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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 12:25

Cet article sera régulièrement mis à jour selon la lecture des actes.
Votre participation à ce lexique sera toujours la bienvenue.

 

 

A tousjours mais : A tout jamais. (« Lesdits Godefray et sa femme ont ce jourdhuy vendu et par ses presentes vend cedde quitte delaisse promettent garantir faire valloir a tousjours mais audit Niepseron », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Abouter (v.) : Terme très fréquent dans les actes de vente. Joindre par le bout. (« et aultre partye la terre Simon Herve aboutte dun boug la terre despandant du lieu et mestairye du Beur », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Aigneau (n. m.) : Agneau. (« Item sept brebis et six aigneaulx », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Amaillante (adj.) : Se dit pour une vache qui est prêtre à vêler. (« Item deux meres vaches et un petit veau dun an lune dicelles amouillee et lau(tr)e amaillante », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Amouillée (adj.) : Se dit pour une vache qui vient de vêler. (« Item deux meres vaches et un petit veau dun an lune dicelles amouillee et lau(tr)e amaillante », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Angevine (n. f.) : Fête religieuse (8 septembre) qui apparaît comme terme dans des baux et contrat de vente. (« ... demi boisseau d'avoine mesure [de La] Suze de cens au jour de l'Angevine huit septembre de chaque année. », Roëzé sur Sarthe, 1786).

 

Anneille (n. f.) : Anille ; pièce métallique dans l’œil de la meule qui permet de la faire tourner. (« une anneille de meulle a esmeudre », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Anthe (n. f) : Manche de faux ; s’écrit aussi « hante ». (« une faulx avec sa anthe et son batteige », Fillé sur Sarthe, 1766)

 

Aprentisse (n. m.) : Apprentissage (« Laquelle femme Pommier a pris et retenu ladite Marie Lemaitre pour son aprentisse dudit mettier de lingere blanchisseuse », La Suze sur Sarthe, 1760).

 

Arceleter (v.) : Poser des arcelets (voliges qui couvre un pignon). (« Le pignon est arceleté depuis le haut jusqu’à la sourcelure de vieilles doilles et demi usées », Voivres Lès Le Mans, 1756). 

 

Arpentif (n. m.) : Appentis. («  un logis en arpentif sur la rue », Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Arrogant (n.m.) : Ouragan. (« Dans la nuit du 26 au 27 du mois de janvier dernier une tempête de vens ou arrogant terrible à passé dans notre pays », Voivres Lès Le Mans, 1836).

 

Aubron (n. m.) : Elément d’une serrure. (« Que la trape du plancher est de vieil arcelet avec une serrure a bosse sans aubron », Roëzé sur Sarthe, 1756).

 

Auge a presurer (n. f.) : Récipient dans lequel est mis le lait à cailler. (« avec une petite loge au bout soubs laquelle y a une auge a presurer », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Aulne (n. m.) : Unité de mesure linéaire utilisée pour les textiles. La longueur de l’aune varie selon les endroits de la Sarthe entre 1,18 m. et 1,43 m. (« Trois draps de toille commune de chacun trois aulnes », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Balliere (n. f.) : Paillasse remplie de balles de céréales.  On trouve « baillère » en patois sarthois. (« Une balliere p(ar) led(it) Boutteiller a vingt sols », Voivres Lès Le Mans, 1639). 

 

Banneau (n.m.) : Tombereau à deux roues ; en patois sarthois on prononce « banniau ». (« Il y a plusieurs concavités dans l’aire de ladite chambre, il faut y raporter deux banneaux de terre franche pour la raplanir », Voivres Lès Le Mans, 1756).

 

Barge (n.f.) : Grosse meule de foin stockée dans le champ ou à proximité immédiate des bâtiments de ferme. (« Item a coté dud(it) appenty sest trouvé une barge de foin consistant en deux chartées ou environ », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Batteige (n. m.) : Enclume portative qui sert à battre la faux. (« une faulx avec sa anthe et son batteige », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Bécheur (n. m.) : ouvrier agricole. (« Louis Cador bécheur demeurant en ladite plaine paroisse dudit Royzé », Roëzé sur Sarthe, 1786).

