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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 15:08

Le nom de La Suze (Secusa) apparaît dans les textes dès le milieu du 11ème siècle. Mais on ne sait rien d’éventuelles occupations humaines plus anciennes sur le site même de l’agglomération suzeraine. Cependant quelques informations archéologiques attestent d’une occupation forte ancienne. Ainsi, les Musées du Mans possèdent dans leurs collections une hache polie venant de La Suze. Nous avons également découvert en prospection pédestre les vestiges d’un habitat gallo-romain (site n° 72 346 0009 déclaré auprès du Service Régional de l’Archéologie). Il est évident que d’autres prospections archéologiques sur le territoire communal amèneront des précisions sur les occupations préhistoriques et antiques.

 

En ce qui concerne le château de La Suze, le livre de Bruno Lemesle précise très clairement la présence d’une forteresse en bordure de Sarthe : l’implantation est surtout liée à la perception d’un droit de passage sur la Sarthe et non pas à un contrôle stratégique des voies de circulation menant vers Sablé et l’Anjou puisque d'autres axes importants y menaient également. Nos études sur les parcellaires confirment qu’un axe ancien (sans doute gallo-romain) venant d’Allonnes et se dirigeant vers Roëzé sur Sarthe a été dévié pour passer par La Suze. La présence d’un pont à La Suze dès la première moitié du 11ème siècle (cartulaire de l’abbaye de Saint Vincent) est un élément important car c’est le premier pont sur la Sarthe après ceux du Mans.

 

 


 



Le plus ancien seigneur connu est Dreux de La Suze. Son fils Renaud apparaît ensuite dans les textes en tant que seigneur en 1050. Puis son frère Herbert occupe la fonction après  1078 ; il mariera sa fille Hersende à Robert Vestrul. Leur fils, Lisiard de Sablé, deviendra dès lors l’héritier de la seigneurie de La Suze. Il est à noter que la liste des premiers seigneurs donnée par Pesche dans son dictionnaire est en partie erronée.

 


Nous nous contenterons ici de ne donner que certains seigneurs importants.

Ainsi Guillaume des Roches (v. 1170-1222), sénéchal d’Anjou se mariant avec Marguerite de Sablé en 1201, devint seigneur de La Suze. Mais cette terre n’est pour lui qu’une immense pièce du puzzle que compose l’ensemble de ses seigneuries.

A noter qu’au 15ème siècle, La Suze passe dans la maison de Laval. Jean de Craon grand-père du célèbre Gilles de Rais, devient à son tour seigneur de La Suze. Son petit-fils René de Rais, frère de Gilles, lui succède en 1432.

Par la suite, la seigneurie échoue à la maison de Champagne. Parmi eux, citons Nicolas de Champagne mort en 1567 et qui avait fait ériger la terre de La Suze en comté.

Gaspard de Champagne épousa Henriette de Coligny (1618-1673), célèbre poétesse. Après lui, la terre de La Suze est démembrée. Le château passe alors aux mains des Chamillart ; le plus célèbre d’entre eux est Michel Chamillart, ministre d’Etat, qui quitte La Suze pour s’installer dans le château de Courcelles beaucoup plus moderne est spacieux, tout en gardant le titre de La Suze. Dès lors la demeure suzeraine est louée et seule reste à disposition du seigneur des lieux une chambre.

Un certain nombre de ces divers seigneurs étaient inhumés dans la crypte de l’église Saint Julien. Lors de la Révolution leurs restes furent dispersés.

 

Voici ce que dit Pesche du château de La Suze dans son dictionnaire : « Le château, assez considérable autrefois, dont il ne reste plus qu’une portion, était une ancienne forteresse, située sur le coteau qui domine la Sarthe, entourée de fossés, sur lesquels étaient un pont-levis ; il n’a de remarquable, que ses fenêtres en croix ; et sert actuellement d’hôtel de ville, de prétoire pour la justice de paix et de caserne pour la gendarmerie ».

Aujourd’hui les restes du château de La Suze ont été restaurés mais le site n’est pas ouvert aux visites. On peut voir une partie datant du XVème siècle caractérisée par un toit à forte pente et des fenêtres à meneaux. Les bases de ce bâtiment sont plus anciennes.

 

 

 

 


 

Sources :

Paul Cordonnier Détrie, En parcourant le pays de Longaulnay, Revue du Maine, Tome XXXVI, 1956

Bruno Lemesle, La société aristocratique dans le Haut-Maine, Presses Universitaires de Rennes, 1999

Roger Verdier, La préhistoire du Haut-Maine, Editions du Râcaud, 1974

Roger Verdier, 400 mottes, fortifications, enceintes en terre du Haut-Maine, Editions du Râcaud, 1978

Roger Verdier, La Cénomanie gallo-romaine, l’atlas 2, Editions du Râcaud, 1984

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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 17:04

 

 

Des prospections pédestres réalisées sur une parcelle d’Etival Lès Le Mans (72) ont apporté quelques découvertes supplémentaires sur l’histoire de cette commune.

