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  • : Histoire du canton de La Suze sur Sarthe
  • : Infos sur l'histoire et le patrimoine des communes du canton de La Suze sur Sarthe (72)
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17 octobre 2020 6 17 /10 /octobre /2020 16:24

Louis Théodore BESNARD

 

Louis Théodore Besnard est né à Mézeray le 2 juillet 1841. Son acte de naissance précise qu’il est prénommé Louis François et en marge est écrit Louis Henri. Il est le fils de Christophe Besnard, cultivateur à Champ Rouge, et de Marie Vincent. Il meurt à l’ambulance du château de Draveil (91) le 28 décembre 1870. Son nom est inscrit sur un monument pour une sépulture collective dans le cimetière communal de Draveil (91).

Le 115ème régiment d’infanterie de ligne a participé en décembre 1870 à la défense de Paris alors encerclé par les Prussiens. Il prend part à la bataille de Champigny les 1er et 2 décembre 1870.

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 15:31

François Louis BEDOUET

 

François Louis Bedouet était garde mobile de la Sarthe, 3ème bataillon, 3ème compagnie. Il est né à Chemiré-le-Gaudin le 20 août 1849 de François Bedouet, journalier aux Boulinières, et de Françoise Bouteloup. Le registre des matricules militaires de la garde nationale mobile de 1869 le dit cordonnier résidant à Fercé et sachant lire et écrire.

Entré à l’hôpital civil d’Orléans le 13 novembre, il y décède le lendemain des suites d’une blessure provoquée par une balle reçue dans le larynx. Mais l’information sur le registre des matricules militaires n’est pas claire. Une première mention, raturée, signale qu’il serait décédé quelques jours plus tôt sur le champ de bataille de Coulmiers (45). L’abbé Morancé, aumônier du 33ème mobile, le dit également décédé le 9 novembre. On peut donc imaginer qu’il y fut très grièvement blessé avant d’être évacué sur l’hôpital d’Orléans où il meurt.

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 20:16

Stanislas BARBOT

 

Stanislas Barbot est né le 16 juillet 1848 à la Colayère à Saint-Jean-du-Bois (72) de James Barbot, cultivateur, et de Marguerite Lejeune. La liste départementale du contingent de la classe 1868 le décrit ainsi : résidant à Roézé il mesure 1m.56, a les cheveux châtains, les yeux roux et le front bas ; il a un gros nez et une grande bouche, le menton rond et un visage ordinaire. Les seuls signes particuliers mentionnés sont ses tâches de rousseurs. Il exerce alors la profession de cultivateur à Roézé où ses parents résident au Meslier depuis une douzaine d’années, mais ne sait ni lire ni écrire.

Soldat entré au 44ème régiment de ligne en octobre 1869, il est fait prisonnier de guerre et meurt à l’ambulance de la garnison de Dantzig où il est entré le 16 décembre 1870 ; il y meurt de phtisie le 10 février 1871 Son acte de décès est enregistré à Roézé en mai 1873.

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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 13:29

Camille BARATHON

 

Camille Barathon est décédé à l’ambulance de La Suze le 17 janvier 1871 ; on le dit alors lieutenant au 3è de hussard. L’acte de décès contient trop peu d’informations pour arriver à retrouver la commune de naissance de cet individu sûrement originaire d’un autre département. Mais il se pourrait cependant que ce soldat mort à La Suze corresponde à un Jean-Camille Barathon né à Blet (18) le 29 novembre 1839, les recensements de cette commune le prénommant d’ailleurs Camille.

La date de son décès évoque encore une fois une victime de la bataille du Mans (11 et 12 janvier 1871). C’est sans doute lui qui est élevé au grade de sous-lieutenant le 2 novembre 1870 alors qu’il est maréchal des logis au corps du 2ème régiment de hussards.

A noter que le 3ème régiment de hussards participera à la répression de la Commune de Paris lors de la Semaine sanglante (21 au 28 mai 1871).

Guerre de 1870 morts du Val de Sarthe : Camille Barathon
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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 17:16

Julien BAGLIN

 

Julien Baglin, garde mobile, décède à l’ambulance de La Suze le 15 janvier 1871. On le dit alors domicilié à Parigné-près-Mayenne (Parigné-sur-Braye dans le département de la Mayenne) où son acte de décès est bien enregistré dans le registre pour l’année 1871. Il est né à Parigné-sur-Braye (53) le 27 juillet 1846 de Julien Baguelin et de Virginie Laigre.

Son décès intervient dans les jours qui suivent immédiatement la bataille du Mans. Les blessés sont évacués vers les centres de soins disponibles. A La Suze, les sœurs de la Charité les accueillent dans leur ambulance. C’est là qu’il décède.

La bataille du Mans (11-12 janvier 1871), dite parfois bataille d’Auvours, a anéanti l’armée de la Loire du général Chanzy. On compte environ 7000 tués et blessés du côté français et environ 22 000 prisonniers.

Guerre de 1870 morts du Val de Sarthe : Julien Baguelin
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10 octobre 2020 6 10 /10 /octobre /2020 20:33

Pierre Louis ALLARD

 

Né à Roézé le 29 juillet 1848 de Pierre François Allard et de Louise Jamin domiciliés à Fillé-Guécélard, il réside à Allonnes lors de son inscription dans le registre des matricules militaires. Il est alors cultivateur et mesure 1,61 m. ; son degré d’instruction est évalué entre 1 et 2 c’est à dire qu’il sait lire et écrire.

Le conseil de révision indique qu’il est exempté du service militaire par son numéro. Il est appelé en août 1870 et décède à Orléans le 8 novembre 1870 selon le registre des matricules militaires.

Son acte de décès est retranscrit à Fillé-Guécélard en 1872 mais donne pour date du décès le 13 novembre 1870. Il est mort à Boulay (45) des suites de fatigue et d’un chaud-refroidi.

Pierre Louis Allard était garde mobile de la Sarthe et faisait donc partie de l’armée de la Loire formée par Léon Gambetta. Cette armée affronte les Prussiens dans la Beauce entre octobre et décembre 1870. On peut penser que Pierre Louis Allard est mort au moment de la bataille de Coulmiers (45) qui se déroule le 9 novembre 1870.

