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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 14:01

Fillé au 20ème siècle

 

Les travaux concernant l’exposition sur le village de Fillé sur Sarthe au 20ème siècle avancent bien. Une vingtaine de personnes se réunissent régulièrement pour mettre en place ce projet. Plusieurs thèmes sont abordés : l’agriculture, le moulin, le tramway, les écoles, Henri Vallée, les artisans et les commerces, les mariages, les deux guerres mondiales, les loisirs et les fêtes, les évolutions du village et de la commune, etc.

Cette exposition sera ouverte au public sur le site du moulin de Fillé du 4 au 27 septembre 2009.

Une première étape s’est déroulée en janvier 2009 avec la venue de M. et Mme Gaignon à l’école de Fillé, les élèves des classes de CM1 et CM2 travaillant sur la Seconde Guerre Mondiale. Témoins de cette époque, ils ont présenté la vie à Fillé pendant l’occupation ainsi qu’après la libération.

Prochaine réunion de travail : vendredi 27 février 2009 à 20h30 à la Mairie.





M. et Mme Gaignon à l'école de Fillé le 27 janvier 2009





Fillé au début du 20ème siècle


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27 décembre 2008 6 27 /12 /décembre /2008 21:04

En souvenir de Mme Bachrach, décédée lors de l'été 2008 et qui montrait une grande passion pour l'histoire de son château du Gros Chesnay.


On lit de ci et de là que le château du Gros Chesnay à Fillé aurait été construit au milieu du 18ème siècle. Cependant, Paul Cordonnier-Détrie dans un article écrit en 1956 (En parcourant le pays de Longaulnay, RHAM, Tome XXXVI) dit du Gros Chesnay  qu'il « est de l'époque de Louis XIII et fut construit par les Le Boindre ». Mais quelques lignes plus loin, il donne l'affirmation suivante : « Ensemble Louis XV, sans grande décoration, si ce n'est au centre, dans le fronton où se trouvent deux écussons armoriés ».

Peut-on aujourd'hui avancer quelques éléments qui permettent de mieux cerner la date de construction du Gros Chesnay ?


Le Gros Chesnay au début du 20ème siècle


Tout d'abord, on dispose d'un acte notarié datant de 1653 et intitulé « Marche faict par monsieur de Gennes procureur du Roy avec Guedon et Marest maçons ». En voici quelques extraits :


Source : Archives Départementales de la Sarthe


« Cest assavoir que lesdits Guedon et Marest preneurs ont  et  sen sont obliges solidaire(ment) par ces pre(sen)tes de faire bien et deument et comme il ap(ar)tient les entablements qui restent à faire a la maison seigneurialle du Groschesnay semblables et pareils a ceulx qui sont desja poser au bastiments q(ue) ledit s(ieu)r Leboindre y a faict faire de neuf » ;

« Comme aussy se sont lesdits Guedon et Marest obliges soubs les mesmes peines de faire p(ou)r mondit s(ieu)r Le Boindre dans le mesme lieu de Groschesnay trois lucarnes antiere et une demye conserver au dessein qui en a este fournis p(ar)  ledit Guedon audit Jacques de Gennes » ;

« Ledit s(ieu)r Leboindre luy fournira de touttes matieres sur la place scavoir en tuffeau de Saumur pour faire lesd(ites) lucarnes et pour en regard desd(its) entable(ments) seront faicts de tuffeau d'Yvre le Pollin qui est desja sur la place et fera ledit s(ieu)r Leboindre fournir deulx lits pour lesdits Gendron et Marest  pour se coucher ».

On peut en conclure qu'en 1653 les travaux de maçonnerie du Gros Chesnay se terminaient puisqu'on y exécute les entablements, c'est-à-dire la corniche, et les lucarnes.


Le Gros Chesnay au 18ème siècle


Les actes du notaire de Fillé concernant le domaine appartenant à Jean Le Boindre nous apportent aussi de précieux indices. Jusqu'en 1659, ils nous disent que les actes sont faits et passés « en la maison seigneuriale du Gros Chesnay », terme déjà usité par un autre notaire dans l'acte de 1653 cité ci-dessus. Par contre à partir de 1660, les actes sont signés au « château du Gros Chesnay ». Cela montre clairement que la charnière des années 1650/1660 est une étape importante dans l'édification du bâtiment.


Un autre élément de réponse est la vie de Jean Le Boindre (1620-1693). En 1645, il acquiert une charge à la troisième des Enquêtes, c'est-à-dire une des chambres du Parlement de Paris. Elle lui coute 122 000 livres qu'il paie par divers versements jusqu'au début de l'année 1647. Pour ce faire il emprunte à des relations et vend également certains de ses biens.

En 1647, il se marie avec Françoise Bechefer ; ce mariage lui ouvre un cercle de relations intéressantes qui serviront à sa réussite sociale.

