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  • : Histoire du canton de La Suze sur Sarthe
  • : Infos sur l'histoire et le patrimoine des communes du canton de La Suze sur Sarthe (72)
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29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 10:17

François GAUDRIAU

 

François Gaudriau est décédé à l’ambulance de La Suze le 18 janvier 1871. On trouvera sa naissance à Maisontiers dans les Deux-Sèvres à la date du 28 octobre 1849 ; son père, François Gaudriau est cultivateur et sa mère se nomme Magdeleine Lingonnière.

La date du décès laisse à penser que François Gaudriau a participé à la bataille du Mans (11 et 12 janvier 1871), qu’il y fut blessé puis évacué vers l’ambulance de La Suze.

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25 avril 2021 7 25 /04 /avril /2021 08:56

A la fin de l’hiver (février 2021), l’association Mémoire et Patrimoine de Cérans-Foulletourte a entrepris un chantier pour la préservation du pont du tramway qui franchit le ruisseau de Montaleaume dans la partie Est du bourg de Foulletourte.

C’est à l’extrême fin du XIXème siècle qu’est ouverte la ligne des tramways de la Sarthe qui se dirige vers Mayet ; puis ensuite on ouvrira un tronçon entre Foulletourte et La Flèche. Et c’est à Cérans-Foulletourte que la ligne se séparait en deux branches : une qui suivait la route nationale jusqu’à La Flèche, et une autre qui bifurquait vers Oizé, Yvré-le-Pôlin, etc. pour rejoindre Mayet. Cérans-Foulletourte est une des rares communes de la Sarthe à garder sur son territoire autant d’éléments (pont, gare, réservoir à eau) liés au réseau des tramways.

Les abords ont été nettoyés par une entreprise commanditée par la mairie alors que l’association Mémoire et Patrimoine se chargeait d’intervenir sur le pont. Le travail consistait surtout à débarrasser la structure de la végétation envahissante afin que les racines ne s’infiltrent plus dans les maçonneries. Espérons que cet excellent travail soit suivi d’une restauration pertinente de cet édifice.

 

Nous publierons au cours de l’été une étude plus complète sur le passage de la ligne des tramways de la Sarthe Le Mans-Mayet dans les communes du Val de Sarthe (Spay, Fillé, Guécélard, Parigné-le-Polin et Cérans-Foulletourte).

Le pont avant le nettoyage (cliché Christian Royer)

Le pont avant le nettoyage (cliché Christian Royer)

Mise en valeur du pont du tramway à Cérans-Foulletourte
Mise en valeur du pont du tramway à Cérans-Foulletourte
Mise en valeur du pont du tramway à Cérans-Foulletourte
Mise en valeur du pont du tramway à Cérans-Foulletourte
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20 avril 2021 2 20 /04 /avril /2021 15:03

Louis de Courcillon, abbé de Dangeau (1643-1723), a des origines familiales dans le Maine. Spécialiste de grammaire française, il est surtout connu aujourd’hui par les historiens pour ses travaux sur les provinces françaises réalisés à la fin du XVIIème siècle. Concernant le Maine, il y a plus de deux cent feuillets dans le dossier.

Voici extraient quelques passages qui sont en lien avec l’actuel territoire du Val de Sarthe

« La Sarte vient du païs d’Alençon, elle se peut rendre navigable depuis Malicorne jusqu’a Fresnay, ce qui aporteroit profit au Roi à cause de la voiture des sels ; et au public, tant pour le commerce, que parce que les laboureurs s’attacheroient davantage a l’agriculture et au labourage, au lieu de voiturer du bled, du vin, et autres denrées, a quoy ils s’occupent entierement, negligeans le principal soin de leurs terres, qui sont la pluspart incultes ».

Malicorne

Malicorne

« On nourrit dans le Haut Maine notamment a Mezeray quantité de chapons et de poulardes que ceux du pais ont le secret de faire engraisser, et dont ils font un grand commerce ».

Le Val de Sarthe dans les documents de l’abbé Dangeau ( XVIIème siècle)

« Il y a plusieurs forests : les 4 royalles sont Bersay, Charnie, Perseigne et Logoné qui dependent du domaine du Roi ; toutes les autres a scavoir Bonnestable, Clossay, Dandaine, Gastine, Lonlay, Lavardin, Sillé le Desert, Vibrais et Villepail appartiennent aux seigneurs particuliers. »

Forêt de Longaunay (1706)

Forêt de Longaunay (1706)

« N de Champagne La Suse est la plus ancienne famille du Maine, qui a receu son nom de la Champagne entre la Sarte et Parcé. Il y a eu un chevalier de l’ordre du Croissant et un chevalier de l’ordre du St Esprit ».

« Vingt greniers a sel : Le Mans, Laval, Chateau du Loir, La Ferté Bernard, Syllé-le-Guillaume, Bonnestable, Mamers, Fresnay, St Calais, Loüe, Boulois, Ballon, Sablé, Lassay, Ernée, La Gravelle, Connerré, Malicorne, Mondoubleau, et Mayenne ».

