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17 avril 2006 1 17 /04 /avril /2006 17:23

4 E 16 174 (Etude Raguideau Roézé)

 Archives Départementales de la Sarthe

 1776 –  Visite et montrée sur les moulins de Fillé

 

 

 

 

 

Page 1/8

 

En marge

 

 

24 avril 1776

 

 

Montrée des tournans

 

Virans et a(utres) du moulin

 

Ou grands moulins de

 

Fillé entre Louis

 

Bigot meunier sortant

 

Et Michel Menon

 

Par Mathurin

 

Houdayer et

 

Pierre Rousseau

 

Experts

 

 

 

 

Aujourd’huy mardy vingt quatrieme jour du

 

mois d’avril mil sept cent soixante seize sur les neuf

 

heures du matin,

 

Devants nous Hilaire Jean Joseph Raguideau notaire

 

et tabellion royal au Maine demeurant à Royzé+

 

etants dans la maizon des grands moulins de Fillé

 

situés paroisse de même nom y transportés exprest

 

Sont comparus en leurs personnes Louis Bigot

 

meulnier fermier desd(its) moulins y demeurant et dont

 

il quitte demain lexploittation lesquels dits

 

moulins apartiennent a Louis François Daniel

 

de Beauvais ecuyer seigneur de Grochenay, Buffes

 

Spay, Fillé, Vauguyon, La Beuneiche et autres lieux

 

demeurant ville du Mans d’une

 

part,

 

Et Michel Menon aussy meulnier dem(euran)t paroisse

 

de Coulans fermier entrant auxd(its) moulins d’autre

 

part,

 

Entre lesquelles parties a été fait ce qui suit

 

Scavoir que led(it) Bigot lors de son entrée en lesd(its)

 

moulins de Fillé s’etant chargé de meulles

 

moulages, tournans, virans, et autres ustancilles

 

diceux pour et moyennant la somme de quattre

 

cent trente six livres cinq sols de prizée vers

 

mond(it) s(ieu)r de Beauvais suivant le proces

 

verbal de montrée recu devant nous le trente

 

un octobre mil sept cent soixante sept controlé

 

à La Suze le quattre novembre suivant et sobligea

 

de rendre le tout a la fin de ses jouissances en

 

 

Page 2/8

 

pareil nombre et de la valleur de lad(ite) somme

 

Ils ont convenu de se regler présentement entreux

 

fermiers sortant et entrant au sujet desd(ites) meulles

 

moullages tournans et virans et ustancilles desd(its)

 

moulins, et a cet effet de faire faire visitte et

 

montrée sur lesd(ites) chozes avec estimation de celles

 

qui sestiment, pour laquelle faire ils ont

 

convenu scavoir led(it) Bigot de la personne de Mathurin

 

Houdayer, dem(euran)t paroisse de Cerans et led(it) Menon

 

de celle de Pierre Rousseau dem(euran)t ville du Mans

 

tous deux juindres et ammouleurs et experts

 

ordinaires a ce sujet et auxquels ils ont declaré

 

sen raporter pour lad(ite) visitte et montrée ainsy qua

 

leurs arbitrations a leurs offres de les faire

 

comparoir presentem(en)t devant nous pour en

 

recevoir le serment en tel cas requis.

 

Et a linstant sont lesd(its) Houdayer et Rousseau

 

juindres et ammouleurs ayant par nous

 

notaire été donné lecture de la convention et

 

nommination cy dessus faitte de leurs

 

personnes par lesd(ites) parties pour experts au fait

 

des presentes ils ont le tout agrée et acceptée pourquoy

 

nous avons d’eux pris et recu le serment en tel

 

cas requis lequel ils ont preté et dit nestre

 

parents allies serviteurs ny domestiques crediteurs

 

ny obligés desd(ites) parties les connoistre suffisamment

 

ensembles les chozes qu’ils ont avoir et visitter et

 

estimer et estre en age de coutume, auquel effet nous

 

leur avons enjoint de bien et exactem(en)t voir et visitter

 

les meulles, moulages, roues, rouets, tournans et virans

 

desd(its) moulins et de faire une juste et sincere estimation

 

 

Page 3/8

 

desd(ites) chozes qui sestime et du tout nous en

 

donner son raport pour estre inscript ensuitte des

 

presentes ce qu’ils ont promis et juré faire en

 

leur ame et conscience selon leur connoissances dont les

 

avons jugés, Et a laquelle visitte et estimation procedant

 

en présence et ce requerant lesd(ites) parties deument etablies

 

et sans prejudicier a leurs dus et droits respectifs

 

lesd(its) experts nous a dit et raporté

 

Premierement que la meulle courante du petit moulin

 

a seigle a cinq pieds huit poulces de hauteur sur

 

vingt poulces depaisseur surquoy deduisant trois

 

poulces pour la charge reste dix sept poulces

 

de bonne meulle estimésll a la somme de cent soixante

 

dix huit livres dix sols a raizon de dix livres dix

 

sols le poulces cy…………………………………….178tt…..10s

 

ll concordamment par lesd(its) experts,

 

Que le moulage a pareille hauteur que la

 

meulle courante et a dix poulces d’epaisseur

 

surquoy deduisant pareillem(en)t trois poulces

 

pour la charge reste sept poulces de bonne

 

meulle estimés par led(it) Houdayer a huit livres dix sols le

 

poulce ce qui fait cinquante neuf livres dix sols cy….59tt…..10s

 

Et par led(it) Rousseau a cinquante six livres sur le pied de huit

 

livres le poulce cy………………………………………56tt

 

[en marge] discord 3tt…..10s

 

La roue et rouet dud(it) moulin a été estimée par led(it)

 

Houdayer pour les façons seullem(en)t a la somme de

 

vingt livres cy…………..20tt

 

Et par led(it) Rousseau celle de seize livres

 

cy………………………..16tt

 

L’arbre du même moulin estimé aussy pour la

 

façon seullem(en)t concordamment par lesd(its) experts a

 

 

Page 4/8

 

la somme de dix huit livres cy……………18tt

 

La roue du grand moulin pour la façon seullement

 

a eté estimée par led(it) Houdayer seul a la somme de

 

trente huit livres cy…………..38tt

 

[en marge] discord 8tt

 

L’arbre dud(it) moulin aussy pour la façon a eté estimé

 

par led(it) Houdayer seul a la somme de huit livres

 

cy……………………………………………8tt

 

Et par led(it) Rousseau aussy seul a celle de six

 

livres cy…………………………………….6tt

 

[en marge] 2tt

 

Le rouet dud(it) moulin estimé par led(it) Houdayer seul aussy

 

pour la façon a neuf livres cy……………9tt

 

Et par led(it) Rousseau aussy seul a cinq livres

 

cy…………………………………………..5tt

 

[en marge] 4tt

 

Le rouet couché dud(it) grand moulin a pareillement

 

été estimé avec la lanterne pour la façon

 

par led(it) Houdayer seul a la somme de trente huit

 

livres cy…………………………………..38tt

 

Et par led(it) Rousseau aussy seul a trente livres

 

cy…………………………………………30tt

 

[en marge] 8tt

 

Que la meullle courante du grand moulin a seigle

 

et froment a cinq pieds neuf poulces

 

de hautteur sur douze poulces huit lignes d’epaisseur

 

surquoy deduisant les trois poulces pour

 

la charge reste neuf poulces huit lignes de bonne meulle

 

estimés par led(it) Houdayer seul a sept livres

 

le poulce ce qui revient a la somme de soixante

 

 

Page 5/8

 

sept livres treize sols quattre deniers cy….67tt…..13…..4d

 

Et par led(it) Rousseau aussy seul a six livres dix sols

 

le poulce ce qui revient a celle de soixante deux livres

 

seize sols huit deniers Cy………………….62tt…..16…..8

 

[en marge] discord 4tt…..16…..8

 

Que le moulage du même moulin a pareille

 

hautteur que la meulle courante et a vingt un

 

poulces trois lignes depaisseur surquoy deduisant

 

aussy trois poulces pour la charge reste dix huit

 

poulces trois lignes de bonne meulle estimés par

 

led(it) Houdayer a onze livres le poulce ce qui

 

revient a la somme de deux cent livres quinze sols

 

cy…………………………………….200tt…..15

 

Et par led(it) Rousseau a dix huit livres quinze sols le

 

poulce ce qui revient a celle de cent quattre vingt quinze

 

livres dix huit sols neuf deniers cy…195tt…..18s…..9

 

[en marge] 4tt……16…..3

 

Qui est tout ce que lesd(its) experts nous ont dit et

 

raporté de letat actuel desd(its) moulins lecture

 

a eux donnée de leur present raport et de leurs

 

arbitrations cy dessus et des autres parts ils ont

 

chacun en leur egard que le tout contient veritté et y

 

ont persisté sans y vouloir augmenter ny diminuer

 

dont les avons jugés et ont requis taxe que nous

 

leur avons faitte de chacun six livres

 

Lesquelles sommes leur ont presentem(en)t été payées

 

par lesd(its) Bigot et Menon dont a ce moyen ils

 

demeurent quittes

 

Calcul fait du prix des estimations dud(it) Houdayer

 

elles reviennent a la somme de six cent trente sept

 

livres huit sols quattre deniers,

 

et celles dud(it) Rousseau a celle de cinq cent

 

 

Page 6/8

 

quattre vingt dix huit livres cinq sols cinq d(eniers)

 

ce qui fait de discord entre lesd(its) deux experts la

 

somme de trente neuf livres deux sols douze deniers

 

ce que voyants et considerants les frais d’avoir au

 

tiers ils sont convenus de partager leur

 

different par moytié ce qui a été accordé entre lesd(its)

 

