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  • : Histoire du canton de La Suze sur Sarthe
  • : Infos sur l'histoire et le patrimoine des communes du canton de La Suze sur Sarthe (72)
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24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 15:07

Louis DROUARD

 

Louis Drouard est le frère d’Auguste Drouard. Né à Louplande le 10 juin 1847 de René Drouard, cultivateur aux Trilleries, et de Henriette Goupil, on le dit cultivateur alors résidant à Allonnes. Mesurant 1m73, il ne sait ni lire ni écrire.

Appelé à l’activité en août 1870, il décède à Laval à l’ambulance du régiment le 23 février 1871. Il faisait alors partie de 33ème régiment des mobiles de la Sarthe. Après la défaite de la bataille du Mans, le régiment se replie sur Laval après la mi-janvier 1871.

On trouvera dans l’ouvrage de D. Mallet, La bataille du Mans, publié en 1873 un certain nombre d’informations sur cet épisode. Citons juste celui-ci :

« Arrivé devant Laval , notre régiment fut obligé de fusiller un de ces déserteurs, condamné à mort par jugement de la cour martiale. Celui-là était plus malheureux que coupable. Entré dans une ferme, située à quelque distance de la route, il avait été surpris par les gendarmes, au moment où il se dépouillait de son uniforme militaire. Son frère, qui en faisait autant, fut pris et amené avec lui jusqu'à Laval. Tous deux comparurent devant le terrible tribunal , aux questions qui leur furent posées, ils répondirent avec tant d'inintelligence et d'ahurissement, qu'ils montrèrent par cela même combien leur action avait été inconsciente, combien ils étaient incapables de comprendre l'étendue de leur faute. Un mot aurait pu les sauver, ils n'eurent pas la force de le prononcer, tant la continuité des souffrances avait émoussé

chez eux jusqu'à l'instinct naturel de la conservation ! Grâce à la généreuse intervention de notre brave et excellent aumônier, l'abbé Morancé, un seul fut condamné et exécuté devant les régiments de la brigade réunis.

Nous avons rapporté ce fait, dont nous fûmes nous-même témoin, pour montrer à quel degré d'anéantissement moral étaient arrivés ceux que ne soutenaient pas les grandes idées d'abnégation et de dévouement à la cause du pays. »

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24 janvier 2021 7 24 /01 /janvier /2021 15:05

Auguste DROUARD

 

Auguste Drouard est enregistré dans le registre des matricules de 1870 sous le numéro 1786. Né à Louplande le 20 juin 1850 de René Drouard et de Henriette Goupil, on le dit alors résidant à Allonnes. Ce cultivateur de 1,73 m. avait les cheveux et les yeux noirs ; il ne savait ni lire ni écrire.

Il arrive au 71ème régiment d’infanterie le 15 octobre 1870. Il meurt à l’hôpital de Roanne le 14 janvier 1871.

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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 10:01

René DEGOULET

 

René Adolphe Degoulet est né le 7 octobre 1843 à Saint Jean du Bois, de René Degoulet, cultivateur à Beaulieu et de Anne Champion.

Garde mobile de la Sarthe, il est décédé le 2 janvier 1871 au matin chez son cousin Louis Vallée, menuisier, demeurant au Mans rue de Foisy.

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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 15:46

Louis René DAVID

 

Louis René David était cultivateur à Souligné-sous-Vallon (Souligné-Flacé) au moment de la conscription ; il mesurait 1m67, avait un teint ordinaire, les cheveux et les yeux châtains, le nez long, la bouche moyenne et le menton plat. Il ne savait ni lire ni écrire.

Né le 7 novembre 1847 à Souligné de René David, journalier aux Nerreries, et de Marie Briant, il décède de diarrhée à Antibes le 18 novembre 1870 alors qu’il était soldat au 1er régiment de zouaves.

Ceci dit, il y a un petit soucis par rapport au registre des matricules militaires. On y apprend qu’il a subi une congélation du pied gauche et qu’il a été réformé le 30 mai 1871, ce qui pose problème puisque son acte de décès est enregistré à Souligné-Flacé le 3 mars 1872 recopiant un acte de décès du 24 février 1872 enregistré à Koléa province d’Alger (lieu d’affection du régiment après la guerre franco-prussienne) et rapportant le décès de Louis René David à Antibes, département du Var (sic), où stationnait le 1er régiment de zouaves. On sait que ce régiment, après avoir participé aux événement de Sedan en septembre 1870, fut envoyé à Antibes. Puis ensuite il participe aux opérations de l’armée de la Loire dans la région d’Orléans.

