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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 18:49

Copie-de-IMGP6283.JPG

 

La zone de dépôt des sacs poubelles ...

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 09:36

Le chemin de croix de l'église de Parigné le Polin (72), peint par Robert Micheau-Vernez, vient d'être inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. C'est plutôt une bonne nouvelle car ces toiles, sans oublier les vitraux, constituent un ensemble unique du travail de Robert Micheau-Vernez.

 

 

Ouest-France-2-mars-2013--1-.JPG

 

Article du quotidien Ouest-France (2 mars 2013)

 

 

Copie-de-Images-303143.4.jpg

 

Cliché de M. Le Quéau, maire de Parigné le Polin

 

Copie-de-Images-303154.13.jpg

 

Cliché de M. Le Quéau, maire de Parigné le Polin

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 18:02

Page 1/2

En marge :

14 7bre 1760

Nomination

de coll(ect)eurs

Voivres

 

  1. Du quatorze septembre mille sept cent soixante
  2. issue des vespres
  3. Devant nous Julien Marin Baussan notaire royal
  4. au Maine demeurant parroisse d’Etival lez le Mans
  5. soussigné
  6. Les manans, et habitans de la parroisse de Voivres
  7. es personnes de René Touret journalier leur procureur
  8. sindic, Pierre Vincent lab(oureu)r, Jean Chereau, Jean Lecornué
  9. Jean Chartier, Louis Roboam, Michel Paschal Tyberge, Pierre
  10. Grosbois, Louis Poirier laisné, Louis Poirier le jeune, Pierre
  11. Rocher, Marin Bizeray, Louis Drouard, Mathurin
  12. Mauboussin, Jean Allard, Francois Trouvé
  13. et pluzieurs autre principaux habitans tous faizant
  14. la meilleure et plus saine partye du general assembles
  15. en corps dans le cimetiere dudit Voivres a la pierre de
  16. la croix boissée lieu ordinaire ou on traite des affaires
  17. publiques issue des vespres en consequence d’avertissement
  18. à eux fait à suffire dimanche dernier et apres le son
  19. de la cloche le tout à la manière ordinaire à la diligence
  20. dudit Touret leur procureur sindic a effet de nommer
  21. ceux d’entr’eux habitans qui sont les plus antiens et plus
  22. capables de faire la collecte pour l’année prochaine
  23. mille sept cent soixante un en consequence des declarations
  24. du Roy et de lordonnance de Monseigneur l’intendant
  25. de la généralité de Tours du vingt may dernierll
  26. surquoy lesdits habitants ayant murement conferé
  27. ensemble ont unanimement et d’une commune voix
  28. dit et déclaré que Michel Paschal Tyberge lab(oureu)r eto
  29. particuliers habitans de ladite parroisse de Voivres
  30. doivent comme plus antiens et plus capables faire
  31. la collecte de ladite parroisse l’année prochaine mille
  32. sept soixante un à la charge par lesdits Tyberge lab(oureu)r

 

Page 2/2

  1. et Rocher de faire les fonctions de collecteurs en
  2. gens de bien et d’honneur, et en leurs ames et
  3. conscience, et y observer les ordonnances royaux
  4. Dont acte et de ce que dessus lecture donnée auxdits
  5. procureur sindic et habitans ils l’ont ainsy voulu et
  6. accordé pourquoy les avons de leur consentement jugé
  7. fait et arresté dans le cimetière dudit Voivres lieu susdit
  8. lesdits jour et an que dessus presents Jean Letourmy,
  9. et Julien Delhommeau boulangers demeurants
  10. parroisse dudit Etival temoins a ce requis
  11. et appelles lesdits habitans ont fors les soussignés et
  12. ceux qui se sont retirés sans avoir signé declaré ne
  13. scavoir signer de ce enquis, ll et a ledit Touret requis
  14. deffauts desdits habitans si ils refuzent de faire ladite
  15. nomination et actes de ses diligences,  o Jacques
  16. Rocher b(ordag)er, glose Rocher, rayé
  17. quatre mots nuls ou sillabes nuls  
  18.  [signatures] René Touret, J. Letourmy, J. Delhommeau
  19. Baussan

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 09:29

Page 1/5

En marge :

Du 23 fructidor

An 12

Inventaire

Des meubles

De defunts

Jacques

Touchet

Et sa femme

Requeste

De François

Touchet et autres

Montant

A 176 f(ran)cs

 

  1. Aujourdhuy vingt trois fructidor an
  2. douze
  3. Devant nous Pierre Louis Garouy notaire
  4. public du département de la Sarthe
  5. demeurant a Louplande soussigné
  6. Etant dans une maizon aux Oliveries
  7. commune de Fillé pour lefet cy apres,
  8. Inventaire avec apreciation de tous
  9. les meubles et effets relaissés par
  10. defunts Jacques Touchet charon et Juliene
  11. Degoulet sa femme décédés en lad(ite) maizon,
  12. A été fait en icelle presences requetes
  13. et du consentement de chacuns de
  14. François Touchet laboureur demeurant
  15. a Moncé en Blin tuteur institué
  16. par justice aux personnes et biens
  17. de Jacques et Julien Touchet
  18. enfans mineurs issus desdits defunts
  19. agés de dix et huit ans et leur cousin
  20. Jean Degoulet laboureur a Pontlieue
  21. leur couzin issus de germain et leur
  22. curateur subrogé, et de Gervais Le
  23. Jars laboureur a Allonnes leur oncle
  24. a cauze de Jeanne Bourmault sa
  25. femme, lesquels tous requis
  26. et consentis le présent inventaire
  27. et pour faire justes et sincères
  28. estimations de tous lesdits meubles

 

Page 2/5

  1. les parties ont convenues entre elles de
  2. la personne de Nicolas Duparc
  3. estimateur ordinaire de meubles
  4. demeurant audit Louplande le
  5. quel pour le present a promis faire
  6. justes et sinceres estimations diceux
  7. en son ame et consience suivant
  8. les experiances et connoissances et
  9. s’en acquitter fidellement et en
  10. homme de bien et d’honneur
  11. auquel inventaire avons procedé
  12. presences et requêtes des parties
  13. et en assistance dudit Duparc
  14. apreciateur comme en suit
  15. Dans ladite maizon s’est trouvé,
  16. Et premier une cremilere un cremilon
  17. un gril un trepied et un rotie pain
  18. un mauvais ? trois marmites
  19. une cuiller a pot un chaudron
  20. une poille estimés huit francs
  21. Cy………………………………8f.
  22. Item dix cuillerts et un plat d’etain
  23. deux assiettes de feuillance une
  24. soupiere un baril un fust de
  25. quartron quatre gobelets et six
  26. mauvais pots de terre une boiste
  27. a boure estimé deux f(ran)cs Cy…2
  28. Item un fust de busse une barique
  29. une seille un jodet et deux billots
  30. un baril estimés trois f(ran)cs Cy…3
  31.                                                       13f.