« Vingt sept baronnies, Antoigné, Ambrieres, Auvers le Hamon, Bonnestable, Champagne autrement Juigné, Entrasme, Fresnay, Juillé, Longosne, La Ferté Bernard, La Guierche, Le Grand Lucé, Lucé sous Balon, Loupelande, Le Breüil, La Chapelle Rinsoüin, Millesse, Mondoubleau, Pillemil, St Calaiz, Syllé le Guillaume, Touvois, Tucé, Vernie, Broüassin, Availle, Neuville ».

« La Suse comté dans l’election de La Fleche diocese du Mans et comté du Maine, celebre par la naissance du cardinal de la Forest chancelier de France, est situé sur la Sarte a 4 lieües de la ville du Mans ; il apartenoit au commencement du 11 siecle a la famille du nom de La Suse, et passa dans la maison de Sablé par le mariage d’Hersende de La Suse, fille de Herbert premier seigneur de La Suse avec Robert de Sablé premier du nom.

Cette terre demeura dans la maison de Sablé jusque la fin du 12 siecle, quelle passa en celle des Roches par le mariage de Marguerite de Sablé avec Guillaume des Roches senechal des trois provinces. Clemence des Roches deuxieme fille de Guillaume des Roches la porta en dot en 1220 a Geoffroy de Chateaudun, et elle échût en partage avec Loupelande en 1248 a Jeanne de Chateaudun leur fille aisnée, qui epousa Jean comte de Monftfort L’Amaury. Beatrix de Montfort la porta en dot en 1260 a Robert de Dreux ; Jeanne de Dreux a Jean comte de Roussy, et Beatrix de Roussy a Amaury de Cräon. Elle entra en 1403 dans la maison de Laval par le mariage de Marie de Cräon avec Guy de Laval seigneur de Rais, pere de René seigneur de Rais qui donna La Suse en 1460 a Anne de Champagne son epouse pour remplacement de ses deniers dotaux qu’il avoit vendu ; et elle la donna a Brandelis de Champagne son cousin. Elle fut erigée en comté en 1566 en faveur de Nicolas de Champagne seigneur de La Chapelle Rinsoüin. Il apartient au marquis de la Brisoliere a cause de sa femme fille de Gaspard de Champagne comte de La Suse.

La juridiction s’etend en trente paroisses, elle est exercée par un bailly, un procureur fiscal et un greffier. Il y a soixante et saize hommages qui en relevent.

On y tient le marché toutes les semaines et quatre foires par an.

Il y a passé tous les ans durant la guerre dix huit à dix neuf cents hommes tant de cavalerie que d’infanterie ».

Le Val de Sarthe dans les documents de l’abbé Dangeau ( XVIIème siècle)

« Foüilletourte vicomté situé dans la paroisse de Cerens election du Mans sur un petit ruisseau qui tombe dans la Sarte au dessus de Malicorne apartient au comte de Broc. Les anciens seigneurs de Foüilletourte etoient les premiers chevaliers des comtes du Maine ; et cet honneur est attaché a la terre suivant les adveus rendus au Roy et aux comtes du Maine. Ce lieu est celebre par la naissance de Pierre Belon qui a donné plusieurs ouvrages au public.

Il ny a point de juridiction.

On y tient le marché toutes les semaines. »

Le Val de Sarthe dans les documents de l’abbé Dangeau ( XVIIème siècle)

« Longonay baronie royale dans la parroisse de Mezeray, election de La Fleche diocese et comté du Maine, est située a l’entrée de la forest. N le Haguaye de Mongiraud marechal des champs et armées du Roy, en jouit par engagement.

La juridiction est exercée par le maistre particulier des eaux et forests du Mans ou par son lieutenant et le procureur du Roy qui connoissent aussi des eaux et forests dans l’etendue de cette baronie ».

« Louplande baronie dans l’election du Mans située a une lieüe de La Suse apartenoit anciennement aux seigneurs de La Suse dont elle suivit la meme fortune ; elle passa dans la maison de La Ferté et fut achetée par le cardinal Pierre de la Forest chancelier de France ; apres sa mort elle eschût a Jeanne son heritiere femme de Jean Pellerin de la ville de Senlis gouverneur du Chateau du Loir et maistre d’hotel de Louis premier duc d’Anjou et comte du Maine ; elle passa ensuite dans la maison de Champagne par acquest, et fut erigée en baronie en leur faveur, elle apartient encore a cette famille.