Guerre de 1870 morts du Val de Sarthe : Louis René David
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28 décembre 2020 1 28 /12 /décembre /2020 10:48

Jules René DABOINEAU

 

Jules René Daboineau était boulanger à Louplande au moment où il est inscrit dans le registre des matricules militaires. Il est né le 31 décembre 1848 à Louplande de René Daboineau, cultivateur à la Boulaie, et de Marie Bouteloup. Il est plus grand que la moyenne puisqu’il mesure 1m73 et sait lire et écrire.

Il est appelé le 17 août 1870 et décède le 6 janvier 1871 à l’hôpital militaire suite à la bataille d’Orléans. Il était alors garde mobile de la Sarthe, au 3ème bataillon, 4ème compagnie. La bataille d’Orléans s’est déroulée entre le 2 et le 4 décembre 1870 ; blessé, il est alors hospitalisé.

 

Pour illustrer un peu la situation à la fin de la bataille et ce qu’a vécu Jules René Daboineau, on peut citer un extrait de la publication de Henri Blerzy, La Campagne de l’armée de la Loire et la retraite d’Orléans :

« Le dimanche 4 décembre ne ressemblait guère au dimanche qui l’avait précédé. La température était plus froide que la saison ne le comporte ; la terre était gelée. Dès l’aube, de longues files de chariots traversaient la ville sans s’arrêter, et se dirigeaient vers le pont de la Loire, annonçant ainsi à la population attristée que l’armée battait en retraite. C’étaient des véhicules de toute forme, des attelages de toute nature : c’était en un mot ce bizarre assemblage d’hommes, de bêtes et de voitures qui composent les transports auxiliaires d’une armée. La gare du chemin de fer était encombrée de soldats, la plupart sans armes ni sacs, à la mine hâve et souffrante, blessés ou soi-disant tels, qui s’empilaient dans les wagons. De temps en temps, des voitures d’ambulance aux couleurs blanche et rouge ramenaient de malheureux estropiés pour qui tout mouvement semblait être une horrible souffrance. Les rues se remplissaient peu à peu de fuyards ; ils arrivaient par bandes de quatre, de dix, de vingt, engourdis par le froid, épuisés par la fatigue et par le manque de nourriture. Ces hommes venaient du champ de bataille, mais qui les avait autorisés à partir ? On ne voyait avec eux ni officiers, ni sous-officiers. D’un autre côté, on apercevait dans les restaurans et les cafés quantité d’officiers en bonne tenue ; que faisaient-ils dans la ville à un pareil moment ? La confusion régnait partout ; la hâte du départ et l’inquiétude se lisaient sur la plupart des visages, l’insouciance sur quelques-uns. »

Guerre de 1870 morts du Val de Sarthe : Jules René Daboineau
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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 10:01

Louis COUDRAY

 

Louis Coudray est né le 2 mai 1850 à Mézeray ; son père est Jacques Coudray, cultivateur aux Druillais, et sa mère Anne Lebled. Lors de la conscription, ils résident à Cérans-Foulletourte alors que leur fils est à Roézé.

Il mesure 1m65, a des taches de rousseur, les cheveux noirs et les yeux roux, ne sait ni lire ni écrire et exerce la profession de meunier.

Il arrive au 71è régiment d’infanterie le 15 octobre 1870 et décède à Paris, à l’hôpital Saint Martin, le 17 février 1871 de phtisie pulmonaire ; il était entré à l’hôpital le 2 janvier. Le registre de Mézeray, dans sa recopie de l’acte de décès, donne l’année 1872 alors qu’il s’agit bien de 1871 ; le numéro matricule est également différent. Cet acte de Mézeray dit aussi qu’il était soldat au 65è régiment de ligne.

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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 08:30

Nous avions évoqué en 2019 une carte postale de La Suze datée du début du XXème siècle [https://actu.fr/pays-de-la-loire/suze-sur-sarthe_72346/sarthe-est-mysterieux-type-original-cette-carte-postale_30704534.html].

On a identifié le "type original" de La Suze Sur Sarthe !

