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9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 12:14

Fillé sur Sarthe, comme l’indique son nom, est une commune située au bord de la Sarthe. Depuis la fin de 19ème siècle, le franchissement de la rivière se fait par un pont qui, à l’origine, permettait le passage du tramway.


Mais auparavant, il fallait passer le cours d’eau par d’autres moyens. Entre Le Mans et La Suze, il ne se trouvait aucun pont et on passait d’une rive à l’autre par un gué. A Fillé, il en existait un par exemple entre le moulin et le château de Buffes (aujourd’hui sur Guécélard). De nos jours, il est encore emprunté par quelques cavaliers.


Cependant, il y avait dans le bourg de Fillé un passage qui permettait de passer la rivière à sec. C'est ce que l'on peut voir sur le cadastre de 1844.


 

Le lieu du « port et passage de Fillé » est composé d’un maison et jardin situés au bourg de Fillé ainsi qu’une portion de pré située de l’autre côté de la rivière. Il appartient aux seigneurs de Fillé (les Leboindre puis les Daniel de Beauvais à partir de 1760). Les propriétaires s’engagent à fournir le matériel propre à faire la traversée de la rivière : les câbles, un grand et un petit bateaux, la charrière. D’ailleurs en 1760, le nouveau propriétaire, Louis François Daniel de Beauvais est tenu de remettre en état la charrière car celle-ci est hors d’usage. Cet entretien est important comme l’indique un bail de 1759 : « il est impossible que ledit port et passage demeure vacant seulement un jour sans exposer les héritiers à des dommages intérêts vers le public ».


Les bateaux ne devaient plus être en bon état puisque le bail de 1759 signale que « mondit sieur de Lorchère [exécuteur testamentaire de Jean Joseph Leboindre] fournira auxdits preneurs un des petits bateaux des parties d’eau dudit château du Gros Chesnay ». Il est même précisé plus loin : « Et attendu que la charrière qui est sur ladite rivière est présentement hors d’état de service, ne pourront lesdits preneurs s’en servir en aucune façon à cause des accidents qui pourraient arriver ; au contraire elle sera par lui laisser aller au fond de ladite rivière ».

On sait par l’inventaire des papiers de Jean Joseph Leboindre en 1758 qu’un bac, qui était au port de Fillé, avait été acheté à un nommé Hédin d’Angers.

Le locataire s’engage à faire passer les habitants moyennant paiement (la glane) ; mais il doit également faire passer gratuitement le propriétaire et sa femme, leur compagnie, les domestiques ainsi que les provisions et autres choses quand bon leur semble. Dans certains baux il est même dit que cela peut se faire pour les piétons comme les cavaliers de jour comme de nuit !

Le bail de 1794 nous informe également que le locataire devait faire goudronner le câble.

On trouve aussi l’information suivante dans le bail de 1759 et qui porte sur la sécurité : « lesquels bateaux qu’ils auront soin de tenir fermés de clef la nuit ».

Il n’est pas facile de déterminer le niveau de vie des pontonniers. Il existe cependant quelques indices. En 1694, René Chemin se paye une place de banc dans l’église de Fillé. En 1735, lors de l’assemblée des habitants portant sur les réparations de l’église, Joseph Perrière est parmi la « meilleure et plus saine partie du général » des habitants.

 

Le montant du fermage est le suivant :

1686 : 25 livres

1692 : 25 livres

1739 : 44 livres

1744 : 45 livres

1748 : 80 livres

1759 : 45 livres

1760 : 90 livres

1768 : 100 livres

1794 : 130 livres

 

Les différents passeurs selon les baux :

Avant 1686 : Nicolas Loriot.

1686 : René Chemin, marchand (lors de son mariage en 1685, il est dit cocher de Monsieur Le boindre).

1692 : René Chemin, tisserand.

1739 : Joseph Perrière, marchand et mari de Marie Chaussumier

1744 : Joseph Perrière, marchand et mari de Marie Chaussumier

1748 : Joseph Perrière, marchand et mari de Marie Chaussumier

1759 : Jean Letourmy, garçon meunier de Cérans-Foulletourte et Marie Fougerard, sa fiancée.

1760 : René Vigneron, garçon tisserand de Cérans-Foulletourte.

1768 : René Vigneron, pontonnier, et Marguerite Fournigault sa femme.

1794 : René Vigneron et Marguerite Fournigault sa femme.


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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 18:56
Avec les semis de maïs de ce printemps, le sol a de nouveau livré quelques outils préhistoriques.


Une parcelle à proximité de la rivière a donné quelques éclats de silex qui appartiennent surtout à des déchets de taille. On peut penser qu'ils datent du néolithique. Cependant, un objet sort du lot.




Cet outil est un racloir taillé dans une pierre qui semble être de la calcédoine.

Une parcelle voisine n'a livré qu'un seul outil. Il s'agit d'un petit perçoir en silex blond dont la pointe est malheureusement brisée.




En fait, on constate que la vallée de la Sarthe a été fréquentée de tous temps. Nombreuses sont les parcelles qui contiennent quelques outils préhistoriques. Mais il semble qu'il ne s'agisse que de fréquentations temporaires car les densités d'objets sont peu élevées.







Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.