 

Page 3/5

  1. Item une table et deux bancelle
  2. une huge un ? un rouet et
  3. six chaizes deux ? et plusieurs
  4. carcans dans la maizon estimé
  5. six francs Cy……………………6
  6. Item un bois de lit sans tours
  7. un drap de commun une couette
  8. a taye de toille remplie de
  9. mauvaise plume doye une
  10. paillasse et une vieille couverture
  11. et deux orillers de toille et couetty
  12. estimé dix francs Cy……………..10
  13. Item un boit de lit sans tour
  14. deux couettes dont une a taye
  15. de couetty l’autre de toille remplie
  16. de plume doie uzée un traversin
  17. a taye de toille et un orillers a
  18. taye de toille une couverture de
  19. laine blanche estimé soixante
  20. francs Cy……………………….60
  21. Item une armoire et un ?
  22. estimé douze francs Cy……….12
  23. Item une couchette une bailliere
  24. un travouil un baril estimé a deux
  25. francs Cy……………………….2
  26. Item seize livres de brin en fil
  27. vingt livres de gros fil et trois
  28. livres de poupées de lin estimé
  29. quatre francs Cy……………….4
  30. Item une orloge en bois estimée
  31. deux francs Cy…………………2
  32. Item un brequin une plaine une gouge
  33.                                                  96f.

 

Page 4/5

  1. deux tortis une lime un asseau une
  2. ache a main cinq terrieres un siot
  3. six terrieres une serpe un marteau
  4. a faux deux scie deux tortis un
  5. coin de fert une ? une autre
  6. lime trois grandes aches et deux
  7. faucilles le tout estimé avec une
  8. pelle a trente francs Cy………….30f(ran)cs
  9. Item un crible estimé un francs
  10. Cy………………………………….1
  11. Item trois futs de busses un de quart
  12. trois bacquets un cable un cuvier
  13. une selle a buée un lot de bois
  14. deux broies un picq un rateau un
  15. vouge une masse de fert un crocq
  16. un lot de lin a broier le tout
  17. estimé avec un petit lot de chanvre
  18. trente francs Cy……………………30f.
  19. Item deux draps de toille commune
  20. une nappe et une poche de toille
  21. de gros estimé six francs Cy……..6f. les
  22. parties des hardes et linges a luzage desd(its) defunts ont été rezevés
  23. pour habiller les enfans du consentem(en)t des parties lesd(ites)
  24. hardes etants presque de nulle valleur
  25. Nous ont lesd etablis declarés en leur
  26. ame et consience qu’il ne s’est
  27. trouvé dans les muniments
  28. desdits defunts aucun argent
  29. monnoyé ny qu’il n’est point
  30. parvenu a leur connoissance que
  31. leur soit rien dû par qui que
  32.                                                 67f.

 

Page 5/5

  1. ce soit, et que les debtes
  2. passives ne sont pas encore venues
  3. a leurs connoissances et qu’au si
  4. tost quils en seront sufisament
  5. instruits ils ont promis et se
  6. sont obligés nous les declarer
  7. au pied de la vente des meubles
  8. cy dessus qu’ils entendent faire
  9. d’iceux devant nous incessament
  10. le prix desquels suivant les
  11. estimations cy dessus s’est trouvé
  12. monter et revenir sauf erreur
  13. de calcul a la somme de cent
  14. soixante seize francs Cy…………176f.
  15. Dont acte et jugés les parties
  16. de leur consentem(en)t apres lecture
  17. fait et arresté lieu susdit presents
  18. Louis Chaumier et François Benoist
  19. bordagers demeurants aud(it) Louplande
  20. témoins a ce requis et appellés les
  21. parties ont déclarées ne savoir signer
  22. de ce enquises fors le soussigné
  23. [signatures] F. Benoist
  24. Garouy
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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 12:09

Aujourd'hui 15 septembre 2012, à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine, a été inuagurée une stèle en souvenir de l'implantation de l'aérodrome américain A36 en 1944 sur la commune de Louplande (72).

 

Copie-de-IMGP5915-copie-1.JPG

Copie-de-IMGP5909.JPG

On trouvera également des clichés sur http://apeps.canalblog.com/

 

Voici le texte de notre article publié dans la revue "La Province du Maine" Fascicule 63, 3ème trimestre 2002, Tome 104, 5ème série, tome 15.
Son utilisation est soumise à la législation en vigueur sur les droits d'auteur.


LES AÉRODROMES AMÉRICAINS DE LA SARTHE PENDANT LA LIBÉRATION : LOUPLANDE

 

 

LE RÔLE DE L’AVIATION DANS L’AVANCÉE DES TROUPES

 

Lors de la rencontre de Casablanca en janvier 1943 entre Churchill et Roosevelt, le Comité des chefs d’états-majors alliés adopte des décisions importantes concernant l’ouverture d’un nouveau front à l’ouest de l’Europe. Parmi ces décisions, l’offensive aérienne est un axe majeur servant à réduire le potentiel industriel allemand.

Dès mars 1943, le commandement de l’opération du débarquement (COSSAC) envisage la Basse-Normandie comme lieu de débarquement possible. Dans cette éventualité, l’aviation aura un rôle important à tenir : attaques aériennes alliées contre les troupes terrestres allemandes et maîtrise de l’espace entre Seine et Loire en isolant cette zone par des bombardements sur ces deux fleuves[1].

Dès le 7 juin 1944, des pistes d’envol ont pu être installées sur le sol français. La conquête du ciel est un des éléments importants pour vaincre les troupes allemandes et surtout des blindés plus performants que les chars alliés.

 

L’implantation des aérodromes ne semble pas s’être préparée longtemps à l’avance car les détachements chargés de la réalisation des pistes dépendaient de l’avancée des troupes alliées. Il apparaît cependant que des études préparatoires ont pu être faites à l’occasion de survol de repérage[2]. L’université de Keele (Royaume-Uni) possède une série de clichés aériens verticaux de la Sarthe réalisés au début de l’été 1944. Certains plans dressés en 1944 par les régiments du génie américain citent en référence des cartes d’origine militaire. 

 

Lors du Débarquement, différents types de pistes sont prévues[3] :

§ Les ELS (Emergency Landing Strip) : pistes d’atterrissage d’urgence de 550 m. sur 30 m. situées derrière les plages d’Omaha et d’Utah ;

§ Les RRS (Refuelling and Rearming Strip) : pistes de réarmement et de ravitaillement.

§ Les ALG (Advanced Landing Ground) : pistes de 1100 m. puis 1500 m. sur 35 m. qui pouvaient héberger cinquante quatre chasseurs chacune.

 

Les ALG ont des noms de code composés d’une lettre suivie d’un numéro :

 

               
 

A

 
 

Aérodromes américains

 
 

B

 
 

Aérodromes britanniques

 
 

R

 
 

Aérodromes alliés sur le   territoire allemand

 
 

Y

 
 

Aérodromes alliés pour les   armées remontant du sud de la France

 

 

Les numéros attribués à ces ALG permettent de suivre l’avancée des troupes alliées :

Ex : A-1 (Saint-Pierre du Mont dans le Calvados), A-35 (Arnage dans la Sarthe), A-91 (Sedan dans les Ardennes)

Il faut cependant remarquer que l’attribution des numéros ne correspond pas toujours à un ordre chronologique. Ainsi la liste des 10 premiers ALG correspond pour les numéros 1 à 5 aux aérodromes autour d’Omaha Beach et les numéros 6 à 10 correspondent aux aérodromes autour d’Utah Beach.

La carte des aérodromes montre nettement l’avancée des troupes alliées (fig. 1).

 

 
LES ALLIES ARRIVENT DANS LA SARTHE

 

Les troupes alliées entrent en Sarthe par l’ouest du département. Le 7 août 1944, le XVème Corps U.S. de Patton arrive depuis la région de Sablé. Le soir, les alliés sont aux portes du Mans qu’ils libèrent dès le lendemain. Ensuite, ils remontent en direction de la Normandie et vers Paris.