En avril 1653, Jean Le Boindre est exilé par le cardinal Mazarin pour avoir été trop proche des Frondeurs. Il doit quitter Paris pour la région nantaise mais est autorisé à séjourner dans sa résidence du Gros Chesnay. A la fin de la décennie, sa disgrâce s'achève et il revient à Paris.

Pendant les années 1650/1670, Jean Le Boindre se dote de biens fonciers dans la région mancelle ; il se constitue un domaine digne de sa fonction. Par achat ou par échange, il se forme un territoire homogène autour de son château ; c'est ainsi que se font des achats de vignes qu'il fait arracher pour y faire une « prée » proche de son château (1659, 1660). Puis à partir des premières années 1660, les actes passés devant les notaires sont essentiellement des baux sur les fermes et les moulins de son domaine.




Qu'en conclure ?

Le château actuel du Gros Chesnay à Fillé est né de la volonté de Jean Le Boindre. Issu de la noblesse de robe mancelle, son accession à un poste important à Paris le pousse à se doter d'un domaine rural qui doit lui assurer des revenus. Par ailleurs, il doit également avoir une résidence campagnarde digne son rang et où il puisse se ressourcer. D'ailleurs, il vend la maison familiale mancelle en 1664.

On peut donc penser qu'à la fin des années 1640, une fois les emprunts pour l'achat de sa charge remboursés, il se lance dans la construction du château. En 1653, celui-ci est déjà bien avancé puisque les travaux portent sur les entablements et les lucarnes. Les soucis liés à ses prises de positions lors de la Fronde ont du ralentir l'activité. Et c'est sans doute pour cela l'on ne trouve qu'à partir de 1660 l'expression « château du Gros Chesnay » dans les actes notariés. A cette même période, il acquiert divers terrains à proximité immédiate du château. En 1679, Jean Le Boindre fait procéder à l'allongement de l'allée du château. L'ensemble est alors en place.



Complément de lecture : Jean Le Boindre, Débats du Parlement de Paris pendant la minorité de Louis XIV, Editions Honoré Champion, Paris, 1997. On s'intéressera à la deuxième partie de l'ouvrage dans laquelle Robert Descimon fait une étude très fine de la famille Le Boindre.

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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 19:57

Ce samedi 6 décembre 2008 les associations du patrimoine œuvrant sur le Pays Vallée de la Sarthe avaient rendez-vous à Asnières sur Vègre pour une deuxième rencontre. L'objet de cette réunion avait pour but de préciser l'avancement du projet du Centre de Ressources du Patrimoine du Pays Vallée de la Sarthe.


Deux associations de la région de La Suze étaient présentes :

  • L'Association des Amis de la Chapelle de Flacé

  • L'Association Pour l'Etude du Patrimoine Sarthois



Ce fut l'occasion d'échanger sur l'importance du patrimoine pour une communauté :

  • Facteur identitaire

  • Développement touristique

  • Développement économique


Nous avons également constaté des différences d'approches sur le patrimoine selon les communautés de communes ou selon les communes. Pour certains élus, le patrimoine est encore associé au cliché des « vieilles pierres ». Il reste donc pour les associations à persévérer dans leurs travaux et à montrer aux élus que le patrimoine est plus que la sauvegarde de « vieilles pierres » et que c'est un véritable enjeu politique pour une communauté. 
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 09:48

Le quotidien Ouest-France en date du samedi 15 novembre 2008 nous apprend que la municipalité de Chemiré-le-Gaudin (72) a reçu une récompense à l'occasion des travaux effectués sur l'église romane dédiée à Saint-Martin.

Elle a été rénovée en 2006-2007 et la réfection de l'enduit a permis de mettre en valeur l'architecture extérieure du bâtiment mais également la litre ceinturant l'édifice.

C'est pourquoi la Fédération Française du Bâtiment, l'Association des Maires de France, Dexia et la Fondation du Patrimoine ont décerné à la commune de Chemiré le Gaudin le prix national du ruban du patrimoine.



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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 16:11


La tradition populaire locale veut que Gilles de Rais ait résidé à La Suze. On appelle d’ailleurs le château de La Suze « château de Barbe Bleue » ; la tradition dit également que des crânes et des instruments de torture y auraient été découverts. Qu’en est-il réellement ?

 

 

Voyons d’abord qui était Gilles de Rais. Né en 1404 ou 1405 de Guy II de Laval et de Marie de Craon, il devient orphelin à dix ans et est élevé avec son frère René par son grand-père, Jean de Craon, seigneur de La Suze. En 1422, il épouse Catherine de Thouars, sa cousine. Puis il participe activement à la guerre de Cent-Ans en combattant les Anglais aux côtés de Jeanne d’Arc. Après la mort de celle-ci en 1431, Gilles de Rais se retire sur ses terres. Très vite il s’endette et se renferme sur lui-même. Il mène diverses actions pour récupérer certaines de ses terres. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il s’attire les foudres du clergé en n’hésitant pas à entrer dans les églises les armes à la main et en menaçant les curés. C’est à la suite de l’enquête de 1440 par l’évêque de Nantes sur ce sacrilège qu’apparaissent les premiers témoignages sur les actes commis par Gilles de Rais.

