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6 mars 2006 1 06 /03 /mars /2006 17:10

LA FONDATION DE LA PAROISSE DE VOIVRES

 

Une querelle entre les moines de la Couture et les chanoines de Saint Pierre la Cour est à l’origine d’un texte qui nous précise les origines de la fondation de la paroisse de Voivres.

 

Moi, Hugues, par la grâce de Dieu, métropolitain de Tours, et notre vénérable frère Guy, lui aussi par la grâce de Dieu évêque du Mans, et Guillaume abbé de Saint Pierre de La Couture, à tous les fidèles présents et à venir, salut ; nous attestons la vérité d’une cause que nous avons examinée.

 

Que votre sagesse sache avec certitude que l’église de Saint Pierre la Cour, par donation d’Hugues David fondateur de cette église et par abondante contribution des autres seigneurs du Mans et enfin par donation du comte Hélie, d’heureuse mémoire, a reçu et possédée longtemps les dîmes de sa forêt et sur la glandée et sur la moisson.

 

Comme cette forêt était devenue terre labourable durant un long espace de temps, les chanoines de Saint Pierre la Cour firent dans cette même forêt deux églises [Louplande et Voivres] et ils attribuèrent séparément à chacune sa paroisse ; et ils les occupèrent longtemps paisiblement.

 

[…]

 

Et leur assemblée étant réglée en notre présence et au chapitre de Saint Pierre de la Couture de notre main et de celle de l’évêque Guy, par l’abbé Guillaume et par le doyen Guillaume l’accord a été signé et ainsi la querelle a été terminée et apaisée.

 

De sorte que désormais les moines aient la dîme et la paroisse de la terre de l’Auneau entre Roézé et la rivière de l’Orne, et la moitié des dîmes, offrandes, prémices et tout le revenu paroissial de la terre de Raymond, et de la terre des moines d’Oizé et de la terre des chanoines de Beaulieu et de la terre de Reginald du Breil.

 

Et que les chanoines aient l’autre moitié, et toute les dîmes de l’autre forêt et toutes les paroisses en quelque lieu qu’il y ait forêt féodale et qui soit devenue terre labourable.

 

Et si les paroissiens des terres communes se rendent à l’église de Voivres, que les moines aient la moitié de tout leur revenu paroissial ; si au contraire ils se rendent aux églises des moines, que les chanoines aient là la moitié de tout le revenu paroissial de ces gens des communes.

Cartulaire de l’abbaye de la Couture au Mans, vers 1133-1135

 

 

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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 16:43

JACQUES THUAULT, LABOUREUR DU 18ème SIECLE

 

Le 24 septembre 1685, Jacques Tuault épouse Anne Lecrenais à Spay qui décède dans cette même paroisse le 22 juin 1697.

Le 10 février 1698, Jacques Tuaux, veuf de Anne Lecrenais, épouse Anne Frettaux. Elle décède à Allonnes le 7 mai 1710 ; le même jour est inhumé son fils Jacques âgé d’un an.

Le 10 avril 1714, Jacques Tuau épouse Marie Herbet à Allonnes.

Le 21 février 1715, « a été baptisé Jacques fils de légitime mariage de Jacques Thuau laboureur et de Marie Herbet ».

Le 10 mai 1733, « haute et puissante dame Marie Françoise Catherine D’Oujat, épouse haut et puissant messire Jean Baptiste François Leboindre conseiller en la grand chambre du Parlement de Paris, chevalier, seigneur du Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, Vauguion, la Beunêche et autres lieux » passe le bail de la métairie du domaine de Gros Chesnay (Fillé) à « Jacques Tuaut laboureur et Marie Herbet … demeurants paroisse de Royzé ». Jacques Tuaut s’engage « d’en faire bailler et payer de ferme chacuns ans à madite dame la somme de deux cent quatre vingt livres à deux termes et payements egaux ». Il s’engage aussi « de faire chacuns ans pour madite dame Leboindre 10 journées de bœufs a charroyer quand ils en seront requis, de bailler aussy chacuns ans a madite dame dans le temps de Noël six bonnes poulardes grasses dans son chasteau du Gros Chesnay et 2 chapons pailliers dans le temps de Toussaint le tout de chaque année ». Jacques Tuaut signe d’une écriture relativement aisée ; sa femme déclare ne savoir signer.

