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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 08:08

A l'occasion du 70ème anniversaire de la Libération de la Sarthe, nous présentons ici l'exposition que nous avions réalisée et montrée dans divers lieux du département au début des années 2000.

Au cours de ce mois, nous mettrons plusieurs pages concernant les aérodromes américains installés en Sarthe.

Nos remerciements à tous ceux qui nous ont prêté les documents : les vétérans américains, les familles Brier, Champroux, Cosnard, Dupas, Dutertre, Gaignon, Guittet, Jarry, Lelasseux, Leroux, Lochet, Magne, Richard, Samson, Serceau, Trouvé, la Mairie de Louplande, les Archives Départementales de la Sarthe, le Service Technique de l'Aviation Civile, ainsi que ceux que nous aurions pu oublier.

 

Et enfin les personnes qui souhaitent en connaître plus sur la Libération de la Sarthe peuvent consulter l'imposant ouvrage de Fabrice Avoie, Sarthe, août 1944, histoire d'une Libération, 1ère édition mai 2009.

L’armée de Patton traverse Louplande le 7 août 1944 au soir. Le 15 août, des géomètres américains explorent l’est de la commune. Les habitants du secteur essaient de les interroger pour connaître le but de leur activité. Le 16 août, des soldats américains du IX Engineer Command se présentent et aident les agriculteurs de la zone concernée à ramasser leurs récoltes. C’est à ce moment que la population apprend la nouvelle de l’implantation d’un aérodrome.


 

Plan de l'A-36 dressé par les ingénieurs militaires américains

Plan de l'A-36 dressé par les ingénieurs militaires américains

Août 1944 : l'aérodrome américain A-36 à Louplande (Sarthe)
Août 1944 : l'aérodrome américain A-36 à Louplande (Sarthe)
Situation de l'A-36 sur le fond parcellaire

Situation de l'A-36 sur le fond parcellaire

Cliché IGN 1949 : les traces de l'A-36 sont toujours visibles.

Cliché IGN 1949 : les traces de l'A-36 sont toujours visibles.

Rappel de la législation en vigueur : L'utilisation des détecteurs de métaux est strictement interdite sur ces sites historiques. En cas de problème, prévenir la gendarmerie.

 

Code du Patrimoine,

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

 

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 07:53

A l'occasion du 70ème anniversaire de la Libération de la Sarthe, nous présentons ici l'exposition que nous avions réalisée et montrée dans divers lieux du département au début des années 2000.

Au cours de ce mois, nous mettrons plusieurs pages concernant les aérodromes américains installés en Sarthe.

Nos remerciements à tous ceux qui nous ont prêté les documents : les vétérans américains, les familles Brier, Champroux, Cosnard, Dupas, Dutertre, Gaignon, Guittet, Jarry, Lelasseux, Leroux, Lochet, Magne, Richard, Samson, Serceau, Trouvé, la Mairie de Louplande, les Archives Départementales de la Sarthe, le Service Technique de l'Aviation Civile, ainsi que ceux que nous aurions pu oublier.

 

Et enfin les personnes qui souhaitent en connaître plus sur la Libération de la Sarthe peuvent consulter l'imposant ouvrage de Fabrice Avoie, Sarthe, août 1944, histoire d'une Libération, 1ère édition mai 2009.

Lors de la rencontre de Casablanca en janvier 1943 entre Churchill et Roosevelt, le Comité des chefs d’états-majors alliés adopte des décisions importantes concernant l’ouverture d’un nouveau front à l’ouest de l’Europe. Parmi ces décisions, l’offensive aérienne est un axe majeur servant à réduire le potentiel industriel allemand.

L’implantation des aérodromes ne semble pas s’être préparée longtemps à l’avance car les détachements chargés de la réalisation des pistes dépendaient de l’avancée des troupes alliées. Il apparaît cependant que des études préparatoires ont pu être faites à l’occasion de survol de repérage. L’université de Keele (Royaume-Uni) possède une série de clichés aériens verticaux de la Sarthe réalisés au début de l’été 1944. Certains plans dressés en 1944 par les régiments du génie américain citent en référence des cartes d’origine militaire.

 

Lors du Débarquement, différents types de pistes sont prévues :

  • Les ELS (Emergency Landing Strip) : pistes d’atterrissage d’urgence de 550 m. sur 30 m. situées derrière les plages d’Omaha et d’Utah ;
  • Les RRS (Refuelling and Rearming Strip) : pistes de réarmement et de ravitaillement.
  • Les ALG (Advanced Landing Ground) : pistes de 1100 m. puis 1500 m. sur 35 m. qui pouvaient héberger cinquante quatre chasseurs chacune.

 

 

 

Les ALG ont des noms de code composés d’une lettre suivie d’un numéro :

 

A

Aérodromes américains

B

Aérodromes britanniques

R

Aérodromes alliés sur le territoire allemand

Y

Aérodromes alliés pour les armées remontant du sud de la France

 

Les aérodromes alliés en France

Les aérodromes alliés en France

On connaît 7 aérodromes américains basés en Sarthe :

 

Nom de code

Implantation

A-35

Arnage

A-36

Louplande

A-37

La Chapelle Saint Rémy

A-38

Neuville-sur-Sarthe

A-43

Saint-Jean d’Assé

A-44

Saint-Aignan

A-49

Beillé

 

Les aérodromes américains en Sarthe

Les aérodromes américains en Sarthe

Ces ALG sont tout simplement des aérodromes en kit que les américains installent très rapidement. On y trouve bien sûr une piste souvent recouverte de toile bitumée appelée Hessian Mat ou PHS, ainsi qu’un treillis métallique appelé SMT (Square Mesh Tracking). Par ailleurs, une protection de DCA contre d’éventuelles attaques ennemies, des logements préfabriqués pour le personnel complètent le site.