Guerre de 1870 morts du Val de Sarthe : Pierre Louis Allard
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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 17:15
ALLARD Pierre Louis
BAGLIN Julien
BARATHON Camille
BARBOT Stanislas Henri
BEDOUET François Louis
BESNARD Louis Théodore
BEUNARDEAU Elie Auguste
BIZERAY Auguste
BLANCHARD François
BLANCHARD Louis
BOBET Louis Constant
BODREAU Louis
BOEME Pierre Henri
BORDIER Joseph
BORDIER Julien
BOULESTEIX Jacques
BOULEUX Pierre
BOUTELOUP Etienne
BOUTIN Valentin
BRETEAU Marin
BRIFFAULT François Pierre
BRIFFAULT Louis Auguste
CHAILLOUX Pierre
CHALOPIN Louis
CHANTOISEAU Alexandre
CHAUDEMANCHE François
CHEVALLIER Jacques
COMPAIN Louis
CORVAISIER Clément
COUDRAY Louis
DABOINEAU Jules René
DAVID Louis René
DEGOULET René
DROUARD Auguste
DROUARD Louis
DUTERTRE Félix François
DUVEAU Louis
FAVERIE Adolphe Alexandre
FEUFEUX Alexandre
FOURREAU René
FRETAULT Jean Louis
GAUDRIAU François
GAUDRIAU Pierre
GAULUPEAU Jacques
GOHON Jean
GRANDVAL Alexandre
GUERIN Charles
GUINTON Léonard
GUYET Alexandre
GUYET Almire René
HOULBERT Pierre
JAMIN Louis
LABBE Eugène Louis
LANDRIS Louis
LEBOUC Julien
LEDRU François
LEGAY Louis Frédéric
LEMAITRE Louis
LENOIR Paul
LEROY Julien
LESTUDIE Louis
MARCHAND René
MARTIN Julien
MAUNOURY Jean François
MEUNIER Arsène
MOREAU Alphonse Adolphe
MORIN François
ORY François
PESLIER Jean Alexandre
PIRON Louis
PIVRON François
PLOT Alexandre
POUPART Joseph
ROCHER Pierre
ROTTIER René
ROYER Louis
SAUDUBRAY Constant
SAUVAGE Louis
SEPRE Julien
SOLDET François
TANSORIER Pierre
TERUIN François Auguste
THELOU Auguste
TREILLAN Jean
TROUVE Alexis
TURPIN Joseph
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1 septembre 2020 2 01 /09 /septembre /2020 18:00

Dans le cadre de son cycle sur les églises du XXème siècle, le CAUE (Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement) de la Sarthe propose une visite des vitraux de l'église Saint Pierre et Saint Paul de Parigné le Pôlin.

On peut s'y inscrire sur le site du CAUE : https://www.caue-sarthe.com/cycle-de-visites-deglises-patrimoine-xx/

Vitraux de l'église de Parigné-le-Pôlin - Visite du 11 septembre 2020
Vitraux de l'église de Parigné-le-Pôlin - Visite du 11 septembre 2020
Vitraux de l'église de Parigné-le-Pôlin - Visite du 11 septembre 2020
Vitraux de l'église de Parigné-le-Pôlin - Visite du 11 septembre 2020
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20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 16:41

Les plaques de cocher sont des poteaux indicateurs ou plaques indicatrices en fonte posés à certains carrefours à partir de 1835. Il en reste quelques-unes en Val de Sarthe et les cartes postales du début du XXème siècle permettent d’en connaître d’autres malheureusement aujourd’hui disparues.  

Commune de Chemiré-le-Gaudin - Plaque à Saint-Benoît

Commune de Chemiré-le-Gaudin - Plaque à Saint-Benoît

Le 5 novembre 1833, Baptiste Alexis Victor Legrand, Conseiller d’État chargé de l’administration des ponts et chaussées et des mines, demande aux préfets d’établir un rapport dans lequel ils devront présenter leurs propositions « tant sur le mode construction et sur la dépense des poteaux dont il s’agit que sur le choix de leur emplacement ». Cette circulaire est suivie d’une autre en date du 15 avril 1835 et qui fait le bilan des rapports reçus :

« 1°. Des poteaux indicateurs seront placés aux intersections des routes royales, soit entre elles, soit avec les routes départementales, lorsque les points d'intersection sont en dehors des lieux habités; des tableaux indicateurs seront placés sur les murs des maisons, à l'entrée et à la sortie des villes, bourgs et villages ;

2°. Ces poteaux et tableaux indicateurs seront établis et entretenus sur les fonds destinés à l'entretien des routes royales ;

3º.On construira les poteaux, soit en fonte, soit en pierre, soit en charpente, suivant les circonstances locales ; mais toujours en cherchant à concilier l'économie avec les considérations relatives à la durée et aux frais ultérieurs de l’entretien ; […]

4° Les tableaux seront peints immédiatement sur les murs ou sur un enduit de mortier fin et entouré d'un cadre de même matière ;

5° Les lettres seront écrites en blanc,sur un fond bleu de ciel foncé. »

L’entretien des poteaux est du ressort des cantonniers selon le nouveau règlement publié le 10 février 1835 :

« 6. Du travail des cantonniers. — Le travail des cantonniers consiste à maintenir ou à rétablir la route chaque jour,et autant que possible à chaque instant,de manière à ce qu'elle soit sèche, nette, unie, sans danger en temps de glaces, ferme et d'un aspect satisfaisant en toute saison. A cet effet, ils devront, suivant les ordres et les instructions qui leur sont donnés au besoin […]

15° Veiller à la conservation des bornes kilométriques, des poteaux indicateurs et des repères de nivellement établis sur la route ».

 

On y précise également comment on recrute les dits cantonniers :

« ART.1er . Définition du service des cantonniers. — Les cantonniers sont chargés des travaux de main-d'œuvre relatifs à l'entretien journalier des routes, sur une certaine étendue de route qui prend le nom de canton.