Bigot et Menon, au moyen de quoy leurs arbitrations

 

demeurent fixées a la somme de six cent dix sept

 

livres seize sols dix deniers, sur laquelle levant

 

la somme de quattre cent trente six livres cinq sols de

 

prizée apartenante a mond(it) s(ieu)r de Beauvais

 

propriéttaire reste la somme de cent quattre vingt

 

une livres onze sols dix deniers de plus vallue

 

que led(it) Menon a presentement et a vue de nous notaire et des termoins

 

cy apres payée aud(it) Bigot dont a ce moyen il demeure

 

quitte vers luy,

 

Item lesd(its) experts nous ont encore dit et raporté avoir

 

trouvé touttes les garnitures desd(its) moulins mentionnés dans

 

la montrée des autres parts raportées,

 

A l’egard de la meulle courante du moulin a froment

 

de cinq pieds cinq poulces de hauteur sur un pied

 

sept lignes depaisseur lesd(its) experts ont declaré qu’il

 

se trouve feslé par le derrière, le moulage a pareille

 

hauteur que la meule courante sur dix poulces sept

 

lignes d’epaisseur lequel se trouve cassé en plusieurs

 

endroits, au moyen de quoy le meulnier actuel sera

 

tenu de payer de la meulle courante dix livres pour chaque

 

poulces de moins quelle se trouvera a la fin de ses jouissances

 

et aussy cinq livres par poulce pour le moulage

 

Item lesd(its) experts ont estimé les arbres

 

roues et rouets du petit moulin pour leur valleur actuelle a la somme de

 

 

Page 7/8

 

quattre vingt livres cy………………………80tt

 

Comme aussi larbre roue et rouets du grand moulin ainsy

 

que le rouet couché et la lanterne du même a été estimé par led(it)

 

Rousseau seul pour aussy la valleur actuelle du tout

 

a la somme de cent vingt livres cy……..120tt

 

Et a led(it) Menon reconnu que toutes les ferrures desd(its)

 

moulins sont en bon etat fors lasnielle de la meulle du

 

moulin a froment que mond(it) sieur bailleur fournira

 

neufve comme aussy a encore reconnu que les arbres desd(its)

 

moulins sont garnis de douze fretes de fert de

 

quattre turillons six frettes sur trois fuzées, une frette

 

sur la lanterne du rouet couché, trois asneilles, trois

 

ferts, un fert dans l’arbre du rouet, deux frettes

 

au poteau dud(it) rouet couché, une goupille a la grande

 

fuzée, trois autres goupilles aux trois autres fuzées

 

trois poids et trois poislettes, un crapeau deau sur le

 

rouet couche trois poteaux de fert dans loeuil des

 

moulages, un rouet a lever les meulles et deux

 

lanternes, trois tremés, un cercle de fert

 

sur chacune des trois meulles courantes qui sont

 

garnies de quattre crochets et six boucles pour les

 

lever, des carreaux de couverture aux meulles des

 

reuzoires, traquets, tracquetoires et augets, trois

 

huge a recevoir la farine et des carreaux au

 

plancher desd(its) moulins.

 

Calcul fait de la valleur actuelle desd(its) arbres roues

 

et rouets et lanterne le tout revient a la somme de

 

deux cent livres que led(it) Menon promet et soblige

 

payer touttes fois et quantes

 

a mond(it) s(ieu)r de Beauvais propriéttaire,

 

payeront a communs frais lesd(its) experts le

 

 

Page 8/8

 

cousts du present proces verbal de convention et

 

raport de visitte et montrée ainsy que d’une

 

expedition qui en sera delivré a mond(it) s(ieu)r le

 

propriéttaire

 

Dont du tout acte et jugé touttes lesd(ites) parties

 

et experts de leur consentement après lecture faitte

 

de ce que dessus, fait et dressé le present proceds

 

verbal de visitte et montrée et iceluy arresté

 

lieu susd(it) par nous notaire royal et commis susd(it)

 

et soussigné presents l les s(ieu)rs François La Barre m(archan)d en l’art

 

de chirurgie dem(euran)t ville de La Suze et Jacques Morillon sarger dem(euran)t aud(it) Royzé

 

temoins a ce requis avec nous soussignés lesd(ites)

 

parties fors led(it) Rousseau expert ont déclaré ne

 

scavoir signer de ce enquis. + ayant commission

 

de messieurs les greffiers de l’ecritoire de la

 

ville du Mans soussigné, Glozes et, leur, ils

 

pour, du petit mouin, aussy, et la lanterne

 

Rayé quinze mots que sillabes le tout nul

 

plus encore rayé un autre mot aussy nul

 

aprouvé ceux surchargés et racommodés comme

 

bons.

 

[signatures] P. Rousseau, Labarre

 

J. Morillon

 

Raguideau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques informations

 

 

Tournants et virants : Ce sont les pièces mobiles d’un moulin (les meules et le mécanisme).

 

 

Moulins de Fillé : Les moulins de Fillé appartenaient à la famille Daniel de Beauvais qui possédait le château du Gros Chenay à Fillé ; cette famille acquiert ces biens des Leboindre. Il semble cependant qu’auparavant ces moulins étaient nommés « moulins de Buffes » et dépendaient donc de la seigneurie de Buffes sur l’autre rive de la Sarthe. Vers le milieu du 17ème siècle, Jean Leboindre obtient la terre de Buffes ; dès lors les moulins deviennent « moulins de Fillé ».

 

 

Louis François Daniel de Beauvais : Le 4 décembre 1757, Jean François Leboindre, seigneur du Gros Chenay, décède sans héritier direct. En 1759, ses biens sont évalués pour être vendus. En 1760, Louis François Daniel de Beauvais passe le bail du port de Fillé en tant que seigneur du Gros Chenay.

 

 

Prisée : évaluation des biens fournis par le propriétaire au locataire pour peupler sa location.

 

 

Juindre : Celui qui travail sur les meules des moulins.

 

 

Ammouleur : on dit aussi « amoulangeur ». Le spécialiste de la machinerie du moulin.

 

 

Meule courante : C’est la meule supérieure ; on dit aussi « tournante », « volante ». Elle est mobile.

 

 

Rouet : La roue dentée qui transmet le mouvement de l’axe horizontal de la roue vers l’axe vertical du mécanisme.

 

 

Lanterne : Cylindre dans lequel s’engagent les dents du rouet. Elle permet l’entraînement du mécanisme.

 

 

Lasnielle : (l’anille) La pièce métallique qui permet l’entraînement de la meule.

 

 

Turillon : (tourillon) Extrémité de l’arbre.

 

 

Fuzée : (fusée) barre à l’extrémité de l’axe.

 

 

Traquets : pièces de bois sous la trémie pour faire tomber les céréales sous la meule.

 

 

Huge : (ou huche) meuble bas s’ouvrant sur le dessus.

 

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9 avril 2006 7 09 /04 /avril /2006 16:31

4 E 17 148 (Etude Garouy Louplande)

 

Archives Départementales de la Sarthe

 

1800 –  Vente église de Roézé

 

 

Page 1/2

 

En marge :

 

Du 24 frimaire

 

An

 

9

 

abandon

 

de moityé

 

de l’églize

 

de Royzé

 

par Guillaume

 

Joseph

 

Moynet

 

À

 

Simon

 

Pierre Blin

 

Et autres pour 500 frs

 

N° 36

 

 

  1. Du vingt quatre frimaire l’an neuf

     

  2. de la République française une et

     

  3. indivisible

     

  4. Devant nous Pierre Louis Garouy notaire

     

  5. public du département de la Sarthe deumant patanté

     

  6. dem(euran)t Louplande soussigné,

     

  7. Fut present Guillaume Joseph Moynet cultivateur dem(euran)t à Royzé

     

  8. lequel nous a déclaré que par procès verbal d’adjudication

     

  9. à lui faite au district du Mans en datte du douze fructidor de

     

  10. l’an quatre il auroit acquis conjointement avec le c(itoy)en Jean

     

  11. Beunardeau meusnier aud(it) Royzé l’église dud(it) lieu

     

  12. de laquelle ils n’ont fait aucun partage ; et comme led(it) c(itoy)en

     

  13. Moynet désire vendre ce jourdhuy et abandonner la moitié

     

  14. indivise ne ladite églize ainsi que ses pretantions en ycelle

     

  15. il a par ces presentes de son gré et volonté sans contrainte

     

  16. fait par simple et revocable abandon de sad(ite) portion dans

     

  17. lad(ite) églize avec touttes la garantie qui lui en a été donnée

     

  18. au district et sans autres ; aux citoyens

     

  19. Simon Pierre Blin Jacques Morillon Issaac de la

     

  20. Roche et Etienne Chevallier tous cultivateurs

     

  21. demeurants commune dud(it) Royzé à

     

  22. ce présents et acceptants acquerants pour eux seullement

     

  23. la moitié de lad(ite) églize indivise comme dit est circonstances

     

  24. et dépendances et tel quel se poursuit et comporte sans par

     

  25. led(it) vandeur en rien retenir ni reparer qu’ils ont dit

     

  26. bien connoitre et dont ils se sont contantés à

     

  27. présent et disposeront comme led(it) citoyen vandeur y étoit

     

  28. fondé et en entreront en jouissance et propriété de ce jour

     

  29. se rezervant led(it) vandeur la liberté d’avoir dans lad(ite)

     

  30. églize deux plasces de bancs y compris celuy qui lui apartient

     

  31. de chacun trois plascesll Et que la porte de lad(ite) églize donnant

     

  32. sur la cour du prieuré dont il est propriétaire restera

     

  33. avec son ouverture ordinaire sans qu’on puise la condamner

     

 

Page 2/2

 

  1. au moyen de ce que led(it) vandeur demeurera responsable

     

  2. des inconvenients qui pouroit intervenir par lad(ite) porte

     

  3. et sous la même rezerve par led(it) vandeur du droit de

     

  4. faire batir à la rencontre des murs de lad(ite) églize sur

     

  5. ses propriétés tels bastiments qu’il jugera necessaire

     

  6. se pendant sans toles le jour d’icelle ?

