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Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 08:15

Cet article sera régulièrement mis à jour selon la lecture des actes.
Votre participation à ce lexique sera toujours la bienvenue.

 

 

A tousjours mais : A tout jamais. (« Lesdits Godefray et sa femme ont ce jourdhuy vendu et par ses presentes vend cedde quitte delaisse promettent garantir faire valloir a tousjours mais audit Niepseron », Fillé sur Sarthe, 1644).


Abouter (v.) : Terme très fréquent dans les actes de vente. Joindre par le bout. (« et aultre partye la terre Simon Herve aboutte dun boug la terre despandant du lieu et mestairye du Beur », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Angevine (n. f.) : Fête religieuse (8 septembre) qui apparaît comme terme dans des baux et contrat de vente. (« ... demi boisseau d'avoine mesure [de La] Suze de cens au jour de l'Angevine huit septembre de chaque année. », Roëzé sur Sarthe, 1786).

 

Anthe (n. f) : Manche de faux ; s’écrit aussi « hante ». (« une faulx avec sa anthe et son batteige », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

 

Aprentisse (n. m.) : Apprentissage (« Laquelle femme Pommier a pris et retenu ladite Marie Lemaitre pour son aprentisse dudit mettier de lingere blanchisseuse », La Suze sur Sarthe, 1760).

 

 

Arceleter (v.) : Poser des arcelets (voliges qui couvre un pignon). (« Le pignon est arceleté depuis le haut jusqu’à la sourcelure de vieilles doilles et demi usées », Voivres Lès Le Mans, 1756). 

 

Arrogant (n.m.) : Ouragan. (« Dans la nuit du 26 au 27 du mois de janvier dernier une tempête de vens ou arrogant terrible à passé dans notre pays », Voivres Lès Le Mans, 1836).

 

 

Aubron (n. m.) : Elément d’une serrure. (« Que la trape du plancher est de vieil arcelet avec une serrure a bosse sans aubron », Roëzé sur Sarthe, 1756).


Aulne (n. m.) : Unité de mesure linéaire utilisée pour les textiles. La longueur de l’aune varie selon les endroits de la Sarthe entre 1,18 m. et 1,43 m. (« Trois draps de toille commune de chacun trois aulnes », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

 

Banneau (n.m.) : Tombereau à deux roues ; en patois sarthois on prononce « banniau ». (« Il y a plusieurs concavités dans l’aire de ladite chambre, il faut y raporter deux banneaux de terre franche pour la raplanir », Voivres Lès Le Mans, 1756).

 

Batteige (n. m.) : Enclume portative qui sert à battre la faux. (« une faulx avec sa anthe et son batteige », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Bécheur (n. m.) : ouvrier agricole. (« Louis Cador bécheur demeurant en ladite plaine paroisse dudit Royzé », Roëzé sur Sarthe, 1786).

 

Bordager (n. m.) : Le bordager exploite une petite exploitation agricole nommée le bordage. (« Matthieu Legeay bordager demeurant dite paroisse de Louplande », Louplande, 1762).


Bouge (n. m.) : Une pièce d'habitation. (« Scaver un bouge de maison a cheminee fourq avecque une petitte lottye de jardin au bout », Fillé sur Sarthe, 1643).


Bouhalle (n. f.) : Sans doute une « boelle », sorte de houe en fer. (« Item une vielle bouhalle de fert de peu de valleur », Fillé sur Sarthe, 1643).


Bouvard (n. m.) : Jeune bœuf. (« Item deux aultres bouvart de trois ans aussy en poil rouge », Fillé sur Sarthe, 1651).


Brassière de futaine (n. f.) : Vêtement de dessus en coton. (« Deux vielles perre de brassiere a quoiy lune desquelles est garnye de manches de fustaine », Fillé sur Sarthe, 1643).


Bre (n. f.) : On dit aussi « braie » ; appareil pour broyer la tige du chanvre. (« Item deux bres a broyer chambre », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Breluche (n. f.) : Etoffe grossière de fil et laine. (« un habit de breluche a l’uzage dudit deffunt de peu de valleur », Fillé sur Sarthe, 1766).


Broussil (n. m.) : Terre laissée à l'abandon et occupée par des épines (« ... demi quartier qui est en friche et broussil que ledit preneur défrichera », Voivres Lès Le Mans, 1780).

 

Broye (n. f.) : Voir Bre


Buteaux (n. m.) : Monticule de foin ou de paille. En patois sarthois, on prononce « buttiaux ». (« ... a en bailler de huict buteaux de foin », Fillé sur Sarthe, 1645).


