Jeudi 3 avril 2008

 

 

Des prospections pédestres réalisées sur une parcelle d’Etival Lès Le Mans (72) ont apporté quelques découvertes supplémentaires sur l’histoire de cette commune.

Tout d’abord, l’activité métallurgique est attestée par le toponyme « La Ferrière ». Les quelques prospections menées dans les champs livrent souvent des scories de fer, résidus issus de la fonte du minerai de fer dans des bas fourneaux. Cette activité occupe une place importante dans le paysage sarthois autour du Mans. Les fouilles menées sur le tracé de l’autoroute A28 ont montré sur les sites métallurgiques de La Bazoge une occupation allant du 7ème siècle av. J.-C. jusqu’à la fin de l’Antiquité et même jusqu’au Haut Moyen Age pour certains sites de production.

 


On peut penser que les scories découvertes sur Etival Lès Le Mans se placent dans cette fourchette chronologique. Cette commune n’est d’ailleurs pas la seule dans la région de La Suze à avoir révélé une activité métallurgique ancienne ; Voivres Lès Le Mans, Roézé sur Sarthe par exemple ont aussi ce genre d’indices archéologiques.

 

Ces prospections ont également donné quelques outils préhistoriques remontant à une période plus ancienne. A noter parmi ceux-ci une pièce à encoche (objet de gauche sur le cliché) qui pourrait être attribuée à l’époque néolithique.


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Mardi 4 mars 2008

Cet article sera régulièrement mis à jour selon la lecture des actes.
Votre participation à ce lexique sera toujours la bienvenue.



A tousjours mais : A tout jamais. (« Lesdits Godefray et sa femme ont ce jourdhuy vendu et par ses presentes vend cedde quitte delaisse promettent garantir faire valloir a tousjours mais audit Niepseron », Fillé sur Sarthe, 1644).


Abouter (v.) : Terme très fréquent dans les actes de vente. Joindre par le bout. (« et aultre partye la terre Simon Herve aboutte dun boug la terre despandant du lieu et mestairye du Beur », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Angevine (n. f.) : Fête religieuse (8 septembre) qui apparaît comme terme dans des baux et contrat de vente. (« ... demi boisseau d'avoine mesure [de La] Suze de cens au jour de l'Angevine huit septembre de chaque année. », Roëzé sur Sarthe, 1786).

 

Bécheur (n. m.) : ouvrier agricole. (« Louis Cador bécheur demeurant en ladite plaine paroisse dudit Royzé », Roëzé sur Sarthe, 1786).

 

Bordager (n. m.) : Le bordager exploite une petite exploitation agricole nommée le bordage. (« Matthieu Legeay bordager demeurant dite paroisse de Louplande », Louplande, 1762).


Bouge (n. m.) : Une pièce d'habitation. (« Scaver un bouge de maison a cheminee fourq avecque une petitte lottye de jardin au bout », Fillé sur Sarthe, 1643).


Bouhalle (n. f.) : Sans doute une « boelle », sorte de houe en fer. (« Item une vielle bouhalle de fert de peu de valleur », Fillé sur Sarthe, 1643).


Bouvard (n. m.) : Jeune bœuf. (« Item deux aultres bouvart de trois ans aussy en poil rouge », Fillé sur Sarthe, 1651).


Brassière de futaine (n. f.) : Vêtement de dessus en coton. (« Deux vielles perre de brassiere a quoiy lune desquelles est garnye de manches de fustaine », Fillé sur Sarthe, 1643).


Bre (n. f.) : On dit aussi « braie » ; appareil pour broyer la tige du chanvre. (« Item deux bres a broyer chambre », Fillé sur Sarthe, 1651).


Broussil (n. m.) : Terre laissée à l'abandon et occupée par des épines (« ... demi quartier qui est en friche et broussil que ledit preneur défrichera », Voivres Lès Le Mans, 1780).


Buteaux (n. m.) : Monticule de foin ou de paille. En patois sarthois, on prononce « buttiaux ». (« ... a en bailler de huict buteaux de foin », Fillé sur Sarthe, 1645).


Calot (n. m.) : Un petit morceau de terrain plutôt en vigne. On patois sarthois, le calot désigne le quignon de pain. (« Item un petit calot de vignes contenant a lestimation dun demy quar de quartier de vignes », Fillé sur Sarthe, 1645).


Carteron (n. m.) : Mot qui désigne une quantité. Dans les dictionnaires, « quarteron » signifie le quart de cent. (« un carteron de poire cuitte », Fillé sur Sarthe, 1644).