La parroisse est composée de cent cinquante neuf feux, et paye quinze cents six livres de taille. »

Le Val de Sarthe dans les documents de l’abbé Dangeau ( XVIIème siècle)

« Gr(enier) a sel a Malicorne au Maine dont dep(endent) 19 p(aroisses) »

« Pierre seign(eu)r de Champagne des chatellenies de vallon, Loupelande, Maigné, et La Sze, le dernier male de la branche aisnée de cette famille est mort jeune. Son cœur est enterré dans leglise de Luché, son pere nommé Gaspard comte de La Suse etoit petit fils dun chevallier des ordres du Roy, appellé Louis de la promotion de 1585 ; celuy cy etoit fils de Nicolas en faveur duquel La Suze fut erigée en comté en 1566 ; Nicolas etoit fils de Pierre. La branche cadette subsiste dans les marquis et chevalliers de Vilaines au bas Maine non mariés du nom de Champagne. Il y a longtems que Vallon et Maigné sont sortis de cette maison mais La Suse et Brouassin restés a une fille de la branche aisnée mariée au marquis de la Brizolliere, Loupelande, et Coulens sont passés a un nommé Gautier qui avoit eté homme d’affaires de la maison ».

« Du Roy François tient Baudouin de Champagne chevallier sieur de Basoges, La Motte Achard, Loupelande, et Coulens sa chatellenie de Coulens avec droit de prevosté, tabellionnage, droit de presenter a trois chapelles 1. la Grande Courbe 2. Lespinay 3. [la Petite Courbe] qui vallent chacune 30tt tournois et plus, dans leglise de Loupelande.

De Loupelande relevent Pierre Aune s(ieu)r de Broussin pour terres, la terre de la Cornuere 1539 ; il y a beaucoup de sujets ».

« Item Magdelon de Vahais pour sa maison, seigneurie, haute justice de Vauloger dans Fercé, et pour le fief de Venerelles, alias Bluteau près St Samson dans la varenne. Item Cyprien Le Vahier ecuyer s(ieu)r de Medemanche. »

Vaulogé au début du XXè siècle

Vaulogé au début du XXè siècle

« Item René de Couterne ch(evalie)r seig(neu)r du Bois de Maquillé pour le fief et seigneurie de La Ferriere dans Estival pour son fief du Mans pour son fief de Goullotiere et d’Estival ».

Eglise de Flacé

Eglise de Flacé

« Le prieur de Fercé pour la metairie et fief de St Samson ».

« La chatellenie de Pirmil s’etend dans Fercé, Noien, Pirmil, Maigné etc. basse moienne et haute justice, sceel, prevosté, mesures, la chatellenie est toujours distinguée de la baronnie lan 1639 ; la seigneurie est très belle.

La meme rend un autre avoeu et foy lige pour son vieil chatel seigneurialle de la Plesse Chamillart dans Roisé demolly par les guerres, son château de la Fourliere composé de pavillons, esperons, bastion lequel Jean du Fou ch(evalie)r seig(neu)r dud(i)t lieu fit batir avec fossés etc. Landes, etangs, etc. la forest de Mainclou de 109 arpens, cest une chatellenie dont dependent le prieur de Roisé pour h(omm)ages, Jacques de Courtoux ecuyer pour h(omm)ages, Francois Moreau ecuyer sieur de la Forterie pour des prez, Ambroise des Escotais ecuyer s(ieu)r de la Chevalerie pour un pré, le chapelain de la Mariette dans La Suze 1638 ; cette chatellenie a assés de sujets ».

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Article L542-1

Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

« Au Roy rend avoeu François marquis de Querveno gentilhomme ordinaire de la chambre, mestre de camp seig(neu)r chatellain de Baud, de Persquen, le Meneguen, Querlan, Quermaigny, la Roche Guehenet, Treverar, Queraron, baron de Pirmil, chatelain de Noyen, la Plesse Chamilalrt, la Fourliere, le Plessis de Vages, et la Salle de Mont, sa terre de la Plesse Chamillart, et Fourliere comme heritier beneficaire du seigneur du Fou, et dame Jeanne de Maillé ses ayeux maternels seigneurs de lad(i)te chatellenie 1630 ».