Le 12 juillet 1735, Jacques Tuaut fils, garçon laboureur est témoin lors de la rédaction du testament de Marie Françoise Catherine Doujat.

Le 20 mai 1736, Jacques Thuault fermier du Gros Chesnay est inhumé à Fillé « en présence de sa femme, de ses fils, filles, gendres et autres ».

Le 9 avril 1737, Jacques Tuau fils, garçon laboureur, assiste à la vente des biens de Laurent Jouanneaux (fermier de la métairie de Buffard à Guécélard appartenant à Marie Françoise Catherine D’Oujat, femme de Jean Baptiste François Leboindre seigneur du Gros Chesnay à Fillé). Il y achète « 2 petits boeufs poil blond avec leurs jougs et courroies » pour la somme de 63 livres. Il achète également « 2 autres bœufs poil brun avec leurs jougs et courroies » pour la somme de 50 livres. Il acquiert aussi 4 boisseaux de chènevis (graine de chanvre) pour la somme de 4 livres. Il obtient aussi « une mauvaise selle de cheval avec une bride » pour la somme de 5 livres.

Le 3 février 1739 est signé un bail entre Marie Herbet et Jean Joseph Baptiste Leboindre, seigneur du Gros Chesnay à Fillé (également chevalier, conseiller du Parlement, seigneur de Buffes, la Beunêche, Vauguyon et Spay). Marie Herbet est dite veuve de Jacques Thault (laboureur) et demeure avec son fils Jacques à la métairie du domaine du Gros Chesnay à Fillé. Elle prend ladite métairie avec son fils pour la durée de « 6 années entières, parfaites et consécutives ». C’est le renouvellement du bail précédemment passé par son mari. Fait également partie de ce bail, le regain des trois allées de l’étang du Gros Chesnay du côté du Bois Fanchon. Le bail se monte à 280 livres pour chaque année à payer « dans le château du Gros Chesnay ou autres endroits jusqu’à trois lieux de distance, entre les mains de telles personnes qu’il lui plaira désigner ». La première demie ferme est à payer à la Toussaint et la seconde à la Saint Marc suivant. Ils devront aussi fournir chaque année « 5 journées de bœufs à charroyer quand ils en seront requis, bailler et fournir aussi tous les ans dans le temps de Noël 6 bonnes poulardes grasses rendues au château du Gros Chesnay, 2 bons chapons paillés à la Toussaint. Pour les réparations des logis et bâtiments de ladite métairie, ils devront fournir et faire employer 2 milliers de bons bardeaux neufs de bois chêne, et en faire retourner pareil nombre du vieil » ; ils doivent aussi « 2 journées de maçon et 4 de terrasseur fournies et servies de toutes matières » ceci une fois pendant le bail. Ils doivent aussi « ramasser les bardeaux qui tomberont par les vents et les faire remonter ; pour ce qui est des haies et fossés d’en réparer 150 toises par an es endroits les plus nécessaires des terres dudit lieu, et d’en rendre 200 toises en état à la fin du présent bail ; de planter sur les terres 6 sauvageaux par an et faire les antheures nécessaires qu’ils conserveront du péril des bestiaux à leur possible ; de faire la vigne dépendante de ladite métairie de ses façons ordinaires et des provains suffisamment terrassés chacun an » ... « S’obligent aussi lesdits preneurs de charroyer chacuns ans le foin du pré des Fontaines audit lieu des Fontaines pour le regain seulement ». La veuve Herbet déclare ne savoir signer, son fils Jacques signe mais d’une plume hésitante.

Le 27 avril 1740, « Jacques Tuault, fils de feu Jacques Tuault et de Marie Herbet » épouse Marie Moriceau à Fillé.

Le 7 juin 1740, Jacques Rocher, bordager demeurant à Fillé et curateur des biens de Marie Rocher, propose aux enchères le bail de la métairie du Mortier Noir à Fillé et appartenant au curé Gouau de Ruaudin. Jacques Tuau fils, laboureur et mari de Marie Moriceau, propose la somme de 180 livres par an. « Et après avoir attendu jusques à 7 heures du soir et qu’il n’est comparu personne qui ait voulu faire la condition meilleure lesdites métairies chambres et dépendances demeurent du consentement dudit curateur adjugées pour ledit temps de 6 ans 10 mois 7 jours ».