 

Casseau (n. m.) : seau parfois pour la traite des vaches ; on dit aussi « côssiau ». («Item deux sailles le casseau et le godet », Guécélard, 1675).


Ceuviere (n. f.) : on dit aussi « civière » ; brouette. («  Item deux viels ceuvieres », Fillé sur Sarthe, 1651).


Chambre (n. m.) : Autre nom du chanvre. (« Item deux livres et demy de chambre de peu de valleur appressies ensemble a cinq sols », Fillé sur Sarthe, 1643).

 

Charlict (n. m.) : On trouvera dans les dictionnaires du 18ème siècle le mot « châlit » ; il désigne le bois de lit. («  Un charlict de boys de chesne garny dune paillasse », Guécélard, 1675).


Charnier (n. m.) : gros vase servant à conserver la viande. (« Item un charnier garny de un port et demy ou environ », Fillé sur Sarthe, 1651).


Chartilaige (n. m.) : Selon les sources, ce mot désigne soit le bois servant au charronnage, soit tout ce qui roule dans une ferme. (« Nous sommes transportes en la grange pour estimer les chartes chereus et chartilaige », Fillé sur Sarthe, 1651).


Chereus (n. f.) : Charrue. (« deux chereus a versouer », Fillé sur Sarthe, 1651).


Chirurgien (n. m.) : Personne qui pratique les actes de médecine externe (saignée, pose d'une attelle, etc.). (« Maître Pierre Porteboeuf cherurgien demeurant au bourg de Gueselard », Fillé sur Sarthe, 1643).


Cloteau (n. m.) : Petite parcelle de terre à proximité des bâtiments de la ferme. (« Scavoir est un cloteau de terre contenant demy journau de terre ou environ », Fillé sur Sarthe, 1644).


Cloust (n. m.) : Un clos. Comme son nom l'indique, ce terme désigne un espace clos. Dans notre région cela indique souvent une vigne. (« La ruelle tandant a aller dudit lieu de la Jambelliere ou cloust de Grochenay », Fillé sur Sarthe, 1644).


Coity (n. m.) : La forme des dictionnaires du 17ème siècle est « Coutil » ; toile de fil de chanvre ou de lin. (« une couette de coity », Guécélard, 1675).


Coin de beurre (n. m.) : Motte de beurre cylindrique. (« Un coin de boeurre frais pezant deux livres », Spay, 1727).


Colon (n. m.) : Il désigne celui qui a un bail à moitié, c'est-à-dire qu'il paie son loyer en livrant la moitié de la récolte en nature. (« Pierre Gaultier homme de peine et cy davant collon dudit lieu [des Grutières] », Fillé sur Sarthe, 1647).


Corroyeur (n. m.) : Artisan qui transforme le cuir tanné en cuir fini. (« ... au sieur Jean Baptiste Georget marchand tanneur et corroyeur et demoiselle Renée Dorizon son épouse », La Suze sur Sarthe, 1783).


Cottaison (n. f.) : Assolement. (« ne coupant que le [bois] taillable en temps et saison convenable celon les cottaisons », Guécélard, 1722).


Couple (n. f.) : Paire. (« et une couples de poullet », Voivres Lès Le Mans, 1761).


Courcière (n. f.) : Litière pour les bestiaux. Sur les sols pauvres de la région de La Suze, cette litière est souvent faite à partir de la bruyère qui est coupée dans les landes et les bois. («  ... de n'enlever aucuns foins, pailles, chaumes, fourrages, courcieres, littieres ni engrais de sur ledit lieu », Saint Jean du Bois, 1788).


Courtine (n. f.) : Rideau de lit. («  Item une courtine garnye de franges », Fillé sur Sarthe, 1643).


Cribler (v.) : Nettoyer le blé avec un crible. (« Cinq boisseaux de seigle net et criblé mesure Le Mans », Louplande, 1762).


Droit de rivaige (n. m.) : Dans différents actes concernant des biens le long de la rivière Sarthe, il est souvent mentionné le « droit de rivaige ». Cependant, le contenu de ces actes n'est pas suffisamment précis pour en préciser la teneur (droit d'utilisation de l'eau ? Taxe a verser pour l'utilisation de la rivière ?). (« Item avecque ce demeure la moitye du droict de rivaige estant sur le bord de la riviere de Sarte », Fillé sur Sarthe, 1645).


Ecobueur (n. m.) : Personne chargée de faire l’écobuage ; elle assure le brulage des landes et bruyères pour en faire une terre cultivable. (« Guillaume Hercé ecobueur demeurant en cette paroisse » , La Suze sur Sarthe, 1777).


