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17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 10:31

Voici le sommaire du Bulletin de la Société d'Agriculture Sciences et Arts de la Sarthe paru cette semaine :

Jacques SANTROT, Claude LAMBERT, Jean RIOUFREYT, Minerve et Amour, deux bronzes gallo-romains de la Sarthe, p.5-20

 

La mairie de Château du Loir possédait dans ses collections une statue de Minerve en bronze haute de 17cm dont la provenance n'est pas clairement établie. Mais la découverte en 2001 à Vaas d'une applique en forme de buste d'Amour a relancé la question. Des fouilles ont été menées par Claude Lambert et Jean Rioufreyt sur le site de Vaas. Les vestiges fortement arasés pourraient être les restes de la villa d'un personnage important en rapport avec le sanctuaire gallo-romain d'Aubigné-Racan.

 

 

 

Joseph GUILLEUX, Les structures médiévales du site de l'école Claude Chappe au Mans, p.21-40

 

En 1980, lors des travaux de construction de l'école des Beaux-Arts au Mans, des vestiges archéologiques des thermes gallo-romains du Mans sortent de terre. Mais les niveaux supérieurs ont livré d'importants vestiges d'habitats médiévaux.

 

 

 

Paul DECIRON, Les Cassini et Saint Georges du Rosay, p.41-70

 

Le nom Cassini est bien sûr connu dans l'histoire de la cartographie; mais le village de Saint Georges du Rosay a entretenu un lien étroit avec cette famille qui possédait des fiefs dans cette paroisse.

 

 

Jean Pierre LAPLENIE, Saint Jean de la Chèvrerie, une paroisse du Mans au XVIIIè siècle d’après le registre paroissial de 1755, p. 71-90

 

Depuis 2002, un groupe de recherche a commencé le dépouillement des BMS des paroisses mancelles au XVIIIè siècle. Cette étude montre la vie quotidienne de la paroisse de Saint Jean de la Chèvrerie sur la rive droite de la Sarthe à mi-chemin entre ville et campagne.

 

 

Denis SAVOIE, Une sphère mouvante révolutionnaire, p.91-94

 

L’auteur décrit une sphère mouvante, sorte de planétaire, appartenant au lycée Montesquieu et datée de l’époque révolutionnaire.

 

 

Isabelle LEONE-ROBIN, Une ville dans la ville. Histoire et évolution de l’art funéraire au XIXè siècle dans les cimetières manceaux, p. 95-116

 

Une visite des cimetières manceaux mettant en valeur l’art funéraire. Les chapelles et monuments funéraires révèlent une forme d’art peu étudiée. Comme le rapporte un de mes collègues citant l’expression d’un élève enthousiasmé « Ils en avaient une drôle de vie les morts ! ».

 

 

Serge BERTIN, Quand la tradition devient folklore. Etude de deux associations folkloriques : le Râcaud et la Gouline (1950-1980), p. 117-138

 

Serge Bertin présente ici deux associations ayant œuvré pour le folklore sarthois. Il y présente en particulier Roger Verdier qui est un des piliers de la culture sarthoise mais au caractère typiquement … sarthois ! L’autre partie de l’article porte sur le groupe de la Gouline fondé par un groupe d’instituteurs.

 

 

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5 juin 2006 1 05 /06 /juin /2006 07:41

Un bail des moulins de Spay – 1747

Extraits

 

Du cinquième jour du mois de mars mil sept cent quarante sept après midi. Devant nous René Bellanger notaire et tabellion royal au Maine demeurant à Roezé, furent présents personnellement établis Monseigneur Jean Joseph Leboindre, baron de la Beuneiche, chevalier, seigneur de Vauguyon, le Groschesnay, Buffes, Spay, Fillé Guécélard, Roezé et autres lieux, conseiller du Roy en sa cour de parlement demeurant ordinairement a Paris rue et cul de sac Saint Dominique, quartier Saint Michel paroisse de Saint Jacques du Haut Pas …

Et Pierre Lefeuvre le jeune maître meunier et Françoise Gaupuceau sa femme de lui suffisamment autorisée devant nous au sujet des présentes demeurant aux moulins du Gué de Maulny paroisse de La Couture d’autre part.

Entre lesquelles parties a été fait ce qui suit. Savoir que … le seigneur Leboindre a par ces présentes baillé à titre de ferme et promis garantir auxdits Pierre Lefeuvre et Françoise Gaupuceau … preneurs pour eux et pour le temps et terme de six années entières, parfaites et consécutives … à commencer du jour et fête de Paques … mil sept cent quarante neuf et finir en pareil temps lesdites années révolues.

Savoir est les grands moulins de Spay situés paroisse du même nom consistant en la maison et bâtiments, domaine, roues, rouets, meules, moulages, tournants et virants … qu’en ont ci-devant jouit et jouiront jusques audit jour de Pâques mil sept cent quarante neuf Michel Lechat et à présent Magdelaine Froger sa veuve …

Lesdits Pierre Lefeuvre et Françoise Gaupuceau sa femme preneurs … promettent et s’obligent … d’en faire bailler et payer de ferme chacun an à mondit seigneur Leboindre ou à telles autres personnes qu’il lui plaira leur désigner jusques à trois lieues de distance desdits moulins la somme de trois cent quatre vingt livres … la première demie ferme montant à cent quatre vingt dix livres … au jour de Toussaint mil sept cent quarante neuf et le second qui sera de pareille somme au jour de Pâques suivant et ainsi continuer d’an en an et de terme en terme, outre et sans diminution de ladite ferme de bailler et fournir tous les ans à mondit seigneur Leboindre dans le temps de Noël douze bonnes poulardes grasses rendues audit château de Groschesnay, pour les réparations desdits moulins de faire faire six journées de maçon et six de terrasseur servies et fournies de toutes matières, de faire employer sur iceux deux milliers de bardeaux neuf lesquels leurs seront fournis par mondit seigneur et en faire retourner pareil nombre du vieil à leurs frais le tout une fois pendant le présent bail. Pour ce qui est des haies et fossés d’en réparer quarante toises par an  es endroits les plus nécessaires des terres desdits moulins. Et de planter sur icelles quatre sauvageaux aussi par an, de les enter avec ceux qui y sont à présent lorsqu’ils y seront propres et de les conserver du péril des bestiaux à leur possible en les armant d’épines …

S’obligent en outre lesdits preneurs d’entretenir toutes les ferrures d’iceux moulins en bon état pour leur service sans en prétendre aucune récompense ni paiement de mondit seigneur Leboindre lequel fournira à iceux preneurs le bois nécessaire pour faire les arbres, roues et rouets dont il sera besoin auxdits moulins le prenant par eux dans les endroits qui leur seront marqués jusqu’à demie lieue de distance desdits moulins après qu’il leur aura été fait abattre …

Demeurent tenus lesdits preneurs d’avoir un bateau fort suffisamment pour porter un ou deux chevaux chargés sur la rivière duquel on pourra servir lorsqu’il faudra travailler aux chaussées et autres choses desdits moulins pour charroyer les matières sans aucun dédommagement. Et en outre tenir la porte batelière d’icelles chaussées ouvertes quand besoin sera pour ledit travail, et dans le temps d’hiver lorsqu’il gèlera à glacer la rivière afin d’éviter la ruine desdites chaussées jusqu’à quinze jours de suite dans un an …

Dont de ce que dessus lecture faite auxdites parties, elles en sont demeurées d’accord … Fait et passé audit château du Groschesnay paroisse dudit Fillé es présence de Michel Jamin le jeune et louis Doré marchands sargers demeurant audit Roezé.

 

  

Le moulin de Spay sur la Sarthe (cadastre de 1843, Archives Départementales de la Sarthe)

 

QUELQUES REMARQUES

 

 

LEBOINDRE : La famille Leboindre est originaire de la Ferté Bernard puis migre au Mans où elle occupe quelques offices lui donnant une certaine notoriété. Le plus connu est Jean Leboindre (né en 1620 et décédé en 1693), doyen du Parlement de Paris. Jean Joseph Leboindre, dont il question dans ce bail, est le petit-fils de Jean Leboindre ; il meurt sans héritier (mais ruiné) en 1757. On lira avec intérêt dans Jean Leboindre, Débats du Parlement de Paris pendant la minorité de Louis XIV, présenté par Robert Descimon et Orest Ranum, Honoré Champion Editeur, 1997 l’intéressant commentaire fait sur cette famille.

Les Leboindre possédaient plusieurs métairies et bordages, ainsi que deux autres moulins (la Beunêche à Roezé et les moulins de Fillé).

Ils habitent à Paris mais viennent de temps en temps à Fillé au château du Grochenay. C’est probablement Jean Leboindre qui a fait édifier le château actuel du Grochenay.

Le Grochenay à Fillé

 

PIERRE LEFEUVRE : Il prend donc le bail des moulins de Spay en 1747, le renouvelle en 1754 puis quitte le lieu en 1761. C’est sans doute le même Pierre Lefeuvre que l’on retrouve en 1762 lors d’une visite des moulins de Fillé ; il demeure alors paroisse de St Jean de la Chevrie au Mans.

