Dimanche 19 mars 2006

La "chapelle" de Flacé offre un aperçu intéressant d'une église de la période romane. Même si tous les éléments visibles ne datent pas de cette époque, l'allure générale reste celle d'une église rurale des 11ème et 12ème siècles.

 

 

 

Cette église se situe en bordure d'un chemin ancien venant d'Etival lès Le Mans et se poursuivant vers Athenay (aujourd'hui sur la commune de Chemiré le Gaudin). Sur le cadastre de 1809, le cimetière est au Nord et à l'Est de l'église.

 

 

 

La paroisse de Flacé sera rattachée à celle de Souligné sous Vallon le 8 novembre 1810 (Souligné sous Vallon est devenue Souligné Flacé en 1935).

Flacé en 1809 (Cadastre, Archives Départementales de la Sarthe)

 

 

 

 

 

La "chapelle" de Flacé en 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA NEF

La nef semble avoir gardé ses dimensions originelles. L'appareillage des murs nord et sud semble le confirmer. Sur ces deux murs, le système classique de cette époque est utilisé : petit appareillage de moellons en roussard et calcaire. Cependant, il n'est pas homogène sur toute la longueur.

 

 

L'appareillage de moellons cubiques de roussard et calcaire (mur nord).

 

 

 

 

 

 

Le mur nord est composé dans sa partie occidentale de lits réguliers de moellons. A la base, on compte une dizaine de lits de calcaire ; puis au dessus arrive une dizaine de lits de roussards. Puis on repart sur une série de calcaire. Plus haut il ne parait pas y avoir d'organisation si claire. Faut-il envisager deux phases de construction ? Dans la partie sommitale des murs, se trouvent trois petites meurtrières peu visibles car elles ont été bouchées puis recouvertes par un enduit. Il semble là aussi que l'arc soit gravé pour simuler des claveaux. La partie orientale de ce mur est plus difficile à lire mais il ne parait pas y avoir de continuité dans la technique de construction. On retrouve bien des petits moellons mais les matériaux semblent différents. On remarquera que la bande de roussard se termine, du moins pour certains d'entre eux, non pas par des moellons carrés par des moellons rectangulaires. Que s'est-il passé ? Cela est difficile à expliquer. On pourrait imaginer un rallongement de la nef mais cette explication ne tient pas lorsque l'on regarde le mur sud. Le chaînage oriental alterne roussard et calcaire, créant un décor.

 

 

 

 

Le mur sud, comme souvent, a connu un certain nombre de modifications. Mais il n'a pas été abattu comme le prouvent les trois meurtrières toujours présentes et placées comme sur le mur Nord. On retrouve sur la partie orientale du mur l'alternance entre les lits de moellons en roussard et en calcaire. Il semblerait donc y avoir un décor jouant sur des bandes claires et foncées. Un portail existait au sud. A l'extérieur cela se remarque par les changements d'appareillage ; l'oeil exercé y repérera un morceau de colonnette et quelques autres pierres aménagées.

Nous n'avons pas d'éléments pour dater cette porte ni la raison du bouchage de ce passage, permettant pourtant un accès plus aisé puisque le chemin principal d?accès à Flacé passait au pied du mur sud. Il a du avoir lieu assez tôt lorsque l'on regarde la chronologie relative de ce mur. Les fenêtres actuelles sont donc les dernières creusées ; on peut penser qu'elles furent ouvertes au 17ème siècle. A proximité immédiate se trouve une fenêtre bouchée, visible par l?utilisation d'un matériau de rebouchage de module différent. Cette fenêtre appartient donc à un état antérieur. Or ce rebouchage s'appuie sur le rebouchage de la porte. Il semble donc que cette porte pouvait remonter au moyen age et a été bouchée assez rapidement. Cette porte devait surtout correspondre à une entrée. On pourrait penser qu'il s'agissait de la porte du cimetière mais cela n'est pas logique puisque ce dernier se situe au Nord. La porte sud est-elle devenue la porte d'entrée principale et la porte de la façade a-t-elle servi de porte d'accès au cimetière. C'est probable vu la configuration des lieux.