Tout d’abord, l’activité métallurgique est attestée par le toponyme « La Ferrière ». Les quelques prospections menées dans les champs livrent souvent des scories de fer, résidus issus de la fonte du minerai de fer dans des bas fourneaux. Cette activité occupe une place importante dans le paysage sarthois autour du Mans. Les fouilles menées sur le tracé de l’autoroute A28 ont montré sur les sites métallurgiques de La Bazoge une occupation allant du 7ème siècle av. J.-C. jusqu’à la fin de l’Antiquité et même jusqu’au Haut Moyen Age pour certains sites de production.

 

 

 

On peut penser que les scories découvertes sur Etival Lès Le Mans se placent dans cette fourchette chronologique. Cette commune n’est d’ailleurs pas la seule dans la région de La Suze à avoir révélé une activité métallurgique ancienne ; Voivres Lès Le Mans, Roézé sur Sarthe par exemple ont aussi ce genre d’indices archéologiques.

 

Ces prospections ont également donné quelques outils préhistoriques remontant à une période plus ancienne. A noter parmi ceux-ci une pièce à encoche (objet de gauche sur le cliché) qui pourrait être attribuée à l’époque néolithique.

 

 

Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 10:15

Trois ans d’activités sur le blog canton-la-suze-sur-sarthe.over-blog.com

 

Cela fera bientôt trois ans que notre blog publie des articles sur l’histoire et le patrimoine du canton de La Suze sur Sarthe.

Le site a reçu la visite de plus de 11 000 visiteurs qui ont consulté environ 40 000 pages. Nous en sommes satisfaits et nous allons continuer à œuvrer en ce sens. Cela démontre bien qu’il y a un potentiel à exploiter et qu’une mise en valeur du patrimoine de notre région est à réaliser.

Le patrimoine de la région de La Suze sur Sarthe est riche et beaucoup de sites n’ont pas encore été étudiés dans notre blog. Des articles sont à l’étude : le bilan de la restauration du moulin de Fillé, l’église d’Etival Lès Le Mans (une église au plan unique dans le canton), la transcription des dictionnaires Pesche et Le Paige pour chaque commune, des présentations des divers châteaux de la région, une fiche patrimoniale et historique sur chaque boucle de randonnée créée par la Communauté de Communes du Val de Sarthe, etc.

 

Pour terminer, un petit clin d’œil à la Communauté de Communes du Val de Sarthe qui utilise nos photos sans autorisation, mais nous considérons cet acte comme un intérêt manifeste accordé à notre travail !

Photos-blog-et-CdC-copie-1.jpg

La page de notre blog

Photos-blog-et-CdC-2-copie-2.jpg
Et la page de la Communauté de Communes du Val de Sarthe
 
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3 février 2008 7 03 /02 /février /2008 18:31

VOIVRES (72) : Restauration du retable du XVIIIe siècle.



Retable-restauration.jpg

 La restauration du retable principal de l’église de Voivres est terminée. La réception des travaux s’est déroulée en présence de monsieur Guilbault, Conservateur des Antiquités et Objets d’Art de La Sarthe, de Monsieur Girardot, Maire de Voivres, de Madame Grenouillot dirigeant l’entreprise de restauration agréée, et d’un membre de l’Association pour l’Etude du Patrimoine Sarthois.

 Des sondages ont permis de déterminer la polychromie d’origine et, après nettoyage, le retable, repeint et doré à la feuille, a retrouvé sa splendeur de 1787 (Les statues, certaines de grande valeur et inscrites, seront restaurées par la suite).

 L’église de Voivres possède trois retables, érigés en 1787, et qui sont inscrits depuis le 26 décembre 1984 à l’Inventaire supplémentaire de la liste des Objets mobiliers classés. La mesure d’inscription s’accompagne d’un certain nombre de contraintes dont l’obligation d’obtenir l’accord du Conservateur des Antiquités et Objets d’Art avant toute intervention.


LES ORIGINES DE LA RESTAURATION


Retable-restauration-commune.jpg
Ci-dessus le retable en octobre 2003. Ci-dessous, un détail de la restauration de 2003.

Retable-restauration-commune-d-tail.jpg


C’est en  octobre 2003 que l’Association pour l’Etude du Patrimoine Sarthois découvre que le retable du maître-autel est l’objet d’une restauration entreprise, sans étude préalable ni autorisation, par la municipalité. L’expertise du Conservateur des Antiquités et Objets d’Art de La Sarthe est sans appel : « On vient d’entreprendre de repeindre le retable avec des teintes choisies tout aussi arbitrairement qu’au siècle dernier ».