Calot (n. m.) : Un petit morceau de terrain plutôt en vigne. En patois sarthois, le calot désigne le quignon de pain. (« Item un petit calot de vignes contenant a lestimation dun demy quar de quartier de vignes », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Carrie (n. f.) : Encadrement ; le terme est également souvent utilisé dans la description du lit. (« Vu une autre chambre de maison à cheminée et four, le tout se tenant, remarqué qu’il se trouve environ trente pavés de six pouces autour du foyer sans carrie », Saint Jean du Bois, 1768).


Carteron (n. m.) : Mot qui désigne une quantité. Dans les dictionnaires, « quarteron » signifie le quart de cent. (« un carteron de poire cuitte », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Casseau (n. m.) : seau parfois pour la traite des vaches ; on dit aussi « côssiau ». («Item deux sailles le casseau et le godet », Guécélard, 1675).

 

Ceuviere (n. f.) : on dit aussi « civière » ; engin de transport à bras. Désigne parfois la brouette sous l’appellation « civière rouleresse » («  Item deux viels ceuvieres », Fillé sur Sarthe, 1651).


Chambre (n. m.) : Autre nom du chanvre. (« Item deux livres et demy de chambre de peu de valleur appressies ensemble a cinq sols », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Charlict (n. m.) : On trouvera dans les dictionnaires du 18ème siècle le mot « châlit » ; il désigne le bois de lit. («  Un charlict de boys de chesne garny dune paillasse », Guécélard, 1675).


Charnier (n. m.) : gros vase servant à conserver la viande. (« Item un charnier garny de un port et demy ou environ », Fillé sur Sarthe, 1651).


Chartilaige (n. m.) : Selon les sources, ce mot désigne soit le bois servant au charronnage, soit tout ce qui roule dans une ferme. (« Nous sommes transportes en la grange pour estimer les chartes chereus et chartilaige », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

 

Cheintre (n. f.) : Partie qui reste en herbe entre la haie et la terre labourée dans un champ. (« et dans le bas dud(it) verger il se trouve environ un quart de journal en cheintre et broussil de temps immemorial », Saint Jean du Bois, 1768).


Chereus (n. f.) : Charrue. (« deux chereus a versouer », Fillé sur Sarthe, 1651).


Chirurgien (n. m.) : Personne qui pratique les actes de médecine externe (saignée, pose d'une attelle, etc.). (« Maître Pierre Porteboeuf cherurgien demeurant au bourg de Gueselard », Fillé sur Sarthe, 1643).


Cloteau (n. m.) : Petite parcelle de terre à proximité des bâtiments de la ferme. (« Scavoir est un cloteau de terre contenant demy journau de terre ou environ », Fillé sur Sarthe, 1644).


Cloust (n. m.) : Un clos. Comme son nom l'indique, ce terme désigne un espace clos. Dans notre région cela indique souvent une vigne. (« La ruelle tandant a aller dudit lieu de la Jambelliere ou cloust de Grochenay », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

 

Coignairie (n. f.) : Angle, coin. (« vis-à-vis l’angle ou coignairie du bâtiment dudit Poirier donnant au midi », La Suze sur Sarthe, 1769).


 

Coin de beurre (n. m.) : Motte de beurre cylindrique. (« Un coin de boeurre frais pezant deux livres », Spay, 1727).


Coity (n. m.) : La forme des dictionnaires du 17ème siècle est « Coutil » ; toile de fil de chanvre ou de lin. (« une couette de coity », Guécélard, 1675).


 

Colon (n. m.) : Il désigne celui qui a un bail à moitié, c'est-à-dire qu'il paie son loyer en livrant la moitié de la récolte en nature. (« Pierre Gaultier homme de peine et cy davant collon dudit lieu [des Grutières] », Fillé sur Sarthe, 1647).

 

 

Communauté ou tourne (n. f.) : territoire partagé entre deux paroisses ; les habitants relèvent une année d’une paroisse puis l’année de l’autre. (« Guy Leon dem(euran)t au lieu de Pilmil communaulté d’Oyzé et de S(ain)t Jean de la Motte », Voivres Lès Le Mans, 1638)


Corroyeur (n. m.) : Artisan qui transforme le cuir tanné en cuir fini. (« ... au sieur Jean Baptiste Georget marchand tanneur et corroyeur et demoiselle Renée Dorizon son épouse », La Suze sur Sarthe, 1783).


Cottaison (n. f.) : Assolement. (« ne coupant que le [bois] taillable en temps et saison convenable celon les cottaisons », Guécélard, 1722).

 

Couetty (n. m.) : Voir Coity.


Couple (n. f.) : Paire. (« et une couples de poullet », Voivres Lès Le Mans, 1761).