On l’accuse d’avoir fait disparaître une centaine d’enfants et d’adolescents, mais aussi de pratiquer la magie et de pactiser avec le diable. Il est arrêté le 15 septembre 1440, jugé en procès ecclésiastique entre les 8 et 25 octobre 1440. Le 26 octobre, il est exécuté avec certains de ses complices.

 

 

D’où vient cette tradition sur la présence de Gilles de Rais à La Suze ?

Tout d’abord, nous l’avons vu, les seigneurs de La Suze sont de la même famille que celle de Gilles de Rais. En 1432, Jean de Craon meurt. Il était seigneur de La Suze ; la seigneurie passe alors à René de Rais, frère de Gilles. On dit parfois que Gilles eut une partie de la seigneurie de La Suze, mais nous n’en avons pas trouvé de preuves.

Il est vrai cependant que Gilles de Rais est passé en Sarthe lors de la guerre de Cent-Ans. On le dit présent à Sillé-le-Guillaume et à Conlie vers 1434-1345.

 

Le deuxième point est la clé de l’énigme. Selon les pièces du dossier du procès de Gilles de Rais, il existe un hôtel de La Suze appartenant à Jean de Craon puis légué Gilles  en 1432 et dans lequel furent trouvés des ossements humains. Mais cet hôtel particulier se situe à Nantes, paroisse Notre-Dame. C’était un bâtiment richement décoré qui n’était pas sans faire de l’ombre au château des ducs de Bretagne. On y trouvait également une riche chapelle dotée d’une vingtaine de clercs. En 1495, la duchesse Anne de Bretagne en fit le siège de la Chambre des Comptes.

C’est au 19ème siècle que semble s’établir la confusion entre La Suze (72) et l’hôtel de La Suze à Nantes. On trouvera ainsi cette erreur dans la célèbre « Histoire de France » de Jules Michelet publiée en 1841. Puisque Michelet le disait, c’est que cela était vrai.

 

Le temps, la légende, les confusions et la vox populi ont fait un amalgame dont s’est emparée la ville de La Suze en Sarthe.

On peut lire sur plusieurs sites Internet, mais également dans divers articles, cette histoire des restes humains découverts au château de La Suze (72). On sait maintenant que ce n’est qu’une légende issue d’une mauvaise lecture des documents.

 

 

Voici une liste d'extraits de documents qui permet de visualuer la confusion entre l'hôtel de La Suze à Nantes et La Suze (72) :


Avant 1440, Archives Départementales de la Loire-Atlantique

Vente par Gilles de Retz au chapitre de Notre-Dame, de Nantes, d'une rente de 40
livres à prendre sur l'hôtel de la Suze, pour 424 écus

 

1825, Le Lycée Armoricain, Cinquiéme volume, p. 610

Suivez-moi maintenant dans la rue Notre-Dame, et visitons l’hôtel de La Suze. Quoi ! vous ne frémissez pas ? Songez-donc que ce fut la demeure de ce fameux Gilles-de-Retz, de ce grand coupable, qui, sous le nom de Barbe-Bleue, vous a tant fait trembler dans votre enfance.

 

1844, La Bretagne ancienne et moderne, p. 481

On trouva dans les souterrains de Tiffauges, dans la tour de Chantocé, dans les latrines du château de la Suze, les cadavres ou les squelettes de cent quarante enfants massacrés et flétris

 

1844, Aristide Mathieu Guilbert Histoire des Villes de France, p. 267

Ses châteaux de Machecoul, de Tiffauges, son hôtel de La Suze, à Nantes, étaient devenus d’infernales officines dont personne n’osait s’approcher …

 

1846, Leitch Ritchie, The magician, The parlour Novelist, p. 278

“My lord” said Andrew, who could no longer whitold, “after taking your instructions regarding certain bales, furnished by Jacquin Houpelande, the arrival of which at the Hôtel de La Suze I am come to announce, the young man, if so please you, can proceed to Nantes with me”. Gilles de retz stood all this while glaring at the scholar, with a mixture of surprise and indignation in his feelings to which he thought it beneath his dignity to give vent.

 

1846, Antoine Eugene de Genoude, Histoire de France, Tome X,  p. 33

On trouva dans la tour de Chantocé une pleine tonne d’ossements calcinés, des os d’enfants en tel nombre qu’on présuma qu’il pouvait y en avoir une quarantaine. On en trouva également dans les latrines du château de La Suze, dans d’autres lieux, partout où il avait passé. Partout il fallait qu’il tuât … On porte à cent quarante le nombre d’enfants qu’avait égorgés la bête d’extermination.

