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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 09:22

 Une monnaie de Louis XVI (roi de France de 1774 à 1792) à été découverte dans un jardin de la Renardière à Voivres lès Le Mans. 

 

DESCRIPTION

Il s’agit d’une monnaie de cuivre usée dont les inscriptions sont quasiment illisibles. On peut cependant deviner sur l’avers l’année « 1793 », la marque de l’atelier de Strasbourg (lettres « BB » collées), et la fin du mot « français ».

 

Les inscriptions du revers ont disparu. Le motif est composé d’un faisceau surmonté d’un bonnet phrygien et entouré de branches de chêne.

 

Cette monnaie fut créée par la loi du 11 janvier 1791. Sa valeur était de 2 sols. Le système monétaire était alors divisé en livres, sols et deniers : 12 deniers faisaient 1 sol, 20 sols faisaient 1 livre. Ce n’est qu’en 1795 que la Convention Nationale décrète le passage au système décimal (le centime étant la centième partie du franc).

 

 

UNE DIFFICULTE DE CALENDRIER

Comme il est dit au dessus, cette monnaie a été frappée en 1793. On pouvait lire sur l’avers « Louis XVI roi des Français ». Cette date peut surprendre puisque la monarchie est abolie depuis le 21 septembre 1792 et remplacée par la République. Mais la transition monétaire ne pouvant se faire du jour au lendemain, les monnaies à l’effigie de Louis XVI continuèrent à être utilisées en 1793.

 

Si l’inscription était toujours lisible, on devrait lire sur le revers « an 5 de la Liberté ». Il s’agit de l’an 5 du calendrier constitutionnel qui s’organise ainsi :

 

§         An 1 de la Liberté : du 14 juillet 1789 au 31 décembre 1789

 

§         An 2 de la Liberté : du 1er janvier au 31 décembre 1790

 

§         An 3 de la Liberté : du 1er janvier au 31 décembre 1791

 

§         An 4 de la Liberté : du 1er janvier au 31 décembre 1792

 

§         An 5 de la Liberté : du 1er janvier au 31 décembre 1793

 

 

Par la suite, on utilisera le calendrier conventionnel :

 

§         An I de la République : du 22 septembre 1792 au 21 septembre 1793

 

§         An II de la République : du 22 septembre 1793 au 21 septembre 1794

 

§         An III de la République : du 22 septembre 1794 au 21 septembre 1795

 

Et ainsi de suite jusqu’au 31 décembre 1805 (an 14). Un décret de Napoléon Ier restaure le calendrier grégorien (celui que nous utilisons aujourd’hui) à partir du 1er janvier 1806.

 

 

Cette pièce étant très usée, elle ne vaut que quelques euros dans le commerce. En bon état (c’est-à-dire bien lisible sans usure prononcée) elle vaudrait autour de 25 euros.

 

En 1793, une pièce de 2 sols valait un dixième d’une journée de travail d’un maçon (comme le montre un acte notarié concernant les réparations d’une maison situé au Petit Bois à Voivres et daté de 1791).

 

 

 

 
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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 18:12

La "chapelle" de Flacé offre un aperçu intéressant d'une église de la période romane. Même si tous les éléments visibles ne datent pas de cette époque, l'allure générale reste celle d'une église rurale des 11ème et 12ème siècles.

 

 

 

Cette église se situe en bordure d'un chemin ancien venant d'Etival lès Le Mans et se poursuivant vers Athenay (aujourd'hui sur la commune de Chemiré le Gaudin). Sur le cadastre de 1809, le cimetière est au Nord et à l'Est de l'église.

 

 

 

La paroisse de Flacé sera rattachée à celle de Souligné sous Vallon le 8 novembre 1810 (Souligné sous Vallon est devenue Souligné Flacé en 1935).

Flacé en 1809 (Cadastre, Archives Départementales de la Sarthe)

 

 

 

 

 

La "chapelle" de Flacé en 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA NEF

La nef semble avoir gardé ses dimensions originelles. L'appareillage des murs nord et sud semble le confirmer. Sur ces deux murs, le système classique de cette époque est utilisé : petit appareillage de moellons en roussard et calcaire. Cependant, il n'est pas homogène sur toute la longueur.

 

 

L'appareillage de moellons cubiques de roussard et calcaire (mur nord).

 

 

 

 

 

 

Le mur nord est composé dans sa partie occidentale de lits réguliers de moellons. A la base, on compte une dizaine de lits de calcaire ; puis au dessus arrive une dizaine de lits de roussards. Puis on repart sur une série de calcaire. Plus haut il ne parait pas y avoir d'organisation si claire. Faut-il envisager deux phases de construction ? Dans la partie sommitale des murs, se trouvent trois petites meurtrières peu visibles car elles ont été bouchées puis recouvertes par un enduit. Il semble là aussi que l'arc soit gravé pour simuler des claveaux. La partie orientale de ce mur est plus difficile à lire mais il ne parait pas y avoir de continuité dans la technique de construction. On retrouve bien des petits moellons mais les matériaux semblent différents. On remarquera que la bande de roussard se termine, du moins pour certains d'entre eux, non pas par des moellons carrés par des moellons rectangulaires. Que s'est-il passé ? Cela est difficile à expliquer. On pourrait imaginer un rallongement de la nef mais cette explication ne tient pas lorsque l'on regarde le mur sud. Le chaînage oriental alterne roussard et calcaire, créant un décor.

 

 

 

 

Le mur sud, comme souvent, a connu un certain nombre de modifications. Mais il n'a pas été abattu comme le prouvent les trois meurtrières toujours présentes et placées comme sur le mur Nord. On retrouve sur la partie orientale du mur l'alternance entre les lits de moellons en roussard et en calcaire. Il semblerait donc y avoir un décor jouant sur des bandes claires et foncées. Un portail existait au sud. A l'extérieur cela se remarque par les changements d'appareillage ; l'oeil exercé y repérera un morceau de colonnette et quelques autres pierres aménagées.

Nous n'avons pas d'éléments pour dater cette porte ni la raison du bouchage de ce passage, permettant pourtant un accès plus aisé puisque le chemin principal d?accès à Flacé passait au pied du mur sud. Il a du avoir lieu assez tôt lorsque l'on regarde la chronologie relative de ce mur. Les fenêtres actuelles sont donc les dernières creusées ; on peut penser qu'elles furent ouvertes au 17ème siècle. A proximité immédiate se trouve une fenêtre bouchée, visible par l?utilisation d'un matériau de rebouchage de module différent. Cette fenêtre appartient donc à un état antérieur. Or ce rebouchage s'appuie sur le rebouchage de la porte. Il semble donc que cette porte pouvait remonter au moyen age et a été bouchée assez rapidement. Cette porte devait surtout correspondre à une entrée. On pourrait penser qu'il s'agissait de la porte du cimetière mais cela n'est pas logique puisque ce dernier se situe au Nord. La porte sud est-elle devenue la porte d'entrée principale et la porte de la façade a-t-elle servi de porte d'accès au cimetière. C'est probable vu la configuration des lieux.

 

 

 

L'examen du pignon Est montre clairement que la charpente a été réorganisée. On ne trouve pas les moellons irréguliers mais des assises de calcaires plat. La corniche de ce pignon correspond à un travail de l'extrême fin du moyen age, peut être en même temps que le portail.

 

 

LA FACADE

 

 

 

La façade n'est pas celle d'origine. On retrouve le petit appareillage cubique mais sans grande organisation. On a réutilisé le matériau de la première façade pour remonter celle-ci. Le portail est de l'extrême fin du moyen age. On retrouve de chaque côté et en bas des blasons ; celui du côté sud est fortement endommagé et difficilement lisible.