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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 12:30

 

Un site gallo-romain a été découvert à La Suze (72) en 2005 par prospection pédestre. Ce site inconnu a été déclaré au Service Régional de l'Archéologie à Nantes et des prospections ont livré du matériel qui permet d'en préciser l'occupation.
Un survol aérien a également permis d'apercevoir quelques traces de bâtiments. A priori, il s'agirait d'une villa rurale.

Voici quelques objets recueillis en surface.



Tout d'abord des éléments caractéristiques d'un site gallo-romain : les tuiles à rebord dites aussi "tegulae". La couverture des habitats gallo-romains est souvent faite d'un assemblage de deux tuiles : une grande tuile plate à rebords (la tegula) et une tuile "canal" (l'imbrex).



Deux éléments d'un dallage en calcaire.



Deux éléments d'enduit peint rouge.



Un morceau de verre à vitre.



Plusieurs tessons de céramique commune classique sur les sites sarthois.
En haut : "vase baguette" (rebord d'un grand vase ovoïde).
Au milieu : rebords d'écuelles.
En bas : pieds de vases tripodes.
Cette céramique provient des ateliers de La Bosse (72) ou de communes proches. On peut la dater des 2ème et 3ème siècles ap. J.-C.



Deux rebords d'un mortier. Les mortiers sont des plats creux qui servaient à broyer les aliments par exemple. La pâte de ces céramiques contient souvent de gros grains de quartz qui facilitent le broyage.



Un morceau de panse d'amphore.



Une anse d'amphore.



Un morceau de couvercle à pâte blanche.



Un petit tesson de céramique à paroi fine avec un décor dit "à l'épingle". Ces céramiques peuvent provenir des ateliers de Lezoux (63). Ces productions sont datées du 2ème siècle.



Un palet taillé dans une tuile gallo-romaine.



Un fond de cruche qui a pu être réemployé en tant que coupelle.




Plusieurs tessons de céramique sigillée. Ces productions de qualité viennent du centre de la Gaule (région de Lezoux).



Un rebord de céramique sigillée. Ces productions sont standardisées. Par exemple, ce rebord appartient à une forme que les archéologues ont nommée  "Drag 37" (du nom d'un archéologue qui a établi le classement).




Un autre tesson de Drag 37. Il s'agit d'un décor moulé dont on voit ici les oves qui sont la partie supérieure du décor. Les décors sont faits de scènes mythologiques, de compositions végétales, de combats de gladiateurs, etc.



Un décor d'une autre forme (Drag 30).



Ces objets sont les témoins de la vie quotidienne d'une villa gallo-romaine au 2ème siècle ap. J.-C.

Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 08:17


L'église de Roezé est un édifice médiéval dont la construction doit se situer entre le dernier quart du 11ème siècle et le début du 12ème siècle. On y reconnait l'appareillage classique cubique composé de grès roussard et quelques moellons de calcaire.



Le mur Nord de la nef de l'église de Roezé (pierres cubiques en grès roussard et calcaires). Cette tradition remonte aux constructions gallo-romaines (voir la muraille du Mans construite au 3ème siècle).


La façade a connu diverses modifications. En particulier, le portail à anse de panier de la nef a remplacé à la fin du 15ème siècle ou au début du 16ème siècle une entrée plus ancienne.


La façade ouest de l'église de Roezé.

Il ne reste que quelques traces de l'appareillage cubique. Les ouvertures datent des 15ème et 16ème siècles.

 

On voit nettement sur le mur Nord que la façade a dû s'effondrer. En effet, la rupture entre les deux appareillages est bien visible.

A gauche, l'appareillage cubique médiéval. A droite, l'appareillage irrégulier qui témoigne d'un effondrement du pignon Ouest.



Il se trouve qu'en observant de près cette façade, on remarque certains réemplois provenant du portail médiéval. On peut donc avoir une certaine idée de ce portail.



Une colonnette en calcaire.



Un élément d'archivolte à dents de scie et colonnette.



Un autre élément d'archivolte à dents de scie et colonnette.



Un élément d'archivolte à dents de scie et colonnette.

 

 

 


Une colonnette engagée en coupe

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 17:19

La renommée du moulin de Fillé n'est plus à faire. Depuis plus d'une dizaine d'années, l'Association de Sauvegarde du Moulin de Fillé a oeuvré efficacement pour remettre l'édifice en état de fonctionnement. Il fonctionne même tellement bien qu'aujourd'hui il produit à nouveau de la farine pour le grand bonheur des visiteurs !



Une journée porte ouverte au moulin


La Communauté de Communes du Val de Sarthe a acheté le site en 2000 (le moulin, la ferme et une partie des terres). L'année 2007 verra la mise en oeuvre d'une importante tranche de travaux destinée à faire du site un des pôles majeurs du tourisme local.

 

Cette effervescence autour du moulin ne doit pas faire oublier ses origines. On possède plusieurs documents des 17ème et 18ème siècles qui décrivent l'activité meunière. Mais qu'en est-il des époques plus anciennes ?

 

Premier élément : le moulin de Fillé est en réalité le moulin de ... Buffes ! Plusieurs documents font état de ce fait.

Le 22 janvier 1647, Martin Fouineau vend à Michel Niepseron, marchand meunier, un jardin sur « la ruelle tendant à aller du bourg dudit Fillé aux moulins dudit Fillé appartenant au seigneur de Buffes ».