Esgail (n. m.) : Répartition. On retrouve en patois sarthois le terme « égaillée » mais qui a plutôt le sens de « en désordre ». (« Pour une journée dudit comptable d'avoir assisté a lesgail du sel d'impost de ladite année sera taxé XL sols », Fillé sur Sarthe, 1647).


Estrize (n. m.) : Maison. On retrouve en patois sarthois « aîtrage». (« Et a coste joignant dun coste qui est le coste de lestrize », Fillé sur Sarthe, 1643).


Etapier (n. m.) : Personne qui s'occupe des vivres pour les troupes. (... et aux etapiers pour les viandes qui pourront être par eux fournies aux troupes », La Suze sur Sarthe, 1783).


Garde note (n. m.) : C'est l'officier qui garde les minutes des actes. Au 17ème siècle, c'est souvent le notaire qui a cette fonction. (« Par devant nous René Bellanger notaire royal tabellion garde notte heredittaire au Mayne en la residance de Fillé demeurant a Royzé », Guécélard, 1728).


Garde scel (n. m.) : Notaire qui peut certifier un acte de la juridiction. (« Par devant nous Claude Julien Baussan du Bignon notaire royal garde notes et garde scel du Roi au Maine pour la collocation de La Suze », La Suze sur Sarthe, 1780).


Garlande (n. f.) : Céramique dont le vernis n'est pas uniforme mais taché, veiné. (« Item un grand poct de garlande casse », Guécélard, 1675).


Gaude Flore (n. m.) : Dit aussi Hymne aux sept joies ; louange chantée par la Vierge Marie pour la résurrection de son fils. « ... relativement à un imprimé concernant le Gaude Flore autrement les sept alégresses dont la Sainte Vierge mere de Dieu jouit dans le ciel », La Suze sur Sarthe, 1778).


Gelinne (n. m.) : Poule. (« Et de fournir par chacun an aussy a madite dame six gelinnes grasses dans le temps des Rois rendues à Paris », Guécélard, 1722).

 

Glose (n. f.) : Mot ajouté en interligne dans un acte. Normalement, le notaire les récapitule à la fin de l'acte pour indiquer qu'ils ont bien été ajoutés lors de la rédaction ou de la relecture de l'acte.


Godet (n. m.) : récipient creux muni d'un manche en bois. (« Item deux sailles le casseau et le godet », Guécélard, 1675).


Gorine (n. f.) : Truie. (« Item deux gorine de l'annee », Fillé sur Sarthe, 1643).


Homme de peine (n. m.) : Ouvrier agricole (« Michel Fournier homme de peine mary de Magdelaine Laboreau » , Fillé sur Sarthe, 1643).


Homme faucheur (n. m.) : Unité de mesure pour les prés. (« Item avecque ce demeure une lottye de pre contenant deux homes dhome faucheur », Fillé sur Sarthe, 1645).


Honorable (adj.) : Titre honorifique porté par des personnages de quelque importance. (« Honorable François Huon, seigneur de la Richardière », Fillé sur Sarthe, 1642).


Huge (n. f.) : Une huche. («  Une vielle huge a boulanger », Fillé sur Sarthe, 1651).


Inspecteur aux boucheries (n. m.) : Personne chargée de faire respecter les normes sanitaires dans un abattoir. (... consistants savoir pour ceux d'inspecteurs aux boucheries en quarante sols par chaque bœuf ou vache, douze sols par veau ou genisse, quatre sols par chaque mouton brebis ou chevre, et deux deniers par livre de viande morte entrante », La Suze sur Sarthe, 1783).


Jettée (n. f.) : Terre évacuée d'un fossé. («  ... ayant la jettée sur le terrain », Roëzé sur Sarthe, 1786).


Journal (n. m.) : Unité de mesure pour les superficies des champs. Elle peut varier selon les régions mais correspond à environ 80 chaînées soit 52,76 ares. (« Les piesses de terres nommees la Grande Piesse de trois journaux celle nommee la Petite Piesse aussi de trois journaux et celle nommee les Bignons de quatre journaux », Voivres Lès Le Mans, 1741).


Journalier (n. m.) : Ouvrier agricole (« ... les personnes de Pierre Barassé et Pierre Lechanteux garçons journaliers demeurants même paroisse de Chemiré le Gaudin », La Suze, 1778).


