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15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 12:36

Eugène Louis LABBE

 

Eugène Louis Labbé est né à Brest le 7 février 1830. Son père, Louis Claude, est alors boulanger et navigateur ; sa mère se nomme Marie Louise Le Berre.

Son acte de décès enregistré sur la commune de Fillé-Guécélard le 20 janvier 1871 dit qu’il était soldat à la 5ème compagnie de 1er bataillon des mobilisés de Brest. Ce bataillon participe aux opérations militaires qui se déroulent entre Le Mans et Orléans au cours de l’hiver 1870/1871.

Le décès d’Eugène Louis Labbé intervient quelques jours après la bataille du Mans. Les troupes françaises partent vers l’ouest alors que les troupes prussiennes poursuivent leur avancée. Il est probable qu’Eugène Louis Labbé prenne la route vers Angers ; malade ou blessé, il meurt chez Fournier aubergiste à la Belle Étoile.

On trouve dans les « Souvenirs de l’Armée de Bretagne (1870-1871) » du docteur Gestin un témoignage de l’action du 1er bataillon des mobilisés de Brest dans le secteur d’Arnage :

« Le 5 janvier [1871] il quitta ce cantonnement pour venir à Preuillé et se rendre de là à Arnage, à 9 kilomètres du Mans. Le 7 janvier il est posté dans un bois de pins de chaque côté du « Chemin aux Bœufs », à l’extrême droite. Il reste là. Le 10, le bruit du canon, de la fusillade et des mitrailleuses se rapproche. Il attend toujours des ordres. Il est oublié dans le bois de pins. Il voit arriver le général Isnard de Sainte-Lorette. Ce général qui, avec sa troupe, paraît aussi oublié que le bataillon de Brest, interroge un officier qui passe et qui répond : « L’ordre est de battre en retraite. » Le général réplique : « Je n’y comprends plus rien. » Des soldats de l’active qui ont combattu, défilent, se rabattant sur Arnage. Isnard reste avec ses troupes, les Brestois restent aussi. Depuis le matin, les blessés passaient, portés dans des cacolets. A midi, le bataillon mange, assis sur la neige. Vers trois heures, fusillade et canonnade plus violentes. A dix heures du soir, le bataillon, toujours à la même place, entend la bataille de tous côtés. Des soldats en retraite passant, montrent leurs cartouchières vides. Le 11, la bataille continue toute la journée, plus acharnée. Le bataillon attend toujours. A huit heures du soir, les Allemands prennent la Tuilerie et entrent au Mans. Le 12, au matin, le bataillon, toujours oublié dans le bois, apprend cette nouvelle et bat en retraite pour n’être pas fait prisonnier. »

Guerre de 1870 morts du Val de Sarthe : Eugène Louis Labbé
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