Le 3 juillet 1742, Jacques Tuaut, veuf de Marie Moriceau, épouse Anne Pellepoir.

Le 16 juin 1743, Jacques Tuaut, laboureur demeurant à Fillé et mari de Anne Pelpoil, acquiert « un quartier et demy de vigne ou environ scittué au clos de la Richardière parroisse dudit Fillé en 9 planches dont 5 sont en un tenant ». Le montant de l’achat est de 24 livres.

Le 13 février 1746, Marie Hebert, veuve de Jacques Tuaut laboureur, renouvelle son bail sur la métairie du Gros Chesnay. Le fermage n’est plus que de 250 livres par an, sans doute parce que le seigneur Leboindre s’est réservé une pièce de terre nommé la Cure. On remarquera d’ailleurs que le montant inscrit sur le bail est de 270 livres mais qu’il a été corrigé en 250 livres. Les autres conditions sont identiques au bail de 1739.

En décembre 1746 est dressé un inventaire au château du Gros Chesnay à Fillé après le décès d’Anne Suzanne Tirraqueau, femme de Jean Joseph Leboindre. « Marie Herbet veuve Jacques Tuaut fermière du lieu et métairie du Grochenay audit Fillé » doit 44 sols (2 livres 4 sols) à Jean Joseph Leboindre «  du reste de terme échu de Toussaint dernier ».

Le 28 novembre 1751 est signé un nouveau bail sur la métairie du Gros Chesnay entre Jean Joseph Leboindre et Jean Joseph Langlois. Marie Herbet sort de la métairie.

Le 8 décembre 1761, Jacques Tuaut fils est témoin dans l’acte de la concession des places de bancs de l’église de Fillé.

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21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 13:42

L’AERODROME AMERICAIN DE LOUPLANDE (1944)

 

 

 

 

 

 

Le Débarquement en Normandie du 6 juin 1944 marque le début de l’avancée des troupes alliées pour libérer la France et renverser le régime nazi en Allemagne.

 

 

La progression des troupes américaines sur le sol français est jalonnée par une multitude d’aérodromes qui serviront à combattre les positions allemandes.

 

 

 

 

Les Alliés traversent Louplande le 7 août 1944 et libèrent Le Mans le 8 août. Le 17 août, des soldats américains du IX Engineer Command commencent les travaux sur Louplande afin d’y implanter une piste d’aviation. Quatre bulldozers vont arracher les haies entre l’actuelle route du Mans et la ferme de la Bichetière. Il faudra même dynamiter la ferme de la Morlière appartenant aux Hospices du Mans. Cette base aura pour nom de code « A 36 ».

 

 

 

 

Le 4 septembre 1944, les premiers avions américains du 406th Fighter Group se posent sur la piste de Louplande. Ils y resteront trois semaines. Les appareils sont des Republic P47 Thunderbolt. Ces puissants chasseurs bombardiers peuvent, à partir de Louplande, bombarder les poches allemandes de l’Atlantique mais aussi les troupes allemandes repliées dans l’Est de la France.

 

 

Bien que bref, le passage des aviateurs a fortement marqué la population de Louplande. Les premières personnes impressionnées furent les agriculteurs qui découvrent les bulldozers qui arrachent en très peu de temps un chêne. Ces agriculteurs trouveront également un intérêt dans la présence de l’aérodrome : les militaires échangeaient un jerrycan de 20 litres de carburant contre 1 litre d’eau de vie.

 

 

Les nombreuses photographies faites à cette époque montrent aussi que les américains organisent des journées « portes ouvertes » qui attirent les curieux des environs.

 

 

 

 

La piste de Louplande sera réquisitionnée par les Américains jusqu’au 5 février 1946. Ensuite, elle dépend des forces aériennes françaises qui décident en mars 1946 de rendre les terrains aux propriétaires.

 

 

Commence alors la période des indemnisations. Les Archives Départementales de la Sarthe possèdent un dossier contenant de nombreux documents.