Laboureur (n. m.) : Terme qui revient très fréquemment dans la région de La Suze alors que le mot « métayer » est peu utilisé. Le laboureur est un exploitant agricole qui est plus important que le bordager ; il exploite une métairie. (« Et Jean Desbleds laboureur et Michelle Lebatteux sa femme ... demeurants au lieu et metairie de Beauchesne parroisse dudit Fillé », Guécélard, 1722).


Liage (n. f.) : Liasse. (« Une liage de contracts en parchemin fors une en papier », Fillé sur Sarthe, 1656).


Ligne (n.f.) : Unité de mesure représentant 0,002256 m. (« La traverse qui fait le bas de l'entrée des bancs aussi en chêne et sera de trois pouces et demi de large sur quinze lignes d'épaisseur », La Suze sur Sarthe, 1785).


Lintier (n. m.) : Linteau (« et le lintier en bois », La Suze sur Sarthe, 1779).


Lottye (n. f.) : Mot que l'on rencontre surtout dans les actes de vente. Il désigne une portion (un lot) de terre. (« Cest a scavoir une lottye de terre a present en jardin » Fillé sur Sarthe, 1642).


Maître (n. m.) : Titre porté par des personnages de quelque importance y compris les prêtres. Par contre, le terme n'est pas utilisé pour la noblesse. (« es presence de discrets maistre Jacques Guibert prestre curé dudit Fillé », Guécélard, 1722).


Marchepied (n. m.) : Coffre bas se trouvant près du lit. (« Item un marchepied et un petit coffre estant proche les deux lictz », Fillé sur Sarthe, 1643).


Melier (n. m.) : Autre nom du néflier. («  ... qui aboutte un melier qui est sur ladite ruelle », Fillé sur Sarthe, 1643).


Messire (n. m.) : Titre porté par les nobles dans les actes. Parfois, mais cela est très rare dans la région de La Suze, ce titre est porté par le prêtre du village. («  Haut et puissant seigneur monseigneur messire Jean Baptiste François Le Boindre conseiller du Roy en sa grande chambre du parlement de Paris chevalier seigneur du Grochesné, la Beuneiche, Buffes, Spay, Fillé, Vauguyon et autres lieux », Guécélard, 1722).


Métairie (n. f.) : grosse ferme exploitée par un métayer ; elle est plus importante qu'un bordage. Dans la région de La Suze, ce n'est pas le faire-valoir qui différencie une métairie d'un bordage mais plutôt la superficie, la métairie occupant une plus grande superficie. (« ... demeurants à la metairie de la Cour », Voivres Lès Le Mans, 1760).


Meubles morts et vifs (n. m.) : Cette expression désigne les biens d'une personne. Le sens de « meuble » est tout ce qui se meut, c'est-à-dire tout ce qui n'est pas immeuble (immobile). On y trouve donc des meubles, des outils, des linges, des animaux, etc. (« ... pour faire et attester linvantaire et appressiation de leurs meubles mortz et viz », Fillé sur Sarthe, 1643).


Mitan (n. m.) : Le milieu. (« ... qui est iceluy tiers a prendre ou mitan dicelle lottye », Fillé sur Sarthe, 1645).


Monnier (n. m.) : Meunier. (« Nicollas Morillon marchand monnier demeurant aux moullins de la Beunaiche paroisse de Royze », Fillé sur Sarthe, 1645).


Moulages (n. m.) : Terme de meunerie. Le mécanisme qui entraîne les meules. (« lesdits moulins de Spay tant en domaine, roues, rouets, meulles, moullages, tournans et virans. », Spay, 1727).


Perieure (n. m.) : Prieuré (« Et dautre coste le lieu despandant du perieure dudit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1645).


Pessaige (n. m.) : Pacage. Le droit de pacage est l'autorisation qui permet de faire paître ses animaux sur une terre. («... avecque droictz de pessaige dans la lande de Pierrauble », Fillé sur Sarthe, 1645).


Pied (n. m.) : Unité de longueur valant 12 pouces soit 0,3249 m. (« Une lottye de jardin qui se consiste en vingt et cinq piedz de largeur et de longeur de trente et deux piedz » ; Fillé sur Sarthe, 1642).


Potaiges (n. m.) : Plantes potagères. (« ... soyt de vin seigles orges avoynes et aultres grains potaiges et legumes », Voivres Lès Le Mans, 1604).


Praticien (n. m.) : Personne qui connaît le droit. (« Maître Jacques Hory pratisian demeurant audit Parys », Fillé sur Sarthe, 1659).


Preunier (n. m.) : Prunier « a prandre depuys un petit preunier damarctz violet a aboutter seur la fontaine », Fillé sur Sarthe, 1659).