On peut penser que cette porte corresponde au moins à un troisième état de la façade. Le premier état, celui d'origine a disparu. Le deuxième état, correspondant sans doute au relèvement de la façade. Le troisième état étant celui visible actuellement. Au dessus du portail se trouve un arc de décharge composé de pierres calcaires placées sur le champ. La porte actuelle n'est pas centrée sur cet arc ; il devait donc servir pour le deuxième état. Au dessus du portail, on remarque une baie à arc brisé qui renferme aujourd'hui une statue mutilée de Saint Jean Baptiste.

Auparavant, elle devait être ouverte et permettrent un éclairage de la nef. Le chaînage avec les murs latéraux de la nef est réalisé essentiellement en calcaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE CHEVET

 

 

Le chevet est contemporain de la nef puisqu'à certains endroits il est chaîné avec elle. Par contre la technique d'appareillage est différente. On retrouve bien un petit module mais les moellons ne sont pas clairement lisibles. Il semblerait que les murs aient été montés par un système de coffrage.

 

 

 

Les baies sont aussi intéressantes à étudier. Celle de la partie Nord est en roussard et ressemble techniquement à celle visible sur la nef. La meurtrière sud a été remplacée par une baie plus importante. Par contre la fenêtre axiale est plus importante et n'utilise pas la même technique de construction que les autres meurtrières. Cette fenêtre avait sans doute une fonction d'éclairage plus importante en relation avec la pratique cultuelle (éclairage de l'officiant, d'une peinture ou d'une statue ?).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'INTERIEUR

L'essentiel de ces informations provient de différentes bases du Ministère de la Culture.

Des fresques des 15ème et 16ème siècles ornent l'intérieur de cette église : Saint Jean l'Evangéliste et saint Nicolas, Saint Martin partageant son manteau, Saint Michel terrassant le dragon, Saint François recevant les stigmates, Sainte Barbe, Saint Pierre, Messe de Saint Grégoire, Saint Nicolas et la résurrection des trois enfants, Saint Jean et la coupe empoisonnée, Saint Michel terrassant le dragon, Saint Martin et la résurrection des trois enfants, la charité de Saint Martin, Saint François recevant les Stigmates.

Trois retables ont été ajoutés au 18ème siècle.

Retable du chœur : 1718

 

 

 

  • Ce retable en bois sculpté est agrémenté d'un panneau central en terre cuite représentant Le Baptême du Christ. Des niches reçoivent des statues en terre cuite : Saint Jean-Baptiste à gauche et la Vierge à l'Enfant à droite. L'ensemble de ce retable est couronné par le Père Eternel bénissant.

     

  • Marque d'auteur : DURAND FE. Date : 1718.

     

  • Luc Durand est né en 1652 à Beaumont. En 1673, il rentre comme apprenti chez Jean II Mongendre dit Le Jeune. Il s'installe successivement paroisse de la Couture et paroisse Saint-Pavin-de-la-Cité (en 1721), toujours au Mans.

Retables latéraux du 18ème siècle.

 

 

 

  • Les retables comportent chacun deux panneaux peints sur bois, dont un au dessus de l' autel et un en retour dans l' arc d' accès au choeur. Côté nord : L' Ange gardien et Saint Julien. Côté sud : Saint Michel et Saint Sulpice. Les statues, en terre cuite polychrome, se trouvent dans les niches supérieures des retables.

     

  • Ces deux retables latéraux datent probablement de la même époque que le retable du maître-autel ; ils ont donc été exécutés vers 1718.

On verra d'ailleurs à l'extérieur de l'église la pierre de l'ancien autel démonté lors de l'installation des retables.

Quelques terres cuites du Maine présentes à Flacé :

La poutre de gloire possède trois statues du 17ème siècle  : Vierge de douleur, Christ, Saint Jean l’Evangéliste.

On trouve aussi une Sainte Barbe du 16ème siècle repeinte à plusieurs reprises.

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 15:59

§       14 septembre 1616 : Charles Jamin vend à Jullian Mullocheau trois planches de vigne au clos du Gros Chesnay. Une des planches relève du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       3 décembre 1620 : Nicolas Grassin, laboureur demeurant à la Forêt à Roezé, vend à Pierre Clotreau, homme de labeur demeurant au Foullay à Roezé, trois planches de vigne situées au clos du Gros Chesnay. La vigne relève du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       31 mai 1632 : André Mesnager, vigneron demeurant à l’Oliverie à Fillé, vend à Mathurin Clottereau, vigneron demeurant aux Petits Roys à Roezé, une lotie de jardin situé au bas du clos de vigne du Gros Chesnay. Ce jardin relève du fief de Buffes.

 

 

§       14 novembre 1643 : François Hervé, prêtre de Guécélard, vend à Jacques Bellenger, marchand à Moncé, deux journaux de terre dans les Grands Jardins de Fillé. Cette terre relève du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       19 septembre 1644 : Thomas Godefray, tisserand en toiles, vend à Michel Niepceron, marchand meunier aux moulins de Fillé, le Champ Escaubuet proche des Gesleries. Il relève censivement du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       31 mars 1645 : Dans les partages de Guillaume Loriot, il est question d’un bien voisin du jardin dépendant du moulin de Buffes.

 

 

§       1647 : Dans les partages de Jacques Fouineau, le seigneur de Buffes est dit propriétaire des moulins de Fillé.

 

 

§       20 mai 1654 : Izabel Loriot vend à Michel Niepceron, marchand meunier une maison en ruine dans le bourg de Fillé. On parle de la rue qui va du bourg de Fillé aux moulins de Buffes.

 

 

§       28 novembre 1654 : Jean Leboindre, conseiller du Roi en sa cour du Parlement à Paris, se rend au château seigneurial de Buffes pour y prêter foi et hommage entre les mains du marquis de la Paluelle. Arrivé au château de Buffes, il y trouve Agathe Papiel femme de Jean Brossard concierge du logis de Buffes. Devant la porte seigneuriale et principale entrée dudit lieu, Jean Leboindre offre foi et hommage pour ses terres, fief et seigneurie du Gros Chesnay.

 

 

§       21 septembre 1656 : Izabel Hertaux vend à Michel Niepceron, marchand meunier à Fillé, une lotie de terre dans les Grands Jardins proches des moulins de Buffes.

 

 

§       18 avril 1657 : François Loriot, notaire au Mans, vend à Michel Niepceron, marchand meunier aux moulins de Buffes, une planche de vigne située au clos du Gros Chesnay.

 

 

§       28 juin 1659 : Charles Vallée, homme de peine demeurant aux Geleries à Fillé, vend à Charles Regnard, marchand à La Suze, un morceau de terre dépendant de la pièce de la Reuche à Fillé. Elle est tenue censivement du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       12 septembre 1659 : Marie Loriot, demeurant aux Geleries, passe le bail d’un pré sur les bords de la rivière à Martin Loyseau, serger. Ce pré se situe le long de la ruelle à aller du bourg de Fillé aux moulins de Buffes.

 

 

§       17 février 1660 : Pierre Belasier, homme de peine, vend à Michel Niepceron, marchand meunier demeurant au bourg de Fillé, trois planches de vigne au clos du Gros Chesnay tenues censivement des fiefs et seigneuries de Buffes et de Gros Chesnay.