« Au Roy rend avoeu René de Beauvau ecuyer seigneur de Dauvers, et de Fouletourte a cause de dam(oise)lle Olivier Le Maczon son epouse fille et heritiere principalle de deffunct noble Olivier Le Maczon heritiere par representation de René Le Maczon vivant seigneur Dauvers et de Foulletorte pour la terre et seigneurie de Foulletourte avec hebergement seigneurie four a ban, bourg et etang de Foulletourte de 50 journaux, ou il y avoit moulin a fer, deux etangs dependans du lieu de la Moriciere, l’étang du Lion de 50 journaux, les bois de Rainnes de 800 arpens. De cette seigneurie depend dam(oise)lle Jeanne Guillard veuve de Jean des Escotais ecuyer sieur de la Chevalerie comme bail de ses enfans pour la terre et domaine seigneurie de la Chevalerie, Francois du Bouchet ecuyer sieur de la Forterie pour la motte de la Forterie, le fief et seigneurie de la Briere, la terre et seigneurie de Vernie, la Motte et Champroux, les fiefs de la Pouassière. Mathurin de Launay ecuier seigneur de Launay pour le droit de pesche. dam(oise)lle Catherine du Puy du Fou veuve de Robert de Villiers ecuyer s(eigneu)r de Couilloux pour son fief et seigneurie de Saint Benoist, et son fief d’Autuoux, comme bail de ses enfans. Dam(oise)lle Jacquine d’Aubigné fille de feu René d’Aubigné ecuyer dame de Montaupin pour la terre et seigneurie de Montaupin. Jullien de Broc ecuyer pour les etangs de Bouray, fiefs d’Oisé et de Serens ; le baron de Chateau du Loir pour permission d’assoir sa billette au bourg de Foulletourte pour recevoir les deniers du trespas de la prevosté de la chatellenie d’Oisé, doit une lamproye vive rendue dans un bassin en la cour de Foulletourte a la my Careme. Jullien de Broc ecuyer s(eigneu)r des Perrais pour h(omm)ages. Il y a assés de sujets des rentes de bled, garenne, haute, moienne et basse justice a droit de ban pendant quarante jours pour distribuer ses vins audit bourg, doit chausser l’epron dextre au comte du Maine quand il est present lorsqu’il veut monter a cheval, doit etre a sa cour comme un de ses ecuyers, et assis le premier a table des ecuyers 1539 ».

Cérans-Foulletourte, cadastre 1822

Cérans-Foulletourte, cadastre 1822

« Au Roy rend avoeu Charles de la Tourlandry de Maillé ch(evalie)r seigneur du marquis de Jalesne et de la terre et seigneuire de Bunesche, basse justice, usage dans la forest de Longauney. Il y a la pitage des Maignans de tout le comté du Maine, c’est a dire sur chacun Maignan 4d mançais, et peut les faire prendre partout, sils ne paient pas. Il a la coutume des lanterniers, qui est chacun 4d mançais droit de peage sur tous les poissonniers d’eau douce du comté, de chacun de ceux qui portent à coû 4d mançais et sur cheval 8d quils doivent paier par an au Mans a la porte ou lon vend le poisson. La vigille de la toussaint 1661.

Charles de Jalesne chevallier de l’ordre du Roy gentilhomme ordinaire de la chambre du Roy sieur dud(i)t lieu de Jalesne, la Bunesche, Vauguion, Spay, le Plessis Rotard, le Pin et les Vignolles rend aveu au roy pour la Bunesche a foy lige, doit 40 jours de garde allant et venant. Par led(i)t comte 1622.

Michel de Jalesnes chevallier dud(i)t lieu de la Bunesche et Spay rend la meme chose 1602.

A Francois fils de France rendent avoeu pour la meme chose Nicolas de Jalesne et Charles de Broc mary de Charlotte de Jalesne et curateurs de Michel, René et Jeanne de jalesne enfans mineurs de deffunct Claude de Jalesne seigneur dud(i)t lieu et de la Bunesche et dem(oise)lle Renée de Vandomois 1579.

Claude de Jalesne ecuyer seig(neu)r dud(i)t lieu et de la Bunesche rend au roy la meme chose 1561. la feodalité est petitte et a peu de sujets. »

Manoir de la Beunêche, armes des de Jalesne

Manoir de la Beunêche, armes des de Jalesne

Spay, banc seigneurial des de Jalesne

Spay, banc seigneurial des de Jalesne

« Avoeu rendu au roy par Sebastien de Broc ch(evalie)r gentilhomme ordinaire de la chambre seigneur de la chatellenie terre et fief de Foulletourte et du Perray. Pour Fouletourte 1628. 

René de Beauvau ecuyer seigneur d’Auvers et de Fouletourte a cause de dam(oise)lle Olice Le Maczon sa femme, heretiere principalle de feu Olivier Le Maczon seig(neu)r d’Auvers et de Fouletourte. Pour Fouletourte le 9 fevrier 1539.

Foy et hommage rendu a madame Louise par René Le Maczon ecuyer pour la meme chose. Le 12 jan(vi)er 1517. »

« Foy et hommage rendue au roy Henry par marie Raguier femme de messire Louis Guillart ch(evalie)r separée de biens dame de l’Epicheliere Soligny Vallon, et Maigné pour le droit de fondation de leglise de Soligny 1609. »

Souligné-Flacé, château de l'Epichelière

Souligné-Flacé, château de l'Epichelière

« De Courcelles relevent […] le seig(neu)r de Chateau Senechal pour son fief et seig(neu)rie de Remars, et de la Grand Bussonniere dans Fercé »

 

« Avoeu rendu au roy par Guy du Parc abbé de l’abbaie de Beaulieu ordre de St Augustin pour son domaine de Saint Fraimbault dans Roisé avec chapelle garenne, fief […] 10 may 1540. »

« Justices contentieuses de la province du Maine

[…] Chemiré le Gaudin 2 paroisses bailly procureur greffier 5 avocats »

 

« Etat de tous les fiefs, terres et seigneuries hommagées etant au ressort du Mans, fait sur les ecroux teneurs des assises royaux par les avoeus rendus au Roy tiré de la chambre des comptes en 1614 […]

Le fief de l’Asnerie en Flacé [...]

