Jeudi 24 avril 2008

 



L’espace du moulin de Fillé est ouvert au public depuis le mercredi 23 avril 2008. Le site, acheté par la communauté de communes du Val de Sarthe en 1998, a bénéficié de travaux importants. C’est devenu aujourd’hui un centre de loisirs fluvial s’articulant autour de trois thèmes majeurs :

§      Une résidence d’artistes

§      Une mise en valeur de la rivière Sarthe

§      Le fonctionnement du moulin

 

Les bâtiments anciens de la ferme du moulin ont été rénovés pour accueillir la résidence d’artistes. C’est d’ailleurs ce qui vaut au lieu le nom de Moulins’Art. Actuellement Marie Hélène Richard réalise ses sculptures sur le site ; un vernissage est prévu le vendredi 25 avril 2008. Puis une seconde personne va occuper les lieux pour effectuer un travail sur un panorama culturel des communes du Val de Sarthe.

 


 

La rivière, un des fils conducteurs de la communauté de communes, est également ouverte sur le site. Un parc arboré agrémente le site et offre des postes d’observation sur la Sarthe, sa faune et sa flore. Des aménagements ont été créés pour accueillir les pêcheurs.

 


Le moulin de Fillé reste l’élément identificateur du site même si les travaux d’aménagement intérieur ont enlevé son âme. Les pourparlers se poursuivent entre les acteurs afin de relancer la production de farine (voir « Le Maine-Libre » du 22 avril 2008).

 

 



La seconde phase du projet porte sur l’aménagement d’une ginguette.

 

Il s’agit en tout cas d’une belle mise en valeur du site. Espérons maintenant que les élus communautaires sauront utiliser au mieux cet espace pour valoriser leurs communes et attirer les visiteurs vers d’autres pôles tout aussi spectaculaires :

§      Chemiré le Gaudin : village avec plusieurs maisons anciennes, église romane avec tapisseries du 16ème siècle et le tombeau de Pierre de Courthardy, l’église romane d’Athenay, le village de Saint-Benoît et son cadre pittoresque, les châteaux de Bellefille (avec son éolienne Bollée) et de la Sauvagère, le moulin de Théval, etc.

§      Etival Lès Le Mans : une église romane unique dans le canton, la maison de la Rivière, le parcours de randonnée du bois de la Cornuère, etc.

§      Fercé sur Sarthe : l’église avec les fonts baptismaux du 16ème siècle, le village pittoresque, le château de Vaulogé, l’écluse, etc.

§      Fillé sur Sarthe : le site du moulin, le château du Gros-Chesnay et ses jardins, le pont Harel de la Noë, la promenade le long du canal, etc.

§ Louplande : le château de Villaines et ses jardins aménagés, l’église Saint-Léonard caractéristique des reconstructions néo-romanes du 19ème siècle, le site du Vieux Bourg de Louplande, etc.

§      Parigné le Pôlin : le dolmen du Bruon, l’église et ses vitraux de Robert Micheau Vernez, le château des Perrais, etc.

§      Roëzé sur Sarthe : l’église avec sa tour clocher, la chapelle Saint-Martin, chemin de randonnée sur la voie romaine, le manoir de la Beunêche, l’écluse, etc.

§     Saint Jean du Bois : son ancienne tuilerie, le château de la Houssaye, le château des Noës Blanches, la maison de la randonnée, etc.

§      Souligné-Flacé : la chapelle romane de Flacé et ses peintures murales, l’église de Souligné (retable, peintures murales), le manoir de Monceaux et son pigeonnier, le manoir d’Onglée, le château de Maquillé, la maison médiévale de la Roche, etc.

§      La Suze sur Sarthe : l’église avec son chœur roman et sa crypte, la chapelle de Notre Dame des Bois, le château de la Fuie, les maisons anciennes, etc.

§     Voivres Lès Le Mans : l’église avec son retable restauré, le manoir de la Perrière, le Presbytère, le moulin de Randonnay, etc.

§      On peut ajouter à cette liste des communes du Val de Sarthe celle de Spay (l’église romane et son « trésor », son parc animalier, le presbytère et ses deux cadrans solaires, le château des Bizerays, les ponts du 19ème siècle et la promenade le long du canal, le moulin, etc.).

 

Venez à Fillé sur Sarthe et explorez notre région !