     

  7. maniere ni dommager les murs

     

  8. La présente vendition ainsi faitte de lad(ite) moitié de

     

  9. lad(ite) églize circonstances et dépendances auxd(ites)

     

  10. charges par le vandeur aux acquereurs pour

     

  11. et moyenant la somme de principalle de cinq cents

     

  12. francs en argent valleur metalique laquelle somme

     

  13. lui a été presentement payée par lesd(its) acquereurs

     

  14. Dont il les quitte sans rezerve ni recherches

     

  15. et a consanti qu’il demeure subrogé de tous

     

  16. ses droits de propriété sous raizon d’icelle et

     

  17. tels qu’ils sont expliquer sans l’adjudication

     

  18. ci-dessus dattée qu’il leur a délivré presentem(en)t

     

  19. avec les quittances justificatives des payements

     

  20. Dont acte et jugé tous les établis de leur

     

  21. consantement après lecture donnée qu’ils ont dit

     

  22. bien entendre fait et arresté audit Royzé lesd(it) jour

     

  23. et an que dessus presents les citoyens Louis Chaumier

     

  24. et François Benoist tisserans dem(euran)ts aud(it) Louplande

     

  25. témoins requis et appellés soussignés avec nous

     

  26. et lesd(ites) parties ne signent enquises fors les soussignés ?

     

  27. les mots quatre à ladite et abandon comme bons

     

  28. ll sans restribution Rayé trois lignes et onze mots

     

  29. ou sillabes nuls

     

  30. [signatures] J. Moynet, S Pierre Belin

     

  31. E. Chevallier, I. de Laroche

     

  32. F. Benoist, J. Morillon, Garouy

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8 avril 2006 6 08 /04 /avril /2006 18:21

Avec l'arrivée du printemps commence une nouvelle période de prospection archéologique. Le vélo, le sac à dos et hop ! c'est parti pour une exploration de la campagne environnante. J'avais choisi de prospecter sur Fillé et Roezé, mais comme souvent je termine ailleurs !

Rien n'étant encore labouré dans le secteur qui m'intéresse, je reviens donc par Voivres. J'en profite pour errer dans une parcelle au sud du village qui, l'an dernier, avait livré quelques tessons. Maigre récolte : un éclat de silex et deux tessons. Ceci dit, cela aide à mieux comprendre l'histoire et la chronologie de l'occupation du village de Voivres. Encore faut-il que j'arrive à identifier ces fameux tessons ! Le gaulois, je connais et ces  tessons ne sont pas de cette époque. Le gallo-romain, je connais aussi et ce n'est pas du matériel gallo-romain. Le médiéval classique (13è-15è siècles), je vois aussi ce que c'est. A priori ce serait des tessons plus précoces dans la période médiévale ...

Tiens, le dernier lotissement de Voivres s'étend (la commune est en pleine crise de périurbanisation !). J'avais reperé sur une photographie aérienne de l'IGN, un enclos dans ce secteur. Les rues ont été tracées et le tout à l'égout est en cours d'installation. Les tranchées sont toujours une excellente autopsie du sous-sol.

La encore, rien d'intéressant. Au milieu d'une future rue, les ouvriers ont donné un coup de godet avec la pelleteuse. Tiens, cette couleur orangée dans la coupe cela me rappelle quelquechose. Je regarde sur le tas de déblais à côté et en cinq secondes apparaît une tuile à rebord. Et effectivement la tache orangée dans la coupe s'avère appartenir à l'autre morceau de la tuile. Et en archéologie, une tuile à rebord indique dans 99% des cas un site gallo-romain. Je traverse le chantier dans tous les sens à la recherche du moindre indice. Un autre morceau puis un autre et encore un autre !

Mais il faut se rendre à l'évidence, il n'y a pas de site majeur sous le lotissement. Aucun tesson à l'horizon. Je dégage la tuile qui est dans la coupe de la tranchée. Je gratte les bords de la dite tranchée pour faire apparaître un éventuel niveau archéologique mais rien. Heureusement tout compte fait car le lotissement n'aura pas détruit le site gallo-romain. Il faudra cependant surveiller l'extension prochaine de ce lotissement.

Ce n'est le premier indice gallo-romain trouvé à proximité du village. Une toute petite découverte certes, mais un grand pas pour l'histoire du village de Voivres !

 

 

Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

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3 avril 2006 1 03 /04 /avril /2006 11:23

En ce samedi après midi, l'objectif de la prospection était d'explorer deux parcelles nommées "la Forge de Montaigu" et "la Petite Forge de Montaigu" à Voivres. Ce toponyme est caractéristique d'une activité métallurgique. D'ailleurs, à quelques centaines de mètres de là , au bord de l'Orne Champenoise, de nombreuses scories de fer trahissent la présence d'un bas fourneau.

Dès le départ je n'y croyais pas ! Un bas fourneau installé sur une forte pente ce n'est pas très fonctionnel. Mieux vaut être près d'un cours d'eau pour nettoyer le minerais. Et puis il faut de la place pour les différents ateliers tournant autour de l'activité de fonte du minerais.

Effectivement, une fois arrivé sur le terrain c'est la jungle ! Des arbres et des épines en pagaille, un ruissellement continu sur le flanc de la pente, les bottes qui s'enfoncent dans la gadoue. Bref, un remake local d'Indiana Jones. Cela paraît évident, il n'y a pas la place pour une activité de fonte du fer.

En bas de la pente se trouve une petite parcelle où il y avait du maïs l'été dernier. Elle n'est pas encore labourée mais cela vaut la peine d'y jeter un coup d'oeil pour avoir "la conscience tranquille". On ne sait jamais ...

Rien d'extraordinaire (même rien du tout en réalité !) jusqu'au moment où un morceau de terre cuite se présente à moi. Ce n'est pas rare en prospection de trouver quantité de morceaux de tuiles plates dans les champs. Le tas de fumier se trouvant relativement proche des bâtiments, des ardoises ou des tuiles tombent du toit sur le tas puis finissent dans les prés. Mais là, ça ne ressemblait pas à un tuile. Le matériaux était "sympathique" et la forme ne m'était pas inconnue.

 

 

Ce n'est pas un gros morceau de céramique (6,5 cm de diamètre) mais c'est évident ! Ce tesson appartient à un produit très classique; c'est la base d'un amphore à huile fabriquée en Bétique (sud de l'Espagne) et connue sous le nom de Dressel 20. Un classique du genre !

Que fait ce morceau d'amphore ici ? Aucune certitude mais l'explication la plus plausible est la présence des bas fourneaux. A environ un kilomètre de là, un autre bas fourneau a livré un peu de mobilier gallo-romain. Il devait y avoir des petits habitats autour de ces activités metallurgiques. Et il n'est pas impossible que le toponyme "Forge" indique une zone d'extraction à flanc de coteau.

Les labours de printemps vont bientôt commencer de l'autre côté de la rivière. Il faudra poursuivre la prospection ...

 

 

Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

 

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Published by Philippe Gondard - dans canton-la-suze-sur-sarthe
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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 09:22

 Une monnaie de Louis XVI (roi de France de 1774 à 1792) à été découverte dans un jardin de la Renardière à Voivres lès Le Mans. 

 

DESCRIPTION

Il s’agit d’une monnaie de cuivre usée dont les inscriptions sont quasiment illisibles. On peut cependant deviner sur l’avers l’année « 1793 », la marque de l’atelier de Strasbourg (lettres « BB » collées), et la fin du mot « français ».

 

Les inscriptions du revers ont disparu. Le motif est composé d’un faisceau surmonté d’un bonnet phrygien et entouré de branches de chêne.

 

Cette monnaie fut créée par la loi du 11 janvier 1791. Sa valeur était de 2 sols. Le système monétaire était alors divisé en livres, sols et deniers : 12 deniers faisaient 1 sol, 20 sols faisaient 1 livre. Ce n’est qu’en 1795 que la Convention Nationale décrète le passage au système décimal (le centime étant la centième partie du franc).

 

 

UNE DIFFICULTE DE CALENDRIER

Comme il est dit au dessus, cette monnaie a été frappée en 1793. On pouvait lire sur l’avers « Louis XVI roi des Français ». Cette date peut surprendre puisque la monarchie est abolie depuis le 21 septembre 1792 et remplacée par la République. Mais la transition monétaire ne pouvant se faire du jour au lendemain, les monnaies à l’effigie de Louis XVI continuèrent à être utilisées en 1793.

 

Si l’inscription était toujours lisible, on devrait lire sur le revers « an 5 de la Liberté ». Il s’agit de l’an 5 du calendrier constitutionnel qui s’organise ainsi :

 

§         An 1 de la Liberté : du 14 juillet 1789 au 31 décembre 1789

 

§         An 2 de la Liberté : du 1er janvier au 31 décembre 1790

 

§         An 3 de la Liberté : du 1er janvier au 31 décembre 1791

 

§         An 4 de la Liberté : du 1er janvier au 31 décembre 1792

 

§         An 5 de la Liberté : du 1er janvier au 31 décembre 1793

 

 

Par la suite, on utilisera le calendrier conventionnel :

 

§         An I de la République : du 22 septembre 1792 au 21 septembre 1793

 

§         An II de la République : du 22 septembre 1793 au 21 septembre 1794

 

§         An III de la République : du 22 septembre 1794 au 21 septembre 1795

 

Et ainsi de suite jusqu’au 31 décembre 1805 (an 14). Un décret de Napoléon Ier restaure le calendrier grégorien (celui que nous utilisons aujourd’hui) à partir du 1er janvier 1806.

 

 

Cette pièce étant très usée, elle ne vaut que quelques euros dans le commerce. En bon état (c’est-à-dire bien lisible sans usure prononcée) elle vaudrait autour de 25 euros.