De Buffe […]

La Bunesche [...]

La Grande Bussonniere en Fercé […]

La Cornuere […]

Le s(eigneu)r du trepas et coutume en la ville de Foulletourte […]

T(erre) de la Chevallerie en Parigné

La Grand Couture en Serens »

 

« Mémoire pour répondre à Monsieur l’Intendant a ses demandes sur la province du Maine envoyé le [blanc] novembre 1697

[…] Pour la riviere de Sarte, elle porte bateau depuis Angers jusqu’à Malicorne, il seroit très facile de la rendre navigable jusques à Alençon, les vaisseaux viennent déjà souvent jusques à une lieüe du mans quoy qu’avec peine parce qu’il y a un ou deux guez où ils passent difficilement.

[…] il en coûte beaucoup au Roy pour faire charoyer les sels depuis Malicorne où ils sont transportez en bateau jusques dans tous les lieux où il y a grenier.

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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 11:18

Jean Louis FRETAULT

 

Jean Louis Fretault est né à Roézé le 29 décembre 1845 à la Petite Richardière où son père, Jean Fretault est cultivateur ; sa mère est Luce Delun.

Son acte de décès retranscrit à Roézé dit qu’il était dans la garde nationale mobile de la Sarthe et qu’il est entré à l’hôpital de Blois le 3 octobre 1870 et y décède le 18 du même mois des suites de la variole confluente.

Son acte de décès précise qu’il était dans le 3ème bataillon, 5ème compagnie de la garde nationale mobile de la Sarthe. En septembre 1870, les troupes sont en complète réorganisation suite à la défaite de Sedan ; les Prussiens avancent sur Paris. Les gardes nationales mobiles, troupes de réserve, sont appelées au service au début de la seconde quinzaine d’août. Pour bien comprendre ce qui se déroule, on peut se plonger dans l’ouvrage du vicomte de la Touanne, Histoire du 33me mobiles (département de la Sarthe), publié en 1872. Il y relate l’arrivée des soldats et l’organisation : « Ces instructions se ressentaient de la précipitation qui les avait dictées. Comment persuader à ces jeunes soldats qu'ils devaient se munir de chemises et de souliers ? Devant cette dépense considérable, le préfet hésitait, lorsqu'intervinrent d'honorables députés qui se portèrent garants de la commande.

Quant à la question de l'ordinaire, il était impossible de l'organiser, les hommes devant loger chez l'habitant et n'ayant pas le moindre ustensile de campement. Malgré tout, les hommes étaient convoqués pour le 18 août et se présentaient à la revue qui, disons-le, fut passée si sévèrement qu'elle s'écartait singulièrement des instructions ministérielles. L'instruction commença dès ce jour tout en armant et équipant les hommes; quant à l'habillement, il n'en fallait pas parler. Le Conseil général avait délégué une commission pour le surveiller et le hâter; malgré le zèle de ces Messieurs, le

7 octobre, jour du départ du régiment, les deux tiers des hommes manquaient de vareuses, et, pourtant, d'après le cahier des charges, elles auraient dû être fournies le 27 septembre. »

Le 3ème bataillon, dans lequel se trouve Jean Louis Fretault, reçoit l’ordre le 20 septembre 1870 de se rendre sur le secteur du Mans. Puis le 23, il doit se rendre à La Ferté-Bernard pour participer à une ligne de défense face aux Prussiens allant des environs de Mamers jusqu’à Château-du-Loir. Puis le bataillon reçoit l’ordre de se replier et de se diriger sur Vierzon pour être ensuite redirigé sur Blois. C’est sans doute lors de ce mouvement que jean Louis Fretault tombe malade.

Dans ses souvenirs publiés en 1874, l’abbé Morancé, curé d’Arnage et aumônier du 33ème mobiles, décrit ce qu’il voit. « J'arrivai à Blois en même temps que le régiment. Le colonel, qui avait retenu pour moi une chambre auprès de la sienne, à l'hôtel d'Angleterre, me présenta, le lendemain matin, au moment du déjeuner, aux officiers dont je devais partager la vie.

Les hommes étaient dispersés dans la ville. Ne sachant combien de temps se prolongerait notre séjour à Blois, je pensai qu'il valait mieux demander une petite place à l'hôpital général dont les trois bataillons connaissaient déjà le chemin, et attendre là le moment de l'action. On voulut bien me l'accorder, et, tout en recherchant la compagnie de MM. les officiers, je vécus avec nos mobiles malades, essayant de calmer leurs souffrances en parlant avec eux du pays et en leur adressant des paroles d'encouragement.

Combien, pendant ces jours, du 1" au 10 octobre, croisant les deux mains sur leur cœur, réconciliés, en paix, ont offert à Dieu le sacrifice de leur vie, en me chargeant de touchantes commissions pour leurs familles !

