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16 mai 2021 7 16 /05 /mai /2021 07:10

Jean GOHON

 

Jean Gohon est né le 6 juillet 1849 à Voivres Lès Le Mans de Jean Gohon, cultivateur, et de Julie Leroux. Sa fiche matricule nous apprend qu’il mesurait 1,66 m., qu’il avait les cheveux châtains et les yeux gris ; il savait lire et écrire.

Soldat de la garde nationale mobile de la Sarthe, il avait été blessé par un éclat d’obus lors de la bataille de Coulmiers (45) le 9 novembre 1870. Il est décédé à l’ambulance du couvent à Beaugency le 12 décembre 1870 des suites des affrontements qui se sont déroulés dans la région. Il est intéressant de regarder le registre des décès de Beaugency pour la période de décembre 1870 ; c’est une suite impressionnante d’actes de décès de soldats.

L’abbé Morancé nous apporte quelques descriptions sur les événements de Beaugency : « En arrivant près de Josnes, la tête de colonne du 2e bataillon, commandée par le capitaine Chartier, est coupée par l'artillerie, et trois compagnies se trouvent ainsi séparées de nous. Elles se dirigent sur Beaugency et le lendemain sur Mer.

Le 8, au matin, nous nous trouvions donc déjà passablement réduits en avant de Villorceau. Nous étions en bataille en ordre inverse. Le commandant de Musset commandait le régiment; les capitaines du Rivau, Couturié, du Luart, les 1er, 2e, 3e bataillons. A 9 heures, nous devons nous former. L'action est engagée chaudement du côté de Cravant. Bientôt le feu paraissant se ralentir, on fait une distribution de lard; mais à midi les obus commencent à arriver à Villorceau. Les bataillons se portent en avant, déployant leurs tirailleurs, et placés de manière à soutenir les batteries; mais assez avant pour n'avoir pas trop à souffrir du feu de l'ennemi. […]

L'action s'échauffant, il faut renforcer les tirailleurs, puis l'artillerie voyant ses munitions lui manquer, ne tire plus que rarement. Alors les hommes soutiennent seuls pendant trois heures les efforts de l'ennemi. Les cartouches s'épuisaient, la journée s’avançait, il fallait en finir. C'étaient les tirailleurs ennemis embusqués dans la ferme du Mée qui nous faisaient le plus de mal. […]

Ce combat si honorable pour nous, nous coûtait cher, près de 200 hommes blessés ou tués dans ces deux journées des 7 et 8 décembre. Parmi les officiers, le capitaine Vétillart est blessé à la jambe, le 7, comme on vient de le dire ; le 8, le lieutenant Poché à le bras cassé par un coup de feu. M. Monternier reçoit une balle à la tête, et M. Rousseau est très violemment contusionné par des éclats d'obus. »

Le nom de Jean Gohon apparaît dans une épitaphe dans l’église de Beaugency à la mémoire des mobiles de la Sarthe tombés lors des combats entre la forêt de Marchenoir et Beaugency (voir https://www.geneanet.org/cimetieres/view/207398) .

 

Guerre de 1870 morts du Val de Sarthe : Jean Gohon
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