Ils doivent obéissance, pour tout ce qui a rapport à leur service, aux ingénieurs,conducteurs et autres agents de l'administration des ponts et chaussées.

2. Nomination des cantonniers. — Les cantonniers sont nommés et congédiés par l'ingénieur en chef, sur la proposition de l'ingénieur ordinaire.

La liste de ces ouvriers est remise par l'ingénieur en chef au préfet,qui peut exiger le renvoi et le remplacement de ceux sur le compte desquels il aura reçu des renseignements défavorables.

3. Conditions d'admission. — Pour être nommé cantonnier, il faut :

1° Avoir satisfait aux lois sur la conscription, et ne pas être âgé de plus de quarante-cinq ans ;

2° N'être atteint d'aucune infirmité qui puisse s'opposer à un travail journalier et assidu ;

3° Avoir travaillé dans des ateliers de construction ou de réparation de routes ;

4° Être porteur d'un certificat de moralité délivré par le maire de la commune ou le sous-préfet de l'arrondissement. Les postulants qui sauront lire et écrire seront préférés. »

Le « Manuel des aspirants au grade d'ingénieur des ponts et chaussées » publié en 1856 nous apporte certaines précision :

« Poteaux indicateurs. — Ces poteaux sont placés aux intersections des voies de terre ; lorsque les points de ces intersections se trouvent en dehors des lieux habités, ils sont construits en fonte, en pierre ou en charpente, suivant les localités, en conciliant, autant que possible, les conditions de durée avec l'économie dans la dépense de construction et d'entretien. […] Le poteau en fonte (fig.13) est composé de deux parties : une colonne creuse et une pièce qu'on adapte au-dessus, portant les branches qui indiquent pour chaque route les distances du poteau aux lieux habités les plus voisins ou les plus importants. Cette seconde pièce, qu'on coule séparément de la colonne, est composée d'un disque cylindrique et de deux parties planes,f aisant entre elles le même angle que celui de l'intersection des deux routes. C'est à ces parties qu’on fixe ensuite par des boulons les deux branches du poteau. Le disque s'adapte sur la colonne, dont il forme la partie supérieure du chapiteau, au moyen de deux boulons qui le traversent, scellés par un bout dans l'épaisseur du renflement formé par le chapiteau, et portant à l'autre des écrous qu'on serre sur la face supérieure de ce disque »

 

Les indications routières deviennent de plus en plus essentielle avec l’augmentation de la circulation et le développement des axes routiers puis, plus tard, avec l’apparition des automobiles.

Voivres - La signalétique actuelle en dessous du fantôme d'une plaque indicatrice (un autre se trouvait sur le mur donnant sur la route de Louplande).

Voivres - La signalétique actuelle en dessous du fantôme d'une plaque indicatrice (un autre se trouvait sur le mur donnant sur la route de Louplande).

On sait qu’en 1845 par des délibérations du Conseil général de la Sarthe qu’il a été payé l’achat et la pose de poteaux indicateurs sur les routes départementales.

Extrait du catalogue de la fonderie Bouilliant (1849)

Extrait du catalogue de la fonderie Bouilliant (1849)

En 1854, le Préfet de la Sarthe dresse un bilan de la situation aux membres du Conseil général de la Sarthe :

« Aux termes de l'article 379 du règlement du 9 septembre 1854, des poteaux indicateurs doivent être placés aux intersections des chemins vicinaux de grande communication, soit entre eux, soit avec les routes impériales ou départementales, lorsque ces points d'intersection sont situés en dehors de lieux habités. Nos chemins de grande communication sont maintenant assez avancés pour qu'il semble utile de s'occuper aujourd'hui de l'exécution d'une mesure justifiée par l'avantage qu'elle doit procurer aux voyageurs, en leur évitant toute incertitude sur la direction qu'ils ont à suivre. Ces poteaux seront en fonte, et présenteront ainsi les conditions d'une durée indéfinie, et, pour ainsi dire, sans aucun besoin d'entretien. La dépense, pour tout le Département, sera seulement de 4,000fr., et M. le Préfet vous prie de l'autoriser.

Nous nous sommes demandé, un instant, s'il ne vaudrait pas mieux la diviser sur deux années ; mais il nous a été répondu que la fourniture serait obtenue à de meilleures conditions si elle était faite en une seule fois, et dans un seul cours d'opérations de fonderie ; et comme, après tout, la somme est minime, et que son prélèvement ne retardera la marche de nos ateliers que dans une proportion insignifiante, nous vous proposons de donner votre assentiment à ce projet. »

 

En 1860, une circulaire préfectorale demande aux maires de voter le financement d’une plaque indicatrice en fonte et également de proposer un lieu d’implantation.

Le conseil municipal de Cérans-Foulletourte vote l’achat d’une plaque en fonte. La délibération nous apporte quelques précisions sur les circonstances de l’achat ainsi que sur son positionnement :

« L’an mil huit cent soixante, le onze novembre, le Conseil Municipal de Cerans Foulletourte, réuni en session ordinaire de novembre, ayant pris connaissance de la circulaire préfectorale du 28 juillet 1860, relative à l’établissement de poteaux ou tableaux d’indications sur les chemins vicinaux vote a l’unanimité la dépense de 12 francs nécessaire pour obtenir le placement au bourg de Foulletourte, d’une plaque en fonte portant le nom de la commune et l’indication de distance au chefs lieux administratifs, et ainsi qu’elle est mentionnée dans la circulaire préfectorale précitée.

Le Conseil désire qu’elle soit placée sur l’une des faces de l’angle du mur de la maison de l’hôtel de France, situé sur la route impériale n°23 et sur la place marchande de Foulletourte, et dans le lieu le plus apparent de ce bourg. »

Délibération du Conseil municipal de Cérans-Foulletourte

Délibération du Conseil municipal de Cérans-Foulletourte

Cérans Foulletourte

Cérans Foulletourte

En 1864, le Conseil municipal est à nouveau sollicité et donne un avis favorable à une demande du sous-préfet de La Flèche sur l’implantation de poteaux indicateurs sur les chemins vicinaux de la commune de Cérans-Foulletourte.

