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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 16:42

Copie de IMGP5003

 

Copie-de-IMGP4994-copie-1.JPG

 

Nous allons parcourir le Val de Sarthe sur ses différentes boucles pédestres et voir leur intérêt par rapport au patrimoine. Commençons par la boucle dite du bois du Belvédère à Chemiré le Gaudin.

 

Le départ se fait depuis la place de l'église où on peut trouver un stationnement assez aisément.

On profitera de l'endroit pour apprécier la restauration extérieure de l'église et en particulier la pierre de criée ainsi que la litre. On remarquera aussi la tour-clocher et sa partie à créneaux. Quelques petits pannonceaux donnent des explications sur l'édifice. Si la porte est ouverte, on pourra jeter un oeil intéressé à l'intérieur du bâtiment.

 

Ensuite on remonte vers le nord sur la petite route qui mène vers Athenay. Au premier virage quelques centaines de mètres plus loin, prendre l'allée de Béchereau.

 

Et c'est là le problème ...

 

Copie-de-IMGP5000.JPG

 

 

Copie-de-IMGP4997.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il n'y aucun passage possible ... Faites alors demi-tour et revenez au point de départ. Admirez à nouveau l'église de Chemiré le Gaudin et reprendre le parcours mais dans l'autre sens. Vous savez déjà que vous ne pourrez pas terminer la boucle et qu'il vous faudra revenir sur vos pas !

 

Prendre alors sur votre gauche la route qui mène vers Louplande et Le Mans; traverser le ruisseau du nom de Renom. Si les conditions sont favorables, vous pourrez voir l'eau remonter la pente. Continuer et jeter un oeil sur les maisons de la fin du moyen-âge.

Prendre à gauche l'allée de la Sauvagère. Admirer pendant qu'il en est encore temps le colombier de la Sauvagère. Dans quelques années, il aura disparu.

 

 

 

Copie-de-IMGP4990.JPG

 

 

 

 

Poursuivre jusqu'à la grille du château de la Sauvagère et faites ce que vous dit le panneau.

 

Copie-de-IMGP4986.JPG

 

 

 

En fait, le chemin rural n'est que la bordure du champ. Il faut donc passer entre la clotûre et les cultures.

Arrive ensuite le chemin qui passe devant l'entrée du chàteau. Là et fort heureusement, le propriétaire des lieux entretient bien l'allée qui sent bon le chèvrefeuille. On prendra le temps d'observer l'extraordinaire portail à la perspective si caractéristique.

 

Il faut savourer ce passage bien guidé car ensuite commence le véritable parcours du combattant dans les bois du Belvédère.

 

Voici donc le piège :

 

Copie-de-IMGP4982.JPG

Deux chemins se présentent à vous. Sur celui de droite, on trouve l'accueillant panneau suivant :

 

Copie-de-IMGP4981.JPG

 

 

Vous prennez donc celui de gauche. Erreur ! C'est bien celui de droite qu'il faut prendre malgré les apparences. Il n'y a aucune signalitique dans les bois et on s'égare dans le labyrinthe des divers sentiers forestiers. Mais d'après le panneau, il n'y a qu'un seul piège; il ne vous reste plus qu'à espérer qu'un autre triste promeneur se soit fait avoir et que pour vous le terrible collet ne soit pas réinstallé.

 

Vous arrivez dès lors au point culminant de la commune, matérialisé par un étrange belvédère.

 

Copie-de-IMGP4978.JPG

Lui aussi est amené à disparaître dans les années qui viennent. Détritus divers et variés, tessons de bouteilles, coups de fusil de chasse tirés dans le plafond en disent long sur le respect dû à cet édifice.

 

Copie-de-IMGP4976.JPG

 

 

Ensuite, vous pouvez toujours essayer de trouver un passage qui éventuellement vous ramènerait vers le moulin de Béchereau. Mais il ne faut pas compter sur la signalitique pour randonneurs. Faites donc demi-tour et admirez les derniers panoramas sur la région. Vous l'avez bien mérité !

 

Copie-de-IMGP4972.JPG

 

Copie-de-IMGP4985.JPG

 

 

 

De retour sur la place de l'église, regardez à nouveau le panneau. Vous apprendrez qu'il existe un autre sentier de randonnée nommé la boucle du Port de Saint Benoît. Il ne vous reste qu'à savoir où cela se trouve car aucun panneau ne vous en informe.

 

Pas simple la vie de randonneur à Chemiré le Gaudin ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 15:14

Dans le cadre d'un travail de recherche sur les gisements de silex, nous avons obtenu une autorisation administrative pour effectuer des prospections archéologiques sur quelques communes de la région (Chemiré le Gaudin, Etival Lès Le Mans, Fay, Maigné, Pruillé Chétif, Souligné Flacé et Vallon sur Gée).

L'objectif est de préciser la nature de quelques gisements de silex et de voir si l'outillage lithique des hommes de la Préhisitoire est fait à partir du silex local ou s'ils ont utilisé un matériaux exogènes.

Si au hasard de vos travaux agricoles ou de jardinage vous avez trouvé des outils préhistoriques, vous pouvez nous contacter afin de faire quelques clichés des silex.

 

 

Rappel de la loi : La prospection archéologique est soumise à autorisation administrative délivrée par le préfet de région. L'utilisation des détecteurs de métaux dans les parcelles qui recèlent des vestiges archéologiques est strictement interdite. Le non respect de la loi est soumis à de lourdes sanctions.

 

Code du Patrimoine :

 

Art. L. 531-1 – Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l'effet de recherches de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation.
La demande d'autorisation doit être adressée à l'autorité administrative ; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre.
Dans le délai, fixé par voie réglementaire, qui suit cette demande et après avis de l'organisme scientifique consultatif compétent, l'autorité administrative accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller. Elle fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être réalisées.

 

 

Art. L. 542-1 - Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche.

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 08:13

Un long et excellent article vient d'être publié dans le dernier numéro de la Revue Historique et Archéologique du Maine. En une grosse centaine de pages, Renée Bons dresse un portrait vivant d'Ariste-Jacques Trouvé-Chauvel mais aussi de tout l'environnement de ce personnage et en particulier de la société suzeraine vers le milieu du 19ème siècle.


S'il est un suzerain très célèbre, Ariste-Jacques Trouvé-Chauvel en est assurément un des meilleurs représentants. Né en 1805 à La Suze dans une famille de tanneurs, il fut installé maire du Mans en 1840. Mais c'est la révolution de 1848 qui le projeta sur le devant de la scène politique nationale en le faisant député de la Sarthe puis Préfet de police de Paris et un peu plus tard ministre des finances. Malheureusement pour lui, l'année 1849 fut moins faste et ses déboires électoraux le ramenèrent vers la Sarthe.  

Sa farouche opposition à Louis Napoléon Bonaparte, qui tentait de se maintenir au pouvoir en bafouant la Constitution, connut son apothéose lorsque Trouvé-Chauvel prit la tête d'un soulèvement important à La Suze en décembre 1851. Espérant sans doute un ralliement d'autres communes du département, il croyait créer un vaste mouvement d'opposition à celui qui tentait d'imposer un nouvel empire. Hélas pour lui, la révolte fit long feu puisque le Préfet de la Sarthe et les troupes entrèrent dans La Suze pour mater les mutins. Au début de l'année 1852 arrivèrent les condamnations qui consistaient pour un bon nombre à une peine d'exil. C'est ainsi qu'Ariste-Jacques Trouvé-Chauvel erra vers Jersey, Londres, Bruxelles et Constantinople. En 1854, Napoléon III mit fin à l'exil des révoltés. Cependant, il fut impossible à Ariste-Jacques Trouvé-Chauvel de relancer ses activités en Sarthe. Il résida alors à Paris et mourrut en 1883.