 

Depuis la Sarthe, les aviateurs mènent des attaques sur les poches allemandes de l'Atlantique et aussi sur l'Est de la France.

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 17:28

A l'occasion du 70ème anniversaire de la Libération de la Sarthe, nous présentons ici l'exposition que nous avions réalisée et montrée dans divers lieux du département au début des années 2000.

Au cours de ce mois, nous mettrons plusieurs pages concernant les aérodromes américains installés en Sarthe.

Nos remerciements à tous ceux qui nous ont prêté les documents : les vétérans américains, les familles Brier, Champroux, Cosnard, Dupas, Dutertre, Gaignon, Guittet, Jarry, Lelasseux, Leroux, Lochet, Magne, Richard, Samson, Serceau, Trouvé, la Mairie de Louplande, les Archives Départementales de la Sarthe, le Service Technique de l'Aviation Civile, ainsi que ceux que nous aurions pu oublier.

 

Et enfin les personnes qui souhaitent en connaître plus sur la Libération de la Sarthe peuvent consulter l'imposant ouvrage de Fabrice Avoie, Sarthe, août 1944, histoire d'une Libération, 1ère édition mai 2009.

Après le Débarquement en Normandie le 6 juin 1944, les Alliés atteignent la Sarthe en août 1944. Le 7, le XVème Corps U.S. de Patton arrive depuis la région de Sablé. Le soir, les alliés sont aux portes du Mans qu’ils libèrent dès le lendemain. Ensuite, ils remontent en direction de la Normandie et vers Paris.

Les derniers Allemands quittent Souligné-Flacé.

Les derniers Allemands quittent Souligné-Flacé.

Les Américains arrivent à Souligné-Flacé.

Les Américains arrivent à Souligné-Flacé.

Les troupes américaines à Souligné-Flacé.

Les troupes américaines à Souligné-Flacé.

Les troupes américaines à Louplande.

Les troupes américaines à Louplande.

Les troupes américaines à Voivres-Lès-Le Mans.

Les troupes américaines à Voivres-Lès-Le Mans.

Les troupes américaines à Roëzé sur Sarthe.

Les troupes américaines à Roëzé sur Sarthe.

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 20:38

 

7 janvier 1690 –  Jardinier Buffes

 

 

Page 1/2

En marge :

?

Leboindre

Jarossay

 

  1. Du septiesme jour du mois de Janvier mil six cens quatre vingt
  2. dix avant midy,
  3. Devant nous Marc Bellanger no(tai)re r(oya)l au Maine resident a Roizé
  4. y reservé fust p(résenteme)nt en sa personne ? Pierre Jarossay bordager
  5. dem(euran)t parr(oisse) de Fillé tant pour luy que Anne Janvier sa fem(m) de laquelle il
  6. se fait fort et oblige luy f(air)e ratiffier ces presentes dans touttes fois et
  7. quantes a recogneu sestre cy devant alloue avec sa fem(me) et saloue par
  8. ces presentes a monsieur Leboindre conseiller au parlem(en)t seigneur du groschesnay
  9. dem(euran)t à Paris
  10. pour demeurer et servir de concierge et jardinier au chasteau de Buffes
  11. parr(oisse) dud(it) Fillé aparte(nan)t  a monsieur Leboindre pendant le temps de
  12. cinq annees a commencer de pasques prochain et finir pareil jour lesd(ites)
  13. annees revolues promet et soblige led(it) Jarossau f(air)e pour mondit sieur
  14. Leboindre chacun an les choses cy apres Scav(oir) de beicher dresser
  15. et tenir le jardin dud(it) Buffes entretenir les alles et bordures de buis
  16. qui seront fait f(air)e par mondit sieur dans led(it) jardin y aidant meme
  17. led(it) Jarossay de sa personne lesquelles allee pavera et tondera
  18. les buis chacun an mondit sieur Leboindre ayant preallablem(ent) fait
  19. sabler lasd(ites) allees, comme aussy led(it) Jarossay tondera et entretiendra
  20. les plants daubepines qui sont dans led(it) jardin et entretiendra les autres
  21. plants darbres qui y sont et seront mis, plus dentretenir ? ?
  22. la sapinais dud(it) Buffes et les fosses de la grande avenue qui y a este
  23.  faite de neuf ? planter de jeunes sappins lorsq(ui)l en manquera
  24. ayder de sa personne et de sa femme a fanner et f(air)e seicher rasteler ameuller et mettre
  25. dans les greniers le foin de la petite prée dud(it) Buffes et paver une foy
  26. lan dans la fin du mois daoust les allees et derrusser antour du vieil
  27. verger et jardin pottager du chasteau du Groschesnay et les allées
  28. antour du grand bois du Groschesnay a commencer de la bariere
  29. ou il y a un tourniquet et sur le chemin de la prée simier (?) jusques
  30. au carfour des sappins dont lun va a la Jambelliere retourner
  31. dud(it) carfour au pavillon de la butte des vignes et revenir a la bariere
  32. du pasty dud(it) Groschenay qui joint la cour. Lesquelles susdites choses led(it)
  33. Jarossay soblige f(air)e bien et deubm(ent) chacunne desd(ites) cinq annee p(ou)r et
  34. moyennant son logem(ent) dans la boullangerye dud(it) Buffes  et chambre en
  35. apenty au bout dont il jouira et dune petite estab(le) pour y mettre une
  36. vache et du revenu dud(it) jardin tant pour ce q(ui)l en sepmera et
  37. que les fruits dicelluy et dun petit preau qui est entre
  38. lentrée au gué de la rivière dud(it) Fillé et les douves dud(it) Buffes et encore
  39. pour et moyennant  deux charges de bled seigle que mondit sieur Leboindre
  40. luy livrera chacun an avec une busse de vin ou cildre au choix du(it)
  41. seigneur leq(ue)l hom(me) fera champage aud(it) Jarossay une vache sur