 

 

 

L'examen du pignon Est montre clairement que la charpente a été réorganisée. On ne trouve pas les moellons irréguliers mais des assises de calcaires plat. La corniche de ce pignon correspond à un travail de l'extrême fin du moyen age, peut être en même temps que le portail.

 

 

LA FACADE

 

 

 

La façade n'est pas celle d'origine. On retrouve le petit appareillage cubique mais sans grande organisation. On a réutilisé le matériau de la première façade pour remonter celle-ci. Le portail est de l'extrême fin du moyen age. On retrouve de chaque côté et en bas des blasons ; celui du côté sud est fortement endommagé et difficilement lisible.

On peut penser que cette porte corresponde au moins à un troisième état de la façade. Le premier état, celui d'origine a disparu. Le deuxième état, correspondant sans doute au relèvement de la façade. Le troisième état étant celui visible actuellement. Au dessus du portail se trouve un arc de décharge composé de pierres calcaires placées sur le champ. La porte actuelle n'est pas centrée sur cet arc ; il devait donc servir pour le deuxième état. Au dessus du portail, on remarque une baie à arc brisé qui renferme aujourd'hui une statue mutilée de Saint Jean Baptiste.

Auparavant, elle devait être ouverte et permettrent un éclairage de la nef. Le chaînage avec les murs latéraux de la nef est réalisé essentiellement en calcaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE CHEVET

 

 

Le chevet est contemporain de la nef puisqu'à certains endroits il est chaîné avec elle. Par contre la technique d'appareillage est différente. On retrouve bien un petit module mais les moellons ne sont pas clairement lisibles. Il semblerait que les murs aient été montés par un système de coffrage.

 

 

 

Les baies sont aussi intéressantes à étudier. Celle de la partie Nord est en roussard et ressemble techniquement à celle visible sur la nef. La meurtrière sud a été remplacée par une baie plus importante. Par contre la fenêtre axiale est plus importante et n'utilise pas la même technique de construction que les autres meurtrières. Cette fenêtre avait sans doute une fonction d'éclairage plus importante en relation avec la pratique cultuelle (éclairage de l'officiant, d'une peinture ou d'une statue ?).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'INTERIEUR

L'essentiel de ces informations provient de différentes bases du Ministère de la Culture.

Des fresques des 15ème et 16ème siècles ornent l'intérieur de cette église : Saint Jean l'Evangéliste et saint Nicolas, Saint Martin partageant son manteau, Saint Michel terrassant le dragon, Saint François recevant les stigmates, Sainte Barbe, Saint Pierre, Messe de Saint Grégoire, Saint Nicolas et la résurrection des trois enfants, Saint Jean et la coupe empoisonnée, Saint Michel terrassant le dragon, Saint Martin et la résurrection des trois enfants, la charité de Saint Martin, Saint François recevant les Stigmates.

Trois retables ont été ajoutés au 18ème siècle.

Retable du chœur : 1718

 

 

 

  • Ce retable en bois sculpté est agrémenté d'un panneau central en terre cuite représentant Le Baptême du Christ. Des niches reçoivent des statues en terre cuite : Saint Jean-Baptiste à gauche et la Vierge à l'Enfant à droite. L'ensemble de ce retable est couronné par le Père Eternel bénissant.

     

  • Marque d'auteur : DURAND FE. Date : 1718.

     

  • Luc Durand est né en 1652 à Beaumont. En 1673, il rentre comme apprenti chez Jean II Mongendre dit Le Jeune. Il s'installe successivement paroisse de la Couture et paroisse Saint-Pavin-de-la-Cité (en 1721), toujours au Mans.

Retables latéraux du 18ème siècle.

 

 

 

  • Les retables comportent chacun deux panneaux peints sur bois, dont un au dessus de l' autel et un en retour dans l' arc d' accès au choeur. Côté nord : L' Ange gardien et Saint Julien. Côté sud : Saint Michel et Saint Sulpice. Les statues, en terre cuite polychrome, se trouvent dans les niches supérieures des retables.

     

  • Ces deux retables latéraux datent probablement de la même époque que le retable du maître-autel ; ils ont donc été exécutés vers 1718.

On verra d'ailleurs à l'extérieur de l'église la pierre de l'ancien autel démonté lors de l'installation des retables.