 

 

Des experts passent sur la commune pour évaluer les dégâts causés par la présence de l’aérodrome. Certains se plaignent de la difficulté à retrouver l’aérodrome. En effet les agriculteurs se sont assez vite réappropriés les sols comme le montre une photographie aérienne de l’IGN.

 

 

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18 février 2006 6 18 /02 /février /2006 19:53

QUE VEUT DIRE LE NOM DU LIEU-DIT « PIERRE AUBE » ?

 

Il existe sur la route qui va de Fillé à Voivres un lieu-dit nommé « Pierre Aube » qui correspond à une zone boisée entre ladite route de Voivres et la route des Vignes.

 

Les plans anciens et les différents cadastres du 19ème siècle n’indiquent aucune ferme portant ce nom. Le lieu désigne donc une lande dépendant avant la Révolution de la terre du Gros Chesnay.

En conséquence, seul un élément important a pu marquer les esprits pour que l’endroit porte ce nom. Quel peut être cet élément ?

Dans la Sarthe, de nombreux lieux-dits porte le nom de « Pierre ». Certains désignent la présence de monuments mégalithiques remontant à la préhistoire (ex : Pierre Couverte à Parigné le Polin). On peut donc raisonnablement penser que le nom « Pierre  Aube » (c'est-à-dire la pierre blanche) est le témoin d’un monument préhistorique présent sur la commune de Fillé.

Cette idée est confortée par des découvertes archéologiques faites dans les environs. On a trouvé dans quelques champs de Fillé des objets préhistoriques datant du néolithique (entre 6000 et 2000 avant Jésus Christ). La vallée de la Sarthe a toujours été un axe de circulation et il est logique de ramasser des objets de cette époque sur la commune.

Parmi ces découvertes, un objet se distingue. Il s’agit d’une meule trouvée près du Clos Colin. Elle permettait à une famille de produire de la farine à partir de céréales. C’est en quelque sorte l’ancêtre du moulin de Fillé.

 

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25 décembre 2005 7 25 /12 /décembre /2005 11:19

Le site de la Beunêche à Roezé est connu pour son manoir du 16ème siècle; mais de récentes prospections archéologiques ont montré la présence de vestiges plus anciens.

2 morceaux de tuile à rebord.

2 petits morceaux de scories.

3 éclats de silex.

1 silex rond (percuteur ?).

46 morceaux de panse.

1 morceau de pavé glaçuré.

1 palet (tuile réaménagée ?) médiéval ou moderne.

8 fonds (dont 1 tripode gallo-romain).

1 petit rebord de verre.

3 tessons de sigillée (dont 1 rebord Curle 15)

20 rebords (quelques uns gallo-romains).

1 morceau de tuile à rebord

1 fragment de verre jaune peu épais.

5 morceaux de panses à pâte rouge.

5 morceaux de panses à pâte blanche.

24 morceaux de panse à pâte grise et couverte gris à gris bleuté (peut être des tessons gallo-romains).

2 tessons à glaçure marron.

1 tesson à glaçure jaune.

1 morceau de panse en grès.

1 morceau de fond à pâte rosée.

2 morceau de fond à pâte gris grise et couverte gris bleu.

1 morceau de col (vase baguette type La Bosse à couverte gris bleu).

1 rebord d’écuelle à pâte gris clair et couverte bleutée.

2 rebords à lèvre plate en pâte grise.

1 lèvre éversée à pâte grise et couverte bleutée.

1 rebord à lèvre en bourrelet à pâte grise et couverte gris foncé.

1 rebord droit épais à pâte et couverte claires.

1 rebord type bandeau épais à pâte et couverte gris clair.

Nous serions sur un site ancien occupé dès la Préhistoire, puis à l'époque gallo-romaine et sans doute au Haut Moyen Age.

 

 

Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

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3 décembre 2005 6 03 /12 /décembre /2005 15:11

LORSQUE LE SEIGNEUR DU GROS CHENAY REND HOMMAGE AU SEIGNEUR DE BUFFES

Un acte notarié du 28 novembre 1654 nous rapporte comment Jean Le Boindre, seigneur du Gros Chenay prête serment de fidélité au seigneur de Buffes.