C’est peut être une personne de sa famille que l’on rencontre dans un acte de 1679 sur les moulins de la Beunêche ; il est dit meunier, charpentier et ammouleur. Il réside à Cérans.

 

MICHEL LECHAT : Il arrive aux moulins de Spay en prenant le bail en 1737. Lui aussi vient de la paroisse de La Couture au Mans. Il renouvelle son bail en 1742. Mais il meurt le 10 mars 1744 à Spay âgé d’environ 42 ans et est inhumé dans l’église.

 

LIEUE : correspond à 4551 mètres.

 

POULARDE : La poularde accompagne souvent les baux. Avec le chapon, elle fait partie de ces produits volaillers de qualité élevés dans la Sarthe. Cependant, on doit faire une différence entre la « poularde » et « la poularde du Mans » ; la seconde désigne plutôt une sorte de produit que l’on nommerait aujourd’hui « label rouge » alors que la « poularde » ne désigne qu’une jeune poule engraissée. On peut lire l’article de Jeanne Dufour, La tradition des volailles fermières dans le Maine : des poulardes d’hier aux volailles de Loué d’aujourd’hui, Bulletin de la Société d’Agriculture Sciences et Arts de la Sarthe, 1993, p. 125 à 146.

 

TERRASSEUR : Personne qui fait les terrasses (mélange d’argile et de paille pour les constructions en terre).

 

BARDEAUX : Planchettes de bois servant de couverture sur le toit (comme pour une tuile). Les bardeaux sont souvent en châtaigner.

 

TOISE : unité de longueur valant 1,95 mètre.

 

SAUVAGEAU : Pousse sauvage d’un arbre. Cette pousse est ensuite entée (greffée), puis protégée des animaux par une protection d’épines autour du pied de l’arbre.

 

CHAUSSEE : Levée de terre permettant l’aménagement du site du moulin. Sur l’extrait cadastral de Spay on voit très bien cette chaussée qui partage la rivière en deux morceaux.

 

PORTE BATELIERE : Porte sur le barrage permettant de faire passer les bateaux.

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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 09:55

Registre paroissial de Voivres – année 1787

Lorsque la divine providence nous appella a la conduite de cette
Paroisse le 15 mai 1773 nous vimes avec douleur que le temple
Du Seigneur avoit été négligé d’un tems immemorial qu’il tomboit en
Ruines manquant absolument de tout. Des masses de pierres brutes
Composoient les autels il n’y avoit ni ornemens ni linges point de livres
Un mur servoit d’appui de communion elle n’etoit point lambrisée il n’y
Avoit que trois croisés trois mauvaises portes deparés sur le point en un
Mot tomber tout avoit besoin de reconstruction n’ayant aucun
Revenu a nottre fabrique nous ne pouvions en esperer aucun secours
Nottre cœur etoit dans l’opprestion nous formames des lors le projet
De retablir la maison du Seigneur nous comencames par faire des
La premiere annee plafond le cœur le chancel et la nef de l’eglise
Nous fimes faire un pulpitre et achetames les livres de chant.
Les chappes, la banniere les linges et autres ornemens furent fournis
Quelques tems après. Nous comuniquames au seigneur de cette paroisse
Aux patrons, propriétaires et habitans le projet de faire reconstruire
Les trois autels nous ayants promis de nous aider je recues des
Susdits la somme d’environ 1300tt. Les habitans firent les voitures
Gratis cette somme etoit bien mince pour entreprendre un ouvrage
Qui devoit couter environ 3500tt avec un revenu aussi modique que
Celuy de la cure de Voivres sans patrimoine nous resolumes des
Lors de mettre la main a l’œuvre. Le 27 xbre 1786 la premiere
Pierre du grand autel fut placée avec solennité par maitre
Gui Jacques Livré chanoine sindic de l’eglise roiale de St Pierre
La Cour Sainte Chapelle du Mans au nom des doyens chanoines et
Chapitre de laditte eglise patrons de cette paroisse (cette 1ere
Pierre est derriere le tabernacle) les deux petits autels furent
Elévés en même tems les fonts baptismaux, les benitiers, les
Credences furent placés dans le même tems. Les portes furent relargis
Et faites a neuf. On fit trois croisés neuves et les vitraux des
Autres remis a neuf ; le tabernacle et les statue renouvellés
Le sanctuaire et la sacristie baissés de 18 pouces. Lappui
De communion en fer posés. Toutte leglise carrelée a neuf
Tous les bans neufs et uniformes, le cœur qui ne faisoit qu’un
Avec le chancel et la nef fait a neuf. La banquette pour asseoir
Le prêtre, les cartons de l’autel les six chandelliers argentés, les
Tabourets pour les chantres une superbe aube tout fut fourni
Au même tems. Tout etait achevé a la fin du mois de juillet
1787. Le cinq aoust suivant jour de la fête patronale de
Cette eglise les formalités en pareil cas requises et duement observées
La benediction des trois autels de cette paroisse fut faitte par
Messire Jacques Nepveu de la Manouilliere prêtre chanoine
De l’eglise du Mans et en presence de messire René d’Aux
Chevalier seigneur des paroisses de Chemiré, Louppelande, St Benoist,
Etival et Voivres (marquis d’Aux), lequel faisant pour la premiere fois son entrée
Dans laditte eglise fut receu a la grande porte d’ycelle et com
Plimenté par mondit sieur abbé Nepveu et conduit dans
La chapelle de St Pierre par tout le clergé chantant l’himne
Te Deum. Le seigneur etoit accompagné de sa famille savoir
Mesdemoiselles Renée, Agathe, Sophie et Mélanie d’Aux
Ses filles, de Mlle Olivier et encore en presence et assistance
De messire Daniel de Beauvais ecuyer seigneur de Fillé, Spai, Roisé
Le Groschesnaie, de dame Adélaide Victoire Daniel de Beauvais
Demoiselle epouse de messire de Fontaine chevallier seigneur
Baron de St Victeur, de messire de l’Estangt seigneur de Chantenai
Avocat du Roi au sièges présidial et sénéchaussée du Mans
De messieurs maitres Louis Quiet curé de Pruillé, René Moreau
Curé de Fay, René Bruneau curé de Spay, Jacques Achard curé
De Fillé, Pierre Lejariel du Bari curé de Roissé et La Suze
Nicolas Lebaron curé de Fercé, Louis Branchu curé de Chemiré
Jacques Lecoutteux curé de Maigné, René Peron curé d’Etival
Les Le Mans, Gui Jacques Livré et Guillaume Savare mon frere
Chanoines de l’eglise Roiale de St Pierre la Cour Ste Chapelle
Du Mans, de Jacques Tuffier diacre de l’eglise du Mans, de Julien Blin
Principal du collège de La Suze, de Françoise Gourdin epouse de
Defunt Francois Savare ma mere, de Gervais Savare mon frere
Ancien receveur des aides de Brissac et d’une multitude innombrable
De peuple des paroisses circonvoisines et de maitre René Nicolas
Savare curé de laditte paroisse qui a signé le present
le six janvier 1788
R. N. Savare c. de Voivres
Et pour perpetuer la memoire de la presente erection et rénovation
D’autels nous transcrivons a la suitte dudit verbal une piece de vers
A nous adressée par monsieur maitre Bellanger curé de St Georges
Du Plain et prononcé en presence de nos confreres lesquels ont
Requis la presente déliberation

Ad Rectorem

 

Ergo tuum completur opus, dignissime Rector,

 

Ara nitet curis aedificata tuis !

 

Quam tibi grata dies lucet ! Quam pura voluptas

Pertentat pectus, dulcis amice, tuum !

Applaudunt operi, acclamant juvenesque, senesque,

« Divine ornatum diligit ille domus,

Hic pius exornat templum, pius erigit aras. »

Urget te studium nobile, sanctus amor.

 

O factum egregium, longi memorabile secli !

 

Grex tibi commissus, jubilat, ardet, ovat.

 

Ut tibi meritas gestit persolvere grates

Et vota et memori pectore promit, amans.

Jungimur et turbae concordes, fausta precari

Una est vox cunctis, omnibus unus amor.

« Vivat is extinctum dilectus pastor in aevum.

 

Vivat is laetos et sine nube dies.”

Le maître autel décrit par Savare

Quelques informations complémentaires

 

 

René Nicolas Savare : Comme il le dit lui-même, il prend la cure de Voivres le 15 mai 1773. Il succède ainsi à Jacques Goussault décédé le 4 mai 1773 à l’âge d’environ 52 ans. Lors de « l’arrangement des registres des baptêmes, mariages et sépultures de la paroisse de Voivres » au presbytère le 17 mai, René Nicolas Savare est présent. Le 19 mai 1773, il rédige son premier acte dans les registres paroissiaux.

 

 

Entre le 24 et le 29 mai 1773 se déroule la vente des biens du curé Goussault. René Nicolas Savare y achète quelques biens :

 

2 crémaillères et 1 crémaillon de fer pour la somme de 2 livres.

 

1 paire de chenets avec 1 paire de pinces, 1 pelle à feu et 1 tire marrons pour la somme de 3 livres 19 sols.

 

1 gril pour la somme de 1 livre 13 sols.

