Samedi 16 septembre 2006

La commune de Fillé est connue pour son moulin que l’on peut dater du Moyen Age. Mais les prospections archéologiques sur le territoire communal ont permis de reculer de quelques milliers d’années l’activité de production de farine dans ce secteur géographique !

Une parcelle, dans le secteur du Clos Colin à Fillé, a livré une meule datant de l’époque néolithique (5000 av. J.-C. jusqu'à 1800 av. J.-C.) ou protohistorique (1800 av. J.-C. jusqu'à 50 av J.-C.). Il s’agit d’un gros bloc de calcaire pesant presque 9 kg, mesurant 35 cm sur 28 cm. La face inférieure, naturelle, est bosselée. La face supérieure a été piquetée pour la rendre abrasive.

Meule (surface de travail) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Meule (profil)

Ce type de meule, dite à va-et-vient, apparaît au néolithique et persiste jusqu’à l’époque gauloise. On utilise un gros galet qui permet d’écraser les grains.

A partir du 2ème siècle av. J.-C.,  un autre type de meule apparaît : la meule rotative. Elle est composée d’une partie « dormante » (meta) et une partie « mouvante » (catillus). On installe alors un manche en bois dans un trou sur le côté du catillus afin d’exercer un mouvement rotatif qui écrasera les grains entre les deux parties de la meule.

 Meule rotative (catillus)  provenant de Oisseau le Petit (72). Son diamètre est de 42 cm.

 

 

 

 

 

En haut, le trou par où est versé le grain. Sur le flanc, le trou pour le manche en bois permettant d'actionner la meule.

 

Les découvertes de meules à va-et-vient sont relativement rares. Elles ont parfois été cassées ou réemployées dans des murs. Celle du Clos Colin à Fillé aurait pu servir de borne pour limiter une parcelle.

 

Par contre les meules rotatives sont plus fréquentes, mais on trouve surtout des morceaux et rarement la meule entière. C’est le cas par exemple à Voivres où trois morceaux ont été découverts en prospection.

Morceau de meule (catillus) provenant de Voivres (72)

 

Ces meules servaient à écraser du grain bien sûr mais aussi d’autres produits (légumineuses, glands, chamotte, etc.). A Voivres, un morceau a été découvert sur des vestiges d'un bas fourneau et on peut se demander si cette meule n’a pas servi à broyer du minerai de fer.

 

Stries d'usure sur une meule provenant de Voivres (72)

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Mardi 15 août 2006

La Livardière

 

 

 

 

1676 : Pierre Paigeot, marchand demeurant au château du Grochenay, procureur de Jean Leboindre (conseiller au Parlement, seigneur du Grochenay, Fillé, Spay, Buffes, la Beunêche et autres lieux) passe le bail de la métairie de la Livardière à Fillé à Pierre Benoist, laboureur.

 

 

Le locataire doit payer 200 livres par an.

 

 

 

 

1693 : Françoise Bechefert, veuve de monsieur Leboindre (doyen au Parlement, seigneur du Grochenay et autres lieux) demeurant à Paris paroisse de St Sulpice, passe le bail de la métairie de la Livardière à Fillé à Jean Blanchard, laboureur.

 

 

Le locataire doit payer 200 livres par an et fournir 1 couple de chapons paillés à la Toussaint portés au château du Grochenay.

 

 

 

 

1735 : Marie Françoise Catherine Doujat, femme de Jean Baptiste Leboindre (conseiller en la grande chambre du Parlement de Paris, chevalier, seigneur du Gros Chesnay, Buffes, Spay, Fillé, la Beunêche, Vauguion et autres lieux), demeurant à Paris rue et cul de sac Saint Dominique quartier Saint Michel paroisse Saint Jacques du Haut Pas, passe le bail de la métairie de la Livardière à Fillé à Pierre Tuffière, laboureur.

 

 

Le locataire doit payer 160 livres par an. Il doit fournir 6 bonnes poulardes grasses à Noël rendues au château du Gros Chesnay.

 

 

 

 

1741 : Jean Joseph Leboindre, chevalier, baron de la Beunêche, seigneur du Grochenay, Buffes, Spay, Fillé, Vauguyon et autres lieux, conseiller au Parlement, demeurant rue St Dominique, quartier St Michel, paroisse St Jacques du Haut Pas, passe le bail de la métairie de la Livardière à Fillé à Pierre Tuffière, laboureur.

 

 

Le locataire doit payer 165 livres par an et fournir 6 bonnes poulardes grasses à Noël, 8 livres de beurre frais, 1 charrois au Mans.