 

Bergeail (n. m.) : Mouton ; on retrouve en patois sarthois le terme « bergeas ». (« la moytie de six bergeail », Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Bordager (n. m.) : Le bordager exploite une petite exploitation agricole nommée le bordage. (« Matthieu Legeay bordager demeurant dite paroisse de Louplande », Louplande, 1762).

 

Bouge (n. m.) : Une pièce d'habitation. (« Scaver un bouge de maison a cheminee fourq avecque une petitte lottye de jardin au bout », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Bouhalle (n. f.) : Sans doute une « boelle », sorte de houe en fer. (« Item une vielle bouhalle de fert de peu de valleur », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Bourne (n. f.) : Borne. (« et icelle bourne tirer a droicte ligne a un petit poirier », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Bouvard (n. m.) : Jeune bœuf. (« Item deux aultres bouvart de trois ans aussy en poil rouge », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Brassière de futaine (n. f.) : Vêtement de dessus en coton. (« Deux vielles perre de brassiere a quoiy lune desquelles est garnye de manches de fustaine », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Bre (n. f.) : On dit aussi « braie » ; appareil pour broyer la tige du chanvre. (« Item deux bres a broyer chambre », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Breluche (n. f.) : Etoffe grossière de fil et laine. (« un habit de breluche a l’uzage dudit deffunt de peu de valleur », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Broussil (n. m.) : Terre laissée à l'abandon et occupée par des épines (« ... demi quartier qui est en friche et broussil que ledit preneur défrichera », Voivres Lès Le Mans, 1780).

 

Broye (n. f.) : Voir Bre

 

Buteaux (n. m.) : Monticule de foin ou de paille. En patois sarthois, on prononce « buttiaux ». (« ... a en bailler de huict buteaux de foin », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Busse (n. f.) : Barrique d’un peu plus de 200 litres. (« il faut pour le réparer demie toise de pierre, une busse de chau et deux chartées de sable », Voivres Lès Le Mans, 1751).

 

Calcan (n. m.) : Carcan. En patois sarthois, le « r » est roulé et on entend alors le son « l ». (« Oultre quil a droict de pau ou pilory a calcan », Etival Lès Le Mans, 1645).

 

Calot (n. m.) : Un petit morceau de terrain plutôt en vigne. En patois sarthois, le calot désigne le quignon de pain. (« Item un petit calot de vignes contenant a lestimation dun demy quar de quartier de vignes », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Carrie (n. f.) : Encadrement ; le terme est également souvent utilisé dans la description du lit. (« Vu une autre chambre de maison à cheminée et four, le tout se tenant, remarqué qu’il se trouve environ trente pavés de six pouces autour du foyer sans carrie », Saint Jean du Bois, 1768).

 

Carteron (n. m.) : Mot qui désigne une quantité. Dans les dictionnaires, « quarteron » signifie le quart de cent. (« un carteron de poire cuitte », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Casseau (n. m.) : seau parfois pour la traite des vaches ; on dit aussi « côssiau ». («Item deux sailles le casseau et le godet », Guécélard, 1675).

 

Ceuviere (n. f.) : on dit aussi « civière » ; engin de transport à bras. Désigne parfois la brouette sous l’appellation « civière rouleresse » («  Item deux viels ceuvieres », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Chaignon (n. m.) : Corde. (« avec des sacqs et chaignons », Fillé sur Sarthe, 1690).

 

Chambre (n. m.) : Autre nom du chanvre. (« Item deux livres et demy de chambre de peu de valleur appressies ensemble a cinq sols », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Champlure (n. f.) : Robinet sur un tonneau ou un réservoir ; en français courant on trouve le nom « chantepleure ». (« une grande fontaine de cuivre rouge avec sa champlure », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Charlict (n. m.) : On trouvera dans les dictionnaires du 18ème siècle le mot « châlit » ; il désigne le bois de lit. («  Un charlict de boys de chesne garny dune paillasse », Guécélard, 1675).