Le 20 mai 1654, Izabel Loriot vend à Michel Niepseron une maison le long de « la rue qui va du bourg de Fillé aux moulins de Buffes ». Cette rue existe toujours et mène au moulin de Fillé.

Source : Archives Départementales de la Sarthe


En 1670, Jean Le Boindre seigneur du Gros Chesnay à Fillé acquiert la seigneurie de Buffes. Dès lors, les moulins seront nommés dans les documents « moulins de Fillé ».

Or cette seigneurie de Buffes remonte au Moyen-Age. On peut donc admettre sans difficulté que ce moulin date du Moyen-Age.

 
Le chateau de Buffes au 18ème siècle


Second élément : les murs du moulin.

Pour qui regarde d'un peu près le bâtiment, il est évident que deux périodes distinctes sont lisibles. Le premier étage a été ajouté au milieu du 19ème siècle lors de l'installation de nouvelles machines liée aux progrès de la Révolution Industrielle. On remarquera l'entourage classique pour les fenêtres de cette période où on utilise beaucoup la brique. Les murs sont en calcaire, grès et roussard.

Par contre la partie basse est exclusivement en roussard. Beaucoup de constructions médiévales utilisent ce matériau dans notre région (voir par exemple le bâtiment médiéval de la Perrière à Voivres ou le chevet de l'église de La Suze).

 

Le pignon sud

Le premier niveau en roussard date du Moyen-Age. L'étage est du milieu de 19ème siècle.

 

Ces murs gardent en eux la mémoire du passé ; il faut souhaiter que les travaux entrepris sur le moulin ne seront pas l'occasion de faire disparaître ces traces. D'autant que le moulin de Fillé serait le bâtiment le plus ancien de la commune (le château du Gros Chesnay a été édifié au milieu du 17ème siècle ; l'église a été reconstruite deux fois : une première fois en 1771 puis une seconde fois après la Seconde Guerre Mondiale).

 











Passages pour les axes des anciennes roues.

Ces deux passages pour l’arbre des roues sont les derniers témoignages in situ des descriptions du moulin du début du 18ème siècle.


 


 


 






 


Le pignon sud en pierre de roussard



Blason de 1576

Cette pierre a été rajoutée lors de la création du premier étage du moulin au 19ème siècle. Elle provient peut-être du château de Buffes.

On peut penser que ce blason est en rapport avec la famille de Germaincourt, propriétaire des moulins de Buffes devenus moulins de Fillé au milieu du 17ème siècle




Corbeau en réemploi 

Les ouvertures actuelles du moulin datent du milieu du 19ème siècle.

En haut de la porte d’entrée, à gauche , un corbeau venant probablement de l’ancien château de Buffes a été réemployé comme montant en pierre de la porte.







Le site de l'Association de Sauvegarde du Moulin de Fillé : http://perso.orange.fr/jeanyvon.stephan/


Le site de la Communauté de Communes du Val de Sarthe : http://www.val-de-sarthe.fr/public/


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12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 21:09

LE SITE

 

 

L’église d’Athenay est une ancienne église paroissiale. Elle se situe au centre du village. Sur le cadastre de 1809, le cimetière occupe la partie sud ouest devant l’église. Il reste d’ailleurs une croix (inscription MH) datée du 16ème siècle comme dernier témoignage.

 

 

 

 

 

 

 

La mention la plus ancienne remonte au milieu du 11ème siècle (ecclésia de Attiniaco) et l’église est déjà placée sous le vocable de la Vierge Marie. Vers 1330, on parle toujours de l’ « ecclésia de Attenay ». En 1405, on utilise l’expression « capella de Athenay ». Le statut de la paroisse a changé ; elle était rattachée au doyenné de Vallon jusqu’au 15ème siècle date à laquelle Athenay devient succursale de Chemiré.  En 1768, elle redevient paroisse. Puis elle est rattachée à Chemiré le Gaudin le 14 décembre 1809. On profitera de ces quelques lignes pour tordre le cou à une étymologie empirique qui voulait édifier les origines de l’église sur un temple dédié à Athéna. Il existe des ruines romaines à quelques centaines de mètres mais rien ne montre que le bâtiment actuel soit édifié sur des substructions romaines.

LA NEF

 

 

La nef est la partie la plus ancienne de l’église et le mur nord est la partie la plus vieille de l’édifice. Ce mur repose sur des fondations réalisées avec des pierres de différentes natures et de différents modules. A environ 1 mètre de hauteur commence le petit appareillage de calcaire (les roussards sont très rares) ; trois meurtrières se trouvent au sommet. Elles semblent avoir été construites à la même époque puisque la technique est la même. Le sommet de ces meurtrières est composé d’un linteau échancré sur lequel sont gravées des incisons droites rayonnantes. Ensuite on les a comblées avec du mortier pour donner l’illusion d’un arc composé de claveaux. Cette technique est connue sur plusieurs monuments romans du Maine. C’est le cas des meurtrières du donjon de Sainte Suzanne (Mayenne) et de celles de l’église de Vezot (Sarthe). L’ouverture du milieu est réalisée entièrement en roussard alors que les deux autres utilisent le roussard et le calcaire ; mais la composition est la même pour ces deux fenêtres : le bas est en roussard et le sommet en calcaire.