Renée BONS, La carrière brève mais brillante d'un homme politique et banquier sarthois, Ariste-Jacques Trouvé-Chauvel (1805-1883), Revue Historique et Archéologique du Maine, 4ème série, tome 9, 2009 (publié en 2012), p. 121 à 247 

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 09:50

Moulin-en-1813.jpg

Les moulins de La Suze en 1813 (Arc. Dép. de la Sarthe)

 

 

 

Moulin-en-1851.jpg

Les moulins de La Suze en 1851 (Arch. Dép. de la Sarthe)

 

Page 1/3

Rivière de

Sarthe

Construction d’un moulin

à farine d’après le nouveau

système dit à l’anglaise

Le s(ieu)r Neveu p(ro)p(iétai)re à La

Suze

 

Moulin-cadastre-1843.jpgLe moulin en 1843 (Cadastre de 1843, Arch. Dép. de la Sarthe)

 

Nous maître des requêtes préfet du

département de la Sarthe, officier de la légion

d’honneur ;

Vu la pétition présentée le 8 mai 1842,

par m(onsieu)r Pierre Neveu, propriétaire à La Suze,

tendante à obtenir l’autorisation de remplacer l’une

des roues du moulin à farine(1) [(1) dit le g(ran)d moulin] qu’il possède en cette

commune, sur la rivière de Sarthe, dans sa partie

navigable, par une roue hydraulique de quatre

mètres de largeur faisant fonctionner cinq paires

de meule d’après le nouveau système dit à l’anglaise.

Vu à l’occasion de cette demande, les pièces de

la 1ère enquête ordonnée dans la ville de La Suze

en éxécution de l’instruction ministérielle du 19

thermidor an 6 ; les quelles se composent 1° d’un

rapport primitif de M M. les ingénieurs en date du

22 mai 1842 ;

2° d’un certificat de m(onsieu)r le maire

de La Suze, en date du 3 juillet, constatant que

la pétition de m(onsieu)r Neveu a subit l’épreuve exigée

par les réglements, sans avoir donné lieu à aucune

observation ni réclamation ;

3° de la réclamation particulière présentée

par  M M. Jean Louis Fleury régisseur dem(euran)t comm(un)e

d’Yvré l’Evêque, et Pierre Chauvellier, commis m(archan)d,

demeurant au Mans ;

Vu à l’appui de ces mêmes pièces, le plan

de la rivière de Sarthe dressé par M M. les ing(énieu)rs

pour l’instruction du projet dont il s’agit ;

Vu le rapport de ces agents en date du

23 novembre 1842 ;

Vu un second certificat de m(onsieu)r le maire

de La Suze en date du 25 Xbre 1842, constatant

que toutes les pièces du projet ci-dessus visées ont

été soumises à la 2de requête prescrite par la

circulaire de m(onsie)r le directeur général

des ponts et chaussées du 16 9bre 1834, sans

qu’il ait été fait de réclamation contre les travaux

proposés par les ing(énieu)rs ;

Vu l’avis définitif de m(onsieu)r l’ingénieur

ord(inai)re du centre en date du 9 janvier 1843, visé

et approuvé le 11 du même mois par m(onsieu)r l’ing(énieu)r en

chef tendant a ce que les conclusions de leur rapport du

23 9bre 1842 soient adoptées

définitivement et sans aucune modification

Considerant que le projet dont il

s’agit a été soumis a toutes les formalités

voulues par les lois et reglements sur la

matiere ;

 

Page 2/3

Considérant que la 1ère enquête n’a soulevé qu’une

seule opposition  de la part des s(ieu)rs Fleury et Chauvellier

p(rop(riétai)res du moulin à tan contigu à celui du pétitionnaire

que cette opposition devient aujourd’hui sans objet

par l’acquisition que ce dernier a faite dud(it) moulin à tan

Cinsiderant que la 2de enquête n’a donné lieu

à aucune observation ni réclamation contre les

travaux proposés par le rapport du 23 9bre 1842 ;

Avons arrêté et arrêtons ce qui suit :

Art(icl)e 1er, le s(ieu)r Neveu propriétaire à La Suze

est autorisé à maintenir en activité le moulin à farine

et le moulin à tan qu’il possède sur la Sarthe au

barrage de La Suze comm(un)e du même nom, et à faire

dans le mécanisme et dans les roues de ces moulins tous

les changements qu’il jugera nécessaire pour utiliser la

force motrice dont il peut disposer, le tout sous la

condition suivante

1° Il ne sera rien changé à la hauteur habituelle

des eaux de la Sarthe au barrage de La Suze, non plus

qu’à la longueur actuelle de ce barrage ainsi qu’aux

dimensions des pertuis.

2° L’eau devra être constamment maintenue dans

le bief supérieur à une hauteur telle qu’elle affleure

constamment le couronnement du barrage actuel

et plus tard, celui du barrage dont la construction

est projetée dans l’intérêt de la navigation.

3° Toutes les fois que les eaux s’élèveront au

dessus de l’ancien ou du nouveau barrage projeté, le

concessionnaire sera tenu d’ouvrir son portineau et de

lever successivement chacun des appareils de la porte

marinière.

 

Moulin-vers-1863.jpg

Le secteur du moulin de La Suze en 1863 (Arch. Dép. de la Sarthe)


En cas de refus ou de négligence de sa part ou

de son fermier d’exécuter cette manœuvre en

temps utile, il y sera pourvu d’office et aux frais

de ces derniers par les soins de m(onsieu)r le maire de La

Suze, sans préjudice toutes fois de toute action

civile dont ils seraient être possibles à raison des

pertes et dommages résultant de ce refus ou de

cette négligence

4° Aucune roue, aucune construction dépendante

de l’usine ne pourra être établie en saillie sur une

ligne montée ( ?) parallèlement à l’axe du canal de

dérivation dont la construction est approuvée pour

le barrage de La Suze, à quatre vingt douze

mètres ? ? ? ? de distance de ces axes

L’alignement qui précède sera tracé sur le terrain

par un agent des ponts et chaussées, conformément

au plan annexée au dossier de cette affaire.

5° Le pétitionnaire sera tenu, moyennant une

indemnité annuelle semblable a celle que recoivent

les propriétaires d’usines situés sur la Sarthe, au

service de la porte marinière actuelle ou du

nouveau barrage projeté ainsi qu’au remplacement

 

Page 3/3

et à l’entretien des agrès de cette porte ou de ce

barrage. Enfin il sera soumis à toutes les

conditions et charges imposées par l’ordonnance

royale du 26 juillet 1826, aux propriétaires

d’usines placées sur lad(it)e rivière de Sarthe.

Art(icl)e 2, Les travaux seront exécutés

sous la surveillance personnelle de m(onsieu)r l’ingénieur

ordinaire de l’arrondissement du centre ; ils

devront être terminés dans le délai d’un an à

dater de la notification qui sera faite au s(ieu)r

Neveu de l’ordonnace royale à intervenir.

Après l’achevement desdits travaux, le même

ingénieur en redigera le procès verbal de recolement en

triple expédition et aux frais du concessionnaire,

dont l’une sera déposée aux archives de cette préfecture

l’autre à la mairie de La Suze et la 3e sera transmise

à m(onsieu)r le secrétaire d’Etat des travaux publics.

Art(icl)e 3, Le concessionnaire, lui ses héritiers

ou ayant droits, ne pourront pretendre à aucune indemnité

chomage ou dédommagement, si à quelque

époque que ce soit, l’administration dans l’intérêt

du service de la navigation, du commerce ou de

l’industrie, juge convenable de faire des dispositions

qui privent ledit concessionnaire de tout ou partie

des avantages résultant de la présente autorisation ;

et dans le cas il sera tenu de détruire à la 1ère

réquisitions les ouvrages qu’il aura éxécuté en vertu

de cette même autorisation.

Art(icl)e 4. Faute par le s(ieu)r Neveu de se

conformer exactement aux conditions qui lui seront

imposées par l’ordonnance royale à intervenir ; cette

ordonnance pourra être considerée comme non avenue et

les lieux devront être remis dans leur état primitif

aux frais du dit s(ieu)r Neveu.