 

En 1793, une pièce de 2 sols valait un dixième d’une journée de travail d’un maçon (comme le montre un acte notarié concernant les réparations d’une maison situé au Petit Bois à Voivres et daté de 1791).

 

 

 

 
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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 18:12

La "chapelle" de Flacé offre un aperçu intéressant d'une église de la période romane. Même si tous les éléments visibles ne datent pas de cette époque, l'allure générale reste celle d'une église rurale des 11ème et 12ème siècles.

 

 

 

Cette église se situe en bordure d'un chemin ancien venant d'Etival lès Le Mans et se poursuivant vers Athenay (aujourd'hui sur la commune de Chemiré le Gaudin). Sur le cadastre de 1809, le cimetière est au Nord et à l'Est de l'église.

 

 

 

La paroisse de Flacé sera rattachée à celle de Souligné sous Vallon le 8 novembre 1810 (Souligné sous Vallon est devenue Souligné Flacé en 1935).

Flacé en 1809 (Cadastre, Archives Départementales de la Sarthe)

 

 

 

 

 

La "chapelle" de Flacé en 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA NEF

La nef semble avoir gardé ses dimensions originelles. L'appareillage des murs nord et sud semble le confirmer. Sur ces deux murs, le système classique de cette époque est utilisé : petit appareillage de moellons en roussard et calcaire. Cependant, il n'est pas homogène sur toute la longueur.

 

 

L'appareillage de moellons cubiques de roussard et calcaire (mur nord).

 

 

 

 

 

 

Le mur nord est composé dans sa partie occidentale de lits réguliers de moellons. A la base, on compte une dizaine de lits de calcaire ; puis au dessus arrive une dizaine de lits de roussards. Puis on repart sur une série de calcaire. Plus haut il ne parait pas y avoir d'organisation si claire. Faut-il envisager deux phases de construction ? Dans la partie sommitale des murs, se trouvent trois petites meurtrières peu visibles car elles ont été bouchées puis recouvertes par un enduit. Il semble là aussi que l'arc soit gravé pour simuler des claveaux. La partie orientale de ce mur est plus difficile à lire mais il ne parait pas y avoir de continuité dans la technique de construction. On retrouve bien des petits moellons mais les matériaux semblent différents. On remarquera que la bande de roussard se termine, du moins pour certains d'entre eux, non pas par des moellons carrés par des moellons rectangulaires. Que s'est-il passé ? Cela est difficile à expliquer. On pourrait imaginer un rallongement de la nef mais cette explication ne tient pas lorsque l'on regarde le mur sud. Le chaînage oriental alterne roussard et calcaire, créant un décor.

 

 

 

 

Le mur sud, comme souvent, a connu un certain nombre de modifications. Mais il n'a pas été abattu comme le prouvent les trois meurtrières toujours présentes et placées comme sur le mur Nord. On retrouve sur la partie orientale du mur l'alternance entre les lits de moellons en roussard et en calcaire. Il semblerait donc y avoir un décor jouant sur des bandes claires et foncées. Un portail existait au sud. A l'extérieur cela se remarque par les changements d'appareillage ; l'oeil exercé y repérera un morceau de colonnette et quelques autres pierres aménagées.

Nous n'avons pas d'éléments pour dater cette porte ni la raison du bouchage de ce passage, permettant pourtant un accès plus aisé puisque le chemin principal d?accès à Flacé passait au pied du mur sud. Il a du avoir lieu assez tôt lorsque l'on regarde la chronologie relative de ce mur. Les fenêtres actuelles sont donc les dernières creusées ; on peut penser qu'elles furent ouvertes au 17ème siècle. A proximité immédiate se trouve une fenêtre bouchée, visible par l?utilisation d'un matériau de rebouchage de module différent. Cette fenêtre appartient donc à un état antérieur. Or ce rebouchage s'appuie sur le rebouchage de la porte. Il semble donc que cette porte pouvait remonter au moyen age et a été bouchée assez rapidement. Cette porte devait surtout correspondre à une entrée. On pourrait penser qu'il s'agissait de la porte du cimetière mais cela n'est pas logique puisque ce dernier se situe au Nord. La porte sud est-elle devenue la porte d'entrée principale et la porte de la façade a-t-elle servi de porte d'accès au cimetière. C'est probable vu la configuration des lieux.

 

 

 

L'examen du pignon Est montre clairement que la charpente a été réorganisée. On ne trouve pas les moellons irréguliers mais des assises de calcaires plat. La corniche de ce pignon correspond à un travail de l'extrême fin du moyen age, peut être en même temps que le portail.

 

 

LA FACADE

 

 

 

La façade n'est pas celle d'origine. On retrouve le petit appareillage cubique mais sans grande organisation. On a réutilisé le matériau de la première façade pour remonter celle-ci. Le portail est de l'extrême fin du moyen age. On retrouve de chaque côté et en bas des blasons ; celui du côté sud est fortement endommagé et difficilement lisible.

On peut penser que cette porte corresponde au moins à un troisième état de la façade. Le premier état, celui d'origine a disparu. Le deuxième état, correspondant sans doute au relèvement de la façade. Le troisième état étant celui visible actuellement. Au dessus du portail se trouve un arc de décharge composé de pierres calcaires placées sur le champ. La porte actuelle n'est pas centrée sur cet arc ; il devait donc servir pour le deuxième état. Au dessus du portail, on remarque une baie à arc brisé qui renferme aujourd'hui une statue mutilée de Saint Jean Baptiste.

Auparavant, elle devait être ouverte et permettrent un éclairage de la nef. Le chaînage avec les murs latéraux de la nef est réalisé essentiellement en calcaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE CHEVET

 

 

Le chevet est contemporain de la nef puisqu'à certains endroits il est chaîné avec elle. Par contre la technique d'appareillage est différente. On retrouve bien un petit module mais les moellons ne sont pas clairement lisibles. Il semblerait que les murs aient été montés par un système de coffrage.

 

 

 

Les baies sont aussi intéressantes à étudier. Celle de la partie Nord est en roussard et ressemble techniquement à celle visible sur la nef. La meurtrière sud a été remplacée par une baie plus importante. Par contre la fenêtre axiale est plus importante et n'utilise pas la même technique de construction que les autres meurtrières. Cette fenêtre avait sans doute une fonction d'éclairage plus importante en relation avec la pratique cultuelle (éclairage de l'officiant, d'une peinture ou d'une statue ?).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'INTERIEUR

L'essentiel de ces informations provient de différentes bases du Ministère de la Culture.

Des fresques des 15ème et 16ème siècles ornent l'intérieur de cette église : Saint Jean l'Evangéliste et saint Nicolas, Saint Martin partageant son manteau, Saint Michel terrassant le dragon, Saint François recevant les stigmates, Sainte Barbe, Saint Pierre, Messe de Saint Grégoire, Saint Nicolas et la résurrection des trois enfants, Saint Jean et la coupe empoisonnée, Saint Michel terrassant le dragon, Saint Martin et la résurrection des trois enfants, la charité de Saint Martin, Saint François recevant les Stigmates.

Trois retables ont été ajoutés au 18ème siècle.

Retable du chœur : 1718

 

 

 

  • Ce retable en bois sculpté est agrémenté d'un panneau central en terre cuite représentant Le Baptême du Christ. Des niches reçoivent des statues en terre cuite : Saint Jean-Baptiste à gauche et la Vierge à l'Enfant à droite. L'ensemble de ce retable est couronné par le Père Eternel bénissant.

     

  • Marque d'auteur : DURAND FE. Date : 1718.

     

  • Luc Durand est né en 1652 à Beaumont. En 1673, il rentre comme apprenti chez Jean II Mongendre dit Le Jeune. Il s'installe successivement paroisse de la Couture et paroisse Saint-Pavin-de-la-Cité (en 1721), toujours au Mans.

Retables latéraux du 18ème siècle.

 

 

 

  • Les retables comportent chacun deux panneaux peints sur bois, dont un au dessus de l' autel et un en retour dans l' arc d' accès au choeur. Côté nord : L' Ange gardien et Saint Julien. Côté sud : Saint Michel et Saint Sulpice. Les statues, en terre cuite polychrome, se trouvent dans les niches supérieures des retables.

     

  • Ces deux retables latéraux datent probablement de la même époque que le retable du maître-autel ; ils ont donc été exécutés vers 1718.

On verra d'ailleurs à l'extérieur de l'église la pierre de l'ancien autel démonté lors de l'installation des retables.

Quelques terres cuites du Maine présentes à Flacé :

La poutre de gloire possède trois statues du 17ème siècle  : Vierge de douleur, Christ, Saint Jean l’Evangéliste.

On trouve aussi une Sainte Barbe du 16ème siècle repeinte à plusieurs reprises.

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 15:59

§       14 septembre 1616 : Charles Jamin vend à Jullian Mullocheau trois planches de vigne au clos du Gros Chesnay. Une des planches relève du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       3 décembre 1620 : Nicolas Grassin, laboureur demeurant à la Forêt à Roezé, vend à Pierre Clotreau, homme de labeur demeurant au Foullay à Roezé, trois planches de vigne situées au clos du Gros Chesnay. La vigne relève du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       31 mai 1632 : André Mesnager, vigneron demeurant à l’Oliverie à Fillé, vend à Mathurin Clottereau, vigneron demeurant aux Petits Roys à Roezé, une lotie de jardin situé au bas du clos de vigne du Gros Chesnay. Ce jardin relève du fief de Buffes.

 

 

§       14 novembre 1643 : François Hervé, prêtre de Guécélard, vend à Jacques Bellenger, marchand à Moncé, deux journaux de terre dans les Grands Jardins de Fillé. Cette terre relève du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       19 septembre 1644 : Thomas Godefray, tisserand en toiles, vend à Michel Niepceron, marchand meunier aux moulins de Fillé, le Champ Escaubuet proche des Gesleries. Il relève censivement du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       31 mars 1645 : Dans les partages de Guillaume Loriot, il est question d’un bien voisin du jardin dépendant du moulin de Buffes.