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Vendredi 18 avril 2008

Le nom de La Suze (Secusa) apparaît dans les textes dès le milieu du 11ème siècle. Mais on ne sait rien d’éventuelles occupations humaines plus anciennes sur le site même de l’agglomération suzeraine. Cependant quelques informations archéologiques attestent d’une occupation forte ancienne. Ainsi, les Musées du Mans possèdent dans leurs collections une hache polie venant de La Suze. Nous avons également découvert en prospection pédestre les vestiges d’un habitat gallo-romain (site n° 72 346 0009 déclaré auprès du Service Régional de l’Archéologie). Il est évident que d’autres prospections archéologiques sur le territoire communal amèneront des précisions sur les occupations préhistoriques et antiques.

 

En ce qui concerne le château de La Suze, le livre de Bruno Lemesle précise très clairement la présence d’une forteresse en bordure de Sarthe : l’implantation est surtout liée à la perception d’un droit de passage sur la Sarthe et non pas à un contrôle stratégique des voies de circulation menant vers Sablé et l’Anjou puisque d'autres axes importants y menaient également. Nos études sur les parcellaires confirment qu’un axe ancien (sans doute gallo-romain) venant d’Allonnes et se dirigeant vers Roëzé sur Sarthe a été dévié pour passer par La Suze. La présence d’un pont à La Suze dès la première moitié du 11ème siècle (cartulaire de l’abbaye de Saint Vincent) est un élément important car c’est le premier pont sur la Sarthe après ceux du Mans.

 

 


 



Le plus ancien seigneur connu est Dreux de La Suze. Son fils Renaud apparaît ensuite dans les textes en tant que seigneur en 1050. Puis son frère Herbert occupe la fonction après  1078 ; il mariera sa fille Hersende à Robert Vestrul. Leur fils, Lisiard de Sablé, deviendra dès lors l’héritier de la seigneurie de La Suze. Il est à noter que la liste des premiers seigneurs donnée par Pesche dans son dictionnaire est en partie erronée.

 


Nous nous contenterons ici de ne donner que certains seigneurs importants.

Ainsi Guillaume des Roches (v. 1170-1222), sénéchal d’Anjou se mariant avec Marguerite de Sablé en 1201, devint seigneur de La Suze. Mais cette terre n’est pour lui qu’une immense pièce du puzzle que compose l’ensemble de ses seigneuries.

A noter qu’au 15ème siècle, La Suze passe dans la maison de Laval. Guy de Laval, seigneur de Rais (frère du célèbre Gilles de Rais), devient à son tour seigneur de La Suze par son mariage avec Marie de Craon. Leur fils René de Laval lui succède.

Par la suite, la seigneurie échoue à la maison de Champagne. Parmi eux, citons Nicolas de Champagne mort en 1567 et qui avait fait ériger la terre de La Suze en comté.

Gaspard de Champagne épousa Henriette de Coligny (1618-1673), célèbre poétesse. Après lui, la terre de La Suze est démembrée. Le château passe alors aux mains des Chamillart ; le plus célèbre d’entre eux est Michel Chamillart, ministre d’Etat, qui quitte La Suze pour s’installer dans le château de Courcelles beaucoup plus moderne est spacieux, tout en gardant le titre de La Suze. Dès lors la demeure suzeraine est louée et seule reste à disposition du seigneur des lieux une chambre.

Un certain nombre de ces divers seigneurs étaient inhumés dans la crypte de l’église Saint Julien. Lors de la Révolution leurs restes furent dispersés.

 

Voici ce que dit Pesche du château de La Suze dans son dictionnaire : « Le château, assez considérable autrefois, dont il ne reste plus qu’une portion, était une ancienne forteresse, située sur le coteau qui domine la Sarthe, entourée de fossés, sur lesquels étaient un pont-levis ; il n’a de remarquable, que ses fenêtres en croix ; et sert actuellement d’hôtel de ville, de prétoire pour la justice de paix et de caserne pour la gendarmerie ».

Aujourd’hui les restes du château de La Suze ont été restaurés mais le site n’est pas ouvert aux visites. On peut voir une partie datant du XVème siècle caractérisée par un toit à forte pente et des fenêtres à meneaux. Les bases de ce bâtiment sont plus anciennes.