 

 

On peut s’interroger sur la construction de ce mur. Il semble que les meurtrières soient construites lors d’une deuxième phase (l’appareillage parait différent, l’angle entre le mur et la façade est chaînée sauf dans la partie haute où on a l’impression de voir un mur). Le mur nord pouvait sans doute être sans ouverture à l’origine. C’est le cas de la chapelle Saint Fraimbault à Saint Georges de la Couée (Sarthe).

 

 

Le mur sud est plus récent. Il montre clairement un appareillage différent (opus incertum) mais qui semble réutiliser les matériaux de l’état antérieur. Deux fenêtres, d’époque différentes, permettent un meilleur éclairage de l’intérieur de la nef. La plus haute doit être la plus ancienne. Pourquoi a-t-on refait ce mur sud ? La question reste posée puisqu’on ne peut guère envisager un agrandissement. En effet la lecture de l’appareillage de la façade ne montre pas un élargissement de la nef. Les fondations sont différentes du mur Nord et sont composées de gros blocs de roussard, calcaire et grès. Y a-t-il eut un effondrement ? En regardant les fissures existantes, on peut l’envisager.

 

 

La porte sud qui ouvrait sur le cimetière laisse apparaître une tentative de décor qui joue sur les couleurs des roussards et des calcaires. Le montant droite et l’arc alternent les deux matériaux ; mais le montant gauche est entièrement en calcaire. En comparant le portail ouest et la porte sud, on peut imaginer une construction à la même époque.

 

 

La façade a connu quelques modifications. La porte actuelle date d’un état postérieur à l’édification de la nef. On observera à environ trois mètres au dessus du sol un lit d’arrêt de la phase de construction. Les éléments les plus remarquables sont un décor en sablier réalisé en roussard (sur 7 rangs) alors que le reste de la façade est composé de calcaire blanc. Un sablier se situe au dessus du portail, les deux autres sont de chaque côté mais il ne semble pas avoir de symétrie dans l’organisation du décor.

On remarque aussi une augmentation de la pente du toit puisqu’on peut voir une reprise de la maçonnerie mais toujours avec un appareillage cubique ce qui semble indiquer une modification assez rapide après l’édification de la nef.

 

 

Les fissures visibles sur la façade et sur la partie ouest du mur nord trahissent une certaine instabilité du terrain.

 

 

 

LES CHAPELLES

 

 

Les chapelles ont été ajoutées plus tard (17ème s ?). Le mur ouest de la chapelle nord porte une date sur l’enduit au sommet du mur près du chaînage. Il semble que l’on puisse lire 1678. Mais cela permet de dater l’enduit et non la chapelle. L’appareillage est composé de pierres calcaires allongées (jusqu’à environ 40 cm). Le chaînage est dominé pour les 2/3 par les roussards qui sont dans la partie basse alors que les blocs calcaires se situent dans la partie haute. Seule une baie

 

 

La chapelle sud ne semble pas avoir été construite en même temps que la chapelle Nord. Le chaînage d’angle n’est réalisé qu’avec des blocs calcaires. On remarque des traces d’un faux appareillage dessiné sur l’enduit frais (17ème s ?). Par contre la technique de construction reste la même ce qui tend à prouver que même si ces chapelles n’ont pas été élevées lors d’un même chantier, elles ont dû se suivre dans un temps relativement proche.

 

 

Les grilles métalliques des baies ne sont pas datées mais sont toutes réalisées de la même façon (nef, chapelles).

 

 

LA SACRISTIE

 

 

La fenêtre de la sacristie porte une date 1670 ainsi que deux initiales « M » et « MO ».

DATATION DE L’EGLISE

 

 

La technique des claveaux simulés des meurtrières, le petit appareillage cubique sont dès éléments qui tendent à fournir une datation remontant au 11ème siècle pour la partie la plus ancienne de l’édifice. On sait par les textes que la paroisse existait déjà vers 1050 et une datation autour de cette période parait cohérente.

 

 

Il est possible qu’au 13ème siècle, il y ait eut la réfection du mur sud et la création des deux portes. C’est sans doute à cette époque qu’il faut rajouter la construction du chevet actuel.

 

 

Deux dates sont inscrites sur l’église ce qui permet d’établir une chronologie relative entre certains éléments. Il semble qu’au 17ème siècle une campagne importante de travaux ait été réalisée pour remettre en état (ou en valeur ?) le bâtiment. C’est peut être  à cette époque qu’il faut rattacher l’adjonction des chapelles. En tout cas, ces chapelles ne peuvent pas être postérieures à 1670 car la sacristie est collée et non chaînée avec les chapelles

 

 

 

 

 

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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 16:31

L'Eglise de Fillé (72) est dédiée à Saint Martin de Vertou. La pauvreté de la paroisse et les accidents du 20ème siècle ont fortement modifié son aspect général. En particulier, la Libération de 1944 a provoqué un grave incendie; les Allemands s'étaient réfugiés dans le clocher et l'affrontement avec les troupes américaines a causé de très importants dégâts.

 

Cependant, une statue a réussi à passer au travers de ces destructions. Il s'agit d'une Vierge à l'Enfant en terre cuite d’une hauteur de 1,30 m. et qui a été classée le 16 juillet 1908.