 

1 gril, 1 rôti pain, 1 broche à percer, 1 main de fer, 1 soufflet pour la somme de 1 livre 10 sols.

 

1 barre de fer avec sa boule pour la somme de 3 livres.

 

1 devant de four en tôle pour la somme de 3 livres 3 sols.

 

4 coins de fer et 1 grande hache à bûcher pour la somme de 4 livres 19 sols.

 

1 chandelier de cuivre jaune pour la somme de 4 livres 5 sols.

 

1 paire de balances de cuivre avec 1 poids d’une livre, 1 autre poids de fer d’une demie livre, 1 autre poids d’un quarteron de potin pour la somme de 3 livres.

 

1 hachereau, 1 compas, 1 égoïne pour la somme de 1 livre 18 sols.

 

1 poêle à frire pour la somme de 4 livres 8 sols.

 

1 boîte à sel pour la somme de 2 livres 10 sols.

 

1 fusil pour la somme de 8 livres 1 sol.

 

2 mauvaises poêles à frire pour la somme de 2 livres 1 sol.

 

1 rôtissoire garni de ses cordes, chaînes, poulies, avec 2 broches et 1 poids de pierre pour la somme de 11 livres et 1 sol.

 

1 râpe à sucre, 2 lanternes, 1 cuiller à pot en fer, 2 cuillers en fer blanc et en cuivre à arroser le rôti pour la somme de 2 livres.

 

1 poissonnier de cuivre rouge pour la somme de 3 livres et 1 sol.

 

2 casses (une de terre et une de tôle), 1 garde casse en fer pour la somme de 1 livre 10 sols.

 

1 réchaud de cuivre rouge pour la somme de 4 livres 6 sols.

 

1 paire de bassinoires de cuivre rouge pour la somme de 9 livres 5 sols.

 

1 passette de cuivre jaune pour la somme de 2 livres 10 sols.

 

1 casserole de cuivre rouge pour la somme de 3 livres.

 

1 casserole de cuivre rouge pour la somme de 2 livres 19 sols.

 

1 petite casserole de cuivre rouge pour la somme de 2 livres 2 sols.

 

2 tourtières de cuivre jaune pour la somme de 2 livres 10 sols.

 

1 poêlon de cuivre jaune pour la somme de 2 livres 13 sols.

 

2 marmites de fonte avec 1 couvercle de tôle pour la somme de 1 livre 10 sols.

 

1 marmite, 1 cuiller à pot, 1 écumoire et 1 couvercle pour la somme de 2 livres 3 sols.

 

3 autres marmites de fonte de « peu de valeur » pour la somme de 16 sols.

 

1 chaudron de fonte de moyenne grandeur pour la somme de 1 livre 19 sols.

 

1 grand chaudron de fonte pour la somme de 7 livres.

 

1 mère vache sous poil rouge pour la somme de 87 livres.

 

1 mère vache sous poil rouge avec un veau de lait pour la somme de 83 livres.

 

1 taure (génisse) d’un an sous poil rouge brun pour la somme de 27 livres.

 

1 cheval sous poil souris avec son bas et 1 cordeau pour la somme de 50 livres.

 

1 selle de cheval couverte de panne bleue, 1 housse d’étoffe et 1 bride pour la somme de 28 livres et 11 sols.

 

1 autre selle avec sa bride et équipée de ses sangles pour la somme de 8 livres et 5 sols.

 

2 sangles et 1 mesure pour la somme de 1 livre et 1 sols.

 

1 fourche, 1 vouge, 1 pelle, 1 volant, 1 croc, 1 pelle à bêcher pour la somme de 7 livres et 1 sol.

 

1 fourche, 1 broc, 1 tranche, 1 croc et 1 râteau à dents de fer pour la somme de 5 livres 3 sols.

 

2 draps de toile commune pour la somme de 9 livres.

 

2 draps de toile commune de chacun quatre aulnes pour la somme de 8 livres 6 sols.

 

12 essuies mains de grosse toile pour la somme de 6 livres 10 sols.

 

2 nappes de toile commune de chacune cinq quarts pour la somme de 2 livres.

 

2 autres nappes pareilles aux précédentes pour la somme de 1 livre 15 sols.

 

2 autres nappes de toile commune pour la somme de 2 livres 7 sols.

 

2 draps de toile commune de trois aulnes chacun pour la somme de 4 livres et 15 sols.

 

6 chaises dans la cuisine pour la somme de 1 livre 10 sols.

 

1 grande « huge » pour la somme de 4 livres.

 

1 devant de feu en fonte pour la somme de 12 livres 6 sols.

 

1 rideau servant de portière à la cuisine avec sa vergette de fer pour la somme de 1 livre 16 sols.

 

1 table ployante de sapin pour la somme de 1 livre 10 sols.

 

1 armoire à un battant fermant à clé pour la somme de 10 livres 3 sols.

 

1 bois de lit garni de ses fonds avec 1 paillasse, 1 couette, 1 traversin, 3 oreillers le tout rempli de plumes mêlées, 1 couverture de laine verte, 4 rideaux, 1 dossier, 1 plafond grandes et petites pentes de damas de coq couleur bleu, 3 vergettes de fer pour la somme de 50 livres 5 sols.

 

2 seilles, 1 godet, 1 carreau à la cheminée et 1 à la poutre, 2 tamis, 2 triangles de fer et 1 mauvais coffre pour la somme de 1 livre 1 sol.

 

6 chaises de bois d’aune enfoncées de jonc pour la somme de 2 livres.

 

1 pelote de ficelle pour la somme de 18 sols.

 

12 essuies mains de grosse toile pour la somme de 4 livres 1 sol.

 

1 baratte liée de trois cercles de fer, 1 baratton et 1 « coulouere » de bois, 1 plat de bois et sa cuiller pour la somme de 2 livres et 17 sols.

 

1 pot rempli de graisse de porc pour la somme de 4 livres 6 sols.

 

2 fers à repasser pour la somme de 2 livres et 3 sols.

 

1 dessus de cloche et 1 mortier de fonte pour la somme de 11 sols.

 

1 garde casse pour la somme de 2 livres.

 

1 poêle à châtaignes, 1 garde casse de fer, le tout de peu de valeur, 3 mauvais soufflets et 1 bourriche pour la somme de 12 sols 3 deniers.

 

2 fers à repasser pour la somme de 2 livres 3 sols.

 

2 draps de toile de brin pour la somme de 8 livres 6 sols.

 

2 draps de toile de brin de chacun 4 aunes pour la somme de 8 livres.

 

100 bouteilles de verre de Rouen pour la somme de 24 livres.

 

1 grande paire d’armoires à deux battants en bois de noyer pour la somme de 37 livres.

 

1 busse de vin de la récolte dernière (fut et liqueur) pour la somme de 36 livres.

 

1 buffet à quatre battants et deux tiroirs en bois de poirier pour la somme de 30 livres.

 

1 huilier de cristal pour la somme de 1 livre 11 sols.

 

1 douzaine d’assiettes de faïence pour la somme de 2 livres 5 sols.

 

1 douzaine d’assiettes de caillou dont partie, sont fêlées pour la somme de 18 sols.

 

2 grands plats de caillou pour la somme de 15 sols 3 deniers.

 

12 assiettes de faïence pour la somme de 1 livre 15 sols.

 

3 plats de caillou pour la somme de 1 livre 6 sols.

 

3 salières de cristal pour la somme de 1 livre 8 sols.

 

3 petits plats de caillou pour la somme de 1 livre 8 sols.

 

2 saladiers de faïence pour la somme de 1 livre.

 

4 assiettes de caillou pour la somme de 15 sols.

 

9 assiettes de caillou pour la somme de 1 livre 14 sols.

 

12 assiettes de caillou fêlées pour la somme de 1 livre 4 sols.

 

1 lot d’assiettes et plats fêlés avec 1 bouteille de verre à liqueur pour la somme de 17 sols.

 

2 pots et 1 eraigne pour la somme de 1 livre 4 sols.

 

1 table de sapin avec son ployant pour la somme de 1 livre 3 sols.

 

2 bonnets de coton pour la somme de 2 livres 16 sols.

 

2 bonnets de coton pour la somme de 2 livres 9 sols.

 

3 paires de manchettes pour la somme de 2 livres 4 sols.

 

2 fûts de boisseaux, 1 pelle « fustière » et 2 cribles pour la somme de 3 livres 1 sol.

 

1 paire de chenets, 1 pelle à feu, 2 paires de pinces, 1 tire marrons pour la somme de 8 livres.

 

2 poches de grosse toile pour la somme de 1 livre 16 sols.

 

4 bissacs pour la somme de 1 livre 1 sol.

 

6 taies d’oreiller pour la somme de 3 livres 16 sols.

 

2 nappes de toile commune pour la somme de 3 livres.

 

2 nappes de toile de brin pour la somme de 3 livres 2 sols.

 

2 nappes pour la somme de 2 livres 10 sols.

 

1 nappe de 2 aulnes de toile de brin pour la somme de 2 livres 4 sols.

 

1 douzaine de serviettes de toile de brin pour la somme de 8 livres 10 sols.