Prizée (n. f.) : Evaluation du prix du cheptel. Le bailleur fourni un cheptel pour peupler la ferme ; ce cheptel est donc évalué lors du bail. («  ... la somme de trois cens livres de bestiaux en prizée ... pour peupler ledit lieu de Beauchesne consistans en quattre bœufs deux vaches deux chevaux chartes charues et autres ustancilles servant au charoy et labourage », Guécélard, 1722).


Procureur fabricial (n. m.) : Personne qui gère les biens appartenant à l'église de la paroisse. (« François Loyseau procureur fabricial de la paroisse de Fillé », Fillé sur Sarthe, 1659).


Procureur syndic (n. m.) : Personne élue pour gérer les affaires de la communauté. Dans une paroisse, il peut par exemple être responsable de la collecte de certains impôts. (« Michel Niepceron procureur sindic des habitans de la parroisse de Fillé et Gueselard », Fillé sur Sarthe, 1647).


Ravalement (n. m.) : Appentis qui prolonge le toit. (« avecque un petit ravalement au derriere », Fillé sur Sarthe, 1659).


Retrait lignager (n. m.) : Héritage récupéré après une vente d'un bien. (« Et quil appartiennent aux vendeurs et quil lavoict eu par retrait lignaiger », Fillé sur Sarthe, 1644).


Rotte traversaine (n. f.) : Sentier qui traverse plusieurs petites planches de vignes. (« aboutte d'autre bout une rotte traversaine tandant a aller du Grochenay a l'Oliverye », Fillé sur Sarthe, 1657).


Rouet (n. m.) : Terme de meunerie. L'eau entraîne la roue qui transmet la force au rouet par l'intermédiaire de l'arbre. Ainsi le rouet, transmet la force au reste du mécanisme. (« lesdits moulins de Spay tant en domaine, roues, rouets, meulles, moullages, tournans et virans. », Spay, 1727).


Roussard (n. m.) : Grès ferrugineux roux classique du Maine. De nombreux édifices utilisent ce matériau résistant mais difficile à sculpter. («  les jambages et le seuil en pierres de roussard », La Suze sur Sarthe, 1779).


Royer (n. m.) : Charron. (« Nicolle Salle royer », Fillé sur Sarthe, 1659).


Saillon (n. m.) : Sillon (« ... consernant sept saillons de terre a prandre en certaines pieces appellees la Trancharderye », Fillé sur Sarthe, 1656)


Sarger (n. m.) : Serger ; personne qui fabrique les tissus de laine. (« ... en presence de François Loyseau sarger demeurant audit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1645).


Sauvageaux (n. m.) : On trouve la forme « sauvageon » dans le dictionnaire. Ce sont de jeunes arbres sauvages qu'il faut greffer par la suite. C'est très souvent une des conditions dans un bail. « Et planteront quatre sauvageaux fait de pommiers ou poiriers de pepinieres chacun ans et le les enter de bonnes especes », Voivres Lès Le Mans, 1760).


Seille (n. f.) : Une bancelle, parfois pour traire les vaches. (« Item deux sailles le casseau et le godet », Guécélard, 1675).


Selle (n. f.) : Désigne un petit banc à usages multiples. (« Item une vielle selle a laver la laisive », Fillé sur Sarthe, 1647).


Sepmetiere (n. m.) : Cimetière. (« Faict et passe ou sepmetiere dudit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1659).


Sergent (n. m.) : Simple officier de justice qui transmet des documents officiels. On trouve fréquemment la forme « sergent royal ». (« Maître Francois Brossard sergeant demeurant audit Fillé », Fillé sur Sarthe, 1642).


Serger (n. m.) : Personne qui fabrique des serges (étoffe de laine). On trouve plus souvent la forme « sarger ». ( ... ladite venderesse comme héritiere de Sulpice Bafour serger », La Suze sur Sarthe, 1783).


Sieur (n. m.) : Titre honorifique porté par des personnes de quelque importance dans un village. Il n'est que rarement utilisé pour les nobles. (« ... ledit sieur acquereur », Fillé sur Sarthe, 1642).


Sourcelles (n. f.) : maçonneries basses d'un bâtiment (« Et en l'egard des reparation des sourcelles despandant desdits bastiments », Fillé sur Sarthe, 1659).


Sourcelure (n. f.) : maçonnerie basse d'un bâtiment. («  depuis le mur de sourcelure de ladite cloison à claire voie », La Suze sur Sarthe, 1779).


Stercorer (v.) : Vient du latin stercus qui veut dire excrément, fumier. Apporter un engrais naturel à la terre. (« de les stercorer de bon terreau », Voivres Lès Le Mans, 1780).