On peut, sans modestie aucune, parler de véritable œuvre d’art. Elle est attribuée à Charles Hoyau, sculpteur décédé en 1644. On sait peu de choses sur lui mais on reconnaît dans plusieurs œuvres du Maine son savoir faire. Plusieurs de ses sculptures, dont certaines sont signées, se trouvent encore dans la Sarthe : la plus célèbre d’entre elles est la Sainte Cécile jouant de l’Orgue et visible dans la cathédrale du Mans. Mais on rencontre d’autres statues à Cérans Foulletourte, La Flèche, Marolles les Braults, etc.

Pour de plus amples renseignements sur la statuaire en terre cuite du Maine, il est conseillé de se rendre sur le site http://www.sculpturesdumaine.culture.fr/fr/index.html

 

 

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24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 21:34

On commence à bien connaître l'histoire de la seigneurie du Gros Chesnay à Fillé (72). Les jardins ont même acquis une certaine célébrité avec l'arrivée d'Alain Passard, chef triple étoilé du restaurant l'Arpège à Paris. En effet, il a créé au Gros Chesnay un vaste jardin biologique qui approvisionne son restaurant parisien.

Le Gros Chesnay en 1819

 

Plusieurs documents anciens nous permettent de mieux connaître les jardiniers des 17ème et 18ème siècles. En voici quelques extraits :

28 mars 1690

 

Contrat d’apprentissage :

 

Catherine Cornillau, fille de Louis Cornillau jardinier et concierge du château du Gros Chesnay, passe contrat pour apprendre le métier de tailleur et couturière en habit.

 

(Louis Cornillau est cité pour la première fois dans un acte de 1688 en tant que concierge du château du Gros Chesnay).

 

7 janvier 1733

 

Mariage de Jacques Tanchot (cuisinier au Gros Chesnay) avec Marie Potier : Jean Amiard (jardinier au Gros Chesnay) est présent lors de la rédaction du contrat de mariage.

 

(Jean Amiard apparaît dans les actes en 1722 et est qualifié de domestique au Gros Chesnay. Par la suite, il est assez souvent qualifié de marchand).

 

10 février 1733

 

Jean Amiard (beau frère de la future) assiste au mariage entre Jacques Tanchot (garçon cuisinier au Gros Chesnay) et Marie Potier

 

12 juillet 1735

 

Testament de Marie Françoise Catherine Doujat, épouse de Jean Baptiste François Leboindre : elle donne à Jean Amiard son jardinier (ainsi qu’à sa femme Anne Pottier)  la somme de 100 livres.

 

22 août 1737

 

Mesurée des grains de Buffard par Mme Leboindre :

 

Jean Amiard, jardinier demeurant au château du Gros Chesnay, fait faire la mesurée des grains de Laurent Jouanneaux fermier de la métairie de Buffard. La vente des grains paiera les créances du locataire.

 

12 décembre 1742

 

Constitution de rente par Jean Joseph Leboindre :

 

Jean Joseph Leboindre accorde à Jean Amiard, son jardinier demeurant au château du Gros Chesnay, une rente de 80 livres annuelle et perpétuelle.

 

1, 2, 3 et 22 décembre 1746

 

Inventaire des effets de la communauté entre Jean Joseph Leboindre et feue Suzanne Tiraqueau sa femme, au château du Gros Chesnay :

 

Jean Amiard, jardinier, est présent lors de l’inventaire.

 

« Item dans la chambre du jardinier un bois de lit sanglé, un mattelas de boure un lit de plumes et un traversin a taye de couetty le tout garny de plumes meslée, une vieille couverture de lainne blanche le tout estimé douze livres avec deux chezes de bois d’aulne enfoncée de jonc cy 12tt

 

Item quattre arrosouërs de cuisvre estimés douze livres cy 12tt

 

Item une pelle a beicher quattre rasteaux a dents de fert, un volant, une paire de forces le tout estimé avec deux scies a travers et un sicot a cinq livres cy 5tt »

 

1 juin 1755

 

Testament de Jacques Hangard (ancien domestique de Jean Joseph Leboindre) :

 

« … Plus donne led(it) testateur … a Jean Dubois domestique dud(it) château de Groschesnay … six livres aussy pour les recompenses des bons soins qu’ils ont eu de luy …

 

Fait et passé aud(it) chasteau de Grochenay parr(oiss)e ddu(it) Fillé … en presence de … Thomas Leroux m(aîtr)e jardinier ».

 

4 juillet 1756

 

Bail d’une grange au bourg de Fillé :

 

« Fait et passé aud(it) Fillé … presents … Thomas Leroux m(aîtr)e jardinier ».