Cette carte postale représente un personnage photographié sur le trottoir devant une propriété située à l’angle de la rue du Collège et de la Grande Rue. Cet homme âgé, barbu, fume une pipe assez rustique. Il porte un chapeau haut-de-forme démodé, une blouse, biaude ou biâle en patois, qui tombe jusqu’aux mollets et que revêtent ordinairement les cultivateurs comme on peut le voir sur les cartes postales qui représentent le marché de La Suze. Son pantalon tombe sur d’antiques galoches de cuir bien défraîchies. Sur son avant-bras droit repose une canne de maquignon.

Il n’est donc pas très surprenant de voir le photographe manceau Joseph Bouveret s’intéresser à ce personnage tant il rappelle les séries de cartes sur le Père Quéru.

On a identifié le "type original" de La Suze Sur Sarthe !
On a identifié le "type original" de La Suze Sur Sarthe !

Ce « type original », immortalisé par Joseph Bouveret, apparaît sur un autre cliché situé rue des Courtils et réalisé à quelques mètres de la photographie qui nous intéresse. La scène est assez facile à reconstituer : le photographe prend le cliché de la rue des Courtils puis place notre personnage près du mur de la propriété qui fait l’angle entre le Grande Rue et la rue des Courtils (rue du Collège) sur le trottoir d’en face qui est au soleil et permet donc un meilleur éclairage.

On a identifié le "type original" de La Suze Sur Sarthe !

Un exemplaire de cette carte postale a offert un début de réponse sur l’identité du personnage. Elle a été envoyée par un certain J. Leballeur à sa mère à Montsûrs (Mayenne). Elle a été transmise sous enveloppe et donc nous n’avons pas la date d’envoi. Cependant le rédacteur écrit dans sa missive qu’il souhaite savoir « s’ils peuvent tous venir pour le jeudi gras 23 courant nous voir jour de foire à La Suze ». Cette date permet donc d’envisager que la carte est partie en février 1911. Jules Leballeur a même envoyé sa carte avant le 15 février comme l’indique un autre passage. Il doit se rendre à Montsûrs pour y régler des affaires familiales auprès de sa mère.

Jules Leballeur est un gendarme qui réside à La Suze. Il est né à Montsûrs (Mayenne) le 9 juillet 1877 ; on ne le voit pas dans les recensements de La Suze en 1906, mais par contre il apparaît bien dans ceux de 1911 avec son épouse. Or le gendarme Leballeur écrit à côté de l’illustration les informations suivantes : « A vécu 90 ans, toujours vêtu d’une longue blouse de laine grise, été comme hiver, toujours même coiffure, portant toujours sa canne et sa pipe. Il est décédé le 8 février 1911 Que son âme repose en paix ». La date du décès permet, en théorie, de pouvoir identifier le personnage. Sauf qu’il n’y a aucune mort enregistrée à la date du 8 février 1911 en mairie de La Suze.

Nous en étions resté là avec une liste de quelques individus pouvant correspondre mais sans pouvoir établir lequel était photographié. Depuis, une autre carte postale est apparue en indiquant un nom qui correspondait à un des candidats. En effet, il est écrit qu’il s’agit de Henri Hémon. On aurait pu se contenter de cette seule identification, mais il paraissait intéressant de savoir qui était donc ce « type original ».

Puisque son acte de décès est en mairie de La Suze, on peut en savoir un peu plus sur lui. Ce sont deux de ses amis, Louis Brunet, forgeron demeurant rue de Laval, et Louis Gouesse, cantonnier, qui déclarent le décès le 30 janvier 1911 ; il est décédé la veille à huit heures du matin à son domicile rue de Laval. On dit également que Henry Hémont, sans profession, est né à Savigné-Sous-Le Lude (Sarthe) le 31 janvier 1830, qu’il est le fils de Pierre Hémont et de Louise Nouchet. Le recensement de 1906 indique qu’il habitait avec sa sœur Marie au 4 rue de Laval où elle décède le 4 mars 1906 ; Marie Hémont est dite ouvrière tisseuse et couturière dans certains documents. Il y avait également une autre sœur à La Suze, il s’agit de Louise qui est qualifiée de rentière et propriétaire, et elle était l’aînée des enfants Hémont.