LE CAMP D’AVIATION DE LOUPLANDE (15 AOÛT 1944 – 24 SEPTEMBRE 1944)

Copie-de-Aerodrome-sur-cadastre.jpg

 

L’armée de Patton traverse Louplande le 7 août 1944 au soir. Le 15 août, des géomètres américains explorent l’est de la commune. Les habitants du secteur essaient de les interroger pour connaître le but de leur activité[4]. Le 16 août, des soldats américains du IX Engineer Command se présentent et aident les agriculteurs de la zone concernée à ramasser leurs récoltes. C’est à ce moment que la population apprend la nouvelle de l’implantation d’un aérodrome. Le 17 août, quatre bulldozers commencent les travaux de terrassement (fig. 2).

Chaque engin est piloté par deux hommes qui se relaient toutes les deux heures. En ce qui concerne l’aérodrome de Saint Aignan, F. AVOIE[5] rapporte des témoignages selon lesquels les hommes se relayaient toutes les quatre heures. Les témoins citent aussi l’utilisation d’autres engins tels des scrapers. L’objectif est d’aplanir une zone assez longue permettant d’installer une piste d’envol. La ferme de la Morlière, appartenant aux hospices du Mans, se trouve dans l’emprise et est détruite à la dynamite le 20 août (fig. 3). Ce jour étant un dimanche, de nombreux curieux assistent au « spectacle » à la limite d’un périmètre de sécurité gardé par les soldats américains. Les jours précédents, la population est venue aider la famille Jauneau pour évacuer les lieux.

Les militaires américains coulent une dalle de béton d’une dizaine de mètres de diamètre et d’une épaisseur d’une cinquantaine de centimètres sur laquelle est inscrit à la peinture blanche le nom de code de l’aérodrome « A-36 ».

 

On connaît 7 aérodromes américains basés en Sarthe (fig. 4) :

 

                               
 

Nom de code

 
 

Implantation

 
 

A-35

 
 

Arnage

 
 

A-36

 
 

Louplande

 
 

A-37

 
 

La Chapelle Saint Rémy

 
 

A-38

 
 

Neuville-sur-Sarthe

 
 

A-43

 
 

Saint-Jean d’Assé

 
 

A-44

 
 

Saint-Aignan

 
 

A-49

 
 

Beillé

 

 

Cette liste est cohérente et il ne paraît pas avoir d’oublis. Les ALG de la série A comptent 99 bases. Toutes sont quasiment identifiées ; il manque quelques sites (A-19, A-32, A-54, A-89, A-93) mais il est possible que certains de ces sites n’aient jamais été installés. On remarque pour la Sarthe trois groupes différents :

§ A-35 à A-38

§ A-43 et A-44

§ A-49

 

L’aérodrome de Beillé est un cas particulier. Les Américains se sont installés sur un aérodrome allemand en le réaménageant. Mais il n’a apparemment pas été utilisé. D’ailleurs le plan américain dressé le 24 décembre 1944 porte la mention « Airstrip Abandoned » (piste abandonnée). De plus le plan porte la mention A-49-C ce qui laisse à penser que le génie américain avait peut être envisagé d’autres sites. 

Par contre la différenciation entre les deux autres groupes est difficile à expliquer dans l’état actuel de nos connaissances. Entre ces deux séries se glissent trois aérodromes en Eure-et-Loir (Chateaudun, Chartres, Dreux) et un dans les Yvelines (Villacoublay).

 

Ces ALG sont tout simplement des aérodromes en kit que les américains installent très rapidement. On y trouve bien sûr une piste souvent recouverte de toile bitumée appelée Hessian Mat ou PHS, ainsi qu’un treillis métallique appelé SMT (Square Mesh Tracking). Par ailleurs, une protection de DCA contre d’éventuelles attaques ennemies, des logements préfabriqués pour le personnel complètent le site.

 

La base A-36 est identifiée dans certains documents au nom de Saint Léonard et est située dans le département de la Seine Maritime. Il est évident que la base A-36 n’a jamais été localisée ailleurs que dans la Sarthe. Un document sur le 406ème groupe de chasse de l’U.S. Army Air Force rédigé par les vétérans de cette escadrille précise bien que le 1er septembre 1944, ils se rendent sur le base A-36 près du Mans. Un autre document des vétérans américains illustré de photographies donne le nom de code de la base (A-36) ainsi que sa localisation. Il semble cependant que l’identification ait été faite après la guerre et que pendant les opérations les aviateurs américains parlent de A-36 près du Mans. On constate d’ailleurs dans les documents réalisés par les vétérans, qu’ils ne parlent jamais d’un lieu précis mais donnent toujours le nom de code de la base et la ville importante la plus proche.

Pourquoi trouve t-on l’appellation Saint Léonard avec Louplande ? Cela est du à l’histoire de la commune puisque le hameau de Saint Léonard est devenu le centre de la paroisse en 1792 à la suite de la destruction de l’église Saint-Laurent[6]. Puis les cartes militaires établies au cours de la 2ème Guerre Mondiale par les Britanniques comportent l’appellation Saint Léonard reprenant l’intitulé des anciennes cartes d’état-major. C’est ce que montre la carte anglaise « Rennes » au 1/250000ème établit en 1943 après des corrections effectuées au cours de survols de reconnaissance (fig. 5).

Pour la population locale, le nombre 36 correspond au nombre d’avions attribués à la base[7]. Certains témoins racontent que tous les avions décollaient à la suite des uns des autres. Ensuite ils tournaient en l’air en attendant que le 36ème avion les ait rejoint. Il faut tout de même signaler dans un document américain sur l’historique du 514th que l’opération contre une colonne allemande près de Châteauroux a été effectuée par 36 avions.

 

Les premiers avions arrivent le 4 septembre sur la base A-36. Les traces de l’aérodrome ne sont plus visibles aujourd’hui sur le terrain ; mais le cliché IGN de la mission F 1419-1719 réalisée en 1949 nous révèle l’emplacement de la base A-36. De plus, le plan dressé par le IX Engineer Command (sans doute le 12 décembre 1944) est très précis et recale l’aérodrome par rapport au parcellaire existant (fig. 6). La piste est axée nord/sud. Au nord, elle débute en limite du chemin vicinal n° 15 (chemin dit de Louplande aux Trilleries) et s’achève au sud à la limite communale entre Voivres et Louplande. La lecture du plan montre que cet espace correspond à un couloir assez plat dont les courbes de niveau sont à 70 mètres.

La piste est réalisée avec quatre ou cinq épaisseurs de toile goudronnée recouverte de grillage. Du moins c’est ce que disent les témoins. Mais la lecture du plan américain et du plan du Ministère de l’Air réalisé le 4 mai 1945 montre que la piste est recouverte de toile bitumée et que seules les extrémités de la piste allient toile et grillage. Les constats faits pour les dédommagements parlent également d’apport de gravier. De chaque côté de la piste se trouvent des voies de circulation, permettant aux camions de ravitaillement d’approcher, ainsi que les garages pour les avions. L’essence était stockée à proximité de la ferme de l’Ermitage. La tradition orale dit que les habitants et les soldats américains procédaient à un troc essence contre eau-de-vie (20 litres d’essence contre 1 à 2 litres d’eau-de-vie)[8].