 

 

 

 


 

Sources :

Paul Cordonnier Détrie, En parcourant le pays de Longaulnay, Revue du Maine, Tome XXXVI, 1956

Bruno Lemesle, La société aristocratique dans le Haut-Maine, Presses Universitaires de Rennes, 1999

Roger Verdier, La préhistoire du Haut-Maine, Editions du Râcaud, 1974

Roger Verdier, 400 mottes, fortifications, enceintes en terre du Haut-Maine, Editions du Râcaud, 1978

Roger Verdier, La Cénomanie gallo-romaine, l’atlas 2, Editions du Râcaud, 1984

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Jeudi 3 avril 2008

 

 

Des prospections pédestres réalisées sur une parcelle d’Etival Lès Le Mans (72) ont apporté quelques découvertes supplémentaires sur l’histoire de cette commune.

Tout d’abord, l’activité métallurgique est attestée par le toponyme « La Ferrière ». Les quelques prospections menées dans les champs livrent souvent des scories de fer, résidus issus de la fonte du minerai de fer dans des bas fourneaux. Cette activité occupe une place importante dans le paysage sarthois autour du Mans. Les fouilles menées sur le tracé de l’autoroute A28 ont montré sur les sites métallurgiques de La Bazoge une occupation allant du 7ème siècle av. J.-C. jusqu’à la fin de l’Antiquité et même jusqu’au Haut Moyen Age pour certains sites de production.

 


On peut penser que les scories découvertes sur Etival Lès Le Mans se placent dans cette fourchette chronologique. Cette commune n’est d’ailleurs pas la seule dans la région de La Suze à avoir révélé une activité métallurgique ancienne ; Voivres Lès Le Mans, Roézé sur Sarthe par exemple ont aussi ce genre d’indices archéologiques.

 

Ces prospections ont également donné quelques outils préhistoriques remontant à une période plus ancienne. A noter parmi ceux-ci une pièce à encoche (objet de gauche sur le cliché) qui pourrait être attribuée à l’époque néolithique.


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Mardi 4 mars 2008

Cet article sera régulièrement mis à jour selon la lecture des actes.
Votre participation à ce lexique sera toujours la bienvenue.

A tousjours mais : A tout jamais. (« Lesdits Godefray et sa femme ont ce jourdhuy vendu et par ses presentes vend cedde quitte delaisse promettent garantir faire valloir a tousjours mais audit Niepseron », Fillé sur Sarthe, 1644).

Abouter : Terme très fréquent dans les actes de vente. Joindre par le bout. (« et aultre partye la terre Simon Herve aboutte dun boug la terre despandant du lieu et mestairye du Beur », Fillé sur Sarthe, 1644).

 


Angevine (n. f.) : Fête religieuse (8 septembre) qui apparaît comme terme dans des baux et contrat de vente. (« … demi boisseau d’avoine mesure [de La] Suze de cens au jour de l’Angevine huit septembre de chaque année. », Roëzé sur Sarthe, 1786).

 

Bécheur (n. m.) : ouvrier agricole. Il semblerait que le terme désigne aussi dans le sud Sarthe, un ouvrier travaillant dans les vignes. (« Louis Cador bécheur demeurant en ladite plaine paroisse dudit Royzé », Roëzé sur Sarthe, 1786).

 

Bordager (n. m.) : Le bordager exploite une petite exploitation agricole nommée le bordage. (« Matthieu Legeay bordager demeurant dite paroisse de Louplande », Louplande, 1762).

Bouge (n. m.) : Une pièce d’habitation. (« Scaver un bouge de maison a cheminee fourq avecque une petitte lottye de jardin au bout », Fillé sur Sarthe, 1643).


Bouhalle (n. f.) : Sans doute une « boelle », sorte de houe en fer. (« Item une vielle bouhalle de fert de peu de valleur », Fillé sur Sarthe, 1643).

Bouvard (n. m.) : Jeune bœuf. (« Item deux aultres bouvart de trois ans aussy en poil rouge », Fillé sur Sarthe, 1651).

Brassière de futaine (n. f.) : Vêtement de dessus en coton. (« Deux vielles perre de brassiere a quoiy lune desquelles est garnye de manches de fustaine », Fillé sur Sarthe, 1643).
 

Bre (n. f.) : On dit aussi « braie » ; appareil pour broyer la tige du chanvre. (« Item deux bres a broyer chambre », Fillé sur Sarthe, 1651).

Buteaux (n. m.) : Monticules de foin ou de paille. En patois sarthois, on prononce « buttiaux ». (« … a en bailler de huict buteaux de foin », Fillé sur Sarthe, 1645).

Calot (n. m.) : Un petit morceau de terrain plutôt en vigne. En patois sarthois, le calot désigne le quignon de pain. (« Item un petit calot de vignes contenant a lestimation dun demy quar de quartier de vignes », Fillé sur Sarthe, 1645).