Aujourd’hui vingt et huitième jour de novembre
mille six cent cinquante et quatre après midi.
Est comparu devant nous Daniel Le Long
notaire en la cour royale du Mans demeurant paroisse
de Fillé notre résidence, messire Jehan
Le Boindre conseiller du Roy en la cour du
Parlement à Paris y demeurant paroisse de
St André des Arts, étant présent en
sa maison de Grochenay paroisse dudit Fillé.
Lequel nous a requis nous transporter
avec lui au logis seigneurial de
Buffes situé audit Fillé a effet de
faire et jurer la foi et hommage
entre les mains de Monsieur de la
Palluelle à cause du fief de Fillé
appartenant audit seigneur de la Palluelle
et Buffes pour raison de son fief du
Grochenay et dépendances. Où étant arrivé
audit Buffes avons trouvé Agate Papiel femme
François Brossard concierge dudit logis laquelle a déclaré
que le seigneur de La Palluelle était absent ; au moyen de quoi mon dit
seigneur du Grochenay au devant de
la poutre seigneuriale de la principale
entrée dudit lieu de Buffes a appelé à haute voix
par trois fois « Monseigneur
Monseigneur Monseigneur je suis
ici venu exprès pour vous offrir jurer
la foi et hommage simple telle que
elle vous est due pour raison
de mes terres fief et seigneurie du
Grochenay, des choses en dépendant en tant
qu’il en est tenu de vous pour
raison de votre dit fief de Fillé gager
le rachat le cas advenant et
rendre telle obéissance que à seigneur
est due ». Dont et de ce que dessus avons
audit seigneur décerné le présent acte
pour lui servir et valoir ainsi que
de raison et avons laissé copie du
présent acte. Fait et arrêté audit logis
de Buffes en présence des témoins Louis Girard marchand
demeurant au Mans et Pierre Paigeot
aussi marchand étant présents en le lieu.

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28 novembre 2005 1 28 /11 /novembre /2005 11:25
Prospection à l'ouest de Guécélard
 
Une prospection archéologique menée dans des parcelles à l'ouest du village de Guécélard a livré quelques indices correspondant à diverse époques :
 
Morceaux de tuiles, briques et céramiques modernes.
Nombreux morceaux de panses en céramique grise et gris bleu à pâte bien cuite et peu épaisse (médiévale ?).
1 éclat de silex gris clair avec taches blanchâtres ; 4 morceaux de silex atypiques.
1 fragment de drag 37 décoré (3cm X 1 cm) d'époque gallo romaine.
1 rebord éversé de vase haut en pâte grise (médiéval ou type La Bosse).
1 rebord de pichet type saint Jean de la Motte.

Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

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27 novembre 2005 7 27 /11 /novembre /2005 12:22

Délibération du Conseil Municipal de la commune de Voivres, qui autorise le maire à vendre le pressoir dépendant du presbytère (23 septembre 1805).

 

 

 

Nous, adjoints et membres du Conseil Municipal de la commune de Voivres soussignés.

 

Sur la représentation à nous faite par M. Jacques Blin maire de cette dite commune, qu’il existe un pressoir dépendant du presbytère, lequel se trouve dans un état de détérioration qui en rendrait les réparations à faire très dispendieuses, que le pressoir ne serait  dans la suite d’aucune valeur si on le laissait encore une année exposé, comme il est à toutes les rigueurs des saisons, étant situé dans une grange dont le toit est d’un côté entièrement découvert ; en conséquence il demande à être autorisé à le vendre, et à employer les deniers en provenant au profit de l’église en la qualité de receveur de la fabrique.

 

Examen par nous fait de l’état où se trouve ledit pressoir, avons reconnu que les planches qui en forment le fond sont entièrement pourries et hors de service quelconque, que les deux couettes, ainsi que la jumelle sont déjà fort endommagées et de peu de valeur.

 

En conséquence pour prévenir une plus grande détérioration, autorisons ledit sieur Blin à vendre ledit pressoir, et à employer les deniers provenant de la vente suivant l’avis des fabriciers de l’église nommé par Monseigneur l’Evêque du Mans.

 

Pris en Conseil Municipal le premier Vendémiaire an Ier de l’Empire Français.