 

Charnier (n. m.) : gros vase servant à conserver la viande. (« Item un charnier garny de un port et demy ou environ », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Chartilaige (n. m.) : Selon les sources, ce mot désigne soit le bois servant au charronnage, soit tout ce qui roule dans une ferme. (« Nous sommes transportes en la grange pour estimer les chartes chereus et chartilaige », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Cheigne (n. f.) : Chaîne. (« Item une cheigne et deux couroyes », Fillé sur Sarthe, 1690).

 

Cheintre (n. f.) : Partie qui reste en herbe entre la haie et la terre labourée dans un champ. (« et dans le bas dud(it) verger il se trouve environ un quart de journal en cheintre et broussil de temps immemorial », Saint Jean du Bois, 1768).

 

Chemisolle (n. f.) : Chemise. (« Une vieille chemisolle a usage dud(it) deffunct », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Chereus (n. f.) : Charrue. (« deux chereus a versouer », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Chevrette (n. f.) : Support qui permet de tenir les casseroles sur le feu. (« deux fourneaux garnis de leur gris de fert, une chevrette et un trepied aussy de fert », Fillé sur Sarthe, 1757)

 

Chirurgien (n. m.) : Personne qui pratique les actes de médecine externe (saignée, pose d'une attelle, etc.). (« Maître Pierre Porteboeuf cherurgien demeurant au bourg de Gueselard », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Cloteau (n. m.) : Petite parcelle de terre à proximité des bâtiments de la ferme. (« Scavoir est un cloteau de terre contenant demy journau de terre ou environ », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Cloust (n. m.) : Un clos. Comme son nom l'indique, ce terme désigne un espace clos. Dans notre région cela indique souvent une vigne. (« La ruelle tandant a aller dudit lieu de la Jambelliere ou cloust de Grochenay », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Coignairie (n. f.) : Angle, coin. (« vis-à-vis l’angle ou coignairie du bâtiment dudit Poirier donnant au midi », La Suze sur Sarthe, 1769).

 

Coin de beurre (n. m.) : Motte de beurre cylindrique. (« Un coin de boeurre frais pezant deux livres », Spay, 1727).

 

Coity (n. m.) : La forme des dictionnaires du 17ème siècle est « Coutil » ; toile de fil de chanvre ou de lin. (« une couette de coity », Guécélard, 1675).

 

Colombe (n. f.) : Poutre verticale. (« Touttes les colombes sont à retailler de huit pieds de longueur, servant duisserie à l’entrée de la maison », Voivres Lès Le Mans, 1751).

 

Colon (n. m.) : Il désigne celui qui a un bail à moitié, c'est-à-dire qu'il paie son loyer en livrant la moitié de la récolte en nature. (« Pierre Gaultier homme de peine et cy davant collon dudit lieu [des Grutières] », Fillé sur Sarthe, 1647).

 

Communauté ou tourne (n. f.) : territoire partagé entre deux paroisses ; les habitants relèvent une année d’une paroisse puis l’année de l’autre. (« Guy Leon dem(euran)t au lieu de Pilmil communaulté d’Oyzé et de S(ain)t Jean de la Motte », Voivres Lès Le Mans, 1638)

 

 

Compulsoire (n. m.) : Acte de justice qui donne ordre de compulser des registres. (« Lequel ma faict apparoir des lettres royaux en forme de compulsoire par lesquelles il luy est permis faire faire monstrée et visitation des choses enoncees », Etival Lès Le Mans, 1645)

 

Corroyeur (n. m.) : Artisan qui transforme le cuir tanné en cuir fini. (« ... au sieur Jean Baptiste Georget marchand tanneur et corroyeur et demoiselle Renée Dorizon son épouse », La Suze sur Sarthe, 1783).

 

Cottaison (n. f.) : Assolement. (« ne coupant que le [bois] taillable en temps et saison convenable celon les cottaisons », Guécélard, 1722).

 

Couetty (n. m.) : Voir Coity.