Carteron (n. m.) : Mot qui désigne une quantité. Dans les dictionnaires, « quarteron » signifie le quart de cent. (« un carteron de poire cuitte », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Casseau (n. m.) : seau parfois pour la traite des vaches ; on dit aussi « côssiau ». («Item deux sailles le casseau et le godet », Guécélard, 1675).
 

Ceuviere (n. f.) : on dit aussi « civière » ; brouette. («  Item deux viels ceuvieres », Fillé sur Sarthe, 1651).

Chambre (n. m.) : Autre nom du chanvre. (« Item deux livres et demy de chambre de peu de valleur appressies ensemble a cinq sols », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Charlict (n. m.) : On trouvera dans les dictionnaires du 18ème siècle le mot « châlit » ; il désigne le bois de lit. («  Un charlict de boys de chesne garny dune paillasse », Guécélard, 1675).

Charnier (n. m.) : gros vase servant à conserver la viande. (« Item un charnier garny de un port et demy ou environ », Fillé sur Sarthe, 1651).

Chartilaige (n. m.) : Selon les sources, ce mot désigne soit le bois servant au charronnage, soit tout ce qui roule dans une ferme. (« Nous sommes transportes en la grange pour estimer les chartes chereus et chartilaige », Fillé sur Sarthe, 1651).
 

Chereus (n. f.) : Charrue. (« deux chereus a versouer », Fillé sur Sarthe, 1651).

Chirurgien (n. m.) : Personne qui pratique les actes de médecine externe (saignée, pose d’une attelle, etc.). (« Maître Pierre Porteboeuf cherurgien demeurant au bourg de Gueselard », Fillé sur Sarthe, 1643).

Cloteau (n. m.) : Petite parcelle de terre à proximité des bâtiments de la ferme. (« Scavoir est un cloteau de terre contenant demy journau de terre ou environ », Fillé sur Sarthe, 1644).
 

Cloust (n. m.) : Un clos. Comme son nom l’indique, ce terme désigne un espace clos. Dans notre région cela indique souvent une vigne. (« La ruelle tandant a aller dudit lieu de la Jambelliere ou cloust de Grochenay », Fillé sur Sarthe, 1644).

Coity (n. m.) : La forme des dictionnaires du 17ème siècle est « Coutil » ; toile de fil de chanvre ou de lin. (« une couette de coity », Guécélard, 1675).

Coin de beurre (n. m.) : Motte de beurre cylindrique. (« Un coin de boeurre frais pezant deux livres », Spay, 1727).

 

Colon (n. m.) : Il désigne celui qui a un bail à moitié, c'est-à-dire qu’il paie son loyer en livrant la moitié de la récolte en nature. (« Pierre Gaultier homme de peine et cy davant collon dudit lieu [des Grutières] », Fillé sur Sarthe, 1647).

 

Corroyeur (n. m.) : Artisan qui transforme le cuir tanné en cuir fini. (« … au sieur Jean Baptiste Georget marchand tanneur et corroyeur et demoiselle Renée Dorizon son épouse », La Suze sur Sarthe, 1783).

 

Cottaison (n. f.) : Assolement. (« ne coupant que le [bois] taillable en temps et saison convenable celon les cottaisons », Guécélard, 1722).

Couple (n. f.) : Paire. (« et une couples de poullet », Voivres Lès Le Mans, 1761).


Courcière (n. f.) : Litière pour les bestiaux. Sur les sols pauvres de la région de La Suze, cette litière est souvent faite à partir de la bruyère qui est coupée dans les landes et les bois. («  … de n’enlever aucuns foins, pailles, chaumes, fourrages, courcieres, littieres ni engrais de sur ledit lieu », Saint Jean du Bois, 1788).

 

Courtine (n. f.) : Rideau de lit. («  Item une courtine garnye de franges », Fillé sur Sarthe, 1643).

Cribler (v.) : Nettoyer le blé avec un crible. (« Cinq boisseaux de seigle net et criblé mesure Le Mans », Louplande, 1762).


Droit de rivaige (n. m.) : Dans différents actes concernant des biens le long de la rivière Sarthe, il est souvent mentionné le « droit de rivaige ». Cependant, le contenu de ces actes n’est pas suffisamment précis pour en préciser la teneur (droit d’utilisation de l’eau ? Taxe a verser pour l’utilisation de la rivière ?). (« Item avecque ce demeure la moitye du droict de rivaige estant sur le bord de la riviere de Sarte », Fillé sur Sarthe, 1645).


