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  • : Histoire du canton de La Suze sur Sarthe
  • : Infos sur l'histoire et le patrimoine des communes du canton de La Suze sur Sarthe (72)
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24 octobre 2020 6 24 /10 /octobre /2020 12:19

Jacques BOULESTEIX

 

Jacques Boulesteix, cultivateur, est né à Rochechouart (Haute-Vienne) le 9 octobre 1847. Garde mobile qui demeurait à Champsac dans le canton d’Oradour-sur-Vayres (Haute-Vienne), il décède à Cérans-Foulletourte le 6 février 1871 en la maison d’habitation du sieur Ory situé à Bourdigné. Il avait été affecté au 1er bataillon 6ème compagnie qui avait été formé à Rochechouart.

Le 71ème régiment de mobiles de la Haute-Vienne participa aux actions de l’armée de la Loire dans la région mancelle au tout début de l’année 1871. On trouvera dans l’ouvrage du comte de Couronnel sur la garde mobile de la Haute-Vienne un témoignage de ce passage dans la région de La Suze :

«  Dans cette marche, on nous fit traverser de grands bois de sapins et on nous mit plusieurs fois en bataille. Cela permit à nos convois de prendre les devants pour aller à La Suze qui n'est éloigné du Mans que de 18 kilomètres. Dès que le passage fut libre, on nous fit rebrousser chemin pour suivre la même direction.

Les premières troupes que nous rencontrâmes à La Suze, venaient de combattre, et c'est d'elles que nous apprîmes le nouveau désastre de nos armes. Notre jonction était faite avec l'armée du Mans dont la 3e division du 16e corps, à laquelle nous appartenions, allait couvrir la retraite sous les ordres du général de Curten. Notre compagnie ne resta pas à La Suze, qui était encombré de troupes. Elle fut détachée de grand'garde, à 2 kilomètres en avant du village de Roizet, où elle passa la nuit.

Le lendemain on se dirigea sur la Flèche où on arriva sans incident bien que l'ennemi nous suivit de très près. Les habitants nous accueillirent très bien, et l'auteur de ces lignes doit à leur bonne hospitalité de n'avoir pas été obligé de rester en route comme bien d'autres.

Nous ne trouvions guère, pendant cette triste retraite que de la graisse qu'on étendait sur le pain, quand on en avait, et quelques fonds de conserves appelées rillons dans le pays. Nous étions les dernières troupes qui passaient et nos prédécesseurs avaient, assurait-on, tout épuisé. Quant aux vivres de réserve, il n'y fallait pas songer; nos biscuits pouvaient au besoin remplacer les projectiles. Avec cela, il fallait sans cesse marcher, s’arrêtant quelquefois longtemps dans la neige, sans pouvoir faire de feu ou étant obligé de l'abandonner dès qu'il était allumé. »

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24 octobre 2020 6 24 /10 /octobre /2020 08:06

Julien BORDIER

 

Julien Bordier est né le 15 août 1848 à Malicorne. Sa mère, Marie Henriette Robert, âgée de 21 ans, demeure dans le bourg de Malicorne avec son mari et est sans profession. Son père, Julien Bordier, âgé de 27 ans, y exerce la profession de charpentier.

Sa mère décède à l’âge de 38 ans à Malicorne où elle était alors ouvrière en robes. Puis son père décède au début de l’année 1868 en son domicile situé Grande Rue.

Le registre des matricules nous précise qu’il mesure 1.62 m. et qu’il sait lire et écrire. Il est alors charpentier et se trouve exempté du service étant l’aîné d’orphelins. Mais il est appelé le 18 août 1870 chez les mobiles de la Sarthe. Il meurt à l’hospice du Mans le 6 janvier 1871. Si on cherche son décès dans le registre des décès de l’année 1871, on verra que les deux cents premières pages du registre sont essentiellement remplies d’actes de décès de soldats morts au Mans.

Guerre de 1870 morts du Val de Sarthe : Julien Bordier
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23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 13:37

Joseph BORDIER

 

La retranscription de l’acte de décès de Joseph Bordier est faite en mairie de Mézeray le 10 juin 1871. On le dit soldat de la garde mobile de la Sarthe, âgé de 25 ans, né à Mézeray, fils de Pierre Bordier et de Pauline Soyez. Il entre à l’hôpital civil du Mans le 13 mars et y décède des suites des ses blessures le 13 avril 1871.