 

 

§       31 octobre 1660 : François Joze, charpentier demeurant à Fillé, vend à Mathurin Clotereau, marchand demeurant à Fillé, un jardin autrefois en vigne tenu censivement du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       16 novembre 1660 : Jean Leboindre, seigneur du Gros Chesnay, fait un échange de terre avec Georges Sallé, marchand demeurant à Fillé. Georges Sallé cède un clotteau de terre nommé les Bacconnières et tenu censivement de la seigneurie de Buffes.

 

 

§       16 mars 1662 : Jean Poirier l’aîné, marchand meunier demeure aux moulins de Fillé dépendant du château de Buffes.

 

 

§       11 juillet 1665 : Isaac de la Palluelle marquis seigneur de Buffes fait procéder à l’estimation des meubles et bestiaux qui se trouveront sur les moulins de Fillé dépendant de Buffes.

 

 

§       29 juin 1668 : Jean Leboindre est dit seigneur de Buffes.

 

 

§       19 novembre 1669 : Marc Bellanger, notaire royal demeurant à Roezé, se déplace au lieu et métairie de la Grange dépendant de la terre de Buffes à la requête de Jean Leboindre. Il y fait une visite des lieux.

 

 

§       21 décembre 1670 : Anne Morillon échange avec Jean Leboindre une terre. Elle obtient 25 sillons de terre à prendre dans la pièce des Derrières dépendant de la métairie des Grandes Iles ; elle relève du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       12 mai 1671 : Jean Héron, marchand tisserand demeurant au bourg de Guécélard, vend une lotie de jardin et un bâtiment en forme de grange qui sont tenus censivement du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       6 juin 1675 : Jean Brossard, marchand, demeure au château de Buffes. Le « seigneur aura le droit de chasser ou de faire chasser sur les terres de Buffes lorsqu’il sera au pays ». Le seigneur se réserve la chambre verte au bout de l’allée de la maison de Buffes au lieu de celle qui était au précèdent bail car elle a été abattue.

 

 

§       15 décembre 1687 : Jean Leboindre, conseiller au Parlement, seigneur du Gros Chesnay, Spay, Fillé, Buffes, la Beunêche et autres lieux, passe le bail de la grande prée du domaine de Buffes à Louis Brossard, marchand au bourg de Guécélard.

 

 

§       20 avril 1688 : Marin Beucher, laboureur, prend le bail di lieu et métairie de la Grange de Buffes. Sont cités les douves du château de Buffes, la garenne de Buffes, le portail du château de Buffes, le gué de Buffes.

 

 

§       4 mai 1688 : Louis Brossard, sieur de la Rivière, est fermier du domaine de Buffes.

 

 

§       27 mai 1688 : Marin Tanchot et René Fisson, maçons, font des travaux à la métairie de la Grange de Buffes. Ils doivent faire un four au pignon de la maison de la même grandeur que celui de la métairie du Gros Chesnay. La voûte sera en tuffeau, les murailles auront dix neuf pouces d’épaisseur.

 

 

§       1 décembre 1689 : Jacques Houdayer et Pierre Rigollet, maçons à Cérans, Marin et Etienne Tanchot, maçons à Roezé, sont appelés par Jean Leboindre pour faire des travaux au château de Buffes « savoir de démolir le portail en pierre de taille qui est au bas de la cour dudit château avec l’huisserie de la petite porte à côté et rétablir ledit portail de la manière et forme qu’il est dans un autre endroit sur les fondements qui sont tirés au bas de la cour vis-à-vis de la porte dudit château et y faire un pilastre de chaque côté semblable à celui qui est présent d’un côté n’y en ayant point de l’autre à cause de la petite porte laquelle ne sera point rétablie et les pierres de laquelle seront remplacées à faire lesdits pilastres. Plus à rehausser les murailles du petit bâtiment qui est au bout du grand corps de logis dudit Buffes du côté du Nord jusqu’à pareille hauteur que celles dudit grand corps de logis et en faire déposer les croisées et surplus que ledit seigneur désirera faire lesquels tailleront en oculi. Ils arracheront le vieil entablement de tuffeau qui est au pignon du grand corps de logis ».

 

 

§       7 janvier 1690 : Pierre Jarossay, bordager, devient concierge du château de Buffes. Il devra « bêcher, dresser et tenir le jardin dudit Buffes, entretenir les allées et bordures de buis qui seront fait faire par mondit sieur dans ledit jardin y aidant même ledit Jarossay de sa personne lesquelles allées pavera et tondra les buis chacun an mondit sieur Leboindre ayant préalablement fait sabler lesdites allées, comme aussi ledit Jarossay tondra et entretiendra les plants d’aubépines qui sont dans ledit jardin et entretiendra les autres plants d’arbres qui y sont et seront mis. Il doit entretenir les fossés qui bordent la grande avenue qui a été faite de neuf. Ledit Jarossay logera dans la boulangerie dudit Buffes  et chambre en appentis au bout dont il jouira et dune petite étable pour y mettre une vache et du revenu dudit jardin tant pour ce qu’il en sèmera et que les fruits d’icelui et d’un petit préau qui est entre l’entrée au gué de la rivière dudit Fillé et les douves dudit Buffes et encore pour et moyennant  deux charges de blé seigle que mondit sieur Leboindre lui livrera chacun an avec une busse de vin ou cidre au choix dudit seigneur lequel homme fera champage audit Jarossay une vache sur le domaine dudit Buffes sans être obligé fournir audit Jarossay aucun foin ni paille pour sa nourriture d’hiver et ledit Jarossay nourrira un cochon ; mondit sieur Leboindre ni pourra rien prétendre. En outre s’oblige ledit Jarossay d’entretenir les arbres qui seront plantés dans le verger qui sera fait, de veiller à empêcher le passage de gens et bêtes par la cour dudit Buffes et au travers de ladite allée neuve ».

 

 

§       4 avril 1695 : René Chevallier, prêtre curé de Fillé, procureur de Françoise Beichefert (veuve de Jean Leboindre), passe le bail de la grande prée de la terre de Buffes à Louis Brossard, sieur de la Rivière, marchand demeurant paroisse de Fillé.

 

 

§       14 février 1702 : Guy Sallier, conseiller au grand conseil, veuf de Marie Françoise Leboindre, est seigneur de la terre, fief et seigneurie de Buffes. Françoise Beichefert, mère de Marie Françoise Leboindre, lui remet les titres de féodalité de la terre, fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       13 mars 1721 : Marie Françoise Catherine Doujat passe la bail de la Grange de Buffes à René Angibault, laboureur demeurant lieu et métairie de Buffes.

 

 

§       3 décembre 1728 : Marie Françoise Catherine Doujat passe le bail du petit domaine de Buffes et de toutes les chambres basses du château de Buffes à Pierre Gaignon, charpentier demeurant au château de Buffes. Il doit prendre soin du grand jardin du château et en tailler les arbres.

 

 

§       5 janvier 1733 : le droit de pêche au dessous des chaussées des moulins de Fillé dépend de la terre de Buffes.

 

 

§       28 février 1733 : Marie Françoise Catherine Doujat, épouse de Jean Baptiste François Leboindre, conseiller en la grande chambre du Parlement de Paris, chevalier, seigneur du Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Vauguion et autres lieux, passe le bail de la métairie de la Grange de Buffes à Marin Alleton, laboureur, mari de Magdelaine Godefroy demeurant audit lieu de la métairie de la Grange de Buffes paroisse de Fillé.

 

 

§       22 novembre 1738 : Marie Françoise Catherine Doujat, épouse de Jean Baptiste François Leboindre, conseiller en la grande chambre du Parlement de Paris, chevalier, seigneur du Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Vauguion et autres lieux, passe le bail de la métairie de la Grange de Buffes à Marin Alleton, laboureur, mari de Magdelaine Godefroy demeurant audit lieu de la métairie de la Grange de Buffes paroisse de Fillé.