Esgail : Répartition. On retrouve en patois sarthois le terme « égaillée » mais qui a plutôt le sens de « en désordre ». (« Pour une journée dudit comptable d’avoir assisté a lesgail du sel d’impost de ladite année sera taxé XL sols », Fillé sur Sarthe, 1647).

Estrize (n. m.) : Maison. On retrouve en patois sarthois « aîtrage». (« Et a coste joignant dun coste qui est le coste de lestrize », Fillé sur Sarthe, 1643).

Etapier (n. m.) : Personne qui s’occupe des vivres pour les troupes. (… et aux etapiers pour les viandes qui pourront être par eux fournies aux troupes », La Suze sur Sarthe, 1783).

Garde note (n. m.) : C’est l’officier qui garde les minutes des actes. Au 17ème siècle, c’est souvent le notaire qui a cette fonction. (« Par devant nous René Bellanger notaire royal tabellion garde notte heredittaire au Mayne en la residance de Fillé demeurant a Royzé », Guécélard, 1728).

Garlande (n. f.) : Céramique dont le vernis n’est pas uniforme mais taché, veiné. (« Item un grand poct de garlande casse », Guécélard, 1675).
 

Gelinne (n. m.) : Poule. (« Et de fournir par chacun an aussy a madite dame six gelinnes grasses dans le temps des Rois rendues à Paris », Guécélard, 1722).

Glose (n. f.) : Mot ajouté en interligne dans un acte. Normalement, le notaire les récapitule à la fin de l’acte pour indiquer qu’ils ont bien été ajoutés lors de la rédaction ou de la relecture de l’acte.

 

Godet (n. m.) : récipient creux muni d’un manche en bois. (« Item deux sailles le casseau et le godet », Guécélard, 1675).

Gorine (n. f.) : Truie. (« Item deux gorine de l’annee », Fillé sur Sarthe, 1643).

Homme de bras (n. m.) : Ouvrier agricole. (« Pierre Brossard homme de bractz demeurant au bourg de Fillé », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Homme de peine (n. m.) : Ouvrier agricole ( « Michel Fournier homme de peine mary de Magdelaine Laboreau » , Fillé sur Sarthe, 1643).

Homme faucheur (n. m.) : Unité de mesure pour les prés. (« Item avecque ce demeure une lottye de pre contenant deux homes dhome faucheur », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Honorable (adj.) : Titre honorifique porté par des personnages de quelque importance. (« Honorable François Huon, seigneur de la Richardière », Fillé sur Sarthe, 1642).
 

Huge (n. f.) : Une huche. («  Une vielle huge a boulanger », Fillé sur Sarthe, 1651).

Inspecteur aux boucheries (n. m.) : Personne chargée de faire respecter les normes sanitaires dans un abattoir. (… consistants savoir pour ceux d’inspecteurs aux boucheries en quarante sols par chaque bœuf ou vache, douze sols par veau ou genisse, quatre sols par chaque mouton brebis ou chevre, et deux deniers par livre de viande morte entrante », La Suze sur Sarthe, 1783).

Jettée (n. f.) : Terre évacuée d’un fossé. («  … ayant la jettée sur le terrain », Roëzé sur Sarthe, 1786).

Journal (n. m.) : Unité de mesure pour les superficies des champs. Elle peut varier selon les régions mais correspond à environ 80 chaînées soit 52,76 ares. (« Les piesses de terres nommees la Grande Piesse de trois journaux celle nommee la Petite Piesse aussi de trois journaux et celle nommee les Bignons de quatre journaux », Louplande, 1741).


Laboureur (n. m.) : Terme qui revient très fréquemment dans la région de La Suze alors que le mot « métayer » est peu utilisé. Le laboureur est un exploitant agricole qui est plus important que le bordager ; il exploite une métairie. (« Et Jean Desbleds laboureur et Michelle Lebatteux sa femme … demeurants au lieu et metairie de Beauchesne parroisse dudit Fillé », Guécélard, 1722).

Liage (n. f.) : Liasse. (« Une liage de contracts en parchemin fors une en papier », Fillé sur Sarthe, 1656).


Ligne (n.f.) : Unité de mesure représentant 0,002256 m. (« La traverse qui fait le bas de l’entrée des bancs aussi en chêne et sera de trois pouces et demi de large sur quinze lignes d’épaisseur », La Suze sur Sarthe, 1785).


