu habité par Tricol ou Tricoux ; mais ce patronyme n'est pas présent dans nos régions. Il faut peut-être mieux se rapprocher du nom de famille Tricot bien implanté dans notre département.

 

Troches (Les) (1809, C2 ; 1843, B1) : Nous somme là encore sur un toponyme lié à la végétation puisque les troches désignent des rejets qui repoussent sur une souche. Les Troches sont qualifiées de fief au XVIIIème siècle.

 

Villiers (1809, C2 ; 1843, B1) : Villiers indique la présence d'une occupation très ancienne dans ce secteur ouest de la commune. Il est à rapprocher du terme latin « villa » et marque l'installation d'une communauté d'habitants à l'époque gallo-romaine ou au début du Moyen-Age. Il serait proche d'un autre toponyme, « Villaret ».

Les noms de lieux de la commune d'Etival Lès Le Mans (Sarthe)
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 16:31

Vente de biens par autorité de justice.

 

On fait savoir qu'en vertu de jugement rendu par le tribunal de première instance de l'arrondissement de la Flèche, le 12 avril dernier, enregistré le 26, homologatif de deux délibérations prises par les conseils de famille des mineurs ci-après, devant M. le juge de paix de Malicorne, le 20 mars dernier , enregistrées à Noyen le 25.

A la réquisition de Jacques Lépine, cultivateur, demeurant commune de Mézeray, oncle et tuteur électif de Pierre Lépine, enfant mineur issu de Pierre Lépine et de Marie Chartier, son épouse, et héritier pour un douzième de Magdelaine Lépine, sa tante,

Et d'Anne Coubard, veuve de René Potier, demeurant aussi commune de Mézeray, comme mère et tutrice légale de François Potier, fils mineur issu de son mariage avec ledit défunt René Potier, et héritier pour un huitième de ladite Magdelaine Lépine, sa grand-tante.

Il sera procédé devant Me Boivin, notaire à Mézeray, commis par ledit jugement, à l'adjudication préparatoire, le dimanche 26 juin 1814, sur les dix heures du matin ;

Et l'adjudication définitive se fera le dimanche 17 juillet suivant, à la même heure, aux enchères et à l'extinction des feux ;

Du lieu des Petites-Belles, situé au bas du Grand-Gâtines, commune de Mézeray, consistant dans des bâtiments d'exploitation, un jardin d'environ 6 ares, la moitié indivise avec les héritiers Jouye du champ de l'Aire, contenant au total 44 ares, le champ Long de 44 ares ; une portion de pré d'environ 8 ares, à prendre dans un plus grand pré, près la Corvaisière ; une autre portion de pré d’environ 9 ares, à prendre dans le même pré; le champ de Gâtines, contenant 55 ares y compris un mortier ; et le champ des Mortiers, de 35 ares, y compris deux mortiers; le tout ou environ exploité par François Foureau, et estimé par le sieur Chauvelier, expert, la somme 1000 f. en capital.

Ceux qui désireront s'en rendre adjudicataires, pourront s'adresser, pour les renseignements, à La Flèche, à Me Rojou, avocat-avoué des poursuivants; à Mézeray, à Me Boivin, notaire, et auxdits Jacques Lépine et veuve Potier.

Fait à la Flèche, le 31 mai 1814 Signé Rojou

Et enregistré à la Flèche le même jour.

 

Vente du lieu des Petites Belles à Mézeray en 1814
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 21:27

Puisque sur la région Val de Sarthe il y a plus de 200 sites archéologiques et historiques et que des gens mal intentionnés se livrent à des activités de pillage sur ces sites, il nous parait utile de rappeler la loi :

Rappel de la législation en vigueur : L'utilisation des détecteurs de métaux est strictement interdite sur les sites archéologiques et historiques. En cas de problème, prévenir la gendarmerie.

 

Code du Patrimoine,

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

 

Des renseignements complémentaires sur :

En cas de soucis, ne pas intervenir directement mais prévenir la Gendarmerie Nationale qui effectuera les constatations d'usage.

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 15:10

Ganerie (La) (1809, D1), La Gasnerie (1843, A1)  : Le lieu habité par Gasnier.

 

Gaste (La) (1809, A1) : Encore un toponyme en rapport avec le bois des Teillais. On rencontre également ailleurs dans l'ouest la forme « gâtine » ou encore « vast » (plutôt en Normandie). Le mot désigne en général un espace désert, inculte mais plus dans le sens de terrain abandonné. Cela correspond assez à ce que nous raconte l'archéologie de ce secteur puisque nous sommes à quelques centaines de mètres d'un habitat gaulois ou gallo-romain ; ce domaine agricole antique semble avoir été abandonné et l'espace a alors été occupé par le bois des Teillais.