 

14 février 1758

 

Inventaire des biens de Jean Joseph Leboindre au château du Gros Chesnay :

 

« … il est du a Thomas Leroux jardinier la somme de six cent soixante livres pour gages courus jusqu'au p(remi)er fevrier present mois a raison de cent vingt livres par an sur laquelle deduisant soixante livres recus le vingt cinq novembre dernier reste la somme de six cent livres cy 600tt …

 

Jean Dubois sous jardinier est entré au service de Mons(ieu)r Le Boindre le vingt un juillet mil sept cent cinquante quatre et luy est du pour ses gages et courant a raison de quarante cinq livres par an suivant la declara(ti)on de mond(it) s(ieu)r Le Boindre porté par son testament a cent cinquante livres et en outre deux cent vingt neuf livres pour journées de travail par luy fait auparavant faisant ces deux sommes celle de trois cent soixante dix neuf livres cy 379tt »

 

31 avril 1758

 

Créanciers de Jean Joseph Leboindre :

 

« Furent présents …

 

Thomas Leroux jardinier dem(euran)t au château de Grochenay … Jean Dubois sous jardinier … »

 

3 février 1759

 

Testament de Thomas Leroux :

 

« Fut present Thomas Leroux jardinier au chasteau de Grochenay … lequel est tenu au lit de maladie corporelle et neantmoins sain d’esprit et d’entendement ainsy qu’il nous est apparu …

 

Item led(it) Leroux testateur nous a declaré qu’il a des effets dans une chambre au village d’Yvry pres Paris … ».

 

5 février 1759

 

Inventaire des meubles de feu Thomas Leroux :

 

« … Thomas Leroux aussy domestique aud(it) chasteau du Grochenay en qualitté de jardinier seroit decedé ce jourd’huy  sur les neuf heures aud(it) chasteau de Grochenay dans la chambre qu’il occupoit …

 

Si est trouvé scavoir une tasse, des boucles de soulliers et des boucles de jarretieres et une paire de boutons de manche de chemise dont la chaine d’un est cassée le tout d’argent, un cachet de cuisard ( ?)

 

Item une tabatiere de nacre de perle dont le tour est d’argent doré

 

Item un tome de livre intitulé La psalmodie interieure de l’office des morts, un autre intitulé Epitres et Evangiles des dimenches

 

Un autre des prieres du soir et du matin, un autre livre intitulé prieres et interventions chretiennes, des heures a luzage de Paris et un autre intitulé Courtes prieres devant la Ste messe et encor un autre intitulé L’ordinaire de la messe

 

Item un sacq de toille dans lequel il s’est trouvé la somme de cent cinquante livres en vingt cinq pieces dargent de chacun six livres

 

Item habit de drap canelle et une veste de pluche rouge, une culotte de panne rouge, et une autre culotte de drap canelle

 

Item un mauvais habit et une veste de drap canelle, une veste de bazin blanc, quattre autres mauvaises culottes de plusieurs sortes d’étoffe presque de nulle valeur, et un mauvais gilet blanc

 

Item deux paires de bas d’etain, une de fil et une de lainne uzée et deux autres paires de bas sans pied,

 

Item cinq chemises de toille fine garnies, sept autres chemises de toille de brin, deux coiffes de bonnet de toille de lin, neuf cols de differentes toilles, et un de taffetars noir,

 

Item trois paires de gans de cuir dont une fourrée de peau, une paire de gans de film a uzage de femme, et une paire de chaussons aussy de fil, un petit paquet de plusieurs sortes d’etoffe, une aulne de toille de brin neuve et une canne de gis a poume de coco,

 

Item une rape a tabac, cinq couteaux de poche, un compas, trois razoirs, et un cuir, une ecritoire et deux mauvais canifs, un ? a razoir, un couteau a tailler, deux poires a poudre et un sac a ?, une paire de jarretieres de lainne,

 

Item cinq mouchoirs de coton de plusieurs couleurs pour la poche de soye neuf pour le col, quattre autres mauvais mouchoirs de ? pour la poche et un au(tre) mauvais de soye pour le col,

 

Item un bonnet de lainne, deux de cotton, deux mauvais chapeaux, un vieil sacq d’etamines pour voyager, deux mauvaises ? et deux paires de souliers dont une de peu de valeur, deux mauvaises paires de cizeaux, et un peigne de corne

 

Item s’est trouvé dans les poches dud(it) deffunt et sur un careau dans une ecuelle de terre huit livres douze sols en monnoye qui ont été mis dans le sac avec l’autre argent,

 

Item un étuit a lunette et dans iceluy une paire de lunettes a tour d’argent ainsy qu’il paroist … »

 

5 février 1759

 

Acte de décès de Thomas Leroux :

 

« Le cinq fevrier mil sept cent cinquante neuf est décédé le sieur Thomas Leroux jardinier au château de Groschenay agé d’environ soixante dix ans et le lendemain a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse par nous curé sousigné en presence de Laurent Amiard et Jean Dubois domestique au même château et encore m(aîtr)e Froger vicaire et Jaque Tanchot sacriste »

 

2 décembre 1759

 

Acquit de plusieurs particuliers sur la succession de Jean Joseph Leboindre :

 

« Et led(it) Jean Dubois cent trente cinq livres pour pareilles trois années de ses gages a raison de quarante cinq livres par an la premiere echeüe le vingt un juillet aud(it) an mil sept cent cinquante sept Et les deux autres le vingt un juillet dernier … »

 

8 juillet 1760

 

Procuration de plusieurs particuliers (créanciers Le Boindre » :

 

« Furent présents …

 

Jean Dubois garçon jardinier … »

 

22 septembre 1761

 

Procuration de plusieurs des créanciers de feu Monsieur Le Boindre :

 

« Furent présents …

 

Jean Dubois jardinier dem(euran)t aud(it) Fillé domestique de Mons(ieu)r Le Boindre et son donnataire… »

 

27 octobre 1782

 

Remboursement de Paul Rocher au sieur Urbain Violette :

 