 

 

§       1647 : Dans les partages de Jacques Fouineau, le seigneur de Buffes est dit propriétaire des moulins de Fillé.

 

 

§       20 mai 1654 : Izabel Loriot vend à Michel Niepceron, marchand meunier une maison en ruine dans le bourg de Fillé. On parle de la rue qui va du bourg de Fillé aux moulins de Buffes.

 

 

§       28 novembre 1654 : Jean Leboindre, conseiller du Roi en sa cour du Parlement à Paris, se rend au château seigneurial de Buffes pour y prêter foi et hommage entre les mains du marquis de la Paluelle. Arrivé au château de Buffes, il y trouve Agathe Papiel femme de Jean Brossard concierge du logis de Buffes. Devant la porte seigneuriale et principale entrée dudit lieu, Jean Leboindre offre foi et hommage pour ses terres, fief et seigneurie du Gros Chesnay.

 

 

§       21 septembre 1656 : Izabel Hertaux vend à Michel Niepceron, marchand meunier à Fillé, une lotie de terre dans les Grands Jardins proches des moulins de Buffes.

 

 

§       18 avril 1657 : François Loriot, notaire au Mans, vend à Michel Niepceron, marchand meunier aux moulins de Buffes, une planche de vigne située au clos du Gros Chesnay.

 

 

§       28 juin 1659 : Charles Vallée, homme de peine demeurant aux Geleries à Fillé, vend à Charles Regnard, marchand à La Suze, un morceau de terre dépendant de la pièce de la Reuche à Fillé. Elle est tenue censivement du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       12 septembre 1659 : Marie Loriot, demeurant aux Geleries, passe le bail d’un pré sur les bords de la rivière à Martin Loyseau, serger. Ce pré se situe le long de la ruelle à aller du bourg de Fillé aux moulins de Buffes.

 

 

§       17 février 1660 : Pierre Belasier, homme de peine, vend à Michel Niepceron, marchand meunier demeurant au bourg de Fillé, trois planches de vigne au clos du Gros Chesnay tenues censivement des fiefs et seigneuries de Buffes et de Gros Chesnay.

 

 

§       31 octobre 1660 : François Joze, charpentier demeurant à Fillé, vend à Mathurin Clotereau, marchand demeurant à Fillé, un jardin autrefois en vigne tenu censivement du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       16 novembre 1660 : Jean Leboindre, seigneur du Gros Chesnay, fait un échange de terre avec Georges Sallé, marchand demeurant à Fillé. Georges Sallé cède un clotteau de terre nommé les Bacconnières et tenu censivement de la seigneurie de Buffes.

 

 

§       16 mars 1662 : Jean Poirier l’aîné, marchand meunier demeure aux moulins de Fillé dépendant du château de Buffes.

 

 

§       11 juillet 1665 : Isaac de la Palluelle marquis seigneur de Buffes fait procéder à l’estimation des meubles et bestiaux qui se trouveront sur les moulins de Fillé dépendant de Buffes.

 

 

§       29 juin 1668 : Jean Leboindre est dit seigneur de Buffes.

 

 

§       19 novembre 1669 : Marc Bellanger, notaire royal demeurant à Roezé, se déplace au lieu et métairie de la Grange dépendant de la terre de Buffes à la requête de Jean Leboindre. Il y fait une visite des lieux.

 

 

§       21 décembre 1670 : Anne Morillon échange avec Jean Leboindre une terre. Elle obtient 25 sillons de terre à prendre dans la pièce des Derrières dépendant de la métairie des Grandes Iles ; elle relève du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       12 mai 1671 : Jean Héron, marchand tisserand demeurant au bourg de Guécélard, vend une lotie de jardin et un bâtiment en forme de grange qui sont tenus censivement du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       6 juin 1675 : Jean Brossard, marchand, demeure au château de Buffes. Le « seigneur aura le droit de chasser ou de faire chasser sur les terres de Buffes lorsqu’il sera au pays ». Le seigneur se réserve la chambre verte au bout de l’allée de la maison de Buffes au lieu de celle qui était au précèdent bail car elle a été abattue.

 

 

§       15 décembre 1687 : Jean Leboindre, conseiller au Parlement, seigneur du Gros Chesnay, Spay, Fillé, Buffes, la Beunêche et autres lieux, passe le bail de la grande prée du domaine de Buffes à Louis Brossard, marchand au bourg de Guécélard.

 

 

§       20 avril 1688 : Marin Beucher, laboureur, prend le bail di lieu et métairie de la Grange de Buffes. Sont cités les douves du château de Buffes, la garenne de Buffes, le portail du château de Buffes, le gué de Buffes.

 

 

§       4 mai 1688 : Louis Brossard, sieur de la Rivière, est fermier du domaine de Buffes.

 

 

§       27 mai 1688 : Marin Tanchot et René Fisson, maçons, font des travaux à la métairie de la Grange de Buffes. Ils doivent faire un four au pignon de la maison de la même grandeur que celui de la métairie du Gros Chesnay. La voûte sera en tuffeau, les murailles auront dix neuf pouces d’épaisseur.

 

 

§       1 décembre 1689 : Jacques Houdayer et Pierre Rigollet, maçons à Cérans, Marin et Etienne Tanchot, maçons à Roezé, sont appelés par Jean Leboindre pour faire des travaux au château de Buffes « savoir de démolir le portail en pierre de taille qui est au bas de la cour dudit château avec l’huisserie de la petite porte à côté et rétablir ledit portail de la manière et forme qu’il est dans un autre endroit sur les fondements qui sont tirés au bas de la cour vis-à-vis de la porte dudit château et y faire un pilastre de chaque côté semblable à celui qui est présent d’un côté n’y en ayant point de l’autre à cause de la petite porte laquelle ne sera point rétablie et les pierres de laquelle seront remplacées à faire lesdits pilastres. Plus à rehausser les murailles du petit bâtiment qui est au bout du grand corps de logis dudit Buffes du côté du Nord jusqu’à pareille hauteur que celles dudit grand corps de logis et en faire déposer les croisées et surplus que ledit seigneur désirera faire lesquels tailleront en oculi. Ils arracheront le vieil entablement de tuffeau qui est au pignon du grand corps de logis ».

 

 

§       7 janvier 1690 : Pierre Jarossay, bordager, devient concierge du château de Buffes. Il devra « bêcher, dresser et tenir le jardin dudit Buffes, entretenir les allées et bordures de buis qui seront fait faire par mondit sieur dans ledit jardin y aidant même ledit Jarossay de sa personne lesquelles allées pavera et tondra les buis chacun an mondit sieur Leboindre ayant préalablement fait sabler lesdites allées, comme aussi ledit Jarossay tondra et entretiendra les plants d’aubépines qui sont dans ledit jardin et entretiendra les autres plants d’arbres qui y sont et seront mis. Il doit entretenir les fossés qui bordent la grande avenue qui a été faite de neuf. Ledit Jarossay logera dans la boulangerie dudit Buffes  et chambre en appentis au bout dont il jouira et dune petite étable pour y mettre une vache et du revenu dudit jardin tant pour ce qu’il en sèmera et que les fruits d’icelui et d’un petit préau qui est entre l’entrée au gué de la rivière dudit Fillé et les douves dudit Buffes et encore pour et moyennant  deux charges de blé seigle que mondit sieur Leboindre lui livrera chacun an avec une busse de vin ou cidre au choix dudit seigneur lequel homme fera champage audit Jarossay une vache sur le domaine dudit Buffes sans être obligé fournir audit Jarossay aucun foin ni paille pour sa nourriture d’hiver et ledit Jarossay nourrira un cochon ; mondit sieur Leboindre ni pourra rien prétendre. En outre s’oblige ledit Jarossay d’entretenir les arbres qui seront plantés dans le verger qui sera fait, de veiller à empêcher le passage de gens et bêtes par la cour dudit Buffes et au travers de ladite allée neuve ».

 

 

§       4 avril 1695 : René Chevallier, prêtre curé de Fillé, procureur de Françoise Beichefert (veuve de Jean Leboindre), passe le bail de la grande prée de la terre de Buffes à Louis Brossard, sieur de la Rivière, marchand demeurant paroisse de Fillé.

 

 

§       14 février 1702 : Guy Sallier, conseiller au grand conseil, veuf de Marie Françoise Leboindre, est seigneur de la terre, fief et seigneurie de Buffes. Françoise Beichefert, mère de Marie Françoise Leboindre, lui remet les titres de féodalité de la terre, fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       13 mars 1721 : Marie Françoise Catherine Doujat passe la bail de la Grange de Buffes à René Angibault, laboureur demeurant lieu et métairie de Buffes.

 

 

§       3 décembre 1728 : Marie Françoise Catherine Doujat passe le bail du petit domaine de Buffes et de toutes les chambres basses du château de Buffes à Pierre Gaignon, charpentier demeurant au château de Buffes. Il doit prendre soin du grand jardin du château et en tailler les arbres.

 

 

§       5 janvier 1733 : le droit de pêche au dessous des chaussées des moulins de Fillé dépend de la terre de Buffes.

 

 

§       28 février 1733 : Marie Françoise Catherine Doujat, épouse de Jean Baptiste François Leboindre, conseiller en la grande chambre du Parlement de Paris, chevalier, seigneur du Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Vauguion et autres lieux, passe le bail de la métairie de la Grange de Buffes à Marin Alleton, laboureur, mari de Magdelaine Godefroy demeurant audit lieu de la métairie de la Grange de Buffes paroisse de Fillé.