On était au début, on n'avait pas encore vu le feu, et ceux qui réfléchissaient savaient déjà ce qu'il faut aux soldats de courage. »

Guerre de 1870 morts du Val de Sarthe : Jean Louis Fretault
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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 08:34

René FOURREAU

 

C’est à Mézeray, le 28 février 1849, que naît René Désiré Fourreau. Il est le fils de Georges Fourreau, cultivateur à la Fleurionnière, et de Jeanne Hubert. Le registre des matricules de 1869 nous apprend qu’il résidait alors à Pirmil où il était cultivateur, mesurait 1,64 m., était châtain avec des yeux gris et qu’il savait lire et écrire.

Il est appelé à la garde nationale mobile de la Sarthe en août 1870 et décède à l’hôpital du Mans le 12 janvier 1871. La date de son décès et le lieu permettent de dire qu’il a participé à la bataille du Mans (11-12 janvier 1871).

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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 17:01

Alexandre Louis Feufeu est né à Parigné-le-Pôlin le 10 février 1850 de Louis Feufeu, scieur de long demeurant au bourg, et de Valérie Godefroy. Dans le registre des matricules de 1870, on dit qu’il réside alors à Paris où il est valet de chambre. Il mesure 1,63 m., a les cheveux noirs, les yeux roux et possède des taches de rousseur ; il sait également lire et écrire.

Il arrive au 20ème régiment d’infanterie le 3 octobre 1870 puis passe dans le 45ème de marche. Il décède à l’hôpital de Tours le 29 novembre 1870. Le 45ème régiment de marche étant impliqué dans les batailles de l’Armée de la Loire dans la Beauce et l’Orléanais, c’est sans doute lors de ces événements que Alexandre Feufeu a été blessé et évacué vers Tours.

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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 15:38

Le dernier fascicule de la revue Maine Découvertes1 présente un article qui s’intéresse à la tour de l’ancien manoir de la Papinière sur la commune de Chemiré-le-Gaudin (Sarthe). On peut y lire qu’un verrier, un certain François de Gastel, sieur de la Papinière et maître de la verrerie de Louplande, aurait résidé en ce lieu. Qu’en est-il réellement ?

1Hervé GUYOMARD, La Papinière, Maine Découvertes n° 108, printemps 2021, p. 14-17

Carte de Jaillot (1706)

Carte de Jaillot (1706)

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Carte postale (début XXè siècle)

Carte postale (début XXè siècle)

Ce François de Gastel apparaît dans l’enquête de 1577 faite à la demande de Charles d’Angennes évêque du Mans de 1556 à 1587. C’est pendant son épiscopat que des troubles religieux secouent le Maine et que l’opposition entre protestants et catholiques grandit ; par exemple, la cathédrale du Mans est vandalisée par les protestants en 1562. Les nobles du Maine, suivant leurs convictions, et parfois leurs intérêts, adhèrent à un camp ou à l’autre1. L’évêque du Mans, devenu cardinal en 1570, va faire dresser un inventaire des nobles fidèles à la religion catholique et sur lesquels il pourra s’appuyer : « La liste fut faite par ordre de M. Jourdan, lors grand vicaire de Mgr le cardinal de Rambouillet, évêque du Mans, adressée à tous les doyens ruraux et aussi aux curés de leur doyenné, pour savoir si tous les gentilshommes de leurs paroisses étaient de la religion romaine et fidèle à Henry, roi de France et de Pologne. » Courtin, prêtre et doyen de Vallon, indique donc pour son doyenné la liste des nobles dont « Loupelande : Noble François Du Gastel, sieur de la Pépinière, maitre de la vayrerye de Louppelande. » A première vue, rien n’indique donc un lien entre la verrerie de Louplande et le manoir de la Papinière.

1Voir l’article de Pierre MOULARD, Enquête sur les principes religieux et la résidence des gentilhommes dans le diocèse du Mans en 1577, Bulletin de la Societé d′Agriculture, Sciences et Arts de la Sarthe, tome XXX, 1885, p. 136-188

Les de Gastel sont une famille de verriers qu’on trouve en diverses verreries dès le XVème siècle1, dans le Perche et le Vendômois en particulier, et souvent alliée à d’autres familles verrières telles le de Brossard ou encore les Le Vaillant.

Ces de Gastel, sieurs de la Pépinière, apparaissent dans d’autres sources. Au tout début du XVIème siècle, Bertrand du Gastel, sieur de la Poupinière est cité dans un contrat de mariage avec Jacquine de Gratemesnil dont le père, Guillaume de Gratemesnil, est seigneur de Crépainville (28), paroisse distante d’une trentaine de kilomètres de la verrerie du Plessis-Dorin (41). On connaît au XVIème siècle un Claude de Gastel, sieur de la Pépinière, qui épouse Christine de Montlibert, femme en premières noces de Nicolas de Brossard. Les de Montlibert étaient au château d’Arras sur la paroisse de Saint-Avit (41) voisine de celle du Plessis-Dorin connue pour sa verrerie. Les registres paroissiaux de La Chapelle-Guillaume (28) nous signalent aussi en 1594 un Claude de Gastel sieur de la Pépinière comme parrain.