 

Gâtes (La) (1843, C3) : voir ci-dessus.

 

Goucet (Le Petit) (1843, B1) : Le lieu n'existe pas sur le cadastre de 1809 et paraît donc être créé dans la première moitié du XIXème siècle. Difficile de trouver une explication très claire. Mais on peut penser que c'est à rapprocher du mot français « gousset » qui désigne une poche, un renfoncement. Si on regarde le cadastre de 1843, on constate d'ailleurs que la route de Souligné à cet endroit forme un renfoncement ; il ne faut peut-être pas chercher plus loin l'étymologie du lieu.

 

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Goulotière (La Petite) (1843, B1) : Le lieu habité par Goulot.

 

Goulotière (La Petite) (1843, C2) : On a la chance de posséder un certain nombre de références concernant ce lieu ce qui permet d'en dire un peu plus sur la formation du toponyme. En 1277, il est fait mention du fief de Robert Geliot ou Goliot. En 1302, Renaud dit Goliot, chevalier de la paroisse d'Etival, et sa femme Isabelle laissent aux religieux de Saint-Victeur la dîme des terres de « Goliot » et de « Campi Lamberti ». Il est même fait mention d'un vieux manoir situé entre le cimetière d'Etival et un pré dudit Renaud.

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Goulottière (La) (1809, A1) : voir ci-dessus.

 

Goulottière (La Petite) (1809, C2) : voir ci-dessus.

 

Goupillère (La Petite) (1809, D1 ; 1843, A2) : Le lieu habité par Goupil. En 1291, il est fait mention d'un Guillaume Goupil qui pourrait correspondre à ce lieu.

 

Grenouillet (Le Grand) (1809, C1 ; 1843, B3) : Ce nom pourrait éventuellement provenir d'un patronyme. Mais la localisation sur les bords de l'Orne Champenoise tend plutôt à s'orienter vers un lieu qui désigne une zone humide.

 

Grenouillet (Le Petit) (1809, C1 ; 1843, B3) : voir ci-dessus.

 

Grève (La) (1809, D2 ; 1843, A3) : La Grève est connue pour son fourneau (voir ci-dessus) et pour son moulin à vent. Cependant rien à voir avec une quelconque manifestation ouvrière. Le nom « Grève » peut indiquer la présence d'un terrain pauvre ( à rapprocher du mot « grave ») ou encore un terrain pierreux. Mais le mot pourrait être une variation du terme latin « gradus » signifiant le « degré » c'est à dire une hauteur. Il faut bien admettre que la localisation du lieu-dit la Grève favorise plutôt cette seconde explication. En Sarthe, c'est plutôt « groie » ou « grouas » qui désigne un terrain caillouteux.

 

Guinardière (La) (1809, D1 ; 1843, A2) : Le lieu habité par Guinard, patronyme fréquent en Sarthe.

 

Herpinière (La) (1809, A1 ; 1843, C3) : Le lieu habité par Herpin.

 

Maison Neuve (La) (1809, C2 ; 1843, B1) : Comme cela est dit clairement, un nouvel habitat à proximité d'un autre plus ancien.

 

Maisons Neuves (Les) (1809, D2 ; 1843 A2) : voir ci-dessus.

Maubeths (Les Grands) (1843, B3) : « Maubet » est un patronyme, mais peu fréquent dans nos régions. L'origine n'est pas claire. S'agit-il d'un nom créé à partir d'un patronyme germanique (« bodius ») qui donne en Sarthe « beu » qu'on écrit dans les noms de lieux sous la forme « bœuf » ? Ou est-ce à rapprocher de « Maubec », lieu fortifié ?

 

Maubeths (Les Petits) (1843, B3) : voir ci-dessus.

 

Maubets (Les) (1809, B) : voir ci-dessus.

 

Maubets (Les Petits) (1809, C1) : voir ci-dessus.

 

Misère (1809, B) : Ce nom pourrait indiquer une terre ou un habitat pauvre. Si on regarde le cadastre 1809, on constate qu'il s'agit d'une unique maison dans le coin d'un champ.

Cadastre 1809

Cadastre 1809

Moulin à Vent (Le) (1843, A3) : Il n’apparaît pas sur le cadastre de 1809 ni sur celui de 1843. En 1843 c'est une ferme qui est indiquée, ce qui nous permet de situer ce moulin, cité au XVIIème siècle, dépendant du fief de la Cornuère. A noter qu'on voyait encore il y a quelques années dans les bâtiments actuels un fragment de meule.