Quelques terres cuites du Maine présentes à Flacé :

La poutre de gloire possède trois statues du 17ème siècle  : Vierge de douleur, Christ, Saint Jean l’Evangéliste.

On trouve aussi une Sainte Barbe du 16ème siècle repeinte à plusieurs reprises.

par Gondard publié dans : canton-la-suze-sur-sarthe
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Mercredi 15 mars 2006

§       14 septembre 1616 : Charles Jamin vend à Jullian Mullocheau trois planches de vigne au clos du Gros Chesnay. Une des planches relève du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       3 décembre 1620 : Nicolas Grassin, laboureur demeurant à la Forêt à Roezé, vend à Pierre Clotreau, homme de labeur demeurant au Foullay à Roezé, trois planches de vigne situées au clos du Gros Chesnay. La vigne relève du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       31 mai 1632 : André Mesnager, vigneron demeurant à l’Oliverie à Fillé, vend à Mathurin Clottereau, vigneron demeurant aux Petits Roys à Roezé, une lotie de jardin situé au bas du clos de vigne du Gros Chesnay. Ce jardin relève du fief de Buffes.

 

 

§       14 novembre 1643 : François Hervé, prêtre de Guécélard, vend à Jacques Bellenger, marchand à Moncé, deux journaux de terre dans les Grands Jardins de Fillé. Cette terre relève du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       19 septembre 1644 : Thomas Godefray, tisserand en toiles, vend à Michel Niepceron, marchand meunier aux moulins de Fillé, le Champ Escaubuet proche des Gesleries. Il relève censivement du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       31 mars 1645 : Dans les partages de Guillaume Loriot, il est question d’un bien voisin du jardin dépendant du moulin de Buffes.

 

 

§       1647 : Dans les partages de Jacques Fouineau, le seigneur de Buffes est dit propriétaire des moulins de Fillé.

 

 

§       20 mai 1654 : Izabel Loriot vend à Michel Niepceron, marchand meunier une maison en ruine dans le bourg de Fillé. On parle de la rue qui va du bourg de Fillé aux moulins de Buffes.

 

 

§       28 novembre 1654 : Jean Leboindre, conseiller du Roi en sa cour du Parlement à Paris, se rend au château seigneurial de Buffes pour y prêter foi et hommage entre les mains du marquis de la Paluelle. Arrivé au château de Buffes, il y trouve Agathe Papiel femme de Jean Brossard concierge du logis de Buffes. Devant la porte seigneuriale et principale entrée dudit lieu, Jean Leboindre offre foi et hommage pour ses terres, fief et seigneurie du Gros Chesnay.

 

 

§       21 septembre 1656 : Izabel Hertaux vend à Michel Niepceron, marchand meunier à Fillé, une lotie de terre dans les Grands Jardins proches des moulins de Buffes.

 

 

§       18 avril 1657 : François Loriot, notaire au Mans, vend à Michel Niepceron, marchand meunier aux moulins de Buffes, une planche de vigne située au clos du Gros Chesnay.

 

 

§       28 juin 1659 : Charles Vallée, homme de peine demeurant aux Geleries à Fillé, vend à Charles Regnard, marchand à La Suze, un morceau de terre dépendant de la pièce de la Reuche à Fillé. Elle est tenue censivement du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       12 septembre 1659 : Marie Loriot, demeurant aux Geleries, passe le bail d’un pré sur les bords de la rivière à Martin Loyseau, serger. Ce pré se situe le long de la ruelle à aller du bourg de Fillé aux moulins de Buffes.

 

 

§       17 février 1660 : Pierre Belasier, homme de peine, vend à Michel Niepceron, marchand meunier demeurant au bourg de Fillé, trois planches de vigne au clos du Gros Chesnay tenues censivement des fiefs et seigneuries de Buffes et de Gros Chesnay.

 

 

§       31 octobre 1660 : François Joze, charpentier demeurant à Fillé, vend à Mathurin Clotereau, marchand demeurant à Fillé, un jardin autrefois en vigne tenu censivement du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       16 novembre 1660 : Jean Leboindre, seigneur du Gros Chesnay, fait un échange de terre avec Georges Sallé, marchand demeurant à Fillé. Georges Sallé cède un clotteau de terre nommé les Bacconnières et tenu censivement de la seigneurie de Buffes.