 

1 grand cuvier avec sa chantepleure de potin pour la somme de 6 livres.

 

1 petit cuvier avec 1 baquet pour la somme de 2 livres 1 sols.

 

9 fûts de busses de pipes et quarts vides pour la somme de 11 livres 6 sols.

 

1 fût de pipe et 1 fût de busse vides pour la somme de 7 livres 6 sols.

 

2 poulains avec tous les chantiers de la cave, 1 grand baril à vinaigre, 1 garde manger, 1 travouil pour la somme de 3 livres.

 

1 fût de charnier avec du porc salé pour la somme de 13 livres 3 sols.

 

2 paires de harasses avec leurs cordes pour la somme de 2 livres.

 

1 mauvaise civière pour la somme de 16 sols.

 

1 câble pour monter les gerbes pour la somme de 6 livres 13 sols.

 

1 petite couette, 1 traversin, 1 lodier piqué servant de couverture, 1 couette, 1 traversin à taie de toile rempli de plumes de poules pour la somme de 9 livres.

 

1 coffre de bois de chêne fermant de clé pour la somme de 5 livres 12 sols.

 

1 douzaine de serviettes de toile de brin pour la somme de 9 livres 5 sols.

 

12 serviettes de toile de brin pour la somme de 12 livres 6 sols.

 

12 serviettes de toile de brin pour la somme de 19 livres 1 sol.

 

1 bois de lit garni de ses fonds et paillasse, 1 couette, 1 traversin, 1 oreiller le tout de couetty rempli de plumes d’oie, 1 couverture de laine blanche, 1 courtepointe d’indienne, 1 dossier, 1 plafond, des petites pentes le tout d’indienne, 4 rideaux, 3 pentes de droguet vert, 2 tringles tournantes pour la somme de 163 livres 14 sols.

 

100 bouteilles de verre pour la somme de 24 livres.

 

4 carafes et un levrier de caillou pour la somme de 1 livre 6 sols.

 

2 draps de toile de brin de 6 aulnes pour la somme de 17 livres 10 sols.

 

4 chandeliers de cuivre ou potin et 1 chandelier à main avec des mouchettes dessus pour la somme de 5 livres.

 

12 chaises de noyer ou guignier pour la somme de 8 livres.

 

8 chaises de bois de noyer pour la somme de 2 livres 10 sols.

 

2 dessus de table dont une a sa rallonge de sapin pour la somme de 7 livres.

 

1 porte à diner d’étain avec 7 mauvaises fourchettes de fer pour la somme de 5 livres.

 

1 mauvais van pour la somme de 2 livres.

 

7 mauvais carreaux avec 1 fût de quart de busse et 1 lot de douelles pour la somme de 3 livres 7 sols.

 

1 paire d’armoires à deux battants fermant à clé avec un tiroir en bois de chêne pour la somme de 40 livres 1 sol.

 

1 bois de lit garni de ses fonds et paillasse, 1 couette, 1 traversin, 1 oreiller, 1 petite baillière, deux petites couvertures de laine blanche, des rideaux d’étoffe de couleur verte, 3 vergettes de fer, le tout de peu de valeur pour la somme de 36 livres.

 

1 busse de vin de la récolte dernière (fût et liqueur) pour la somme de 40 livres.

 

1 busse de cidre (sans le fût) de la récolte dernière pour la somme de 21 livres 10 sols.

 

15 livres de vaisselle d’étain pour la somme de 11 livres 12 sols 6 deniers.

Il apparaît clairement que René Nicolas Savare s’équipe pour habiter le presbytère de Voivres. Par contre, il n’achète aucun vêtement ni livre religieux.

 

 

Très rapidement le curé Savare se soucie de l’état de l’église de Voivres. Ainsi le 11 juillet 1773, le général des habitants est convoqué pour savoir « si ils doivent faire lambrisser ou plafoner leur eglize qui a un besoin de l’un ou de l’autre indispensable, pour la decoration d’icelle ornement et embellissement pour le service divin ». Faute d’argent suffisant, il sera décidé de la plafonner en blanc ; les travaux seront effectués par Jean Dupuy, plafonneur originaire de la paroisse de Bouillancourt en Picardie. Il est également choisi de faire quelques travaux sur le mur du cimetière.

 

En juillet 1774, Savare demande à ce que soient abattues les ruines d’une maison dépendant de la cure afin de faire construire à la place une écurie.

 

Le 12 février 1780, le général des habitants se réunit. Pierre Ruiller, procureur et syndic de la paroisse «  a remontre aux dits habitans que le cimetiere de la dite paroisse secrouloit meme leglize est en un danger evident de secrouler aussi que leglize etant dénuée dornements convenables pour sa solemnité du service de Dieu pourquoi demande a estre authorize par lesdits habitans a employer pour les refections dudit cimetiere soutien des terres diceluy meme pour le soutien de ladite eglize … surquoy lesdits habitans ont murement confere ensemble et apres mure deliberation ils ont este d’avis et donnent pouvoir audit Ruiller leur procureur de fabrique de conjointement et de l’avis du sieur curé dudit Voevres faire faire un mur autour du cimetiere dudit lieu des escaliers pour y monter, d’achepter des chappes et autres ornements convenables … et faire conjointement et avec lagrement dudit sieur curé tout ce qui conviendra et d’y employer les deniers quil peut avoir entre les mains dont il delivrera des quittances qui luy seront allouees en decharge dans le compte quil rendra de la gestion et administration des deniers de ladite fabrique promettant avoir pour agreable tout ce quil fera pour la construction des murs dudit cimetière, la decoration de leglize et tout ce qui sera necessaire destre fait ». Là encore, le curé obtient des habitans l’autorisation de faire des travaux sur l’église.

 

Le dernier acte des registres qu’il rédige à Voivres est un baptême du 3 septembre 1791.

 

René Nicolas Savare décède au Mans le 25 mars 1792.

 

 

Vers 1835, le curé Bichette rédige les « Chroniques de la paroisse de Voivres ». Il apporte quelques renseignements complémentaires mais sans que l’on connaisse aujourd’hui l’origine de ses sources (peut être des documents restés au presbytère). En particulier, il signale que lors de la destruction de l’ancien autel, on aurait trouvé un squelette dans celui-ci.

 

 

 

Le presbytère de Voivres dans les années 1920 (Archives Départemenntales de la Sarthe, Fond Cordonnier)

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20 mai 2006 6 20 /05 /mai /2006 09:50

UN TREMBLEMENT DE TERRE A VOIVRES (1711)


 

 

 

 

Les curés des villages étaient chargés de tenir les registres des baptêmes, mariages et sépultures. Ce sont ces documents que l’on utilise pour faire de la généalogie. Mais parfois les curés y inscrivent aussi des événements qui marquent la vie de la paroisse.

 Ainsi en 1711, Jean Girard, curé de Voivres, écrit :

 

 

 

« Le sixième jour d’octobre 1711 arriva un tremblement de terre sur les huit heures et demie du soir, lequel s’est trouvé général et ce par deux fois consécutives. »

 

 

 

L’information est brève et sans autre commentaire. Il n’y eut sans doute pas de dégâts.

 

D'autres registres sarthois y font allusion. Ainsi à la Chapelle d'Aligné " Aujourd'hui 6 octobre 1711, sur les 8 heures du soir, il y a eu ici un tremblement de terre par deux secousses terribles et un grand sifflement" ou encore à Assé le Riboul " En la dite année (1711) le 6ème dudit mois (octobre) à 8 heures du soir en un temps serain et beau, il se fît un double tremblement de terre presque coup sur coup sous un bruit sourd qui surprit tout le païs comme étant une chose icy fort extraordinaire. En foi de quoi j’ai signé Métivier" mais aussi à La Quinte "Le 6 Octobre à 8 heures et demie du soir s'est fait deux tremblements de terre à la Quinte très considérables" et à René "Le Mardi Sixième Octobre, Mil Sept Cent Onze, sur les quinze heures du soir, le temps étant assés calme, l on sentit tout d un coup un tremblement de terre qui dura environ trois minutes, avec un fore grand bruit dans l air, ce qui étant fini, la terre recommença un demi quart d heure après de trembler, mais d’un mouvement plus fort et qui dura un peu plus long temps que la première fois, même le bruit que l on entendit dans l air pendant cette seconde secousse fut beaucoup plus grand. Cet accident ne produisit point d autre effet que d'avoir fait grand peur, et se fit sentir presque dans toute la province du Maine" et encore à Courceboeufs "Le 6 Octobre 1711, il fit un grand tremblement de terre qui épouvanta tout le monde" puis à Arçonnay "Le 6 octobre 1711, jour de la saint Bruno, sur les huit heures du soir, est arrivé en un quart d'heure un double tremblement de terre à Alençon et en cette paroisse et plusieurs autres, ne sachant pour le présent s'il s'est fait sentir plus loin. Le château d'Alençon et les maisons de la dite ville d'Arconnay en eurent de rudes secousses" et encore à Neuvy en Champagne "6 Octobre 1711, sur les 8 à 9 heures du soir, arrivèrent deux tremblements de terre dans un quart d'heure de temps, sans qu'ils aient causé de désordres qu'un peu d'épouvante" et encore à Yvré le Polin "le 6 Octobre 1711, le mardi,sur les huit heures du soir est arrivé un tremblement de terre par deux fois de suite" mais aussi dans les registres de Nogent sur Loir « Plus le six othobre sur les huit heure du soir es arrive un grand tremblemens de terre qui dura un demi cardeure lans mil set cent onze. » (information Jean-Louis Gueret)