Art(icl)e 5. Il en sera de même dans le cas où

après s’être conformé a ce qui lui aura été prescrit,

le concessionnaire viendrait par la suite à former

quelqu’entreprise sur la rivière de la Sarthe, ou à changer

l’état des lieux sans y avoir été préalablement

autorisé.

En préfecture du Mans, le 25

janvier 1843.

Le m(aîtr)e des requêtes préfet

de la Sarthe

 

Moulin-debut-20eme-site.jpgMoulin-debut-20eme.jpg

Le moulin de La Suze au début du 20ème siècle

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 07:31

Une quarantaine de personnes ont bravé le vent et les averses pour suivre le dimanche 29 avril 2012 une des visites du programme "Histoires d'eaux" du Conseil Général de la Sarthe. En l'occurrence, il s'agissait d'un parcours le long de la Sarthe dans la ville de La Suze. Ce fut l'occasion de parler du port, du pont, des moulins, du château, de Barbe Bleue, du canal, etc.

 

On ne manquera pas de souligner l'importance de ce genre d'actions, peu onéreuses puisque celle-ci n'a coûté aucun centime à la communauté, pour une mise en perspective de notre territoire dans un ensemble plus régional. Ce type de parcours patrimonial a déjà été testé dans d'autres communes du canton de La Suze (Voivres, Fillé, Spay) et permet d'éclairer d'un œil nouveau l'appréhension du terroir local.

On ne peut avoir que des regrets sur la faible implication politique des édiles locaux sur l'importance du patrimoine dans la construction d'un territoire afin qu’il ait une identité personnelle et reconnue. Nous les avons souvent croisés, nous appuyant de leur soutien. Mais on sent bien que cet aspect de la gestion du territoire leur échappe et qu’ils ne savent pas trop quoi en faire sur les moyens et longs termes.

On lira par exemple sur divers blogs de touristes qui naviguent sur la Sarthe des phrases telle que celle-ci : "la ville [de La Suze] n'est pas très touristique". Bien sûr que si ! Notre territoire possède un petit patrimoine avec une histoire locale facile à mettre en avant. On ne peut pas avoir un cours d'eau comme la Sarthe qui traverse notre ensemble de communes sans être capable d'utiliser intelligemment cette manne afin de montrer les atouts de nos villages.

 

On ne pourra pas rester éternellement les bras croisés à s'appuyer sur une ineptie qui consiste à dire qu'il n'y a rien à voir chez nous. Il n'y a que ceux qui ne veulent rien voir qui ne voient rien.

 

En 2007, l’Association Patrimoine d’Asnières avait organisé un colloque d’envergure intitulé « Le patrimoine culturel et ses enjeux ». Les actes sont consultables en ligne (patrimoinevalleesarthe.org/files//Actes_asni_res_Hdef.pdf). Que chacun les lise et s’en approprie la substantifique moelle. Et par ailleurs, le traitement réservé actuellement à cette association d’Asnières, et au riche travail qu’elle a accompli, montre combien il est difficile de travailler sur le thème du patrimoine (http://www.lemainelibre.fr/actualite/lassociation-patrimoine-dasnieres-contrainte-de-licencier-ses-trois-salariees-28-04-2012-3).

 

 

Copie-de-IMGP2160.JPG

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 16:39

Venez découvrir l’Histoire et le Patrimoine de La Suze (72)

 

Dans le cadre du programme "Histoires d'eaux" organisé par le Conseil Général de la Sarthe, nous ferons une visite le long de la rivière à La Suze.

 

Dimanche 29 avril 2012

Départ à 15h00 depuis le parking du port à La Suze (72)

 

Où l’on parlera du port, du pont, du château, de l’église, du moulin, du train et du canal.

 

Affiche-29-avril-2012.jpg

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 06:11

Copie-de-113_1396.JPG

 

Page 1/11

  1. Du vingt huitième jour du mois de may
  2. mil sept cent soixante et onze
  3. Devant Nous Pierre Louis Garrouy notaire
  4. au Maine en la résidence de Louplande y demeurant
  5. soussigné
  6. Sont comparus le sieur Pierre Mauduit Duclos bourgeois
  7. demeurant ville du Mans d’une part
  8. Et maistre Pierre Charle Huet notaire royal et D(a)me Marie
  9. Renée Mauduit Duclos son épouse de luy authorisée demeurants
  10. ville de La Suze d’autre part
  11. Disant scavoir lesd(its) s(ieu)r et d(a)me Huet que led(it) s(ieu)r Duclos et
  12. la dame Renée Provost son épouse leur ayant
  13. céddé la jouissance du lieu et bordage de Randonnay
  14. exploité par Pierre Plot ; ainsy que d’une chambre jardin
  15. et terres exploités par Jean Héron et autres choses que lesdits
  16. s(ieu)r et dame Duclos s’étoient reservées au mesme ? de
  17. Randonnay p(a)r(ois)se de Voivres, et ce par le contrat de mariage
  18. d’entre lesd(its) s(ieu)r et d(a)me Huet pour leur terres lieu de deux cent
  19. vingt livres de rente au principal de quatre mille quatre cent
  20. livres, lesdits sieur et d(a)me Huet craignant qu’il ne leur fut
  21. un jour ? du mauvais état des bastiments desdits biens
  22. désirent en constater l’état actuel, à quoy adhérant led(it)
  23. sieur Duclos leur père et beau père ils ont respectivement convenu
  24.  de la personne d’Ambroise Huard entrepreneur de bâtiments expert
  25. ordinaire demeurant ville de La Suze à l’effet de faire la visite et
  26. montrée sur les batiments des biens cy dessus, et en conséquence
  27. ledit Huard pour ce exprès transporté aud(it) lieu de Randonnay
  28. étant comparu devant nous après avoir de luy pris et reçu le
  29. serment en tel cas requis de faire fidellement l’examen et raport
  30. de l’état des choses et qu’il nous a promis et juré de faire en son âme
  31. et conscience, il a été procédé par luy devant nous à lad(ite) visite et
  32. montrée comme en suit en présence
  33. Et premier ledit Huard nous a dit avoir vu le bâtiment de la
  34. maison dud(it) Plot ? est de vingt trois pieds de longueur de dehors en
  35. dehors par la ?

 

Page 2/11

  1. et de dix neuf pieds de largeur aussy de dehors en dehors grenier dessus et
  2. couvert de bardeau fort environ un cent de tuiles, au
  3. au second corps de batiment étant ensuite de dix huit pieds trois
  4. pouces de longueur sur pareille de largeur construit de murs à mortier
  5. de chaux et sable couvert de tuiles fors environ cinq cent de bardeau
  6. distribué d’une cave, une chambre au dessus pour laquelle exploiter
  7. est en escalier en pavillon au derrière couvert de tuiles et bardeaux, grenier
  8. sur le tout
  9. Un troisième corps de bâtiment par derrière addossé à la chambre de
  10. maistre cy dessus de seize pieds neuf pouces de longueur à partir dudit
  11. pavillon sur quatorze pieds de largeur couvert de bardeau à la réserve
  12. d’un cent de tuiles avec un pressoir à tracas étant dedans.
  13. Un quatrième corps de bâtiment joignant celuy du s(ieu)r Jolais de quatorze
  14. pieds de longueur sur vingt et un pieds sept pouces de largeur grenier
  15. dessus couvert de bardeau à la réserve d’un cent de tuiles de chaque côté
  16. au haut
  17. Un cinquième corps de bâtiment étant au bout de celuy en dessus de onze
  18. pieds dix pouces de longueur sur seize pieds deux pouces de largeur sans
  19. grenier, servant d’écurie pour les chevaux.
  20. Un sixième corps de bâtiment de vingt neuf pieds de
  21. longueur sur vingt pieds sept pouces de largeur couvert de bardeaux
  22. fors un rang de tuiles de chaque côté distribué d’une grange et étable.
  23. Un septième corps de bâtiment servant de toits à porcs de treize pieds
  24. de longueur sur huit pieds sept pouces de largeur couvert de tuiles.
  25. Un neuvième corps de bâtiment occupé par le nommé Héron de
  26. vingt pieds de longueur sur dix neuf pieds et demy de largeur couvert
  27. de bardeaux à l’exception d’environ un cent et demy de tuiles.
  28. Et avoir remarqué qu’au premierII la porte du fermier est en passable
  29. état, II corps de bâtiment.
  30. L’aire de la place est garnye de terre franche
  31. Le foyer est pavé de cinquante cinq carreaux de terre de huit pouces et
  32. le surplus en pierres.
  33. Que sur la face du devant se trouve une petite fenestre
  34. garnye d’un volet à châssis dormant aux deux tiers uzé et qu’il
  35. y a trois grilles de bois.
  36. L’évier est garny d’une pierre rouise ( ?) d’appuye et de deux planches
  37. de bois au dessus aux deux tiers uzée.