Courcière (n. f.) : Litière pour les bestiaux. Sur les sols pauvres de la région de La Suze, cette litière est souvent faite à partir de la bruyère qui est coupée dans les landes et les bois. («  ... de n'enlever aucuns foins, pailles, chaumes, fourrages, courcieres, littieres ni engrais de sur ledit lieu », Saint Jean du Bois, 1788).


Courtine (n. f.) : Rideau de lit. («  Item une courtine garnye de franges », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

 

Crêtis (n. m.) : Faîtage. (« ce qui resulte tant du crêtis ou massonail des anciennes couvertures », La Suze sur Sarthe, 1769).


Cribler (v.) : Nettoyer le blé avec un crible. (« Cinq boisseaux de seigle net et criblé mesure Le Mans », Louplande, 1762).


 

Croisée (n. f.) : Châssis de bois qui entoure la fenêtre. Mais dans les actes notariés le mot désigne souvent l’ouverture de la fenêtre. (« A la même chambre il se trouve sur la cour une croisée sans grilles ni vitres et sans apparence d’y en avoir eu, il y a seulement un vental ou volet », Saint Jean du Bois, 1768).

 

 

Crouillet (n.m.) : Verrou. (« Qu’à l’autre bastiment servant d’etable le vental de la porte est en passable état se fermant avec un crouillet rond », Voivres Lès Le Mans, 1756). 

 

Deguersure (n. f.) : Gerçures ; écrit également « deguerseure ». Désigne des fentes comme des interstices entre des planches. (« qu’au fond dudit batteau en dessous il se trouve differentes deguerseures qui donnent lieu de craindre une ruine prochaine dudit batteau », La Suze sur Sarthe, 1767).

 

Dessoler (v.) : Changer l’ordre des soles dans un champ. («  Bêcher, labourer, fumer, cultiver et ensemencer les terres dudit lieu par les cottaisons en temps et saison sans les dessoler », Voivres Lès Le Mans, 1773).

 

 

Divertir (v.) : Cacher. (« quil navoit auncune intention de luy ayder a divertir ses meubles », Spay, 1729).

 

Dossier (n. m.) : Pièce de bois parfois recouverte de tissu qui joint les deux colonnes à l’arrière du lit. (« une carrie et un dossier de toille commune », Fillé sur Sarthe, 1766).


Droit de rivaige (n. m.) : Dans différents actes concernant des biens le long de la rivière Sarthe, il est souvent mentionné le « droit de rivaige ». Cependant, le contenu de ces actes n'est pas suffisamment précis pour en préciser la teneur (droit d'utilisation de l'eau ? Taxe a verser pour l'utilisation de la rivière ?). (« Item avecque ce demeure la moitye du droict de rivaige estant sur le bord de la riviere de Sarte », Fillé sur Sarthe, 1645).


Ecobueur (n. m.) : Personne chargée de faire l’écobuage ; elle assure le brulage des landes et bruyères pour en faire une terre cultivable. (« Guillaume Hercé ecobueur demeurant en cette paroisse » , La Suze sur Sarthe, 1777).

 

 

Ecroit (n. m.) : L’augmentation du bétail. Le terme est utilisé dans certains baux. (« Lequel a fait bail à moitié franche de tous grains, chanvres, effouils, ecroits et profits de bestiaux », Voivres Lès Le Mans, 1767).

 

 

Ecuirie (n. f.) : Ecurie. (« une chambre a cheminée, la chambre des cochers, une ecuirie, les remises et une horloge », Fillé sur Sarthe, 1759).

 

Effouil (n. m.) : profit résultat de l’augmentation du bétail par les naissances. Le terme est utilisé dans certains baux. (« Lequel a fait bail à moitié franche de tous grains, chanvres, effouils, ecroits et profits de bestiaux », Voivres Lès Le Mans, 1767).

 

Encheintrure (n. f.) : Sans doute à rapprocher du vieux français « encheinure ». Le système de chaine et de charpente qui permet de descendre le seau dans le puits. (« Le puis étant dans le verger est sans encheintrure », Saint Jean du Bois, 1768).

 

 

Entour (n. m.) : Tour ; mot souvent utilisé dans les inventaires pour la description du lit. (« Un mauvais bois de lit de noyer son entour de sarge verte », Fillé sur Sarthe, 1766).


Esgail (n. m.) : Répartition. On retrouve en patois sarthois le terme « égaillée » mais qui a plutôt le sens de « en désordre ». (« Pour une journée dudit comptable d'avoir assisté a lesgail du sel d'impost de ladite année sera taxé XL sols », Fillé sur Sarthe, 1647).


Estrize (n. m.) : Maison. On retrouve en patois sarthois « aîtrage». (« Et a coste joignant dun coste qui est le coste de lestrize », Fillé sur Sarthe, 1643).