 

 

§       18 novembre 1739 : Jean Joseph Leboindre passe le bail du petit domaine du château de Buffes à Jacques Tanchot. Il doit prendre soin du grand jardin du château de Buffes et en tailler les arbres. Le verger du petit domaine est à l’abandon depuis 3 à 4 ans.

 

 

§       24 septembre 1741 : Jean Joseph Leboindre passe un bail sur un droit de pêche au dessous des chaussées des moulins de Fillé. Ce droit de pêche dépend de la terre de Buffes.

 

 

§       17 mai 1744 : Catherine Formage du Plessis, au nom de Jean Joseph Leboindre, conseiller du Parlement, chevalier, seigneur du Gros Chesnay, Vauguion, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Guécélard, Roezé et autres lieux, passe le bail de la Grange de Buffes à Marguerite Budan, veuve de Jean Josée, et à son fils Jean Grosbois.

 

 

§       10 octobre 1745 : Jean Joseph Leboindre passe le bail du petit domaine du château de Buffes à Jean Degoullet. Il doit prendre soin du grand jardin du château de Buffes et en tailler les arbres. Le bailleur pourra venir prendre des poires à couteau dès leur maturité s’il en a besoin. Le locataire aura les fruits du grand jardin et du verger.

 

 

§       Décembre 1746 : inventaire des effets de la communauté entre Jean François Leboindre et défunte Anne Suzanne Tiraqueau son épouse. Jean Degoullet est dit fermier du petit domaine de Buffes, la veuve de Jean Nieceron est fermière des prées de Buffes, François Loizeau est fermier de la rivière de Buffes.

 

 

§       26 décembre 1750 : Jean Joseph Leboindre passe le bail du petit domaine du château de Buffes. à René Tuffière, bordager. Il aura soin du grand soin du grand jardin de Buffes, le seigneur s’en réservant les fruits à couteau. Comme le verger est en friche depuis sept à huit ans, le bailleur s’oblige de contribuer de moitié au défrichement de celui-ci.

 

 

§       14 septembre 1755 : Jean Joseph Leboindre, chevalier, seigneur de Vauguion, Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Roezé et autres lieux, conseiller au Parlement, passe le bail de la métairie de la Grange de Buffes à Jean Grosbois, laboureur, mari de Jeanne Hulot demeurant dite métairie de la Grange de Buffes paroisse de Fillé.

 

 

§       Aout 1759 : Jean Gasnier a passé deux jours à faire un pilier dans l’écurie du château de Buffes qui était prêtre à tomber.

 

 

§       30 août 1761 : Louis François Daniel de Beauvais, écuyer, seigneur du Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Vauguyon et autres lieux, passe le bail du domaine du château de Buffes à René Tuffière, bordager demeurant au château de Buffes. Le domaine est composé du château et autres bâtiments, cours, issues, jardins et vergers, du jardin de la métairie de la Grange en proximité du château, de la pièce de terre nommée la Groye de Buffes,  de la pièce de terre nommée la Groye dépendant de la Grange, d’une pièce de terre nommée la Pierre, d’une portion de terre nommée le Clotteau Bignon, de l’avenue du château de Buffes, d’environ un journal de terre qui sera pris dans la pièce de la Galopière, du petit pré de Buffes, du panage dans le chemin du gué, d’une petite portion du pré du Port, du pré du Verger. Le seigneur se réserve des chambres hautes et un des greniers du château ; il se réserve aussi de pouvoir faire abattre par pied la charmille qui est autour du jardin de Buffes. Le locataire pourra mettre le jardin en trèfle ; il pourra aussi prolonger l’avenue de Buffes jusqu’à la barrière de la première cour du château pour servir de passage et chemin pour exploiter les prairies et en prolongeant ladite avenue, il fera faire un fossé de chaque côté et au bout dans l’alignement des anciens et dont la jetée sera en dedans de ladite avenue.

 

 

§       20 septembre 1767 : Le général des habitants de Fillé se réunit. Feu Jean Joseph Leboindre a légué à la fabrique de Fillé « la somme de dix mille livres pour être employée à l’augmentation, décoration, réparation et entretien de l’église de Fillé et notamment à élever un tombeau en mausolée en marbre dans la chapelle dite de Buffes où il a désiré être enterré ».

 

 

§       23 mai 1768 : Louis François Daniel de Beauvais passe le bail du domaine du château de Buffes à René Tuffière, bordager. Le propriétaire se réserve deux chambres basses, les chambres hautes et un grenier ; il se réserve aussi de pouvoir abattre la charmille autour du jardin de Buffes. Le locataire devra fournir deux boisseaux des plus belles noix cueillies sur le domaine.

 

 

§       14 septembre 1777 : une description des propriétés de la paroisse de Fillé précise la composition de Buffes : bâtiments, cours, jardins, terres labourables et pâtis. Ces biens appartiennent à Louis François Daniel de Beauvais et sont affermés à la veuve Tanchot. Le tout s’étend sur 26,75 journaux et 3 hommées de prés (soit une superficie d’environ 15 hectares).

 

 

§       11 septembre 1785 : Marthe Plumard de Rieux, veuve de Louis François Daniel de Beauvais, passe le bail du domaine de Buffes à Jacques Fleury, bordager. La propriétaire se réserve le droit d’avoir un cheval sur le domaine.

 

 

§       24 juillet 1786 : Bail des moulins de la Beunêche. Louis Thomas, meunier des moulins de la Beunêche (appartenant à Marthe Plumard de Rieux) doit aller chercher quatre charges de blé dans les greniers de Buffes, les moudre et les porter au château du Gros Chesnay.

 

 

§       26 juin 1787 : Bail de la ferme du domaine du Gros Chesnay. Joseph Morillon, métayer, doit fournir chaque année une charge de froment, une charge de seigle et une charge d’avoine mesure du Mans comble ou ras le bois mesure de La Suze rendues dans les greniers du château de Buffes.

 

 

§       15 février 1794 : La citoyenne Marthe Plumard, veuve de feu citoyen Louis François Daniel de Beauvais, demeurant au Mans passe le bail du lieu de Buffes à Jacques Fleury, cultivateur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Buffes en 1810 (cadastre de Fillé, Archives Départementales de la Sarthe)

 

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14 mars 2006 2 14 /03 /mars /2006 21:20

Aujourd’hui dix huitième du mois de février mil sept cent soixante six sur les dix heures du matin, devant nous René Bellanger, notaire tabellion royal au Maine demeurant à Roézé, étant au lieu et bordage du Chêne Vert situé paroisse de Voivres.

 

Inventaire a été fait des meubles morts et vifs, dettes actives et passives dépendants de la communauté qui a eu cours entre défunt Charles Cosnilleau bordager, fermier dudit lieu du Chêne Vert et Marie Alleton sa dernière femme, avant elle veuf en premières noces de Marie Poirier, et en secondes de Marie Nieceron, demeurant audit lieu du Chêne Vert tant  en son nom que de mère et tutrice naturelle de Marie âgée de six ans et de Pierre Cosnilleau âgé de six mois ou environ ses enfants et dudit défunt.