Lottye (n. f.) : Mot que l’on rencontre surtout dans les actes de vente. Il désigne une portion (un lot) de terre. (« Cest a scavoir une lottye de terre a present en jardin » Fillé sur Sarthe, 1642).

Maître (n. m.) : Titre porté par des personnages de quelque importance y compris les prêtres. Par contre, le terme n’est pas utilisé pour la noblesse. (« es presence de discrets maistre Jacques Guibert prestre curé dudit Fillé », Guécélard, 1722).

Marchepied (n. m.) : Coffre bas se trouvant près du lit. (« Item un marchepied et un petit coffre estant proche les deux lictz », Fillé sur Sarthe, 1643).

  

Messire (n. m.) : Titre porté par les nobles dans les actes. Parfois, mais cela est très rare dans la région de La Suze, ce titre est porté par le prêtre du village. («  Haut et puissant seigneur monseigneur messire Jean Baptiste François Le Boindre conseiller du Roy en sa grande chambre du parlement de Paris chevalier seigneur du Grochesné, la Beuneiche, Buffes, Spay, Fillé, Vauguyon et autres lieux », Guécélard, 1722).


Meubles morts et vifs (n. m.) : Cette expression désigne les biens d’une personne. Le sens de « meuble » est tout ce qui se meut, c'est-à-dire tout ce qui n’est pas immeuble (immobile). On y trouve donc des meubles, des outils, des linges, des animaux, etc. (« … pour faire et attester linvantaire et appressiation de leurs meubles mortz et viz », Fillé sur Sarthe, 1643).

Mitan (n. m.) : Le milieu. (« … qui est iceluy tiers a prendre ou mitan dicelle lottye », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

  

Métairie (n. f.) : grosse ferme exploitée par un métayer ; elle est plus importante qu’un bordage. Dans la région de La Suze, ce n’est pas le faire-valoir qui différencie une métairie d’un bordage mais plutôt la superficie, la métairie occupant une plus grande superficie. (« … demeurants à la metairie de la Cour », Voivres Lès Le Mans, 1760).

Monnier (n. m.) : Meunier. (« Nicollas Morillon marchand monnier demeurant aux moullins de la Beunaiche paroisse de Royze », Fillé sur Sarthe, 1645).


Moulages (n. m.) : Terme de meunerie. Le mécanisme qui entraîne les meules. (« lesdits moulins de Spay tant en domaine, roues, rouets, meulles, moullages, tournans et virans. », Spay, 1727).

Perieure (n. m.) : Prieuré (« Et dautre coste le lieu despandant du perieure dudit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1645).

Pessaige (n. m.) : Pacage. Le droit de pacage est l’autorisation qui permet de faire paître ses animaux sur une terre. («… avecque droictz de pessaige dans la lande de Pierrauble », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Pied (n. m.) : Unité de longueur valant 12 pouces soit 0,3249 m. (« Une lottye de jardin qui se consiste en vingt et cinq piedz de largeur et de longeur de trente et deux piedz » ; Fillé sur Sarthe, 1642).


Potaiges (n. m.) : Plantes potagères. (« … soyt de vin seigles orges avoynes et aultres grains potaiges et legumes », Voivres Lès Le Mans, 1604).


Praticien (n. m.) : Personne qui connaît le droit. (« Maître Jacques Hory pratisian demeurant audit Parys », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Preunier (n. m.) : Prunier « a prandre depuys un petit preunier damarctz violet a aboutter seur la fontaine », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Prizée (n. f.) : Evaluation du prix du cheptel. Le bailleur fourni un cheptel pour peupler la ferme ; ce cheptel est donc évalué lors du bail. («  … la somme de trois cens livres de bestiaux en prizée … pour peupler ledit lieu de Beauchesne consistans en quattre bœufs deux vaches deux chevaux chartes charues et autres ustancilles servant au charoy et labourage », Guécélard, 1722).

Procureur fabricial (n. m.) : Personne qui gère les biens appartenant à l’église de la paroisse. (« François Loyseau procureur fabricial de la paroisse de Fillé », Fillé sur Sarthe, 1659).


Procureur syndic : Personne élue pour gérer les affaires de la communauté. Dans une paroisse, il peut par exemple être responsable de la collecte de certains impôts. (« Michel Niepceron procureur sindic des habitans de la parroisse de Fillé et Gueselard », Fillé sur Sarthe, 1647).

Quartier (n. m.) : Terme qui désigne une parcelle de vigne ; il vaut 16,5 ares. (« Scavoir est demy quartier de vigne ou environ », Fillé sur Sarthe, 1643).