Etapier (n. m.) : Personne qui s'occupe des vivres pour les troupes. (... et aux etapiers pour les viandes qui pourront être par eux fournies aux troupes », La Suze sur Sarthe, 1783).

 

 

Fillière (n. f.) : Pièce de bois utilisée dans la charpente de bâtiments. (« Visité ensuite la halle ou tuilerie, remarqué qu’il y a une filliere rompue, il faut y mettre un lien de fer », Saint Jean du Bois, 1768).

 

 

Frarache (n. f.) : Terre en possession commune avec des obligations solidaires par rapport au seigneur. (« Et au surplus la contribution dont ledit lieu est chargé a la frarache de la Borderie », Voivres-Lès-Le Mans, 1767).

 

 

Fustière (adj.) : De bois. (« une pelle fustiere », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Garde marteau (n. m.) : Officier des eaux et forêts qui gère la vente des arbres dans les forêts du Roi. (« lequel conjointement avec le sieur Laurent garde marteau des entrepreneurs du bois de marine du Roy luy avoit auparavant indiqué et marqué lendroit ou edifier la porte marinière actuelle », La Suze sur Sarthe, 1769).


Garde note (n. m.) : C'est l'officier qui garde les minutes des actes. Au 17ème siècle, c'est souvent le notaire qui a cette fonction. (« Par devant nous René Bellanger notaire royal tabellion garde notte heredittaire au Mayne en la residance de Fillé demeurant a Royzé », Guécélard, 1728).


Garde scel (n. m.) : Notaire qui peut certifier un acte de la juridiction. (« Par devant nous Claude Julien Baussan du Bignon notaire royal garde notes et garde scel du Roi au Maine pour la collocation de La Suze », La Suze sur Sarthe, 1780).


Garlande (n. f.) : Céramique dont le vernis n'est pas uniforme mais taché, veiné. (« Item un grand poct de garlande casse », Guécélard, 1675).

 

Gaude Flore (n. m.) : Dit aussi Hymne aux sept joies ; louange chantée par la Vierge Marie pour la résurrection de son fils. « ... relativement à un imprimé concernant le Gaude Flore autrement les sept alégresses dont la Sainte Vierge mere de Dieu jouit dans le ciel », La Suze sur Sarthe, 1778).

 

 

Gaulure (n.f.) : vient de « gaule », ensemble de longues perches de bois. (« les moulins manquants d’eau ont cessé de tourner s’étant fait une brèche jusqu’au fond sans qu’il soit resté ni pieux ni gaulures ni aucunes matieres », La Suze sur Sarthe, 1771)

 

Gelinne (n. m.) : Poule. (« Et de fournir par chacun an aussy a madite dame six gelinnes grasses dans le temps des Rois rendues à Paris », Guécélard, 1722).

 

Glose (n. f.) : Mot ajouté en interligne dans un acte. Normalement, le notaire les récapitule à la fin de l'acte pour indiquer qu'ils ont bien été ajoutés lors de la rédaction ou de la relecture de l'acte.


Godet (n. m.) : récipient creux muni d'un manche en bois. (« Item deux sailles le casseau et le godet », Guécélard, 1675).


Gorine (n. f.) : Truie. (« Item deux gorine de l'annee », Fillé sur Sarthe, 1643).


Homme de peine (n. m.) : Ouvrier agricole (« Michel Fournier homme de peine mary de Magdelaine Laboreau » , Fillé sur Sarthe, 1643).


Homme faucheur (n. m.) : Unité de mesure pour les prés. (« Item avecque ce demeure une lottye de pre contenant deux homes dhome faucheur », Fillé sur Sarthe, 1645).


Honorable (adj.) : Titre honorifique porté par des personnages de quelque importance. (« Honorable François Huon, seigneur de la Richardière », Fillé sur Sarthe, 1642).


Huge (n. f.) : Une huche. («  Une vielle huge a boulanger », Fillé sur Sarthe, 1651).


Inspecteur aux boucheries (n. m.) : Personne chargée de faire respecter les normes sanitaires dans un abattoir. (... consistants savoir pour ceux d'inspecteurs aux boucheries en quarante sols par chaque bœuf ou vache, douze sols par veau ou genisse, quatre sols par chaque mouton brebis ou chevre, et deux deniers par livre de viande morte entrante », La Suze sur Sarthe, 1783).


Jettée (n. f.) : Terre évacuée d'un fossé. («  ... ayant la jettée sur le terrain », Roëzé sur Sarthe, 1786).