 

A la requête et en présence de ladite Marie Aletton veuve dudit Cosnilleau, de Charles Cosnilleau garçon âgé de vingt sept ans ou environ et Marie Cosnilleau fille âgée de vingt deux ans aussi ou environ demeurant audit lieu de Chêne Vert audit Voivres enfants dudit défunt et de ladite défunte Marie Poirier sa première femme, de Michel Nieceron bordager demeurant paroisse de Bousse oncle maternel de Françoise Cosnilleau fille âgée de douze ans ou environ issue dudit défunt et de ladite Marie Nieceron sa seconde femme demeurant aussi audit lieu de Chêne Vert, et de Anne Nieceron veuve de Thomas Loriot, métayer, demeurant paroisse de Cérans sa tante au même côté maternel.

 

Et auquel inventaire procédant sous le bon plaisir de Monsieur le Bailly du siège d’où relève ledit lieu et en attendant qu’il sera pourvu de tuteurs aux mineurs, les meubles et effets ci après par elle représenté ont étés inventoriés en la forme et manière suivante en attendant qu’il en soit procédé à la vente.

 

Et premier une crémaillère avec son cremaillon, une pelle de fer à servir au feu, une grille,  un rôtissoir à pain, et un réchaud à écuelle de cuivre.

 

Item deux crocs, une bêche, une fourche de fer, une hache à bûcher, un sermeau et un mauvais broc, deux pelles à bêcher, et un vouge.

 

Item une mauvaise huche de bois de chêne et deux sas à sasser la farine et une racliere de fer.

 

Item un coffre de bois de poirier fermant de clef.

 

Item un autre coffre de bois de chêne aussi fermant de clef.

 

Item un mauvais marchepied de bois de chêne non fermant de clef.

 

Item une table longue de bois de chêne et deux tiroirs aux deux bouts dont un fermant de clef et deux bancs.

 

Item un bois de lit d’alizier avec sa carrie et font, une mauvaise bailliere, une couette à taie de toile, un traversier et un oreiller à taie de couetty le tout garni de mauvaise plume d’oie usée, son entour composé de trois morceaux de serge verte, deux vergettes de fer, un dossier et un vanellier de toile commune et une couverture de laine blanche.

 

Item dans une chambre froide à côté, un autre mauvais bois de lit de chêne composé de son entour de toile commune et un traversier à taie de toile garni de mauvaise plume d’oie et une mauvaise couverture de serge blanche.

 

Item un fût de busse aussi rempli de cidre.

 

Item un autre fût de busse à demi plein de cidre.

 

Item cinq autres mauvais fûts de busse, deux de quart, deux jales, deux petits baranchaux, le tout vide et un fût de cuvier avec sa selle.

 

Item une marmite avec sa cuiller de fer à servir au pot, deux chaudrons l’un grand et l’autre petit le tout de fer ou fonte.

 

Item une mauvaise poêle à frire.

 

Item un chandelier de potin.

 

Item deux mauvaises faux avec leurs enthes, un marteau et un coyer de faucheur.

 

Item une serpe à tailler et un terriere.

 

Item douze livres de vaisselle d’étain tant plate que creuse.

 

Item un crochet à peser.

 

Item deux mauvaizes ferusselles et une lanterne de fer blanc.

 

Item un rouet à filer du brin, un travouil, une baratte avec son baratton, et une mauvaise paire de balances à écuelles de bois,

 

Item neuf draps de chacun trois aulnes de toile commune, deux nappes de même toile dont une d’une aulne et demie et l’autre d’une aulne, une mauvaise serviette de toile de brin, quatre essuie-mains de toile de gros, un bissac et un charrier de toile de gros et deux poches de même toile, et deux souilles d’oreiller de toile commune.

 

Item dix neuf livres de fil de gros écru, et deux livres et demies de brin aussi écru.

 

Item sept livres de poupées de gros et brin.

 

Item onze livres de poupées de gros.

 

Item un mauvais van, un crible, un pot de guerlande, deux minettes et un fût de boisseau et un de quarteron.

 

Dans le grenier

 

Item dix boisseaux de froment et avoine mêlés, huit de bled noir et trois de seigle le tout comble et à l’ancienne mesure du Mans.

 

Item une siviere rouleresse et une mauvaise broye à broyer rompue.

 

Item dans l’écurie aux chevaux une vieille cavalle sous poil gris et son poulain d’un an.

 

Item dans l’étable aux vaches une mère vache sous poil brun.

 

Item une autre mère vache sous poil rouge.

 

Item deux autres mères vaches aussi sous poil rouge.

 

Item une petite taure de deux ans sous poil rouge et deux veaux de lait.

 

Item une brebis.

 

Item un bas de cheval, des paniers à fumier, des harasses, et une bride.

 

Item un porc en soie blanche.

 

Item dans la cour trois poules, deux oies et quatre canes.

 

Item quinze pièces de poterie de terre de Ligron dans l’une desquelles il y a environ demie livres de sel de gabelle.

 

Item les habits et linges à l’usage dudit défunt consistant :

 

Premier dans un habit de breluche, une veste et une culotte de droguet, deux mauvaises paires de guêtres en toile commune, deux autres mauvaises culottes de coulonge, un chapeau, un bonnet de laine, un mouchoir de fil, une mauvaise paire de souliers et six mauvaises chemises de toile commune.

 

Item trois livres de beurre salé et en pot.

 

Item une pelle de four et un rouable.

 

Item quatre fourches de bois, un râteau à foin et deux emotouers.

 

Item deux mauvaises seilles et un godet de bois.

 

Item dans la grange une mauvaise couchette sur paux qui est dans la grange garnie seulement d’une balliere et un travers garni de balle le tout de toile de gros.

 

Item dans un baquet inventorié ci devant qui est dans ladite maison environ deux livres de plumes d’oies neuves.

 

Item lesdites parties ont déclaré qu’il n’est rien dû a ladite communauté, et qu’il est dû par icelle les sommes ci après :

 

A Monsieur de la Roussière, propriétaire dudit lieu de Chêne Vert, la somme de trente livres restant de la demie ferme échue de Toussaint dernier sans préjudice du courant et autres dus de mondit sieur de la Roussière d’une part et quatre vingt livres pour prisée qu’il a fournie audit défunt sur ledit lieu Cy en tout……………..110tt

 

A Michel Dabouinneau garçon domestique dudit Voivres trente six livres pour argent qu’il a prêté audit défunt Cy……………………………………………….36tt

 

Audit Charles Cosnilleau dix sept livres aussi pour argent prêté Cy……………………….17tt

 

A ladite Marie Cosnilleau fille cinq livres aussi pour argent prêté Cy……………………….5tt

 

Au sieur Devaux marchand à La Suze huit livres pour marchandise Cy………………….8tt

 

A Pierre Huard domestique demeurant à Cérans douze livres aussi pour argent prêté Cy….12tt

 

Au nommé Lucas marchand dudit Voivres quinze sols six deniers pour marchandise Cy………………………………………..15s. 6d.

 

A Julien Cosnillau journalier dudit Voivres trois livres dix huit sols pour argent preté Cy……………………3tt 18s.

 

Au nommé Dupart cordonnier à Saint Léonard quarante cinq sols pour avoir recarlé les souliers dudit défunt Cy………………………………………………………..2tt 5 s.

 

A Julian Lhommeau sabotier dudit Voivres et collecteur de l’année dernière six livres cinq sols pour reste de taille et capitation dudit défunt Cy………………6tt 5 s.

 

Au nommé Ruillé fermier dudit Voivres collecteur de l’année présente et ne savoir combien ayant seulement donné trois livres.

 

Et à nous notaire six livres dix sept sols pour reste de nos droits et déboursés de l’inventaire des effets de la communauté dudit défunt avec Marie Nieceron sa seconde femme reçu devant nous les vingt deux mai et vingt un juin mil sept cent cinquante neuf dûment contrôlé Cy……………………………………………………….6tt 17 s.