 La restauration actuelle, très onéreuse, se justifie en partie  par la nécessité de masquer cette intervention inappropriée. Sans elle un décrassage suivi de quelques retouches aurait été suffisant (lettre adressée à la mairie le 1 décembre 2003 par Monsieur le Conservateur des Antiquités et Objets d’Art).

 Mais ne boudons pas notre plaisir : Le retable après restauration dans sa polychromie d’origine est magnifique !

 

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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 16:29

Un bateau bloqué à Fillé sur Sarthe

 

Jadis la rivière était un axe beaucoup plus actif que de nos jours. L’activité des moulins créait une animation continuelle ; les passeurs assuraient la traversée de la rivière ; les pêcheurs prenaient bail pour pratiquer leur activité ; etc.

Le 5 mars 1743, le notaire René Bellanger de Roezé est appelé à Fillé par Catherine Formage du Plessis qui demeure au château du Gros Chenay; elle gère les affaires de Jean Joseph Leboindre pendant son absence.

 Carte-postale-Gros-Chesnay.jpg

Le château du Gros Chesnay (carte postale ancienne)


Voici ce que le notaire consigne dans cet acte :

 

Mademoiselle Catherine Formage du Plessis nous a remontré que vendredi dernier, premier du présent mois, il arriva au dessus des écluses et chaussées des grands moulins dudit Fillé appartenant audit seigneur Le Boindre par sur la rivière de Sarthe où ledit moulin est situé, un bateau d’une grandeur extraordinaire et chargé de grand nombre de poinçons de vin conduit par deux gens à elle inconnus.

Barrage-1843-B3.jpg

Le moulin de Fillé et les chaussées (ADS, Cadatsre 1844)


Lequel bateau fut « agravé » [échoué sur la grève le long de la rivière] par ses conducteurs au droit de la petite « prée » dépendante de la métairie de la grange de Buffes où ils l’ont laissé jusques à lundi dernier.

Ensuite lesdits conducteurs mesurèrent la porte desdites chaussées et moulins et dirent qu’elle était trop étroite pour passer ledit bateau.

L’an dernier, ou peu avant, il passa par dans ladite porte un autre bateau chargé de vin d’une grandeur extraordinaire sans aucune difficulté, Et que néanmoins sur ce que lesdits conducteurs dudit bateau soutinrent toujours, il est impossible qu’ils passassent avec ledit bateau par dans ladite porte. Elle le ferait rompre de telle façon qu’il faudrait le refaire a neuf en ayant fait couper presque tous les « paux » par fond ce qui fait un tord considérable audit seigneur Leboindre et le jette dans une dépense de plus de deux mil cinq cent livres.

Carte-postale-port.jpg

Un  bateau remontant la Sarthe au début du 20ème siècle à La Suze (carte postale ancienne)

Ladite rivière de Sarthe n’est navigable que jusques à Malicorne si vrai que les voitures de sels et autres de sa majesté y restent.

Catherine Formage du Plessis a, pour servir audit seigneur Le Boindre ce que de raison, requis notre transport audit) bateau pour lui décerner acte de la sommation qu’elle entend faire au maître d’icelui de nous dire son nom, qualité et demeure, et ensuite faire mesurer ledit bateau pour connaître sa hauteur, longueur et largeur.

Nous nous sommes avec ladite damoiselle Formage du Plessis expres transportés audit bateau sur ladite rivière de Sarthe proche les écluses desdits moulins. Et ou étant arrivés sur les cinq heures après midi nous avons trouvé plusieurs personnes dans ledit bateau lesquels nous avons en présence de nos dits témoins sommés  et interpellés de nous dire le nom, qualité et demeure du maître dudit bateau ensemble de celui ou ceux auxquels appartiennent le vin et autres marchandises qui sont en icelui. Ils nous ont dit qu’il est absent, qu’il s’appelle Pierre Vinaut marchand voiturier par lors demeurant ville d’Angers, que le propriétaire desdites marchandises se nomme le sieur Lecureuil.

Et ensuite ayant mesuré ledit bateau il s’est trouvé qu’il a onze pieds onze pouces de largeur de dehors en dehors sur quatre pieds onze pouces de hauteur et soixante cinq pieds de longueur. Nous avons sommé lesdites personnes qui sont dans ledit bateau de nous dire sa charge ils nous ont dit qu’il y a cent poinçons de vin. Nous avons sommé de nous dire leurs noms,  ils nous ont dit s’appeler Julien Lemeusnier, Charles Chalumeau, René Bruneau et François Jardin, et être compagnons dud(it) Vinaut ; sommés de signer leur déclaration ont déclaré ne savoir signer.