Les constats réalisés après le départ de l’unité de combat permettent d’obtenir certains détails sur le camp et la piste[9]. La protection du site était assurée par des postes de DCA installés dans des fosses dont certaines faisaient six mètres de diamètre pour une profondeur de soixante-dix centimètres. D’autres fosses de DCA sont de formes rectangulaires de cinq mètres sur trois mètres de large sur une profondeur de cinquante centimètres. Une ou plusieurs routes de 6 à 8 mètres de large ont été créées. Des cantonnements se situent dans la parcelle n° 371 de la section D (Grand Pré du Bois) ainsi que dans la parcelle n° 365 de la section D (Champ de la Chesnaie). Cependant la lecture du plan américain nous indique d’autres parcelles voisines. On parle aussi de tranchées individuelles (au moins neuf). Il existait aussi une prison entourée en grillage dans la parcelle n° 366 de la section D (Le Pré de la Chesnaie) [fig 7].

 

Les vétérans du 406th Fighter Group ont décrit le camp de Louplande[10]. Le campement se fait « entièrement sous la tente, les installations étaient particulièrement commodes, les mess bien aménagés, les douches convenables et les bureaux réduits au minimum nécessaire ». Le contact avec la population est bon et est même qualifié de « bien meilleur que partout ailleurs ». Les aviateurs gardent un bon souvenir de quelques dîners à La Flèche et de sorties à Paris ! De plus les conditions météorologiques sont bonnes ce qui rend acceptable le campement de toile (fig. 8). Il faut cependant signaler qu’il y eut des pertes lorsque le 406th FG se trouvait basé à Louplande : 4 hommes pour la 512ème, 1 homme pour la 513ème, 1 homme pour la 514ème.

 

L’article de M. H. Brier rapporte que les avions « sont des chasseurs monomoteurs P40 Curtis-Warhawk équipés de quatre mitrailleuses sur chaque aile et une bombe sous chaque, quelquefois une bombe sous le fuselage »[11]. Par la suite, « des bimoteurs de transport DC3, des Douglas dit Dakota » puis « les forteresses volantes B17 ou B29 » et enfin « le Lockheed - P38 – Lightning à double fuselage » ont fréquenté le A-36[12]. Pour l’instant, les recherches restent très lacunaires sur cette fréquentation.

La piste de Louplande sera réquisitionnée par les Américains jusqu’au 5 février 1946. Ensuite, elle dépend des forces aériennes françaises qui décident en mars 1946 de rendre les terrains aux propriétaires.

 

LE 406TH FIGHTER GROUP[13]

 

La stèle installée en 1994 devant la mairie de Louplande (fig. 9) indique que l’aérodrome A-36 a abrité le 406th Fighter Group regroupant les 512ème, 513ème et 514ème escadrilles. Chaque escadrille a un code inscrit sur l’avion : la 512ème porte le code L3, la 513ème le code 4P et la 514ème le code O7

§ La 512ème escadrille de combat (Fighter Squadron) est affectée au camp de Saint-Léonard (Louplande) le 4 septembre 1944[14]. Ensuite, elle rejoint de camp de Mourmelon le 20 septembre 1944. Cette escadrille est inactivée le 1er juillet 1959.

§ La 513ème escadrille de combat est affectée au camp de Saint-Léonard le 4 septembre 1944[15]. Elle rejoint le camp de Mourmelon le 22 septembre 1944. Cette escadrille est désactivée le 8 janvier 1961.

§ La 514ème escadrille est affectée à Saint Léonard le 28 août 1944[16]. Elle gagne le camp de Mourmelon le 24 septembre 1944. Elle est désactivée le 8 janvier 1961.

L’appellation « Fighter Squadron » est utilisée entre le 30 mai 1944 et le 20 août 1946. Ces trois escadrilles ont rejoint le 406th F.G. pour la période allant du 1er mars 1943 au 20 août 1946.

 

Le 406th F.G. appartient à la 9ème US Air Force qui fut créée en Afrique du Nord en novembre 1942 puis transférée en Grande-Bretagne en octobre 1943. La devise du 406th F.G. était « Soutenir, Attaquer, Détruire » et son nom de code était « Stardust ».

Ce groupe de chasse est commandé par le colonel Anthony V. Grossetta originaire de Tucson en Arizona (Etats-Unis).Il dirige l’unité du 6 novembre 1943 jusqu’au 9 mai 1945. Le groupe a effectué 13612 sorties.

L’unité est créée le 1er mars 1943 mais son appellation est alors 406th Bomb Group. Elle se constitue entre mars et juillet 1943 ; en août 1943 elle devient le 406th Fighter Bomber Group et c’est à ce moment qu’elle est formée des 512ème, 513ème et 514ème escadrilles. Elle réside à Tampa en Floride puis rejoint ensuite la Caroline du Sud et s’entraîne au combat aérien. Le 23 mars 1944, le 406th F.G. s’embarque à destination du Royaume-Uni et se base à Ashford dans le Kent. Il rejoint le XIX Tactical Air Command de la 9ème US Air Force. Les premières missions (« missions géographiques ») commencent en mai 1944. Les pilotes accompagnent les bombardiers en vol dans le nord-ouest de la France, en Belgique et en Allemagne, mais trouvent ces sorties assez monotones. Début juin, le groupe reçoit les couleurs propres aux opérations d’invasions du continent : trois bandes blanches séparées par deux bandes noires. Les photographies faites par H. Brier en septembre 1944 sur le terrain de Louplande montrent encore ces marques distinctives (fig. 10). Le 5 juin, les instructions prévoient la couverture aérienne d’Utah Beach puis des missions de destructions des infrastructures ennemies.

Le 406th F.G. disposait de 60 appareils (il en a perdu 133 lors de ses missions) et d’environ 1200 hommes (85 sont décédés pendant les missions). Les témoignages locaux[17] parlent d’une centaine d’avions au sol mais il ne semble pas avoir d’autres groupes de combat que le 406th F.G..

Le 25 juillet 1944, le 406th F.G. s’installe pour la première fois en France sur l’ALG A-13 (Tour en Bessin dans le Calvados). Puis il s’installe sur le A-14 (Creteville dans la Manche) d’où il soutient la 3ème Armée U.S. qui avance vers Le Mans.

La 4 septembre, le 406th F.G. s’installe sur l’ALG A-36 à Louplande. Les missions sont de deux types : d’abord soutenir l’avancée de la 79ème Division d’Infanterie U.S. et de la 2ème D.B. française. L’autre tache est de participer aux opérations de réduction de la poche de Brest[18]. Certaines missions allaient aussi jusque dans les Vosges pour aider la 7ème Armée U.S. qui remontait depuis le Sud de la France.

Le passage sur l’A-36, quoique bref, a fortement marqué les aviateurs[19]. Ainsi le 7 septembre un groupe de 36 chasseurs attaqua entre Issoudun et Châteauroux une colonne allemande détruisant plus de 450 véhicules. Cette attaque a valu au 406th F.G. de recevoir une citation du gouvernement américain. Les aviateurs américains ont souvent considéré ces sorties comme de simples ballades. La tactique est simple : on attaque le premier et le dernier véhicules du convoi. La colonne se trouvant immobilisée, il ne reste plus qu’a détruire les cibles une par une. Les convois allemands étaient rarement accompagnés d’une défense antiaérienne suffisante et encore plus rarement protégés par leur propre aviation.

Ensuite les objectifs se situant plus à l’est, le 406th F.G. déménage en septembre sur l’A-80 à Mourmelon (Marne). Les bases suivantes se situent en Belgique puis en Allemagne.