 

Page 3/11

  1. Qu’à la langère du jardin pour y sortir se trouve
  2. une porte uzée par vetusté de cinq pieds de haut
  3. et trois pieds de large garnye de ses ferrures, avec
  4. une carrie double en bois uzée de six pieds de hauteur et
  5. qu’il y faut substituer un autre ventail comme celuy cy dessus ainsy
  6. qu’une carrie à quatre montants de chacun six pouces de carrissage
  7. et quatre pièces pour les seuils de quatre pieds et demy de longueur
  8. sur six pouce de carrissage
  9. Que le plancher est suporté par neufs soliveaux et une poutre
  10. posée sur une étache du côté du jardin, que le plancher est enduis
  11. de mortier de chaux et sable qu’il y faut refaire la valeur de deux
  12. toises d’enduis, et quatre des soliveaux sont défectueux.
  13. Qu’en le pignanon se trouve une fenestre en partye close en massonnail.
  14. Qu’à la cheminée les deux carbetets ( ?) de pierre de taille se trouvent
  15. cassés qu’il en faut substituer deux autres de chacun seize pouces
  16. quarrésII conformes à ceux cy dessus II et dix huit pouces de longueur
  17. Que la voute du four ainsy que le pavage se ? deux tiers uzé
  18. et le contre cœur de la cheminée construit de pierres brutes et
  19. briques mal arrangées et est uzé, et qu’il ne se trouve point de
  20. fermeture au four
  21. Que le ventail de la porte à entrer dans la chambre froide est uzé
  22. par vetusté et y en faut fournir un de cinq pieds quatre pouces de
  23. haut sur deux pieds neuf pouces de large et qu’il ne se ferme
  24. qu’avec un crochet, et que les pentes et gonds sont en partye uzés
  25. qu’il faut remettre à lad(ite) porte une calanche ( ?) à pied de six pieds et
  26. demy de haut sur six pouces de carrissage.
  27. Qu’à descendre dans lad(ite) chambre se trouvent deux marches une
  28. de bois et une de pierre brutte.
  29. L’aire de la place est en concavité et pour l’applanir faut
  30. fournir une charrettée de terre franche.
  31. Qu’il faut remettre une seulle à la cloison de dix pieds et demy de
  32. longueur sur sept à huit pouces de carrisssage, y refaire deux
  33. toises de terrasse sur bout.
  34. Qu’il se trouve à lad(ite) chambre deux planchers de différente hauteur.

 

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  1. Et dont un fait party du premier plancher de la chambre de
  2. maistre tous deux en partye uzés par vetusté.
  3. Monté dans le grenier la charpente est uzée par vetusté, faut
  4. remettre en chantier fournir deux sablières de chacun vingt trois
  5. pieds sur sept et huit pouces de carrissage, deux tirants de chacun
  6. dix neuf pieds de long et sept pouces de carrissage,
  7. deux poinçons de chacun onze pieds et demy de longueur sur six
  8. et neuf pouces de carrissage, un faitage de vingt un pieds de
  9. longueur sur cinq pouces de carrissage, huit chevrons de quatorze
  10. pieds de long et quatre pouces de carrissage par un bout en place
  11. des défectueux, deux cent et demy de lattes, et trois milliers de
  12. bardeau neuf en place de celuy qui a été retourné.
  13. Faire une noë du côté du jardin de douze pieds de longueur à
  14. tuiles creuses conforme à celle qui y est actuellement.
  15. Que le plancher est à recharger à neuf pourquoy appartient
  16. trois livres. Cy ……………………………………………. 3tt
  17. Que les longères du susd(it) bâtiment sont faites à mortier de
  18. chaux et sable et que l’huisserie de la porte de la maison manable
  19. par le devant est hors de son plomb et que pour la réparer et
  20. mettre en état faut faire trois quarts de toise de mur, et replacer
  21. les pierres de taille le tout à mortier de chaux et sable.
  22. Et à la longère du côté du jardin y refaire pareillement une
  23. toise et demy de gros murs.
  24. Et à l’égard du four la masse( ?) s’en trouve lézardée en trois
  25. endroits et n’est construite qu’à terre en duite à mortier de
  26. chaux et sable, quant à la couverture elle est en tuiles et
  27. bardeaux et en passable état et est supportée de deux étaches de
  28. bois de chêne uzées, qu’il faut y en fournir deux autres pareilles
  29. à celles qui y sont actuellement de six pieds et demy de long chacune
  30. sur huit pouces de carrissage avec deux liens de quatre pieds de
  31. long et cinq pouces de carrissage et réparer les étaches à chaux et
  32. à sable.
  33. Item que la couverture du pavillon de l’escalier à monter dans la chambre
  34. de maistre qui fait le second corps de batiment est soutenue par deux
  35. potteaux dont un se trouve uzé auquel en faut substituer un pareil de

 

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  1. six pieds de long et six pouces de carrissage
  2. Que ledit escalier est construit de cinq marches
  3. de pierre rousses uzées néanmoins de servir.
  4. Que le ventail de la porte de chambre de maistre
  5. est aux deux tiers uzées néanmoins en état de servir et se fermer
  6. à clef et un verouil rond en dedans, et cependant
  7. sans clef sinon celle du loquet qui est de nulle valeur
  8. L’aire de la place est pavée de carreaux de terre cuite de
  9. quatre pouces mal arrangés pour la plus grande partye
  10. uzés, cassés et brisés qu’il en faut fournir cinq cent et pour
  11. les placer à mortier de chaux et sable un quart de chaux.
  12. le contrecoeur de la cheminée est fait de pierres bruttes
  13. et morceaux de tuiles et est uzé et qu’il faut le refaire
  14. jusqu’à concurrence de trois pieds quarrés.
  15. Que les jambages sont revetus de deux planches de quatorze
  16. pouces de large dont un de duit et l’autre de six ligne
  17. d’épaisseur
  18. Q’au pignon à cheminée du côté de l’escalier est un évier
  19. avec son appuy de briques mal arrangées et au dessus
  20. une planche de bois de chêne uzée par vetusté et qu’il y
  21. en faut fournir un autre de deux pieds de longueur sur
  22. quinze pouces de large et un pouce d’épaisseur.
  23. Que de l’autre côté de la cheminée se trouve dans ledit
  24. pignon une fenestre avec son volet d’un pied neuf pouces de
  25. haut sur seize pouces et demy de large aux deux tiers uzés
  26. et se ferme avec une targettte et au devant est une grille de
  27. fer d’environ un pouce quarré, et faut en porter à lad(ite)
  28. fenestre un gond de fer pezant une livre.
  29. Que sur le chemin au la face du devant se trouve une
  30. petite erasée ( ?) avec son chassis à verre et volet et s’y
  31. trouvent deux carreaux de vitre de dix et huit pouces
  32. cassés, et du mesme côté un petit placard sans fermeture
  33. n’y apparence d’y en avoir eu auquel sont deux mauvaises
  34. planches de nulle valeur.