 

 

 

 

1748 : Jean Joseph Leboindre, chevalier, seigneur de Vauguyon, Grochenay, Buffes, Spay, Fillé, Guécélard, Roézé et autres lieux, conseiller du roi au Parlement, demeurant à Paris rue St Dominique paroisse St Jacques du Haut Pas, passe le bail de la métairie de la Livardière à Fillé à Pierre Tuffière, laboureur.

 

 

Le locataire doit payer 160 livres par an et fournir six bonnes poulardes grasses à Noël.

 

 

 

 

1754 : Jean Joseph Leboindre, baron de la Beunêche, seigneur de Vauguyon, Buffes, Grochenay, Spay, Fillé, Guécélard, Roézé et autres lieux, conseiller au Parlement, demeurant rue St Dominique quartier St Michel paroisse St Jacques du haut, passe le bail de la métairie de la Livardière à Fillé à Pierre Tuffière.

 

 

Le locataire doit payer 175 livres par an et fournir 6 bonnes poulardes grasses à Noël.

 

 

 

 

1762 : Louis François Daniel de Beauvais écuyer seigneur de Grochenay, Buffes, Spay, Fillé, Vauguyon, La Beuneiche et autres lieux,  demeurant ville du Mans paroisse St Nicolas, passe le bail de la métairie de la Livardière à Fillé à Pierre Tuffière.

 

 

Le locataire doit payer par an 170 livres et fournir 1 oie grasse et 4 poulardes grasses à Noël, 6 livres de beurre frais et 1 charrois au Mans.

 

 

 

 

1777 : description des terres de la Livardière

 

 

 

 

 : 21

 

 

LIEU DIT : La Livardière

 

 

TYPE : Métairie

 

 

SUPERFICIE : 4067.72 ares

 

 

ORGANISATION INTERNE :

 

 

63.5 journaux = bâtiments, cours, jardin, terres labourables, pâturages

 

 

18 hommées de prés

 

 

QUALITE DES FONDS : mauvais et médiocre

 

 

VALEUR TOTALE : 173 livres 5 sols

 

 

PROPRIETAIRE : De BEAUVAIS

 

 

RESIDENCE : Le Mans

 

 

PROFESSION : Noble

 

 

LOCATAIRE : Pierre TUFFIERE

 

 

PROFESSION : Métayer

 

 

         

 

 

 

 

1794 : La citoyenne Marthe Plumard veuve de feu Louis François Daniel de Beauvais demeurant ville du Mans baille au citoyen René Mauboussin cultivateur la métairie de la Livardière.

 

 

Le locataire doit payer par an 432 livres et fournir 4 poulets, 4 poulardes grasses, 1 oie grasse, 20 livres de beurre, 3 charrois au Mans.

 

 

 

 

1801 : Marthe Plumard, veuve de Louis François Daniel de Beauvais et demeurant Ste Croix Les Le Mans, passe le bail de la métairie de la Livardière à Fillé à René Mauboussin, cultivateur.

 

 

Le locataire doit payer 432,50 francs par an. Il doit aussi faire 3 charrois jusqu’au Mans ; il doit fournir 4 poulets, 4 poulardes grasses, 1 oie grasse, 30 livres de beurre.

 

 

 

 

La Livardière, cadastre 1810 (Archives Départementales de la Sarthe)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Livardière, cadastre 1844 (Archives Départementales de la Sarthe)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La Livardière, Carte de Cassini

 

 

 

 

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Jeudi 27 juillet 2006

La commune d’Etival Lès Le Mans possède un riche passé ; on ne manquera pas de visiter son église qui est, à mon avis, la plus belle du canton.

Quelques trouvailles archéologiques ont lieu sur le territoire communal. La plus importante découverte fut un trésor monétaire composé de 3369 pièces romaines. La prospection aérienne a également apporté des informations nouvelles. Un enclos circulaire a été vu en 1998 (il était à nouveau visible en juin 2006) ; en 1990, un petit bâtiment rectangulaire pouvant correspondre à une petite villa est apparu dans les cultures.

Mais c’est l’activité sidérurgique qui m’intéressait. Au 19ème siècle, on signale plusieurs amas de scories mais sans localisation. Un toponyme très révélateur attire l’attention : la Ferrière. En cet été 2005, une parcelle était labourée à proximité de ce lieu. La prospection n’a révélé que quelques morceaux épars de scories. Par contre, un joli petit silex sortit de terre.