Journal (n. m.) : Unité de mesure pour les superficies des champs. Elle peut varier selon les régions mais correspond à environ 80 chaînées soit 52,76 ares. (« Les piesses de terres nommees la Grande Piesse de trois journaux celle nommee la Petite Piesse aussi de trois journaux et celle nommee les Bignons de quatre journaux », Voivres Lès Le Mans, 1741).


Journalier (n. m.) : Ouvrier agricole (« ... les personnes de Pierre Barassé et Pierre Lechanteux garçons journaliers demeurants même paroisse de Chemiré le Gaudin », La Suze, 1778).

 

Laboureur (n. m.) : Terme qui revient très fréquemment dans la région de La Suze alors que le mot « métayer » est peu utilisé. Le laboureur est un exploitant agricole qui est plus important que le bordager ; il exploite une métairie. (« Et Jean Desbleds laboureur et Michelle Lebatteux sa femme ... demeurants au lieu et metairie de Beauchesne parroisse dudit Fillé », Guécélard, 1722).

 

Lezard (n. m.) : Lézarde, fissure. (« Dans le pignon du côté de la cour il se trouve un lezard », Roëzé sur Sarthe, 1756).


Liage (n. f.) : Liasse. (« Une liage de contracts en parchemin fors une en papier », Fillé sur Sarthe, 1656).


Ligne (n.f.) : Unité de mesure représentant 0,002256 m. (« La traverse qui fait le bas de l'entrée des bancs aussi en chêne et sera de trois pouces et demi de large sur quinze lignes d'épaisseur », La Suze sur Sarthe, 1785).

 

Lintier (n. m.) : Linteau (« et le lintier en bois », La Suze sur Sarthe, 1779).

 

Lottye (n. f.) : Mot que l'on rencontre surtout dans les actes de vente. Il désigne une portion (un lot) de terre. (« Cest a scavoir une lottye de terre a present en jardin » Fillé sur Sarthe, 1642).


Maître (n. m.) : Titre porté par des personnages de quelque importance y compris les prêtres. Par contre, le terme n'est pas utilisé pour la noblesse. (« es presence de discrets maistre Jacques Guibert prestre curé dudit Fillé », Guécélard, 1722).

 

Manable (adj.) : Se dit d’une maison habitable par opposition aux autres bâtiments. (« et une portion de jardin en plus grand jardin derriere la maison manable », Voivres Lès Le Mans, 1771).


Marchepied (n. m.) : Coffre bas se trouvant près du lit. (« Item un marchepied et un petit coffre estant proche les deux lictz », Fillé sur Sarthe, 1643).


Melier (n. m.) : Autre nom du néflier. («  ... qui aboutte un melier qui est sur ladite ruelle », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

 

Merrain (n. m.) : Pièce de bois utilisée dans les constructions à colombages. (« … le tout se tenant construit en colombages remplis de débris et de terrasse, et en ruine, pour le rétablir arbitré deument cinquante livres attendu que les merrains sont de nulle valeur », Saint Jean du Bois, 1768).


Messire (n. m.) : Titre porté par les nobles dans les actes. Parfois, mais cela est très rare dans la région de La Suze, ce titre est porté par le prêtre du village. («  Haut et puissant seigneur monseigneur messire Jean Baptiste François Le Boindre conseiller du Roy en sa grande chambre du parlement de Paris chevalier seigneur du Grochesné, la Beuneiche, Buffes, Spay, Fillé, Vauguyon et autres lieux », Guécélard, 1722).


Métairie (n. f.) : grosse ferme exploitée par un métayer ; elle est plus importante qu'un bordage. Dans la région de La Suze, ce n'est pas le faire-valoir qui différencie une métairie d'un bordage mais plutôt la superficie, la métairie occupant une plus grande superficie. (« ... demeurants à la metairie de la Cour », Voivres Lès Le Mans, 1760).


Meubles morts et vifs (n. m.) : Cette expression désigne les biens d'une personne. Le sens de « meuble » est tout ce qui se meut, c'est-à-dire tout ce qui n'est pas immeuble (immobile). On y trouve donc des meubles, des outils, des linges, des animaux, etc. (« ... pour faire et attester linvantaire et appressiation de leurs meubles mortz et viz », Fillé sur Sarthe, 1643).


Mitan (n. m.) : Le milieu. (« ... qui est iceluy tiers a prendre ou mitan dicelle lottye », Fillé sur Sarthe, 1645).


Monnier (n. m.) : Meunier. (« Nicollas Morillon marchand monnier demeurant aux moullins de la Beunaiche paroisse de Royze », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Mortier (n. m.) : Trou d’eau dans un champ (« au bas duquel il y a un mortier negligé de temps immemorial d’avoir été curé n’y ayant point moyen d’en faire écouler l’eau, et qui est à present à sec par la longue secheresse », La Suze, 1768).