 

Moulin à Vent (Le) (1843, B1) : voir Moulin de la Touche ci-dessous.

 

Moulin de la Touche (Le) (1809, C2) : Moulin à vent construit à la fin du XVIIIème siècle par Michel Barreau de Touche, avocat au Parlement. Il apparaît sur un plan terrier du chapitre cathédral du Mans daté du XVIIIème s. mais semble avoir disparu au cous de la première moitié du XIXème siècle.

Le moulin à vent de la Touche sur un plan terrier du XVIIIème siècle

Le moulin à vent de la Touche sur un plan terrier du XVIIIème siècle

Notre Dame (1809, B) : On trouve dans plusieurs documents la dénomination « Notre Dame d'Etival ». La paroisse d'Etival a sans doute été très tôt dédiée à Marie (voir article « Etival » ci-dessus) et ce n'est qu'au début du XIXème siècle que le nom devient Etival-Lès (près)-Le Mans. Le vocable marial est souvent une trace d'ancienneté ; ainsi à l'époque de l'évêque Bertrand (fin VIème s./dévut VIIème s.), la cathédrale du Mans est sous le vocable de Notre-Dame. Or on sait qu'il y avait des liens étroits entre l'évêque Bertrand et Etival.

 

Cadastre 1809

Cadastre 1809

Ormeau (L') (1809, C2) : C'est très souvent un arbre, un orme ou ormeau, qui est à l'origine de ce nom.

 

Ormeau (Le Grand) (1809, C2 ; 1843, B1) : voir ci-dessus.

 

Ormeau (Le Petit) (1809, C2 ; 1843, B1) : voir ci-dessus.

 

Orne (L') : L'Orne Champenoise est la petite rivière qui traverse Etival du nord au sud. On la qualifie de « champenoise » parce qu'elle prend sa source à Coulans sur Gée en bordure de la Champagne mancelle. Cela permet de la différencier de l'Orne Saosnoise dans le nord du département. On trouve des formes anciennes telles que « Ourne », « Oulne », « Loune ». Comme très souvent pour pour les cours d'eau, le nom des rivières remonte à des époques très anciennes, antérieures à l'arrivée des Romains. Selon certains, on pourrait voir dans le nom « Orne » un mot qui signifierait « méandre ».

 

Ouvrinières (Les) (1809, D2 ; 1843, A3) : Le lieu habité par Ouvrin. C'est un patronyme rare donc il existe peut-être une autre origine pour ce nom.

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 21:01

http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-mans-72000/trois-grands-tirages-du-viaduc-de-la-suze-en-1861-aux-encheres-4718520

 

Trois photographies du viaduc de La Suze-sur-Sarthe seront vendues aux enchères, jeudi 26 janvier, à Mayenne. Petite particularité : elles ont été prises en 1861…

Jeudi 26 janvier, à Mayenne, Me Pascal Blouet procédera à la vente de dessins, photographies et livres provenant de l’ancien fonds Victor-Baltard. Un lot de trois photographies des Frères Bisson devrait tout particulièrement intéresser les Sarthois. Il s’agit de grands tirages albuminés (dimension totale : 53 x 70,5 cm, photo seule : 25,3 x 45,7 cm) contrecollés sur carton. Les clichés, pris en 1861, représentent des étapes de la construction du viaduc de La Suze-sur-Sarthe destiné au trafic ferroviaire. Ce rare ensemble est estimé entre 300 € et 500 €.

Renseignements : tél. 02 43 04 13 74.

 

 

Un autre lien avec les clichés en grand : http://www.interencheres.com/fr/meubles-objets-art/lot/ie_v86171/7903120/solr?&utm_source=alertes&utm_medium=email&utm_campaign=Q-Thu-2017-01-05

Mémoire suzeraine en vente
Mémoire suzeraine en vente

Contrairement à ce que dit l'annonce, le troisième cliché concerne Sablé.

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 21:35

Enaudières (Les) (1843, B1) : Le lieu habité par Esnault.

 

Epiceries (Les) (1809, C1 ; 1843, B3) : Un document de 1485 donne la forme « Epicherie ». Ce nom nous laisse perplexe au premier abord et il ne paraît pas bien judicieux de s'orienter vers le sens actuel de ce mot. Peut-être faut-il plutôt s'orienter vers « Pisserie » dont les diverses variantes tournent autour de petit ruisseau et de source. A noter d'ailleurs que sur la partie louplandaise de ce lieu, le cadastre de 1843 montre plusieurs pièces d'eau en contrebas du hameau des Epiceries et qu'un ru est également indiqué sur la carte IGN.