 

 

 

 

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20 novembre 2005 7 20 /11 /novembre /2005 18:18

DES PLACES SONT A LOUER A L’EGLISE

Il fait froid ce mardi 8 décembre 1761. En ce jour de fête de la Conception de la Sainte Vierge, les habitants sont venus nombreux à l’église de Fillé. A l’issue de la grande messe, maître René Bellanger, notaire royal à Roézé, grimpe sur la pierre à bannir au devant de la grande porte de ladite église dans le cimetière. 

Sont également présents les principaux habitants du village : François Gaignon le jeune, charpentier mais aussi procureur de la fabrique et église de Fillé ; maître Charles Bigot prêtre curé de Fillé ; Gervais Jamin, marchand et procureur syndic de la fabrique ; Jacques Tanchot l’aubergiste et boulanger ; Pierre Grosbois et Louis Orry, laboureurs ; Louis Gasse, maréchal ; Jean et Joseph Aslinnes, bordagers ; Gilles Pageot, menuisier ; et d’autres encore.

Le notaire annonce aux villageois la raison de sa présence : la fabrique, qui gère les biens de l’église, rencontre quelques difficultés sur la location des places des bancs dans la nef de l’église. François Gaignon, gestionnaire des affaires de la fabrique, se plaint que certains locataires ont oublié depuis plusieurs années de payer leur rétribution annuelle pour les places qu’ils occupent. Ces rentrées financières seraient les bienvenues dans les caisses, si peu remplies, de la fabrique pour permettre un meilleur entretien de l’église. Il semble que ce manque d’empressement soit le fait d’un désaccord sur la qualité du service proposé : en effet, les bancs ne sont pas tous de même qualité et les locataires contestent le prix demandé.

On décide alors d’uniformiser la taille des bancs : trois pieds de largeur sur quatre pieds six pouces de longueur. Du côté de l’Evangile, ils seront éloignés de quatre pieds des fonts baptismaux et de l’autel saint Sébastien afin que chacun puisse mieux circuler. Du côté de l’Epître, il faut les éloigner d’un pied de la tombe de la dame Leboindre et de quatre pieds de l’autel de la Sainte Vierge.

Celui, qui au terme de deux années consécutives, n’aura pas payé sa place verra son banc sorti hors de l’église et mis en vente.

Ensuite, on procède à l’adjudication desdites places. D’abord, les bancs du côté de l’Evangile. Julienne Nieceron, veuve de François Loizeau reprend sa place au premier rang ; le marchand René Trouvé occupe la seconde place. Au troisième rang, la place dite du Plessis est prise par Louis Orry. La quatrième place est accordée à Jacques Tanchot l’aubergiste. La cinquième place revient à Gervais Jamin. Le charpentier René Belin obtient la sixième place. Louis Gasse, le maréchal, prend la septième place. Mathieu Grosbois, laboureur, loue la huitième place. Louis François Daniel de Beauvais, seigneur du Gros Chenay et de Fillé, a le banc proche de l’autel saint Sébastien.

Du côté de l’Epître, les bancs sont concédés comme suit : la première place est accordée à François Gaignon le jeune. La deuxième est laissée au curé sans contrepartie. La troisième place est dite de la Richardière ; elle appartient aux enfants Oger mais c’est le sieur Edon de la Flèche qui en jouit. François Huard, laboureur, a la quatrième place de l’autre côté du confessionnal.

Le prix d’une location annuelle est de trente sols soit environ cinq journées de salaire d’un ouvrier agricole.

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11 novembre 2005 5 11 /11 /novembre /2005 00:00

DES HOMMES PREHISTORIQUES A VOIVRES

De récentes découvertes montrent que la région de La Suze est occupée depuis fort longtemps.

Ainsi, à Voivres lès Le Mans, des outils de l'époque moustérienne attestent d'une présence humaine entre 35 000 et 100 000 ans.

Ces objets ont été découverts en bordure du plateau de Louplande. Il s'agit sans doute des vestiges d'un petit campement qui domine la vallée de l'Orne Champenoise. Or, à l'époque moustérienne c'est la Sarthe qui occupe cette vallée.

On peut donc aisément imaginer un campement d'hommes préhistoriques qui surveillent la vallée en guettant les animaux passant le long de la rivière.

 

 

Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

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