 

Qui sont tous les meubles morts et vifs, dettes actives et passives à nous représentés et déclarés par lesdites parties qui ont dit n’en avoir ni savoir aucune autre quant à présent sauf néanmoins au cas qu’il en viendra ci après à leur connaissance à eux faire la déclaration ensuite des présentes.

 

Et ont tous lesdits meubles et effets été évalués à la somme de cent quatre vingt dix livres relaissés entre les mains et garde de ladite veuve qui s’en est volontairement chargée pour les représenter au jour de la vente qui en sera faite.

 

Dont du tout acte et jugé lesdites parties de leur consentement après lecture sans préjudices à leurs dus et droits respectifs. Fait et arrêté lieu susdits par nous notaire royal susdit soussigné lesdits jour et an présents Jean Basse et Jean Leprou sergers demeurant audit Roézé témoins à ce requis avec nous soussignés lesdites parties ont déclaré ne savoir signer à la réserve dudit Michel Nieceron

 

[Signatures] Michel Niecesron, J. Basse, Jean Leprou, Bellanger

 

 

 

Quelques explications …

 

 

René Bellanger notaire royal à Roézé : Il y avait un notaire à Voivres dont il n’existe quasiment aucune archive. Il se nommait Olivier Ory et est inhumé dans l’église de Voivres le 27 janvier 1704. Nous ne trouvons alors plus de notaire à Voivres. Les habitants de la paroisse traitent leurs affaires avec les notaires des paroisses voisines.

Meubles morts et vifs : Les meubles désignent les biens qui ne sont pas immeubles. Ainsi les meubles vifs (vivants) peuvent être des animaux. Les meubles morts sont tous les autres biens (meubles, objets, récoltes, etc.).

 

Bordager : C’est le locataire du bordage. Et le bordage est une petite exploitation agricole souvent inférieure à 10 ha dans cette région de la Sarthe.

Métayer : exploitant d’une métairie soit en faire valoir direct (plutôt rare), soit avec un bail à ferme (versement d’un fermage en argent), soit avec un bail à moitié (versement d’un fermage qui est la moitié de la récolte).

Crémaillon : petite crémaillère qui s’accroche sur la grande crémaillère.

Sermeau : Serpe. On trouve aussi le mot « serniau ».

Vouge : appelé aussi « craissant » (pour croissant). Outil tranchant dont la lame à la forme d’une faucille et dont l’épaisseur se rapproche de la serpe. Cette lame était montée sur un long manche d’environ 1,80 mètre et servait à couper de petites branches et les épines dans les haies.

Sas : tamis.

Marchepied : coffre au pied du lit.

Carrie : « plafond » du lit à quenouille.

Baillière : Sac rempli de balle (enveloppe du grain d’une céréale) et servant de matelas.

Couetty : Coutil (tissu très serré).

Traversier : traversin.

Entour : Tissu qui clôt le lit, entourage du lit.

Serge : tissu de laine.

Vergettes : tiges de fer pour faire coulisser les rideaux.

Dossier : pièce d’étoffe qui couvre le derrière du lit.

Vanellier : ou venellier ; tissu posé sur le côté du lit et qui ferme le lit sur la longueur opposée au mur.

Busse : Tonneau d’environ 230/240 litres.

Jale : cuvier en bois pour « marquer » (faire fermenter le marc avant pressage) le cidre.

Coyer : cornet qui porte le faucheur à la ceinture et dans lequel il met sa pierre à affûter.

Travouil : dévidoir à écheveaux.

Charrier : toile grossière pour le transport de la balle de blé, mais aussi pour le transport de la cendre pour la lessive.

Souille : Sac. Très souvent utilisé pour l’oreiller. C’est aussi dans une souille que l’on garde les papiers relatifs à la vie de la famille (titres de propriétés, baux, etc.).

Poupée : grosse bobine de fil.

Pot de guerlande : pot de garlande signifie une poterie tachée lors de la cuisson de la céramique.

Sivière rouleresse : la brouette.

Broye : instrument pour broyer le chanvre.

Cavale : la jument, le cheval.

Harasse : grand panier.

Breluche : étoffe de fil et laine.

Droguet : étoffe de laine grossière.

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6 mars 2006 1 06 /03 /mars /2006 17:10

LA FONDATION DE LA PAROISSE DE VOIVRES

 

Une querelle entre les moines de la Couture et les chanoines de Saint Pierre la Cour est à l’origine d’un texte qui nous précise les origines de la fondation de la paroisse de Voivres.

 

Moi, Hugues, par la grâce de Dieu, métropolitain de Tours, et notre vénérable frère Guy, lui aussi par la grâce de Dieu évêque du Mans, et Guillaume abbé de Saint Pierre de La Couture, à tous les fidèles présents et à venir, salut ; nous attestons la vérité d’une cause que nous avons examinée.

 

Que votre sagesse sache avec certitude que l’église de Saint Pierre la Cour, par donation d’Hugues David fondateur de cette église et par abondante contribution des autres seigneurs du Mans et enfin par donation du comte Hélie, d’heureuse mémoire, a reçu et possédée longtemps les dîmes de sa forêt et sur la glandée et sur la moisson.

 

Comme cette forêt était devenue terre labourable durant un long espace de temps, les chanoines de Saint Pierre la Cour firent dans cette même forêt deux églises [Louplande et Voivres] et ils attribuèrent séparément à chacune sa paroisse ; et ils les occupèrent longtemps paisiblement.

 

[…]

 

Et leur assemblée étant réglée en notre présence et au chapitre de Saint Pierre de la Couture de notre main et de celle de l’évêque Guy, par l’abbé Guillaume et par le doyen Guillaume l’accord a été signé et ainsi la querelle a été terminée et apaisée.

 

De sorte que désormais les moines aient la dîme et la paroisse de la terre de l’Auneau entre Roézé et la rivière de l’Orne, et la moitié des dîmes, offrandes, prémices et tout le revenu paroissial de la terre de Raymond, et de la terre des moines d’Oizé et de la terre des chanoines de Beaulieu et de la terre de Reginald du Breil.

 

Et que les chanoines aient l’autre moitié, et toute les dîmes de l’autre forêt et toutes les paroisses en quelque lieu qu’il y ait forêt féodale et qui soit devenue terre labourable.

 

Et si les paroissiens des terres communes se rendent à l’église de Voivres, que les moines aient la moitié de tout leur revenu paroissial ; si au contraire ils se rendent aux églises des moines, que les chanoines aient là la moitié de tout le revenu paroissial de ces gens des communes.

Cartulaire de l’abbaye de la Couture au Mans, vers 1133-1135

 

 

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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 16:43

JACQUES THUAULT, LABOUREUR DU 18ème SIECLE

 

Le 24 septembre 1685, Jacques Tuault épouse Anne Lecrenais à Spay qui décède dans cette même paroisse le 22 juin 1697.

Le 10 février 1698, Jacques Tuaux, veuf de Anne Lecrenais, épouse Anne Frettaux. Elle décède à Allonnes le 7 mai 1710 ; le même jour est inhumé son fils Jacques âgé d’un an.

Le 10 avril 1714, Jacques Tuau épouse Marie Herbet à Allonnes.

Le 21 février 1715, « a été baptisé Jacques fils de légitime mariage de Jacques Thuau laboureur et de Marie Herbet ».