La rue de Laval

La rue de Laval

Henry Hémont est donc né à Savigné-Sous-Le Lude le 31 janvier 1830 où son père, Pierre Hémont , est marchand. Ce dernier est mort, âgé de 51 ans, à son domicile au bourg Parigné-L’Evêque le 9 août 1838 où il était marchand de porcs ; l’acte précise qu’il était né à Pontigné (Maine-et-Loire). Le couple Pierre Hémont/Louise Nouchet s’est marié en 1813 à Pontigné. Puis ils s’établissent à Savigné-Sous-Le Lude où naissent leurs enfants. La famille apparaît ensuite dans les recensements au bourg de Parigné-L’Evêque (Sarthe) en 1836 avec six enfants : Henry (7 ans), Constance (8 ans), François Auguste (12 ans), Joséphine (13 ans), Marie (15 ans) et Anne Désirée (19 ans). En 1841, Louise Nouchet, devenue veuve, est cultivatrice. Il reste dans la cellule familiale Henry et Louise ; cette dernière, non mariée, est sans doute la fille aînée née en 1814 et qui n’apparaît pas dans le recensement de 1836. On y trouve aussi un enfant de l’hospice nommé Auguste Penny. En 1841, Henry Hémont n’est plus mentionné avec sa mère, mais apparaît un journalier nommé Louis Perrier. Dans le recensement de 1851, Louise Nouchet est propriétaire métayère et vit avec ses filles Louise et Marie. On retrouve Louise Nouchet, propriétaire cultivatrice, et sa fille Marie Hémont en 1856 ; Louise est tisserande et a maintenant un fils naturel, Alfred Auguste. En 1861, Louise Nouchet est seule et est déclarée rentière. Elle meurt à La Suze le 22 mars 1867.

Recensement de Parigné L'Evêque

Recensement de Parigné L'Evêque

Que faisait Henry Hémont ? On a quelques indications dans les registres de formalités hypothécaires. Tout d’abord, il semble qu’il soit resté « vieux gars » c’est à dire célibataire. Pour sa profession, on voit « affranchisseur », « hongreur » c’est à dire qu’il pratiquait la castration des animaux de la ferme, et peut-être prodiguait-il quelque soin aux animaux malades. Mais il est dit également « interdit », ce qui sous-entend qu’il avait perdu certains droits. Soit il avait commis quelque délit, soit, et cela semble plus probable, il avait certaines déficiences mentales. Ce qui pourrait expliquer que Henry Hémont était un « type original ».

Merci à Lydia Rocher pour ses recherches en mairie de La Suze.

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 11:40

Clément CORVAISIER

 

Clément Corvaisier est né à Cérans-Fouletourte le 10 septembre 1843. Son père, Simon Corvaisier, est alors journalier demeurant à la Souletière. Sa mère est Marie Delahaie. Dans l’acte de décès transcrit à Cérans-Foulletourte, il est dit que Clément Corvaisier décède au domicile de son père, corroyeur demeurant à Angers boulevard Henri Arnaud ; l’acte de décès rédigé à Angers dit bien qu’il s’agit de son frère.

On peut donc penser qu’il avait rejoint Angers comme son frère ; qu’il intègre alors la garde nationale mobile du Maine-et-Loire. Son décès est déclaré par son frère, Simon Corvaisier, au domicile duquel il meurt.

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 09:27

Louis COMPAIN

 

Louis Compain est né le 3 mars 1836 à La Suze de Louis Jean Compain, domestique demeurant ville de La Suze, et de Félicité Marie Chartier. Soldat mobilisé de la Sarthe dans le 3ème bataillon, 6ème compagnie, il décède à l’hôpital militaire de Saumur le 22 janvier 1871.

Après la bataille du Mans (11 et 12 janvier 1871), les troupes françaises se replient sur la Mayenne, d’autres vers le Maine-et-Loire, poursuivies par les Prussiens. On peut d’ailleurs lire dans L’Écho Saumurois du 19 janvier 1871 un entrefilet rapportant « la concentration de troupes dans notre ville. Mardi et hier soir il est arrivé déjà un certain nombre d’hommes ; nous ne savons s’il doivent rester parmi nous. » Ce même journal rapporte les jours suivants que les uhlans sont à Sablé, La Flèche, Le Lude et Baugé ; des affrontements éclatent.

Guerre de 1870 morts du Val de Sarthe : Louis Compain
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9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 15:02

Jacques CHEVALLIER

 

Né à Roézé le 1er décembre 1842, il est le fils de Jacques Chevalier, domestique meunier, et d’Anne Papillon qui s’étaient mariés à Roézé l’année précédente.

Son acte de décès du 10 janvier 1871 précise qu’il était alors soldat et qu’il est décédé au domicile de ses parents route de Foulletourte à La Suze-sur-Sarthe.

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