 

Page 2/2

  1. sur le domaine dud(it) Buffes sans estre obligé fournir aud(it) Jarossay
  2. aucuns foins ny pailles pour sa nosritture dhiver et led(it)
  3. Jarossay nosrissera un cochon mondit sieur Leboindre ny poura
  4. rien pretendre en outre soblige led(it) Jarossay de ? et entretenir
  5. les arbres qui seront plantes dans le verger qui sera fait ? ? de
  6. veiller a empescher le passage de gens de gens et bestes par la cour dud(it) Buffes et au
  7. travers de lad(ite) allée neufve et a la conservation des bois dud(it) Buffes ; dont de
  8. ce que dessus ? ? ? il la ainsy voullu stipule et accepte
  9. et accorde son consente(ement) lavons juge et ces presentes acceptees par mondit sieur
  10. Leboindre absent passe en nostre estude presen(t)s Jean Vaugeois et
  11. René Niepceron marchand demeurants au bourg dudit Roizé
  12. tesmoings, led(it) Jarossay a d(it) ne scav(oir) signer enquis,leq(ue)l dem(euran)t a Paris rasteler
  13.  ? ? ratture deux mots nuls
  14. [signatures] R. Nieseron, Vaugeois
  15. Bellanger
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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 08:17
Bienvenue à Fillé sur Sarthe
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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 07:42

Page 1/2

En marge :

1644

bail par

Charles Roullin

À

Michel Fournigault

  1. Du vingt illisible
  2. cent quarante illisible
  3. Davant nous Daniel Le Long illisible
  4. Mans dem(euran)t au bourg de Fillé fut p(rése)nt illisible
  5. personnelle(ment) estably et deument submins Charles
  6. Rouillin marchand au non et comme praticteur (?) illisible
  7. les affaires et soy faict fort des enfans
  8. mineurs de deffunct Michel Morillon et Renée
  9. Rouillin dem(euran)t au bourg de Gueselard par(oiss)e de
  10. Fillé d’une part et Michel Fournigault vigneron
  11. dem(euran)t dicte par(oiss)e de Fillé d’au(tr)e part lesquels
  12. soubsmettant et confessent a(voi)r faict par entre
  13. eux ce que sensuit Cest à scavoir Rouillin aud(it)
  14. non et soy faisant fort comme dict est
  15. a baillé et par ses p(rése)ntes baille promet garantir
  16. faire valloir et (pro)cedder aud(it) Fournigault prenant
  17. pour luy et Jehane Lebeuf (?) sa fem(m)e scavoir est
  18. un quartier et demy de vignes ou en(viron) en plusieurs
  19. planches sur et sittuée en clos de
  20. Grochenay et Richardières aud(it) Fillé et tout
  21. ainsy que lesd(ites) choses se poursuyvent et comportent
  22. et appartiennent ausd(its) mineurs sans réserves
  23. et sans autre renonsiation ni conscantation (?)
  24. en faire lesquelles led(it) preneur dict bien caugnaistre
  25. pour les exploiter à présent et tout ainsy
  26. com(m)e est porte par le bail q(ui)l en
  27. av(oi)t esté cy d(evan)t faict le p(rése)nt bail faict
  28. pour le temps et terme de cinq ans et
  29. cinq ceuillette entières et parfaites consécutives
  30. leune suyvant lau(tre) sans intervalles de temps
  31. a commansé du jour et feste de Toussainct
  32. dernier passé
  33. a ? et finir
  34. à pareil jour à la charge par le preneur
  35. d’en payer chacuns ans aud(it) bailleur la som(m)e
  36. de quatre livres t(ournoi)s premier payem(ent) de laquelle
  37. ferme commansera du jour et feste de toussainct
  38. prochain et finir à pareil jour et y continuer

Page 2/2

  1. illisible
  2. la semer (?) de lan(né)e ?
  3. led(it) jour et feste de Toussainct dernier sans
  4. préjudices de lan(né)e courante et dernière
  5. les prendre pour payer en au(tre) et sans diminution
  6. de la ferme le cens et rente q(ue) peuvent debvoirs
  7. lesd(ites) choses pandant le bail dem(euran)t led(it) preneur
  8. tenu faire chacuns ans lesd(ites) vignes
  9. de leur quartier fassons ordinaire et y faire
  10. de peroings ou il y aura du boys propres et
  11. le terrasser en temps et saison de bon ?
  12. est accordé q(ue) en cars q(ui)l proviens de
  13. paier dans le poirier de Rousseau estant esd(ite)
  14. vigne le preneur sera le ? q(ui)l y en
  15. proviendra un causeron de poires cuittes aud(it) bailleur
  16. delivrera led(it) preneur coppye des p(rése)ntes aud(it)
  17. bailleur dans quinzaine a peine et dont tout
  18. ce que desseus les partyes sont respective(ment)
  19. demeurées daccord et à ce tenir et aux coust et
  20. oblige et renonce et parfoys et jugées et faict
  21. Passé en nostre maison en p(rése)nce de Jehan
  22. David lesne maczon Michel Lelong
  23. marchand Jehan Louveau
  24. de(meurant) paroisse dud(it) Fillé tes(moins) lesd(its) partyes
  25. et ? ont dict ne scavoir signer
  26. rature quatorze mots qui ne vallent
  27. [signatures] Le Long
  28. J. David
  29. Le Long
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 09:11

Maître (n. m.) : Titre porté par des personnages de quelque importance y compris les prêtres. Par contre, le terme n’est pas utilisé pour la noblesse. (« es presence de discrets maistre Jacques Guibert prestre curé dudit Fillé », Guécélard, 1722).

