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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:52

Hannarée (Ruisseau d') (1844, C3, D2, E1) : C'est la transcription phonétique par le topographe du XIXème siècle du mot « Anerai ». Sauf que si on remonte le cours d'eau, on arrive sur la commune d'Arnage sur un lieu-dit nommé « Anarré », ou encore « Annaré » sur le cadastre de 1813 de Moncé en Belin. A la fin du XVIIème siècle, il est écrit « Anneré ». De prime abord, on pourrait s’orienter vers le lieu où se trouvaient des ânes. Mais il existe d'autres cours d'eau en France qui ont un nom très proche. Certains font venir le nom du gaulois « ana-ritu » (marécage/marais + gué) ; ce qui correspond bien à ce que l'on voit chez nous.

 

Jarrier (Le) (1810, F2 ; 1844, E3) : On trouverait au XIIème siècle la forme « Jarriaco ». En vieux-français, « jarrie/garrie » indique une terre inculte.

 

Lunerotte (Ruisseau de ) (1810, E4) : Il prend sa source sur la commune de Laigné en Belin et rejoint d'autres ruisseaux sur la commune de Guécélard. La terminaison « rotte » semble être liée à l'idée de cheminement, petit passage. Par contre il existe diverses versions pour « lune ». Pour certains, cela serait en rapport avec un culte lunaire ; pour d'autres ce serait une inversion de lettres et il faudrait lire « nulerotte » c'est à dire le ruisseau qui ne mène nulle part. Nous pensons plutôt que cela est à rapprocher du nom d'autres cours d'eau : Orne. En effet, si on prend l'Orne Champenoise distante de quelques kilomètres, elle est appelée à la fin du XIème siècle « Lunna » ou encore « l'Oune » au XIIème siècle ; cela viendrait d'un mot très ancien, comme souvent pour les cours d'eau, « onna, onno » voulant dire cours d'eau.

Un très ancien gué sur le ruisseau de Lunerotte en limite communale entre Guécélard et Saint Gervais en Belin.

Un très ancien gué sur le ruisseau de Lunerotte en limite communale entre Guécélard et Saint Gervais en Belin.

Maisons (Les Grandes) (1844, E3) : Cela peut indiquer une habitation particulière, remarquable, ou encore un hameau regroupant plusieurs habitations ce qui pourrait être le cas ici.

 

Martinière (La) (1810, E3 ; 1844, D2) : C'est le lieu habité par Martin. A noter que furent découverts en 1954 dans ce secteur cinq sarcophages que l'on attribue à l'époque mérovingienne.

Martrés (Cours d'eau des) (1844, C1) : Ce cours d'eau tire son nom d'un lieu-dit voisin mais sur la commune de Spay. Sans rentrer dans les détails sur l'étymologie du nom, ce toponyme pourrait indiquer la présence d'une nécropole. Nous reviendrons sur ce nom lorsque nous aborderons la commune de Spay.

 

Métairie (La Petite) (1844, D2) : La métairie désigne une grosse ferme exploitée par un métayer ; elle est plus importante qu’un bordage.

 

Mondan (1810, F2 ; 1844, E4) : Un nom très rare en Sarthe. Mondan était une ancienne seigneurie de Guécélard, positionnée sur les rives de la Sarthe et étant donc un point de contrôle du trafic. Elle dépendait de la châtellenie de Château du Loir. Pour ceux qui souhaitent approfondir leurs connaissances, on pourra consulter http://gbcx54.blogspot.fr/2015/05/mondan-un-site-un-nom-une-seigneurie.html Il semble qu'on puisse éliminer la piste de « mont » puisque les écrits anciens n'indiquent jamais cette possibilité. Il faut donc sans doute s'orienter vers le patronyme germanique « Mundo » que l'on rencontre à la fin de l'Empire Romain. Cela est d'ailleurs en adéquation avec la présence d'un « Coelhard » dans le même secteur.

Le site de Mondan sur l'Atlas de Trudaine (XVIIIème siècle)

Le site de Mondan sur l'Atlas de Trudaine (XVIIIème siècle)

Mollière (La Grande) (1844, C3) : Les dictionnaires de français ancien renvoient vers Maillière, Molière qui sont des toponymes indiquant des terres humides, marécageuses. Cela vient du vieux français « mol » voulant dire « mou ». Le lieu-dit se situe à proximité du ruisseau de l'Anerai, ce qui explique la présence de terres humides.

 

Mollière (La Petite) (1844, C3) : Voir ci-dessus.

 

Mollière (Le Gué de la) (1844, C3) : Voir ci-dessus.

 

Morière (La Grande) (1810, E1) : Voir ci-dessus.

 

Morière (La Petite) (1810, E2) : Voir ci-dessus.

 

Musardière (La) (1810, F3 ; 1844, E2) : Le lieu habité par Mus(s)ard.

Petrie (La) (1810, E3 ; 1844, D2, D3) : Il pourrait s'agir d'un dérivé du latin « petra » et cela indiquerait donc la présence d'un terrain pierreux ; ou alors l'endroit où se trouvait une pierre remarquable (borne, menhir, etc.).

 

Plessis (Le) (1810, F1 ; 1844, E1) : C'est un grand classique en Sarthe. Le nom vient du latin populaire « plaxum » signifiant « haie ». En Normandie, on utilise le verbe « plesser » pour le pliage et l'entrelacement des branches. En patois sarthois, c'est « piesser » pour l'action d'entremêler par pliage des rameaux. Ces haies « plessées » utilisent également des épineux dont on contraint les branchages afin de faire une haie épaisse et infranchissable. Le « plessis » est donc un espace clos par une haie aménagée.

 

Poteau Rouge (Carrefour du) (1810, E2) : Ce carrefour se situe sur le Chemin aux Boeufs. Ce pourrait être le témoignage d'un lieu caractéristique sur le chemin antique (bornage, carrefour, etc.). A noter que ce carrefour marque la limite communale entre Guécélard, Arnage et Moncé.

Cadastre 1810

Cadastre 1810

Presbitère (Le) (1844, E3) : Situé juste à côté du lieu de la Cure, il indique l'endroit où résidait le prêtre (« presbyter » en latin).

 

Prieulerie (La) (1844, E3) : On y signale au XIXème siècle une tuilerie. C'était auparavant une terre dépendant du prieuré Saint-Pierre de Parigné. Étymologiquement, il s'agit du lieu habité par Prieul, patronyme courant dans l'Ouest de la France.

 

Priollorie (La) (1810, F2) : Voir ci-dessus.

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Published by Philippe
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