 

Les appareils utilisés entre 1943 et 1946 par ce groupe de combat sont des Republic P-47 Thunderbolt ; les modèles P-40 de chez Curtiss Hawk ont bien équipé le 406th F.G. mais jusqu’en 1943. Ce que les habitants de Louplande ont pris pour des P-40 était en réalité des P-47 (fig. 11). D’ailleurs les P-40 ne possèdent qu’un maximum de 6 mitrailleuses alors que les témoins signalent à Louplande quatre mitrailleuses par aile. Il s’agit donc du P-47D[20] qui est le modèle le plus couramment utilisé par les escadrilles équipées de ces avions. En effet 12602 appareils de ce type sont sortis des chaînes de montage sur un total de 15660 Republic P-47.

Des progrès importants ont été apportés à ce modèle ; en particulier l’apport d’une verrière en goutte d’eau qui permettait de voir à l’arrière de l’appareil, ce qui n’était pas le cas auparavant et gênait les pilotes dans les combats. A Louplande, il semble que les deux versions aient équipés les escadrons. Ces chasseurs bombardiers, appréciés des pilotes, étaient réputés pour leur robustesse ; certains appareils réussissent à rejoindre leur base avec d’importants dommages. D’ailleurs, les statistiques américaines parlent de 4,6 avions ennemis détruits pour une perte de P-47. Ces avions avaient un rayon d’action maximum de 3060 km avec trois réservoirs supplémentaires largables.

 

 

ATTRIBUTIONS DE DOMMAGES DE GUERRES

 

Après le démantèlement de l’aérodrome, les propriétaires et les locataires des terrains réquisitionnés peuvent obtenir des dommages.

Dès 1944, des constats sont réalisés. Ainsi le 9 octobre 1944, soit quelques jours après le départ du 406th F.G., Ch. Guellier expert à La Suze rédige un constat concernant l’exploitation de l’Oierie. On y trouve huit pages sur l’état des parcelles occupées et les dégâts causés ainsi qu’un plan à main levée de la zone.

L’inventaire est d’une grande précision. Par exemple « le champ de l’Oierie » (parcelle n° 360, section D) occupe une superficie de cinq hectares et un are. Dedans se trouvait « un trou de DCA de six mètres de diamètre et de soixante dix centimètres de profondeur » qu’il faut reboucher. Un champ « était ensemencé en betteraves espacées de soixante centimètres et vingt-quatre rangs dans une longueur de dix mètres, récolte perdue ».

Les arbres arrachés sont également inventoriés. La parcelle n° 357 de la section D était plantée de « six sauvageons de trois ans », de « sept fruitiers de trente ans, dont quatre de pommes à couteaux » soit une « perte de 250 kgs de pommes à couteau » et de « 250 kgs de pommes à cidre ». Sur une haie « il existait cinq ormeaux et quinze souches (ormeaux de 1,30 X 15,00) qui ont été abattus ». La description se poursuit sur plusieurs pages.

Les indemnités sont assez longues à arriver. D’autant qu’il existe certains points de désaccord, voire de litige, entre les propriétaires et l’administration. Un rapport de l’ingénieur des TPE en date de mars 1948 précise qu’un devis réalisé par M. Guellier, expert, pour dommages subis s’élève à une somme de 59 799 francs. Mais après une contre expertise, cette indemnité est ramenée à 53 300 francs ; cette somme est acceptée par le propriétaire. Les dossiers d’indemnisation déposés aux Archives Départementales contiennent des courriers allant jusqu’en 1954. En effet, une loi de 1949 modifie les conditions d’indemnisation et certains exploitants ont refait des dossiers. 

De plus, on remarque, en comparant le plan américain de 1944 et les constats réalisés par les experts, que certaines déclarations ne correspondent pas à ce qui est indiqué par le plan !

 

 

 

 

 

OÙ L’ON REPARLE D’UN AÉRODROME SUR LES COMMUNES DE LOUPLANDE ET VOIVRES !

 

Une étude de la DDE réalisée en 1975 envisage l’installation d’un aérodrome pour « court-courriers et charters européens ». Un plan très précis, fait sur un fond de carte IGN au 1/25000ème, nous en donne son implantation. Il est axé est-ouest sur les communes de Louplande et Voivres. Une piste de 2650 mètres sur 45 de large est prévue.

Le 16 octobre 1976, lors du congrès cantonal des maires à Souligné-Flacé, M. Le Theule, député, annonçait qu’une commission réunie à la Préfecture (8 octobre) venait de se prononcer à l’unanimité pour l’implantation d’un aérodrome à cheval sur les communes de Louplande et Voivres[21]. Quatre sites avaient été étudiés : les sites d’Auvours, Saint Jean d’Assé, Beaufay et Louplande.

Un courrier de ce même Joël Le Theule, en date du 14 janvier 1977 précise l’intervention du député lors du congrès cantonal : « Si j’ai le premier évoqué cette question, lors d’une réunion des Maires et Adjoints du Canton de La Suze, c’est pour que ceux-ci prennent une position hostile. Je pense que cela n’est pas sérieux et la meilleure solution est l’agrandissement de l’aérodrome tel qu’il est ». Dans un autre courrier daté du 25 février 1977, il confirme son attitude : « Mon opposition à la construction de l’aérodrome Louplande-Voivres est totale (…). Mon objectif était d’une part d’informer les élus et d’autre part de provoquer des réactions pour éviter la réalisation de ce projet, même s’il n’est prévu que dans une quinzaine d’années, car il me paraît sur de multiples plans anti-économique ».

En février 1977, « l’Association de Défense contre l’implantation de l’aérodrome Louplande – Voivres » est créée. Elle regroupe un certains nombres de personnes des communes concernées.

Dans une correspondance du 15 avril 1977, le député apporte quelques précisons complémentaires :

§ Il dit que la décision a été prise au cours d’une réunion à laquelle assistaient des élus du Département et la Municipalité du Mans. Différentes possibilités avaient été proposées et c’est le projet Louplande-Voivres qui aurait été retenu.

§ Il précise qu’il ne connaît pas de plan d’avant-projet et qu’« aucun plan n’avait été établi ». Pourtant le plan de la DDE existait. Jusqu’où avait-il été diffusé ? Qui l’avait commandé ?

§ Ce projet est anti-économique d’abord par sa situation et son coût mais aussi parce qu’il serait mal desservi par le réseau autoroutier. M. Le Theule dit que « le projet autoroutier Le Mans – Angers paraît reporté fort loin et d’autre part (…) une implantation relativement loin de l’agglomération ne me paraît pas utile au point de vue économique ».

 

Le 8 mai 1978, Joël Le Theule revient sur le projet. Mais à l’époque il est Ministre de Transports. Ses propos sont clairs : « Il est exclu qu’un aérodrome soit installé entre Voivres et Louplande. La seule possibilité à laquelle le Préfet de la Sarthe et moi-même sommes attachés, est l’éventuel agrandissement de la piste du Mans. Faire autre chose serait de la folie ».