 

 

§       16 mars 1662 : Jean Poirier l’aîné, marchand meunier demeure aux moulins de Fillé dépendant du château de Buffes.

 

 

§       11 juillet 1665 : Isaac de la Palluelle marquis seigneur de Buffes fait procéder à l’estimation des meubles et bestiaux qui se trouveront sur les moulins de Fillé dépendant de Buffes.

 

 

§       29 juin 1668 : Jean Leboindre est dit seigneur de Buffes.

 

 

§       19 novembre 1669 : Marc Bellanger, notaire royal demeurant à Roezé, se déplace au lieu et métairie de la Grange dépendant de la terre de Buffes à la requête de Jean Leboindre. Il y fait une visite des lieux.

 

 

§       21 décembre 1670 : Anne Morillon échange avec Jean Leboindre une terre. Elle obtient 25 sillons de terre à prendre dans la pièce des Derrières dépendant de la métairie des Grandes Iles ; elle relève du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       12 mai 1671 : Jean Héron, marchand tisserand demeurant au bourg de Guécélard, vend une lotie de jardin et un bâtiment en forme de grange qui sont tenus censivement du fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       6 juin 1675 : Jean Brossard, marchand, demeure au château de Buffes. Le « seigneur aura le droit de chasser ou de faire chasser sur les terres de Buffes lorsqu’il sera au pays ». Le seigneur se réserve la chambre verte au bout de l’allée de la maison de Buffes au lieu de celle qui était au précèdent bail car elle a été abattue.

 

 

§       15 décembre 1687 : Jean Leboindre, conseiller au Parlement, seigneur du Gros Chesnay, Spay, Fillé, Buffes, la Beunêche et autres lieux, passe le bail de la grande prée du domaine de Buffes à Louis Brossard, marchand au bourg de Guécélard.

 

 

§       20 avril 1688 : Marin Beucher, laboureur, prend le bail di lieu et métairie de la Grange de Buffes. Sont cités les douves du château de Buffes, la garenne de Buffes, le portail du château de Buffes, le gué de Buffes.

 

 

§       4 mai 1688 : Louis Brossard, sieur de la Rivière, est fermier du domaine de Buffes.

 

 

§       27 mai 1688 : Marin Tanchot et René Fisson, maçons, font des travaux à la métairie de la Grange de Buffes. Ils doivent faire un four au pignon de la maison de la même grandeur que celui de la métairie du Gros Chesnay. La voûte sera en tuffeau, les murailles auront dix neuf pouces d’épaisseur.

 

 

§       1 décembre 1689 : Jacques Houdayer et Pierre Rigollet, maçons à Cérans, Marin et Etienne Tanchot, maçons à Roezé, sont appelés par Jean Leboindre pour faire des travaux au château de Buffes « savoir de démolir le portail en pierre de taille qui est au bas de la cour dudit château avec l’huisserie de la petite porte à côté et rétablir ledit portail de la manière et forme qu’il est dans un autre endroit sur les fondements qui sont tirés au bas de la cour vis-à-vis de la porte dudit château et y faire un pilastre de chaque côté semblable à celui qui est présent d’un côté n’y en ayant point de l’autre à cause de la petite porte laquelle ne sera point rétablie et les pierres de laquelle seront remplacées à faire lesdits pilastres. Plus à rehausser les murailles du petit bâtiment qui est au bout du grand corps de logis dudit Buffes du côté du Nord jusqu’à pareille hauteur que celles dudit grand corps de logis et en faire déposer les croisées et surplus que ledit seigneur désirera faire lesquels tailleront en oculi. Ils arracheront le vieil entablement de tuffeau qui est au pignon du grand corps de logis ».