Il s’agit donc d’un séisme important qui a touché une grande partie ouest de la France. On en connaît d’autres témoignages :

·        dans les archives de la commune de Ranton (Vienne) :

« Au commencement du mois d'octobre de la présente année il est arrivé de très grands tremblements de terre, qui ont jeté à terre quantité d'édifices, et surtout toutes les cheminées. »

 


 

·        dans le journal (1684-1720) du marquis de Dangeau :

« Il y eut le 6 du mois passé un tremblement de terre
que beaucoup de gens sentirent ici ;
ce fut sur les huit heures du soir. Nous avons su depuis
que ce tremblement de terre avait été plus considérable
le même jour et à la même heure sur les frontières de la
Touraine et au Poitou. La petite ville de Loudun en
a été fort endommagée ; il y a eu plusieurs maisons
renversées. »


 

 

 

 

La plupart des secousses sismiques enregistrées dans la Sarthe ont pour origine le Poitou et la Touraine. Voici quelques autres secousses sismiques enregistrées dans le passé :

 

 

 

DATES


 

EPICENTRES


 

1579

La Châtre (Indre)

1657

Sainte Maure (Indre et Loire)

1711

Loudun (Vienne)

 

 

 

 

 

 

Plusieurs tremblements de terre ont touché la Sarthe depuis. Par exemple, un séisme dont l’épicentre était à Pouzauges (Vendée) à été ressentie dans la Sarthe le 8 juin 2001. Mais les mesures faites par le Bureau Central Sismologique Français à Strasbourg indiquent qu’à Voivres il n’a pas été ressenti par la population.

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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 17:21

Lors des Journées du Patrimoine de septembre 2004, l'église de Voivres a accueilli une exposition sur les ornements liturgiques de la paroisse. Ils sont aujourd'hui entreposés au Dépôt Diocésain d'Ornements Religieux qui est abrité au Centre de l'Etoile au Mans.

Voici quelques uns de ces objets.

 

 Chasuble du 18ème siècle avec galon du 19ème siècle. Tissu lamé or et broché argent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Chasuble de la fin du 19ème siècle. Soie et point de Beauvais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Chasuble des 18ème et 19ème siècles. Soie doré. Motif : agneau mystique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Chasuble du 19ème siècle. Velours. Monogramme du Christ brodé d'argent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Chape (vers 1890).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Chasuble de la 1ère moitié du 20ème siècle. Soie damassée. Motif : Alpha et Oméga, feuilles de vigne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chasuble du 20ème siècle.Soie

 

Motif : fleurs rouges, croix en satin moiré, applique tissu peint et rebrodé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Chasuble de la 2ème moitié du 20ème siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Bannière du début du 20ème siècle.

Bannière blanche (un côté avec le Sacré Cœur, un côté avec la Vierge Marie)

 

Vierge : visage et mains imprimés, robe et manteau en tissu surchargé de galon de métal estampé, inscription « O Marie conçue sans péché ».

 

3 dates : 1830, 1854 (proclamation du dogme de l’Immaculée Conception par Pie IX), 1904

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le 23 mars 1806, dimanche de la Passion, les calices, St ciboire à coupe d’argent, patène et couvercle aussi d’argent doré, ainsi que l’ostensoir ou soleil, seulement argenté, le tout consacré par Mgr de Pidoll, évêque catholique du diocèse, ont servi pour la première fois. »

 

 

« Le dimanche 19 juin 1808, jour de la Fête Dieu, M. Laudreau étrenna la belle chasuble en damas rouge et blanc, broché en or fin. Il l’avait achetée au Mans des deniers de la fabrique.

 

Il acheta également et fit faire une autre chasuble noire en panne et damas blanc et neuf. »

 

 

Extrait des Chroniques de Voivres de l’abbé Bichette (1836 - 1837)

 

 

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21 avril 2006 5 21 /04 /avril /2006 18:17

 

 

 

Longtemps oublié, l’édifice de la Perrière à Voivres lès Le Mans a été redécouvert il y a quelques années[1]. Adossé au plateau de Louplande, il domine la vallée de la Sarthe et la route reliant Le Mans à La Suze. C’est aujourd’hui une propriété privée appartenant à Mme Bizeray.

 

 

 

UN BATIMENT AU PLAN SIMPLE

Un grand rectangle de 16,50 m. sur 8,90 m., voilà à quoi pourrait se résumer le bâtiment de la Perrière. Une sorte de longère améliorée. L’entrée se fait par une haute façade en roussard soutenue par trois contreforts et orientée au sud-est. Une fois passée la porte ogivale, on pénètre dans une grande salle éclairée par quatre fenêtres.

 

 

 

L'IMPORTANCE DES DECORS

Devant cette imposante façade, on devine tout de suite que ce bâtiment n’est pas ordinaire malgré sa rusticité. On a joué avec les décors, modestes certes, mais voulus. Au dessus de la porte d’entrée, entre l’arc ogival et l’arc de décharge tous deux en roussard, on a inclus un arc de pierres en calcaire. Au sommet du pignon, une fenêtre trilobée assure l’éclairage mais montre aussi l’importance du lieu.

En entrant dans la grande salle, la cheminée placée sur le mur ouest, et montant à plus de 6 m. de hauteur, devait marquer le visiteur. Son contrecoeur est d’ailleurs décoré de pierres en calcaire alternant des lits horizontaux et des lits en arrêtes de poisson.

Une grande et haute fenêtre à coussièges, preuve d’une certaine aisance, perce le mur sud.

En face, sur le pignon nord, la grande fenêtre du haut est composée d’une alternance de pierres de roussard et de calcaire, alors que sur la partie extérieure seul le roussard a été utilisé.

 

UN EDIFICE PLUS COMPLEXE QU'IL N'Y PARAIT

 

Cela semble évident, cette grande salle servait aux réceptions. C’est donc qu’il existait d’autres pièces.

Effectivement, une porte sur le mur ouest ouvre aujourd’hui sur une étable. Arrivé dans cette pièce, on voit sur le mur deux piédroits en roussard correspondant à une cheminée adossée à celle de la grande pièce. D’ailleurs en haut le conduit est commun.

Pareillement, au fond de la grande pièce sur le mur Est, une porte correspondant aujourd’hui à l’accès de la cave, ouvrait sur une troisième pièce. Dans cette pièce, on voit encore les restes d’une autre cheminée. C’est également de ce côté que se trouve le puits laissant à penser que l’on pourrait être du côté des cuisines.

DE QUEL TYPE DE BATIMENT S'AGIT-IL ?

Pour certains, cet édifice était une chapelle. Ils étaient influencés par la fenêtre trilobée qui évoque l’architecture des constructions religieuses. Mais ni l’orientation, et encore moins la cheminée ne favorisent cette idée.

Pour d’autres, nous serions en présence d’une grange. Là encore, la cheminée tord le cou à cette hypothèse.

On parle aussi d’une maladrerie mais les documents des différentes époques ne parlent jamais d’une présence religieuse sur le site de la Perrière.

Reste donc la solution de l’habitat, mais un habitat pour qui ?

 

 

 

DES TEXTES RARES MAIS PRECIEUX

Des actes notariés des 17ème et 18ème siècles nous précisent qu’à cette époque la Perrière est une métairie appartenant aux seigneurs de Villaines à Louplande. L’édifice qui nous intéresse est qualifié de grange, fonction qu’il remplissait encore il y a quelques années. Vu le volume qu’il représente, on comprend aisément que telle fut sa fonction pendant de nombreux siècles. Mais la cheminée et les décors montrent bien que ce n’était pas sa vocation originelle.

Une deuxième catégorie de documents apporte des éléments intéressants. Ils appartiennent au cartulaire de Château du Loir[2]. Quel lien y a t-il entre Château du Loir et Voivres ? Il se trouve simplement qu’à un certain moment du moyen age, les seigneuries de Château du Loir et La Suze (ainsi que Louplande) appartiennent à la même famille.

Plusieurs textes de ce cartulaire citent le toponyme « Perrière » mais sans jamais préciser sur quelle paroisse ! Il y est question entre le 12ème et le milieu du 13ème de vassaux des seigneurs de Louplande nommés Guérin et Raoul de la Perrière. Le 29 avril 1288 Béatrix « comtesse de Dreux et de Montfort, dame de Château du Loir », baille à Jean Le Bordier l’hébergement de la Borderie à Roezé. Dans ce texte, la Borderie est dite voisine de la métairie de Guérin de la Perrière. Or, 800 mètres séparent les deux lieux.