Un acte de 1586, rédigé en la paroisse de Montmirail (72), vient nous apporter un éclairage sur la question qui nous intéresse. Il est formulé ainsi : « Le mercredi douzyesme jour dud(it) moys et an a esté amené en ceste ville p(ar) un nomme Piau avec son harnoys de chevaulx, un nom(m)e monsieur Jouanne italien verrier mary lors de la veufve monsieur de la Pepiniere viva(n)t aussi verrier, et a esté acconduy p(ar) la justice de ceste ville pour y estre enterre pour aultant quil avoit este trouve mort et enterré en un chant pres lad(ite) Pepiniere ou il avoit esté tué en la parroisse du Plessis ». On a donc dans cet acte l’indication du lieu-dit la Pépinière situé en la paroisse du Plessis-Dorin (28), lieu-dit situé à moins de cinq cents mètres de la verrerie.

1Christian LÉGER, Verriers et verreries dans le Perche vendômois, XVe-XVIIIe siècles, Cahiers percherons, n° 166, 2006-4, p1-19

Cadastre du Plessis Dorin (1819)

Cadastre du Plessis Dorin (1819)

Que faisait à Louplande François de Gastel ?

Le document de 1577 est la seule trace d’époque concernant l’activité verrière à Louplande. Il doit sans doute s’agir du lieu-dit « La Verrerie » situé entre Louplande et Etival-Lès-Le Mans ; l’endroit était déjà occupé dès l’époque antique comme le montre la présence d’enclos gaulois ou gallo-romains (site archéologique référencé 72 169 0007) et longés par un très ancien chemin se dirigeant vers Allonnes. Tout le secteur est d’ailleurs parsemé de structures archéologiques antiques (enclos, production métallurgique, etc.).

Un des enclos du site de la Verrerie à Louplande

Un des enclos du site de la Verrerie à Louplande

Article L542-1

Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

On sait également que le fief de la Verrerie passe en 1669 dans les mains de la famille noble Dupont d’Aubevoye originaire de la région du Lude et dont des membres s’installent à Voivres-Lès-Le Mans à la Grande Chesnaye. Ce fief appartenait auparavant à l’Hôpital du Mans.

Carte de Cassini (1765)

Carte de Cassini (1765)

La verrerie de Louplande a dû fonctionner peu de temps comme pour un certain nombre d’autres petits sites verriers ponctuels. Il est probable que François de Gastel, ou un autre verrier un peu avant, ait réactivé un site ancien pour quelques temps. Les registres paroissiaux de Louplande, qui commencent en 1594, ne donnent aucun nom de verriers ce qui semble indiquer que l’activité se termine dans le dernier quart du XVIème siècle. Cependant, il est possible cette verrerie devait exister avant la guerre de Cent-Ans puisqu’en 1324 l’évêque du Mans Pierre Gougeul fait don1 à l’Hôtel-Dieu de Coëffort des métairies de la Quentinière, de la Morelière, de la Vairie et de la Corbière. La Quentinière et la Morelière sont des lieux-dits à quelques centaines de mètres de la Verrerie. La Corbière se situe sur la commune voisine de Voivres-Lès-Le Mans. Le problème est qu’à proximité de la Corbière se situe un autre toponyme « Verrerie » ; mais la « Verrerie » de Voivres n’apparaît pas dans les documents des XVIIème et XVIIIème siècles comme étant une métairie. De plus l’achat de la Verrerie de Louplande par les Dupont d’Aubevoye à l’Hôpital du Mans conforte l’hypothèse que la Vairie de 1324 est bien le lieu-dit de Louplande.

Quant à François de Gastel, sieur de la Pépinière, c’est un personnage qui ne semble apparaître que dans ce document de 1577. On en a un autre, si tant est que cela en soit un autre, en 1581 à Saint-Mars d’Outillé (72) où naît Jacques de Gastel, docteur en théologie, que l’on retrouve plus tard comme prieur à Avessé (72), et qui est le fils de François de Gastel, sieur de Launay, et de Catherine de Saint-François. Il est à noter que l’on trouve des de Saint-François sur les sites de la Charnie où elles sont épouses des de Brossard, autre grande famille de verriers ; la famille de Saint-François trouve ses origines vers Marigné-Laillé en bordure de la forêt de Bercé.

 

Il existe quelques autres toponymes se rapportant aux verreries dans la région : Chemiré-le-Gaudin et Voivres-Lès-Le Mans dans l’ancienne forêt des Teillais. Il existe aussi une parcelle proche du château du Villaines nommée « le champ de la Verrerie ».