 

1852, Jules Michelet, Histoire de France jusqu’au XVIème siècle, Nouvelle Edition, Tome 5, p. 211

On trouva dans la tour de Chantocé une pleine tonne d’ossements calcinés, des os d’enfants en tel nombre qu’on présuma qu’il pouvait y en avoir une quarantaine. On en trouva également dans les latrines du château de La Suze, dans d’autres lieux, partout où il avait passé. Partout il fallait qu’il tuât … On porte à cent quarante le nombre d’enfants qu’avait égorgés la bête d’extermination.

 

1853, Pierre Dufour, Histoire de la prostitution chez tous les peuples du Monde, p. 325

On trouva , dans les souterrains de Chantocé, de La Suze, d’Ingrandes, etc. les ossements calcinés et les cendres des enfants que le maréchal de Retz avait assassinés, après avoir abusé d’eux.

 

1854, Stendhal, Mémoire d’un touriste, p. 336

Ces sacrifices humains avaient eu lieu dans les châteaux de Machecoul, de Chantocé, de Tiffauges, appartenant au maréchal ; dans son hôtel de La Suze à Nantes, et dans la plupart des villes où il promenait sa cour.

 

1855, Victor Adolfe Malte-Brun, Auguste-Henri Dufour, La France illustrée: geographie, histoire, administration et statistique, p. ?

On en trouva également dans les latrines du château de la Suze, dans d'autres lieux, partout où il avait passé. Partout il fallait qu'il

 

1857, Henri Martin, Histoire de France, Tome VI, Quatrième Edition, p. 397

On trouva les ossements de cent quarante enfants dans les tours et dans les puits de Chantocé, de La Suze et dans d’autres châteaux du maréchal de Retz.

 

1858, Revue Archéologique, p. 731

On trouva dans les souterrains de Tiffauges, dans les châteaux de Machecoul, de Chansocé, de la Suze, les cadavres ou les squelettes de cent quarante enfants, massacrés après avoir été honteusement flétris

 

1861, Jules Michelet, Histoire de France, Nouvelle Edition, Tome 5, p. 196-197

On trouva dans la tour de Chantocé une pleine tonne d’ossements calcinés, des os d’enfants en tel nombre qu’on présuma qu’il pouvait y en avoir une quarantaine. On en trouva également dans les latrines du château de La Suze, dans d’autres lieux, partout où il avait passé. Partout il fallait qu’il tuât … On porte à cent quarante le nombre d’enfants qu’avait égorgés la bête d’extermination.

 

1862, Bulletin de la Société Archéologique de Nantes, Tome second, p. 224

C’est aussi le 30 mai suivant [1434] que le chapitre de N.-D. acquit de Gilles de Rays, chevalier, seigneur de Rays et de Pouzauges, maréchal de France, quarante livres de rente sur la maison de La Suze, paroisse de N.-D et de Saint-Vincent, pour la somme de cent vingt-quatre écus d’or, en paiement desquels furent comptés deux cent quarante-trois écus d’or vieux et de bon poids, pesant ensemble trois marcs six onces et demi d’or, et deux cent vingt-cinq livres monnaie courante.

 

1881, Paul Le Coustour, Ballades et légendes Bretonnes: accompagneés de notices historique, p. 243

…dans les latrines du château de la Suze (Sarthe), les cadavres ou les squelettes de cent quarante enfants massacrés et flétris

 

1886, Eugène Bossard, Gilles de Rais, maréchal de France: dit Barbe-Bleue (1404-1440), p. 211

On trouva dans les souterrains de Tiffauges, dans la tour de Chantocé, dans les latrines de La Suze, les cadavres ou les squelettes de cent quarante enfants, massacrés ou flétris.

 

1886, Revue de l’Anjou, p. 31

Sur les bords de l'Erdre, à Nantes, on montre encore une maison qu'on appelle le château de Barbe-Bleue. C'est l'emplacement de son ancien hôtel de la Suze.

 

1908, Bulletins et mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, p. 490

Quand Gilles de Rais fut condamné par la Religion catholique, comme pour sa ...
On en trouva également dans les latrines du château de la Suze, à Nantes, à Rais,
à Tiffauges, à Machecoul, partout où Gilles de Rais avait passé. On évalue à 149 les enfants égorgés, sans compter un nombre illimité de femmes, dont cent,

 

1908, Francesco Protonotari, Nuova antologia, p. 676

Egli si chiamava Gilles de Retz, della casa di Lavai, della stirpe dei duchi ...  il suo palazzo de la Suze, a Nantes, superava di molto, per il suo fasto

 

1911, Ernest Lavisse, Histoire de France illustrée depuis les origines jusqu'à la révolution, p. 183

Au moins cent quarante enfants des deux sexes furent ainsi introduits dans les  châteaux de Tiffauges, de Machecoul, de la Suze,

 

1994, Michèle Brocard, Catherine Marçais, Anne de Chypre, duchesse de Savoie 1418-1462, p. 122

A Champtocé fut trouvée une quantité prodigieuse d’ossements calcinés, l’équivalent de quarante enfants. D’autres débris gisaient également dans les latrines du château de La Suze.