Joseph Bordier est donc né le 19 décembre 1845. Son père, Pierre Bordier, était cultivateur à l’Enauderie. Par contre, le nom donné pour la mère est Anne Nazin, patronyme que l’on retrouve sur le registre des matricules mais également lors de la naissance de Pierre Bordier en 1843. Le nom de la mère indiqué dans l’acte de décès est donc une erreur. Il est blond aux yeux gris-bleu, mesurait 1.62 m., exerçait l’activité de domestique et savait lire et écrire. Il intègre l’armée de la Loire le 18 août 1870. L’armistice est signé le 28 janvier 1871 et l’armée de la Loire est dissoute le 14 mars 1871.

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 10:17

Pierre Henri BOËME

 

Pierre Henri Boëme est né le 24 novembre 1846 à Malicorne de Pierre Boëme, cultivateur, et de Henriette Guéhéry. Le registre des matricules précise qu’il ne sait ni lire, ni écrire, et qu’il est intégré au 47ème régiment d’infanterie le 22 juillet 1870 sous le numéro 4570.

Le 1er septembre 1870, le 47ème régiment d’infanterie est engagé dans la bataille de Sedan qui se soldera par la défaite de l’empereur Napoléon III. L’acte de disparition transmis à la mairie de Malicorne en 1872 précise que Pierre Henri Boëme, soldat de 2ème classe, « a disparu le premier septembre mil huit cent soixante dix à la bataille de Sedan, et que depuis cette époque toutes les recherches auxquelles il a été procédé pour découvrir son sort sont demeurées infructueuses ».

Pour appréhender l’atmosphère qui régnait sur le champ de bataille de Sedan, on peut se plonger dans « La débâcle » d’Émile Zola publié en 1892 dans la série des Rougon-Macquart : « Et il partit, et tous en effet le suivirent, tellement il avait dit cela en brave homme de père, qu’on ne pouvait abandonner, sans être des pas grand-chose. Lui seul, du reste, traversa tranquillement les champs nus, sur son grand cheval, tandis que les hommes s’éparpillaient, se jetaient en tirailleurs, profitant des moindres abris. Les terrains montaient, il y avait bien cinq cents mètres de chaumes et de carrés de betteraves, avant d’atteindre le calvaire. Au lieu de l’assaut classique, tel qu’il se passe dans les manœuvres, par lignes correctes, on ne vit bientôt que des dos arrondis qui filaient au ras de terre, des soldats isolés ou par petits groupes, rampant, sautant soudain ainsi que des insectes, gagnant la crête à force d’agilité et de ruse. Les batteries ennemies avaient dû les voir, les obus labouraient le sol, si fréquents, que les détonations ne cessaient point. Cinq hommes furent tués, un lieutenant eut le corps coupé en deux. »

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21 octobre 2020 3 21 /10 /octobre /2020 09:44

Louis BODREAU

 

On trouve dans le registre des décès de la commune de Voivres la retranscription d’un acte concernant Louis Bodreau. Il s’agit d’un document transmis par le maire de Rochefort (Charente-Maritime) qui informe du décès de Louis Bodreau, soldat du 4ème régiment de ligne, le 18 janvier 1871 à l’ambulance de la rue Saint Pierre. Il est alors âgé de 35 ans, célibataire, né et résidant à Voivres ; il est également précisé qu’il est le fils de Maurin Bodreau et de Jeanne Gilet.

Sauf qu’en cherchant son acte de naissance, on ne trouve rien sur les registres de Voivres. Par contre il existe une naissance d’un Louis Bodereau fils de Marin Bodereau et de Jeanne Gillet le 5 février 1835 dans la commune d’Avoise. On le retrouve, toujours sur Avoise, en 1860 lors du mariage de sa sœur et en 1866 lors de la naissance de sa nièce (renseignements Sylvain Lacroix). Il est alors journalier.

Il y a manifestement une confusion entre les deux communes, sans doute entre « Avoise » et « à Voivres ».

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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 09:17

Louis Constant BOBET

 

Louis Bobet est né le 29 juillet 1842 à Saint-Jean-du-Bois. Son père, Michel Louis Bobet, était alors cultivateur au hameau de Chardonnay et était l’époux de Roze Foureau. Soldat au 62ème régiment de ligne, Louis Bobet meurt à l’hôpital temporaire de Chambière à Metz le 5 novembre 1870 des suites de dysenterie après y être entré le 7 octobre 1870.