 

Manable (adj.) : Se dit d’une maison habitable par opposition aux autres bâtiments. (« et une portion de jardin en plus grand jardin derriere la maison manable », Voivres Lès Le Mans, 1771).

 

Marchepied (n. m.) : Coffre bas se trouvant près du lit. (« Item un marchepied et un petit coffre estant proche les deux lictz », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Melier (n. m.) : Autre nom du néflier. («  … qui aboutte un melier qui est sur ladite ruelle », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Merce (n. f.) : Marque (en patois sarthois = merque, merc). (« le tout co(mm)e il est marqué et bourné par merce et bournes mises en iceluy », Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Merrain (n. m.) : Pièce de bois utilisée dans les constructions à colombages. (« … le tout se tenant construit en colombages remplis de débris et de terrasse, et en ruine, pour le rétablir arbitré deument cinquante livres attendu que les merrains sont de nulle valeur », Saint Jean du Bois, 1768).

 

Messire (n. m.) : Titre porté par les nobles dans les actes. Parfois, mais cela est très rare dans la région de La Suze, ce titre est porté par le prêtre du village. («  Haut et puissant seigneur monseigneur messire Jean Baptiste François Le Boindre conseiller du Roy en sa grande chambre du parlement de Paris chevalier seigneur du Grochesné, la Beuneiche, Buffes, Spay, Fillé, Vauguyon et autres lieux », Guécélard, 1722).

 

Métairie (n. f.) : grosse ferme exploitée par un métayer ; elle est plus importante qu’un bordage. Dans la région de La Suze, ce n’est pas le faire-valoir qui différencie une métairie d’un bordage mais plutôt la superficie, la métairie occupant une plus grande superficie. (« … demeurants à la metairie de la Cour », Voivres Lès Le Mans, 1760).

 

Meubles morts et vifs (n. m.) : Cette expression désigne les biens d’une personne. Le sens de « meuble » est tout ce qui se meut, c'est-à-dire tout ce qui n’est pas immeuble (immobile). On y trouve donc des meubles, des outils, des linges, des animaux, etc. (« … pour faire et attester linvantaire et appressiation de leurs meubles mortz et viz », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Mitan (n. m.) : Le milieu. (« … qui est iceluy tiers a prendre ou mitan dicelle lottye », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Monnier (n. m.) : Meunier. (« Nicollas Morillon marchand monnier demeurant aux moullins de la Beunaiche paroisse de Royze », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Mortier (n. m.) : Trou d’eau dans un champ (« au bas duquel il y a un mortier negligé de temps immemorial d’avoir été curé n’y ayant point moyen d’en faire écouler l’eau, et qui est à present à sec par la longue secheresse », La Suze, 1768).

 

Moulages (n. m.) : Terme de meunerie. Le mécanisme qui entraîne les meules. (« lesdits moulins de Spay tant en domaine, roues, rouets, meulles, moullages, tournans et virans. », Spay, 1727).

 

Noë (n. f.) : pièce de terre humide. (« et une petite noë de pré derriere lesdites maisons, ladite noë contenant demie hommée », La Suze sur Sarthe, 1770).

 

 

 

Orillier (n. m.) : Oreiller. (« deux mauvaizes coüettes deux orilliers », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Ormoire (n. m.) : Armoire. (« un ormoire a quatre fenetres de bois de chene non fermant de clef », Fillé sur Sarthe, 1754).

 

 

Ousier (n. m.) : Osier. (« Item trois grands panniers et un petit faictz d’ousier », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Palâtre (n. m.) : Plaque de tôle. (« que dans le fond du batteau il y avoit plusieurs palâtres en dedans qui cachoient des nœuds qui se trouvoient dans des planches du fond », La Suze sur Sarthe, 1767).

 

Palis brochis (n. m.) : Clôture végétale composée de branchages entrelacés. (« A l’entrée dudit jardin il y a une cloture de palis brochis », Saint jean du Bois, 1768).

 

Pastour (n. m.) : Berger. (« et le pastour du nommé Urban Le Brun », Spay, 1729).

 

Paturail (n. m.) : Terre commune où les habitants peuvent venir faire paître leurs animaux. (« il y a meme certains particuliers voisins qui regardant ces vignes comme une commune, et un paturail, y envoïent paitre leurs bestiaux », Fillé, 1754).

 

Perieure (n. m.) : Prieuré (« Et dautre coste le lieu despandant du perieure dudit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Pessaige (n. m.) : Pacage. Le droit de pacage est l’autorisation qui permet de faire paître ses animaux sur une terre. («… avecque droictz de pessaige dans la lande de Pierrauble », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Pied (n. m.) : Unité de longueur valant 12 pouces soit 0,3249 m. (« Une lottye de jardin qui se consiste en vingt et cinq piedz de largeur et de longeur de trente et deux piedz » ; Fillé sur Sarthe, 1642).