Ravalement (n. m.) : Appentis qui prolonge le toit. (« avecque un petit ravalement au derriere », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Retrait lignager (n. m.) : Héritage récupéré après une vente d’un bien. (« Et quil appartiennent aux vendeurs et quil lavoict eu par retrait lignaiger », Fillé sur Sarthe, 1644).

Rotte traversaine (n. f.) : Sentier qui traverse plusieurs petites planches de vignes. (« aboutte d’autre bout une rotte traversaine tandant a aller du Grochenay a l’Oliverye », Fillé sur Sarthe, 1657).


Rouet (n. m.) : Terme de meunerie. L’eau entraîne la roue qui transmet la force au rouet par l’intermédiaire de l’arbre. Ainsi le rouet, transmet la force au reste du mécanisme. (« lesdits moulins de Spay tant en domaine, roues, rouets, meulles, moullages, tournans et virans. », Spay, 1727).

Royer (n. m.) : Charron. (« Nicolle Salle royer », Fillé sur Sarthe, 1659).

Saillon (n. m.) : Sillon (« … consernant sept saillons de terre a prandre en certaines pieces appellees la Trancharderye », Fillé sur Sarthe, 1656)

 


Sarger (n. m.) : Serger ; personne qui fabrique les tissus de laine. (« … en presence de François Loyseau sarger demeurant audit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1645).


Sauvageaux (n. m.) : On trouve la forme « sauvageon » dans le dictionnaire. Ce sont de jeunes arbres sauvages qu’il faut greffer par la suite. C’est très souvent une des conditions dans un bail. (« Et planteront quatre sauvageaux fait de pommiers ou poiriers de pepinieres chacun ans et le les enter de bonnes especes », Voivres Lès Le Mans, 1760).

  

Seille (n. f.) : Un petit banc (bancelle), parfois pour traire les vaches. En patois sarthois, la seille est aussi un seau. (« Item deux sailles le casseau et le godet », Guécélard, 1675).

  

Selle (n. f.) : Désigne un petit banc à usages multiples. (« Item une vielle selle a laver la laisive », Fillé sur Sarthe, 1647).

Sepmetiere (n. m.) : Cimetière. (« Faict et passe ou sepmetiere dudit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1659).

 

Sergent (n. m.) : Simple officier de justice qui transmet des documents officiels. On trouve fréquemment la forme « sergent royal ». (« Maître Francois Brossard sergeant demeurant audit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1642).

Serger (n. m.) : Personne qui fabrique des serges (étoffe de laine). On trouve plus souvent la forme « sarger ». ( … ladite venderesse comme héritiere de Sulpice Bafour serger », La Suze sur Sarthe, 1783).

Sieur (n. m.) : Titre honorifique porté par des personnes de quelque importance dans un village. Il n’est que rarement utilisé pour les nobles. (« … ledit sieur acquereur », Fillé sur Sarthe, 1642).

Sourcelles (n. f.) : maçonneries basses d’un bâtiment (« Et en l’egard des reparation des sourcelles despandant desdits bastiments », Fillé sur Sarthe, 1659).


Subsides (n. m.) : Versement en nature fait chaque année au bailleur par le locataire. («  … de fournir par forme de subsides neuf poulardes grasses », Voivres Lès Le Mans, 1760).
 

Tabellion (n. m.) : Officier public qui conserve des actes et en délivre des copies (les grosses). (« Daniel Lelong notaire et tabellion royal aux pays et compte du Maine demeurant et rezidant au bourg de Fillé », Guécélard, 1675).

Tailleur d’habits (n. m.) : Personne qui fabrique les vêtements. On en trouve au moins un par village. (« Jacques Roullard marchand tailleur dabitz demeurant paroisse de Spay », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Teroisse (n. f.) : Grosse souche d’arbre avec une grosse tête plusieurs fois émondée. En patois sarthois, on trouve « térouesse ». (« … a prandre a tirer en droite ligne par le pied deune petitte teroisse », Fillé sur Sarthe, 1645).

 

Terrasseur : Ouvrier ou artisan qui fabrique le torchis. (« En oultre faire six journée de masson et six de terrasseur fournies de touttes matieres », Guécélard, 1722).