 

Couple (n. f.) : Paire. (« et une couples de poullet », Voivres Lès Le Mans, 1761).

 

Courcière (n. f.) : Litière pour les bestiaux. Sur les sols pauvres de la région de La Suze, cette litière est souvent faite à partir de la bruyère qui est coupée dans les landes et les bois. («  ... de n'enlever aucuns foins, pailles, chaumes, fourrages, courcieres, littieres ni engrais de sur ledit lieu », Saint Jean du Bois, 1788).

 

Courtine (n. f.) : Rideau de lit. («  Item une courtine garnye de franges », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Crêtis (n. m.) : Faîtage. (« ce qui resulte tant du crêtis ou massonail des anciennes couvertures », La Suze sur Sarthe, 1769).

 

Cribler (v.) : Nettoyer le blé avec un crible. (« Cinq boisseaux de seigle net et criblé mesure Le Mans », Louplande, 1762).

 

Croisée (n. f.) : Châssis de bois qui entoure la fenêtre. Mais dans les actes notariés le mot désigne souvent l’ouverture de la fenêtre. (« A la même chambre il se trouve sur la cour une croisée sans grilles ni vitres et sans apparence d’y en avoir eu, il y a seulement un vental ou volet », Saint Jean du Bois, 1768).

 

Crouillet (n.m.) : Verrou. (« Qu’à l’autre bastiment servant d’etable le vental de la porte est en passable état se fermant avec un crouillet rond », Voivres Lès Le Mans, 1756). 

 

Damas de coq (n.m.) : Tissu de qualité plutôt médiocre utilisé pour un usage ordinaire. Il devrait être écrit « damas de Caux » ; mais en patois sarthois un coq se prononce « co » d’où la confusion. (« lentour du dit lit de damas de coq », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Deguersure (n. f.) : Gerçures ; écrit également « deguerseure ». Désigne des fentes comme des interstices entre des planches. (« qu’au fond dudit batteau en dessous il se trouve differentes deguerseures qui donnent lieu de craindre une ruine prochaine dudit batteau », La Suze sur Sarthe, 1767).

 

Dessoler (v.) : Changer l’ordre des soles dans un champ. («  Bêcher, labourer, fumer, cultiver et ensemencer les terres dudit lieu par les cottaisons en temps et saison sans les dessoler », Voivres Lès Le Mans, 1773).

 

Divertir (v.) : Cacher. (« quil navoit auncune intention de luy ayder a divertir ses meubles », Spay, 1729).

 

Dollouere (n. f.) : Doloire ; outil de tonnellerie. (« Item une vieille dollouere », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Dossier (n. m.) : Pièce de bois parfois recouverte de tissu qui joint les deux colonnes à l’arrière du lit. (« une carrie et un dossier de toille commune », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Doublier (n. m.) : Solive dans la charpente. (« Et pour la huittieme partie de thuille creuse et platte, il fault soixante et quatorze pieds de doublier », Voivres Lès Le Mans, 1751).

 

Droit de rivaige (n. m.) : Dans différents actes concernant des biens le long de la rivière Sarthe, il est souvent mentionné le « droit de rivaige ». Cependant, le contenu de ces actes n'est pas suffisamment précis pour en préciser la teneur (droit d'utilisation de l'eau ? Taxe a verser pour l'utilisation de la rivière ?). (« Item avecque ce demeure la moitye du droict de rivaige estant sur le bord de la riviere de Sarte », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Ecobueur (n. m.) : Personne chargée de faire l’écobuage ; elle assure le brulage des landes et bruyères pour en faire une terre cultivable. (« Guillaume Hercé ecobueur demeurant en cette paroisse » , La Suze sur Sarthe, 1777).

 

Ecoine (n. f.) : Egoïne. (« une grande scye a scyer du tuffeau, un poele de fonte, une ecoine », Fillé sur Sarthe, 1757). 

 

Ecroit (n. m.) : L’augmentation du bétail. Le terme est utilisé dans certains baux. (« Lequel a fait bail à moitié franche de tous grains, chanvres, effouils, ecroits et profits de bestiaux », Voivres Lès Le Mans, 1767).

