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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 12:43

Carreau (Le) (1810, F2 ; 1844, E4) : Un toponyme dont le sens n'est pas évident. En Beauce, ce nom indique un parc à bestiaux. En patois sarthois, le « carriau » signifie une vitre, un pavage ou encore une planche. Cela pourrait aussi désigner une pièce de terre carrée. Dans d'autres cas, « carreau » est lié à « carrefour », et il faut noter qu'un toponyme « le Carrefour » est apparu à quelques centaines de mètres du « Carreau ».

 

Chataignier (1810, F2 ; 1844, E3) : Le lieu tient son nom d'un arbre remarquable ou d'une châtaigneraie.

 

Château Gaillard (1810, E3 ; 1844, D3) : On trouve plusieurs fois ce toponyme en Sarthe. Mais le Château-Gaillard de Guécélard n’apparaît pas sur la carte de Jaillot (1706) ni sur celle de Cassini (1765). L'analyse des clichés satellitaires ne montre pas non plus de traces de fortification médiévale. Et la comparaison avec le cadastre ancien montre que le site a été réaménagé vers la fin du XIXème siècle. Le nom « Château-Gaillard » peut parfois faire référence à une fortification médiévale, et dans d'autres cas à une demeure de plaisance. Plusieurs chemins anciens sillonnent cette zone sauvage des landes du Bourray et peut-être y avait-il une petite fortification très ancienne pour surveiller le passage. En tout cas, cela n'a laissé aucune trace de fief.

Château-Gaillard au début du XXème siècle

Château-Gaillard au début du XXème siècle

Le site de Château-Gaillard de nos jours.

Le site de Château-Gaillard de nos jours.

Citerie (La) (1810, E3) : Écrit aussi « Citrie » dans d'autres documents. Selon M. Gobenceaux, le nom dériverait du mot gaulois « cithio » et signifierait « lieu ». En vieux français, le citre est une espèce de citrouille. Et en patois sarthois, on dit « citre » pour « cidre ». Et, il existe aussi des lieux nommés « Cintre ». Bref, à défaut d'avoir un suivi ancien de ce nom de lieu, il est bien difficile d'en connaître l'origine. Pour compliquer le tout, « Citre » est également un patronyme présent dans l'Ouest de la France.

 

Citrie (La) (1844, D2) : Voir ci-dessus.

 

Cure (La) (1844, E3) : Le lieu où réside le curé, dit aussi presbytère.

 

Dauphin (Le) (1844, E2, E3) : Un nom de lieu difficile à cerner. On pourrait par exemple penser à un nom qui viendrait d'une auberge ayant pour enseigne un dauphin. Mais cela pourrait également provenir du prénom latin Delphinus, et le Dauphin serait donc étymologiquement le lieu habité par Delphinus. A noter que la forme masculine de ce très ancien prénom a totalement disparu de la circulation, alors que la forme féminine, Delphine, est toujours usitée. A noter que le lieu n'est pas sur le cadastre de 1810.

 

Comparaison entre le cadastre de 1810 et celui de 1844

Comparaison entre le cadastre de 1810 et celui de 1844

Filières (Ruisseau des) (1844, D4) : Nous sommes ici dans les landes à l'Est du bourg de Guécélard. En vieux-français, le mot désigne un lacet et en patois sarthois, « filière » indique un fossé peu profond qui reçoit les eaux de ruissellement. Cela correspond bien à ce que l'on voit à Guécélard où le ruisseau des Filières serpente dans les bois de pins et de bouleaux avant de rejoindre le Rhonne.

Le ruisseau des Filières

Le ruisseau des Filières

Genettière (La) (1844, C3) : L'endroit où se trouvent des genêts et plus vraisemblablement le lieu habité par Genêt.

 

Guécélard : On va tout de suite tordre le cou à « Gué de César » ! Monsieur Gobenceaux a largement expliqué l'origine et l'évolution du nom. La forme « gué » est facile à comprendre car une communauté humaine était installée au moins depuis l'époque romaine à la confluence du Rhonne et de la Sarthe. Un très ancien chemin, appelé aujourd'hui « le chemin aux bœufs », venait du Mans et se dirigeait vers Angers en franchissant le Rhonne, d'où la présence du terme « gué ». On trouve d'ailleurs au IXème siècle « Vado Coelhardi », « vado » venant du latin « vadum » voulant dire « gué ». Quant à Coelhardi, il vient du patronyme germanique ou franc « Coelhard » qui était encore présent aux Pays-Bas au XVIIIème siècle.

On peut donc penser que le nom du village trouve son origine avec l'implantation d'un guerrier franc à la fin de l'Empire Romain vers les 4ème ou 5ème siècles après J.-C. Il se serait installé dans les environs de l'actuel vieux bourg de Guécélard là où il faut franchir le ruisseau le Rhonne grâce à un gué. Ce guerrier franc avait sans doute comme mission de contrôler le passage sur la voie. On a trouvé dans ce secteur de la commune des vestiges gallo-romains qui viennent confirmer l'ancienneté de l'occupation du site.

Le Vieux-Guécélard en 1844

Le Vieux-Guécélard en 1844

Le Vieux-Bourg au début du XXème siècle

Le Vieux-Bourg au début du XXème siècle

Guécélard (Le Grand Bourg de) (1810, F1) : C'est la partie qui correspond aujourd'hui encore à l’appellation « Vieux Bourg ». Comme dit plus haut, le bourg de Guécélard est habité au moins depuis l'époque gallo-romaine. La partie la plus ancienne, dite « Vieux Bourg » ou encore « Grand Bourg » s'est développée autour du gué sur le Rhonne. Plus tard dans le Moyen-Age, il y eu un déplacement de site vers le « Petit Bourg » (vers l'église actuelle). Il est très difficile de connaître l'origine de cette délocalisation ; on peut penser que l'ancien site était devenu trop inondable, qu'un nouveau cheminement à attirer un nouveau noyau villageois ou encore qu'une nouvelle organisation religieuse (ex : un cimetière dans une terre nouvellement consacrée) à provoquer un glissement vers le sud-est. La dernière phase d'organisation est la création dans la seconde moitié du XVIIIème siècle de la route royale devenue aujourd'hui la D323. Avec cette route rectiligne sur laquelle pouvait plus facilement circuler les voitures à chevaux, l'habitat s'est développé de part et d'autre de la grande route.

Guécélard (Le Petit Bourg de) (1810, F2) : Voir ci-dessus.

 

Guécélard (Le Vieux) (1844, E1) : Voir ci-dessus.

 

Guécélard (Gué du Vieux) (1844, E1) : Voir ci-dessus.

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Published by Philippe
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