Et leur a été par nous déclaré que ladite porte est en état de souffrir le passage dudit bateau des deux heures après midi.


Les vestiges de l'ancienne porte des chaussée et les "paux" (pieux) sont visibles lors des écourues

Dont du tout nous avons décerné le présent acte a ladite damoiselle du Plessis audit nom pour servir et valoir en temps et lieu ce que de raison audit seigneur Le Boindre et jugée de son consentement après lecture ; fait et arrêté dans ledit bateau par nous notaire royal susdit et soussigné es présences du sieur François Nieceron, marchand, et René Chemin « tixier » demeurant audit Fillé, témoins  à ce requis.

 

En réalité le litige porte sur une indemnité que le propriétaire du navire pourrait demander au seigneur Leboindre au cas où le bateau serait endommagé en franchissant la porte (pertuis) des chaussées (barrage). L’acte notarial est rédigé pour certifier que les mesures du bateau indiquent qu’il est possible de passer par la porte du barrage.

Le seigneur Le Boindre avait un certain nombre de droits sur la rivière : il était propriétaire du passage de la rivière à Fillé. De même, il passe des baux sur le droit de pêche dans la rivière.

 

Cet acte nous apprend également que les gros navires ne remontaient la Sarthe que jusqu’à Malicorne et qu’ensuite il fallait changer d’embarcation. Ceci est corroboré par un document de 1775 qui nous rapporte l’agression de Marin Joubert, laboureur demeurant à la métairie de la Perrière à Voivres. Celui-ci s’en revenait de Malicorne avec une voiture de sel qu’il ramenait au grenier à sel du Mans lorsqu’il fut agressé par des personnes à La Suze.

IMGP0703.JPG

Le moulin de Fillé en 2007 pendant les travaux de restauration.
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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 16:03

Il a fait beau ce week-end et les conditions étaient idéales pour visiter le patrimoine du canton de La Suze.

Malheureusement, force est de constater que le menu était au régime maigre ! Quelques sites étaient proposés au public :

§ Le château de Villaines à Louplande ouvrait ses portes. Les jardins méritent le détour. Mais c’est le potager qui se révèle être le plus pittoresque. On regrettera cependant qu’à l’occasion des Journées du Patrimoine, l’entrée soit payante comme pour les autres visites au cours de l’année.
Copie-de-181-8186.JPG

§ Le manoir de la Beunêche à Roézé était fidèle au rendez-vous. Cette année, une visite de l’architecture du bâtiment était programmée.
182-8240.JPG

§ Quelques églises étaient ouvertes à l’occasion de ces journées. Malheureusement, il n’y avait aucune visite guidée et aucune documentation écrite ne venait à l’aide du visiteur. Une exception cependant : l’église d’Athenay où l’on pouvait repartir avec une petite documentation.

174-7408.JPG

§ Le château des Perrais à Parigné le Pôlin, l’église de Spay faisaient partie d’un circuit proposé par le Conseil Général (tout comme le château de Villaines et le manoir de la Beunêche).

Et puis c’est tout !

Un parcours avait bien été organisé par la Communauté de Communes. L’église de Parigné le Pôlin, la chapelle de Flacé et l’exceptionnel manoir médiéval de la Perrière à Voivres étaient au programme. Malheureusement le manque d’inscriptions amena la Communauté de Communes du Val de Sarthe à annuler le parcours.

On regrettera également l’absence de la ville de La Suze sur Sarthe qui n’arrive toujours pas a présenté son patrimoine au public.

Rien non plus pour Etival Lès Le Mans qui possède la plus belle église du canton.

Le moulin de Fillé était fermé pour cause de travaux. Espérons qu’à l’avenir un projet de parcours historique puisse se mettre en place afin de découvrir l’ensemble du site du moulin et le village de Fillé !

Le village de Roézé a également matière à organiser un parcours patrimonial. Mais là encore rien …

Le très joli village de Fercé est également resté dans l’oubli.

Bref, les communes du canton de La Suze sur Sarthe ont toujours du mal à intégrer le patrimoine dans leur développement. Ce canton est traversé par la rivière Sarthe sur laquelle navigue des plaisanciers ; mais rien n’est fait pour attirer ces touristes.

En pleine phase de périurbanisation, il serait bon que nos élus intègrent la notion de patrimoine dans le bon développement des communes. Sinon, après les villes-dortoirs des années 1970/1980 apparaîtront dans les années 2000/2010 les villages-dortoirs.