 

 

 

OU L'ON AVANCE L'HYPOTHESE D'UN PETIT HABITAT SEIGNEURIAL

Nous serions en présence d’un rare vestige d’habitat seigneurial des 13ème ou 14ème siècle. La puissance n’apparaît plus dans l’importance d’une fortification mais par une construction, certes toujours imposante, où apparaissent de nouveaux éléments tel que les décors. Le bâtiment de la Perrière pourrait être une forme primitive des manoirs qui vont se répandre après la guerre de Cent Ans. 



[1] BOUTON Philippe,  Le logis de la Perrière à Voivres lès Le Mans, Bulletin de la Société d’Agriculture Sciences et Arts de La Sarthe, 1996, p.3-14

[2] VALLEE Eugène, Cartulaire de Château du Loir, Archives Historiques du Maine, Le Mans, 1905

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17 avril 2006 1 17 /04 /avril /2006 17:23

4 E 16 174 (Etude Raguideau Roézé)

 Archives Départementales de la Sarthe

 1776 –  Visite et montrée sur les moulins de Fillé

 

 

 

 

 

Page 1/8

 

En marge

 

 

24 avril 1776

 

 

Montrée des tournans

 

Virans et a(utres) du moulin

 

Ou grands moulins de

 

Fillé entre Louis

 

Bigot meunier sortant

 

Et Michel Menon

 

Par Mathurin

 

Houdayer et

 

Pierre Rousseau

 

Experts

 

 

 

 

Aujourd’huy mardy vingt quatrieme jour du

 

mois d’avril mil sept cent soixante seize sur les neuf

 

heures du matin,

 

Devants nous Hilaire Jean Joseph Raguideau notaire

 

et tabellion royal au Maine demeurant à Royzé+

 

etants dans la maizon des grands moulins de Fillé

 

situés paroisse de même nom y transportés exprest

 

Sont comparus en leurs personnes Louis Bigot

 

meulnier fermier desd(its) moulins y demeurant et dont

 

il quitte demain lexploittation lesquels dits

 

moulins apartiennent a Louis François Daniel

 

de Beauvais ecuyer seigneur de Grochenay, Buffes

 

Spay, Fillé, Vauguyon, La Beuneiche et autres lieux

 

demeurant ville du Mans d’une

 

part,

 

Et Michel Menon aussy meulnier dem(euran)t paroisse

 

de Coulans fermier entrant auxd(its) moulins d’autre

 

part,

 

Entre lesquelles parties a été fait ce qui suit

 

Scavoir que led(it) Bigot lors de son entrée en lesd(its)

 

moulins de Fillé s’etant chargé de meulles

 

moulages, tournans, virans, et autres ustancilles

 

diceux pour et moyennant la somme de quattre

 

cent trente six livres cinq sols de prizée vers

 

mond(it) s(ieu)r de Beauvais suivant le proces

 

verbal de montrée recu devant nous le trente

 

un octobre mil sept cent soixante sept controlé

 

à La Suze le quattre novembre suivant et sobligea

 

de rendre le tout a la fin de ses jouissances en

 

 

Page 2/8

 

pareil nombre et de la valleur de lad(ite) somme

 

Ils ont convenu de se regler présentement entreux

 

fermiers sortant et entrant au sujet desd(ites) meulles

 

moullages tournans et virans et ustancilles desd(its)

 

moulins, et a cet effet de faire faire visitte et

 

montrée sur lesd(ites) chozes avec estimation de celles

 

qui sestiment, pour laquelle faire ils ont

 

convenu scavoir led(it) Bigot de la personne de Mathurin

 

Houdayer, dem(euran)t paroisse de Cerans et led(it) Menon

 

de celle de Pierre Rousseau dem(euran)t ville du Mans

 

tous deux juindres et ammouleurs et experts

 

ordinaires a ce sujet et auxquels ils ont declaré

 

sen raporter pour lad(ite) visitte et montrée ainsy qua

 

leurs arbitrations a leurs offres de les faire

 

comparoir presentem(en)t devant nous pour en

 

recevoir le serment en tel cas requis.

 

Et a linstant sont lesd(its) Houdayer et Rousseau

 

juindres et ammouleurs ayant par nous

 

notaire été donné lecture de la convention et

 

nommination cy dessus faitte de leurs

 

personnes par lesd(ites) parties pour experts au fait

 

des presentes ils ont le tout agrée et acceptée pourquoy

 

nous avons d’eux pris et recu le serment en tel

 

cas requis lequel ils ont preté et dit nestre

 

parents allies serviteurs ny domestiques crediteurs

 

ny obligés desd(ites) parties les connoistre suffisamment

 

ensembles les chozes qu’ils ont avoir et visitter et

 

estimer et estre en age de coutume, auquel effet nous

 

leur avons enjoint de bien et exactem(en)t voir et visitter

 

les meulles, moulages, roues, rouets, tournans et virans

 

desd(its) moulins et de faire une juste et sincere estimation

 

 

Page 3/8

 

desd(ites) chozes qui sestime et du tout nous en

 

donner son raport pour estre inscript ensuitte des

 

presentes ce qu’ils ont promis et juré faire en

 

leur ame et conscience selon leur connoissances dont les

 

avons jugés, Et a laquelle visitte et estimation procedant

 

en présence et ce requerant lesd(ites) parties deument etablies

 

et sans prejudicier a leurs dus et droits respectifs

 

lesd(its) experts nous a dit et raporté

 

Premierement que la meulle courante du petit moulin

 

a seigle a cinq pieds huit poulces de hauteur sur

 

vingt poulces depaisseur surquoy deduisant trois

 

poulces pour la charge reste dix sept poulces

 

de bonne meulle estimésll a la somme de cent soixante

 

dix huit livres dix sols a raizon de dix livres dix

 

sols le poulces cy…………………………………….178tt…..10s

 

ll concordamment par lesd(its) experts,

 

Que le moulage a pareille hauteur que la

 

meulle courante et a dix poulces d’epaisseur

 

surquoy deduisant pareillem(en)t trois poulces

 

pour la charge reste sept poulces de bonne

 

meulle estimés par led(it) Houdayer a huit livres dix sols le

 

poulce ce qui fait cinquante neuf livres dix sols cy….59tt…..10s

 

Et par led(it) Rousseau a cinquante six livres sur le pied de huit

 

livres le poulce cy………………………………………56tt

 

[en marge] discord 3tt…..10s

 

La roue et rouet dud(it) moulin a été estimée par led(it)

 

Houdayer pour les façons seullem(en)t a la somme de

 

vingt livres cy…………..20tt

 

Et par led(it) Rousseau celle de seize livres

 

cy………………………..16tt

 

L’arbre du même moulin estimé aussy pour la

 

façon seullem(en)t concordamment par lesd(its) experts a

 

 

Page 4/8

 

la somme de dix huit livres cy……………18tt

 

La roue du grand moulin pour la façon seullement

 

a eté estimée par led(it) Houdayer seul a la somme de

 

trente huit livres cy…………..38tt

 

[en marge] discord 8tt

 

L’arbre dud(it) moulin aussy pour la façon a eté estimé

 

par led(it) Houdayer seul a la somme de huit livres

 

cy……………………………………………8tt

 

Et par led(it) Rousseau aussy seul a celle de six

 

livres cy…………………………………….6tt

 

[en marge] 2tt

 

Le rouet dud(it) moulin estimé par led(it) Houdayer seul aussy

 

pour la façon a neuf livres cy……………9tt

 

Et par led(it) Rousseau aussy seul a cinq livres

 

cy…………………………………………..5tt

 

[en marge] 4tt

 

Le rouet couché dud(it) grand moulin a pareillement

 

été estimé avec la lanterne pour la façon

 

par led(it) Houdayer seul a la somme de trente huit

 

livres cy…………………………………..38tt

 

Et par led(it) Rousseau aussy seul a trente livres

 

cy…………………………………………30tt

 

[en marge] 8tt

 

Que la meullle courante du grand moulin a seigle

 

et froment a cinq pieds neuf poulces

 

de hautteur sur douze poulces huit lignes d’epaisseur

 

surquoy deduisant les trois poulces pour

 

la charge reste neuf poulces huit lignes de bonne meulle

 

estimés par led(it) Houdayer seul a sept livres

 

le poulce ce qui revient a la somme de soixante

 

 

Page 5/8

 

sept livres treize sols quattre deniers cy….67tt…..13…..4d

 

Et par led(it) Rousseau aussy seul a six livres dix sols

 

le poulce ce qui revient a celle de soixante deux livres

 

seize sols huit deniers Cy………………….62tt…..16…..8

 

[en marge] discord 4tt…..16…..8

 

Que le moulage du même moulin a pareille

 

hautteur que la meulle courante et a vingt un

 

poulces trois lignes depaisseur surquoy deduisant

 

aussy trois poulces pour la charge reste dix huit

 

poulces trois lignes de bonne meulle estimés par

 

led(it) Houdayer a onze livres le poulce ce qui

 

revient a la somme de deux cent livres quinze sols

 

cy…………………………………….200tt…..15

 

Et par led(it) Rousseau a dix huit livres quinze sols le

 

poulce ce qui revient a celle de cent quattre vingt quinze

 

livres dix huit sols neuf deniers cy…195tt…..18s…..9

 