 

Pieu de liage (n. m.) : pieu planté sur la rive et parfois dans la rivière, et sur lequel les bateliers s’amarrent pour franchir les portes marinières. (« lequel nous a requis de nous transporter dans la prairie nommée les Vergers dependante du château de cette ville pour luy decerner acte de la plantation de deux pieux en chapelet pour servir de pieux de liage quil auroit fait planter dans la riviere de Sarthe », La Suze sur Sarthe, 1769).

 

Pipe (n. f.) : Unité de mesures valant environ 450 litres. (« fournir une toise et demie de pierres, trois pipes de chaux et douze chartées de sable », Voivres Lès Le Mans, 1751).

 

Plumée (n. f.) : balance. (« Une plumee a pezer mise a prix p(ar) led(it) Morillon a dix sols », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Portoire (n. m.) : Hotte de vendangeur. (« une paire de portoires de peu de valleur », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Potaiges (n. m.) : Plantes potagères. (« … soyt de vin seigles orges avoynes et aultres grains potaiges et legumes », Voivres Lès Le Mans, 1604).

 

Poupetonnière (n. f.) : Casserole pour préparer les daubes. («Une braiziere, six marmites, une poupetonniere le tout de cuivre rouge garnys de leur couvercle», Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Praticien (n. m.) : Personne qui connaît le droit. (« Maître Jacques Hory pratisian demeurant audit Parys », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Prepoint (n. m.) : Pourpoint ; vêtement pour le haut du corps. (« Un vieil prepoint de toille et un vieil chappeau a usage du deffunct », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Pressouer (n. m.) : Pressoir (« d’un bout le logis en crouppe ou est le pressouer», Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Preunier (n. m.) : Prunier « a prandre depuys un petit preunier damarctz violet a aboutter seur la fontaine », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Prizée (n. f.) : Evaluation du prix du cheptel. Le bailleur fourni un cheptel pour peupler la ferme ; ce cheptel est donc évalué lors du bail. («  … la somme de trois cens livres de bestiaux en prizée … pour peupler ledit lieu de Beauchesne consistans en quattre bœufs deux vaches deux chevaux chartes charues et autres ustancilles servant au charoy et labourage », Guécélard, 1722).

 

Procureur fabricial (n. m.) : Personne qui gère les biens appartenant à l’église de la paroisse. (« François Loyseau procureur fabricial de la paroisse de Fillé », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Procureur syndic : Personne élue pour gérer les affaires de la communauté. Dans une paroisse, il peut par exemple être responsable de la collecte de certains impôts. (« Michel Niepceron procureur sindic des habitans de la parroisse de Fillé et Gueselard », Fillé sur Sarthe, 1647).

 

Prosnes (n. m.) : Moments de la messe pendant lesquels le curé donnait en chaire des informations, religieuses ou non, à la population. (« et aussi quil a fait publyer laditte vente aux prosnes des messes de dismanche et cellebrée es eglises dud(it) Fillé Spay et Roise », Fillé sur Sarthe, 1690).

 

Quartier (n. m.) : Mesure de surface qui correspond à 33 ares pour les prés et 16,5 ares pour les vignes. (« Sçavoir est une planche denviron un quart de quartier de vigne située au clos des Basses Huaudières paroisse de Voivres », Voivres Lès Le Mans, 1767).

 

Rachet (n. m.) : Râtelier pour suspendre des ustensiles. On trouve en patois sarthois des formes proches telles que « ranchoir », « ranchoèr », « rancher », etc. (« dans la cuisine du dit château sest trouvé une paire de chenets, une grande et une petite pelle, une paire de pinces, deux paires de tenailles, trois cremilleres, un rachet, le tout de fert », Fillé sur Sarthe, 1754).

 

Ravalement (n. m.) : Appentis qui prolonge le toit. (« avecque un petit ravalement au derriere », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Recurouere (n. f.) : Outil pour nettoyer le soc de la charrue. (« Item une paire de bouelles une charue une recurouere », Fillé sur Sarthe, 1690).

 

Regit (n.m.) : Rejet sur une souche. (« dont le regit d’un an a été tout mangé par les bestiaux et dont la plus grande partie des souches est morte », Roëzé sur Sarthe, 1756).

 

Renter (v.) : Allonger. (« ils ont observé que le vental de la porte est demi usé et renté d’une planche dans le haut », Voivres Lès Le Mans, 1756).

 

Repourfrir (v.) : Renduire. (« Pour repourfrir tout autour dudit bastiment il faut trois quarts de chaux et trois chartées de sable », Roëzé sur Sarthe, 1756).

 

Retrait lignager (n. m.) : Héritage récupéré après une vente d’un bien. (« Et quil appartiennent aux vendeurs et quil lavoict eu par retrait lignaiger », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Ronde (n. f.) : Mesure agraire. (« Item deux rondes et demye de pré », Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Rotte traversaine (n. f.) : Sentier qui traverse plusieurs petites planches de vignes. (« aboutte d’autre bout une rotte traversaine tandant a aller du Grochenay a l’Oliverye », Fillé sur Sarthe, 1657).

 

Rouet (n. m.) : Terme de meunerie. L’eau entraîne la roue qui transmet la force au rouet par l’intermédiaire de l’arbre. Ainsi le rouet, transmet la force au reste du mécanisme. (« lesdits moulins de Spay tant en domaine, roues, rouets, meulles, moullages, tournans et virans. », Spay, 1727).