 

 

§       7 janvier 1690 : Pierre Jarossay, bordager, devient concierge du château de Buffes. Il devra « bêcher, dresser et tenir le jardin dudit Buffes, entretenir les allées et bordures de buis qui seront fait faire par mondit sieur dans ledit jardin y aidant même ledit Jarossay de sa personne lesquelles allées pavera et tondra les buis chacun an mondit sieur Leboindre ayant préalablement fait sabler lesdites allées, comme aussi ledit Jarossay tondra et entretiendra les plants d’aubépines qui sont dans ledit jardin et entretiendra les autres plants d’arbres qui y sont et seront mis. Il doit entretenir les fossés qui bordent la grande avenue qui a été faite de neuf. Ledit Jarossay logera dans la boulangerie dudit Buffes  et chambre en appentis au bout dont il jouira et dune petite étable pour y mettre une vache et du revenu dudit jardin tant pour ce qu’il en sèmera et que les fruits d’icelui et d’un petit préau qui est entre l’entrée au gué de la rivière dudit Fillé et les douves dudit Buffes et encore pour et moyennant  deux charges de blé seigle que mondit sieur Leboindre lui livrera chacun an avec une busse de vin ou cidre au choix dudit seigneur lequel homme fera champage audit Jarossay une vache sur le domaine dudit Buffes sans être obligé fournir audit Jarossay aucun foin ni paille pour sa nourriture d’hiver et ledit Jarossay nourrira un cochon ; mondit sieur Leboindre ni pourra rien prétendre. En outre s’oblige ledit Jarossay d’entretenir les arbres qui seront plantés dans le verger qui sera fait, de veiller à empêcher le passage de gens et bêtes par la cour dudit Buffes et au travers de ladite allée neuve ».

 

 

§       4 avril 1695 : René Chevallier, prêtre curé de Fillé, procureur de Françoise Beichefert (veuve de Jean Leboindre), passe le bail de la grande prée de la terre de Buffes à Louis Brossard, sieur de la Rivière, marchand demeurant paroisse de Fillé.

 

 

§       14 février 1702 : Guy Sallier, conseiller au grand conseil, veuf de Marie Françoise Leboindre, est seigneur de la terre, fief et seigneurie de Buffes. Françoise Beichefert, mère de Marie Françoise Leboindre, lui remet les titres de féodalité de la terre, fief et seigneurie de Buffes.

 

 

§       13 mars 1721 : Marie Françoise Catherine Doujat passe la bail de la Grange de Buffes à René Angibault, laboureur demeurant lieu et métairie de Buffes.

 

 

§       3 décembre 1728 : Marie Françoise Catherine Doujat passe le bail du petit domaine de Buffes et de toutes les chambres basses du château de Buffes à Pierre Gaignon, charpentier demeurant au château de Buffes. Il doit prendre soin du grand jardin du château et en tailler les arbres.

 

 

§       5 janvier 1733 : le droit de pêche au dessous des chaussées des moulins de Fillé dépend de la terre de Buffes.

 

 

§       28 février 1733 : Marie Françoise Catherine Doujat, épouse de Jean Baptiste François Leboindre, conseiller en la grande chambre du Parlement de Paris, chevalier, seigneur du Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Vauguion et autres lieux, passe le bail de la métairie de la Grange de Buffes à Marin Alleton, laboureur, mari de Magdelaine Godefroy demeurant audit lieu de la métairie de la Grange de Buffes paroisse de Fillé.

 

 

§       22 novembre 1738 : Marie Françoise Catherine Doujat, épouse de Jean Baptiste François Leboindre, conseiller en la grande chambre du Parlement de Paris, chevalier, seigneur du Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Vauguion et autres lieux, passe le bail de la métairie de la Grange de Buffes à Marin Alleton, laboureur, mari de Magdelaine Godefroy demeurant audit lieu de la métairie de la Grange de Buffes paroisse de Fillé.

 

 

§       18 novembre 1739 : Jean Joseph Leboindre passe le bail du petit domaine du château de Buffes à Jacques Tanchot. Il doit prendre soin du grand jardin du château de Buffes et en tailler les arbres. Le verger du petit domaine est à l’abandon depuis 3 à 4 ans.

 

 

§       24 septembre 1741 : Jean Joseph Leboindre passe un bail sur un droit de pêche au dessous des chaussées des moulins de Fillé. Ce droit de pêche dépend de la terre de Buffes.

 

 

§       17 mai 1744 : Catherine Formage du Plessis, au nom de Jean Joseph Leboindre, conseiller du Parlement, chevalier, seigneur du Gros Chesnay, Vauguion, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Guécélard, Roezé et autres lieux, passe le bail de la Grange de Buffes à Marguerite Budan, veuve de Jean Josée, et à son fils Jean Grosbois.

