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28 novembre 2005 1 28 /11 /novembre /2005 11:25
Prospection à l'ouest de Guécélard
 
Une prospection archéologique menée dans des parcelles à l'ouest du village de Guécélard a livré quelques indices correspondant à diverse époques :
 
Morceaux de tuiles, briques et céramiques modernes.
Nombreux morceaux de panses en céramique grise et gris bleu à pâte bien cuite et peu épaisse (médiévale ?).
1 éclat de silex gris clair avec taches blanchâtres ; 4 morceaux de silex atypiques.
1 fragment de drag 37 décoré (3cm X 1 cm) d'époque gallo romaine.
1 rebord éversé de vase haut en pâte grise (médiéval ou type La Bosse).
1 rebord de pichet type saint Jean de la Motte.

Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

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27 novembre 2005 7 27 /11 /novembre /2005 12:22

Délibération du Conseil Municipal de la commune de Voivres, qui autorise le maire à vendre le pressoir dépendant du presbytère (23 septembre 1805).

 

 

 

Nous, adjoints et membres du Conseil Municipal de la commune de Voivres soussignés.

 

Sur la représentation à nous faite par M. Jacques Blin maire de cette dite commune, qu’il existe un pressoir dépendant du presbytère, lequel se trouve dans un état de détérioration qui en rendrait les réparations à faire très dispendieuses, que le pressoir ne serait  dans la suite d’aucune valeur si on le laissait encore une année exposé, comme il est à toutes les rigueurs des saisons, étant situé dans une grange dont le toit est d’un côté entièrement découvert ; en conséquence il demande à être autorisé à le vendre, et à employer les deniers en provenant au profit de l’église en la qualité de receveur de la fabrique.

 

Examen par nous fait de l’état où se trouve ledit pressoir, avons reconnu que les planches qui en forment le fond sont entièrement pourries et hors de service quelconque, que les deux couettes, ainsi que la jumelle sont déjà fort endommagées et de peu de valeur.

 

En conséquence pour prévenir une plus grande détérioration, autorisons ledit sieur Blin à vendre ledit pressoir, et à employer les deniers provenant de la vente suivant l’avis des fabriciers de l’église nommé par Monseigneur l’Evêque du Mans.

 

Pris en Conseil Municipal le premier Vendémiaire an Ier de l’Empire Français.

 

 

 

 

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20 novembre 2005 7 20 /11 /novembre /2005 18:18

DES PLACES SONT A LOUER A L’EGLISE

Il fait froid ce mardi 8 décembre 1761. En ce jour de fête de la Conception de la Sainte Vierge, les habitants sont venus nombreux à l’église de Fillé. A l’issue de la grande messe, maître René Bellanger, notaire royal à Roézé, grimpe sur la pierre à bannir au devant de la grande porte de ladite église dans le cimetière. 

Sont également présents les principaux habitants du village : François Gaignon le jeune, charpentier mais aussi procureur de la fabrique et église de Fillé ; maître Charles Bigot prêtre curé de Fillé ; Gervais Jamin, marchand et procureur syndic de la fabrique ; Jacques Tanchot l’aubergiste et boulanger ; Pierre Grosbois et Louis Orry, laboureurs ; Louis Gasse, maréchal ; Jean et Joseph Aslinnes, bordagers ; Gilles Pageot, menuisier ; et d’autres encore.

Le notaire annonce aux villageois la raison de sa présence : la fabrique, qui gère les biens de l’église, rencontre quelques difficultés sur la location des places des bancs dans la nef de l’église. François Gaignon, gestionnaire des affaires de la fabrique, se plaint que certains locataires ont oublié depuis plusieurs années de payer leur rétribution annuelle pour les places qu’ils occupent. Ces rentrées financières seraient les bienvenues dans les caisses, si peu remplies, de la fabrique pour permettre un meilleur entretien de l’église. Il semble que ce manque d’empressement soit le fait d’un désaccord sur la qualité du service proposé : en effet, les bancs ne sont pas tous de même qualité et les locataires contestent le prix demandé.

On décide alors d’uniformiser la taille des bancs : trois pieds de largeur sur quatre pieds six pouces de longueur. Du côté de l’Evangile, ils seront éloignés de quatre pieds des fonts baptismaux et de l’autel saint Sébastien afin que chacun puisse mieux circuler. Du côté de l’Epître, il faut les éloigner d’un pied de la tombe de la dame Leboindre et de quatre pieds de l’autel de la Sainte Vierge.

Celui, qui au terme de deux années consécutives, n’aura pas payé sa place verra son banc sorti hors de l’église et mis en vente.

Ensuite, on procède à l’adjudication desdites places. D’abord, les bancs du côté de l’Evangile. Julienne Nieceron, veuve de François Loizeau reprend sa place au premier rang ; le marchand René Trouvé occupe la seconde place. Au troisième rang, la place dite du Plessis est prise par Louis Orry. La quatrième place est accordée à Jacques Tanchot l’aubergiste. La cinquième place revient à Gervais Jamin. Le charpentier René Belin obtient la sixième place. Louis Gasse, le maréchal, prend la septième place. Mathieu Grosbois, laboureur, loue la huitième place. Louis François Daniel de Beauvais, seigneur du Gros Chenay et de Fillé, a le banc proche de l’autel saint Sébastien.

Du côté de l’Epître, les bancs sont concédés comme suit : la première place est accordée à François Gaignon le jeune. La deuxième est laissée au curé sans contrepartie. La troisième place est dite de la Richardière ; elle appartient aux enfants Oger mais c’est le sieur Edon de la Flèche qui en jouit. François Huard, laboureur, a la quatrième place de l’autre côté du confessionnal.

Le prix d’une location annuelle est de trente sols soit environ cinq journées de salaire d’un ouvrier agricole.

 164-6444.jpg

 

 

 

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11 novembre 2005 5 11 /11 /novembre /2005 00:00

DES HOMMES PREHISTORIQUES A VOIVRES

De récentes découvertes montrent que la région de La Suze est occupée depuis fort longtemps.

Ainsi, à Voivres lès Le Mans, des outils de l'époque moustérienne attestent d'une présence humaine entre 35 000 et 100 000 ans.

Ces objets ont été découverts en bordure du plateau de Louplande. Il s'agit sans doute des vestiges d'un petit campement qui domine la vallée de l'Orne Champenoise. Or, à l'époque moustérienne c'est la Sarthe qui occupe cette vallée.

On peut donc aisément imaginer un campement d'hommes préhistoriques qui surveillent la vallée en guettant les animaux passant le long de la rivière.

 

 

Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

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15 mai 2005 7 15 /05 /mai /2005 23:00

LA SUZE

Des prospections menées dans une parcelle au Nord-Ouest de la commune de La Suze ont livré des vestiges d'époque gallo-romaine. On trouve évidement ces fameuses tuiles à rebord (dites tegulae) caractéristiques d'un habitat gallo-romain. Accompagnent ces tuiles, de la céramique (céramique commune bleutée, céramique sigillée, anse d'amphore, etc.), des fragments de verre dont du verre à vitre, des morceaux d'enduit peint rouge, des morceaux de scories (métallurgie mais sans doute autre activité artisanale), une monnaie (illisible), un palet en terre cuite, une dalle de calcaire (pavage ?), etc.

A priori, c'est le premier site archéologique gallo-romain découvert sur cette commune puisque la Carte Archéologique de la Gaule 72 ne signale que quelques monnaies romaines découvertes à La Suze mais sans autre précision.

 

 

Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

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