 

 

§       22 novembre 1738 : Marie Françoise Catherine Doujat, épouse de Jean Baptiste François Leboindre, conseiller en la grande chambre du Parlement de Paris, chevalier, seigneur du Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Vauguion et autres lieux, passe le bail de la métairie de la Grange de Buffes à Marin Alleton, laboureur, mari de Magdelaine Godefroy demeurant audit lieu de la métairie de la Grange de Buffes paroisse de Fillé.

 

 

§       18 novembre 1739 : Jean Joseph Leboindre passe le bail du petit domaine du château de Buffes à Jacques Tanchot. Il doit prendre soin du grand jardin du château de Buffes et en tailler les arbres. Le verger du petit domaine est à l’abandon depuis 3 à 4 ans.

 

 

§       24 septembre 1741 : Jean Joseph Leboindre passe un bail sur un droit de pêche au dessous des chaussées des moulins de Fillé. Ce droit de pêche dépend de la terre de Buffes.

 

 

§       17 mai 1744 : Catherine Formage du Plessis, au nom de Jean Joseph Leboindre, conseiller du Parlement, chevalier, seigneur du Gros Chesnay, Vauguion, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Guécélard, Roezé et autres lieux, passe le bail de la Grange de Buffes à Marguerite Budan, veuve de Jean Josée, et à son fils Jean Grosbois.

 

 

§       10 octobre 1745 : Jean Joseph Leboindre passe le bail du petit domaine du château de Buffes à Jean Degoullet. Il doit prendre soin du grand jardin du château de Buffes et en tailler les arbres. Le bailleur pourra venir prendre des poires à couteau dès leur maturité s’il en a besoin. Le locataire aura les fruits du grand jardin et du verger.

 

 

§       Décembre 1746 : inventaire des effets de la communauté entre Jean François Leboindre et défunte Anne Suzanne Tiraqueau son épouse. Jean Degoullet est dit fermier du petit domaine de Buffes, la veuve de Jean Nieceron est fermière des prées de Buffes, François Loizeau est fermier de la rivière de Buffes.

 

 

§       26 décembre 1750 : Jean Joseph Leboindre passe le bail du petit domaine du château de Buffes. à René Tuffière, bordager. Il aura soin du grand soin du grand jardin de Buffes, le seigneur s’en réservant les fruits à couteau. Comme le verger est en friche depuis sept à huit ans, le bailleur s’oblige de contribuer de moitié au défrichement de celui-ci.

 

 

§       14 septembre 1755 : Jean Joseph Leboindre, chevalier, seigneur de Vauguion, Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Roezé et autres lieux, conseiller au Parlement, passe le bail de la métairie de la Grange de Buffes à Jean Grosbois, laboureur, mari de Jeanne Hulot demeurant dite métairie de la Grange de Buffes paroisse de Fillé.

 

 

§       Aout 1759 : Jean Gasnier a passé deux jours à faire un pilier dans l’écurie du château de Buffes qui était prêtre à tomber.

 

 

§       30 août 1761 : Louis François Daniel de Beauvais, écuyer, seigneur du Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Vauguyon et autres lieux, passe le bail du domaine du château de Buffes à René Tuffière, bordager demeurant au château de Buffes. Le domaine est composé du château et autres bâtiments, cours, issues, jardins et vergers, du jardin de la métairie de la Grange en proximité du château, de la pièce de terre nommée la Groye de Buffes,  de la pièce de terre nommée la Groye dépendant de la Grange, d’une pièce de terre nommée la Pierre, d’une portion de terre nommée le Clotteau Bignon, de l’avenue du château de Buffes, d’environ un journal de terre qui sera pris dans la pièce de la Galopière, du petit pré de Buffes, du panage dans le chemin du gué, d’une petite portion du pré du Port, du pré du Verger. Le seigneur se réserve des chambres hautes et un des greniers du château ; il se réserve aussi de pouvoir faire abattre par pied la charmille qui est autour du jardin de Buffes. Le locataire pourra mettre le jardin en trèfle ; il pourra aussi prolonger l’avenue de Buffes jusqu’à la barrière de la première cour du château pour servir de passage et chemin pour exploiter les prairies et en prolongeant ladite avenue, il fera faire un fossé de chaque côté et au bout dans l’alignement des anciens et dont la jetée sera en dedans de ladite avenue.

 

 

§       20 septembre 1767 : Le général des habitants de Fillé se réunit. Feu Jean Joseph Leboindre a légué à la fabrique de Fillé « la somme de dix mille livres pour être employée à l’augmentation, décoration, réparation et entretien de l’église de Fillé et notamment à élever un tombeau en mausolée en marbre dans la chapelle dite de Buffes où il a désiré être enterré ».

 

 

§       23 mai 1768 : Louis François Daniel de Beauvais passe le bail du domaine du château de Buffes à René Tuffière, bordager. Le propriétaire se réserve deux chambres basses, les chambres hautes et un grenier ; il se réserve aussi de pouvoir abattre la charmille autour du jardin de Buffes. Le locataire devra fournir deux boisseaux des plus belles noix cueillies sur le domaine.

 

 

§       14 septembre 1777 : une description des propriétés de la paroisse de Fillé précise la composition de Buffes : bâtiments, cours, jardins, terres labourables et pâtis. Ces biens appartiennent à Louis François Daniel de Beauvais et sont affermés à la veuve Tanchot. Le tout s’étend sur 26,75 journaux et 3 hommées de prés (soit une superficie d’environ 15 hectares).

 

 

§       11 septembre 1785 : Marthe Plumard de Rieux, veuve de Louis François Daniel de Beauvais, passe le bail du domaine de Buffes à Jacques Fleury, bordager. La propriétaire se réserve le droit d’avoir un cheval sur le domaine.

 

 

§       24 juillet 1786 : Bail des moulins de la Beunêche. Louis Thomas, meunier des moulins de la Beunêche (appartenant à Marthe Plumard de Rieux) doit aller chercher quatre charges de blé dans les greniers de Buffes, les moudre et les porter au château du Gros Chesnay.

 

 

§       26 juin 1787 : Bail de la ferme du domaine du Gros Chesnay. Joseph Morillon, métayer, doit fournir chaque année une charge de froment, une charge de seigle et une charge d’avoine mesure du Mans comble ou ras le bois mesure de La Suze rendues dans les greniers du château de Buffes.

 

 

§       15 février 1794 : La citoyenne Marthe Plumard, veuve de feu citoyen Louis François Daniel de Beauvais, demeurant au Mans passe le bail du lieu de Buffes à Jacques Fleury, cultivateur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Buffes en 1810 (cadastre de Fillé, Archives Départementales de la Sarthe)

 

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14 mars 2006 2 14 /03 /mars /2006 21:20

Aujourd’hui dix huitième du mois de février mil sept cent soixante six sur les dix heures du matin, devant nous René Bellanger, notaire tabellion royal au Maine demeurant à Roézé, étant au lieu et bordage du Chêne Vert situé paroisse de Voivres.

 

Inventaire a été fait des meubles morts et vifs, dettes actives et passives dépendants de la communauté qui a eu cours entre défunt Charles Cosnilleau bordager, fermier dudit lieu du Chêne Vert et Marie Alleton sa dernière femme, avant elle veuf en premières noces de Marie Poirier, et en secondes de Marie Nieceron, demeurant audit lieu du Chêne Vert tant  en son nom que de mère et tutrice naturelle de Marie âgée de six ans et de Pierre Cosnilleau âgé de six mois ou environ ses enfants et dudit défunt.

 

A la requête et en présence de ladite Marie Aletton veuve dudit Cosnilleau, de Charles Cosnilleau garçon âgé de vingt sept ans ou environ et Marie Cosnilleau fille âgée de vingt deux ans aussi ou environ demeurant audit lieu de Chêne Vert audit Voivres enfants dudit défunt et de ladite défunte Marie Poirier sa première femme, de Michel Nieceron bordager demeurant paroisse de Bousse oncle maternel de Françoise Cosnilleau fille âgée de douze ans ou environ issue dudit défunt et de ladite Marie Nieceron sa seconde femme demeurant aussi audit lieu de Chêne Vert, et de Anne Nieceron veuve de Thomas Loriot, métayer, demeurant paroisse de Cérans sa tante au même côté maternel.

 

Et auquel inventaire procédant sous le bon plaisir de Monsieur le Bailly du siège d’où relève ledit lieu et en attendant qu’il sera pourvu de tuteurs aux mineurs, les meubles et effets ci après par elle représenté ont étés inventoriés en la forme et manière suivante en attendant qu’il en soit procédé à la vente.

 

Et premier une crémaillère avec son cremaillon, une pelle de fer à servir au feu, une grille,  un rôtissoir à pain, et un réchaud à écuelle de cuivre.

 

Item deux crocs, une bêche, une fourche de fer, une hache à bûcher, un sermeau et un mauvais broc, deux pelles à bêcher, et un vouge.

 

Item une mauvaise huche de bois de chêne et deux sas à sasser la farine et une racliere de fer.

 

Item un coffre de bois de poirier fermant de clef.

 

Item un autre coffre de bois de chêne aussi fermant de clef.

 

Item un mauvais marchepied de bois de chêne non fermant de clef.

 

Item une table longue de bois de chêne et deux tiroirs aux deux bouts dont un fermant de clef et deux bancs.

 

Item un bois de lit d’alizier avec sa carrie et font, une mauvaise bailliere, une couette à taie de toile, un traversier et un oreiller à taie de couetty le tout garni de mauvaise plume d’oie usée, son entour composé de trois morceaux de serge verte, deux vergettes de fer, un dossier et un vanellier de toile commune et une couverture de laine blanche.

 

Item dans une chambre froide à côté, un autre mauvais bois de lit de chêne composé de son entour de toile commune et un traversier à taie de toile garni de mauvaise plume d’oie et une mauvaise couverture de serge blanche.

 

Item un fût de busse aussi rempli de cidre.

 

Item un autre fût de busse à demi plein de cidre.