 

Page 6/11

  1. Que le plancher est supporté de huit sablières et une poutre
  2. laquelle poutre est de nulle valeur et qu’il y en faut remettre
  3. une de dix sept pieds et demy de longueur sur un pied de carrissage
  4. la poutre actuelle étant trop faible, le plancher est enduit
  5. et il y faut refaire valeur d’un quart de toise d’enduis en place
  6. du défaillant.
  7. Qu’à la longère sur le chemin faut refaire à neuf deux toises
  8. et demye de gros mur à mortier de chaux et sable et pour
  9. refaire la verge de la cheminée pourquoy fournir trois cent de
  10. briques un quart de chaux et une charrettée de sable.
  11. A l’égard de la charpente au dessus de lad(ite) chambre elle est aux
  12. deux tiers uzée et il s’y trouve un chevron routé (?) , et à la
  13. couverture environ quatre cent de bardeaux uzés, pourquoy
  14. en faut fournir mesme nombre avec un cent de lattes et un
  15. cent de tuiles en recherches.
  16. Et comme la couverture excède celle du bâtiment du bordager
  17. il est nécessaire de fournir et faire employer une toise d’arcelet
  18. fendu.
  19. Quant à la couverture du pavillon sur l’escalier il s’y trouve
  20. la valeur d’un cent de bardeaux uzés y en faut fournir et faire
  21. employer pareille quantité avec demy cent de lattes recreiter ( ?)
  22. la noë de sept pieds de longueur et fournir une gouttière de
  23. huit pieds de long conforme à celle qui y est actuellement pour
  24. recevoir l’eau de lad(ite) noë.
  25. Que le ventail de la porte de la cave sous lad(ite) chambre de
  26. maistre est uzé par vetusté et faut y en fournir un de quatre
  27. pieds quatre pouces de hauteur et trois pieds de largeur,
  28. que lad(ite) porte se ferme avec un croüille rond et à clef et
  29. pour la tenir fermée raporter un crampon à la pierre de taille
  30. pezant une livre, le seuil de lad(ite) porte est de pierre rousses
  31. en partye uzées et dérangées.
  32. A l’égard du plancher la poutre est uzée il y en faut remettre
  33. une de seize pieds et demy de longueur et treize ( ?) pouces et onze
  34. de carrissage, y raporter trois soliveaux de chacun sept pieds et
  35. demy de longueur et sept pouces de carrissage en place de trois
  36. qui se trouvent uzés, une toise et demye de terrasse couchée

 

Page 7/11

  1. en recherches.
  2. Que le ventail de la porte à entrer de lad(ite) cave dans le pressoir
  3. est uzé par vetusté qu’il y en faut substituer un de quatre pieds
  4. et demy de hauteur et vingt six pouces de large et que
  5. celuy substituant est suporté de deux poutres uzées de sept pouces
  6. de long et ne se ferme qu’avec une targette.
  7. Item que le ventail de la porte à entrer dans le pressoir qui
  8. fait le troisième corps de bâtiment est uzé et y en faut fournir
  9. un autre de six pieds de haut sur trois pieds deux pouces de
  10. large et qu’il se trouve au ventail actuel une ferrure platte
  11. et sans clef
  12. A l’égard du pressoir la met est de six pieds
  13. de largeur d’une jumelle à l’autre et est uzée et pour la
  14. remettre en état faut deux échammes ( ?) de neuf pieds de
  15. longueur sur un pied de carrissage et cinq carreaux de huit
  16. pieds de long et un de large de six pouces d’épaisseur par la
  17. teste, deux jumelles douze pieds de longueur de dix huit pouces
  18. de largeur et un pied d’épaisseur, une vice en place de celle
  19. qui sert actuellement étant uzée par vetusté de cinq pieds de
  20. longueur, il se trouve au surplus quatre carreaux de
  21. couverture, une cruche ( ?) le crapaut et le câble nécessaire.
  22. Que le contour dudit corps de bâtiment est sur pan de bois
  23. aux deux tiers uzés et qu’il faut du côté de l’entrée remettre
  24. une seule à neuf de huit pieds huit pouces de longueur sur
  25. six pouces de carrissage et refaire une toise et demye de terrasse
  26. sur bout en recherche.
  27. Que le pignon sur le jardin est repéré d’arcelet fendu
  28. aux deux tiers uzé.
  29. Qu’à la hausse ( ?) se trouvent cinq solives sans terrasse
  30. lesquelles solives portent les chevrons.
  31. Quant à la couverture du côté du jardin le bardeau est uzé par
  32. vétusté y en faut fournir deux milliers en se servant du meilleur
  33. du vieil et en outre fournir un cent de lattes.
  34. Qu’outre le pressoir et la chambre froide de la maison du bordager
  35. se trouve trois quarts de toises de gros mur à faire neuf pourquoy
  36. faut deux charrettée de pierre et un quart de chaux.

 

Page 8/11

  1. Item que le ventail de la porte du quatrième corps de bâtiment
  2. est en passable état, que le seuil est de pierre rousse hors de
  3. servir et qu’il faut y en fournir un de trois pieds de longueur
  4. l’aire est en concavités pour l’applanir fournir une charrettée
  5. de terre franche, que le contrecoeur de la cheminée est fait de
  6. briques de cinq pieds de longueur sur deux pieds de haut pour le
  7. remettre état y en fournir un cent à mortier de chaux et sable.
  8. Que le plancher est supporté par neuf soliveaux et une poutre
  9. dont trois soliveaux se trouvent uzés et qu’il y en faut replacer
  10. trois autres de chacun treize pieds de long et de six à sept pouces
  11. de carrissage avec un linçoir de huit pieds de long sur huit
  12. pouces de carrissage.
  13. Que la cuve de la cheminée est à refaire à neuf de six pieds quarrés
  14. à mortier de chaux et sable pourquoy faut fournir un cent de
  15. briques, et au pignon où est lad(ite) cheminée se trouvent lézardés
  16. y fournir quatre pierre de linisou ( ?) de dix huit pouces de longueur
  17. à mortier de chaux et sable, et refaire au plancher quatre
  18. toises de terrasse couchée.
  19. Qu’à la charpente il faut fournir deux sablères de chacun
  20. quatorze pieds de long sur sept à huit pouces de carrissage à
  21. placer sous œuvre et fournir six chevrons en place des
  22. défaillants et de ceux qui sont gastés de chacun quinze pieds de
  23. longs et quatre pouces de carrissage avec deux cent delattes, deux
  24. milliers de bardeau en place de celuy qui est uzé en se servant du
  25. meilleur.
  26. Item que le ventail de la porte du cinquièsme corps de bâtiment
  27. servant d’écurie pour les chevaux est hors d’état de servir et
  28. y en fournir un neuf de cinq pieds dix pouces de hauteur et trois
  29. pieds de large et les murs se trouvent dégarnis en plusieurs
  30. endroits, il faut pour les réparer un quart de chaux et une
  31. charrettée de sable.
  32. Le plancher sous terrasse est garny de cinq mauvaises solives
  33. qui n’étant pas de longueur suffisante sont supportées par deux
  34. pièces de charpente à chaque bout.
  35. Qu’au plancher il faut fournir et employer deux milliers de
  36. bardeau en place de celuy qui est uzé en se servant du meilleur.