Cérnas Foulletourte (avant restauration et avec ses couleurs d'origine)

Cérnas Foulletourte (avant restauration et avec ses couleurs d'origine)

Cérans Foulletourte

Cérans Foulletourte

Toujours en 1860, la commune de Mézeray se prononce « sur l’établissement de plaques indicatrices dans le bourg de Mezeray à l’entrée des chemins de moyenne et de petite vicinalité, au fur et à mesure de leur achèvement afin que ceux qui les prennent y trouvent des moyens de direction ». Puis « le conseil a décidé qu’il avait réclamé pour Mezeray deux plaques en fonte, l’une pour désigner la direction qui prend le chemin qui conduit de Mezeray à La Suze, laquelle serait placée au mur de la maison d’école des garçons et l’autre pour désigner la direction que prend le chemin qui conduit de Mezeray à La Flèche laquelle serait placée près d’un mur appartenant à M. Jousselin au carrefour dit des Grandes Maisons ».

Mézeray

Mézeray

A Saint-Jean-du-Bois, le Conseil municipal donne aussi son avis :

« Après avoir deliberé, sur ces motifs, le conseil municipal a l’unanimité vote la somme de douze francs pour le prix de cette plaque et la pose et le Maire designe pour le lieu de son placement la maison de M. Bidois occupée par la buraliste (marchande tabac) comme étant à l’entrée du bourg et le lieu le plus apparent sur le passage ou à un bâtiment au milieu du bourg appartenant à M. le marquis de Chamillard de son lieu du Prieuré sur la rue vis-à-vis du cimetière. Le conseil municipal croit qu’elle serait mieux au mur de cloture du jardin de la cure sur la route de Noyen à La Suze vis-à-vis du bourg de Saint Jean du Bois. Maintenant l’autorité jugera l’endroit le plus convenable. C’est les seuls endroits où elle puisse être mise à moins de la mettre sur un poteau. »

Plaques de cocher en Val de Sarthe
Plaques de cocher en Val de Sarthe

Le Conseil municipal de Voivres s’exprime dans le même sens :

« Est d’avis

1° de voter une somme de douze francs pour l’acquisition de cette plaque et pour acquitter les frais.

2° que ladite plaque soit placée à l’entrée du bourg partant de la route de Saint Leonard à celle qui va joindre celle du Mans.

3° que la somme votée sera prise sur des fonds autres que les ressources spéciales des chemins ruraux. »

Voivres Lès Le Mans - Plaque sur le café Bouteillé

Voivres Lès Le Mans - Plaque sur le café Bouteillé

vres Lès Le Mans - Poteau indicateur au carrefour avec la route menant vers Etival

vres Lès Le Mans - Poteau indicateur au carrefour avec la route menant vers Etival

Voivres Lès Le Mans - Plaque entre le bourg et la gare

Voivres Lès Le Mans - Plaque entre le bourg et la gare

La guerre de 1870-1871 a provoqué certains dégâts sur la signalétique. Dès lors le département de la Sarthe se lance dans une réflexion sur la signalétique routière et en panneau sur les panneaux directionnels :

« Il a été établi des poteaux et des plaques murales sur les chemins de grande communication nos 29, 30, 32 et 33, et sur les chemins d'intérêt commun nos 5, 9, 11, 24, 29, 39, 46, 50, 56, 58, 74 et 79. Ceux des chemins de grande communication nos 10 et 17, dégradés pendant la guerre, ont été réparés. » (Conseil général de la Sarthe, 1875)

 

En 1877, M. Gasselin, du Conseil général de la Sarthe, pose la question des panneaux indicateurs :

« La multiplicité des chemins vicinaux va rendre très utile l'établissement de poteaux indicateurs, sans lesquels les voyageurs étrangers au pays seraient souvent exposés à faire fausse route et qui me semblent l'utile complément de notre système vicinal. Les légendes portées par ces poteaux pourraient dispenser, jusqu'à un certain point, de la pose de bornes kilométriques. La dépense se ferait successivement et serait acquittée sur les ressources vicinales. »

La problématique revient en 1881 ; l’installation des poteaux indicateurs est évoquée lors des débats du Conseil Général de la Sarthe :

« Poteaux indicateurs. — Le Conseil appuie le vœu du Conseil d'arrondissement du Mans demandant que des poteaux indicateurs soient placés à tous les embranchements de chemins vicinaux. » Ce à quoi il est répondu :

« Cette mesure nécessiterait une dépense considérable. Des poteaux indicateurs existent déjà sur tous les chemins de grande communication et sur un certain nombre de lignes d'intérêt commun. »

 

Plusieurs communes sarthoises se plaignent du manque d’équipement. Voici par exemple ce qui est dit dans le compte-rendu du Conseil général de la Sarthe en 1889 à propos de la commune de La Bazoge, mais qui reflète la situation dans le département :

« 4° Vœu de la commune de La Bazoge pour l'établissement de poteaux indicateurs sur tous les chemins du Département.

Par une délibération en date du 12 mai 1889, le Conseil municipal de La Bazoge émet le vœu que des poteaux indicateurs soient établis dans toutes les communes du Département, prie M. le Préfet de soumettre la question au Conseil général à la prochaine session d'août et prend l'engagement de contribuer à la dépense dans la proportion qui incomberait à chaque commune.

Les divers Conseils d'arrondissement vous ont déjà, Messieurs, saisisplusieurs fois de vœux semblables et vous connaissez tout l'intérêt que présente la question. Votre Commission des Routes espère que, dans un avenir prochain, l'état d'avancement dû réseau vicinal pourra vous permettre d'affecter des ressources suffisantes à cet objet qui doit avoir le caractère d'une mesure générale.

M. PAIGNARD. — Il faudrait absolument pourvoir à ce que satisfaction soit donnée aux vœux qui viennent d'être rappelés. On nous a dit qu'il fallait attendre que le réseau vicinal soit fini : il me semble qu’on pourrait, sans attendre si tard, établir des poteaux indicateurs.