 

Ecuirie (n. f.) : Ecurie. (« une chambre a cheminée, la chambre des cochers, une ecuirie, les remises et une horloge », Fillé sur Sarthe, 1759).

 

Effouil (n. m.) : profit résultat de l’augmentation du bétail par les naissances. Le terme est utilisé dans certains baux. (« Lequel a fait bail à moitié franche de tous grains, chanvres, effouils, ecroits et profits de bestiaux », Voivres Lès Le Mans, 1767).

 

Encheintrure (n. f.) : Sans doute à rapprocher du vieux français « encheinure ». Le système de chaine et de charpente qui permet de descendre le seau dans le puits. (« Le puis étant dans le verger est sans encheintrure », Saint Jean du Bois, 1768).

 

Entour (n. m.) : Tour ; mot souvent utilisé dans les inventaires pour la description du lit. (« Un mauvais bois de lit de noyer son entour de sarge verte », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Esgail (n. m.) : Répartition. On retrouve en patois sarthois le terme « égaillée » mais qui a plutôt le sens de « en désordre ». (« Pour une journée dudit comptable d'avoir assisté a lesgail du sel d'impost de ladite année sera taxé XL sols », Fillé sur Sarthe, 1647).

 

Esmeudre (v.) : Aiguiser, rémouler. (« une anneille de meulle a esmeudre », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Esprit de vin (n. m.) : Combustible obtenu par distillation du vin, ou d’une autre boisson fermentée, et qui permet d’alimenter un réchaud. (« deux rechaults un au charbon et lautre a lesprit de vin», Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Estrize (n. m.) : Chemin. On retrouve en patois sarthois « aîtrage». (« Et a coste joignant dun coste qui est le coste de lestrize », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Etache (n. m.) : Pieu, poteau ; de l’ancien français « estache ». (« La charpente [du four] peut encore servir a l’exception de quatre etaches de chacun sept pieds de longueur », Voivres Lès Le Mans, 1751).

 

Etapier (n. m.) : Personne qui s'occupe des vivres pour les troupes. (... et aux etapiers pour les viandes qui pourront être par eux fournies aux troupes », La Suze sur Sarthe, 1783).

 

Etrigne (n. f.) : Etrille. (« Item une etrigne et un peigne », Fillé sur Sarthe, 1757). 

 

Evantiller (v.) : Exposer ce qui relève d’une seigneurie pour les droits qui en dépendent. (« Et ont declarés par ces mesmes presentes evantiller la susditte piece de Longrais », Voivres Lès Le Mans, 1710).

 

Fillière (n. f.) : Pièce de bois utilisée dans la charpente de bâtiments. (« Visité ensuite la halle ou tuilerie, remarqué qu’il y a une filliere rompue, il faut y mettre un lien de fer », Saint Jean du Bois, 1768).

 

Fonsaille (n. f.) : Ensemble des planches qui forment le fond du lit. (« Un vieil charlict de boys de chesne a quatre quenouilles avec sa fonsaille », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Fourme (n. f.) : Tas de fumier. (« avec leq(ue)l demeure la place de la fourme », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Fouteau (n. m.) : Hêtre. (« Six pieces de bois de fouteau pour luzage dune tante avec les griquets », Fillé sur Sarthe, 1757). 

 

Frarache (n. f.) : Terre en possession commune avec des obligations solidaires par rapport au seigneur. (« Et au surplus la contribution dont ledit lieu est chargé a la frarache de la Borderie », Voivres-Lès-Le Mans, 1767).

 

Fustière (adj.) : De bois. (« une pelle fustiere », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Garde marteau (n. m.) : Officier des eaux et forêts qui gère la vente des arbres dans les forêts du Roi. (« lequel conjointement avec le sieur Laurent garde marteau des entrepreneurs du bois de marine du Roy luy avoit auparavant indiqué et marqué lendroit ou edifier la porte marinière actuelle », La Suze sur Sarthe, 1769).