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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 09:27

ETIVAL LES LE MANS

Quelques actes particuliers

BMS 1673-1700

 

Quelques actes concernant la paroisse d’Etival Lès Le Mans se situent dans le registre 1594-1673 de Parigné le Pôlin (pages 38 à 44).

 

Sépulture d’une pauvre femme

  1. L’an 1652 le 5 jour de septembre
  2. a este inhumée dans le cimetiere de cette
  3. eglise une pauvre femme qui est demeurrée
  4. malade en ? et est decedée a Pontchabot
  5. qui n’a point dit son nom

 

Décédé d’un coup de fusil

  1. L’an 1653 le 10 jour de decembre
  2. Marin Jarrossay a este decedé d’un coup
  3. de fusil, dont le corps a este inhume
  4. dans le cemetiere de cette eglise le 11
  5. desd(its) mois et an

 

 

Les actes suivants proviennent des registres d’Etival Lès Le Mans.

 

Décès du mari par accident puis de  sa femme.

  1. Le quatrie(me) jour de may 1675 sont decedés Julien Le Moyré masson
  2. par la cheutte d’une muraille a la Riviere, et sa femme au
  3. lieu de la Baumeris leur demeure, Et led(it) Le Moyré a esté
  4. ensepulturé le mesme jour et sad(ite) feme le lendemain, dans le
  5. cimetiere de ceans par moy vicaire soubsigné

 

Un acte pour trois décès

  1. Le huictie(me) jour de juillet 1675 ont esté ensepultures dans le cimetiere
  2. de ceans les corps de deffuncts Noel Gaultier dem(euran)t au moulin de la
  3. Cornuere et d’Estienne et Gabriel les Jamins freres fils d’Estienne
  4. Jamin et de Marie Hervé sa fem(m)e dem(euran)ts a la Poissonniere par moy
  5. vicaire soubsigné es presences de leursdicts pere et mere et de la fem(m)e
  6. dud(it) Gaultier et de ses autres enfans et plusieurs autres leurs parens
  7. et amis

 

Sépulture d’un curé

  1. Le vingt unie(me) jour d’aoust 1676 a esté inhumé en l’eglize de
  2. ceans le corps de deffunct venerable et discret m(aîtr)e Nicolas Brindeau
  3. p(rê)tre es presences de m(aîtr)e Marin Renoul curé de S(ain)t George
  4. et m(aîtr)e Michel Pottier vicaire de Pruillé le Chetif

 

Sépulture du seigneur d’Etival en 1677

  1. Messire René de Couterne seigneur de la Barre du Horp et
  2. de cette parroisse et autres lieux est decedé le 20 et
  3. ensepulture le vingt unie(me) de janvier an que desus
  4. en l’eglize de Flacé par Monsieur le curé de Chemiré
  5. le Gaudin

 

Naissance illégitime

  1. René fils de m(aîtr)e René Menard licentié est droits
  2. et advocat en parlement demeurant en la rue de
  3. Saint Vincent au Mans, et de [blanc]
  4. sa servante domestique a esté baptisée ce treize
  5. febvrier 1678 a la requeste dud(it) s(ieu)r Menard qui
  6. nous a dit luy appartenir, et par la permission du
  7. s(ieu)r curé de Loupelande, dautant quil estoit né en
  8. sa paroisse et a eu pour parein [blanc]
  9. Greau et mareine Jacquine Pioger tous deux
  10. de la paroisse de Loupelande qui nous ont dit ne
  11. signer enquis a ce par nous

 

Décès d’un soldat

  1. Gregoyre Picon soldat de m(onsieu)r Laurens colonnel
  2. du regiment etranger est decedé ce xi dec(em)bre et a esté
  3. inhumé le xii dud(it) mois dans le cimetiere de cette par(oisse)
  4. par moy curé soubsigné

 

Nom du père non déclaré

  1. Le dousie(me) jour d’apvril 1677 a esté inhumé le corps de
  2. Marie petit enfans qui nous a esté presentée par la fem(m)e de
  3. Marin Le Gou sa norice qui nous a declaré estre issüe de
  4. Marie Gilsens ne nous a voullu lad(ite) fem(m)e dud(it) Le Gou
  5. declarer le nom du pere

 

Sépulture du notaire

  1. Maistre Pierre Desprez n(otai)re royal est decedé ce huict
  2. avril 1687 et a esté inhumé le 9 dans le cimetiere
  3. de cette paroisse par nous curé soubsigné

 