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 20:17

Les Journées du Patrimoine dans la région de La Suze (72)

20 et 21 septembre 2008

 

Voici les sites de la région de La Suze qui ouvriront leurs portes lors des journées européennes du Patrimoine les 20 et 21 septembre 2008.

On regrettera le peu de sites ouverts au public et l’absence de nouveautés alors que le potentiel est là.

 

FILLÉ (72) : Moulins’art


Visite libre

Horaires : DIMANCHE : 9h-19h
Gratuit

Exposition de mosaïques

Horaires : DIMANCHE : 9h-19h
Gratuit

Démonstrations d'artisans d'art

Des artisans proposeront aux visiteurs de découvrir les métiers tels que des costumières, des fabricantes de bijoux, des fleuristes, des peintres…
Horaires : DIMANCHE : 9h-19h
Gratuit

Visite guidée

Horaires : DIMANCHE : 10h-19h
Gratuit

 

GUECELARD (72) : église

Visite libre
Horaires : SAMEDI et DIMANCHE : 09h00-18h00
Gratuit

 

LOUPLANDE (72) : Le château de Villaines


Visite libre

Visite du rez-de-chaussée et des jardins
Horaires : SAMEDI-DIMANCHE : 10h-12h et 14h-18h
Tarifs : 4 euros

 

PARIGNÉ LE POLIN (72) : église

Visite libre
L’église, ses vitraux et son chemin de croix
Horaires : DIMANCHE : 13h30-18h00
Gratuit

 

 

ROEZE SUR SARTHE (72) : Le manoir de la Beunêche


Ateliers

"Vitrail France" : création et restauration de vitraux "A la fontaine du temps" : restauration de faïences, porcelaine, terre cuite et dorure sur bois Bruno Mechin : tailleur de pierre
Horaires : DIMANCHE : 14h-18h
Gratuit
Tarifs : Payant - 3 € (à confirmer)

Visite libre des extérieurs et du rez-de-chaussée
Horaires : DIMANCHE : 14h-18h
Gratuit
Tarifs : Payant - 3 € (à confirmer)

 

SOULIGNÉ FLACÉ (72) : La chapelle de Flacé


Visite commentée

Peintures murales et retable en terre cuite à l'intérieur, croix, ancien cimetière, mur d'enclos à l'extérieur
Horaires : SAMEDI-DIMANCHE
Gratuit

Visite libre

Horaires : SAMEDI-DIMANCHE
Gratuit

 

 

Hors canton mais proche de La Suze :

ALLONNES (72) : Le sanctuaire de Mars Mullo

Visite guidée

Horaires :

SAMEDI : 10h-12h / 14h-17h30

DIMANCHE : 14h-17h30
Gratuit

 

CRANNES EN CHAMPAGNE (72) : Chapelle Notre Dame de la Pitié

Visite libre

Horaires : DIMANCHE : 10h-18h
Gratuit

 

CRANNES EN CHAMPAGNE (72) : Eglise Saint Cyr Sainte Juliette

Visite libre

Horaires : DIMANCHE : 14h-18h
Gratuit

Concert

Concert de musique interprété par le Cercle musical d'Yvré l'Evêque
Horaires : DIMANCHE : 15h
Gratuit

 

CRANNES EN CHAMPAGNE (72) : Jardins du Mirail

Visite libre des extérieurs

Horaires : SAMEDI-DIMANCHE : 10h-12h et 13h-18h
Tarifs : 4 € - Gratuit-14 ans


 


 

Voici quelques exemples de visites qui auraient mérité d’être développées …

CHEMIRÉ LE GAUDIN (72) 

Parcours roman : églises d’Athenay, de Chemiré et de Saint Benoît.

Le mobilier de l’église Saint Martin de Chemiré.

Découverte du village de Chemiré.


ÉTIVAL LES LE MANS (72) 

L’église romane et son plan unique dans le canton.

 

FERCÉ SUR SARTHE (72) 

Le village de Fercé avec ses maisons anciennes, l’église Sainte Anne, le pont sur la Sarthe et l’écluse.

 

GUÉCÉLARD (72) 

Histoire d’un village le long de la route royale.

.

SAINT JEAN DU BOIS (72) 

Le bois et la tuile.

 

SPAY (72) 

L’église et son trésor.

Les ponts de Spay, le canal et l’écluse.

 

LA SUZE SUR SARTHE (72) 

La chapelle Notre Dame des Bois.

Le parcours des tanneurs.

La rivière et ses activités économiques.

La crypte de l’église.

 

Notons que la commune de Voivres Lès Le Mans a participé à quelques éditions des journées du patrimoine. Cela montre qu’il est possible de créer des parcours dans nos communes lorsque les bonnes volontés se rassemblent autour d’un projet dans lequel les citoyens sont acteurs !