« Fut présent le s(ieu)r Urbain Violette jardinier demeurant au château de Grochenay paroisse de Fillé … »

 

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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 17:06

BMS 1673, B 1688-1705, BMS 1692-1695

 

 

Baptême et sépulture de jumeaux

 

  1. Le septiezme jour de novembre l’an mil six cent
  2. quatre vingt onze nasquirent du mariage de Thomas Fortin
  3. et Marie Pioger sa femme deux enfans masles dont le premier
  4. né fut baptisé par Marguerite Daniou v(euv)e André Maudet
  5. et expira immediatement apres, l’autre fut baptisé à la maison par M(aît)re
  6. Louis Boulay dit de la Landes chirurgien de Chemiré le
  7. Gaudin acause de necessite et apporté ensuitte à l’Eglise
  8. de Flacé ou les ceremonies du baptesme luy ont esté administrées
  9. par nous curé dud(it) Flacé soubssigné Le nom de Thomas
  10. luy à esté donné par Claude Veau garcon de cette paroisse
  11. et Marie Lafon aussy de cetted(ite) paroisse parein et marein
  12. Led(it) dernier enfant est mort le dix septiezme du mois et an que
  13. dessus et ont esté lesd(its) deux enfans enterré au cimetière de cette paroisse
  14. par moy curé soubssigné dud(it) Flacé scavoir le premier
  15. le huitiezme dud(it) mois de novembre aud(it) an 1692
  16. et le dernier le dix huit du mesme mois et an que dessus
  17. Rature trois mots, en glose à la maison, à la marge lesd(its) deux enfans
  18. [signature] F Maudet

 

 

Naissance et baptême lors d’un voyage

 

  1. Le premier jour de may l’an mil six cens quatre vingt dix huit nasquit au
  2. soir dans la grange de la metairie de Monceaux le Pontmaheau  d’une pauvre
  3. femme une fille laquelle fut baptisée le lendemain sur les fonts de l’Eglise de
  4. Flacé par nous soubssigné p(rêt)re curé dud(it) lieu apres nous avoir esté presentée
  5. par Jacques Caré se disant pere dud(it) enfant et mary de lad(ite) femme nommée
  6. Marguerite Loyer sortant de la paroisse de Brou dicoeze de Chartres  pour aller
  7. demeurer dans la ville de Vitré paroisse de Nostre Dame en Bretagne le nom de
  8. Marguerite luy a esté imposé et a eu pour parein Jacques Chauvet garcon et pour
  9. mareine Marie Vilfeu fille tous deux de cetted(ite) paroisse lesquels ne scavent signer
  10. [signature] F Maudet

 

 

Baptême et sépulture de jumeaux

 

  1. Le cinquiezme jour du mois de may 1698 nasquirent au matin du mariage
  2. de Jean Hervé et Anne Aubin sa femme deux enfans un garçon et une fille
  3. et furent baptisés le mesme jour sur les fonts de l’Eglise de Flacé par nous
  4. soubssigné p(rêt)re curé dud(it) lieu Le nom de Marie a esté donné a la fille par
  5. Jean patry qui à esté son parein et Barbe et Barbe Fouques fille mareine
  6. Le garcon à esté nommé René par René Marchand garcon qui à esté son parein
  7. et Anne Langlois fille mareine tous les susd(it)s pareins et mareines sont de
  8. cette paroisse et ne scavent signer. Lesd(it)s enfans sont morts le mesme jour
  9. de leur baptesme et leurs corps ont esté inhumé ensemble au cimetiere dud(it) Flacé# par
  10. nous soubssigné p(rêt)re curé dud(it) lieu glose ensemble # le lendemain constat
  11. [signature] F Maudet

 

Un jeune étudiant

 

  1. Le dimanche deuxieme octobre 1701 naquit du mariage de
  2. Mathieu Eslain et Jeanne Chevallier sa femme un enfant
  3. male et le meme jour fut baptizé sur les fonts de l’églize
  4. de Flacé par nous soussigné p(rê)b(t)re curé dud(it) lieu et nommé
  5. Mathieu, Claude Paris jeune garon estudiant au college
  6. du Mans et dem(euran)t paro(iss)e de S(ain)t Nicolas a esté son parein
  7. et Marie Paris la plus jeune de ses sœurs de la paroisse
  8. de Souligné sous Vallon mareine signé Claude Paris

 

Un enfant non reconnu par le mari

 

  1. Le dix septième jour dud(it) mois de decembre 1703 est
  2. né un enfant pendant le mariage de Jean Fouqus et
  3. de Renée Bachelot sa femme epouses dans notre église
  4. de Flacé le cinquième jour de juillet dernier+, lequel
  5. Fouque nous estant venu trouver nous a requis de ne
  6. pas baptizer led(it) enfant en son nom n’estant de ses
  7. œuvres, apres quoy led(it) enfant ayant esté
  8. aporté a l’église aujourd’huy dix neufieme jour dud(it)
  9. mois de decembre et presenté par René Bachelot pere
  10. de lad(ite) Renée Bachelot demeurant paroisse d’Auvers sous
  11. Monfaucon qui nous a declaré de la part de lad(ite) Bachelot
  12. sa fille mere dud(it) enfant que led(it) enfant n’est pas du
  13. fait dud(it) Fouque son mary mais de celuy d’Estienne
  14. Langlois garcon demeurant dans la paroisse de Lognes
  15. avant le mariage dud(it) Fouque et d’elle, Led(it) enfant
  16. a esté par nous curé soussigné baptizé et nommée
  17. Marguerite par led(it) René Bachelot et Marguerite
  18. Michelin de cette paroisse ses parein et mareine
  19. + de cette paroisse lesd(its) jour et an que dessus, lesd(its)
  20. Bachelot et Michelin ont declaré ne savoir signer
  21. enquis, signé Renvoysé