Le 62ème régiment de ligne se retrouve enfermé à Metz lors du siège (20 août – 28 octobre 1870) mené par les Prussiens. L’hôpital militaire temporaire de Chambière a accueilli entre 1000 et 2000 malades entre septembre et novembre 1870.

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 13:49

Louis BLANCHARD

 

Louis Blanchard apparaît deux fois dans le registre des décès de Voivres. Le 9 décembre 1872, le maire de Voivres procède à la transcription d’un acte de décès transmis par le capitaine major de la garde nationale de la Sarthe. Il y est dit que Louis Victor Blanchard, garde national mobile de la Sarthe, fils de Louis Blanchard et Marie Aubert est décédé le 9 novembre 1870 lors de la bataille de Coulmiers. Mais l’officier d’Etat-civil précise que lorsqu’il se rend auprès de la famille « celle-ci nous a déclaré n’avoir point connu le défunt en question ». C’est ce Louis Victor Blanchard qui apparaît dans le registre des matricules comme ayant fait, par exemple, une période militaire au 104ème régiment d’infanterie en septembre 1875. Il s'agissait donc d'une erreur d'attribution.

Le 9 janvier 1873, le maire de Voivres fait état d’un décès en date du 9 novembre 1870. Il y est fait mention de la mort de Louis Blanchard, fils de François Blanchard et de Louise Leroy, né le 16 mai 1849 à Voivres, et tué lors de la bataille de Coulmiers d’un coup de feu à la tête. Il s’agit donc du frère de François Blanchard décédé en Allemagne le 22 septembre 1870.

Guerre de 1870 morts du Val de Sarthe : Louis Blanchard
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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 09:09

François BLANCHARD

 

François Blanchard est né à Voivres le 27 novembre 1846. Il est le fils de François Blanchard, charron, et de Louise Leroi. Le registre des matricules indique qu’il entre au dépôt d’instruction du 10ème régiment d’artillerie le 2 novembre 1867 et ce jusqu’au 25 mars 1868. Il sait lire et écrire. Il part ensuite comme appelé le 21 juillet 1870 pour le 7ème régiment d’artillerie sous le matricule 5240.

Le 7ème régiment d’artillerie participera aux opérations de Sedan en s’engageant dans la bataille de Bazeilles (31 août - 1er septembre 1870) où il disparaîtra presque entièrement. C’est sans doute à ce moment que François Blanchard est fait prisonnier. Il meurt de la dysenterie le 22 septembre 1870 à Deutz (Allemagne), ville allemande jouxtant Cologne.

Tableau de de Neuville (1873), Les dernières cartouches, illustrant un épisode de la bataille de Bazeilles.

Tableau de de Neuville (1873), Les dernières cartouches, illustrant un épisode de la bataille de Bazeilles.

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 06:43

Auguste BIZERAY

 

Auguste Bizeray est né le 6 juin 1849 à Roézé de Jean Bizeray âgé de 57 ans, cultivateur demeurant aux Huaudières, sur la route allant de La Suze à Louplande, et de Henriette Tuffière âgée de 26 ans. Soldat du 1er régiment de ligne, il décède du typhus à Spandau, près de Berlin, en Allemagne, le 1er mars 1871.

En 1870, ce régiment était en garnison à Sedan. Encerclé dans Metz (août/octobre 1870), le 1er régiment de ligne est emmené en captivité en Allemagne.

Fantassin du 1er régiment de ligne sous le Second Empire.

Fantassin du 1er régiment de ligne sous le Second Empire.

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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 09:31

Elie Auguste BEUNARDEAU

 

Elie Auguste Beunardeau était soldat au 33ème régiment de ligne. Sa fiche matricule le dit né à Roézé le 7 juin 1848 de Jean Beunardeau, cultivateur, et de Madeleine Côme domiciliés à Roézé. Son acte de naissance en ligne donne comme date de naissance le 4 juin 1848

Ce cultivateur, mesurant 1,63 m. et ne sachant ni lire ni écrire, avait été exempté du service par le tirage au sort. Mais il avait été rappelé à l’armée le 18 août 1870. Il entre à l’hôpital militaire d’Ingolstadt en Bavière le 31 décembre 1870 où il décède à cause de la phtisie le 2 mars 1871.

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