Les Journées du Patrimoine à Voivres en 2004


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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 19:53
Le dimanche 31 août 2008, une visite était organisée dans la région de La Suze par le Conseil Général de la Sarthe. Entre 30 et 40 personnes s'étaient déplacées pour suivre cette promenade commentée sur les communes de Spay et Fillé.
Voici donc un article sur les ponts de Spay pour ceux qui n'ont pu suivre cet itinéraire.


 

Depuis le Moyen Age, le passage de la Sarthe entre Le Mans et La Suze ne pouvait se faire qu’à gué ou par une charrière.

C’est ainsi qu’à Spay, la traversée de la rivière se faisait par un gué en contrebas du barrage du moulin. Mais l’endroit n’était franchissable qu’en été.

 


Spay, Cadastre 1810, C2 (Arch. Dép. de la Sarthe)- Le gué au moulin de Spay

 

L’autre solution était de passer la rivière au lieu-dit « Le Port » à quelques encablures du village. Là, on devait emprunter un batelet ou alors un « passe-cheval » pour se rendre de l’autre côté de la rive. C’est ainsi qu’en 1835, une nouvelle barque, construite par René Gauvin de Morannes, fut acquise et mise en service le 6 décembre ; nommée « Jacqueline-Renée », elle fut bénite par le curé Herbin en présence d’un grand nombre de paroissiens, de monsieur J. Tanchot d’Arnage, de Renée Béquignon femme de monsieur Grosbois, maire de Spay. On améliora la traversée en 1838 en plaçant des pieux dans la rivière.

 

Spay, Cadastre 1843, B4 (Arch. Dép. de la Sarthe)- Le passage du Port de Spay

 

Puis avec les progrès dus à la Révolution Industrielle, les communes souhaitèrent avoir un pont. C’est le cas à Spay à partir de 1880, date à laquelle la commune émet une demande.

Cette demande fut renouvelée lors de la séance du conseil municipal le 14 décembre 1886. Les Ponts et Chaussées de la Sarthe proposaient alors trois passages possibles :

§      Un passage en face du bourg d’Arnage avec aménagement d’une route passant par le chemin des Aulnays.

§      Un passage au niveau de la ferme des Noyers en créant une nouvelle route.

§      Un passage au niveau du Port de Spay en utilisant la voierie existante.

C’est ce dernier projet que la commune privilégie : « De plus les membres du conseil municipal demandent que le pont établi à l’emplacement actuel du bac, on se serve du chemin N° 5 de Spay à Moncé et qu’il soit en outre jeté un pont sur le canal de Spay, comme prolongement et complément du pont du Port ». S’en suit une liste des arguments favorables à ce projet :

1.       « Le pont aux Noyers … aurait l’inconvénient de nécessiter la construction d’un nouveau chemin sur des propriétés à exproprier. Ce chemin aurait une longueur de 1500 mètres environ avec des levées de 4 mètres au moins sur la plus grande partie de sa longueur ».

2.      « L’entretien d’un nouveau chemin serait une charge nouvelle pour la commune de Spay ».

3.      « La construction d’un pont au port de Spay et sur le canal ne nécessiterait en dehors du petit raccordement projeté aucun raccordement ».

4.      « … le pont demandé établirait des communications directes et d’un intérêt général entre ces communes [Arnage, Moncé, Saint-Gervais, Ecommoy, Guécélard, Yvré-le-Pôlin, Parigné-le-Pôlin, Foulletourte, etc.] et celles de Loué, Vallon, etc. »

5.      « Enfin les conseillers demandent à Monsieur le Préfet que si le pont de Spay et celui d’Arnage sont déclarés d’utilité publique, et si l’un de ces ponts doit être fait avant l’autre, la priorité soit accordée au pont de Spay, tant en raisons des grands sacrifices faits par les habitants de Spay qui ont réuni comme souscription et comme imposition une somme de 30 000 f. environ, que par rapport à la grande utilité de ce pont ».

 


Spay, (Arch. Dép. de la Sarthe)- Un des projets de pont sur la Sarthe


Le 17 septembre 1887, le mémoire à la conférence préalable, rédigé par l’agent voyer d’arrondissement, fixe la description des ouvrages d’art. En voici quelques éléments :

« Le pont sur le canal sera composé d’un tablier métallique de 7 mètres de portée …

Une banquette sera réservée sur la rive gauche pour le service du hallage.

La largeur libre pour le passage des bateaux sera un peu plus grande que celle du pont actuel construit à l’origine du canal

Les nouveaux talus seront perreyés jusqu’à 0m30 au dessus des eaux ordinaires du canal et seront inclinées à 45° ».

 

 

 

Spay, (Arch. Dép. de la Sarthe)- Le projet de pont sur le canal



Spay, (Arch. Dép. de la Sarthe)- Le pont sur la Sarthe



Dès lors, la construction d’un pont à voie unique pourra commencer. Elle est confiée à l’entreprise Fonteix, rue du Marché aux Porcs au Mans. Les parties métalliques seront sous-traitées à la société Baudet, Donon et Cie de Paris.