Subsides (n. m.) : Versement en nature fait chaque année au bailleur par le locataire. («  ... de fournir par formes de subsides neuf poulardes grasses », Voivres Lès Le Mans, 1760).


Tabellion (n. m.) : Officier public qui conserve des actes et en délivre des copies (les grosses). (« Daniel Lelong notaire et tabellion royal aux pays et compte du Maine demeurant et rezidant au bourg de Fillé », Guécélard, 1675).


Tailleur d'habits (n. m.) : Personne qui fabrique les vêtements. On en trouve au moins un par village. (« Jacques Roullard marchand tailleur dabitz demeurant paroisse de Spay », Fillé sur Sarthe, 1643).


Teroisse (n. f.) : Grosse souche d'arbre avec une grosse tête plusieurs fois émondée. En patois sarthois, on trouve « térouesse ». (« ... a prandre a tirer en droite ligne par le pied deune petitte teroisse », Fillé sur Sarthe, 1645).


Terrasseur (n. m.) : Ouvrier ou artisan qui fabrique le torchis. (« En oultre faire six journée de masson et six de terrasseur fournies de touttes matieres », Guécélard, 1722).


Tireur d'étaim (n. m.) : Dit aussi « peigneur » ; il travaille la laine en la trempant dans l'huile pour la rendre plus souple. De 20 livres de laine nettoyée, il obtient 12 livres d'étaim. Ensuite la laine est remise aux fileuses. Dans certains actes de la fin du 18ème siècle, une même personne est dite « tireur d'étaim » et également « serger ». (« Georges Levasseur tireur d'étaim », Roëzé sur Sarthe, 1786).


Tixier (n. m.) : Tisserand. (« Jehan Godefray tixier en thoiles et Catherine Virfolet sa femme », Fillé sur Sarthe, 1644).


Toile de brin (n. f.) : Toile obtenu à partir du chanvre. (« Item seze draps partyes de thoille de brin de chacun quatre aulnes », Fillé sur Sarthe, 1643).


Toise (n. f.) : Unité de longueur (1,949 m.) souvent utilisée dans les baux. (« ... et pour celles des hayes et fossés en reparent chacuns ans cent cinquante toises es endroits les plus necessaires », Guécélard, 1729).


Tournans et virans (n. m.) : Terme de meunerie ; Ce sont les pièces mobiles d'un moulin (les meules et le mécanisme). (« lesdits moulins de Spay tant en domaine, roues, rouets, meulles, moullages, tournans et virans. », Spay, 1727)


Travail (n. m.) : dévidoir à écheveaux. On trouve aussi « travoier ». (« Un travail et dix fuseaux », Fillé sur Sarthe, 1651).


Troisse (n. f.) : Grosse souche d'arbre avec une grosse tête plusieurs fois émondée. En patois sarthois, on trouve « térouesse ». (« madite dame se rezervant touttes les troisses seiches », Guécélard, 1728).


Vendition (n. f.) : Contrat de vente. (« La vendition faicte par lesdits vendeurs audit sieur acquereur », Fillé sur Sarthe, 1642).


Vental (n.m.) : battant de porte (« Les entrées des bancs auront dix sept pouces de large, sans aucun vental », La Suze sur Sarthe, 1785).


Verouil (n. m.) : Verrou (« garnie de pentes et gonds suffisants et d'un vérouil », La Suze sur Sarthe, 1779).


Vin de marché (n. m.) : Commission versée sur une transaction. (« En vin de marche a este mins trente sols paye comptant par lacquereur », Fillé sur Sarthe, 1643).


Visite et montrée (n. f.) : Etat des lieux qui est parfois fait lors d'un changement de locataire. (« ... avec faculté à eux d'y faire faire telle visite et montrée que bon leur semblera », La Suze sur Sarthe, 1782).


Volier (n. m.) : Pied de vigne le long d'un mur. (« Quant à un volier attaché au dit pignon, il est reconnu qu'il a son pied près le pan de mur », La Suze sur Sarthe, 1781).



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Samedi 23 février 2008

Trois ans d’activités sur le blog canton-la-suze-sur-sarthe.over-blog.com

 

Cela fera bientôt trois ans que notre blog publie des articles sur l’histoire et le patrimoine du canton de La Suze sur Sarthe.

Le site a reçu la visite de plus de 11 000 visiteurs qui ont consulté environ 40 000 pages. Nous en sommes satisfaits et nous allons continuer à œuvrer en ce sens. Cela démontre bien qu’il y a un potentiel à exploiter et qu’une mise en valeur du patrimoine de notre région est à réaliser.