[en marge] 4tt……16…..3

 

Qui est tout ce que lesd(its) experts nous ont dit et

 

raporté de letat actuel desd(its) moulins lecture

 

a eux donnée de leur present raport et de leurs

 

arbitrations cy dessus et des autres parts ils ont

 

chacun en leur egard que le tout contient veritté et y

 

ont persisté sans y vouloir augmenter ny diminuer

 

dont les avons jugés et ont requis taxe que nous

 

leur avons faitte de chacun six livres

 

Lesquelles sommes leur ont presentem(en)t été payées

 

par lesd(its) Bigot et Menon dont a ce moyen ils

 

demeurent quittes

 

Calcul fait du prix des estimations dud(it) Houdayer

 

elles reviennent a la somme de six cent trente sept

 

livres huit sols quattre deniers,

 

et celles dud(it) Rousseau a celle de cinq cent

 

 

Page 6/8

 

quattre vingt dix huit livres cinq sols cinq d(eniers)

 

ce qui fait de discord entre lesd(its) deux experts la

 

somme de trente neuf livres deux sols douze deniers

 

ce que voyants et considerants les frais d’avoir au

 

tiers ils sont convenus de partager leur

 

different par moytié ce qui a été accordé entre lesd(its)

 

Bigot et Menon, au moyen de quoy leurs arbitrations

 

demeurent fixées a la somme de six cent dix sept

 

livres seize sols dix deniers, sur laquelle levant

 

la somme de quattre cent trente six livres cinq sols de

 

prizée apartenante a mond(it) s(ieu)r de Beauvais

 

propriéttaire reste la somme de cent quattre vingt

 

une livres onze sols dix deniers de plus vallue

 

que led(it) Menon a presentement et a vue de nous notaire et des termoins

 

cy apres payée aud(it) Bigot dont a ce moyen il demeure

 

quitte vers luy,

 

Item lesd(its) experts nous ont encore dit et raporté avoir

 

trouvé touttes les garnitures desd(its) moulins mentionnés dans

 

la montrée des autres parts raportées,

 

A l’egard de la meulle courante du moulin a froment

 

de cinq pieds cinq poulces de hauteur sur un pied

 

sept lignes depaisseur lesd(its) experts ont declaré qu’il

 

se trouve feslé par le derrière, le moulage a pareille

 

hauteur que la meule courante sur dix poulces sept

 

lignes d’epaisseur lequel se trouve cassé en plusieurs

 

endroits, au moyen de quoy le meulnier actuel sera

 

tenu de payer de la meulle courante dix livres pour chaque

 

poulces de moins quelle se trouvera a la fin de ses jouissances

 

et aussy cinq livres par poulce pour le moulage

 

Item lesd(its) experts ont estimé les arbres

 

roues et rouets du petit moulin pour leur valleur actuelle a la somme de

 

 

Page 7/8

 

quattre vingt livres cy………………………80tt

 

Comme aussi larbre roue et rouets du grand moulin ainsy

 

que le rouet couché et la lanterne du même a été estimé par led(it)

 

Rousseau seul pour aussy la valleur actuelle du tout

 

a la somme de cent vingt livres cy……..120tt

 

Et a led(it) Menon reconnu que toutes les ferrures desd(its)

 

moulins sont en bon etat fors lasnielle de la meulle du

 

moulin a froment que mond(it) sieur bailleur fournira

 

neufve comme aussy a encore reconnu que les arbres desd(its)

 

moulins sont garnis de douze fretes de fert de

 

quattre turillons six frettes sur trois fuzées, une frette

 

sur la lanterne du rouet couché, trois asneilles, trois

 

ferts, un fert dans l’arbre du rouet, deux frettes

 

au poteau dud(it) rouet couché, une goupille a la grande

 

fuzée, trois autres goupilles aux trois autres fuzées

 

trois poids et trois poislettes, un crapeau deau sur le

 

rouet couche trois poteaux de fert dans loeuil des

 

moulages, un rouet a lever les meulles et deux

 

lanternes, trois tremés, un cercle de fert

 

sur chacune des trois meulles courantes qui sont

 

garnies de quattre crochets et six boucles pour les

 

lever, des carreaux de couverture aux meulles des

 

reuzoires, traquets, tracquetoires et augets, trois

 

huge a recevoir la farine et des carreaux au

 

plancher desd(its) moulins.

 

Calcul fait de la valleur actuelle desd(its) arbres roues

 

et rouets et lanterne le tout revient a la somme de

 

deux cent livres que led(it) Menon promet et soblige

 

payer touttes fois et quantes

 

a mond(it) s(ieu)r de Beauvais propriéttaire,

 

payeront a communs frais lesd(its) experts le

 

 

Page 8/8

 

cousts du present proces verbal de convention et

 

raport de visitte et montrée ainsy que d’une

 

expedition qui en sera delivré a mond(it) s(ieu)r le

 

propriéttaire

 

Dont du tout acte et jugé touttes lesd(ites) parties

 

et experts de leur consentement après lecture faitte

 

de ce que dessus, fait et dressé le present proceds

 

verbal de visitte et montrée et iceluy arresté

 

lieu susd(it) par nous notaire royal et commis susd(it)

 

et soussigné presents l les s(ieu)rs François La Barre m(archan)d en l’art

 

de chirurgie dem(euran)t ville de La Suze et Jacques Morillon sarger dem(euran)t aud(it) Royzé

 

temoins a ce requis avec nous soussignés lesd(ites)

 

parties fors led(it) Rousseau expert ont déclaré ne

 

scavoir signer de ce enquis. + ayant commission

 

de messieurs les greffiers de l’ecritoire de la

 

ville du Mans soussigné, Glozes et, leur, ils

 

pour, du petit mouin, aussy, et la lanterne

 

Rayé quinze mots que sillabes le tout nul

 

plus encore rayé un autre mot aussy nul

 

aprouvé ceux surchargés et racommodés comme

 

bons.

 

[signatures] P. Rousseau, Labarre

 

J. Morillon

 

Raguideau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques informations

 

 

Tournants et virants : Ce sont les pièces mobiles d’un moulin (les meules et le mécanisme).

 

 

Moulins de Fillé : Les moulins de Fillé appartenaient à la famille Daniel de Beauvais qui possédait le château du Gros Chenay à Fillé ; cette famille acquiert ces biens des Leboindre. Il semble cependant qu’auparavant ces moulins étaient nommés « moulins de Buffes » et dépendaient donc de la seigneurie de Buffes sur l’autre rive de la Sarthe. Vers le milieu du 17ème siècle, Jean Leboindre obtient la terre de Buffes ; dès lors les moulins deviennent « moulins de Fillé ».

 

 

Louis François Daniel de Beauvais : Le 4 décembre 1757, Jean François Leboindre, seigneur du Gros Chenay, décède sans héritier direct. En 1759, ses biens sont évalués pour être vendus. En 1760, Louis François Daniel de Beauvais passe le bail du port de Fillé en tant que seigneur du Gros Chenay.

 

 

Prisée : évaluation des biens fournis par le propriétaire au locataire pour peupler sa location.

 

 

Juindre : Celui qui travail sur les meules des moulins.

 

 

Ammouleur : on dit aussi « amoulangeur ». Le spécialiste de la machinerie du moulin.

 

 

Meule courante : C’est la meule supérieure ; on dit aussi « tournante », « volante ». Elle est mobile.

 

 

Rouet : La roue dentée qui transmet le mouvement de l’axe horizontal de la roue vers l’axe vertical du mécanisme.

 

 

Lanterne : Cylindre dans lequel s’engagent les dents du rouet. Elle permet l’entraînement du mécanisme.

 

 

Lasnielle : (l’anille) La pièce métallique qui permet l’entraînement de la meule.

 

 

Turillon : (tourillon) Extrémité de l’arbre.

 

 

Fuzée : (fusée) barre à l’extrémité de l’axe.

 

 

Traquets : pièces de bois sous la trémie pour faire tomber les céréales sous la meule.

 

 

Huge : (ou huche) meuble bas s’ouvrant sur le dessus.