 

 

 

Philippe GONDARD – Louis LE MEUR

 


 

[1] COMPAGNON (Général Jean), Débarquement en Normandie, Éditions Ouest-France, Rennes, 1984, p. 26

 

[2] CROCHET (Bernard), Les avions du 6 juin, Éditions Heimdal, 1993, p. 28

 

[3] PELLETIER (Alain), Des aérodromes à l’assaut du IIIème Reich, Air Fan n° 217, décembre 1996, p. 35-36

 

[4] BRIER (Hubert), 1944-Histoire du camp d’aviation de Louplande, document dactylographié, 5 pages, juin 1988

 

[5] AVOIE (Fabrice), La libération de Marolles les Braults, 1999, p. 98

 

[6] PESCHE (J.-R.), Dictionnaire topographique, historique et statistiques de la Sarthe, Imprimerie Monnoyer, Le Mans, 1829-1842

 

[7] BRIER (Hubert), op. cit., p. 3

 

[8] BRIER (Hubert), op. cit., p. 5

 

[9] constats Guellier du 9 octobre 1944, Arch. Départementales de la Sarthe

 

[10] MATTHEWS (W.L. Jr), Histoire du 406ème Group. Du Débarquement à la victoire, Document de l’Association des pilotes de 406ème FG

 

[11] BRIER (Hubert), op. cit., p. 3

 

[12] BRIER (Hubert), op. cit., p. 4

 

[13] voir le site www.406thwwiiftrgrp.org

 

[14] MAURER (Maurer), Combat Squadrons of the Air Force in World War II, history and insignia, Washington, Zenger Publishing, 1969, p. 616

 

[15] MAURER (Maurer), Combat Squadrons of the Air Force in World War II, history and insignia, Washington, Zenger Publishing p. 618

 

[16] MAURER (Maurer), Combat Squadrons of the Air Force in World War II, history and insignia, Washington, Zenger Publishing p. 620

 

[17] BRIER (Hubert), op. cit., p. 3

 

[18] Notes sur l’histoire du 406ème Groupe de Chasse de l’U.S. Army Air Force, Document de l’Association des pilotes de 406ème FG

 

[19] MATTHEWS (W.L. Jr), Histoire du 406ème Group. Du Débarquement à la victoire, Document de l’Association des pilotes de 406ème FG

 

[20] GUNSTON (Bill), Avions de chasse 1939/1945 ; les principaux appareils des forces alliées, PML Editions, 1994, p. 110-115, p. 142-145

 

[21] Ouest-France, 7 février 1977


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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 12:56

Journées Européennes du Patrimoine 2012

 

Cette année, le thème des Journées Européennes du Patrimoine est « Patrimoines cachés ». Bien caché notre patrimoine en effet dans la région de La Suze au vu du peu d’ouvertures au public.

 

Liste des sites ouverts au public dans la région de La Suze sur Sarthe à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine les 15 et 16 septembre 2012

 

Chemiré le Gaudin

Château de la Sauvagère

Visites guidées des extérieurs et du salon

Présentation de la restauration des pots à feu des lucarnes du château
Horaires : sam-dim 11h, 15h, 16h, 17h
Gratuit

Informations sur http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr

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Eglise

Visite de l’église le dimanche 16 septembre de 14h00 à 17h00

Informations sur http://doyennecouronneouest.over-blog.com/article-journees-du-patrimoine-2012-et-quo-vadis-107673358.html

 

 

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Etival Lès Le Mans

Eglise

Visite de l’église le 15 septembre de 14h00 à 17h00 avec accueil par Mme et M. Tellier.

Informations sur http://www.etival-les-le-mans.com/journee-du-pa-6170.html et sur

http://doyennecouronneouest.over-blog.com/article-journees-du-patrimoine-2012-et-quo-vadis-107673358.html

 

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Fillé sur Sarthe

Moulin de Fillé

Informations sur http://www.ile-moulinsart.fr/agenda/

 

 

Louplande

Château de Villaines

Château de style classique entouré d'un pigeonnier et d'une orangerie, d'un parc dit « A la française » avec un grand potager. Obtention du label Jardin Remarquable en 2006 et du Grand Prix 2005 du concours national des potagers de la SNHF. Patrimoine accessible aux personnes handicapées motrices

Visite libre

Extérieurs et rez-de-chaussée.
Conditions particulières : 4€ gratuit -18 ans
Horaires : sam-dim 10h-12h et 14h-18h

Intermède de musique française

Piano et violon
Horaires : dim 15h, 16h et 17h

Informations sur http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr


 

 

Aérodrome américain A36

10h.Inauguration de la signalétique d’informations sur l’ancien terrain d’aviation US de Louplande et défilé de véhicules militaires de collections de l’association CVMH.

Informations sur http://www.sarthe.com/journees_patrimoine_2012.asp?card=22227# et http://www.louplande.reseaudescommunes.fr/fr/actualite/57196/invitation-inauguration-borne-historique-ancien-aerodrome-louplande

 

 

Souligné Flacé

Chapelle de Flacé

L'église paroissiale de Flacé d'une fondation très ancienne conserve une abside romane. La nef fut remaniée au XVè et XVIè s. Trois fenêtres en plein cintre remplacèrent sur la face sud les baies étroites primitives. Un nouveau portail fut apposé au vaisseau. L'église fut ornée de nouvelles peintures. Vers 1725, l'abside fut fermée par un retable en bois, du 18è, auquel on adossa trois autels. Une porte à droite du maître autel ouvrit sur le chevet qui forma sacristie.
Patrimoine accessible aux personnes handicapées motrices

Visite guidée

Horaires : sam-dim 14h-18h
Gratuit

Informations sur http://www.journeesdupatrimoine.culture.fr

 

Eglise

Visite le samedi 15 septembre de 14h00 à 17h00.

Informations sur http://doyennecouronneouest.over-blog.com/article-journees-du-patrimoine-2012-et-quo-vadis-107673358.html

 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 08:40

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En marge :

10 juin 1759

Resultat de Voivres

Pour concession de banqs

 

  1. Du dimanche dixième jour du mois de
  2. juin mille sept cent cinquante neuf issue de
  3. la grande messe
  4. Devant nous Julien Marin Baussan notaire royal
  5. au Maine demeurant parroisse d’Etival lez le Mans
  6. soussigné
  7. Les manans et habitans de la parroisse de Voivres es
  8. personnes de v(énérable) et d(iscret) m(aîtr)e Jacques Goussault prestre curé
  9. dudit lieu, René Touret bordager procureur sindic
  10. de ladite parroisse et faizant pour Pierre Vincent lab(oureu)r
  11. et procureur de la fabrique dudit lieu, René Le Bourdais,
  12. Pierre Grosbois lab(oureu)r, Julien Landais, Louis Poirier
  13. Pierre Rocher, Jean Vincent, Joseph Souchet, Francois
  14. Galas, Pierre Ruille, Jean Chereau, Jean Chartier, et
  15. pluzieurs autres habitans de ladite p(aroi)sse tous faizant la meilleure
  16. et plus saine partye du general assemblés en corpsx issue de la
  17. grande messe apres avertissement a eux fait a suffire le
  18. tout a la diligence dudit Touret faizant pour ledit Pierre
  19. Vincent detenu au lit malade depuis la convocation de
  20. la presente assemblée lequel a remontré auxdits
  21. habitans  que la fabrique dudit lieu est très pauvre, et
  22. qu’il est utile et necessaire que les places de leglize soient mises à
  23. l’enchère affin de faire produire un petit fond à ladite eglize
  24. affin de servir a la décoration surquoy lesdits
  25. habitans ayant murement conferé ensemble ont consenty que
  26. les places des bancqs de ladite eglize paye un tribut à ladite
  27. fabrique à commencer du premier jour de l’année presente
  28. et continuer d’an en an pendant que lesdits habitans
  29. subsisterontll et procedant a ladite adjudication   x dans le cimetiere
  30. la premiere place de bancq dans la nef de

 