 

Page 9/11

  1. Item que le ventail de la porte de la grange qui fait le sixième
  2. corps de bâtiment est hors d’état servir qu’il y en faut fournir
  3. un de cinq pieds dix pouces de hauteur sur trois pieds un
  4. pouce de large.
  5. L’aire est en concavités que pour l’applanir faut une
  6. charrettée de terre franche.
  7. Le ventail de la porte de l’étable aux vaches est en passable état.
  8. Le plancher n’est fait que de mauvais rameaux et de
  9. mauvais morceaux de charpente en partye de nulle valeur
  10. supportés par une mauvaise pièce de charpente de six et sept
  11. pouces de carrissage appuyé sur la terrasse de
  12. derière et de l’autre côté sur le lintier ( ?) de la porte et
  13. supporter et rendre solide ledit plancher
  14. rapporter un poteau d’un pied de carrissage de vingt pieds
  15. sept pouces de long.
  16. Et à la couverture rapporter douze chevrons de chacun seize
  17. pieds trois pouces de long et trois pouces et demy
  18. de carrissage et fournir trois cent de lattes, cinq milliers de
  19. bardeau neuf et retourner le vieil en entier.
  20. Que led(it) bâtiment est sur pan de bois et faut y remettre une
  21. colombe uzée par vétusté à la longère de derrière de sept pieds
  22. trois pouces de long sur cinq ? pouces d’épaisseur et
  23. réparer les deux pignons d’environ trois toises d’arcelet fendu
  24. Item quant aux toits à porcs qui font le septième corps de
  25. bâtiment ils sont en passable état.
  26. Item que le ventail du huitième corps de bâtiment occupé
  27. par le nommé Héron se trouve hors d’état de servir et faut y
  28. en fournir un de six pieds de haut sur trois pieds un pouce de
  29. large y ayant à l’actuel une serrure paltte à clef et un verouil
  30. rond en dedans, le seuil de la porte est de pierre rousse uzée
  31. par vétusté et dérangé faut y en fournir un d’un pied  de long
  32. et huit pouces d’épaisseur.
  33. L’évier est garny de trois planches de nulle valeur dont une
  34. servant d’appuy pour la seille, y en fournir trois autres de chacune
  35. trois pieds de long et un pied de large.
  36. Le contrecoeur de la cheminée est de pierres bruttes et quelques

 

Page 10/11

  1. briques et le foyer pavés de quelques pierres bruttes mal
  2. arrangées.
  3. Qu’il faut à la porte sur le jardin fournir un ventail de cinq pieds
  4. et demy de haut et deux pieds trois pouces de large en place
  5. de celuy qui y est actuellement qui est uzé par vétusté et se ferme
  6. avec un verouil en dedans, en reforger des gonds et pentes,
  7. sur le jardin se trouve une petite fenestre sans fermeture.
  8. Que le plancher est supporté de huit soliveaux et une poutre
  9. aux deux tiers uzés. Et à la longère du côté du jardin au
  10. coin du pignon qui est sur pan de bois il faut refaire demye
  11. toise de mur à neuf se trouvant lézardé, et le pan de bois
  12. dud(it) pignon par le quarré se renverse du côté de la cour et est
  13. aux deux tiers uzé.
  14. Qu’il faut en hausser la verge de la cheminée étant trop près
  15. du couvert pourquoy faut y employer un cent de briques à
  16. mortier de chaux et sable.
  17. Qu’à la couverture faut raporter sept chevrons en place de
  18. ceux qui sont hors de service de chacun treize pieds et demy
  19. de long sur quatre pouces de carrissage, le bardeau se trouve
  20. à moityé retourné qu’il y en faut substituer pour remettre
  21. lad(ite) couverture en état un millier.
  22. Qu’il faut fournir en recherche quatre toises de
  23. chanlattes.
  24. Que pour réparer les murs il faut (blanc)
  25. de pierre.
  26. Qu’il est tout ce que ledit Ambroise Huard nous a déclaré avoir
  27. remarqué, sur les bâtiments et dépendances du lieu de Randonnay
  28. et en conséquence après l’avoir affirmé sincère et véritable sans
  29. y rien vouloir changer augmenter ny diminuer il a arbitré
  30. à faire et fournir pour mettre le tout en bon état de réparations
  31. la somme de douze cent quatorze livres onze sols

 

Page 11/11

  1. six deniers.
  2. Et a ledit Ambroise Huard requis taire que nous luy
  3. avons faite de son consentement de la somme de
  4. (blanc)
  5. ligne rayée
  6. Dont et de tout ce que dessus nous avons fait et dressé
  7. le présent procès verbal pour servir et valoir auxdits s(ieu)r
  8. et D(a)me Huet ce que de raison sous leurs protestations
  9. de n’estre aucunement tenu de l’entretien desd(ites) choses
  10. néanmoins fors des réparations locatives, et en
  11. desquelles protestations ils nous ont requis acte que leur
  12. avons octroyé pour leur servir en temps et lieu ce que
  13. de raison et avons jugé lesd(ites) partyes de leur consentem(en)t
  14. après lecture ainsy que led(it) Huard de ses déclarations,
  15. raport et affirmation yceluy aussy après lecture et
  16. arresté le susd(it) procès verbal audit lieu de Randonnay
  17. après y avoir vaqué par première te d(erniè)re vacation en
  18. présence de (blanc)
  19. demeurants (blanc)
  20. qui avec led(it) s(ieu)r Duclos led(it) s(ieu)r Huet et la dame son épouse
  21. ont présentement signé led(it) Huard a déclaré ne scavoir
  22. signés enquis suivant l’ordonnance ce fait sans que ces
  23. présentes puisses nuire ny préjudicier à la faculté que led(it)
  24. s(ieu)r Duclos s’est réservé de rentrer dans la jouissance dud(it)
  25. lieu et dépendance conformément au contrat de mariage
  26. d’entre ses gendres et fils.
  27.  ? est écrit bâtiment, terre, écurie ( ?), la couverture
  28. du pavillon, trouvent.
  29. Rayé une ligne cinquante neuf mots ou syllabes nuls
  30. [signatures] Mauduit, Duclos, Marie Mauduit, Huet, Garoüy

 

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Page 1/7

 

  1. Aujourd’huy jeudy treizieme du
  2. mois de mars mil sept cent quattre vingt
  3. trois sur les huit heures du matin,
  4. Devants nous Hilaire Jean Joseph Raguideau
  5. notaire et tabellion royal au Maine dem(euran)t à Royzé
  6. ayant commission de messieurs les greffiers de
  7. l’Ecritoire du Mans soussigné etant dans la maizon
  8. des grands moulins de Fillé situés paroisse du
  9. même nous y transportés exprest
  10. Sont comparus en leurs personnes Anne Lejards
  11. v(euv)e Michel Menon meulnier fermiere desd(its) moulins
  12. y demeurante et dont elle en quitte demain
  13. lexploittation, lesquels dits moulins apartiennent
  14. a Dame Marthe Plumard de Rieux v(euv)e messire
  15. Louis François Daniel de Beauvais ecuyer seigneur
  16. de Grochenay, Buffes, Spay, dud(it) Fillé
  17. Vauguyon, La Beuneiche et autres lieux dem(euran)te
  18. ville du Mans paroisse de St Nicolas d’une part
  19. Et René Portier aussy meulnier dem(euran)t paroisse
  20. de La Bazoge fermier entrant auxd(its) moulins
  21. d’autre part,
  22. Entre lesquelles parties a été fait ce qui suit
  23. Scavoir que led(it) deffunt Menon et lad(ite) Lejards
  24. sa v(euv)e lors de leur entrée en lesd(its) moulins de Fillé
  25. s’etant chargés de meulles moulages tournans
  26. et virans et autres ustancilles diceux pour et
  27. moyennant la somme de quattre cent trente six
  28. livres cinq sols de prizée vers feu mond(it) s(ieu)r
  29. de Beauvais suivant le proces verbal de montrée

 