Tireur d’étaim (n. m.) : Dit aussi « peigneur » ; il travaille la laine en la trempant dans l’huile pour la rendre plus souple. De 20 livres de laine nettoyée, il obtient 12 livres d’étaim. Ensuite la laine est remise aux fileuses. Dans certains actes de la fin du 18ème siècle, une même personne est dite « tireur d’étaim » et également « serger ». (« Georges Levasseur tireur d’étaim », Roëzé sur Sarthe, 1786).

Tixier (n. m.) : Tisserand. (« Jehan Godefray tixier en thoiles et Catherine Virfolet sa femme », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Toile de brin (n. f.) : Toile obtenu à partir du chanvre. (« Item seze draps partyes de thoille de brin de chacun quatre aulnes », Fillé sur Sarthe, 1643).

Toise (n. f.) : Unité de longueur (1,949 m.) souvent utilisée dans les baux. (« … et pour celles des hayes et fossés en reparent chacuns ans cent cinquante toises es endroits les plus necessaires », Guécélard, 1729).


Tournans et virans (n. m.) : Terme de meunerie ; Ce sont les pièces mobiles d’un moulin (les meules et le mécanisme). (« lesdits moulins de Spay tant en domaine, roues, rouets, meulles, moullages, tournans et virans. », Spay, 1727)

Travail (n. m.) : dévidoir à écheveaux. On trouve aussi « travoier ». (« Un travail et dix fuseaux », Fillé sur Sarthe, 1651).

Troisse (n. f.) : Grosse souche d’arbre avec une grosse tête plusieurs fois émondée. En patois sarthois, on trouve « térouesse ». (« madite dame se rezervant touttes les troisses seiches », Guécélard, 1728).


Vendition (n. f.) : Contrat de vente. (« La vendition faicte par lesdits vendeurs audit sieur acquereur », Fillé sur Sarthe, 1642).


Vental (n.m.) : Battant de porte (« Les entrées des bancs auront dix sept pouces de large, sans aucun vental », La Suze sur Sarthe, 1785).

 

  

Visite et montrée (n. f.) : Etat des lieux qui est parfois fait lors d’un changement de locataire. (« … avec faculté à eux d’y faire faire telle visite et montrée que bon leur semblera », La Suze sur Sarthe, 1782).

 

Volier (n. m.) : Pied de vigne le long d’un mur. (« Quant à un volier attaché au dit pignon, il est reconnu qu’il a son pied près le pan de mur », La Suze sur Sarthe, 1781).



Quelques références bibliographiques :

Serge Bertin, Dominique Beucher, Jean Pierre Leprince, Trésor du parler Cénoman, Editions Cénomane, 2004, 383 pages.


Lucien Bély (sous la direction de), Dictionnaire de l'Ancien Régime, PUF, 1996 (réédition 2005), 1384 pages.


Manuela Dumay, Patrick Godard, Alain Mala, Parler sarthois, Tome 1, Editions Cénomane, 1982, 124 pages.


Gaston Chevereau, Patrick Godard, Geneviève Very, Parler sarthois, Tome 2, Editions Cénomane, 1987, 142 pages.


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Samedi 23 février 2008

Trois ans d’activités sur le blog canton-la-suze-sur-sarthe.over-blog.com

 

Cela fera bientôt trois ans que notre blog publie des articles sur l’histoire et le patrimoine du canton de La Suze sur Sarthe.

Le site a reçu la visite de plus de 11 000 visiteurs qui ont consulté environ 40 000 pages. Nous en sommes satisfaits et nous allons continuer à œuvrer en ce sens. Cela démontre bien qu’il y a un potentiel à exploiter et qu’une mise en valeur du patrimoine de notre région est à réaliser.

Le patrimoine de la région de La Suze sur Sarthe est riche et beaucoup de sites n’ont pas encore été étudiés dans notre blog. Des articles sont à l’étude : le bilan de la restauration du moulin de Fillé, l’église d’Etival Lès Le Mans (une église au plan unique dans le canton), la transcription des dictionnaires Pesche et Le Paige pour chaque commune, des présentations des divers châteaux de la région, une fiche patrimoniale et historique sur chaque boucle de randonnée créée par la Communauté de Communes du Val de Sarthe, etc.

 

Pour terminer, un petit clin d’œil à la Communauté de Communes du Val de Sarthe qui utilise nos photos sans autorisation, mais nous considérons cet acte comme un intérêt manifeste accordé à notre travail !

Photos-blog-et-CdC-copie-1.jpg

La page de notre blog

Photos-blog-et-CdC-2-copie-2.jpg
Et la page de la Communauté de Communes du Val de Sarthe
 
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