 

Roussard : Grès ferrugineux roux classique du Maine. De nombreux édifices utilisent ce matériau résistant mais difficile à sculpter. («  les jambages et le seuil en pierres de roussard », La Suze sur Sarthe, 1779).

 

Royer (n. m.) : Charron. (« Nicolle Salle royer », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Ruau (n. m.) : Ruisseau. (« et a prendre aussy par le millieu dun petit ruau proche le fossé », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Saillon (n. m.) : Sillon (« … consernant sept saillons de terre a prandre en certaines pieces appellees la Trancharderye », Fillé sur Sarthe, 1656).

 

Sarge (n. f.) : Etoffe de laine (« Un mauvais bois de lit de noyer son entour de sarge verte », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Sarger (n. m.) : Serger ; personne qui fabrique les tissus de laine. (« … en presence de François Loyseau sarger demeurant audit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Saufat (n. m.) : Sofa. («Item un saufat a quatre places couvert de damas cramoisy », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Sauvageaux (n. m.) : On trouve la forme « sauvageon » dans le dictionnaire. Ce sont de jeunes arbres sauvages qu’il faut greffer par la suite. C’est très souvent une des conditions dans un bail. « Et planteront quatre sauvageaux fait de pommiers ou poiriers de pepinieres chacun ans et le les enter de bonnes especes », Voivres Lès Le Mans, 1760).

 

Seille (n. f.) : Une bancelle, parfois pour traire les vaches. (« Item deux sailles le casseau et le godet », Guécélard, 1675).

 

Selle (n. f.) : Désigne un petit banc à usages multiples. (« Item une vielle selle a laver la laisive », Fillé sur Sarthe, 1647).

 

Sepée (n. f.) : souche d’arbre sur laquelle repoussent de jeunes branches. (« Les dites portions séparées par des sepées d’aune, de saule et autre mort bois », La Suze sur Sarthe, 1770).

 

Sepmetiere (n. m.) : Cimetière. (« Faict et passe ou sepmetiere dudit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Seran faux crochets (n. m.) : Appareil pour peigner la filasse de chanvre, de lin, d’orties, etc. (« un serans à faux crochets », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Sereure (n. f.) : Serrure. (« auquel y a une chaigne et collier de fert avec sereures », Etival Lès Le Mans, 1645).

 

Sergent (n. m.) : Simple officier de justice qui transmet des documents officiels. On trouve fréquemment la forme « sergent royal ». (« Maître Francois Brossard sergeant demeurant audit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1642).

 

Serger (n. m.) : Personne qui fabrique des serges (étoffe de laine). On trouve plus souvent la forme « sarger ». ( … ladite venderesse comme héritiere de Sulpice Bafour serger », La Suze sur Sarthe, 1783).

 

Serment (n. m.) : Sarment. (« une charte de gros boys de chauffage et fagots tant de serment que autres bois », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Serpier (n. m.) : Serpe. (« un vieil serpier avec son manche », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Seulle (n.f.) : Grosse poutre à la base d’un mur à pans de bois. (« La seulle de la cloison entre ladite maison et ladite chambre froide est pourie », Voivres Lès Le Mans, 1756).

 

Sieur (n. m.) : Titre honorifique porté par des personnes de quelque importance dans un village. Il n’est que rarement utilisé pour les nobles. (« … ledit sieur acquereur », Fillé sur Sarthe, 1642).

 

Sinas (n. m.) : Plancher composé de branchages posés sur des solives au dessus des étables afin de faire un grenier à foin. (« lesd(its) toits [à porcs] sont sans sinas ou plancher», La Suze sur Sarthe, 1768).

 

Somme (n.f.) : Charge portée par un animal. (« et une somme de cheval de sable pour recrester », Voivres Lès Le Mans, 1751).

 

Souloir (v.) : Avoir coutume de. (« un clotteau de terre qui soulloict estre en lande », Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Sourcelles (n. f.) : maçonneries basses d’un bâtiment (« Et en l’egard des reparation des sourcelles despandant desdits bastiments », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Sourcelure (n. f.) : maçonnerie basse d’un bâtiment. («  depuis le mur de sourcelure de ladite cloison à claire voie », La Suze sur Sarthe, 1779).

 

Stercorer (v.) : Vient du latin stercus qui veut dire excrément, fumier. Apporter un engrais naturel à la terre. (« de les stercorer de bon terreau », Voivres Lès Le Mans, 1780).

 

Subsides (n. m.) : Versement en nature fait chaque année au bailleur par le locataire. («  … de fournir par formes de subsides neuf poulardes grasses », Voivres Lès Le Mans, 1760).

 

Tabellion (n. m.) : Officier public qui conserve des actes et en délivre des copies (les grosses). (« Daniel Lelong notaire et tabellion royal aux pays et compte du Maine demeurant et rezidant au bourg de Fillé », Guécélard, 1675).

 

Tailleur d’habits (n. m.) : Personne qui fabrique les vêtements. On en trouve au moins un par village. (« Jacques Roullard marchand tailleur dabitz demeurant paroisse de Spay », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Tendre (v.) : Aller vers. (« et dau(tr)e bout au chemin tendant dud(it) lieu de la Gaultraye aud(it) chemin de Champlambert », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Teroisse (n. f.) : Grosse souche d’arbre avec une grosse tête plusieurs fois émondée. En patois sarthois, on trouve « térouesse ». (« … a prandre a tirer en droite ligne par le pied deune petitte teroisse », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Terrasseur : Ouvrier ou artisan qui fabrique le torchis. (« En oultre faire six journée de masson et six de terrasseur fournies de touttes matieres », Guécélard, 1722).