Le 10 mai 1733, « haute et puissante dame Marie Françoise Catherine D’Oujat, épouse haut et puissant messire Jean Baptiste François Leboindre conseiller en la grand chambre du Parlement de Paris, chevalier, seigneur du Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, Vauguion, la Beunêche et autres lieux » passe le bail de la métairie du domaine de Gros Chesnay (Fillé) à « Jacques Tuaut laboureur et Marie Herbet … demeurants paroisse de Royzé ». Jacques Tuaut s’engage « d’en faire bailler et payer de ferme chacuns ans à madite dame la somme de deux cent quatre vingt livres à deux termes et payements egaux ». Il s’engage aussi « de faire chacuns ans pour madite dame Leboindre 10 journées de bœufs a charroyer quand ils en seront requis, de bailler aussy chacuns ans a madite dame dans le temps de Noël six bonnes poulardes grasses dans son chasteau du Gros Chesnay et 2 chapons pailliers dans le temps de Toussaint le tout de chaque année ». Jacques Tuaut signe d’une écriture relativement aisée ; sa femme déclare ne savoir signer.

Le 12 juillet 1735, Jacques Tuaut fils, garçon laboureur est témoin lors de la rédaction du testament de Marie Françoise Catherine Doujat.

Le 20 mai 1736, Jacques Thuault fermier du Gros Chesnay est inhumé à Fillé « en présence de sa femme, de ses fils, filles, gendres et autres ».

Le 9 avril 1737, Jacques Tuau fils, garçon laboureur, assiste à la vente des biens de Laurent Jouanneaux (fermier de la métairie de Buffard à Guécélard appartenant à Marie Françoise Catherine D’Oujat, femme de Jean Baptiste François Leboindre seigneur du Gros Chesnay à Fillé). Il y achète « 2 petits boeufs poil blond avec leurs jougs et courroies » pour la somme de 63 livres. Il achète également « 2 autres bœufs poil brun avec leurs jougs et courroies » pour la somme de 50 livres. Il acquiert aussi 4 boisseaux de chènevis (graine de chanvre) pour la somme de 4 livres. Il obtient aussi « une mauvaise selle de cheval avec une bride » pour la somme de 5 livres.

Le 3 février 1739 est signé un bail entre Marie Herbet et Jean Joseph Baptiste Leboindre, seigneur du Gros Chesnay à Fillé (également chevalier, conseiller du Parlement, seigneur de Buffes, la Beunêche, Vauguyon et Spay). Marie Herbet est dite veuve de Jacques Thault (laboureur) et demeure avec son fils Jacques à la métairie du domaine du Gros Chesnay à Fillé. Elle prend ladite métairie avec son fils pour la durée de « 6 années entières, parfaites et consécutives ». C’est le renouvellement du bail précédemment passé par son mari. Fait également partie de ce bail, le regain des trois allées de l’étang du Gros Chesnay du côté du Bois Fanchon. Le bail se monte à 280 livres pour chaque année à payer « dans le château du Gros Chesnay ou autres endroits jusqu’à trois lieux de distance, entre les mains de telles personnes qu’il lui plaira désigner ». La première demie ferme est à payer à la Toussaint et la seconde à la Saint Marc suivant. Ils devront aussi fournir chaque année « 5 journées de bœufs à charroyer quand ils en seront requis, bailler et fournir aussi tous les ans dans le temps de Noël 6 bonnes poulardes grasses rendues au château du Gros Chesnay, 2 bons chapons paillés à la Toussaint. Pour les réparations des logis et bâtiments de ladite métairie, ils devront fournir et faire employer 2 milliers de bons bardeaux neufs de bois chêne, et en faire retourner pareil nombre du vieil » ; ils doivent aussi « 2 journées de maçon et 4 de terrasseur fournies et servies de toutes matières » ceci une fois pendant le bail. Ils doivent aussi « ramasser les bardeaux qui tomberont par les vents et les faire remonter ; pour ce qui est des haies et fossés d’en réparer 150 toises par an es endroits les plus nécessaires des terres dudit lieu, et d’en rendre 200 toises en état à la fin du présent bail ; de planter sur les terres 6 sauvageaux par an et faire les antheures nécessaires qu’ils conserveront du péril des bestiaux à leur possible ; de faire la vigne dépendante de ladite métairie de ses façons ordinaires et des provains suffisamment terrassés chacun an » ... « S’obligent aussi lesdits preneurs de charroyer chacuns ans le foin du pré des Fontaines audit lieu des Fontaines pour le regain seulement ». La veuve Herbet déclare ne savoir signer, son fils Jacques signe mais d’une plume hésitante.

Le 27 avril 1740, « Jacques Tuault, fils de feu Jacques Tuault et de Marie Herbet » épouse Marie Moriceau à Fillé.

Le 7 juin 1740, Jacques Rocher, bordager demeurant à Fillé et curateur des biens de Marie Rocher, propose aux enchères le bail de la métairie du Mortier Noir à Fillé et appartenant au curé Gouau de Ruaudin. Jacques Tuau fils, laboureur et mari de Marie Moriceau, propose la somme de 180 livres par an. « Et après avoir attendu jusques à 7 heures du soir et qu’il n’est comparu personne qui ait voulu faire la condition meilleure lesdites métairies chambres et dépendances demeurent du consentement dudit curateur adjugées pour ledit temps de 6 ans 10 mois 7 jours ».

Le 3 juillet 1742, Jacques Tuaut, veuf de Marie Moriceau, épouse Anne Pellepoir.

Le 16 juin 1743, Jacques Tuaut, laboureur demeurant à Fillé et mari de Anne Pelpoil, acquiert « un quartier et demy de vigne ou environ scittué au clos de la Richardière parroisse dudit Fillé en 9 planches dont 5 sont en un tenant ». Le montant de l’achat est de 24 livres.

Le 13 février 1746, Marie Hebert, veuve de Jacques Tuaut laboureur, renouvelle son bail sur la métairie du Gros Chesnay. Le fermage n’est plus que de 250 livres par an, sans doute parce que le seigneur Leboindre s’est réservé une pièce de terre nommé la Cure. On remarquera d’ailleurs que le montant inscrit sur le bail est de 270 livres mais qu’il a été corrigé en 250 livres. Les autres conditions sont identiques au bail de 1739.

En décembre 1746 est dressé un inventaire au château du Gros Chesnay à Fillé après le décès d’Anne Suzanne Tirraqueau, femme de Jean Joseph Leboindre. « Marie Herbet veuve Jacques Tuaut fermière du lieu et métairie du Grochenay audit Fillé » doit 44 sols (2 livres 4 sols) à Jean Joseph Leboindre «  du reste de terme échu de Toussaint dernier ».

Le 28 novembre 1751 est signé un nouveau bail sur la métairie du Gros Chesnay entre Jean Joseph Leboindre et Jean Joseph Langlois. Marie Herbet sort de la métairie.

Le 8 décembre 1761, Jacques Tuaut fils est témoin dans l’acte de la concession des places de bancs de l’église de Fillé.

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21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 13:42

L’AERODROME AMERICAIN DE LOUPLANDE (1944)

 

 

 

 

 

 

Le Débarquement en Normandie du 6 juin 1944 marque le début de l’avancée des troupes alliées pour libérer la France et renverser le régime nazi en Allemagne.

 

 

La progression des troupes américaines sur le sol français est jalonnée par une multitude d’aérodromes qui serviront à combattre les positions allemandes.

 

 

 

 

Les Alliés traversent Louplande le 7 août 1944 et libèrent Le Mans le 8 août. Le 17 août, des soldats américains du IX Engineer Command commencent les travaux sur Louplande afin d’y implanter une piste d’aviation. Quatre bulldozers vont arracher les haies entre l’actuelle route du Mans et la ferme de la Bichetière. Il faudra même dynamiter la ferme de la Morlière appartenant aux Hospices du Mans. Cette base aura pour nom de code « A 36 ».