Sépulture du meunier

  1. Francoys Gisle meusnier mourut le
  2. dixiesme jour de novembre mil six cent
  3. quattre vingts un dont le corps fut
  4. inhumé le lendemain en le cimetiere d’eglize de
  5. Nostre  Dame d’Estival par monsieur
  6. le curé dudit lieu en presence et asisten[ce]
  7. de nous vicaire soubsigné presents
  8. Louys Pelé cordonnier et René Blin
  9. bordager dud(it) Estival tesmoings qui ont
  10. dict ne scavoir signer par nous enquis
  11. en gloze en le cimetiere

 

Inhumation près de la croix du cimetière

  1. Le treiziesme jour d’aoust mil six
  2. cens quattre vingts six mourut
  3. Mathurin Le Faucheux frere uterin
  4. de m(aîtr)e Jean Brillant pb(rêtr)e vicaire
  5. de la paroisse d’Estival le Mans
  6. dont le corps fut inhumé le mesme
  7. jour dans le cimetiere dud(it) Estival
  8. proche la croix par nous Marin
  9. Choliere pb(rêtr)e curé dud(it) Estival
  10. present Pierre Fournigault et
  11. René Tenu bordagers qui ont
  12. dict ne scavoir signer enquis

 

Sépulture d’un enfant en nourrice

  1. Le troisieme jour de janvier 1689 dans le cimetiere de l’eglise
  2. d’Estival par moy vicaire sousigné fut inhumé le corps
  3. Julien Adam nourrisson de la Maison Dieu de la ville du Mans
  4. décedé chez Nicolas Martin dud(it) Etival

 

Sépulture d’une centenaire

  1. Julienne Langlois v(euv)e Gosneau agée de
  2. cent ans ou environ est decedée ce 4 aoust
  3. 1689 et a esté inhumée le 5 dans nostre
  4. cimetiere par nous curé sousigné

 

Notes du curé

  1. En mil sept cent 3 jay baillie a m(onsieu)r Aubert 2 chartee de pelis et une de
  2.  ? cent sols et une de grosse 4tt Et en mil sept cent 4 une de grosse
  3. 4tt
  4. Sur quoy sa fille ma fait mon surpely et fourni pour cinq sols de fil 25 sols
  5. elle ma fait une douzaine et demys de colet cinquante et 4 sols, plus blanchi 2
  6. douzaine de colet douze sols, plus blanchi ?? mon surpeli seize sols
  7. plus elle a fait une coiffure de baptiste et une autre de ? blanche
  8. plus son pere ma baillie deux peres de souliers six livres et 40 sols pour une
  9. pere de panteloufle
  10. plus 4 gerbes de metay et une boisseau de blé noir et la chenevies, plus une
  11. chartée 40 sols donnée en ? ? lan 1704. Plus une charte en ?
  12. sur quoy il a donné une pere de souliers a ma cousine et une a moy

 

Sépulture du notaire

  1. Maistre Jean Desprez notaire royal
  2. aagé environ vingt six ans est decedé
  3. ce cinq juin 1690 et a esté inhumé
  4. dans n(ot)re cimetiere le six dud(it) mois
  5. par nous curé sousigné

 

Notes du curé

  1. Memoyre des cochons et agneaux provenus en cette
  2. paroisse en lan 1699. A la Goulottiere
  3.  ? il a outre lagneau quils mont donne il a ung ? 12 de
  4. reconnuent. Plus dix cochons
  5. plus a la Pintardere ils ont 3 cochons
  6. a la Gaste ils ont six agneaux
  7. chez Marin Le Gou ils ont 4 agneaux
  8. a la Herpiniere ils mont donné un agneau
  9. a la Riviere ils mont donné un agneau
  10. a la Quantiniere ils mont donné un agneau
  11. a la Courbe ils mont donné un agneau et un cochon
  12. a la Greve ils mont donné un agneau et ont 7 cochons
  13. a la Basse Baumerie ils ont 8 agneaux et 5 cochons
  14. au Boulay ils ont 3 agneaux
  15. a la Grande Brosse ils mont donné un agneau et 3 cochons
  16. a la Petite Brosse ils ont 7 agneaux
  17. a la Besnardiere ils mont tout satisfaict
  18. a la Gautrais ils ont 7 agneaux
  19. chez Pierre Aubin ils mont donné un cochon
  20. a la Reuche ils ont 4 gorins
  21. a la Touche 5 cochons

 

Présentation par le chirurgien

  1. Aujourdhuy 28 juillet 1696 nous a esté presenté un enfans
  2. femelle, par m(onsieu)r Guinaseau m(aîtr)e chirurgien de la ville du
  3. Mans qui nous a dit appartenir a [blanc] et ne
  4. connoistre point le pere ; laquelle estoit fort faible
  5. nous avons baptisée et qui a esté nommée Anne son
  6. parein Jean Plessis et Renée la Tiberge la mareine qui nous ont dit ne
  7. signer enquis a ce par nous curé soubsigné