Page 2/3

  1. ladite eglize du coste droit dont le bancq appartient à madame
  2. de Thomazin reste à ladite dame en consideration des bienfaits
  3. qu’ell’a fait a ladite eglize jusques a ce jour
  4. La seconde place derriere ledit bancq du mesme costé a été mize
  5. et adjugée à la v(euv)e Michel Rocher bord(ag)er dudit Voivresx pour
  6. trois livres qu’ell’a promis et s’est obligée bailler et payer chacun an
  7. a partir du premier janvier dernier et dont le premier payement
  8. echera au premier janvier prochainxx et a declaré ne scavoir signer
  9. de ce enquis   x presente et acceptante,  xx en outre payer les arrerages de six sols
  10. jusques au premier janvier ? que commence la presente concession
  11. le troizieme place du mesme costé aux charges cy dessus de payer
  12. chacun an au premier janvier premier payement echeant au premier
  13. janvier prochain et ainsy continuer d’an en an a été mize et adjugée
  14. au s(ieu)r Duclos propriétaire d’un des lieux de Randonnay representé par
  15. Jean Chartier son fermier et à René Lebourdais dud(it) Voivres
  16. presents et acceptants pour trente un sols par an qu’ils payeront
  17. moitie par moitie, ledit Chartier a declaré ne scavoir signer et
  18. ledit Bourdais a signé [signature] René Lebourdais
  19. la quatrieme restera audit Pierre Vincent procureur de fabrique
  20. pour trois livres par an
  21. la cinquieme place du mesme costé adjugée aux mesmes conditions
  22. à Julien Brard dem(euran)t au lieu de la Feuperie absent et qui avoit
  23. eté conditionné entre eux habitans pour la somme de trois livres
  24. par an
  25. la sixieme place du mesme costé a été adjugée à Jean le
  26. Cornué lab(oureu)r dudit Voivres absent pour trente cinq sols par
  27. an
  28. la septieme place au mesme costé a été adjugée à Pierre
  29. Trouillard dudit Voivres present et acceptant pour trente
  30. six sols aussi par an et a declare ne scavoir signer
  31. la huitieme place de bancq du mesme coste demeure
  32. adjugée a François Lhommeau sabbotier absent representé
  33. par François Lhommeau son fils pour vingt solsx et a promis
  34. payer chacun an et a ledit Lhommeau fils signé   x par an
  35. [signatures] F. Lhommeau
  36. la neuvieme place du mesme costé demeure adjugée

 

Page 3/4

  1. à Jean Grosbois bordager present et acceptant
  2. pour vingt deux sols par an, et a signé
  3. [signature] Jean Grobois
  4. la dixieme place de bancq du mesme costé demeure
  5. adjugée a la v(euv)e Etienne Allard dud(it) Voivres representée
  6. par Francois Allard son flis present et a promis en payer
  7. quinse sols par an et a declare ne scavoir signer enquis
  8. l’unzieme place du mesme costé demeure adjugée audit
  9. Touret pour dix sols par an et a promis payer chacun an et a
  10. signé [signature] Rene Touret
  11. Ensuite les places de bancqs de la nef de ladite eglize du
  12. costé gauche ont été mises a l’enchere aux conditions cy dessus
  13. la premiere place apres le bancq du seigneur a été mise et
  14. adjugée à Pierre Ruiller lab(oureu)r dudit Voivres et a la v(euv)e Gabriel
  15. Ruiller presents et acceptants pour trente cinq sols par an quils
  16. ont promis payer chacun an et ont declare ne scavoir signer
  17. de ce enquis
  18. la seconde place de bancq demeure adjugée à Louis Poirier
  19. dudit Voivres pour vingt cinq sols et a promis payer chacun an
  20. et a declare ne signer
  21. la troisieme place du mesme costé demeure adjugée
  22. a chacun de Mathieu Legeay, Julien Lottin et Jean Allard
  23. de la p(aroi)sse de Louplandes et de cette parroisse de Voivres representés par
  24. ledit Ruiller pour par eux en payer chacun an vingt deux
  25. sols par an et a ledit Ruiller declare ne scavoir signer
  26. la quatrieme place de bancq du mesme coste demeure
  27. adjugée à Michel et René les Piron lab(oureu)rs dudit
  28. Louplandes et dudit Voivres representes par ledit Touret pour
  29. seise sols par an quils ont promis payer et a ledit Touret  signé
  30. [signature] René Touret

 

Page 4/4

  1. la cinquieme place du mesme costé demeure adjugée
  2. à Michel Bourmault et a la v(euv)e Julien Housseau dudit Voivres
  3. pour vingt huit sols quils payeront chacun an représentés par
  4. ledit Le Bourdais qui a signé [signature] Le Bourdais
  5. la sixieme place du mesme costé demeure adjugée à
  6. Mathurin Mauboussin et Jean Vincent dudit Voivres
  7. pour dix sols par an, et ledit Mauboussin present et acceptant
  8. et a promis payer, et a declaré ne scavoir signer enquis
  9. la septieme et derniere place du mesme costé demeure
  10. adjugée audit Mauboussin pour Michel Tyberge lab(oureu)r
  11. dudit Voivres pour dix sols par anx et a encore declare ne
  12. scavoir signer enquis   x que ledit Tyberge payera
  13. qui sont touttes les places de bancqs de ladite eglize et
  14. lasquelles demeurent adjugées comme dessus et promettent
  15. chacun en leur egard payer le prix de leurs adjudications
  16. chacun an a partir du premier janvier dernier et sera le
  17. cousts des presentes payé aux depends de ladite fabrique
  18. Dont acte et jugé apres lecture les partyes de leur consentement
  19. fait et arresté sur la pierre du cimetière dudit Voivres
  20. lesdits jour et an que dessus presents Jean Letourmy boulanger
  21. et Charles Poignand cordonnier demeurants audit Etival
  22. temoins a ce requis, et appelles, tous lesdits établis ont fors
  23. les soussignés et ceux qui se sont retiré sans avoir signé
  24. declaré ne scavoir signer de ce enquis   ll et quils payeront chacun an
  25. entre les mains de leur procureur de fabrique lors en charge le prix cy apreso
  26. raye unze mots ou sillabes ou sillabes nuls   x dans lad(ite) p(aroi)sse, o convenu
  27.  [signatures] J. Goussault cure, J. Letourmy
  28. Rene Touret, René Le Bourdais
  29. C. Poignand Baussan

 

 

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 17:36

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La boucle rigomeroise à Souligné-Flacé est un parcours minimaliste puisqu'il fait 1,5 km. Le départ se fait depuis le plan d'eau communal à côté de la salle polyvalente.

 

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On remonte ensuite vers le bourg pour arriver au pied de l'église Saint-Rigomer.

 

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Drôle d'histoire que celle de Rigomer. Ermite mérovingien du Maine, il se retire à Souligné, guérit les malades et meurt. Inhumé dans une chapelle, on vient se recueillir sur sa tombe.

En 1014, le comte Hugues négocie la donation des reliques du saint avec les moines de Saint Pierre de Maillezais. Les habitants de Souligné étaient évidement contre; mais les moines, par tromperie, finirent par soustraire les précieux ossements.

 

On remonte ensuite par le petit chemin à droite de la mairie. On atteint alors le lavoir malheureusement couvert d'affreuses inscriptions. Il faut bien que jeunesse se passe, mais elle pourrait se passer avec plus d'intelligence et plus de goût surtout !

 

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Le petit chemin, charmant mais trop court, mène vers un lotissement. Avant de prendre la rue sur la droite, on peut profiter du point de vue sur le village depuis le champ.

 

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On traverse ensuite le lotissement puis on prend sur la droite pour rejoindre le plan d'eau.

 

Il est également possible de faire une boucle plus longue en poursuivant sur la route de Louplande. On fera alors environ 7 km.