 

 

§       10 octobre 1745 : Jean Joseph Leboindre passe le bail du petit domaine du château de Buffes à Jean Degoullet. Il doit prendre soin du grand jardin du château de Buffes et en tailler les arbres. Le bailleur pourra venir prendre des poires à couteau dès leur maturité s’il en a besoin. Le locataire aura les fruits du grand jardin et du verger.

 

 

§       Décembre 1746 : inventaire des effets de la communauté entre Jean François Leboindre et défunte Anne Suzanne Tiraqueau son épouse. Jean Degoullet est dit fermier du petit domaine de Buffes, la veuve de Jean Nieceron est fermière des prées de Buffes, François Loizeau est fermier de la rivière de Buffes.

 

 

§       26 décembre 1750 : Jean Joseph Leboindre passe le bail du petit domaine du château de Buffes. à René Tuffière, bordager. Il aura soin du grand soin du grand jardin de Buffes, le seigneur s’en réservant les fruits à couteau. Comme le verger est en friche depuis sept à huit ans, le bailleur s’oblige de contribuer de moitié au défrichement de celui-ci.

 

 

§       14 septembre 1755 : Jean Joseph Leboindre, chevalier, seigneur de Vauguion, Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Roezé et autres lieux, conseiller au Parlement, passe le bail de la métairie de la Grange de Buffes à Jean Grosbois, laboureur, mari de Jeanne Hulot demeurant dite métairie de la Grange de Buffes paroisse de Fillé.

 

 

§       Aout 1759 : Jean Gasnier a passé deux jours à faire un pilier dans l’écurie du château de Buffes qui était prêtre à tomber.

 

 

§       30 août 1761 : Louis François Daniel de Beauvais, écuyer, seigneur du Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Vauguyon et autres lieux, passe le bail du domaine du château de Buffes à René Tuffière, bordager demeurant au château de Buffes. Le domaine est composé du château et autres bâtiments, cours, issues, jardins et vergers, du jardin de la métairie de la Grange en proximité du château, de la pièce de terre nommée la Groye de Buffes,  de la pièce de terre nommée la Groye dépendant de la Grange, d’une pièce de terre nommée la Pierre, d’une portion de terre nommée le Clotteau Bignon, de l’avenue du château de Buffes, d’environ un journal de terre qui sera pris dans la pièce de la Galopière, du petit pré de Buffes, du panage dans le chemin du gué, d’une petite portion du pré du Port, du pré du Verger. Le seigneur se réserve des chambres hautes et un des greniers du château ; il se réserve aussi de pouvoir faire abattre par pied la charmille qui est autour du jardin de Buffes. Le locataire pourra mettre le jardin en trèfle ; il pourra aussi prolonger l’avenue de Buffes jusqu’à la barrière de la première cour du château pour servir de passage et chemin pour exploiter les prairies et en prolongeant ladite avenue, il fera faire un fossé de chaque côté et au bout dans l’alignement des anciens et dont la jetée sera en dedans de ladite avenue.

 

 

§       20 septembre 1767 : Le général des habitants de Fillé se réunit. Feu Jean Joseph Leboindre a légué à la fabrique de Fillé « la somme de dix mille livres pour être employée à l’augmentation, décoration, réparation et entretien de l’église de Fillé et notamment à élever un tombeau en mausolée en marbre dans la chapelle dite de Buffes où il a désiré être enterré ».

 

 

§       23 mai 1768 : Louis François Daniel de Beauvais passe le bail du domaine du château de Buffes à René Tuffière, bordager. Le propriétaire se réserve deux chambres basses, les chambres hautes et un grenier ; il se réserve aussi de pouvoir abattre la charmille autour du jardin de Buffes. Le locataire devra fournir deux boisseaux des plus belles noix cueillies sur le domaine.

 

 

§       14 septembre 1777 : une description des propriétés de la paroisse de Fillé précise la composition de Buffes : bâtiments, cours, jardins, terres labourables et pâtis. Ces biens appartiennent à Louis François Daniel de Beauvais et sont affermés à la veuve Tanchot. Le tout s’étend sur 26,75 journaux et 3 hommées de prés (soit une superficie d’environ 15 hectares).