 

Epinay (L') (1809, D1 ; 1843, A2) : Ce toponyme, et ses variantes, est très présent en Sarthe. Il indique la présence d'un lieu rempli d'épines, soit à cause de la non-ocupation des terres, soit pour clore des parcelles.

 

Epinards (Les) (1843, C2) : Ecrit « L'Epinas » en 1809. Voir « Epinay ».

 

Epinas (L') (1809, B) : Voir « Epinay ».

 

Esnaudières (Les Grandes) (1809, C2) : Voir « Enaudières ».

 

Esnaudières (Les Petites) (1809, C2) : Voir « Enaudières ».

 

Etival (1809, B) : La présence humaine sur le commune est attestée dès l'époque préhistorique. Quant à la forme la plus ancienne du nom « Etival », elle remonte à la fin du VIème siècle ou au début du VIIème siècle dans les Actus Pontificum sous les noms de « Stivale », « Aestivale » qui dérivent très probablement du mot latin « aestivus » signifiant « été ». On peut alors l’interpréter comme le lieu d'une résidence d'été dépendant de l'évêché mérovingien.

Plusieurs indices archéologiques attestent d'une occupation gallo-romaine sur la commune. Mais c'est à l'évêque Bertrand (v. 540-623) que l'on doit les premières mentions d'Etival puisqu'il y développa un monastère après les frasques de son prédécesseur Badégésile. On peut d'ailleurs sans doute voir dans la dédicace de l'église d'Etivale à Notre-Dame la marque des premiers évêques du Mans puisque c'est à Marie que la cathédrale était dédiée pendant ces premiers temps médiévaux.

Pour ce qui est de ce monastère mérovingien, il ne faut pas imaginer une structure importante, mais plutôt un ensemble de cellules monastiques (« cellae ») installées autour de la première église. Et entre cette église primitive et l'Orne, un petit village se développe. C'est ce que laisse entrevoir l'étude cadastrale. Plus tard au Moyen-âge, l'église d'Etival passera aux mains des religieux du Mont Saint Michel.

Le bourg d'Etival en 1809

Le bourg d'Etival en 1809

Quelques outils préhistoiques découverts sur la commune d'Etival.

Quelques outils préhistoiques découverts sur la commune d'Etival.

Ferrière (La) (1809, B ; 1843, B3, C1) : Le toponyme « Ferrière » est un classique des noms de lieux. Il indique la présence d'une activité métallurgique. On sait par divers travaux archéologiques que la région mancelle fut depuis l'époque gauloise une vaste zone de production de fer, activité qui a contribué à l'enrichissement du peuple cénoman. La production de fer s'est poursuivi à l'époque gallo-romaine et au Moyen-Age. Il n'est pas rare de trouver lors de prospections archéologiques dans la région de La Suze des indices qui montrent une activité métallurgique très ancienne. Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, la Ferrière était un fief. On signale en 1229 un Hubert de la Ferrière et en 1277 un Guillaume de la Ferrière, chevaliers. Il y avait également un moulin qui appartenait au 16ème siècle à la famille du Bois.

Quelques scories de fer trouvées sur Etival.

Quelques scories de fer trouvées sur Etival.

Feuperie (La) (1809, D2 ; 1843, A3) : On ne retrouve ce nom que deux fois en Sarthe, et bizarrement dans le même secteur géographique puisque l'autre est sur la commune de Voivres. On retrouve ce mot dans le patois normand pour désigner une friperie. Mais on peut aussi penser plus logiquement que c'est le lieu habité par Feurprier, patronyme fréquent dans l'ouest de la France.

 

Fontaine (La) (1809, D1) : Sur la carte IGN, la Fontaine est marquée par un plan d'eau et un petit ru qui va se jeter dans un autre petit cours d'eau rejoignant l'Orne Champenoise. Donc le nom du lieu désigne bien un point d'eau.

 

Forêt (La) (1809, A2) : Ce toponyme est un des derniers témoins du bois des Teillais que l'on rencontre au Moyen-Age. Certains placent dans le bois des Teillais l'épisode dit de la folie de Charles VI en 1392.