Moulages (n. m.) : Terme de meunerie. Le mécanisme qui entraîne les meules. (« lesdits moulins de Spay tant en domaine, roues, rouets, meulles, moullages, tournans et virans. », Spay, 1727).

 

 

Noë (n. f.) : Pièce de terre humide. (« et une petite noë de pré derriere lesdites maisons, ladite noë contenant demie hommée », La Suze sur Sarthe, 1770).

 

 

Orillier (n. m.) : Oreiller. (« deux mauvaizes coüettes deux orilliers », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

Palâtre (n. m.) : Plaque de tôle. (« que dans le fond du batteau il y avoit plusieurs palâtres en dedans qui cachoient des nœuds qui se trouvoient dans des planches du fond », La Suze sur Sarthe, 1767).

 

Palis brochis (n. m.) : Clôture végétale composée de branchages entrelacés. (« A l’entrée dudit jardin il y a une cloture de palis brochis », Saint Jean du Bois, 1768).

 

 

Pastour (n. m.) : Berger. (« et le pastour du nommé Urban Le Brun », Spay, 1729).


Perieure (n. m.) : Prieuré (« Et dautre coste le lieu despandant du perieure dudit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1645).


Pessaige (n. m.) : Pacage. Le droit de pacage est l'autorisation qui permet de faire paître ses animaux sur une terre. («... avecque droictz de pessaige dans la lande de Pierrauble », Fillé sur Sarthe, 1645).


Pied (n. m.) : Unité de longueur valant 12 pouces soit 0,3249 m. (« Une lottye de jardin qui se consiste en vingt et cinq piedz de largeur et de longeur de trente et deux piedz » ; Fillé sur Sarthe, 1642).

 

Pieu de liage (n. m.) : pieu planté sur la rive et parfois dans la rivière, et sur lequel les bateliers s’amarrent pour franchir les portes marinières. (« lequel nous a requis de nous transporter dans la prairie nommée les Vergers dependante du château de cette ville pour luy decerner acte de la plantation de deux pieux en chapelet pour servir de pieux de liage quil auroit fait planter dans la riviere de Sarthe », La Suze sur Sarthe, 1769).

 

 

Portoire (n. m.) : Hotte de vendangeur. (« une paire de portoires de peu de valleur », Fillé sur Sarthe, 1766).


Potaiges (n. m.) : Plantes potagères. (« ... soyt de vin seigles orges avoynes et aultres grains potaiges et legumes », Voivres Lès Le Mans, 1604).


Praticien (n. m.) : Personne qui connaît le droit. (« Maître Jacques Hory pratisian demeurant audit Parys », Fillé sur Sarthe, 1659).


Preunier (n. m.) : Prunier « a prandre depuys un petit preunier damarctz violet a aboutter seur la fontaine », Fillé sur Sarthe, 1659).


Prizée (n. f.) : Evaluation du prix du cheptel. Le bailleur fourni un cheptel pour peupler la ferme ; ce cheptel est donc évalué lors du bail. («  ... la somme de trois cens livres de bestiaux en prizée ... pour peupler ledit lieu de Beauchesne consistans en quattre bœufs deux vaches deux chevaux chartes charues et autres ustancilles servant au charoy et labourage », Guécélard, 1722).


Procureur fabricial (n. m.) : Personne qui gère les biens appartenant à l'église de la paroisse. (« François Loyseau procureur fabricial de la paroisse de Fillé », Fillé sur Sarthe, 1659).


Procureur syndic (n. m.) : Personne élue pour gérer les affaires de la communauté. Dans une paroisse, il peut par exemple être responsable de la collecte de certains impôts. (« Michel Niepceron procureur sindic des habitans de la parroisse de Fillé et Gueselard », Fillé sur Sarthe, 1647).

 

Quartier (n. m.) : Mesure de surface qui correspond à 33 ares pour les prés et 16,5 ares pour les vignes. (« Sçavoir est une planche denviron un quart de quartier de vigne située au clos des Basses Huaudières paroisse de Voivres », Voivres Lès Le Mans, 1767).


Ravalement (n. m.) : Appentis qui prolonge le toit. (« avecque un petit ravalement au derriere », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Regit (n.m.) : Rejet sur une souche. (« dont le regit d’un an a été tout mangé par les bestiaux et dont la plus grande partie des souches est morte », Roëzé sur Sarthe, 1756).

 

Renter (v.) : Allonger. « ils ont observé que le vental de la porte est demi usé et renté d’une planche dans le haut », Voivres Lès Le Mans, 1756).

 

 

Repourfrir (v.) : Renduire. (« Pour repourfrir tout autour dudit bastiment il faut trois quarts de chaux et trois chartées de sable », Roëzé sur Sarthe, 1756).