Il s’agit d’une armature de flèche longue de 28 mm, large de 21 mm du côté du tranchant et épaisse de 3 mm. Le matériau est un silex orangé fin qui rend cette armature translucide. C’est l’extrémité la plus étroite qui était fixée dans la hampe de la flèche ; la partie la plus large (le tranchant) blessait la victime. On peut dater cet objet de la fin du néolithique c'est-à-dire vers 3500 à 2500 av. J.-C.

 

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Mercredi 28 juin 2006

BMS 1591-1650 LA SUZE

Le même jour [21] de juillet 1592, maître François Champion lui vivant
Lieutenant de La Flèche a été inhumé dans l’église de céans
Présents Jacques Mallemouche, Maurice Desforges et plusieurs autres
Et a été amené mort de la ville du Mans

Le 2ème jour dudit mois et an susdit [janvier 1593] mourut noble
Pierre de Hardy sieur du Bois de Saint Perre et fut ensépulturé
Dans l’église de ladite Suze présents Monsieur le Marquis et autres

 

 Le site de l'église de La Suze : le chateau dit de "Barbe Bleue" sur sa motte; au fond, l'église qui est en réalité la chapelle du château.

 
Le 20ème jour de juin 1593 mourut et fut
Inhumé dans le grand cimetière de ladite Suze Denis Hervé lequel
Etait de la paroisse de Fercé s’étant venu réfugier à ladite Suze
Et ne peut on le porter inhumer audit Fercé pour le trouble
Des gens d’armes, présents Jacques Mallemouche et autres

Le 29ème jour de juin audit an que dessus [1593] mourut et fut
Inhumée dans le grand cimetière de La Suze Anne Bousseau
Femme de Marin Loriot demeurant en la paroisse de Chemiré le Gaudin
Et étant réfugiés a ladite Suze à cause des Anglais qui étaient
Logés à Vallon, Maigné et Chemiré et autres paroisses circonvoisines


Les guerres de religion dans la région mancelle ont commencé en 1561 par l’assassinat du protestant Jacques Bouju. En 1562, les protestants pillent le mobilier liturgique de la cathédrale du Mans. La mort du roi de France Henri III (1589) et l’arrivée au pouvoir d’Henri IV troublent les esprits.
L’opposition grandit entre les « royaux » (favorables à Henri IV qui n’abjurera le protestantisme qu’en 1593) et les « ligueurs » (les partisans du catholicisme regroupés derrière le duc de Guise, puis derrière Charles de Lorraine, duc de Mayenne).
Le début des années 1590 est marqué par une intense activité des Ligueurs dans le Maine. Ils s’opposent aux armées du prince de Conti dans lesquelles sont des soldats Anglais et Allemands. Il faut attendre l’Edit de Nantes en 1598 pour voir le calme revenir.


Jeanne Buin mourut et fut inhumée dans l’église
A cause que l’on ne pouvait ouvrir le Grand Cimetière
Pour les gelées le vingt troisième jour de décembre
Audit an [1594], présents Mathurin Vallin et Jean Belin

Hélaine Esnault femme de maître Louis Regnard greffier au siège du
Comté de La Suze mourut à onze heures du soir le seizième jour
De mai mil cinq cent quatre vingt seize et fut inhumée dans
Le grand cimetière dudit La Suze le dix septième jour desdits mois et
An que dessus en présence de maître Simon Allix, Guillaume Bellanger,
Jean Pivron, Pierre Esnault et plusieurs autres.


Marin Gaupuceau fut inhumé et ensépulturé au grand cimetière
De La Suze et fut avec la permission et assentiment de la
Justice de cette ville de La Suze d’autant qu’il avait été
Exécuté pour ses fautes le quatrième jour de juin 1597.

Jeanne Grassin fille de Guillaume Grassin fut semblablement inhumée derrière l’église
De La Suze, laquelle avait été étranglée par les loups le 24
Octobre 1600.


Maître Jacques Boyton prêtre dit et célébra
Sa première messe dedans l’église de La
Suze la 21ème jour du mois de mai 1602 en
Présence de vénérables et discrets maîtres
Pierre Basourdy prêtre curé dudit lieu,
Michel Huard, Jacques Bruneau prêtres,
Et de Jean Boyton père dudit maître Jacques
Boyton, Joachim Belin, maître Mathieu
Veau, Gaspard Pivron, Michel Boyton
Et plusieurs autres en grand nombre.

 Le chevet roman de l'église de La Suze : sous le choeur se trouve une crypte.