 

 

 

 

Le 4 septembre 1944, les premiers avions américains du 406th Fighter Group se posent sur la piste de Louplande. Ils y resteront trois semaines. Les appareils sont des Republic P47 Thunderbolt. Ces puissants chasseurs bombardiers peuvent, à partir de Louplande, bombarder les poches allemandes de l’Atlantique mais aussi les troupes allemandes repliées dans l’Est de la France.

 

 

Bien que bref, le passage des aviateurs a fortement marqué la population de Louplande. Les premières personnes impressionnées furent les agriculteurs qui découvrent les bulldozers qui arrachent en très peu de temps un chêne. Ces agriculteurs trouveront également un intérêt dans la présence de l’aérodrome : les militaires échangeaient un jerrycan de 20 litres de carburant contre 1 litre d’eau de vie.

 

 

Les nombreuses photographies faites à cette époque montrent aussi que les américains organisent des journées « portes ouvertes » qui attirent les curieux des environs.

 

 

 

 

La piste de Louplande sera réquisitionnée par les Américains jusqu’au 5 février 1946. Ensuite, elle dépend des forces aériennes françaises qui décident en mars 1946 de rendre les terrains aux propriétaires.

 

 

Commence alors la période des indemnisations. Les Archives Départementales de la Sarthe possèdent un dossier contenant de nombreux documents.

 

 

Des experts passent sur la commune pour évaluer les dégâts causés par la présence de l’aérodrome. Certains se plaignent de la difficulté à retrouver l’aérodrome. En effet les agriculteurs se sont assez vite réappropriés les sols comme le montre une photographie aérienne de l’IGN.

 

 

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18 février 2006 6 18 /02 /février /2006 19:53

QUE VEUT DIRE LE NOM DU LIEU-DIT « PIERRE AUBE » ?

 

Il existe sur la route qui va de Fillé à Voivres un lieu-dit nommé « Pierre Aube » qui correspond à une zone boisée entre ladite route de Voivres et la route des Vignes.

 

Les plans anciens et les différents cadastres du 19ème siècle n’indiquent aucune ferme portant ce nom. Le lieu désigne donc une lande dépendant avant la Révolution de la terre du Gros Chesnay.

En conséquence, seul un élément important a pu marquer les esprits pour que l’endroit porte ce nom. Quel peut être cet élément ?

Dans la Sarthe, de nombreux lieux-dits porte le nom de « Pierre ». Certains désignent la présence de monuments mégalithiques remontant à la préhistoire (ex : Pierre Couverte à Parigné le Polin). On peut donc raisonnablement penser que le nom « Pierre  Aube » (c'est-à-dire la pierre blanche) est le témoin d’un monument préhistorique présent sur la commune de Fillé.

Cette idée est confortée par des découvertes archéologiques faites dans les environs. On a trouvé dans quelques champs de Fillé des objets préhistoriques datant du néolithique (entre 6000 et 2000 avant Jésus Christ). La vallée de la Sarthe a toujours été un axe de circulation et il est logique de ramasser des objets de cette époque sur la commune.

Parmi ces découvertes, un objet se distingue. Il s’agit d’une meule trouvée près du Clos Colin. Elle permettait à une famille de produire de la farine à partir de céréales. C’est en quelque sorte l’ancêtre du moulin de Fillé.

 

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25 décembre 2005 7 25 /12 /décembre /2005 11:19

Le site de la Beunêche à Roezé est connu pour son manoir du 16ème siècle; mais de récentes prospections archéologiques ont montré la présence de vestiges plus anciens.

2 morceaux de tuile à rebord.

2 petits morceaux de scories.

3 éclats de silex.

1 silex rond (percuteur ?).

46 morceaux de panse.

1 morceau de pavé glaçuré.

1 palet (tuile réaménagée ?) médiéval ou moderne.

8 fonds (dont 1 tripode gallo-romain).

1 petit rebord de verre.

3 tessons de sigillée (dont 1 rebord Curle 15)

20 rebords (quelques uns gallo-romains).

1 morceau de tuile à rebord

1 fragment de verre jaune peu épais.

5 morceaux de panses à pâte rouge.

5 morceaux de panses à pâte blanche.

24 morceaux de panse à pâte grise et couverte gris à gris bleuté (peut être des tessons gallo-romains).

2 tessons à glaçure marron.

1 tesson à glaçure jaune.

1 morceau de panse en grès.

1 morceau de fond à pâte rosée.

2 morceau de fond à pâte gris grise et couverte gris bleu.

1 morceau de col (vase baguette type La Bosse à couverte gris bleu).

1 rebord d’écuelle à pâte gris clair et couverte bleutée.

2 rebords à lèvre plate en pâte grise.

1 lèvre éversée à pâte grise et couverte bleutée.

1 rebord à lèvre en bourrelet à pâte grise et couverte gris foncé.

1 rebord droit épais à pâte et couverte claires.

1 rebord type bandeau épais à pâte et couverte gris clair.

Nous serions sur un site ancien occupé dès la Préhistoire, puis à l'époque gallo-romaine et sans doute au Haut Moyen Age.

 

 

Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

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3 décembre 2005 6 03 /12 /décembre /2005 15:11

LORSQUE LE SEIGNEUR DU GROS CHENAY REND HOMMAGE AU SEIGNEUR DE BUFFES

Un acte notarié du 28 novembre 1654 nous rapporte comment Jean Le Boindre, seigneur du Gros Chenay prête serment de fidélité au seigneur de Buffes.

Aujourd’hui vingt et huitième jour de novembre
mille six cent cinquante et quatre après midi.
Est comparu devant nous Daniel Le Long
notaire en la cour royale du Mans demeurant paroisse
de Fillé notre résidence, messire Jehan
Le Boindre conseiller du Roy en la cour du
Parlement à Paris y demeurant paroisse de
St André des Arts, étant présent en
sa maison de Grochenay paroisse dudit Fillé.
Lequel nous a requis nous transporter
avec lui au logis seigneurial de
Buffes situé audit Fillé a effet de
faire et jurer la foi et hommage
entre les mains de Monsieur de la
Palluelle à cause du fief de Fillé
appartenant audit seigneur de la Palluelle
et Buffes pour raison de son fief du
Grochenay et dépendances. Où étant arrivé
audit Buffes avons trouvé Agate Papiel femme
François Brossard concierge dudit logis laquelle a déclaré
que le seigneur de La Palluelle était absent ; au moyen de quoi mon dit
seigneur du Grochenay au devant de
la poutre seigneuriale de la principale
entrée dudit lieu de Buffes a appelé à haute voix
par trois fois « Monseigneur
Monseigneur Monseigneur je suis
ici venu exprès pour vous offrir jurer
la foi et hommage simple telle que
elle vous est due pour raison
de mes terres fief et seigneurie du
Grochenay, des choses en dépendant en tant
qu’il en est tenu de vous pour
raison de votre dit fief de Fillé gager
le rachat le cas advenant et
rendre telle obéissance que à seigneur
est due ». Dont et de ce que dessus avons
audit seigneur décerné le présent acte
pour lui servir et valoir ainsi que
de raison et avons laissé copie du
présent acte. Fait et arrêté audit logis
de Buffes en présence des témoins Louis Girard marchand
demeurant au Mans et Pierre Paigeot
aussi marchand étant présents en le lieu.

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