Nous sommes dans cette partie d'Etival qui dépendait du domaine des Randonnays et qui appartenait aux comtes du Maine. Le nom « Forêt » désigne un espace juridique appartenant à un seigneur et géré par des vassaux pour l'exploitation des arbres, la gestion des terres qui en relèvent, etc. ; il s'agit souvent d'une organisation qui remonte à l'époque carolingienne. En fait ce toponyme, avec d'autres dans cette région, est un témoin de l'organisation des paroisses et des lieux qui échappaient à la juridiction de ces paroisses. Il n'est donc pas étonnant de trouver le nom de deux possesseurs du fief de la Forêt au XIIIème siècle : Lambert et Guillaume de la Forêt.

Les Teillais au début du XVIIIème siècle

Les Teillais au début du XVIIIème siècle

Forêt (La Grande) (1843, C4) : voir ci-dessus.

 

Forêt (La Petite) (1809, A2 ; 1843, C4) : voir ci-dessus.

 

Foucaudière (La) (1809, C2 ; 1843, B1, B2) : Le lieu habité par Foucault.

 

Fourneau de la Grève (Le) (1843, A3) : Le lieu n'est pas indiqué sur le cadastre de 1809. La Grève est un lieu-dit (voir ci-après) et le fourneau désigne le lieu voisin où l'on produisait de la chaux. On voit très bien sur le cadastre de 1843 la carrière et l'installation du four, carrière toujours visible de nos jours.

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Fraiche (Le) (1809, A2) : Dit « La Friche » sur le cadastre de 1843. Il ne s'agit pas d'une erreur d'écriture puisqu'en patois sarthois, une friche se dit « freûche », « frêche ». C'est un exemple supplémentaire de ces noms de lieu écrits par les rédacteurs du cadastre comme ils les entendaient prononcés.

 

Friche (La) (1843, C2) : Le lieu laissé à l'abandon. Rien d'étonnant à ce qu'on le trouve près du lieu-dit « la Brosse » (voir ce nom).

A SUIVRE

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 08:06

Il y a quelques jours se déroulait à La Suze l'inauguration du jardin du Pertuis, espace de détente sur les bords de la Sarthe et fruit du travail du conseil municipal de jeunes de la commune.

Inauguration du jardin du pertuis, décembre 2016 (cliché Lydia ROCHER)

Inauguration du jardin du pertuis, décembre 2016 (cliché Lydia ROCHER)

Nous allons aujourd’hui nous intéresser au mot « pertuis » qui apparaît dans le nom de ce jardin mais dont l'histoire a en grande partie disparu des mémoires.

 

Le mot « pertuis » vient du participe latin « pertusus » que l'on peut traduire par « percé ». Il désigne une ouverture pratiquée dans un barrage pour permettre à l'eau de s'écouler. Autant dire que le principe des pertuis est aussi ancien que les moulins et les barrages. Les dernières études montrent d'ailleurs une ancienneté plus lointaine des moulins à eaux ; alors qu'on a longtemps placé le développement des moulins à eaux avec le développement de la féodalité au début de l'ère capétienne, les récents travaux archéologiques ont permis de remonter plus loin dans le temps.

 

Pour ce qui est de La Suze, le plus ancien meunier que nous connaissons est un certain Renaud en 1298 ; mais on peut en toute légitimité penser qu'un moulin existait déjà bien avant cela. Et un document de 1695 montre un petit moulin sur la rive gauche de la rivière ; on y voit une seule roue et le barrage en travers de la Sarthe. La levée qui retient l'eau est à peine perceptible sur ce dessin, si ce n'est par un trait oblique et une chute d'eau marquée par quelques touches d'un lavis gris.

Le pertuis de La Suze sur Sarthe

Plusieurs plans, plus tardifs, permettent de mieux voir le pertuis, mais également de confirmer la vue de 1695. Le barrage s'étendait donc depuis les moulins et remontait vers la rive opposée avant le pont. Au milieu se trouvait le pertuis dans l'axe de la rivière. Et c'était le passage obligé pour franchir le barrage avec un bateau.

Le moulin, le barrage et le pertuis en 1813.

Le moulin, le barrage et le pertuis en 1813.

Cadastre 1843, section A4

Cadastre 1843, section A4

Alors que le système des écluses permet de créer un sas dans lequel on fera monter ou descendre le niveau de l'eau tout en douceur, pour le pertuis son ouverture provoque un courant d'eau violent qui n'est pas sans risque. On possède un dessin de 1818 qui montre le système de fermeture du pertuis de La Suze par une porte marinière.