 



Maître François Roullin prêtre curé de La Suze fut inhumé
Et ensépulturé le même jour 12 mai audit an [1602]


Maître Jean Corvaisier en son vivant lieutenant du comté
De La Suze fut inhumé et ensépulturé dedans
L’église dudit lieu par Monsieur le curé susdit le ?
De mai an susdit [1604] en présence de maître Mathieu Veau
Et maître Simon Allix et plusieurs autres

Le jeudi 26 février 1615 sur le soleil couchant
Maître Jean Berault prêtre sacriste de cette église
Alla de vie à trépas et son corps fut ensépulturé
En l’église le lendemain 27ème au matin par maître
Pierre Bassourdy curé dudit lieu en présence de maître
Michel Huard, François Miret, René Leporcher,
François Frenauts prêtres et plusieurs autres. Il était
Confrère de la confrérie du Saint Sacrement
.

Le 15ème dudit mois et an [janvier 1616] fut ensépulturé le
Corps de défunt René Grignard en son vivant de
La paroisse de Noyen, lequel étant réfugié
En cette paroisse à cause de la guerre et fut inhumé
Au grand cimetière par maître Michel Huard.

Le 29ème dudit mois et an [janvier 1616] que dessus fut ensépulturé le corps de défunte
Françoise Belot femme de défunt Gilles Bruneau et fut
Ensépulturée devant la grande porte de cette église
A cause des gens d’armes qui étaient en cette ville, elle
Etait de la paroisse de Noyen et s’était réfugiée
Ici à cause des gens d’armes.

Le 5ème jour susdit mois [février 1616] fut inhumé le corps de défunt
Jacques Malmouche secrétain de céans au grand
Cimetière

Le 18ème février 1616 a été ensépulturé le corps de
Défunt Etienne Mauboussin de la paroisse de Roezé
Lequel est mort à La Suze qui était réfugié à cause
Des gens d’armes et son corps a été inhumé au grand
Cimetière par moi curé de ce lieu

En 1610, Henri IV est assassiné. Son fils Louis est mineur ; la régence est alors assurée par Marie de Médicis. En 1613, Louis XIII devient majeur mais Marie de Médicis garde le pouvoir. Certains grands du royaume, regroupés derrière Condé, se révoltent.
En décembre 1615, les troupes du duc de Vendôme (fils d’Henri IV et de Gabrielle d’Estrées) menacent d’attaquer Le Mans ; en janvier 1616, la ville accepte de verser la somme de 12000 livres pour le ravitaillement des troupes du duc.


Le huitième jour de décembre [1616] jour de la conception
De Notre Dame fut inhumé en la chapelle du grand
Cimetière le corps de défunt Marguerit Lerouye
En son vivant serviteur de monsieur de ? habitants de
La Ferté Bernard, et a été données quatre livres pour
Ayder à construire ladite chapelle

Le Grand Cimetière de La Suze sur la rive droite de la Sarthe (Archives Départementales de la Sarthe, cadastre 1843)

Le 20ème jour de décembre audit an [1616] fut inhumé le
Corps de défunt maître Mathieu Veau en la ville de
? en Champagne faisant le voyage
Au service de messire le comte de La Suze
Se demeure à Sedan en était très long ? ? ledit
Veau tomba malade en ladite ville et y décéda

Le vingt et deuxième jour du mois d’avril [1631] fut ensépulturé dans
Le cimetière de La Suze un pauvre homme appelé Rivière

La femme de Julian Leguicheux décéda
Dans le mois d’octobre an [1639] que dessus laquelle
Fut inhumée dans le grand cimetière de céans
Par le curé dudit lieu et peu de temps après
Furent inhumés dans ledit grand cimetière deux
De ses enfants par maître Jean Sanquere
Vicaire dudit La Suze

Le premier jour d’août an que dessus [1640] décéda
Vénérable et discret maître Pierre Bassourdy
Vivant curé de cette ville lequel fut
Inhumé en l’église de Roezé par discret maître
Jacques Bassourdy son neveu à présent curé
De cette dite ville

Jean Bodereau meunier de cette ville décéda
Le vingt septième de mai an [1641] comme dessus
Lequel fut inhumé le même jour dans le grand
Cimetière de cette ville par monsieur notre curé

Renée Coiffé veuve messire François Belin vivant sieur
De la Touchettière décéda en la ville du Mans le
Dix huitième jour desdits mois et an [novembre 1642] comme dessus, le corps
De laquelle fut apporté en cette ville le même jour
Mis en repos dans l’église jusqu’au lendemain auquel jour il
Fut ensépulturé dans le grand cimetière par discret
Maître Jacques Bassourdy curé de cette ville.