 

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Après la ferme de Sainte-Marthe, ancien bordage sarthois à façade orientée au sud, l'habitat étant à l'ouest et la partie agricole à l'est, poursuivre la montée puis prendre la petite route à droite.

 

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Le regard peut alors s'étendre jusqu'aux confins de la Charnie. Puis après quelques centaines de mètres, prendre à nouveau à droite pour descendre vers Flacé.

 

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On jetera un oeil intéressé sur l'église de Flacé, rare témoin d'une église médiévale romane n'ayant connu que peu de modifications. Arrivé au carrefour un peu plus haut, il faut prendre à droite pour rejoindre le bourg de Souligné.

 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 18:05

 

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La maison de la randonnée, à proximité de l'église, sert de point de départ. C'est là que l'on découvre l'itinéraire. Mieux vaut tout de même s'équiper d'une carte IGN pour la suite.

 

 

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Le panneau annonce qu'il existe 25 km de chemins de randonnée. Malheureusement, aucun plan n'indique les parcours. Peut-être obtiendrait-on des renseignements à la mairie mais elle n'est pas ouverte tous les jours. Nous sommes pourtant sur le site de la maison de la randonnée. C'est un bel édifice mais il est fermé et ne propose rien pour les randonneurs si ce n'est des toilettes et un point d'eau.

 

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Donc cap au nord. Passer devant le cimetière et aller jusqu'à la mairie. Prendre à droite jusqu'au carrefour et descendre à gauche en direction de Fercé.


Sur votre droite, une construction attire l'oeil. Il s'agit d'un rare vestige de bordage (petite ferme) tel qu'il existe depuis la fin de moyen-âge : habitat d'un côté, étable de l'autre et grenier au-dessus. Ces bâtiments tombent en ruine ou sont rachetés et transformés en habitation moderne. Derniers témoins d'une vie passée, ils sont condamnés à disparaître.

 

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Continuer la descente et au niveau de la station d'épuration, prendre le chemin sur votre droite.

 

Le train arrive au Mans en 1854. Très rapidement, la décision est prise de poursuivre la ligne jusqu'à Angers; elle sera mise en service en 1863. La voie ferrée coupait les chemins et pour pouvoir continuer à circuler on a installé des "maisonnettes" où un garde-barrière contrôlait le passage. Aujourd'hui, ces passages à niveau sont remplacés par des ponts et la plupart de ces petites maisons sont abattues.

 

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Le parcours continue ensuite sur un long chemin rural bordé de haies et d'arbres filant ainsi sur la basse terrasse alluviale de la Sarthe.

 

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Au bout d'environ 1500 m., tourner à droite et monter dans les bois en suivant le chemin forestier. On entre alors dans une partie de la forêt de Longaulnai, grand massif forestier au sud-ouest du Mans. C'est ici que les moines de l'abbaye de la Roë fondèrent un prieuré et installèrent une série d'étangs; c'est l'origine de Saint Jean du Bois.

 

 

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Il y avait jadis ici un dolmen qui fut malheureusement détruit au début du 20ème siècle.

 

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Les terres sont acides et les landes pour le pacage dominèrent la région jusqu'à l'introduction du pin.

 

 

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Les bords des petits ruisseaux qui alimentent les étangs permettent de récolter le fourrage.

 

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Et on y croise encore quelques "terrouesses".

 

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Le retour se fait par une route goudronnée et amène au lieu de départ en passant par un lotissement. A l'usage, il me parait plus agréable de faire ce parcours dans le sens inverse des aiguilles d'une montre pour se débarasser dès le départ de la zone goudronnée.

C'est un beau tracé qui méritrait de temps en temps une visite commentée tant le territoire est riche. Mais il est bien difficile de faite bouger les choses en ce sens.

 

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 16:42

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Nous allons parcourir le Val de Sarthe sur ses différentes boucles pédestres et voir leur intérêt par rapport au patrimoine. Commençons par la boucle dite du bois du Belvédère à Chemiré le Gaudin.

 

Le départ se fait depuis la place de l'église où on peut trouver un stationnement assez aisément.

On profitera de l'endroit pour apprécier la restauration extérieure de l'église et en particulier la pierre de criée ainsi que la litre. On remarquera aussi la tour-clocher et sa partie à créneaux. Quelques petits pannonceaux donnent des explications sur l'édifice. Si la porte est ouverte, on pourra jeter un oeil intéressé à l'intérieur du bâtiment.

 

Ensuite on remonte vers le nord sur la petite route qui mène vers Athenay. Au premier virage quelques centaines de mètres plus loin, prendre l'allée de Béchereau.

 

Et c'est là le problème ...

 

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Il n'y aucun passage possible ... Faites alors demi-tour et revenez au point de départ. Admirez à nouveau l'église de Chemiré le Gaudin et reprendre le parcours mais dans l'autre sens. Vous savez déjà que vous ne pourrez pas terminer la boucle et qu'il vous faudra revenir sur vos pas !

 

Prendre alors sur votre gauche la route qui mène vers Louplande et Le Mans; traverser le ruisseau du nom de Renom. Si les conditions sont favorables, vous pourrez voir l'eau remonter la pente. Continuer et jeter un oeil sur les maisons de la fin du moyen-âge.

Prendre à gauche l'allée de la Sauvagère. Admirer pendant qu'il en est encore temps le colombier de la Sauvagère. Dans quelques années, il aura disparu.

 

 

 

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Poursuivre jusqu'à la grille du château de la Sauvagère et faites ce que vous dit le panneau.

 

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En fait, le chemin rural n'est que la bordure du champ. Il faut donc passer entre la clotûre et les cultures.

Arrive ensuite le chemin qui passe devant l'entrée du chàteau. Là et fort heureusement, le propriétaire des lieux entretient bien l'allée qui sent bon le chèvrefeuille. On prendra le temps d'observer l'extraordinaire portail à la perspective si caractéristique.

 

Il faut savourer ce passage bien guidé car ensuite commence le véritable parcours du combattant dans les bois du Belvédère.

 

Voici donc le piège :

 

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Deux chemins se présentent à vous. Sur celui de droite, on trouve l'accueillant panneau suivant :

 

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Vous prennez donc celui de gauche. Erreur ! C'est bien celui de droite qu'il faut prendre malgré les apparences. Il n'y a aucune signalitique dans les bois et on s'égare dans le labyrinthe des divers sentiers forestiers. Mais d'après le panneau, il n'y a qu'un seul piège; il ne vous reste plus qu'à espérer qu'un autre triste promeneur se soit fait avoir et que pour vous le terrible collet ne soit pas réinstallé.

 

Vous arrivez dès lors au point culminant de la commune, matérialisé par un étrange belvédère.

 

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Lui aussi est amené à disparaître dans les années qui viennent. Détritus divers et variés, tessons de bouteilles, coups de fusil de chasse tirés dans le plafond en disent long sur le respect dû à cet édifice.

 

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Ensuite, vous pouvez toujours essayer de trouver un passage qui éventuellement vous ramènerait vers le moulin de Béchereau. Mais il ne faut pas compter sur la signalitique pour randonneurs. Faites donc demi-tour et admirez les derniers panoramas sur la région. Vous l'avez bien mérité !

 

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De retour sur la place de l'église, regardez à nouveau le panneau. Vous apprendrez qu'il existe un autre sentier de randonnée nommé la boucle du Port de Saint Benoît. Il ne vous reste qu'à savoir où cela se trouve car aucun panneau ne vous en informe.

 

Pas simple la vie de randonneur à Chemiré le Gaudin ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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