 

Baptême puis sépulture hors paroisse

  1. Marie fille de Julien Cherouvrier et de Marie Courtilier
  2. sa femme née du dix huict janvier 1700 au lieu de la Boulais paroisse
  3. de Louplande son pere la voyant pres a mourir ; et nous layant apportée par
  4. led(it) Cherouvrier nous luy avons conferé le sacrement du
  5. baptesme ; son parein a esté venerable et discret m(aîtr)e Marin
  6. Cholliere pb(rêtr)e curé de cette paroisse et mareine honete femme
  7. Marie Fouré femme de m(aîtr)e Julien Baussan qui nous a dit
  8. ne signer enquis par nous viquaire
  9. rature dix mots gloze sacrements

 

  1. Et lad(ite) Marie Cherouvrier estant decedée dans nostre paroisse
  2. comme son pere lanportoit et led(it) Cherouvrier nous
  3. ayant dit q(ue) le s(ieu)r cure estoit apsent et q(ue) le s(ieu)r viquaire ne pouvoit
  4. venir i(n)humer et q(ue) les so(e)urs du s(ieu)r curé lavoient prié de nous
  5. laporter pour estre inhumée dans n(ot)re cimetiere ce que nous
  6. viquaire luy avons accordé par charité en foy de quoy jé signé
  7. le present ce dix neuf janvier 1700
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9 juillet 2007 1 09 /07 /juillet /2007 12:14

Fillé sur Sarthe, comme l’indique son nom, est une commune située au bord de la Sarthe. Depuis la fin de 19ème siècle, le franchissement de la rivière se fait par un pont qui, à l’origine, permettait le passage du tramway.


Mais auparavant, il fallait passer le cours d’eau par d’autres moyens. Entre Le Mans et La Suze, il ne se trouvait aucun pont et on passait d’une rive à l’autre par un gué. A Fillé, il en existait un par exemple entre le moulin et le château de Buffes (aujourd’hui sur Guécélard). De nos jours, il est encore emprunté par quelques cavaliers.


Cependant, il y avait dans le bourg de Fillé un passage qui permettait de passer la rivière à sec. C'est ce que l'on peut voir sur le cadastre de 1844.


 

Le lieu du « port et passage de Fillé » est composé d’un maison et jardin situés au bourg de Fillé ainsi qu’une portion de pré située de l’autre côté de la rivière. Il appartient aux seigneurs de Fillé (les Leboindre puis les Daniel de Beauvais à partir de 1760). Les propriétaires s’engagent à fournir le matériel propre à faire la traversée de la rivière : les câbles, un grand et un petit bateaux, la charrière. D’ailleurs en 1760, le nouveau propriétaire, Louis François Daniel de Beauvais est tenu de remettre en état la charrière car celle-ci est hors d’usage. Cet entretien est important comme l’indique un bail de 1759 : « il est impossible que ledit port et passage demeure vacant seulement un jour sans exposer les héritiers à des dommages intérêts vers le public ».


Les bateaux ne devaient plus être en bon état puisque le bail de 1759 signale que « mondit sieur de Lorchère [exécuteur testamentaire de Jean Joseph Leboindre] fournira auxdits preneurs un des petits bateaux des parties d’eau dudit château du Gros Chesnay ». Il est même précisé plus loin : « Et attendu que la charrière qui est sur ladite rivière est présentement hors d’état de service, ne pourront lesdits preneurs s’en servir en aucune façon à cause des accidents qui pourraient arriver ; au contraire elle sera par lui laisser aller au fond de ladite rivière ».

On sait par l’inventaire des papiers de Jean Joseph Leboindre en 1758 qu’un bac, qui était au port de Fillé, avait été acheté à un nommé Hédin d’Angers.

Le locataire s’engage à faire passer les habitants moyennant paiement (la glane) ; mais il doit également faire passer gratuitement le propriétaire et sa femme, leur compagnie, les domestiques ainsi que les provisions et autres choses quand bon leur semble. Dans certains baux il est même dit que cela peut se faire pour les piétons comme les cavaliers de jour comme de nuit !

Le bail de 1794 nous informe également que le locataire devait faire goudronner le câble.

On trouve aussi l’information suivante dans le bail de 1759 et qui porte sur la sécurité : « lesquels bateaux qu’ils auront soin de tenir fermés de clef la nuit ».

Il n’est pas facile de déterminer le niveau de vie des pontonniers. Il existe cependant quelques indices. En 1694, René Chemin se paye une place de banc dans l’église de Fillé. En 1735, lors de l’assemblée des habitants portant sur les réparations de l’église, Joseph Perrière est parmi la « meilleure et plus saine partie du général » des habitants.