 

Tireur d’étaim (n. m.) : Dit aussi « peigneur » ; il travaille la laine en la trempant dans l’huile pour la rendre plus souple. De 20 livres de laine nettoyée, il obtient 12 livres d’étaim. Ensuite la laine est remise aux fileuses. Dans certains actes de la fin du 18ème siècle, une même personne est dite « tireur d’étaim » et également « serger ». (« Georges Levasseur tireur d’étaim », Roëzé sur Sarthe, 1786).

 

Tixier (n. m.) : Tisserand. (« Jehan Godefray tixier en thoiles et Catherine Virfolet sa femme », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Toile de brin (n. f.) : Toile obtenu à partir du chanvre. (« Item seze draps partyes de thoille de brin de chacun quatre aulnes », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Toise (n. f.) : Unité de longueur (1,949 m.) souvent utilisée dans les baux. (« … et pour celles des hayes et fossés en reparent chacuns ans cent cinquante toises es endroits les plus necessaires », Guécélard, 1729).

 

Tournans et virans (n. m.) : Terme de meunerie ; ce sont les pièces mobiles d’un moulin (les meules et le mécanisme). (« lesdits moulins de Spay tant en domaine, roues, rouets, meulles, moullages, tournans et virans. », Spay, 1727)

 

Travail (n. m.) : dévidoir à écheveaux. On trouve aussi « travoier ». (« Un travail et dix fuseaux », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Traversier (n. m.) : Traversin. (« un autre traversier a taye de couetty le tout garny de mauvaize plume d’oye toutte uzée », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Traverslict (n. m.) : Traversin. (« Item une couette de lict un traverslict et deux orillers de vieille plume et une vieille couette de sarge sur fil blanche », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Travouil (n. m.) : Voir Travail.

 

Tringue (n. f.) : Tringle. (« Item huit rideaux de croizée de toille ouvrée avec leurs tringues », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Troisse (n. f.) : Grosse souche d’arbre avec une grosse tête plusieurs fois émondée. En patois sarthois, on trouve « térouesse ». (« madite dame se rezervant touttes les troisses seiches », Guécélard, 1728).

 

Tuilottier (n. m.) : Personne qui travaille dans une tuilerie. (« Aux charges en outre par l’adjudicataire de dependre de tous les marchés faits avec les ouvriers tuilottiers », Saint-Jean-du-Bois, 1767).

 

Vendition (n. f.) : Contrat de vente. (« La vendition faicte par lesdits vendeurs audit sieur acquereur », Fillé sur Sarthe, 1642).

 

Vental (n.m.) : battant de porte (« Les entrées des bancs auront dix sept pouces de large, sans aucun vental », La Suze sur Sarthe, 1785).

 

Verouil : Verrou (« garnie de pentes et gonds suffisants et d’un vérouil », La Suze sur Sarthe, 1779).

 

Vesseaul d’avettes (n. m.) : Ruche. (« de cinq vesseaulx davettes », Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Vin de marché (n. m.) : Commission versée sur une transaction. (« En vin de marche a este mins trente sols paye comptant par lacquereur », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Visite et montrée (n. f.) : Etat des lieux qui est parfois fait lors d’un changement de locataire. (« … avec faculté à eux d’y faire faire telle visite et montrée que bon leur semblera », La Suze sur Sarthe, 1782).

 

Vitrix (mot latin = qui lie) : terme utilisé dans les actes pour désigner le mari, tuteur des enfants issus d’un précédent mariage de sa femme (« ledit Barassé sera vitrix et tuteur institué par justice aux personnes et biens des enfants mineurs issus de ladite Deshaies et dudit défunt Rochelle », La Suze sur Sarthe, 1776).

 

Volier (n. m.) : Pied de vigne le long d’un mur. (« Quant à un volier attaché au dit pignon, il est reconnu qu’il a son pied près le pan de mur », La Suze sur Sarthe, 1781).

 

Voulge (n. m.) : Vouge, croissant ; outil à lame courbe comme une faucille qui sert à élaguer. (« Item un voulge », Voivres Lès Le Mans, 1639).

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 09:08
Quelques photographies du site du moulin de Fillé sur Sarthe
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Quelques photographies du site du moulin de Fillé sur Sarthe
Quelques photographies du site du moulin de Fillé sur Sarthe
Quelques photographies du site du moulin de Fillé sur Sarthe
Quelques photographies du site du moulin de Fillé sur Sarthe
Quelques photographies du site du moulin de Fillé sur Sarthe
Quelques photographies du site du moulin de Fillé sur Sarthe
Quelques photographies du site du moulin de Fillé sur Sarthe
Quelques photographies du site du moulin de Fillé sur Sarthe
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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 15:09

Le décor

La décoration romane est assez sommaire sur nos églises rurales. Mais certains éléments sont visibles telle la bichromie utilisée dans le portail de l'église de Chemiré.

A La Suze, le mur de la nef est orné d'une frise de roussard en épis de blé. A Athenay le mur du pignon est orné d'un décor en sablier, un peu dans le même esprit que la décoration visible sur la muraille gallo-romaine du Mans.

Aperçu sur les églises médiévales de la région de La Suze (72) - Partie 2
Aperçu sur les églises médiévales de la région de La Suze (72) - Partie 2

Le clocher

Le clocher occupe une place importante dans l'architecture des églises. Il semble cependant que les petites églises n'aient été équipées que d'un clocher-mur comme on en voit encore à Flacé ou à Spay où l'on devine les vestiges.