M. D'AILLIÈRES, rapporteur. — Le Conseil général a toujours été frappé de la nécessité de ces poteaux, et il n'est jamais entré dans sa pensée d'attendre la clôture de notre réseau vicinal avant de les établir. Mais nos travaux de vicinalité diminuent d'année en année : nos ressources nous reviennent, successivement libérées ; nous pouvons les employer à la solution de trois questions, celle de la retraite des cantonniers, celle des poteaux indicateurs et celle des chemins ruraux ; le ralentissement de nos travaux de vicinalité nous permettra de commencer très prochainement à y pourvoir, et si nous ne le pouvons dès celte année, c'est que le tableau de nos travaux est encore très chargé, spécialement pour la reconstruction de nos ponts. »

 

 

Ce manque de poteaux et de plaques est repris en 1890 :

« Bornes, plaques murales et poteaux indicateurs.

Nous avons le regret de constater que le département de la Sarthe est fort en retard sous ce rapport. Les anciennes routes départementales sont assez bien dotées, mais, sur le reste du réseau, l'on se plaint presque partout du manque de bornes et de poteaux indicateurs. Les plaques murales sont moins rares. »

 

En 1891, le Conseil général évoque le problème avec, déjà, des difficultés de financement dus au manque de dotations par l’État :

« B. — Plaques murales et poteaux indicateurs. — L'insuffisance des plaques murales et des poteaux indicateurs sur les chemins vicinaux de la Sarthe est depuis longtemps notoire et fait depuis longtemps l'objet de préoccupations. Tous les ans, des Conseils d'arrondissement rappellent la question à votre attention et tous les ans vous leur répondez que vous êtes comme eux pénétrés de son importance, mais que vous croyez devoir employer avant tout les fonds dont vous disposez à l'achèvement de notre réseau vicinal. Cette année, l’œuvre touche à son terme, et l’État ayant encore diminué sa part de subvention et l'ayant réduite à 35.000 francs, l'importance du programme de 1892 et de la part contributive du Département se sont trouvées réduites du même coup. Nous pouvons disposer d'un crédit de 7.200 francs au paragraphe 2 du Sous-Chapitre XVII du budget de 1892 ; nous vous proposons d'en former un article 13 et de l'affecter à l'acquisition de poteaux indicateurs et de plaques murales pour nos chemins vicinaux. C'est sur la proposition de M. l'Agent voyer en chef que nous vous proposons ce vote.

Seulement nous pensons comme lui qu'au moment où nous engageons une dépense relativement considérable, puisqu'elle doit, par des crédits successifs répartis sur plusieurs exercices, atteindre la somme de 33.579 francs, il est nécessaire de bien déterminer dans quelles conditions s'opérera cette dépense.

Un poteau avec ses plaques est estimé 45 francs, une plaque murale avec ses crampons, 8fr.25. Le Département ne prendra le poteau indicateur à sa charge exclusive que lorsqu'il intéressera uniquement des chemins de grande communication ou d'intérêt commun. Aux embranchements de ces chemins avec des chemins vicinaux ordinaires, lespoteaux ne seront posés qu'autant que les communes s'engageront à supporter la moitié de la dépense; il en sera de même vis-à-vis de l’État pour les embranchements de routes nationales. Ces conditions sont absolument justes; votre Commission des Routes vous propose de les adopter et, en votant le crédit de 7.200francs, d'engager définitivement la question. »

L’année suivante, 1892, les premiers poteaux et plaques sont posés :

« Poteaux indicateurs et plaques murales.

Pour la première commande de poteaux indicateurs et de plaques murales, nous avons attendu les votes émis par les Conseils municipaux à leur session de mai. Il fallait, en effet, et suivant toute justice, donner d'abord satisfaction aux communes qui consentent à payer leur part dans la dépense.

Du dépouillement des délibérations, il résulte que nous pourrons poser cette année 410 poteaux et 223 plaques dont l'acquisition sera payée, partie (7.197fr.24) par le département et partie (12.653fr.76) par les communes.

Pour continuer en 1893, nous demandons un deuxième crédit de 7.000 francs. Ainsi échelonnée, la dépense sera répartie sur une période de quatre à cinq ans et ne paraîtra pas trop lourde au budget départemental. »

L’ingénieur en chef Harel de la Noé publiait un rapport en 1895 dans lequel il précise certains points :

« Des poteaux et plaques indiquant les distances des diverses localités traversées par les routes sont également posés sur leur parcours. Depuis leur établissement, un grand nombre de voies vicinales débouchant sur ces routes ont été construites : c'est à leur intersection que le Conseil général demande qu'il soit posé des poteaux indicateurs.

Cette question a déjà appelé l'attention de l'Administration supérieure qui nous a demandé, par une dépêche ministérielle du 15 mai 1894, de la renseigner sur la dépense que nécessiterait l'établissement de poteaux indicateurs aux croisements des routes nationales et des voies vicinales. Aucune réponse n'a encore été faite aux propositions que nous avons adressées à ce sujet.

Nous ignorons si l'Administration prendra une décision pour fixer la part contributive de l'État dans l'établissement de ces poteaux. »

S’en suit cet échange :

« M. le duc de Doudeauville. — J'appuie les conclusions du rapport. Des poteaux indicateurs existent dans tous les départements. Pourquoi n'y en a-t-il pas dans la Sarthe

M. le Président. — Le débat porte sur la quotité de la subvention . L’État ne veut payer qu'un quart de la dépense. Sur les chemins vicinaux, les communes ont participé à la dépense pour moitié. Il serait surprenant que le concours de l’État pour les routes nationales fût moindre .

Les conclusions de la Commission sont adoptées. »

 

On peut également lire cette même année 1895 :

« Depuis 1892, on a posé 1.015 poteaux indicateurs et 993 plaques murales.

