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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 15:42

Aunay (Le Grand) (1810, B ; 1844, B3) : Le lieu appartenait au milieu XVème siècle au sire de Vaigron. On retrouve des dizaines d’occurrences de ce toponyme en Sarthe. Il correspond à des lieux humides occupés par les aulnes. La topographie des lieux confirme cela : l'Aunay est en contrebas d'une ancienne terrasse de la Sarthe d'où s'écoulent des eaux de ruissellement. Ces eaux permettent par exemple d'alimenter les pièces aquatiques du Groschenay. Au XVIIème siècle, c'était une métairie dépendante du Grochenay.

 

Aunay (Le Petit) (1810, B ; 1844, G3) : Voir ci-dessus. Appartenait à Jean de Bellanger qui vend son bordage du Petit-Aunay aux religieux de Saint Pierre la Cour en 1469.

 

Belles Coulées (Les) (1844, B3) : Le lieu n’apparaît pas sur le cadastre de 1810 mais est tout de même placée une petite maison sur le plan cadastral. Une annonce de 1828 nous informe de la vente d'une « jolie propriété rurale … nommée les Belles-Coulées » avec « une petite maison de campagne bâtie depuis dix ans ». Au XVIIIème siècle, c'était un pré dépendant de la métairie du Bur.

Il faut prendre le nom comme désignant le passage pour l'écoulement des eaux qui viennent de la terrasse supérieure des bords de la Sarthe, un terrain en pente.

Le nom des lieux de nos communes : Fillé sur Sarthe

Beunêche (La) (1844, F3) : Nous reviendrons sur le nom de ce lieu lorsque nous aborderons la commune de Roëzé sur Sarthe. L’apparition de ce nom sur la commune de Fillé date des années 1830/1840 lorsqu'on fit construire le « nouveau château » de la Beunêche.

Le nom des lieux de nos communes : Fillé sur Sarthe

Bois (Le Petit) (1810, A1 ; 1844, A2) : Il s'agit d'un bordage récent puisqu'il n'est pas cité dans l'inventaire des propriétés de 1777. D'ailleurs l'habitation est intégrée dans le parcellaire. Il a été mis en vente en 1833 et il s'agit vraiment d'une toute petite propriété d'à peine trois hectares.

Le lieu est en bordure nord des bois du Gros Chenay et de la lande de Pierre Aube. Il traduit donc de par son nom un espace toujours boisé au moment de la création du bordage.

 

Bouillons (1810, D2 ; 1844, F2, G2, G4) : Il s'agit d'un bordage que l'on retrouve dans les archives notariales dès le XVIIème siècle, époque où Jean Leboindre, seigneur du Grochenay en fait l'acquisition.

Ce mot désigne un lieu humide, marécageux. Il y a d'ailleurs en contrebas du lieu-dit un endroit nommé sur le cadastre ancien la "Fontaine des Bouillons » et qui encore aujourd'hui correspond à une zone très humide.

Cadastre 1844

Cadastre 1844

Bourdigale (1810, B ; 1844, B3) : La métairie de Bourdigalle dépendait au début du XVIIème siècle de la fabrique de la paroisse d'Arnage. Elle se situait dans le bourg de Fillé alors qu'au XIXème siècle le lieu est sur la route de Voivres, à l'extérieur du bourg. On trouve également la forme « Bordigalle » sur des documents du XVIIème siècle.

C'est un nom de lieu présent en Sarthe une quinzaine de fois, donc pas si rare que cela. Il a souvent intéressé les chercheurs car on peut le rapprocher de Burdigala qui donne le nom « Bordeaux ». Ceci dit en patois sarthois, « bourdigale » veut dire hameau, petite maison. Et c'est sans doute dans cette direction qu'il faut s'orienter plutôt que vers les antiques « Burdigala ». « Bourdigalle » aurait pour origine une petite terre enclose de palissades et sans grande envergure, un lieu à l'écart. En fait, le nom serait à rapprocher de « bordage ».

 

Bur (Le) (1810, B ; 1844, B2) : Le Bur est qualifié de métairie au XVIème siècle. En 1777, la superficie de cette métairie est d'une vingtaine d'hectares. Le nom désignerait un petit habitat ancien et est à rapprocher du mot « buron » qui désigne aujourd'hui une petite construction en pierre.

Butte (La) (1844, A2) : En 1810, il n'y avait pas d'habitat en ce lieu. Ce n'est qu'un peu plus tard que plusieurs petites habitations sont édifiées sur la route de Saint-Fraimbault qui mène à Roézé. Le terrain est plat et le nom de ce lieu est dû au fait que nous sommes là au pied de la butte de Saint-Fraimbault, toponyme que nous étudierons lorsque nous aborderons la commune de Roézé.