L'aménagement du pertuis de La Suze (1818)

L'aménagement du pertuis de La Suze (1818)

Cette porte marinière est un arrangement d'aiguilles et d'appareils qui obstruent une percée d'environ dix mètres de long sur cinq mètres de large au beau milieu de la chaussée du barrage.

Le système d'aiguilles et d'appareils (1818)

Le système d'aiguilles et d'appareils (1818)

Lorsqu'une gabarre, ou un autre type de navire, veut passer par le pertuis en remontant le courant, il faut entreprendre une manœuvre compliquée qui comporte des risques. Le marinier place son embarcation au plus près du pertuis dans l'axe du passage. Il doit amarrer son bateau contre la structure en bois composée des pieux de rencontre. Une fois installée dans cette position, on relie par une corde la gabarre au pieu de liage solidement fixé sur la berge.

Pendant cette manœuvre, le meunier et ses ouvriers s'occupent des aiguilles et des appareils. Il fallait démonter un à un les appareils et les ranger méticuleusement sur le côté afin d'anticiper la réinstallation du système. Dès lors, l'eau commence à s'engouffrer dans le passage, générant un courant assez violent. Lorsque la situation devient plus calme, on tire sur la corde avec un treuil installé sur l'embarcation afin de faire passer la gabarre de l'autre côté du barrage. Les accidents sont fréquents : soit l'embarcation bouge trop, jette à l'eau les mariniers et peut même aller jusqu'au chavirage, soit le marinier relâche le treuil (le guinda) qui repart violemment en arrière en risquant de tuer les opérateurs.

Une fois le navire passé, le meunier réinstalle les aiguilles et les appareils afin que le niveau de l'eau puisse remonter, condition obligatoire pour que la roue du moulin puisse à nouveau tourner.

L'opération à la descente prend environ une heure alors qu'à la remonte il faut compter environ trois heures ! Il va de soi que les relations entre les mariniers et les meuniers sont rarement au beau fixe ; en effet lorsqu'un bateau entreprend un passage, c'est toute l'activité de meunerie qui s'arrête.

Début 20ème siècle (carte postale)

Début 20ème siècle (carte postale)

Il faudra attendre la mise en service du canal et de l'écluse pour que le fonctionnement très ancien de ces pertuis cesse.

Le canal et l'écluse au début du 20ème siècle.

Le canal et l'écluse au début du 20ème siècle.

A droite le canal et l'écluse; au centre le nouveau barrage avec son pertuis.

A droite le canal et l'écluse; au centre le nouveau barrage avec son pertuis.

Le pertuis de La Suze sur Sarthe

Nous avions publié un autre article concernant les chaussées des moulins de La Suze : http://canton-la-suze-sur-sarthe.over-blog.com/article-les-difficultes-du-meunier-de-la-suze-72-53855595.html

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 20:34

Aunais (Les) (1809, D1 ; 1843, A2) : Ce toponyme se rencontre souvent dans les communes sarthoises. Il indique en général un lieu humide où se trouvent des aulnes. Et en effet, les Aunaies se situent au nord de la commune d'Etival sur un petit cours d'eau qui se jette dans l'Orne Champenoise.

 

Baumerie (La Basse) (1843, B3) : On trouve au XVIIIème siècle la forme « Bommerie ». Le lieu vient donc du patronyme Bomer. Il y avait au VIème siècle un Bomer, ermite dans le Perche. C'est de ce prénom qu'est apparu le patronyme « Bomer » ; c'est le même processus que pour le prénom « Martin » devenu lui aussi un nom de famille.

 

Baumeries (Les Hautes) (1843, B3) : voir ci-dessus.

 

Beaujeantière (La) (1843, C1) : Le lieu habité par « Beaujean », patronyme fréquent en Sarthe.

 

Beaumeries (Les Basses) (1809, C1) : voir « Baumerie ».

 

Beaumeries (Les Hautes) (1809, C1) : voir « Baumerie ».

 

Besnardière (La) (1809, A2 ; 1843, C2) : Le lieu habité par « Besnard ».

 

Bois (Le Petit) (1809, D1 ; 1843, A2, B2) : Ce toponyme est un vestige d'une vaste zone boisée qui s'étendait dans cette région au Moyen-Age entre les bois de la Cornuère et ceux de Vandoeuvre et Broussin sur Fay.

 

Boulay (Le) (1809, B ; 1843, C1) : Un toponyme qui est soit en rapport avec la présence de bouleaux, soit en lien avec le patronyme « Boulay ». Le lieu est quelque peu célèbre car il appartenait à Charles Bodreau, ultime rédacteur du livre de la dite famille. Il y rapporte quelques vers prononcés au Boulay à l'occasion du baptême de sa fille Marie en 1660.