Quelques municipalités hésitent encore à voter la dépense, et le service des routes nationales ne m'a pas adressé ses propositions. Ces causes de retard ont fait tomber 1.169fr.01 en non-valeur; mais elles seront sans doute prochainement levées, et, comme les frais restant à la charge du Département sont de 2.200 francs environ, j'ai l'honneur de vous demander deux crédits de 1.000 francs chacun, le premier sur le budget rectificatif de 1895 (chap. XVIII, par. 1er), et le second sur le budget primitif de 1896 (chap. XVIII,par. 1). » On voit dès lors qu’à la fin du XIXème siècle le programme principal de pose de plaques murales et de poteaux indicateurs touche à sa fin.

 

C’est encore d’actualité en 1913 dans le rapport de l’Ingénieur en chef Salle :

« Des poteaux indicateurs et plaques murales sont placés à la plupart des intersections des routes nationales et des chemins vicinaux pour permettre aux voyageurs de se rendre compte des distances aux villes et aux villages, ainsi qu'aux gares des chemins de fer.

Le Conseil général a émis un vœu à sa 2e session de 1912 pour que le nombre des poteaux indicateurs soit augmenté et pour qu'ils soient complétés.

L'exécution de ce travail dépend plutôt du service vicinal et toutes les fois qu'un poteau est installé à l'embranchement d'un chemin vicinal et d'une route nationale, le service des ponts et chaussées paie la moitié de la dépense, mais le projet en est préenté par le Service vicinal.

Des poteaux de signalisation des obstacles pour la circulation automobile ont été placés en plusieurs endroits par les soins de plusieurs associations de tourisme, mais les intéressés trouvent qu'il en manque encore en nombre de points utiles à protéger et il est à penser qu'ils obtiendront de ces associations le complément de cette signalisation. »

 

En 1917, l’Ingénieur en chef Rogie dit dans son rapport :

« Bornage et poteaux indicateurs. — […] Des poteaux indicateurs et plaques murales sont placés à la plupart des intersections des routes nationales et des chemins vicinaux et permettent aux voyageurs de se rendre-compte des distances aux divers endroits qui les intéressent. »

Après la Première Guerre Mondiale se pose la question de la remise en état du réseau routier et donc également celui des poteaux indicateurs. En 1920, l’Ingénieur en chef Caussin de Perceval dit dans son rapport :

« L'amélioration des routes nationales détériorées, tant par suite de la réduction extrême de leur entretien pendant la guerre, en raison de l'affectation de la presque totalité des matériaux disponibles, à la zone des armées, que par suite de l'intense circulation des véhicules de l'armée américaine, s'est poursuivie sérieusement, depuis la délibération du Conseil général, au moyen d'emplois importants, qui, en certains points, ont revêtu le caractère de véritables rechargements. A l'heure actuelle, la situation résultant de la guerre s'est déjà modifiée, presque partout,très favorablement sur le réseau sarthois des routes nationales, et la viabilité, proprement dite, y est, en beaucoup d'endroits, identique à ce qu'elle fut avant l'année 1914. […]

Le Conseil général, en demandant la remise en état des poteaux indicateurs et des plaques, indique qu'un grand nombre de ces appareils de signalisation fait défaut.

En ce qui concerne les routes nationales, les seules dont nous ayons à nous occuper dans ce rapport, l'on peut dire qu'il ne manque pas, ou presque pas, de plaques ou de poteaux; nous nous occupons de les faire remplacer ou remettre en état. D'ailleurs, les appareils d'indication, nécessités par la présence des routes secondaires, sont posés sur l'initiative et par les soins du Service vicinal avec participation de l’État dans la dépense, et nous restons toujours prêt à accueillir toutes propositions qui, dans ce sens, viendraient à nous être présentées.

En outre, en ce moment, nous étudions, en ce qui concerne notre département, un plan général de signalisation faisant l'objet d'une circulaire du Ministère des Travaux publics et des Transports, en date du 9 août dernier, et s'appliquant tant aux inscriptions de direction et de distance, qu'à celles de localisation et aux signaux d'obstacles.

La mise en application de ce programme, dont l'échéance est fixée au 31 décembre 1921, aura pour résultat de faire disparaître un certain nombre d'appareils actuels de signalisation, plaques et poteaux, faisant double emploi avec ceux dont le modèle nous a été imposé par le Ministère des Travaux publics, et d'améliorer considérablement, sur tout en faveur de la circulation automobile, l'état de choses actuel.»

On voit donc dans ce document que la signalétique routière va changer et que c’est la fin des panneaux et plaques de cocher.

D’ailleurs en 1908 dans le rapport du premier congrès international de la route, la question des poteaux indicateurs est soulevée par Joseph Satre, membre de l’Automobile Club de France :

« Depuis une quinzaine d'années, une révolution complète s'est produite sur nos routes. Celles-ci qui, n'étaient fréquentées jadis que par des chariots de transport, par la voiture du paysan allant au marché, ou par la lente ou inconfortable diligence, sont aujourd'hui sillonnées sans cesse par les bicyclettes et les automobiles. Ce besoin toujours croissant de déplacement, cette fiévreuse et intense circulation qui va en augmentant de jour en jour, ont entièrement modifié les conditions anciennes de locomotion, et appellent forcément une révision complète des règlements généraux de la route. Il faut des mesures qui permettent au voyageur et au touriste de se guider sans peine dans les longs trajets qu'ils sont appelés à faire,et en même temps qui leur assurent, ainsi qu'à tous ceux qui usent de la route, une sécurité rendue d'autant plus nécessaire par la rapidité et l'intensité de cette circulation. […]

Il faudrait aussi adopter un modèle unique de poteaux indicateurs, par exemple celui du T. C. F. [Touring Club de France] qui est absolument lisible ; l'écriture se détache en noir sur fond clair, au lieu que les anciennes plaques de fonte aux lettres en relief ne se lisent parfois que très difficilement ou même pas du tout. […]

Il faudrait aussi que, dans les villes et les grosses agglomérations, des plaques indicatrices de direction soient placées bien en vue et de préférence sous les becs de gaz ou les lampes électriques, de façon à pouvoir être lues aussi bien le jour que la nuit. […]

Comme exemple d'une ville bien jalonnée, je puis citer Vienne (Isère) où le touriste trouve sans aucune peine sa route vers le Midi ou vers Lyon. Mais le modèle du genre me paraît être la petite ville de Sablé (Sarthe).— Dans celle-ci des poteaux nombreux à doubles et quadruples plaques indiquent à l'entrée, à la sortie et dans les carrefours, toutes les directions que l'on peut suivre : Laval, Angers, Sillé-le-Guillaume, La Flèche, et le touriste qui y passe pour la première fois peut traverser la ville sans demander sa route à personne. »

En 1927, la question revient lors des séances du Conseil général :

« Signalisation des carrefours.