Guillemine Faifeu veuve Michel Davy décéda
Le second jour des mois et an [mars 1643] comme dessus, le corps de laquelle
Fut inhumé dans la chapelle du grand cimetière de
Cette ville par vénérable et discret maître Jacques
Bassourdy curé de cette ville.


Pierre Moreau épousa Anne Grassin en la chapelle de Notre Dame
Des Bois le samedi 26 aout 1645

 La Suze, Chapelle Notre Dame des Bois : l'éducation de la Vierge (fin 16è-début 17è s.)

 La Suze, Chapelle Notre Dame des Bois : le retable



Vénérable et discret maître Robert Roussel prêtre
Décéda le seizième jour de février [1646] dans le presbytère
De Crosmière pays d’Anjou, le corps duquel fut
Apporté le jour suivant en cette ville, lequel fut le
Lendemain dix huitième ensépulturé dans cette église par
Maître Jean Sanquere prêtre vicaire avec très grande
Affluence du peuple.


Premier maître Louis Piveron notaire royal mourut le
Quinzième jour de janvier [1647], le corps duquel fut inhumé dans
Le grand cimetière de céans par monsieur le curé de Saint
Nicolas de la ville du Mans.

 

 

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Samedi 17 juin 2006

Voici le sommaire du Bulletin de la Société d'Agriculture Sciences et Arts de la Sarthe paru cette semaine :

Jacques SANTROT, Claude LAMBERT, Jean RIOUFREYT, Minerve et Amour, deux bronzes gallo-romains de la Sarthe, p.5-20

 

La mairie de Château du Loir possédait dans ses collections une statue de Minerve en bronze haute de 17cm dont la provenance n'est pas clairement établie. Mais la découverte en 2001 à Vaas d'une applique en forme de buste d'Amour a relancé la question. Des fouilles ont été menées par Claude Lambert et Jean Rioufreyt sur le site de Vaas. Les vestiges fortement arasés pourraient être les restes de la villa d'un personnage important en rapport avec le sanctuaire gallo-romain d'Aubigné-Racan.

 

 

 

Joseph GUILLEUX, Les structures médiévales du site de l'école Claude Chappe au Mans, p.21-40

 

En 1980, lors des travaux de construction de l'école des Beaux-Arts au Mans, des vestiges archéologiques des thermes gallo-romains du Mans sortent de terre. Mais les niveaux supérieurs ont livré d'importants vestiges d'habitats médiévaux.

 

 

 

Paul DECIRON, Les Cassini et Saint Georges du Rosay, p.41-70

 

Le nom Cassini est bien sûr connu dans l'histoire de la cartographie; mais le village de Saint Georges du Rosay a entretenu un lien étroit avec cette famille qui possédait des fiefs dans cette paroisse.

 

 

Jean Pierre LAPLENIE, Saint Jean de la Chèvrerie, une paroisse du Mans au XVIIIè siècle d’après le registre paroissial de 1755, p. 71-90

 

Depuis 2002, un groupe de recherche a commencé le dépouillement des BMS des paroisses mancelles au XVIIIè siècle. Cette étude montre la vie quotidienne de la paroisse de Saint Jean de la Chèvrerie sur la rive droite de la Sarthe à mi-chemin entre ville et campagne.

 

 

Denis SAVOIE, Une sphère mouvante révolutionnaire, p.91-94

 

L’auteur décrit une sphère mouvante, sorte de planétaire, appartenant au lycée Montesquieu et datée de l’époque révolutionnaire.

 

 

Isabelle LEONE-ROBIN, Une ville dans la ville. Histoire et évolution de l’art funéraire au XIXè siècle dans les cimetières manceaux, p. 95-116

 

Une visite des cimetières manceaux mettant en valeur l’art funéraire. Les chapelles et monuments funéraires révèlent une forme d’art peu étudiée. Comme le rapporte un de mes collègues citant l’expression d’un élève enthousiasmé « Ils en avaient une drôle de vie les morts ! ».

 

 

Serge BERTIN, Quand la tradition devient folklore. Etude de deux associations folkloriques : le Râcaud et la Gouline (1950-1980), p. 117-138

 

Serge Bertin présente ici deux associations ayant œuvré pour le folklore sarthois. Il y présente en particulier Roger Verdier qui est un des piliers de la culture sarthoise mais au caractère typiquement … sarthois ! L’autre partie de l’article porte sur le groupe de la Gouline fondé par un groupe d’instituteurs.

 

 

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