Page 2/7

  1. recu devant nous le vingt quattre avril mil
  2. sept cent soixante seize controlé à La Suze le huit may
  3. suivant, et sobligerent de rendre le tout a la fin
  4. de leurs jouissances en pareil nombre et de la valleur
  5. de lad(ite) somme.
  6. Ils ont convenu de se regler présentement entr’eux
  7. fermiere sortante et entrant au sujet desd(ites) meulles
  8. moulages tournans et virans et ustancilles desd(its)
  9. moulins, et a cet effet de faire faire visitte et
  10. montrée sur lesd(ites) chozes avec estimation de celles
  11. qui sestiment, pour laquelle faire ils ont
  12. convenu conjointem(en)t ensembles de la personne
  13. du s(ieu)r Pierre Rousseau juindre et ammouleur et
  14. expert ord(inai)re a ce sujet dem(euran)t ville du Mans
  15. paroisse de Gourdaine aux dires duquel ils ont
  16. declaré se raporter pour lad(ite) visitte et montrée
  17. ainsy que ses arbitrations a leurs offres de le
  18. faire comparoir presentem(en)t devant nous pour
  19. en recevoir le serment en tel cas requis.
  20. Et a linstant led(it) s(ieu)r Rousseau juindre et
  21. ammouleur dem(euran)t ditte ville du Mans etant
  22. comparu devant auquel ayant par nous no(tai)re
  23. été donné lecture de la convention cy dessus faitte
  24. de sa personne par lesd(ites) parties pour expert
  25. au fait dont il sagist, il la agrée et acceptée
  26. pourquoy nous avons de luy pris et reçu le
  27. serment en tel cas requis lequel il a preté et
  28. promis en son ame et conscience faire une juste et
  29. sincere estimation des meulles moulages
  30. tournans et virants desd(its) moulins en ce qu’il y a
  31. qui sestime et de nous donner son raport

 

Page 3/7

  1. du tout pour estre inscript ensuitte des
  2. presentes et encore nous a dit estre en
  3. age de coutume
  4. dont lavons jugé,
  5. Et a laquelle visitte et estimation procedant
  6. en présence et de requerant lesd(ites) parties deument
  7. etablies et sans prejudicier a leurs dus et droits
  8. respectifs, led(it) expert nous a dit et raporté
  9. Premierement que la meulle courante du petit
  10. moulin autrem(en)t moulin a seigle a cinq pieds huit
  11. poulces de hauteur sur vingt trois poulces six
  12. lignes depaisseur en pierre de Chastelleraux surquoy deduisant trois poulces
  13. pour la charge reste vingt poulces six lignes
  14. de bonne meulle estimés à dix livres le poulce
  15. ce qui revient a la somme de deux cent cinq
  16. livres cy…………………………………….205tt
  17. Lad(ite) meulle est garnie d’un boistard blanc
  18. d’un cercle de deux boucles et deux crochets
  19. pour la lever de son asneille.
  20. Que la meulle dormante est de pareille hauteur
  21. que la courante sur seize poulces trois
  22. lignes depaisseur sur quoy deduisant aussy trois
  23. poulces pour la charge reste treize poulces
  24. trois lignes estimés lad(ite) meulle etant cassée
  25. en différents endroits a cinquante trois livres
  26. a raizon de quattre livres le poulce
  27. cy………………………………53tt

 

Page 4/7

  1. lad(ite) meulle se trouve garnie d’un posteau
  2. de fert dans loeuil, de son fert, platine
  3. goupille, noyau, poistelle et d’une fuzée de
  4. bois avec deux frettes dessus.
  5. L’arbre la roue et le rouet dud(it) moulin à seigle
  6. a été estimé pour sa valeur actuelle a la somme
  7. de quattre vingt dix livres cy…………..90tt
  8. led(it) arbre se trouve garnie de quattre frettes et
  9. deux turillons,
  10. comme aussy iceluy moulin est garny de ses
  11. carreaux de couvertures quattres reuzoires
  12. tracquets tracquetoires et auget d’une
  13. tremée huge a recevoir la farinne et d’une
  14. roue pour lever la meulle
  15. Que la meullle courante du grand moulin a seigle
  16. et froment a cinq pieds dix poulces
  17. de hauteur sur seize poulces neuf lignes depaisseur
  18. surquoy deduisant pareillem(en)t trois poulces pour
  19. la charge reste treize poulces neuf lignes
  20. de bonne meulle estimés a quattre vingt deux
  21. livres dix sols a raizon de dix livres le
  22. poulce cy……………………82tt…..10s
  23. Led(it) expert nous a observé que lad(ite) meulle
  24. est cassée du costé quelle se leve au travers
  25. et est garnie
  26. dun cercle, deux crochets deux boucles
  27. pour laver et d’une asneille le tout de fert

 

Page 5/7

  1. Que le moulage a pareille hauteur que
  2. la meulle courante et a neuf poulces
  3. depaisseur surquoy deduisant trois poulces p(ou)r
  4. la charge reste six poulces estimés a vingt
  5. quattre livres a rayzon de quattre livres
  6. le poulce cy……………………….24tt
  7. Lad(ite) meulle se trouve aussy cassée en différents
  8. endroits et est garnie dun posteau de fert en
  9. loeuil, de son fert, fuzée de bois garnie de neuf
  10. fuzeaux aussy de bois, deux frettes sur lad(ite) fusée
  11. une goupille, platinne noyau poislette et dune
  12. fourchette, de sa couverture quattre reuzoires
  13. tracquets tracquetoires tramée auget et huge
  14. a recevoir la farinne le tout en etat de service
  15. Que la roue dud(it) moulin est tombée, larbre
  16. de peu de valleur, le rouet de
  17. dessus led(it) arbre et le rouet couché et la
  18. lanterne a ensemble été estimé a quattre vingt dix
  19. livres cy……………………………..90tt
  20. Led’it) arbre est garny de huit frettes de deux turillons
  21. et lad(ite) lanterne d’un cercle de fert, et d’une botte de
  22. fer taud(it) rouet couché, un crapeaux deau sur le rouet
  23. couché, deux boulons et un fert dans led(it) rouet couché
  24. A l’egard de la meulle courante du moulin a froment
  25. de cinq pieds cinq poulces de hauteur sur un pied
  26. sept lignes depaisseur laquelle se trouve feslée
  27. par le d(erri)ere, le moulage a pareille hauteur que la meulle
  28. courante sur dix poulces depaisseur
  29. lequel se trouve cassé en plusieurs endroits, et au moyen
  30. de ce que lad(ite) meulle courante est de pareille hauteur

 

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  1. quelle s’est trouvée lors de lad(ite) montrée des autres
  2. parts raportée na rien été arbitré mais led(it)
  3. moulage se trouvant faible de sept lignes
  4. led(it) s(ieu)r expert les a taxés a cinquante sept sols
  5. cy…………………………………………..2tt…..17s
  6. Lad(ite) meulle courante est garnie d’un cercle de fert et
  7. de deux boucles, d’une asneille que lad(ite) v(euv)e nous a
  8. declaré avoir fait faire et payée ainsy qu’une autre au
  9. grand moulin
  10. La meulle dormante est garnie de son posteau de fert
  11. de son fert et d’une fuzée de bois ou il y a deux frettes
  12. d’une goupille, platinne, poislette noyau fourchette
  13. tracquets tracquetoires tremée auget, huge a recevoir
  14. farinne et carreaux de couverture, ainsy qu’aux
  15. planchers desd(its) moulins,
  16. Qui est tout ce que led(it) s(ieu)r Rousseau expert nous
  17. a dit et raporté de letat actuel desd(its) moulins
  18. Lecture a luy donnée de son present raport et de ses
  19. arbitrations cy dessus et des autres parts il a dit
  20. le tout contenir veritté et y a persisté sans y vouloir
  21. augmenter ny diminuer dont lavons jugé et a requis
  22. taxe que nous luy avons faitte a huit livres qui luy
  23. ont présentement été payées par lad(ite) v(euv)e Menon et
  24. Portier dont a ce moyen ils demeurent quittes
  25. calcul fait du prix desd(ites) estimations elles se sont
  26. trouvées revenir et monter a la somme de cinq
  27. cent quarante quattre livres dix sols sur laquelle
  28. levant celle de quattre cent trente six livres cinq sols
  29. de prizée apartenante a mad(ite) dame de Beauvais
  30. propriéttaire reste la somme de cent huit livres
  31. cinq sols de plus vallue dont led(it) Portier se reglera
  32. avec lad(ite) v(euv)e touttes dois et quantes, ou avec
  33. mad(ite) dame de Beauvais a sa decharge

 