1AD72, G738

Épilogue

En fait, l’amalgame entre François de Gastel, sieur de la Pépinière et la Papinière est apparu dans un ouvrage de l’historien Jean-Marie Constant1. Il faut dire que cela semblait tentant de rapprocher « Papinière » et « Pépinière » et qu’en l’absence d’une étude approfondie sur ces familles verrières, il était bien difficile d’y voir clair.

1Voir par exemple Jean-Marie CONSTANT, La noblesse en liberté, XVIe-XVIIe siècles, Presses Universitaires de Rennes, 2015

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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 12:54

Adolphe Alexandre FAVERIE (FAVRY)

 

Le registre des matricules militaires nous apprend que Adolphe Alexandre Faverie (Favry) ne savait ni lire ni écrire ; on nous dit également qu’il arrive au 35ème Régiment d’Infanterie le 5 septembre 1867 sous la matricule 2844.

Il est né le 10 janvier 1846 à Souligné-sous-Vallon (Souligné-Flacé) de René Faverie (Favry), cultivateur à Chanteloup, et de Renée Monceau. Son acte de décès est enregistré à Toulouse puisqu’il meurt à l’hôpital militaire de cette ville le 10 juin 1871. Il était alors soldat de 1ère classe au 35ème Régiment de ligne, 1er bataillon, 3ème compagnie. Il est difficile de dire si Adolphe Alexandre Favry est mort des suites de blessures de guerre.

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, le 35ème de ligne et le 35ème de marche sont deux régiments distincts qui vont fusionner après la guerre et être casernés à Belfort. L’acte de décès de Adolphe Alexandre Favry nous indique tout de même qu’il était au 35ème de ligne. Ce régiment participe en 1870 et 1871 à diverses batailles autour de Paris.

Acte de décès enregistré à Toulouse (31)

Acte de décès enregistré à Toulouse (31)

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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 13:38

Louis DUVEAU

 

L’acte de décès de Louis Duveau, établi dans le registre de Fillé-Guécélard le 12 novembre 1871, est assez lacunaire. On y apprend qu’il est né à Roézé-sur-Sarthe, mais la date de naissance n’est pas précisée, qu’il était soldat au 2ème de ligne et qu’il est décédé de dysenterie à Torgau en Allemagne le 31 décembre 1870.

Louis René Joseph Duveau apparaît dans le registre-matricule de l’infanterie de la classe 1864. On y apprend qu’il est parti rejoindre le 2ème régiment d’infanterie le 20 mai 1867 sous le numéro de matricule 2757 et qu’il ne savait ni lire ni écrire.

Il est donc né le 17 mars 1844 à Roézé. Son père, Louis Duveau, est alors âgé de 44 ans et est cultivateur à l’Hommas ; sa mère est Renée Rapicault.

Le 2ème régiment d’infanterie de ligne intègre la 3ème division du 2ème corps de l’Armée du Rhin en 1870. Cette Armée du Rhin finira par capituler à Metz à la fin octobre 1870. On peut donc légitimement penser que Louis Duveau a été fait prisonnier et envoyé dans un camp à Torgau, ville située aujourd’hui à une bonne centaine de kilomètres au sud de Berlin.

On trouvera dans l’ouvrage du chanoine Guers, publié en 1890, quelques passages qui illustrent la vie des prisonniers français à Torgau :

« Le15 novembre 1870, j'arrivai pour la première fois dans ce dépôt central de notre armée prisonnière, avec un convoi de deux mille hommes venant de Metz. L'affreuse et basse gare de bois paraissait une hutte envahie par des hordes déguenillées de cannibales affamés. Avide et fière de saluer l'entrée des captifs, une foule énorme encombrait toutes ses avenues tapissées de drapeaux prussiens. Une musique militaire lançait à tous les vents ses accents de victoire. Quel inoubliable spectacle pour un cœur français ! […]

Les premiers temps furent pleins d'amères épreuves pour nos troupes, et jamais la misère humaine n'apparut plus hideuse qu'au camp des bords de l'Elbe, où nos malades et nos mourants ne pouvaient être abrités que par une légère tente couverte de neige glacée. […]

Nos malades, dévorés par les fièvres brûlantes et les fluxions de poitrine, étendus sur des bottes de paille humide, arrosés par les fines gouttes d'eau qui tombaient sans cesse à travers les mobiles parois de leurs déplorables demeures agitées par un vent toujours strident, étaient enfin reçus dans vingt-cinq ambulances assez confortables. »

Torgau à la fin du XIXè siècle

Torgau à la fin du XIXè siècle

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 12:37

Félix François DUTERTRE

 

Félix François Dutertre est né à Louplande le 7 septembre 1846. Son père, Félix Dutertre, est cultivateur à la Croix Blanche et sa mère se nomme Françoise Gaudré.

Il part pour le 40ème régiment d’infanterie le 21 juillet 1870. Il entre à l’hôpital de La Chambrière, à Metz, le 8 novembre 1870 et y décède du tétanos le 11 suivant. L’hôpital militaire temporaire de Chambière a accueilli entre 1000 et 2000 malades entre septembre et novembre 1870.

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