 

 

§       11 septembre 1785 : Marthe Plumard de Rieux, veuve de Louis François Daniel de Beauvais, passe le bail du domaine de Buffes à Jacques Fleury, bordager. La propriétaire se réserve le droit d’avoir un cheval sur le domaine.

 

 

§       24 juillet 1786 : Bail des moulins de la Beunêche. Louis Thomas, meunier des moulins de la Beunêche (appartenant à Marthe Plumard de Rieux) doit aller chercher quatre charges de blé dans les greniers de Buffes, les moudre et les porter au château du Gros Chesnay.

 

 

§       26 juin 1787 : Bail de la ferme du domaine du Gros Chesnay. Joseph Morillon, métayer, doit fournir chaque année une charge de froment, une charge de seigle et une charge d’avoine mesure du Mans comble ou ras le bois mesure de La Suze rendues dans les greniers du château de Buffes.

 

 

§       15 février 1794 : La citoyenne Marthe Plumard, veuve de feu citoyen Louis François Daniel de Beauvais, demeurant au Mans passe le bail du lieu de Buffes à Jacques Fleury, cultivateur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Buffes en 1810 (cadastre de Fillé, Archives Départementales de la Sarthe)

 

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Mardi 14 mars 2006

Aujourd’hui dix huitième du mois de février mil sept cent soixante six sur les dix heures du matin, devant nous René Bellanger, notaire tabellion royal au Maine demeurant à Roézé, étant au lieu et bordage du Chêne Vert situé paroisse de Voivres.

 

Inventaire a été fait des meubles morts et vifs, dettes actives et passives dépendants de la communauté qui a eu cours entre défunt Charles Cosnilleau bordager, fermier dudit lieu du Chêne Vert et Marie Alleton sa dernière femme, avant elle veuf en premières noces de Marie Poirier, et en secondes de Marie Nieceron, demeurant audit lieu du Chêne Vert tant  en son nom que de mère et tutrice naturelle de Marie âgée de six ans et de Pierre Cosnilleau âgé de six mois ou environ ses enfants et dudit défunt.

 

A la requête et en présence de ladite Marie Aletton veuve dudit Cosnilleau, de Charles Cosnilleau garçon âgé de vingt sept ans ou environ et Marie Cosnilleau fille âgée de vingt deux ans aussi ou environ demeurant audit lieu de Chêne Vert audit Voivres enfants dudit défunt et de ladite défunte Marie Poirier sa première femme, de Michel Nieceron bordager demeurant paroisse de Bousse oncle maternel de Françoise Cosnilleau fille âgée de douze ans ou environ issue dudit défunt et de ladite Marie Nieceron sa seconde femme demeurant aussi audit lieu de Chêne Vert, et de Anne Nieceron veuve de Thomas Loriot, métayer, demeurant paroisse de Cérans sa tante au même côté maternel.

 

Et auquel inventaire procédant sous le bon plaisir de Monsieur le Bailly du siège d’où relève ledit lieu et en attendant qu’il sera pourvu de tuteurs aux mineurs, les meubles et effets ci après par elle représenté ont étés inventoriés en la forme et manière suivante en attendant qu’il en soit procédé à la vente.

 

Et premier une crémaillère avec son cremaillon, une pelle de fer à servir au feu, une grille,  un rôtissoir à pain, et un réchaud à écuelle de cuivre.

 

Item deux crocs, une bêche, une fourche de fer, une hache à bûcher, un sermeau et un mauvais broc, deux pelles à bêcher, et un vouge.

 

Item une mauvaise huche de bois de chêne et deux sas à sasser la farine et une racliere de fer.

 

Item un coffre de bois de poirier fermant de clef.

 

Item un autre coffre de bois de chêne aussi fermant de clef.

 

Item un mauvais marchepied de bois de chêne non fermant de clef.

 

Item une table longue de bois de chêne et deux tiroirs aux deux bouts dont un fermant de clef et deux bancs.

 

Item un bois de lit d’alizier avec sa carrie et font, une mauvaise bailliere, une couette à taie de toile, un traversier et un oreiller à taie de couetty le tout garni de mauvaise plume d’oie usée, son entour composé de trois morceaux de serge verte, deux vergettes de fer, un dossier et un vanellier de toile commune et une couverture de laine blanche.