 

Item cinq autres mauvais fûts de busse, deux de quart, deux jales, deux petits baranchaux, le tout vide et un fût de cuvier avec sa selle.

 

Item une marmite avec sa cuiller de fer à servir au pot, deux chaudrons l’un grand et l’autre petit le tout de fer ou fonte.

 

Item une mauvaise poêle à frire.

 

Item un chandelier de potin.

 

Item deux mauvaises faux avec leurs enthes, un marteau et un coyer de faucheur.

 

Item une serpe à tailler et un terriere.

 

Item douze livres de vaisselle d’étain tant plate que creuse.

 

Item un crochet à peser.

 

Item deux mauvaizes ferusselles et une lanterne de fer blanc.

 

Item un rouet à filer du brin, un travouil, une baratte avec son baratton, et une mauvaise paire de balances à écuelles de bois,

 

Item neuf draps de chacun trois aulnes de toile commune, deux nappes de même toile dont une d’une aulne et demie et l’autre d’une aulne, une mauvaise serviette de toile de brin, quatre essuie-mains de toile de gros, un bissac et un charrier de toile de gros et deux poches de même toile, et deux souilles d’oreiller de toile commune.

 

Item dix neuf livres de fil de gros écru, et deux livres et demies de brin aussi écru.

 

Item sept livres de poupées de gros et brin.

 

Item onze livres de poupées de gros.

 

Item un mauvais van, un crible, un pot de guerlande, deux minettes et un fût de boisseau et un de quarteron.

 

Dans le grenier

 

Item dix boisseaux de froment et avoine mêlés, huit de bled noir et trois de seigle le tout comble et à l’ancienne mesure du Mans.

 

Item une siviere rouleresse et une mauvaise broye à broyer rompue.

 

Item dans l’écurie aux chevaux une vieille cavalle sous poil gris et son poulain d’un an.

 

Item dans l’étable aux vaches une mère vache sous poil brun.

 

Item une autre mère vache sous poil rouge.

 

Item deux autres mères vaches aussi sous poil rouge.

 

Item une petite taure de deux ans sous poil rouge et deux veaux de lait.

 

Item une brebis.

 

Item un bas de cheval, des paniers à fumier, des harasses, et une bride.

 

Item un porc en soie blanche.

 

Item dans la cour trois poules, deux oies et quatre canes.

 

Item quinze pièces de poterie de terre de Ligron dans l’une desquelles il y a environ demie livres de sel de gabelle.

 

Item les habits et linges à l’usage dudit défunt consistant :

 

Premier dans un habit de breluche, une veste et une culotte de droguet, deux mauvaises paires de guêtres en toile commune, deux autres mauvaises culottes de coulonge, un chapeau, un bonnet de laine, un mouchoir de fil, une mauvaise paire de souliers et six mauvaises chemises de toile commune.

 

Item trois livres de beurre salé et en pot.

 

Item une pelle de four et un rouable.

 

Item quatre fourches de bois, un râteau à foin et deux emotouers.

 

Item deux mauvaises seilles et un godet de bois.

 

Item dans la grange une mauvaise couchette sur paux qui est dans la grange garnie seulement d’une balliere et un travers garni de balle le tout de toile de gros.

 

Item dans un baquet inventorié ci devant qui est dans ladite maison environ deux livres de plumes d’oies neuves.

 

Item lesdites parties ont déclaré qu’il n’est rien dû a ladite communauté, et qu’il est dû par icelle les sommes ci après :

 

A Monsieur de la Roussière, propriétaire dudit lieu de Chêne Vert, la somme de trente livres restant de la demie ferme échue de Toussaint dernier sans préjudice du courant et autres dus de mondit sieur de la Roussière d’une part et quatre vingt livres pour prisée qu’il a fournie audit défunt sur ledit lieu Cy en tout……………..110tt

 

A Michel Dabouinneau garçon domestique dudit Voivres trente six livres pour argent qu’il a prêté audit défunt Cy……………………………………………….36tt

 

Audit Charles Cosnilleau dix sept livres aussi pour argent prêté Cy……………………….17tt

 

A ladite Marie Cosnilleau fille cinq livres aussi pour argent prêté Cy……………………….5tt

 

Au sieur Devaux marchand à La Suze huit livres pour marchandise Cy………………….8tt

 

A Pierre Huard domestique demeurant à Cérans douze livres aussi pour argent prêté Cy….12tt

 

Au nommé Lucas marchand dudit Voivres quinze sols six deniers pour marchandise Cy………………………………………..15s. 6d.

 

A Julien Cosnillau journalier dudit Voivres trois livres dix huit sols pour argent preté Cy……………………3tt 18s.

 

Au nommé Dupart cordonnier à Saint Léonard quarante cinq sols pour avoir recarlé les souliers dudit défunt Cy………………………………………………………..2tt 5 s.

 

A Julian Lhommeau sabotier dudit Voivres et collecteur de l’année dernière six livres cinq sols pour reste de taille et capitation dudit défunt Cy………………6tt 5 s.

 

Au nommé Ruillé fermier dudit Voivres collecteur de l’année présente et ne savoir combien ayant seulement donné trois livres.

 

Et à nous notaire six livres dix sept sols pour reste de nos droits et déboursés de l’inventaire des effets de la communauté dudit défunt avec Marie Nieceron sa seconde femme reçu devant nous les vingt deux mai et vingt un juin mil sept cent cinquante neuf dûment contrôlé Cy……………………………………………………….6tt 17 s.

 

Qui sont tous les meubles morts et vifs, dettes actives et passives à nous représentés et déclarés par lesdites parties qui ont dit n’en avoir ni savoir aucune autre quant à présent sauf néanmoins au cas qu’il en viendra ci après à leur connaissance à eux faire la déclaration ensuite des présentes.

 

Et ont tous lesdits meubles et effets été évalués à la somme de cent quatre vingt dix livres relaissés entre les mains et garde de ladite veuve qui s’en est volontairement chargée pour les représenter au jour de la vente qui en sera faite.

 

Dont du tout acte et jugé lesdites parties de leur consentement après lecture sans préjudices à leurs dus et droits respectifs. Fait et arrêté lieu susdits par nous notaire royal susdit soussigné lesdits jour et an présents Jean Basse et Jean Leprou sergers demeurant audit Roézé témoins à ce requis avec nous soussignés lesdites parties ont déclaré ne savoir signer à la réserve dudit Michel Nieceron

 

[Signatures] Michel Niecesron, J. Basse, Jean Leprou, Bellanger

 

 

 

Quelques explications …

 

 

René Bellanger notaire royal à Roézé : Il y avait un notaire à Voivres dont il n’existe quasiment aucune archive. Il se nommait Olivier Ory et est inhumé dans l’église de Voivres le 27 janvier 1704. Nous ne trouvons alors plus de notaire à Voivres. Les habitants de la paroisse traitent leurs affaires avec les notaires des paroisses voisines.

Meubles morts et vifs : Les meubles désignent les biens qui ne sont pas immeubles. Ainsi les meubles vifs (vivants) peuvent être des animaux. Les meubles morts sont tous les autres biens (meubles, objets, récoltes, etc.).

 

Bordager : C’est le locataire du bordage. Et le bordage est une petite exploitation agricole souvent inférieure à 10 ha dans cette région de la Sarthe.

Métayer : exploitant d’une métairie soit en faire valoir direct (plutôt rare), soit avec un bail à ferme (versement d’un fermage en argent), soit avec un bail à moitié (versement d’un fermage qui est la moitié de la récolte).

Crémaillon : petite crémaillère qui s’accroche sur la grande crémaillère.

Sermeau : Serpe. On trouve aussi le mot « serniau ».

Vouge : appelé aussi « craissant » (pour croissant). Outil tranchant dont la lame à la forme d’une faucille et dont l’épaisseur se rapproche de la serpe. Cette lame était montée sur un long manche d’environ 1,80 mètre et servait à couper de petites branches et les épines dans les haies.

Sas : tamis.

Marchepied : coffre au pied du lit.

Carrie : « plafond » du lit à quenouille.

Baillière : Sac rempli de balle (enveloppe du grain d’une céréale) et servant de matelas.

Couetty : Coutil (tissu très serré).

Traversier : traversin.

Entour : Tissu qui clôt le lit, entourage du lit.

Serge : tissu de laine.

Vergettes : tiges de fer pour faire coulisser les rideaux.

Dossier : pièce d’étoffe qui couvre le derrière du lit.

Vanellier : ou venellier ; tissu posé sur le côté du lit et qui ferme le lit sur la longueur opposée au mur.

Busse : Tonneau d’environ 230/240 litres.

Jale : cuvier en bois pour « marquer » (faire fermenter le marc avant pressage) le cidre.

Coyer : cornet qui porte le faucheur à la ceinture et dans lequel il met sa pierre à affûter.

Travouil : dévidoir à écheveaux.

Charrier : toile grossière pour le transport de la balle de blé, mais aussi pour le transport de la cendre pour la lessive.

Souille : Sac. Très souvent utilisé pour l’oreiller. C’est aussi dans une souille que l’on garde les papiers relatifs à la vie de la famille (titres de propriétés, baux, etc.).

Poupée : grosse bobine de fil.

Pot de guerlande : pot de garlande signifie une poterie tachée lors de la cuisson de la céramique.

Sivière rouleresse : la brouette.

Broye : instrument pour broyer le chanvre.

Cavale : la jument, le cheval.

Harasse : grand panier.

Breluche : étoffe de fil et laine.

Droguet : étoffe de laine grossière.

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6 mars 2006 1 06 /03 /mars /2006 17:10

LA FONDATION DE LA PAROISSE DE VOIVRES

 

Une querelle entre les moines de la Couture et les chanoines de Saint Pierre la Cour est à l’origine d’un texte qui nous précise les origines de la fondation de la paroisse de Voivres.