Retrait lignager (n. m.) : Héritage récupéré après une vente d'un bien. (« Et quil appartiennent aux vendeurs et quil lavoict eu par retrait lignaiger », Fillé sur Sarthe, 1644).


Rotte traversaine (n. f.) : Sentier qui traverse plusieurs petites planches de vignes. (« aboutte d'autre bout une rotte traversaine tandant a aller du Grochenay a l'Oliverye », Fillé sur Sarthe, 1657).


Rouet (n. m.) : Terme de meunerie. L'eau entraîne la roue qui transmet la force au rouet par l'intermédiaire de l'arbre. Ainsi le rouet, transmet la force au reste du mécanisme. (« lesdits moulins de Spay tant en domaine, roues, rouets, meulles, moullages, tournans et virans. », Spay, 1727).


Roussard (n. m.) : Grès ferrugineux roux classique du Maine. De nombreux édifices utilisent ce matériau résistant mais difficile à sculpter. («  les jambages et le seuil en pierres de roussard », La Suze sur Sarthe, 1779).

 

Royer (n. m.) : Charron. (« Nicolle Salle royer », Fillé sur Sarthe, 1659).


Saillon (n. m.) : Sillon (« ... consernant sept saillons de terre a prandre en certaines pieces appellees la Trancharderye », Fillé sur Sarthe, 1656).

 

Sarge (n. f.) : Etoffe de laine (« Un mauvais bois de lit de noyer son entour de sarge verte », Fillé sur Sarthe, 1766).


Sarger (n. m.) : Serger ; personne qui fabrique les tissus de laine. (« ... en presence de François Loyseau sarger demeurant audit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1645).


Sauvageaux (n. m.) : On trouve la forme « sauvageon » dans le dictionnaire. Ce sont de jeunes arbres sauvages qu'il faut greffer par la suite. C'est très souvent une des conditions dans un bail. « Et planteront quatre sauvageaux fait de pommiers ou poiriers de pepinieres chacun ans et le les enter de bonnes especes », Voivres Lès Le Mans, 1760).


Seille (n. f.) : Une bancelle, parfois pour traire les vaches. (« Item deux sailles le casseau et le godet », Guécélard, 1675).


Selle (n. f.) : Désigne un petit banc à usages multiples. (« Item une vielle selle a laver la laisive », Fillé sur Sarthe, 1647).

 

 

Sepée (n. f.) : souche d’arbre sur laquelle repoussent de jeunes branches. (« Les dites portions séparées par des sepées d’aune, de saule et autre mort bois », La Suze sur Sarthe, 1770).


Sepmetiere (n. m.) : Cimetière. (« Faict et passe ou sepmetiere dudit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Seran faux crochets (n. m.) : Appareil pour peigner la filasse de chanvre, de lin, d’orties, etc. (« un serans à faux crochets », Fillé sur Sarthe, 1766).


Sergent (n. m.) : Simple officier de justice qui transmet des documents officiels. On trouve fréquemment la forme « sergent royal ». (« Maître Francois Brossard sergeant demeurant audit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1642).


Serger (n. m.) : Personne qui fabrique des serges (étoffe de laine). On trouve plus souvent la forme « sarger ». ( ... ladite venderesse comme héritiere de Sulpice Bafour serger », La Suze sur Sarthe, 1783).

 

Seulle (n.f.) : Grosse poutre à la base d’un mur à pans de bois. (« La seulle de la cloison entre ladite maison et ladite chambre froide est pourie », Voivres Lès Le Mans, 1756).


Sieur (n. m.) : Titre honorifique porté par des personnes de quelque importance dans un village. Il n'est que rarement utilisé pour les nobles. (« ... ledit sieur acquereur », Fillé sur Sarthe, 1642).


Sourcelles (n. f.) : maçonneries basses d'un bâtiment (« Et en l'egard des reparation des sourcelles despandant desdits bastiments », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Sourcelure (n. f.) : maçonnerie basse d'un bâtiment. («  depuis le mur de sourcelure de ladite cloison à claire voie », La Suze sur Sarthe, 1779).

 

Stercorer (v.) : Vient du latin stercus qui veut dire excrément, fumier. Apporter un engrais naturel à la terre. (« de les stercorer de bon terreau », Voivres Lès Le Mans, 1780).


Subsides (n. m.) : Versement en nature fait chaque année au bailleur par le locataire. («  ... de fournir par formes de subsides neuf poulardes grasses », Voivres Lès Le Mans, 1760).


Tabellion (n. m.) : Officier public qui conserve des actes et en délivre des copies (les grosses). (« Daniel Lelong notaire et tabellion royal aux pays et compte du Maine demeurant et rezidant au bourg de Fillé », Guécélard, 1675).