Page 7/7

  1. ainsy que de la susd(ite) prizée qui luy reste en main
  2. sera le coust des presentes ainsy que d’une
  3. expedition qui en sera delivrée a mad(ite) dame
  4. de Beauvais payé par moytié entre lesd(ites)
  5. parties,
  6. Dont du tout acte et jugé lesd(ites) parties de leur
  7. consentem(en)t après lecture faitte de ce que dessus fait
  8. et dressé le presents proceds verbal de vistte et montrée
  9. et iceluy arresté lieu susd(it) par nous no(tai)re royal
  10. susd(it) et soussigné lesd(its) jour et an que dessus presents
  11. les s(ieu)rs Jacques Tanchot m(archan)d aud(it) Fillé Michel Bouttin
  12. voyturier et Urbain Lacroix m(archan)ds dem(euran)ts aud(it) Royzé
  13. temoins a ce requis avec nous et led(it) Rousseau
  14. expert soussignés les autres parties ont déclaré
  15. ne scavoir signer de ce enquizes. Glozes en pierre
  16. de Chasteilleraux, grand moulin,
  17. et, rayé quinze mots que sillabes le tout nul
  18. plus encore rayé un autre mot aussy nul
  19. aprouvé ceux surchargés et racommodés comme
  20. bons.
  21. [signatures] P. Rousseau, M. Bouttin
  22. U. Lacroix, J. Tanchot
  23. Raguideau

Copie-de-IMGP4729.JPG

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 11:11

2ème Partie : L’implantation du christianisme dans la région de La Suze

 

Le Moyen-âge marque une implantation durable du christianisme dans les campagnes. En fait la religion chrétienne s’installe en s’appuyant sur la présence de communautés humaines déjà présentes. Certains documents de l’époque mérovingienne nous donnent quelques noms pour la région de La Suze :

·         La villa Veraciacus ou Verriciacus (Fercé)

·         La villa Cipidus (Spay)

·         La villa Stivale (Etival)

·         Patriliaco (Parigné-le-Pôlin)

 

L’époque carolingienne nous a transmis divers noms de lieux :

·         Vodebris (Voivres)

·         Flaciaco (Flacé

·         Rusciaco (Roëzé)

 

Mais c’est principalement à partir du tout début du 11ème siècle que des indications religieuses apparaissent clairement dans les noms de lieux comme le montrent ces exemples :

·         1009 : Sancti Benedicti de Tesvalo (Saint-Benoît de Théval, Chemiré-le-Gaudin)

·         1050 : ecclesiam beati Petri Apostolorum (église Saint Pierre l’apôtre, Roëzé)

·         1050 : Sancti Juliani (Saint Julien, La Suze)

·         1064 : ecclesia de Attiniaco (église d’Athenay, Chemiré le Gaudin)

·         Début 12ème siècle : capella sancti Johannis de Longuo Alneto (chapelle Saint Jean de Longaunay, Saint Jean du Bois)

 

Cartulaire-de-la-Roe.jpg

 

Extrait du cartulaire de la Roë signalant la chapelle Saint Jean de Longaunay


·         1126 : parrochia Sancti Petri de Parrinniaco (paroisse Saint-Pierre de Parigné, Parigné-le-Pôlin)

·         1133 : ecclesiam de Voovrio (église de Voivres)

·         1135 : ecclesia beati Juliani martiris de Seusa (église Saint-Julien le martyr de La Suze)

·         1135 : capelle de Vado Scelart (chapelle de Guécelard)

·         1178 : ecclesiam de Estival (église d’Etival)

·         1202 : ecclesia sancti Rigomeri de Solinnegio (église Saint Rigomer de Souligné)

·         1233 : ecclesiam de Filleio (église de Fillé)

·         1242 : parrochia de Ferccio (paroisse de Fercé)

·         1277 : parrochia de Lupilanda (paroisse de Louplande)

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 18:04

En juin 2010, l’Association Pour l’Etude du Patrimoine Sarthois proposait une conférence sur le patrimoine religieux dans la région de La Suze. Voici donc un résumé de ce qui avait été présenté sur le site de Moulins’Art.

 

1ère Partie : L’implantation du christianisme en Sarthe

 

Alors que le christianisme commence à se diffuser dans la partie orientale de l’Empire Romain, les populations de notre région continuent à vénérer les dieux gallo-romains. On connait en Sarthe plusieurs sanctuaires qui ont connu une fréquentation au moins jusqu’au 4ème siècle après J.-C. : le temple de Mars Mullo à Allonnes, le temple du site de Cherré à Aubigné-Racan, le sanctuaire du Chapeau à Neuville sur Sarthe, le fanum des Busses à Oisseau-le-Petit, etc.

 

Copie-de-IMGP3322.JPG

Le temple de Mars Mullo à Allonnes (72)

 

Copie-de-IMGP1840.JPG

Le temple du site gallo-romain d'Aubigné-Racan (72)

 

 

Il faut attendre 313 avec l’édit de Milan, à l’époque de l’empereur Constantin, pour que la religion chrétienne soit tolérée dans l’Empire Romain. Et c’est en 392 que l’empereur Théodose fait abolir les cultes païens au profit du christianisme.

 

C’est sans doute pendant cette période qu’apparait dans notre actuel département Julien, aujourd’hui considéré comme le premier évêque du Mans. On dit qu’il réalise plusieurs miracles dans la région telle la résurrection d’une jeune fille à Pruillé-l’Eguillé.

 

Julien-Pruille-l-Eguille.jpg

 

Toujours est-il que ces exploits religieux vont asseoir le christianisme dans notre région. La liste des hauts dignitaires religieux se complète avec par exemple Victeur qui est le premier évêque réellement attesté au Mans. Il est cité au concile d’Angers en 453 ou encore lors du concile de Tours en 461. Il est possible que ce soit lui qui ait crée les premières paroisses.

 

En 476, l’Empire Romain d’Occident disparait. Dès lors, la dynastie mérovingienne installe son pouvoir dans la région. C’est de cette époque que date une ampoule, avec le monogramme du Christ,  trouvée dans un sarcophage à Noyen lors de travaux au 19ème siècle.

 

Noyen-Ampoule.jpg

 

Ampoule mérovingienne de Noyen (72)

 

Les hauts responsables religieux vont contribuer à renforcer le pouvoir mérovingien tout en continuant à christianiser les campagnes en s’appuyant sur leur réseau de domaines ruraux. Cependant, une partie de la population persiste dans les croyances païennes. Ainsi, le concile de Tours en 567 demande l’excommunication des personnes qui vénèrent les arbres, les pierres, les fontaines, etc.

 

Arbre.jpg

 

C’est à cette époque qu’arrive dans la région de La Suze Rigomer, né dans le Saosnois et éduqué par un religieux arverne du nom de Launillus venu chercher une vie solitaire dans les déserts du Maine, qui vient finir sa vie dans l’actuelle commune de Souligné-Flacé. Rigomer est alors inhumé dans une chapelle et la population locale vient prier sur sa tombe. On dit qu’il était invoqué pour les maux d’oreilles.

Les reliques de Rigomer quitteront Souligné en 1014 lorsque des moines de l’abbaye bénédictine de Maillezais en Vendée les obtiennent, par la ruse, du comte Hugues du Maine.

 

Copie-de-IMGP3349.JPG

 

Statue de Saint Rigomer dans l'église de Souligné-Flacé (72)

 

A l’époque carolingienne, le christianisme s’implante définitivement. Le personnage important dans le Maine est assurément Aldric, évêque manceau issu d’une famille noble de Germanie, élevé à la cour de Charlemagne et confesseur de l’empereur Louis le Pieux.

 

Gesta-Aldrici.jpg

 

Il va s’évertuer à installer de manière durable un christianisme qui va soutenir la nouvelle dynastie carolingienne. On le verra ainsi mater certains monastères du Maine, tel celui de Saint-Calais. De même, il est à l’origine de la translation de certaines reliques comme par exemple celles de Liboire. Et bien sûr, il fait reconstruire la cathédrale du Mans et développe le culte de Saint Julien.

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