 

Garde note (n. m.) : C'est l'officier qui garde les minutes des actes. Au 17ème siècle, c'est souvent le notaire qui a cette fonction. (« Par devant nous René Bellanger notaire royal tabellion garde notte heredittaire au Mayne en la residance de Fillé demeurant a Royzé », Guécélard, 1728).

 

Garde scel (n. m.) : Notaire qui peut certifier un acte de la juridiction. (« Par devant nous Claude Julien Baussan du Bignon notaire royal garde notes et garde scel du Roi au Maine pour la collocation de La Suze », La Suze sur Sarthe, 1780).

 

Garlande (n. f.) : Céramique dont le vernis n'est pas uniforme mais taché, veiné. (« Item un grand poct de garlande casse », Guécélard, 1675).

 

Gaude Flore (n. m.) : Dit aussi Hymne aux sept joies ; louange chantée par la Vierge Marie pour la résurrection de son fils. « ... relativement à un imprimé concernant le Gaude Flore autrement les sept alégresses dont la Sainte Vierge mere de Dieu jouit dans le ciel », La Suze sur Sarthe, 1778).

 

Gaulure (n.f.) : vient de « gaule », ensemble de longues perches de bois. (« les moulins manquants d’eau ont cessé de tourner s’étant fait une brèche jusqu’au fond sans qu’il soit resté ni pieux ni gaulures ni aucunes matieres », La Suze sur Sarthe, 1771)

 

Gelinne (n. m.) : Poule. (« Et de fournir par chacun an aussy a madite dame six gelinnes grasses dans le temps des Rois rendues à Paris », Guécélard, 1722).

 

Glose (n. f.) : Mot ajouté en interligne dans un acte. Normalement, le notaire les récapitule à la fin de l'acte pour indiquer qu'ils ont bien été ajoutés lors de la rédaction ou de la relecture de l'acte.

 

Godet (n. m.) : récipient creux muni d'un manche en bois. (« Item deux sailles le casseau et le godet », Guécélard, 1675).

 

Gorine (n. f.) : Truie. (« Item deux gorine de l'annee », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Grapeur (n. m.) : Personne qui passe dans les vignes après les vendanges pour ramasser ce qui reste. (« d’un autre coté les grapeurs et grapeuses viennent en foules, et y suivent les vendangeurs sans quils puissent sen deffendre » », Fillé sur Sarthe, 1754).

 

Griquet (n. m.) : Sans doute une pièce de bois. A noter que ce mot est proche du terme en vieux français « criquet » qui désigne une pièce de bois et que l’on retrouve dans le jeu anglais « cricket ». (« Six pieces de bois de fouteau pour luzage dune tante avec les griquets », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Grugeoir (n. m.) : Broyeur utilisé en cuisine. (« un grugeoir de bois avec son pilon », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Guimblet (n. m.) : Foret pour percer les tonneaux. (« Item un sermeau une sepe a tailler et un gros guimblet », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Haye platte (n. f.) : Haie sans talus ni fossé. (« sera dans le jour et feste de Noel prochain planté par celuy qui aura le p(rése)nt lot une haye platte ou sinon mis de paly », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Hoer (n. m.) : Hoir, héritier. (« … daultre costé les vignes de Charles Soryau et ses hoers », Roëzé sur Sarthe, 1606).

 

Homme de peine (n. m.) : Ouvrier agricole (« Michel Fournier homme de peine mary de Magdelaine Laboreau » , Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Homme faucheur (n. m.) : Unité de mesure pour les prés. (« Item avecque ce demeure une lottye de pre contenant deux homes dhome faucheur », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Honorable (adj.) : Titre honorifique porté par des personnages de quelque importance. (« Honorable François Huon, seigneur de la Richardière », Fillé sur Sarthe, 1642).

 

Huge (n. f.) : Une huche. («  Une vielle huge a boulanger », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Inspecteur aux boucheries (n. m.) : Personne chargée de faire respecter les normes sanitaires dans un abattoir. (... consistants savoir pour ceux d'inspecteurs aux boucheries en quarante sols par chaque bœuf ou vache, douze sols par veau ou genisse, quatre sols par chaque mouton brebis ou chevre, et deux deniers par livre de viande morte entrante », La Suze sur Sarthe, 1783).