 

Un enfant illégitime en pension

 

  1. Le vingt neufiezme jour de mars l’an mil six cens quatre vingt
  2. douze mourut de grand matin une petite fille nommée Anne
  3. agée de quatre ans ou environ laquelle avoit esté donnée en
  4. penqion peu après sa naissance à Julien Denis et sa femme par
  5. le nomme Pancher marchand lavandier dem(euran)t au Mans parr(oiss)e
  6. de La Couture et estoit selon le temoignage desd(its) Denis et sa femme
  7. née hors le légitime mariage le corps dud(it) enfant a esté inhumé
  8. au cimetière de cette paroisse sur le soir desd(its) jour et an que
  9. dessus par nous soubssigné p(rêt)re curé dud(it) lieu Raturé un mot
  10. en glose mars
  11. [signature] F Maudet

 

Sépulture du chapelain de la chapelle du Bois de Maquilly

 

  1. Le seziême jour d’octobre an que dessus mourut de
  2. grand matin en la maison seigneurialle du Bois de
  3. Maquilly m(aît)re Thomas Jolivet p(rê)b(t)re chanoine de l’Eglise
  4. de S(ain)t Pierre du Mans et chapelain de la chapelle de lad(ite)
  5. maison seigneurialle du Bois et le mesme jour son
  6. corps fut inhumé sur les six heures du soir dans l’Eglise
  7. de Flacé par m(aît)re Jacques Guyon p(rêt)re curé de Souligné
  8. [signature] F Maudet

 

Sépulture de Anne de Moulins

 

  1. Le dix neufiezme jour d’avril l’an mil six cens
  2. quatre vingt quinze mourut en sa maison du Verger
  3. située en la paroisse de Viviers haute et puissante
  4. dame Anne de Moulins veuve de messire René
  5. de Couterne chevalier# seigneur de cette paroisse
  6. et le lendemain son corps fut inhumé en l’Eglise
  7. de Flacé proche la fosse de sond(it) mary par
  8. monsieur le curé de Torcé en Charnie

 

Sépulture de Elisabeth de la Rivière

 

  1. Le vingt deuxsiezme jour de septembre l’an mil six cens
  2. quatre vingt quinze mourut haute et puissante dame
  3. Elisabeth de la Rivière epouse de messire Anne Francois
  4. de Couterne chevalier seigneur de cette paroisse et
  5. d’Estival, et le vingt cinquiezme du mesme mois son
  6. corps fut inhumé en nostre Eglise par m(aît)re Jacques
  7. Guyon p(rêt)re curé de Souligné Sa mort est arrivée à son
  8. chasteau de Roche paroisse de Seaux [signature] F Maudet
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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 09:51

1644 : Michel Niepceron, meunier des moulins de Fillé et mari de Jehanne Bourmaulx.

1662 : Jehan Poirier l’aîné est dit marchand meunier des moulins de Fillé dépendant du château de Buffes.

1663 : le bail des moulins est cédé à Jean Poirier fils.

1670 : Nicolas Niepceron entre dans les moulins de Fillé. Il renouvelle le bail en 1677.

1690 : Nicolas Loriot, demeurant paroisse de Saint Benoît au Mans, prend le bail des moulins de Fillé. Il est marié à Saincte Lebarbier. Il renouvelle son bail en 1696.

La ferme des moulins de Fillé

 

1721 : François Mauboussin sort des moulins de Fillé ; il est remplacé par Marie Couaillier, veuve de Julien Trouvé, et par René Trouvé son fils. Ils viennent des moulins de la Beunêche à Roezé.

1723 : Jullien Trouvé, mari de Renée Pérrière et demeurant au moulin de Ronneau à Guécélard, prend le bail des moulins de Fillé.

Vue du site du moulin de Fillé

1732 : René Faifeu prend le bail des moulins de Fillé. Il vient de Pontlieue et est marié à Marie Richebert.

1736 : Guillaume Houdayer de la paroisse de Téloché et mari de Marguerite Saveneau prend le bail des moulins de Fillé. En 1743, il renouvelle son bail. Il prend un nouveau bail en 1749 avec son fils Louis.

1755 : Renée Le Royer, veuve de Urbain Brossier, prend le bail des moulins de Fillé avec son fils Jean ; ils viennent de Solesmes.

Une meule sur le site du moulin

1762 : Julien Duveau de Saint Mars la Brière prend le bail des moulins.

1767 : Louis Bigot, venant de la paroisse de La Couture au Mans, prend le bail.

1775 : Michel Menon, mari de Anne Lejars et venant de Coulans, prend le bail des moulins de Fillé.

1783 : René Portier de la paroisse de La Bazoge prend le bail. Il est marié à Françoise Legouas. Il renouvelle le bail en 1794 et en 1801.

Meunier, tu dors ...

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