Le patrimoine de la région de La Suze sur Sarthe est riche et beaucoup de sites n’ont pas encore été étudiés dans notre blog. Des articles sont à l’étude : le bilan de la restauration du moulin de Fillé, l’église d’Etival Lès Le Mans (une église au plan unique dans le canton), la transcription des dictionnaires Pesche et Le Paige pour chaque commune, des présentations des divers châteaux de la région, une fiche patrimoniale et historique sur chaque boucle de randonnée créée par la Communauté de Communes du Val de Sarthe, etc.

 

Pour terminer, un petit clin d’œil à la Communauté de Communes du Val de Sarthe qui utilise nos photos sans autorisation, mais nous considérons cet acte comme un intérêt manifeste accordé à notre travail !

Photos-blog-et-CdC-copie-1.jpg

La page de notre blog

Photos-blog-et-CdC-2-copie-2.jpg
Et la page de la Communauté de Communes du Val de Sarthe
 
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Dimanche 3 février 2008

VOIVRES (72) : Restauration du retable du XVIIIe siècle.



Retable-restauration.jpg

 La restauration du retable principal de l’église de Voivres est terminée. La réception des travaux s’est déroulée en présence de monsieur Guilbault, Conservateur des Antiquités et Objets d’Art de La Sarthe, de Monsieur Girardot, Maire de Voivres, de Madame Grenouillot dirigeant l’entreprise de restauration agréée, et d’un membre de l’Association pour l’Etude du Patrimoine Sarthois.

 Des sondages ont permis de déterminer la polychromie d’origine et, après nettoyage, le retable, repeint et doré à la feuille, a retrouvé sa splendeur de 1787 (Les statues, certaines de grande valeur et inscrites, seront restaurées par la suite).

 L’église de Voivres possède trois retables, érigés en 1787, et qui sont inscrits depuis le 26 décembre 1984 à l’Inventaire supplémentaire de la liste des Objets mobiliers classés. La mesure d’inscription s’accompagne d’un certain nombre de contraintes dont l’obligation d’obtenir l’accord du Conservateur des Antiquités et Objets d’Art avant toute intervention.


LES ORIGINES DE LA RESTAURATION


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Ci-dessus le retable en octobre 2003. Ci-dessous, un détail de la restauration de 2003.

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C’est en  octobre 2003 que l’Association pour l’Etude du Patrimoine Sarthois découvre que le retable du maître-autel est l’objet d’une restauration entreprise, sans étude préalable ni autorisation, par la municipalité. L’expertise du Conservateur des Antiquités et Objets d’Art de La Sarthe est sans appel : « On vient d’entreprendre de repeindre le retable avec des teintes choisies tout aussi arbitrairement qu’au siècle dernier ».

 La restauration actuelle, très onéreuse, se justifie en partie  par la nécessité de masquer cette intervention inappropriée. Sans elle un décrassage suivi de quelques retouches aurait été suffisant (lettre adressée à la mairie le 1 décembre 2003 par Monsieur le Conservateur des Antiquités et Objets d’Art).

 Mais ne boudons pas notre plaisir : Le retable après restauration dans sa polychromie d’origine est magnifique !

 

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Dimanche 4 novembre 2007

Un bateau bloqué à Fillé sur Sarthe

 

Jadis la rivière était un axe beaucoup plus actif que de nos jours. L’activité des moulins créait une animation continuelle ; les passeurs assuraient la traversée de la rivière ; les pêcheurs prenaient bail pour pratiquer leur activité ; etc.

Le 5 mars 1743, le notaire René Bellanger de Roezé est appelé à Fillé par Catherine Formage du Plessis qui demeure au château du Gros Chenay; elle gère les affaires de Jean Joseph Leboindre pendant son absence.

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Le château du Gros Chesnay (carte postale ancienne)


Voici ce que le notaire consigne dans cet acte :

 

Mademoiselle Catherine Formage du Plessis nous a remontré que vendredi dernier, premier du présent mois, il arriva au dessus des écluses et chaussées des grands moulins dudit Fillé appartenant audit seigneur Le Boindre par sur la rivière de Sarthe où ledit moulin est situé, un bateau d’une grandeur extraordinaire et chargé de grand nombre de poinçons de vin conduit par deux gens à elle inconnus.

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Le moulin de Fillé et les chaussées (ADS, Cadatsre 1844)


Lequel bateau fut « agravé » [échoué sur la grève le long de la rivière] par ses conducteurs au droit de la petite « prée » dépendante de la métairie de la grange de Buffes où ils l’ont laissé jusques à lundi dernier.