 

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9 avril 2006 7 09 /04 /avril /2006 16:31

4 E 17 148 (Etude Garouy Louplande)

 

Archives Départementales de la Sarthe

 

1800 –  Vente église de Roézé

 

 

Page 1/2

 

En marge :

 

Du 24 frimaire

 

An

 

9

 

abandon

 

de moityé

 

de l’églize

 

de Royzé

 

par Guillaume

 

Joseph

 

Moynet

 

À

 

Simon

 

Pierre Blin

 

Et autres pour 500 frs

 

N° 36

 

 

  1. Du vingt quatre frimaire l’an neuf

     

  2. de la République française une et

     

  3. indivisible

     

  4. Devant nous Pierre Louis Garouy notaire

     

  5. public du département de la Sarthe deumant patanté

     

  6. dem(euran)t Louplande soussigné,

     

  7. Fut present Guillaume Joseph Moynet cultivateur dem(euran)t à Royzé

     

  8. lequel nous a déclaré que par procès verbal d’adjudication

     

  9. à lui faite au district du Mans en datte du douze fructidor de

     

  10. l’an quatre il auroit acquis conjointement avec le c(itoy)en Jean

     

  11. Beunardeau meusnier aud(it) Royzé l’église dud(it) lieu

     

  12. de laquelle ils n’ont fait aucun partage ; et comme led(it) c(itoy)en

     

  13. Moynet désire vendre ce jourdhuy et abandonner la moitié

     

  14. indivise ne ladite églize ainsi que ses pretantions en ycelle

     

  15. il a par ces presentes de son gré et volonté sans contrainte

     

  16. fait par simple et revocable abandon de sad(ite) portion dans

     

  17. lad(ite) églize avec touttes la garantie qui lui en a été donnée

     

  18. au district et sans autres ; aux citoyens

     

  19. Simon Pierre Blin Jacques Morillon Issaac de la

     

  20. Roche et Etienne Chevallier tous cultivateurs

     

  21. demeurants commune dud(it) Royzé à

     

  22. ce présents et acceptants acquerants pour eux seullement

     

  23. la moitié de lad(ite) églize indivise comme dit est circonstances

     

  24. et dépendances et tel quel se poursuit et comporte sans par

     

  25. led(it) vandeur en rien retenir ni reparer qu’ils ont dit

     

  26. bien connoitre et dont ils se sont contantés à

     

  27. présent et disposeront comme led(it) citoyen vandeur y étoit

     

  28. fondé et en entreront en jouissance et propriété de ce jour

     

  29. se rezervant led(it) vandeur la liberté d’avoir dans lad(ite)

     

  30. églize deux plasces de bancs y compris celuy qui lui apartient

     

  31. de chacun trois plascesll Et que la porte de lad(ite) églize donnant

     

  32. sur la cour du prieuré dont il est propriétaire restera

     

  33. avec son ouverture ordinaire sans qu’on puise la condamner

     

 

Page 2/2

 

  1. au moyen de ce que led(it) vandeur demeurera responsable

     

  2. des inconvenients qui pouroit intervenir par lad(ite) porte

     

  3. et sous la même rezerve par led(it) vandeur du droit de

     

  4. faire batir à la rencontre des murs de lad(ite) églize sur

     

  5. ses propriétés tels bastiments qu’il jugera necessaire

     

  6. se pendant sans toles le jour d’icelle ?

     

  7. maniere ni dommager les murs

     

  8. La présente vendition ainsi faitte de lad(ite) moitié de

     

  9. lad(ite) églize circonstances et dépendances auxd(ites)

     

  10. charges par le vandeur aux acquereurs pour

     

  11. et moyenant la somme de principalle de cinq cents

     

  12. francs en argent valleur metalique laquelle somme

     

  13. lui a été presentement payée par lesd(its) acquereurs

     

  14. Dont il les quitte sans rezerve ni recherches

     

  15. et a consanti qu’il demeure subrogé de tous

     

  16. ses droits de propriété sous raizon d’icelle et

     

  17. tels qu’ils sont expliquer sans l’adjudication

     

  18. ci-dessus dattée qu’il leur a délivré presentem(en)t

     

  19. avec les quittances justificatives des payements

     

  20. Dont acte et jugé tous les établis de leur

     

  21. consantement après lecture donnée qu’ils ont dit

     

  22. bien entendre fait et arresté audit Royzé lesd(it) jour

     

  23. et an que dessus presents les citoyens Louis Chaumier

     

  24. et François Benoist tisserans dem(euran)ts aud(it) Louplande

     

  25. témoins requis et appellés soussignés avec nous

     

  26. et lesd(ites) parties ne signent enquises fors les soussignés ?

     

  27. les mots quatre à ladite et abandon comme bons

     

  28. ll sans restribution Rayé trois lignes et onze mots

     

  29. ou sillabes nuls

     

  30. [signatures] J. Moynet, S Pierre Belin

     

  31. E. Chevallier, I. de Laroche

     

  32. F. Benoist, J. Morillon, Garouy

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8 avril 2006 6 08 /04 /avril /2006 18:21

Avec l'arrivée du printemps commence une nouvelle période de prospection archéologique. Le vélo, le sac à dos et hop ! c'est parti pour une exploration de la campagne environnante. J'avais choisi de prospecter sur Fillé et Roezé, mais comme souvent je termine ailleurs !

Rien n'étant encore labouré dans le secteur qui m'intéresse, je reviens donc par Voivres. J'en profite pour errer dans une parcelle au sud du village qui, l'an dernier, avait livré quelques tessons. Maigre récolte : un éclat de silex et deux tessons. Ceci dit, cela aide à mieux comprendre l'histoire et la chronologie de l'occupation du village de Voivres. Encore faut-il que j'arrive à identifier ces fameux tessons ! Le gaulois, je connais et ces  tessons ne sont pas de cette époque. Le gallo-romain, je connais aussi et ce n'est pas du matériel gallo-romain. Le médiéval classique (13è-15è siècles), je vois aussi ce que c'est. A priori ce serait des tessons plus précoces dans la période médiévale ...

Tiens, le dernier lotissement de Voivres s'étend (la commune est en pleine crise de périurbanisation !). J'avais reperé sur une photographie aérienne de l'IGN, un enclos dans ce secteur. Les rues ont été tracées et le tout à l'égout est en cours d'installation. Les tranchées sont toujours une excellente autopsie du sous-sol.

La encore, rien d'intéressant. Au milieu d'une future rue, les ouvriers ont donné un coup de godet avec la pelleteuse. Tiens, cette couleur orangée dans la coupe cela me rappelle quelquechose. Je regarde sur le tas de déblais à côté et en cinq secondes apparaît une tuile à rebord. Et effectivement la tache orangée dans la coupe s'avère appartenir à l'autre morceau de la tuile. Et en archéologie, une tuile à rebord indique dans 99% des cas un site gallo-romain. Je traverse le chantier dans tous les sens à la recherche du moindre indice. Un autre morceau puis un autre et encore un autre !

Mais il faut se rendre à l'évidence, il n'y a pas de site majeur sous le lotissement. Aucun tesson à l'horizon. Je dégage la tuile qui est dans la coupe de la tranchée. Je gratte les bords de la dite tranchée pour faire apparaître un éventuel niveau archéologique mais rien. Heureusement tout compte fait car le lotissement n'aura pas détruit le site gallo-romain. Il faudra cependant surveiller l'extension prochaine de ce lotissement.

Ce n'est le premier indice gallo-romain trouvé à proximité du village. Une toute petite découverte certes, mais un grand pas pour l'histoire du village de Voivres !

 

 

Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

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3 avril 2006 1 03 /04 /avril /2006 11:23

En ce samedi après midi, l'objectif de la prospection était d'explorer deux parcelles nommées "la Forge de Montaigu" et "la Petite Forge de Montaigu" à Voivres. Ce toponyme est caractéristique d'une activité métallurgique. D'ailleurs, à quelques centaines de mètres de là , au bord de l'Orne Champenoise, de nombreuses scories de fer trahissent la présence d'un bas fourneau.

Dès le départ je n'y croyais pas ! Un bas fourneau installé sur une forte pente ce n'est pas très fonctionnel. Mieux vaut être près d'un cours d'eau pour nettoyer le minerais. Et puis il faut de la place pour les différents ateliers tournant autour de l'activité de fonte du minerais.

Effectivement, une fois arrivé sur le terrain c'est la jungle ! Des arbres et des épines en pagaille, un ruissellement continu sur le flanc de la pente, les bottes qui s'enfoncent dans la gadoue. Bref, un remake local d'Indiana Jones. Cela paraît évident, il n'y a pas la place pour une activité de fonte du fer.

En bas de la pente se trouve une petite parcelle où il y avait du maïs l'été dernier. Elle n'est pas encore labourée mais cela vaut la peine d'y jeter un coup d'oeil pour avoir "la conscience tranquille". On ne sait jamais ...

Rien d'extraordinaire (même rien du tout en réalité !) jusqu'au moment où un morceau de terre cuite se présente à moi. Ce n'est pas rare en prospection de trouver quantité de morceaux de tuiles plates dans les champs. Le tas de fumier se trouvant relativement proche des bâtiments, des ardoises ou des tuiles tombent du toit sur le tas puis finissent dans les prés. Mais là, ça ne ressemblait pas à un tuile. Le matériaux était "sympathique" et la forme ne m'était pas inconnue.

 

 

Ce n'est pas un gros morceau de céramique (6,5 cm de diamètre) mais c'est évident ! Ce tesson appartient à un produit très classique; c'est la base d'un amphore à huile fabriquée en Bétique (sud de l'Espagne) et connue sous le nom de Dressel 20. Un classique du genre !

Que fait ce morceau d'amphore ici ? Aucune certitude mais l'explication la plus plausible est la présence des bas fourneaux. A environ un kilomètre de là, un autre bas fourneau a livré un peu de mobilier gallo-romain. Il devait y avoir des petits habitats autour de ces activités metallurgiques. Et il n'est pas impossible que le toponyme "Forge" indique une zone d'extraction à flanc de coteau.

Les labours de printemps vont bientôt commencer de l'autre côté de la rivière. Il faudra poursuivre la prospection ...

 

 

Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

 

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