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Bourg-Neuf (1843, B1) : Nous sommes là aux limites entre Etival, Louplande et Souligné. Il faut entendre par « Bourg-Neuf » la création d'un nouvel habitat au Moyen-Age.

 

Bourgneuf (Le) (1809, C2) : voir ci-dessus.

 

Brosse (1809, B) : Le toponyme « Brosse » désigne un lieu broussailleux. Il est souvent en rapport avec l'idée de défrichement, ce que semble confirmer la toponymie voisine. Nous serions là sur un plateau entre le bourg d'Etival et celui de Voivres, plateau qui paraît avoir été envahi par la végétation puis défriché au Moyen-Age.

 

Brosse (La Grande) (1843, C1) : voir ci-dessus.

 

Brosse (La Petite) (1809, A2 ; 1843, C2) : voir ci-dessus.

 

Brûlerie (La) (1843, C2) : Le toponyme est situé à proximité du toponyme « Brosse » et confirme donc la notion de défrichement médiéval dans cette zone.

 

Buissonnières (Les) (1809, A2) : Sans doute l'endroit où résidait un certain « Busson ». Ou alors un endroit rempli de buissons.

 

Bussonnières (Les) (1843, C4) : voir ci-dessus.

 

Butte (La) (1843, A1) : Le toponyme désigne un point haut, que ce soit un relief naturel ou artificiel telle une motte féodale. L'absence du lieu sur le cadastre de 1809 et l'apparition d'une construction sur celui de 1843 laissent à penser que le nom vient simplement du relief naturel dégagé.

 

Cantinière (La) (1809, C1 ; 1843, B3) : L'option la plus plausible est le lieu habité par Quentin.

 

Carrefour (Le) (1809, B ; 1843, C1, C2) : Fort logiquement, ce nom marque le carrefour de deux chemins anciens : un menant sur Louplande et l'autre sur Voivres.

 

Carrefour de la Sablière (Le) (1843, B2) : Ce nom se situe au carrefour de plusieurs chemins. Par contre les cadastres n'indiquent pas de lieux nommés « la Sablière » ; mais tout proche se situe « le Chaussumerie » sur la commune de Louplande. Ce nom désigne en général l'endroit où on produit de la chaux. Il est fort probable que l’extraction de la matière première soit à l'origine du mot « sablière » utilisé sur le cadastre.

Cadastre 1843

 

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Carrefour du Liard (Le) (1843, B1) : Encore un croisement de plusieurs chemins sans doute marqué par un peuplier noir. On dit que le mot « liart » a été donné à cet arbre car ces fines jeunes branches permettaient de faire des liens. Mais en vieux-français, « liart » désigne une couleur blanc-gris, un peu comme la couleur du tronc du peuplier noir.

 

Châleries (Les) (1843, C3) : L'accent circonflexe indique une forme ancienne « Chasleries ». Soit le lieu désigne l'endroit habité par « Chasle », patronyme fréquent en Sarthe, soit il vient d'une racine latine qui donne le mot « chaleur » et qui désignerait alors une terre aride, sèche. Au XIIème siècle est cité parmi les vassaux de La Suze un certain Hugo de Challeria, mais il difficile de dire s'il s'agit du même lieu que celui d'Etival. Cependant un Guillaume Chaillère cité pour son fief en Etival conforte quand même cette opinion.

 

Champ-Fleury (1843, C3) : Un nom de lieu très fréquent en Sarthe. Le nom peut désigner le champ appartenant à Fleury ou encore un herbage couvert de fleurs. Cela peut aussi indiquer une terre riche.

 

Chanteloup (1809, A1 ; 1843, C4) : Il existe plusieurs variantes pour tenter d'expliquer ce toponyme. Pour certains, cela désigne un lieu isolé où se rassemblaient les loups. Ou encore le champ où chantaient les alouettes. D'autres encore y voient une racine celte qui se traduirait par « hauteur pierreuse ». A noter tout de même que Chanteloup se situe dans la zone de l'ancienne forêt des Teillais.

 

Chanteloup (Le Petit) (1843, C3) : voir ci-dessus.

 

Chasleries (Les) (1809, A1) : voir « Châleries ».