 

Le montant du fermage est le suivant :

1686 : 25 livres

1692 : 25 livres

1739 : 44 livres

1744 : 45 livres

1748 : 80 livres

1759 : 45 livres

1760 : 90 livres

1768 : 100 livres

1794 : 130 livres

 

Les différents passeurs selon les baux :

Avant 1686 : Nicolas Loriot.

1686 : René Chemin, marchand (lors de son mariage en 1685, il est dit cocher de Monsieur Le boindre).

1692 : René Chemin, tisserand.

1739 : Joseph Perrière, marchand et mari de Marie Chaussumier

1744 : Joseph Perrière, marchand et mari de Marie Chaussumier

1748 : Joseph Perrière, marchand et mari de Marie Chaussumier

1759 : Jean Letourmy, garçon meunier de Cérans-Foulletourte et Marie Fougerard, sa fiancée.

1760 : René Vigneron, garçon tisserand de Cérans-Foulletourte.

1768 : René Vigneron, pontonnier, et Marguerite Fournigault sa femme.

1794 : René Vigneron et Marguerite Fournigault sa femme.


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28 mai 2007 1 28 /05 /mai /2007 18:56
Avec les semis de maïs de ce printemps, le sol a de nouveau livré quelques outils préhistoriques.


Une parcelle à proximité de la rivière a donné quelques éclats de silex qui appartiennent surtout à des déchets de taille. On peut penser qu'ils datent du néolithique. Cependant, un objet sort du lot.




Cet outil est un racloir taillé dans une pierre qui semble être de la calcédoine.

Une parcelle voisine n'a livré qu'un seul outil. Il s'agit d'un petit perçoir en silex blond dont la pointe est malheureusement brisée.




En fait, on constate que la vallée de la Sarthe a été fréquentée de tous temps. Nombreuses sont les parcelles qui contiennent quelques outils préhistoriques. Mais il semble qu'il ne s'agisse que de fréquentations temporaires car les densités d'objets sont peu élevées.







Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.




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21 avril 2007 6 21 /04 /avril /2007 12:30

 

Un site gallo-romain a été découvert à La Suze (72) en 2005 par prospection pédestre. Ce site inconnu a été déclaré au Service Régional de l'Archéologie à Nantes et des prospections ont livré du matériel qui permet d'en préciser l'occupation.
Un survol aérien a également permis d'apercevoir quelques traces de bâtiments. A priori, il s'agirait d'une villa rurale.

Voici quelques objets recueillis en surface.



Tout d'abord des éléments caractéristiques d'un site gallo-romain : les tuiles à rebord dites aussi "tegulae". La couverture des habitats gallo-romains est souvent faite d'un assemblage de deux tuiles : une grande tuile plate à rebords (la tegula) et une tuile "canal" (l'imbrex).



Deux éléments d'un dallage en calcaire.



Deux éléments d'enduit peint rouge.



Un morceau de verre à vitre.



Plusieurs tessons de céramique commune classique sur les sites sarthois.
En haut : "vase baguette" (rebord d'un grand vase ovoïde).
Au milieu : rebords d'écuelles.
En bas : pieds de vases tripodes.
Cette céramique provient des ateliers de La Bosse (72) ou de communes proches. On peut la dater des 2ème et 3ème siècles ap. J.-C.



Deux rebords d'un mortier. Les mortiers sont des plats creux qui servaient à broyer les aliments par exemple. La pâte de ces céramiques contient souvent de gros grains de quartz qui facilitent le broyage.



Un morceau de panse d'amphore.



Une anse d'amphore.



Un morceau de couvercle à pâte blanche.



Un petit tesson de céramique à paroi fine avec un décor dit "à l'épingle". Ces céramiques peuvent provenir des ateliers de Lezoux (63). Ces productions sont datées du 2ème siècle.



Un palet taillé dans une tuile gallo-romaine.



Un fond de cruche qui a pu être réemployé en tant que coupelle.




Plusieurs tessons de céramique sigillée. Ces productions de qualité viennent du centre de la Gaule (région de Lezoux).



Un rebord de céramique sigillée. Ces productions sont standardisées. Par exemple, ce rebord appartient à une forme que les archéologues ont nommée  "Drag 37" (du nom d'un archéologue qui a établi le classement).




Un autre tesson de Drag 37. Il s'agit d'un décor moulé dont on voit ici les oves qui sont la partie supérieure du décor. Les décors sont faits de scènes mythologiques, de compositions végétales, de combats de gladiateurs, etc.



Un décor d'une autre forme (Drag 30).



Ces objets sont les témoins de la vie quotidienne d'une villa gallo-romaine au 2ème siècle ap. J.-C.

Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

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