Tailleur d'habits (n. m.) : Personne qui fabrique les vêtements. On en trouve au moins un par village. (« Jacques Roullard marchand tailleur dabitz demeurant paroisse de Spay », Fillé sur Sarthe, 1643).


Teroisse (n. f.) : Grosse souche d'arbre avec une grosse tête plusieurs fois émondée. En patois sarthois, on trouve « térouesse ». (« ... a prandre a tirer en droite ligne par le pied deune petitte teroisse », Fillé sur Sarthe, 1645).


Terrasseur (n. m.) : Ouvrier ou artisan qui fabrique le torchis. (« En oultre faire six journée de masson et six de terrasseur fournies de touttes matieres », Guécélard, 1722).


Tireur d'étaim (n. m.) : Dit aussi « peigneur » ; il travaille la laine en la trempant dans l'huile pour la rendre plus souple. De 20 livres de laine nettoyée, il obtient 12 livres d'étaim. Ensuite la laine est remise aux fileuses. Dans certains actes de la fin du 18ème siècle, une même personne est dite « tireur d'étaim » et également « serger ». (« Georges Levasseur tireur d'étaim », Roëzé sur Sarthe, 1786).


Tixier (n. m.) : Tisserand. (« Jehan Godefray tixier en thoiles et Catherine Virfolet sa femme », Fillé sur Sarthe, 1644).


Toile de brin (n. f.) : Toile obtenu à partir du chanvre. (« Item seze draps partyes de thoille de brin de chacun quatre aulnes », Fillé sur Sarthe, 1643).


Toise (n. f.) : Unité de longueur (1,949 m.) souvent utilisée dans les baux. (« ... et pour celles des hayes et fossés en reparent chacuns ans cent cinquante toises es endroits les plus necessaires », Guécélard, 1729).


Tournans et virans (n. m.) : Terme de meunerie ; Ce sont les pièces mobiles d'un moulin (les meules et le mécanisme). (« lesdits moulins de Spay tant en domaine, roues, rouets, meulles, moullages, tournans et virans. », Spay, 1727)

 

Tournes (n. f.) : voir Communauté.


Travail (n. m.) : dévidoir à écheveaux. On trouve aussi « travoier ». (« Un travail et dix fuseaux », Fillé sur Sarthe, 1651).

 

Traversier (n. m.) : Traversin. (« un autre traversier a taye de couetty le tout garny de mauvaize plume d’oye toutte uzée », Fillé sur Sarthe, 1766).

 

 

Travouil (n. m.) : Voir Travail.


Troisse (n. f.) : Grosse souche d'arbre avec une grosse tête plusieurs fois émondée. En patois sarthois, on trouve « térouesse ». (« madite dame se rezervant touttes les troisses seiches », Guécélard, 1728).

 

Tuilottier (n. m.) : Personne qui travaille dans une tuilerie. (« Aux charges en outre par l’adjudicataire de dependre de tous les marchés faits avec les ouvriers tuilottiers », Saint-Jean-du-Bois, 1767). 


Vendition (n. f.) : Contrat de vente. (« La vendition faicte par lesdits vendeurs audit sieur acquereur », Fillé sur Sarthe, 1642).


Vental (n.m.) : battant de porte (« Les entrées des bancs auront dix sept pouces de large, sans aucun vental », La Suze sur Sarthe, 1785).

 

Verouil (n. m.) : Verrou (« garnie de pentes et gonds suffisants et d'un vérouil », La Suze sur Sarthe, 1779).

 

Vin de marché (n. m.) : Commission versée sur une transaction. (« En vin de marche a este mins trente sols paye comptant par lacquereur », Fillé sur Sarthe, 1643).


Visite et montrée (n. f.) : Etat des lieux qui est parfois fait lors d'un changement de locataire. (« ... avec faculté à eux d'y faire faire telle visite et montrée que bon leur semblera », La Suze sur Sarthe, 1782).

 

Vitrix (mot latin = qui lie) : terme utilisé dans les actes pour désigner le mari, tuteur des enfants issus d’un précédent mariage de sa femme (« ledit Barassé sera vitrix et tuteur institué par justice aux personnes et biens des enfants mineurs issus de ladite Deshaies et dudit défunt Rochelle », La Suze sur Sarthe, 1776).


Volier (n. m.) : Pied de vigne le long d'un mur. (« Quant à un volier attaché au dit pignon, il est reconnu qu'il a son pied près le pan de mur », La Suze sur Sarthe, 1781).

 

 

 

 

Par Philippe - Publié dans : canton-la-suze-sur-sarthe
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