M. Jean Montigny donne lecture du vœu suivant : Messieurs,

J'ai constaté que dans certaines régions de notre département, certaines routes vicinales n'avaient, aux carrefours, aucune plaque indicatrice (Yvré-le-Pôlin, Coulongé). D'autre part, les plaques indicatrices existantes dans le département :

1° Sont toutes trop petites pour que la lecture en soit facile par l'automobiliste ;

2°Sont trop rares dans les villages, ou mal placées, ce qui oblige les automobilistes à s'arrêter, à descendre, à déranger un habitant. […]

Aussi j'ai l'honneur de déposer le vœu suivant :

1° Des panneaux indicateurs seront apposés à tous les carrefours qui en sont dépourvus ;

2° Ces panneaux nouveaux devront être rédigés en caractères d'une grosseur telle que leur lecture soit aisée même à distance. Des panneaux répondant à cette exigence remplaceront progressivement et dans la limite des crédits les panneaux actuellement en service ;

3° Dès à présent, des panneaux indicateurs de cette nature seront apposés dans les carrefours des bourgs et villages où la signalisation routière est insuffisante. »

 

A partir de 1934, le département de la Sarthe se lance dans un programme de remise en état des chemins de Grande Communication et d’Intérêt Commun qu’on dénommera alors chemins départementaux. Une des conséquences de ce changement sera l’attribution de nouveaux numéros. Dans son rapport, l’Ingénieur en Chef du Service Vicinal précise :

« La nouvelle classification des chemins obligera à modifier les indications des panneaux de signalisation et de bornes kilométriques. Il sera peut-être utile d'envisager à ce moment là l'achat de nouvelles plaques qui comporteraient des inscriptions en gros caractères. Ce travail pourra d'ailleurs être fait en accord avec le Service des Ponts et Chaussées pour les panneaux à poser à l'intersection des voies nationales et départementales. »

Chemiré le Gaudin - Place de l'église

Chemiré le Gaudin - Place de l'église

Chemiré le Gaudin - Route de Sablé

Chemiré le Gaudin - Route de Sablé

Etival Lès Le Mans - La Ferrière

Etival Lès Le Mans - La Ferrière

Fercé sur Sarthe - Grande rue

Fercé sur Sarthe - Grande rue

Fillé sur Sarthe - Mairie

Fillé sur Sarthe - Mairie

Fillé sur Sarthe - Rue principale

Fillé sur Sarthe - Rue principale

Guécélard - Route nationale

Guécélard - Route nationale

Guécélard - La Belle Etoile

Guécélard - La Belle Etoile

La Suze sur Sarthe - Grande rue

La Suze sur Sarthe - Grande rue

La Suze sur Sarthe - Route de Cérans Foulletourte

La Suze sur Sarthe - Route de Cérans Foulletourte

La Suze sur Sarthe - Route de Chemiré le Gaudin

La Suze sur Sarthe - Route de Chemiré le Gaudin

La Suze sur Sarthe - Rue du collège

La Suze sur Sarthe - Rue du collège

La Suze sur Sarthe

La Suze sur Sarthe

Louplande - Mairie

Louplande - Mairie

Louplande - Place de l'église

Louplande - Place de l'église

Louplande - Route de La Suze

Louplande - Route de La Suze

Louplande - Bourg ; une plaque qui aurait besoin d'être restaurée.

Louplande - Bourg ; une plaque qui aurait besoin d'être restaurée.

Malicorne sur Sarthe - Petite place

Malicorne sur Sarthe - Petite place

Malicorne sur Sarthe - Route du Mans

Malicorne sur Sarthe - Route du Mans

Parigné le Pôlin - Grande rue

Parigné le Pôlin - Grande rue

Parigné le Pôlin - La Croix

Parigné le Pôlin - La Croix

Parigné le Pôlin - Route de Cérans-Foulletourte

Parigné le Pôlin - Route de Cérans-Foulletourte

Parigné le Pôlin - Bourg

Parigné le Pôlin - Bourg

Roézé sur Sarthe - Ce poteau indicateur n'est plus à sa place et semble provenir de Guécélard

Roézé sur Sarthe - Ce poteau indicateur n'est plus à sa place et semble provenir de Guécélard

Roézé sur Sarthe - Route de Saint-Fraimbault

Roézé sur Sarthe - Route de Saint-Fraimbault

Roézé sur Sarthe - Rue principale

Roézé sur Sarthe - Rue principale

Souligné-Flacé - Bourg

Souligné-Flacé - Bourg

Souligné Flacé

Souligné Flacé

Spay - Place de l'église

Spay - Place de l'église

Spay - Bourg

Spay - Bourg

Avec l’amélioration du réseau routier ainsi que l’augmentation du trafic, les panneaux vont se multiplier. On verra des marques (Citroën, Peugeot, Michelin, etc.) proposer d’autres formats de signalétique amenant la fin de « plaques de cocher ».

Chemiré le Gaudin - Panneau Citroën

Chemiré le Gaudin - Panneau Citroën

Guécélard - Borne d'angle Michelin

Guécélard - Borne d'angle Michelin

Malicorne sur Sarthe - Entrée du Bourg

Malicorne sur Sarthe - Entrée du Bourg

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 09:25

Carrefour (Le) (1827, E1) : C’est un grand classique des toponymes. « Le Carrefour »  se situe à quelques dizaines de mètres du croisement de chemins.