 


Certaines difficultés vont retarder l’avancée des travaux. Ainsi, la grande crue du 23 juin 1889 provoque des dégâts sur le chantier du pont du Port. De plus la société parisienne Baudet, Donon et Cie se trouve confronter à un problème de conception à propos du pont sur la canal.

Le 10 avril 1889, elle envoie un courrier à l’entrepreneur Fonteix lui faisant part de ses problèmes de réalisation :

« Nous vous adressons par ce même courrier le tracé du petit pont. Nous avons étudié une console et un pilastre de garde corps conformément à ce qui avait été indiqué par l’agent voyer d’arrondissement ; mais, à moins de changer tout à fait ce qu’il a prévu, on ne saurait rester dans les poids de l’avant métré qui sont beaucoup trop faibles  pour les pièces, même aussi minces qu’il est possible de les fondre.

En outre les indications de la note de l’agent voyer d’arrondissement relatives au retour de garde grève de trottoir sont absolument inintelligibles sans un croquis explicatif montrant les dispositions relatives des fers et de la maçonnerie …

Nous sommes étonnés de n’avoir encore reçu aucune nouvelle du grand pont envoyer depuis le 30 mars.

Nous ne saurions prendre aujourd’hui aucun engagement concernant les délais. Si vous êtes pressés veillez nous faire confirmer sans retard l’ordre d’exécution, car nous ne pouvons commander les fers sans cela ».

Déjà un courrier du 25 février de la dite année adressé au même Fonteix relevait « deux points principaux inacceptables » concernant les entretoises et la flèche du pont sur la Sarthe. La sentence du constructeur est très claire : « En suite de ces observations, nous refusons absolument d’exécuter le pont dans les conditions qu’on veut nous imposer, et qui ne donnent pas la sécurité nécessaire ».

 



Malgré ces péripéties, les travaux seront terminés en 1890.

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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 17:57
Dans le cadre de l'animation "150 ans d'architecture publique en Sarthe" organisée par le Conseil Général de la Sarthe, une visite commentée se déroulera le dimanche 31 août 2008 sur les communes de Spay et de Fillé.
Le départ de ce parcours est fixé à 14h30 au parking du Houssay à Spay. La ballade ira jusqu'à l'écluse de Spay.



Ensuite, le rendez-vous est fixé sur la place de l'église de Fillé sur Sarthe vers 16h30. De là, les visiteurs pourront découvrir le pont Harel de la Noë, le canal de Fillé à Roezé. La visite s'achèvera sur le site du Moulin de Fillé réhabilité par la Communauté de Communes du Val de Sarthe.


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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 07:53
Ce samedi 28 juin 2008 était inauguré le site du pôle culturel du moulin de Fillé.


Le traditionnel discours d'inauguration
(de gauche à droite : M. Joulaud, député; M. Houssin, sous-préfet de La Flèche; M. Girardot, président de la Communauté de Communes du Val de Sarthe; Mme Albagli, vice-présidente du Pays Vallée de la Sarthe; M. Trideau, maire de Fillé; M. Saudubray, conseiller général du canton de La Suze; M. Choisnet, précédent maire de Fillé et initiateur du projet du moulin)






Monsieur le sous-préfet connait la musique ...

Le soir, la population était conviée à un pique-nique champêtre sur le site du moulin.



En soirée le groupe Mentat Routage, formation qui se définit elle-même comme "
Musique à improvisation  à la croisée du jazz, du rock, du free et de la musique contemporaine, Mentat Routage propose un univers sonore et visuel hors des sentiers battus", a littéralement enflammé le moulin.
Le passage de ce groupe a vraiment lancé le pôle culturel de Fillé. Dommage que le public ne soit pas venu nombreux ! Mais c'était un pari audacieux qui a clairement calé la ligne directrice des activités culturelles de Moulins'art.
Comme d'habitude, les absents ont raté quelque chose ....









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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 16:09

A la sortie de Chemiré le Gaudin (72), le château de la Sauvagère domine la vallée du Renom et le village.



Le château et sa grande allée en 1843 (Cadastre,Arch. Dép. de la Sarthe)

Cette terre est citée pour la première fois vers 1225/1240 comme étant le logis de Nicolas du Désert.

C’est peut-être de cette époque que datent les parties les plus anciennes de l’édifice. En effet, on peut voir dans les caves du château une porte en arc brisée qui n’est pas sans rappeler les portes du logis médiéval de la Perrière à Voivres.


Puis en 1392, la terre appartient à Guillaume du Désert, chanoine de la cathédrale du Mans, petit-fils de Nicolas. Il décède en 1396 ; le domaine passe alors à Jean Didon et Guillaume Goupil.

On trouve ensuite en 1458 une déclaration faite par Martin Talluet concernant le domaine de la Sauvagère qu’il a acquit sans doute par sa femme, Jeanne Goupil.