 

Item dans une chambre froide à côté, un autre mauvais bois de lit de chêne composé de son entour de toile commune et un traversier à taie de toile garni de mauvaise plume d’oie et une mauvaise couverture de serge blanche.

 

Item un fût de busse aussi rempli de cidre.

 

Item un autre fût de busse à demi plein de cidre.

 

Item cinq autres mauvais fûts de busse, deux de quart, deux jales, deux petits baranchaux, le tout vide et un fût de cuvier avec sa selle.

 

Item une marmite avec sa cuiller de fer à servir au pot, deux chaudrons l’un grand et l’autre petit le tout de fer ou fonte.

 

Item une mauvaise poêle à frire.

 

Item un chandelier de potin.

 

Item deux mauvaises faux avec leurs enthes, un marteau et un coyer de faucheur.

 

Item une serpe à tailler et un terriere.

 

Item douze livres de vaisselle d’étain tant plate que creuse.

 

Item un crochet à peser.

 

Item deux mauvaizes ferusselles et une lanterne de fer blanc.

 

Item un rouet à filer du brin, un travouil, une baratte avec son baratton, et une mauvaise paire de balances à écuelles de bois,

 

Item neuf draps de chacun trois aulnes de toile commune, deux nappes de même toile dont une d’une aulne et demie et l’autre d’une aulne, une mauvaise serviette de toile de brin, quatre essuie-mains de toile de gros, un bissac et un charrier de toile de gros et deux poches de même toile, et deux souilles d’oreiller de toile commune.

 

Item dix neuf livres de fil de gros écru, et deux livres et demies de brin aussi écru.

 

Item sept livres de poupées de gros et brin.

 

Item onze livres de poupées de gros.

 

Item un mauvais van, un crible, un pot de guerlande, deux minettes et un fût de boisseau et un de quarteron.

 

Dans le grenier

 

Item dix boisseaux de froment et avoine mêlés, huit de bled noir et trois de seigle le tout comble et à l’ancienne mesure du Mans.

 

Item une siviere rouleresse et une mauvaise broye à broyer rompue.

 

Item dans l’écurie aux chevaux une vieille cavalle sous poil gris et son poulain d’un an.

 

Item dans l’étable aux vaches une mère vache sous poil brun.

 

Item une autre mère vache sous poil rouge.

 

Item deux autres mères vaches aussi sous poil rouge.

 

Item une petite taure de deux ans sous poil rouge et deux veaux de lait.

 

Item une brebis.

 

Item un bas de cheval, des paniers à fumier, des harasses, et une bride.

 

Item un porc en soie blanche.

 

Item dans la cour trois poules, deux oies et quatre canes.

 

Item quinze pièces de poterie de terre de Ligron dans l’une desquelles il y a environ demie livres de sel de gabelle.

 

Item les habits et linges à l’usage dudit défunt consistant :

 

Premier dans un habit de breluche, une veste et une culotte de droguet, deux mauvaises paires de guêtres en toile commune, deux autres mauvaises culottes de coulonge, un chapeau, un bonnet de laine, un mouchoir de fil, une mauvaise paire de souliers et six mauvaises chemises de toile commune.

 

Item trois livres de beurre salé et en pot.

 

Item une pelle de four et un rouable.

 

Item quatre fourches de bois, un râteau à foin et deux emotouers.

 

Item deux mauvaises seilles et un godet de bois.

 

Item dans la grange une mauvaise couchette sur paux qui est dans la grange garnie seulement d’une balliere et un travers garni de balle le tout de toile de gros.

 

Item dans un baquet inventorié ci devant qui est dans ladite maison environ deux livres de plumes d’oies neuves.

 

Item lesdites parties ont déclaré qu’il n’est rien dû a ladite communauté, et qu’il est dû par icelle les sommes ci après :

 

A Monsieur de la Roussière, propriétaire dudit lieu de Chêne Vert, la somme de trente livres restant de la demie ferme échue de Toussaint dernier sans préjudice du courant et autres dus de mondit sieur de la Roussière d’une part et quatre vingt livres pour prisée qu’il a fournie audit défunt sur ledit lieu Cy en tout……