Aperçu sur les églises médiévales de la région de La Suze (72) - Partie 2
Aperçu sur les églises médiévales de la région de La Suze (72) - Partie 2

Plus tard seront édifiés des clochers-tours parfois imposants. En se rendant au sommet de ces tours, on comprend aisément la fonction défensive de ces constructions.

Aperçu sur les églises médiévales de la région de La Suze (72) - Partie 2
Aperçu sur les églises médiévales de la région de La Suze (72) - Partie 2
Aperçu sur les églises médiévales de la région de La Suze (72) - Partie 2

La crypte

L'église Saint Julien le Pauvre à La Suze est la seule de la région à avoir une crypte. Y étaient inhumés les membres de la famille des seigneurs de La Suze ; elle fut vidée lors de la Révolution.

On y accédait depuis la nef par deux couloirs latéraux.

Aperçu sur les églises médiévales de la région de La Suze (72) - Partie 2
Aperçu sur les églises médiévales de la région de La Suze (72) - Partie 2

Une particularité : l'église d'Etival

L'église d'Etival est sans rapport avec les autres églises médiévales du canton. Alors que toutes les autres sont à nef unique, celle d'Etival est composée d'une nef centrale avec deux bas-côtés.

De même que les nefs romanes sont percées de trois baies sur chaque mur, on compte quatre fenêtres hautes à Etival. La nef est séparée des bas-côtés par de puissants massifs de maçonnerie de section rectangulaire. Le portail n'est pas centré ; de l'extérieur on ne remarque rien. Mais une fois à l'intérieur, on constate sur la droite un portail aveugle qui créé la symétrie.

 

 

Aperçu sur les églises médiévales de la région de La Suze (72) - Partie 2
Aperçu sur les églises médiévales de la région de La Suze (72) - Partie 2
Aperçu sur les églises médiévales de la région de La Suze (72) - Partie 2

Peut-on dater ces églises ?

Souvent on date ces églises par comparaison avec d'autres édifices religieux qui ont chronologie bien établie. Mais nous avons la chance d'avoir pour Roézé un texte médiéval qui précise la chronologie. Il s'agit d'un extrait du cartulaire de l'abbaye de la Couture au Mans qui précise que Lodon a fait construire l'église de Roézé. Or on sait par le nom des personnages cités dans ce document que cette construction a pu se faire autour des années 1032-1051.

Aperçu sur les églises médiévales de la région de La Suze (72) - Partie 2

On peut penser que les églises de la région de La Suze qui utilisent également la technique des lits de moellons ont été édifiées au 11ème siècle.

 

 

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 10:18

En septembre 2012 était inaugurée à Louplande une borne commémorant la présence de l'aérodrome A36 implanté sur la commune à partir du mois d'août 1944. Nous n'avions pas été convié à cette inauguration. Un oubli sans doute … Dont acte.

 

Une bourde à Louplande

Il est vrai que nous résidons dans des communes voisines de celle de Louplande et qu'il était sans bien difficile de nous retrouver même si nous avions eu des échanges de mails avec la municipalité de Louplande sur le dit aérodrome américain quelques mois avant ladite inauguration.

Oublié sans doute notre article publié dans la revue historique « La Province du Maine » en 2002 dans lequel nous retracions l'historique de cet aérodrome A36 après plusieurs mois d'enquête pour retrouver des documents inédits et des témoins.

 

Une bourde à Louplande

Oubliée également l'exposition sur l'A36 montrée dans diverses communes de la région, dont celle de Louplande, ainsi qu'à l'aéroport du Mans. Oubliée aussi la réalisation à l'époque d'une cassette VHS dans laquelle témoignent des habitants de Louplande et des communes environnantes.

 

L'important est bien sûr que l'on parle du Patrimoine et de l'Histoire ; l'inauguration de la borne n'est que secondaire. Dont acte.

 

L'univers des gens qui s'intéressent de près au patrimoine étant assez restreint, il nous est arrivé dans les mains, il y a quelques mois, un petit opuscule publié par la commune de Louplande. Il a été édité à l'occasion de la fameuse inauguration de la borne. Pourquoi pas.

Mais en y regardant de plus près, une bonne partie des informations sur l'historique du dit aérodrome américain vient de nos publications. Très étonnant puisque nous n'avions pas été sollicité pour la diffusion de nos recherches historiques. La commune nous avait juste demandé l'autorisation pour un article dans le bulletin municipal, accord donné sans la moindre difficulté.

Une bourde à Louplande
Une bourde à Louplande

 

A la suite de ce constat, nous avons demandé à rencontrer le maire de Louplande et quelques conseillers municipaux afin d'avoir quelque éclaircissement sur ce plagiat. Monsieur le Maire reconnaît la bourde et s'excuse au nom du Conseil Municipal. C'est d'autant plus regrettable que nous aurions donné notre accord, nos documents et nos conseils sans aucun scrupule. Dont acte. Incident clos.

 

 

En fait, cette mésaventure met en avant la difficulté qu'ont nos collectivités territoriales face à la thématique du Patrimoine et de l'Histoire. Espérons qu'en cette période électorale, les candidats réfléchissent à l'importance de ce thème aussi important que l'économique et le social dans une commune. Les communes ont trop souvent tendance à croire que « faire du patrimoine » est très simple. Il n'en est rien et cela requiert une approche sérieuse et réfléchie afin d'éviter de se retrouver dans de fâcheuses postures !

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