 

Carrefour des Pruniers (Le) (1827, D3) : Là encore nous sommes à l’intersection de chemins.

 

Chailleu (1827, C1) : Le nom vient d’un très ancien mot désignant le caillou. Cela indique donc un lieu pierreux. On y extrayait de l’argile pour les faïenceries de Malicorne. L’endroit appartenait à Louis François Chamillard et fut vendu au moment de la Révolution à Louis Pierre Charles de La Flèche.

 

Champs (Les) (1827, C3) : Il ne faut sans doute pas y voir autre chose que ce que le nom indique. En 1662, un testament de Luc Vincent, marchand, demeurant en son lieu et closerie de La Roussignolière, au Bailleul, donne à la fabrique une rente de 30 livres sur le lieu des Champs, à Mézeray.

 

Champ Rouge (1827, D1) : On trouve sur la commune de Mézeray de nombreux indices archéologiques d’une production de minerai de fer. On peut donc penser que le toponyme indique la présence de bas fourneaux.

 

Champs Rouges (Les) (1827, D1) : voir ci-dessus.

Scorie de fer dans un champ à Mézeray

Scorie de fer dans un champ à Mézeray

Charmais (La) (1827, E4) : Cela peut signaler le lieu où se trouvaient des charmes.

 

Château Bouillon (Le) (1827, A2) : Le mot « Château » ici ne semble pas indiquer une quelconque fortification. Par contre « Bouillon » évoque une zone humide ce qui semble bien correspondre à l’endroit en bordure du ruisseau du Pineau.

 

Château Bouillon (Le Petit) (1827, E1) : voir ci-dessus.

 

Chaude Grille (1827, C1) : Cela peut avoir un rapport avec un défrichement mais aussi avec la qualité de la terre, plutôt légère dans laquelle les plantes manquent d’eau.

 

Chausse Ferrée (1827, C1) : Il faut sans doute lire « Chaussée Ferrée » comme on le voit plus tard sur d’autres cartes. Le lieu-dit est sur un chemin allant vers Malicorne. Et par « Ferrée », il faut y comprendre une chaussée encaissée de scories de fer issues des sites métallurgiques présents dans ce secteur.

Chaussée (La Grande) (1827, E4) : « Chaussée » peut désigner un chemin tout comme une levée de terre pour créer un étang. Le toponyme est ici proche d’un chemin venant de la région de Cérans-Foulletourte.

 

Chaussée (La Petite) (1827, E4) : Voir ci-dessus.

 

Chauvineries (Les Grandes) (1827, E2) : Sans doute le lieu habité par Chauvin.

 

Chauvineries (Les Petites) (1827, E2) : Voir ci-dessus.

 

Chêne (Le) (1827, B2) : Le nom de ce lieu-dit vient sans doute d’un arbre servant de repère.

 

Chêne Seul (Le) (1827, D3) : On peut penser que ce toponyme désigne un chêne isolé. Mais il est plus probable que « eul » vient d’un toponyme d’origine latine se terminant par « olum » et il faudrait donc comprendre « petit chêne ».

 

Chêneau (Le) (1827, D3) : Le nom dérive de « chêne ».

 

Chêne Gaultier (Le) (1827, B2) : Encore un nom d’arbre mais accolé à un personnage, peut-être propriétaire du lieu.

 

Clavellière (La) (1827, C2) : C’est le lieu habité par Claveau, patronyme fréquent en Sarthe.

 

Clos Pivard (1827, C3) : Le champ appartenant à Pivard. Les clos sont des parcelles encloses, en général à proximité des habitations, qui fournissent certaines productions à protéger.

 

Closage (Le) (1827, D1) : Voir ci-dessus. Le lieu appartenait à la famille Chamilard de La Suze et fut vendu, lors de la Révolution, comme bien national à Jean Chauvellier de Courcelles.

 

Cocu (1827, C2) : Cela n’a rien à voir avec une histoire de mari trompé. Cette forme est à rapprocher du toponyme « Coq » que l’on retrouve ailleurs en Sarthe et qui indique plutôt un point haut. Nous sommes ici à proximité immédiate du lieu-dit Arablay, qui était un fief, et on peut légitiment se demander si le toponyme « Cocu » ne désignait pas tout simplement le lieu une motte féodale.

 

Cocurie (La) (1827, D3) : Pour le sens de ce toponyme voir ci-dessus. Par contre, il pourrait être en rapport avec les hauteurs des bois de Courcelles.

 

Colasserie (La) (1827, D4) : Le lieu habité par Colas.

 

Conillère (La) (1827, C2) : Le nom vient de l’ancien français « connil » qui veut dire « lapin ». La Conillère était donc une garenne à lapin peut-être dépendante du fief d’Arablay.

 

Cormier (Le) (1827, C3) : Le lieu doit sans doute à l’arbre du même nom.

 

Corvansière (La) (1827, C3) : Certains documents donnent également le nom de « Corvaisière » et ce serait donc le lieu habité par « Corvaisier ».

 

Coulée (La) (1827, A2) : Le toponyme est souvent en relation avec la notion d’écoulement, de passage. Ici, il pourrait donc s’agir d’un passage, d’un cheminement dans la forêt de Longaunay.

 

Courlais (La) (1827, E1) : Il est difficile d’être précis sur ce toponyme. Sur divers documents, on dit également « Goulée », « Coulée », « Coidée ». La proximité du lieu-dit « La Coulée » sur le même chemin peut laisser à penser que c’est une déformation de « Coulée ».

 

Croix (La) (1827, A3) : Le nom indique sans doute la présence d’une croix de carrefour qui n’apparaît pas sur le cadastre de 1827 ; de nos jours, une croix métallique est encore présente. Les croix peuvent être installées pour diverses raisons : servir de bornes, signaler un carrefour important, parcours d’une procession, signaler la sépulture de contagieux qui n’ont pu être inhumés au cimetière, etc.

Croix Blanche (La) (1827, B3) : Voir ci-dessus.

 

Croix des Mondussières (La) (1827, E4) : Voir ci-dessus.

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