Ensuite lesdits conducteurs mesurèrent la porte desdites chaussées et moulins et dirent qu’elle était trop étroite pour passer ledit bateau.

L’an dernier, ou peu avant, il passa par dans ladite porte un autre bateau chargé de vin d’une grandeur extraordinaire sans aucune difficulté, Et que néanmoins sur ce que lesdits conducteurs dudit bateau soutinrent toujours, il est impossible qu’ils passassent avec ledit bateau par dans ladite porte. Elle le ferait rompre de telle façon qu’il faudrait le refaire a neuf en ayant fait couper presque tous les « paux » par fond ce qui fait un tord considérable audit seigneur Leboindre et le jette dans une dépense de plus de deux mil cinq cent livres.

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Un  bateau remontant la Sarthe au début du 20ème siècle à La Suze (carte postale ancienne)

Ladite rivière de Sarthe n’est navigable que jusques à Malicorne si vrai que les voitures de sels et autres de sa majesté y restent.

Catherine Formage du Plessis a, pour servir audit seigneur Le Boindre ce que de raison, requis notre transport audit) bateau pour lui décerner acte de la sommation qu’elle entend faire au maître d’icelui de nous dire son nom, qualité et demeure, et ensuite faire mesurer ledit bateau pour connaître sa hauteur, longueur et largeur.

Nous nous sommes avec ladite damoiselle Formage du Plessis expres transportés audit bateau sur ladite rivière de Sarthe proche les écluses desdits moulins. Et ou étant arrivés sur les cinq heures après midi nous avons trouvé plusieurs personnes dans ledit bateau lesquels nous avons en présence de nos dits témoins sommés  et interpellés de nous dire le nom, qualité et demeure du maître dudit bateau ensemble de celui ou ceux auxquels appartiennent le vin et autres marchandises qui sont en icelui. Ils nous ont dit qu’il est absent, qu’il s’appelle Pierre Vinaut marchand voiturier par lors demeurant ville d’Angers, que le propriétaire desdites marchandises se nomme le sieur Lecureuil.

Et ensuite ayant mesuré ledit bateau il s’est trouvé qu’il a onze pieds onze pouces de largeur de dehors en dehors sur quatre pieds onze pouces de hauteur et soixante cinq pieds de longueur. Nous avons sommé lesdites personnes qui sont dans ledit bateau de nous dire sa charge ils nous ont dit qu’il y a cent poinçons de vin. Nous avons sommé de nous dire leurs noms,  ils nous ont dit s’appeler Julien Lemeusnier, Charles Chalumeau, René Bruneau et François Jardin, et être compagnons dud(it) Vinaut ; sommés de signer leur déclaration ont déclaré ne savoir signer.

Et leur a été par nous déclaré que ladite porte est en état de souffrir le passage dudit bateau des deux heures après midi.


Les vestiges de l'ancienne porte des chaussée et les "paux" (pieux) sont visibles lors des écourues

Dont du tout nous avons décerné le présent acte a ladite damoiselle du Plessis audit nom pour servir et valoir en temps et lieu ce que de raison audit seigneur Le Boindre et jugée de son consentement après lecture ; fait et arrêté dans ledit bateau par nous notaire royal susdit et soussigné es présences du sieur François Nieceron, marchand, et René Chemin « tixier » demeurant audit Fillé, témoins  à ce requis.

 

En réalité le litige porte sur une indemnité que le propriétaire du navire pourrait demander au seigneur Leboindre au cas où le bateau serait endommagé en franchissant la porte (pertuis) des chaussées (barrage). L’acte notarial est rédigé pour certifier que les mesures du bateau indiquent qu’il est possible de passer par la porte du barrage.

Le seigneur Le Boindre avait un certain nombre de droits sur la rivière : il était propriétaire du passage de la rivière à Fillé. De même, il passe des baux sur le droit de pêche dans la rivière.

 

Cet acte nous apprend également que les gros navires ne remontaient la Sarthe que jusqu’à Malicorne et qu’ensuite il fallait changer d’embarcation. Ceci est corroboré par un document de 1775 qui nous rapporte l’agression de Marin Joubert, laboureur demeurant à la métairie de la Perrière à Voivres. Celui-ci s’en revenait de Malicorne avec une voiture de sel qu’il ramenait au grenier à sel du Mans lorsqu’il fut agressé par des personnes à La Suze.

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Le moulin de Fillé en 2007 pendant les travaux de restauration.
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