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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 10:28

Nous commençons aujourd'hui l'exploration toponymique d'une autre commune du Val de Sarthe, Fercé sur Sarthe.

Le nom des lieux de nos communes : Fercé sur Sarthe

Beuguelière (La) (1826, B) : L'écriture de ce lieu a varié avec le temps. En 1670, on trouve « La Bouglière » (partage entre les héritiers de la famille Morin ; c'est Renée Morin, épouse de Jacques de Vahays, qui choisi ce bien) puis « La Bougellière » en 1724 ou encore « La Buglière » au milieu du XIXème siècle. C'est la forme « Bouglière » qui nous informe sur l'origine du nom du lieu puisque cela désigne l'endroit habité par « Bougler », un patronyme fréquent en Sarthe par le passé. Lors de la Révolution, certains champs du lieu qui relevaient de la fabrique de Fercé ont été mis en vente comme biens nationaux.

 

Bordage (Le) (1826, C2) : C'est un nom de lieu très fréquent en Sarthe. Un bordage est une petite exploitation agricole de quelques hectares ; il est loué à un bordager. A un niveau plus important est la métairie qui est exploitée par un laboureur. A noter qu'en 1670, une partie du lieu est acquise par René de Vahays et on parle de la métairie du Bordage, ce qui est plutôt étonnant et drôle.

 

Breslay (1826, E2) : L'origine du nom « Breslay » n'est pas très sûre ; mais pour certains cela serait en rapport avec l'eau, une zone humide. Or Breslay se situe près de la Sarthe sur la rive sud d'un ruisseau. Breslay est un fief ancien de Fercé. Est cité en 1239, Hugues de Brellai vassal du seigneur de La Suze. Est également fait mention en 1266 de Mahot et Huet de Braelay, mais il est difficile de rattacher clairement ces deux individus à Fercé même s'il existe sans doute un lien avec la forêt de Longaunai. Ce fief appartenait en 1470 à Suzanne de Launay, et une autre Suzanne de Launay en 1606, famille liée aux de Launay de Pirmil. En 1670, Breslay est acheté par Marie-Madeleine de Sallaine épouse de René de Vahays.

 

Brosse (Grande) (1826, E1) : Le toponyme « Brosse » a la même racine que le mot « broussailles ». Il indique très souvent un lieu qui a été défriché. L'endroit est sur la rive gauche de la Sarthe en bordure de la forêt de Longaunay, et l'idée d'une terre défrichée au Moyen-Age est tout à fait envisageable. En 1744, la métairie de la Brosse est vendue par Pierre François Jardrin à Julien Pichonneau.

 

Brosse (Petite) (1826, E1) : voir ci-dessus.

 

Bussonnière (La Grande) (1826, D1) : Il est parfois difficile dans les documents anciens de faire la différence entre la Grande Bussonnière et la Petite-Bussonnière. D'un point de vue toponymique, la Bussonnière est le lieu habité par Busson. Au XVIIème siècle, ce sont les de Vahays qui acquièrent la Bussonnière. En 1739, la métairie de la Bussonnière est apportée en dot par Louise Chappelain, fille de défunt Claude Chappelain, conseiller au Mans et de Marie-Eléonor Brochard. En 1676, cette terre appartenait déjà aux Chappelain. Le fief appartient encore en 1775 à Mme Chaplain, veuve de M. Leboindre.

La Grande Bussonnière, Cadastre 1826

La Grande Bussonnière, Cadastre 1826

Bussonnière (La Petite) (1826, C2) : Le lieu appartenait à Laurent de Courbefosse, maître des comptes du comté du Maine, au XVème s. et au XVIème siècle, il est question d'un François de Courbefosse qui effectue une transaction avec Jean de Vaulogé à propos de la Petite-Bussonnière. A la fin du XVème siècle est également cité Jean V de Vaulogé comme détenant le fief de la Petite-Bussonnière ; il le tenait de sa femme Catherine Odart de Cursay. Au XVIIème siècle, ce sont les de Vahays qui acquièrent la Bussonnière.

 

Chardonnières (Les) (1826, A2) : On pourrait y voir l'endroit où il y a des chardons. Mais il paraît plus raisonnable de dire que c'est le lieu habité par Chardon, patronyme très présent en Sarthe. Lieu appartenant à Jeanne Minier, veuve de Jean Pauvert, en 1528.

 

Clémentière (La) (1826, B) : Le lieu habité par Clément.

 

Cornuère (La Grande) (1826, A1) : L'endoit habité par Cornu. Le lieu semble avoir été en tourne à la fin du XVIIème siècle.

 

Enaudières (Les) (1826, D2) : Le lieu où réside Esnault. En 1739, « L'Esnauderie » est apportée en dot par Louise Chappelain, fille de défunt Claude Chappelain et de Marie-Eléonor Brochard.

 

Epinettes (Les) (1826, A2) : Ce toponyme est à classer dans la catégorie des noms de lieu liés à la végétation. Il indique une terre couverte d'épines.

A SUIVRE ...

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Published by Philippe
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