 

Chataigners (Les) (1844 G2) : Nous sommes en bordure des bois du Gros-Chenay et le nom vient clairement des essences d'arbres présentes dans ce bois.

 

Cheminée Brûlée (La) (1810, A1 ; 1844, A2) : Ce lieu-dit, aujourd'hui disparu, n'est pas si évident que cela à expliquer. Soit le mot « Cheminée » désigne par métonymie l'habitation, soit c'est un dérivé de « chemin ».

 

Chêne (Le Petit) (1844, A2) : Un toponyme classique où l'on nomme un endroit par rapport à un repère végétal.

 

Chesne (Le Petit) (1810, A1) : voir ci-dessus.

 

Clos (Le) (1844, G2) : Le Clos est dans la partie ouest de la commune. On trouve dans le même secteur le clos du Gros Chenay et le clos de la Richardière. C'est dans cet endroit que se trouvaient les vignes de Fillé ; les parcelles en lanières en sont un élément caractéristique. Il ne faut pas prendre le mot « clos » dans le sens de terrain clôturé, mais plutôt dans le sens d'un espace dédié aux vignes.

Cohue (La) (1810, C2 ; 1844, B3, G2) : C'est un lieu presque inconnu des filléens qui se situe dans les bois du Gros-Chenay. On y trouvait au XVIIIème siècle le belvédère du château installé sur une ancienne motte féodale. Le nom « Cohue » serait en rapport avec la seigneurie du Gros-Chenay puisque ce mot apparaît souvent dans les affaires juridictionnelles d'une seigneurie. C'est l'endroit où se rassemble la population. On peut se demander si le lieu n'est pas aussi en rapport avec les vignes voisines.

Cadastre 1844

Cadastre 1844

Le site de la Cohue

Le site de la Cohue

Cônuère (Clos de la) (1844, G1) : Le lieu est dans la zone des productions viticoles de Fillé. On a aussi la forme « Cosnuère » plus loin dans le passé. Le toponyme vient sans doute du patronyme « Cosnu » et de ses variantes connu dans l'ouest de la France.

Cadastre 1844 - Les dernières vignes de la Cônuères

Cadastre 1844 - Les dernières vignes de la Cônuères

Croix (La) (1810, B ; 1844, B3) : Les lieux-dits nommés « Croix » sont souvent un endroit où se trouve, ou trouvait, une croix. L'endroit est aujourd'hui au carrefour de la rue de la Libération et de la rue des Gesleries. Au XIXème siècle, le lieu est à l'écart du bourg et la croix n'est pas représentée sur les cadastres, ayant sans doute déjà disparu. Nous sommes au carrefour deux axes anciens remontant peut-être à l'époque antique comme le suggèrent divers indices archéologiques.

Les croix de chemin sont encore souvent présentes dans le paysage. Leurs présences peuvent s'expliquer de diverses manières : balisage d'un itinéraire, borne pour délimiter des propriétés religieuses ou croix pour commémorer un événement qui s'est déroulé à l'endroit où est la croix.

 

Croix (La Petite) (1844, B3) : Ce lieu est voisin de la Croix ; il n'existait pas en 1810. On comprend aisément dès lors le fonctionnement des toponymes qui comportent le mot « petit(e) » et qui désignent souvent une annexe très proche du lieu éponyme originel.

Croix Bobet (La) (1844, A2, G1, G3) : La Croix Bobet, sur la route de Saint-Fraimbault, n'existait pas en 1810. Là encore, aucune trace d'une croix mais nous sommes au carrefour de la route vers Roëzé et d'un ancien chemin menant sur Saint-Fraimbault. Bobet est un patronyme qu'on trouve à Fillé au XVIIème siècle en particulier dans ce secteur géographique puisqu'on a par exemple un Jacques Bobet en 1690, ferreur de son métier, qui acquiert une terre dans la lande de Pierraube c'est à dire dans le même secteur que la Croix Bobet. On peut donc imaginer qu'il s'agit d'une croix installée par Bobet en remerciement de quelque chose, ou d'une croix plus ancienne installée en bordure des terres de Bobet.

 

Denisière (La Haute) (1810, D2 ; 1844, G1) : Le lieu habité par Denis. En 1739, le lieu faisait partie des nombreuses propriétés de la famille Chappelain.

A suivre ...

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Published by Philippe
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