En 1512, Mathurin Talluet, fils de Martin, « rachète partie de la Maison et du Domaine de la Sauvagère à Pierre Trouillart qui les avait précédemment acquis dudit Talluet par contrat à grâce et qu’il y avait lésion ». Puis Perrine Talluet, fille de Mathurin épouse Thibault Teillay apportant ainsi la Sauvagère dans cette famille.

 

Le 4 juin 1561, le domaine est vendu à Charles Le Vayer, sieur de la Timonière, avocat manceau. Dès lors, une nouvelle époque commence pour le château.


 

Blason des Le Vayer

Cette célèbre famille du Maine est également présente à Chemiré avec Philibert Le Vayer, sieur de Lignerolles, écuyer, capitaine de cinquante hommes d’armes, gentilhomme ordinaire du duc d’Anjou, qui devient en 1567 seigneur de Belle Fille, Athenay et Chemiré le Gaudin.

C’est Charles Le Vayer avec son épouse Françoise Dagues qui fait construire le portail d’honneur et, probablement, la grande allée qui va rejoindre la route du Mans. Ce portail, classé Monument Historique, joue sur l’alternance des pierres sombres de roussard et du calcaire clair de Bernay. On retrouve ce type de décor sur la porte d’entrée de la Maison ainsi que sur la porte de l’autre façade. C’est aussi de cette époque que date un écusson de pierre au-dessus de la fenêtre représentant les armes des Le Vayer.


On remarquera à l’intérieur du château le magnifique escalier de bois sans doute installé par les Le Vayer.


 

 

C'est en 1618, après jugement réglant partage de succession entre François Le Vayer, lieutenant général en la sénéchaussée du Maine, et Pierre Le Vayer, sieur de la Chevalerie, conseiller en l'élection du Mans, son frère que les terres de la Sauvagère, Champfleury et Béchereau reviennent à ce dernier. Avec son épouse Anne Hubert (ou de Hébert) et leur fils Denis ils font sans doute construire l’aile actuelle du château. Ce sont eux qui font faire la décoration armoriée de la voûte de la chapelle. Et on leur doit sans doute les quatre lucarnes du deuxième étage de la partie centrale du château et les lanternons sur les deux tours de la cour d’honneur.



L'aile Nord du château de la Sauvagère

 

En 1642 Denis Le Vayer, Conseiller du Roi en sa cour des Aides à Paris, épouse Elisabeth de La Rivière. La décoration du grand salon reprend leurs initiales « DLV » et « EDLR » comme motifs de décoration.

 

En 1691, le domaine de la Sauvagère passe dans la famille de Seguin. Puis il est vendu en 1716 à François de Maurepas qui le revend vers 1735 à Bon de Jupilles. La décoration du petit salon, de pur style régence, date probablement de cette époque ainsi que la plupart des cheminées actuelles du château.

Puis en 1755, Jean Baptiste de Jupilles vend le domaine à Etienne de Monceaux. Sa fille Marie-Anne va épouser en 1760 Jean Etienne Rivault. Le château restera dans cette famille jusqu’en 1829, date à laquelle il passe dans les biens de la famille de Tilly.

En 1831, Marie Madeleine Aimée de Tilly épouse Alexandre Edouard de Sarcé, par ailleurs seigneur de Belle Fille à Chemiré le Gaudin. Le domaine reste aux de Sarcé jusqu’en 1920, c'est-à-dire jusqu’à la vente faite à Jean Marie de Montesson qui cède l’année suivante le château (amputé de son allée, de ses terres agricoles et des bois du Belvédère), à Charlotte Cuirblanc.

Blason De Sarcé et De Tilly au dessus de la porte de la chapelle

Le 22 février 1937, Lucien Trouvé et son épouse Suzanne Bodereau acquièrent la Sauvagère puis une partie des bois du Belvédère ainsi que les terres de Béchereau et de Bellefille. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, ils accueillent dans l’aile du château la Croix Rouge Française qui y établit des dortoirs et des salles communes pour quarante jeunes réfugiées brestoises. Viennent aussi se cacher à la Sauvagère des personnes de confession juive et des réfractaires du Service du Travail Obligatoire en Allemagne.

Le 24 mai 1968, la SCI La Sauvagère, dont les associés sont alors Madeleine Trouvé, Pierre Trouvé et Yvette Trouvé, fait don du château à l’Hôpital Hospice de Sablé-sur Sarthe, avec l'obligation morale d’y perpétuer une œuvre sociale et apolitique de jeunes.

Le 8 septembre 2000, l’Hôpital Hospice de Sablé sur Sarthe, devenu Pôle Santé Sarthe et Loir, cesse d'exploiter le domaine. Il le loue pour cinquante ans à l’un des descendants de la famille des donateurs, Jean François Coué-Trouvé qui en fera l’acquisition en 2007 lors de sa mise en vente à la bougie.


L'APEPS remercie monsieur Jean François Coué-Trouvé pour son accueil. Ce texte s'appuie essentiellement sur ses recherches.

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