 

Chaussée (La) (1809, A2 ; 1843, C2) : La Chaussée est un toponyme qui peut avoir plusieurs sens. Il peut trouver son origine dans le passage d'un ancien chemin qui parfois indique la présence d'une voie romaine. Mais pour ce qui est d'Etival, il paraît plus logique de s'orienter vers la chaussée d'étang car la topographie des lieux s'y prête. En contrebas du village passe le ruisseau du Gué dit aussi ruisseau de Pont-Chabeau sur le cadastre de 1843. La construction d'une chaussée, barrage de terre et de pierres, permettait de retenir l'eau, de créér un étang et, de fait, de pouvoir passer de l'autre côté du ruisseau.

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Cornuère (La) (1809, C1 ; 1843, B3) : Difficile de connaître l'origine de ce nom qui tourne souvent autour d'une pointe, d'un angle saillant. Il faut sans doute se rapprocher de la situation initiale de la Cornuère et éventuellement se tourner vers un élément défensif. Mais des textes du XIIIème siècle nomment un Philippe Cornu qui reçoit des terres relevant d'Etival et de Louplande ; on peut donc plutôt s'orienter vers cette indication pour expliquer l'origine du toponyme.

La Cornuère était un des anciens fiefs d'Etival et le cadastre de 1843 montre encore en partie l'organisation du site même si le château avait été vendu au XVIIIème siècle pour en utiliser la pierre.

 

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Cornuère (La Petite) (1809, C1) : voir ci-dessus.

 

Courbe (La) (1809, D2 ; 1843, A3) : Très souvent ce nom trouve son origine dans une particularité du relief. Et à Etival, la Courbe ne déroge pas à la tradition puisque le lieu est sur la partie externe d'une courbe de l'Orne Champenoise. A noter que le site est topographiquement très intéressant et pourrait avoir connu une occupation humaine très ancienne.

 

Deniers (Les Deux) (1843, C4) : Le lieu paraît être une création « récente » puisqu'il n’apparaît pas sur le cadastre de 1809 mais seulement sur celui de 1843. D'ailleurs en 1832, on vend par parties une « belle ferme patrimoniale », celle de la Gâte, dont un lot est composé de la pièce de Deux-Deniers d'une superficie de cinq journaux un tiers. Le nom de cette pièce de terre provient sans doute d'une rente établie au Moyen-Age.

Dimberdière (La) (1809, C2 ; 1843, B1) : Le lieu habité par Dimbert. C'est un patronyme très peu présent en Sarthe mais que l'on retrouve ailleurs en France. On peut aussi se demander s'il ne s'agit pas d'une déformation du patronyme « Imbert » beaucoup plus présent en Sarthe.

 

A suivre ...

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 21:05
Chemiré-le-Gaudin (Sarthe)

Chemiré-le-Gaudin (Sarthe)

Fercé sur Sarthe (Sarthe)

Fercé sur Sarthe (Sarthe)

Fillé sur Sarthe (Sarthe)

Fillé sur Sarthe (Sarthe)

Guécélard (Sarthe)

Guécélard (Sarthe)

La Suze sur Sarthe (Sarthe)

La Suze sur Sarthe (Sarthe)

Malicorne sur Sarthe - Espace faïence (Sarthe)

Malicorne sur Sarthe - Espace faïence (Sarthe)

Parigné le Pôlin (Sarthe)

Parigné le Pôlin (Sarthe)

Roëzé sur Sarthe (Sarthe)

Roëzé sur Sarthe (Sarthe)

Saint Jean du Bois (Sarthe)

Saint Jean du Bois (Sarthe)

Souligné-Flacé (Sarthe)

Souligné-Flacé (Sarthe)

Spay (Sarthe)

Spay (Sarthe)

Voivres Lès Le Mans (Sarthe)

Voivres Lès Le Mans (Sarthe)

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 16:35

En attendant une étude plus importante sur les soldats américains en Sarthe ...

 

Après l'Armistice, les soldats américains doivent être rapatriés vers les Etats-Unis. La Sarthe verra alors le passage, et le stationnement, de plus de 1,5 million de Doughboys.

Le 305th Field Artillery restera quelques semaines à Malicorne.

 

" Dans la soirée du 11 février [1919], le 305th est entré dans Malicorne, une ville de poterie sur la belle Sarthe. Les gens étaient assez différents de ceux d'Arc, mais après un certain temps ils ont appris à aimer les Américains. Là nous sommes restés jusqu'au 17 avril, faisant des manoeuvres, étant examinés et inspectés, et chassant les poux insaisissables, attendant impatiemment le départ pour Brest. Le temps était suffisamment agréable pour nous permettre de monter une équipe de baseball qui a achevé victorieusement la saison en étant invaincue. "

Les Américains en 1919 à Malicorne (Sarthe)
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