 

Issue (n. f.) : Espace pour sortir. («  une petite grange estant au bout de l’estable du troisieme lot et soubs mesme feste avec dix pieds d’yssues au devant », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Jalle (n. f.) : Cuvier en bois qui pouvait servir en Sarthe pour le marc de cidre. («Item deux vieilles jalles », Voivres Lès Le Mans, 1639).

 

Jettée (n. f.) : Terre évacuée d'un fossé. («  ... ayant la jettée sur le terrain », Roëzé sur Sarthe, 1786).

 

Journal (n. m.) : Unité de mesure pour les superficies des champs. Elle peut varier selon les régions mais correspond à environ 80 chaînées soit 52,76 ares. (« Les piesses de terres nommees la Grande Piesse de trois journaux celle nommee la Petite Piesse aussi de trois journaux et celle nommee les Bignons de quatre journaux », Voivres Lès Le Mans, 1741).

 

Journalier (n. m.) : Ouvrier agricole (« ... les personnes de Pierre Barassé et Pierre Lechanteux garçons journaliers demeurants même paroisse de Chemiré le Gaudin », La Suze, 1778).

 

Laboureur (n. m.) : Terme qui revient très fréquemment dans la région de La Suze alors que le mot « métayer » est peu utilisé. Le laboureur est un exploitant agricole qui est plus important que le bordager ; il exploite une métairie. (« Et Jean Desbleds laboureur et Michelle Lebatteux sa femme ... demeurants au lieu et metairie de Beauchesne parroisse dudit Fillé », Guécélard, 1722).

 

Lampron (n. m.) : Petit godet d’huile avec une mèche pour servir de lampe. (« une lampe, un lampron », Fillé sur Sarthe, 1690).

 

Lavandrie (n. f.) : Laverie. (« Ensuite sommes passé dans une lavandrie attenant a la ditte cuisine », Fillé sur Sarthe, 1757).

 

Layer (v.) : Sans doute « marquer ». (« a tirer a droicte ligne a une troisse de chesne layée », Voivres Lès Le Mans, 1672).

 

Lettance (n. f.) : Laitance ; chaux délayée dans de l’eau. (« une vieille ceinture ou litre fort encienne laquelle nest relevee darme couleur sinon de chau et lettance », Etival Lès Le Mans, 1645).

 

Lezard (n. m.) : Lézarde, fissure. (« Dans le pignon du côté de la cour il se trouve un lezard », Roëzé sur Sarthe, 1756).

 

Liage (n. f.) : Liasse. (« Une liage de contracts en parchemin fors une en papier », Fillé sur Sarthe, 1656).

 

Ligne (n.f.) : Unité de mesure représentant 0,002256 m. (« La traverse qui fait le bas de l'entrée des bancs aussi en chêne et sera de trois pouces et demi de large sur quinze lignes d'épaisseur », La Suze sur Sarthe, 1785).

 

Lintier (n. m.) : Linteau (« et le lintier en bois », La Suze sur Sarthe, 1779).

 

Lottye (n. f.) : Mot que l'on rencontre surtout dans les actes de vente. Il désigne une portion (un lot) de terre. (« Cest a scavoir une lottye de terre a present en jardin » Fillé sur Sarthe, 1642).

 

 

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commentaires

lissillour 08/09/2009 14:59

merci pour votre petit lexique trés utile.je travaille sur la région d'ecommoy pour faire ma généalogie, et actuellement je dépouille un certain nombre d'inventaire et autre actes notariés avec des mots dont je n'arrivais pas à trouver la signification, dont la fameuse bouhalle, mais aussi la seille.grace à vous je sais maintenant ce que c'est.cordialementnathalie lissillour

cocojobo 18/01/2008 14:44

Merci pour le vocabulaire, puisqu'il est vrai qu'en plus de l'écriture parfois difficile à lire, le généalogiste ou l'historien se trouve parfois face à des mots dont il ne connait le sens.