 

Moi, Hugues, par la grâce de Dieu, métropolitain de Tours, et notre vénérable frère Guy, lui aussi par la grâce de Dieu évêque du Mans, et Guillaume abbé de Saint Pierre de La Couture, à tous les fidèles présents et à venir, salut ; nous attestons la vérité d’une cause que nous avons examinée.

 

Que votre sagesse sache avec certitude que l’église de Saint Pierre la Cour, par donation d’Hugues David fondateur de cette église et par abondante contribution des autres seigneurs du Mans et enfin par donation du comte Hélie, d’heureuse mémoire, a reçu et possédée longtemps les dîmes de sa forêt et sur la glandée et sur la moisson.

 

Comme cette forêt était devenue terre labourable durant un long espace de temps, les chanoines de Saint Pierre la Cour firent dans cette même forêt deux églises [Louplande et Voivres] et ils attribuèrent séparément à chacune sa paroisse ; et ils les occupèrent longtemps paisiblement.

 

[…]

 

Et leur assemblée étant réglée en notre présence et au chapitre de Saint Pierre de la Couture de notre main et de celle de l’évêque Guy, par l’abbé Guillaume et par le doyen Guillaume l’accord a été signé et ainsi la querelle a été terminée et apaisée.

 

De sorte que désormais les moines aient la dîme et la paroisse de la terre de l’Auneau entre Roézé et la rivière de l’Orne, et la moitié des dîmes, offrandes, prémices et tout le revenu paroissial de la terre de Raymond, et de la terre des moines d’Oizé et de la terre des chanoines de Beaulieu et de la terre de Reginald du Breil.

 

Et que les chanoines aient l’autre moitié, et toute les dîmes de l’autre forêt et toutes les paroisses en quelque lieu qu’il y ait forêt féodale et qui soit devenue terre labourable.

 

Et si les paroissiens des terres communes se rendent à l’église de Voivres, que les moines aient la moitié de tout leur revenu paroissial ; si au contraire ils se rendent aux églises des moines, que les chanoines aient là la moitié de tout le revenu paroissial de ces gens des communes.

Cartulaire de l’abbaye de la Couture au Mans, vers 1133-1135

 

 

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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 16:43

JACQUES THUAULT, LABOUREUR DU 18ème SIECLE

 

Le 24 septembre 1685, Jacques Tuault épouse Anne Lecrenais à Spay qui décède dans cette même paroisse le 22 juin 1697.

Le 10 février 1698, Jacques Tuaux, veuf de Anne Lecrenais, épouse Anne Frettaux. Elle décède à Allonnes le 7 mai 1710 ; le même jour est inhumé son fils Jacques âgé d’un an.

Le 10 avril 1714, Jacques Tuau épouse Marie Herbet à Allonnes.

Le 21 février 1715, « a été baptisé Jacques fils de légitime mariage de Jacques Thuau laboureur et de Marie Herbet ».

Le 10 mai 1733, « haute et puissante dame Marie Françoise Catherine D’Oujat, épouse haut et puissant messire Jean Baptiste François Leboindre conseiller en la grand chambre du Parlement de Paris, chevalier, seigneur du Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, Vauguion, la Beunêche et autres lieux » passe le bail de la métairie du domaine de Gros Chesnay (Fillé) à « Jacques Tuaut laboureur et Marie Herbet … demeurants paroisse de Royzé ». Jacques Tuaut s’engage « d’en faire bailler et payer de ferme chacuns ans à madite dame la somme de deux cent quatre vingt livres à deux termes et payements egaux ». Il s’engage aussi « de faire chacuns ans pour madite dame Leboindre 10 journées de bœufs a charroyer quand ils en seront requis, de bailler aussy chacuns ans a madite dame dans le temps de Noël six bonnes poulardes grasses dans son chasteau du Gros Chesnay et 2 chapons pailliers dans le temps de Toussaint le tout de chaque année ». Jacques Tuaut signe d’une écriture relativement aisée ; sa femme déclare ne savoir signer.

Le 12 juillet 1735, Jacques Tuaut fils, garçon laboureur est témoin lors de la rédaction du testament de Marie Françoise Catherine Doujat.

Le 20 mai 1736, Jacques Thuault fermier du Gros Chesnay est inhumé à Fillé « en présence de sa femme, de ses fils, filles, gendres et autres ».

Le 9 avril 1737, Jacques Tuau fils, garçon laboureur, assiste à la vente des biens de Laurent Jouanneaux (fermier de la métairie de Buffard à Guécélard appartenant à Marie Françoise Catherine D’Oujat, femme de Jean Baptiste François Leboindre seigneur du Gros Chesnay à Fillé). Il y achète « 2 petits boeufs poil blond avec leurs jougs et courroies » pour la somme de 63 livres. Il achète également « 2 autres bœufs poil brun avec leurs jougs et courroies » pour la somme de 50 livres. Il acquiert aussi 4 boisseaux de chènevis (graine de chanvre) pour la somme de 4 livres. Il obtient aussi « une mauvaise selle de cheval avec une bride » pour la somme de 5 livres.

Le 3 février 1739 est signé un bail entre Marie Herbet et Jean Joseph Baptiste Leboindre, seigneur du Gros Chesnay à Fillé (également chevalier, conseiller du Parlement, seigneur de Buffes, la Beunêche, Vauguyon et Spay). Marie Herbet est dite veuve de Jacques Thault (laboureur) et demeure avec son fils Jacques à la métairie du domaine du Gros Chesnay à Fillé. Elle prend ladite métairie avec son fils pour la durée de « 6 années entières, parfaites et consécutives ». C’est le renouvellement du bail précédemment passé par son mari. Fait également partie de ce bail, le regain des trois allées de l’étang du Gros Chesnay du côté du Bois Fanchon. Le bail se monte à 280 livres pour chaque année à payer « dans le château du Gros Chesnay ou autres endroits jusqu’à trois lieux de distance, entre les mains de telles personnes qu’il lui plaira désigner ». La première demie ferme est à payer à la Toussaint et la seconde à la Saint Marc suivant. Ils devront aussi fournir chaque année « 5 journées de bœufs à charroyer quand ils en seront requis, bailler et fournir aussi tous les ans dans le temps de Noël 6 bonnes poulardes grasses rendues au château du Gros Chesnay, 2 bons chapons paillés à la Toussaint. Pour les réparations des logis et bâtiments de ladite métairie, ils devront fournir et faire employer 2 milliers de bons bardeaux neufs de bois chêne, et en faire retourner pareil nombre du vieil » ; ils doivent aussi « 2 journées de maçon et 4 de terrasseur fournies et servies de toutes matières » ceci une fois pendant le bail. Ils doivent aussi « ramasser les bardeaux qui tomberont par les vents et les faire remonter ; pour ce qui est des haies et fossés d’en réparer 150 toises par an es endroits les plus nécessaires des terres dudit lieu, et d’en rendre 200 toises en état à la fin du présent bail ; de planter sur les terres 6 sauvageaux par an et faire les antheures nécessaires qu’ils conserveront du péril des bestiaux à leur possible ; de faire la vigne dépendante de ladite métairie de ses façons ordinaires et des provains suffisamment terrassés chacun an » ... « S’obligent aussi lesdits preneurs de charroyer chacuns ans le foin du pré des Fontaines audit lieu des Fontaines pour le regain seulement ». La veuve Herbet déclare ne savoir signer, son fils Jacques signe mais d’une plume hésitante.

Le 27 avril 1740, « Jacques Tuault, fils de feu Jacques Tuault et de Marie Herbet » épouse Marie Moriceau à Fillé.

Le 7 juin 1740, Jacques Rocher, bordager demeurant à Fillé et curateur des biens de Marie Rocher, propose aux enchères le bail de la métairie du Mortier Noir à Fillé et appartenant au curé Gouau de Ruaudin. Jacques Tuau fils, laboureur et mari de Marie Moriceau, propose la somme de 180 livres par an. « Et après avoir attendu jusques à 7 heures du soir et qu’il n’est comparu personne qui ait voulu faire la condition meilleure lesdites métairies chambres et dépendances demeurent du consentement dudit curateur adjugées pour ledit temps de 6 ans 10 mois 7 jours ».

Le 3 juillet 1742, Jacques Tuaut, veuf de Marie Moriceau, épouse Anne Pellepoir.

Le 16 juin 1743, Jacques Tuaut, laboureur demeurant à Fillé et mari de Anne Pelpoil, acquiert « un quartier et demy de vigne ou environ scittué au clos de la Richardière parroisse dudit Fillé en 9 planches dont 5 sont en un tenant ». Le montant de l’achat est de 24 livres.

Le 13 février 1746, Marie Hebert, veuve de Jacques Tuaut laboureur, renouvelle son bail sur la métairie du Gros Chesnay. Le fermage n’est plus que de 250 livres par an, sans doute parce que le seigneur Leboindre s’est réservé une pièce de terre nommé la Cure. On remarquera d’ailleurs que le montant inscrit sur le bail est de 270 livres mais qu’il a été corrigé en 250 livres. Les autres conditions sont identiques au bail de 1739.

En décembre 1746 est dressé un inventaire au château du Gros Chesnay à Fillé après le décès d’Anne Suzanne Tirraqueau, femme de Jean Joseph Leboindre. « Marie Herbet veuve Jacques Tuaut fermière du lieu et métairie du Grochenay audit Fillé » doit 44 sols (2 livres 4 sols) à Jean Joseph Leboindre «  du reste de terme échu de Toussaint dernier ».

Le 28 novembre 1751 est signé un nouveau bail sur la métairie du Gros Chesnay entre Jean Joseph Leboindre et Jean Joseph Langlois. Marie Herbet sort de la métairie.

Le 8 décembre 1761, Jacques Tuaut fils est témoin dans l’acte de la concession des places de bancs de l’église de Fillé.

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