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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 17:45

Femusson (1826, E1) : Le toponyme apparaît plusieurs fois en Sarthe sous la forme « Feumusson ». Pourtant il reste assez énigmatique quant aux explications. Pour certains, « Feu » vient de « fagus » (hêtre). Pour Roger Verdier, qui a beaucoup travaillé sur la toponymie sarthoise, le toponyme est très ancien et à perdu son sens originel. Pour lui, en témoignent les multiples variantes dans divers endroits du Maine : Fremusson, Falmuçon, Foumeçon, Folmuthum, etc. Au XIIème siècle est cité parmi les vassaux du seigneur de La Suze un Huet de Fomuçum qu'on localise à Fercé. Au XVIIème siècle, ce sont les de Vahays qui acquièrent la métairie de Femusson.

 

Fercé (1826, B) : Les noms « Vericiaco » et « Verriciaco » cités au VIème siècle dans les Actus Pontificum correspondraient à Fercé. Il est difficile de dire si l'habitat antique était au même endroit que le village actuel, ou s'il y a eu un déplacement de site dans la toute première partie du Moyen-Age. Mais la présence de divers éléments archéologiques antiques et mérovingiens sur la commune confirme sa grande ancienneté. En 832, on trouve « Ferciaco », mais au même siècle il est aussi écrit « Veraciaco ». « Ferceio » apparaît au XIIIème siècle annonçant la francisation sous la forme « Fercé ».

En Sarthe, il n'existe qu'un autre lieu-dit appelé Fercé. Le nom est un classique de la toponymie : un patronyme latin, « Verrutius », et le suffixe « acum » qui permet dans un nom de dire « le lieu de ... ». Ainsi « Verriciaco » est le domaine de Verrutius.

En 1050, il est fait mention d'un Robert de Fercé, seigneur. En 1239, Philippe de Fercé est vassal du seigneur de La Suze. La topographie du site explique assez aisément l'installation d'un petit seigneur sur un promontoire dominant la sortie d'une boucle de la rivière. La route de Sablé perturbe un peu la lecture du site, mais il reste assez facile à expliquer. Le bourg médiéval devait se situer entre la Sarthe, la route de Pirmil et la route de Maigné, avec une résidence seigneuriale à proximité immédiate de l'église.

Fercé dans la première moitié du XIXème siècle.

Fercé dans la première moitié du XIXème siècle.

Fiente (La) (1826, C1) : Curieux toponyme que celui-ci ! Mais l'explication est assez simple. Le mot désigne généralement un endroit boueux, marécageux. Or la Fiente est au bord de la Gée à quelques centaines de mètres de la Sarthe. Dans la même famille de toponymes, nous avons en Sarthe de petits ruisseaux nommés « Merdereau ».

 

Foucherie (La) (1826, A2) : L'endroit habité par Foucher. Le lieu de la Foucherie est cité dans un document du XIVème siècle concernant un accord entre des personnes de Vilclair et de la Bésiguère (Pirmil).

 

Gée (La) (1826, A1) : La rivière Gée prend sa source à Neuvy en Champagne et Cures puis se jette dans la Sarthe à Fercé, servant alors de limite communale avec Noyen. Il existe des lieux-dits qui ont le même nom et que l'on dit venir du nom latin « Gaius ». Mais très souvent, les cours d'eau ont une origine plus ancienne. Gée pourrait venir d'un mot celtique que l'on retrouve en breton (gouer), mais aussi dans d'autres langues d'origine celtique comme le gallois (gofer) et que l'on peut traduire par « ruisseau ».

 

Gué-Morin (1826, C1) : Le lieu est sur la Gée en limite communale avec Noyen et il y avait un moulin. Le toponyme témoigne d'un passage ancien antérieur à la construction de la route de Sablé, passage se faisant près du lieu habité par Morin.

 

Guimandière (La) (1826, C1) : Le nom du lieu vient du patronyme Guilmand présent dans l'ouest de la France. Au XVIIème siècle, ce sont les de Vahays qui acquièrent la métairie de la Guimandière. En 1750, le lieu est qualifié de bordage.

Haute Belle (1826, D1) : Le bordage de Haute-Belle appartenait à la cure de Fercé. Il a été vendu lors de la Révolution. Difficile de comprendre l'origine de ce nom. Pour certains, cela est en rapport avec la divinité celte Belenos. Cela nous semble très hasardeux en l'absence de données très concrètes. Peut-être faut-il se rapprocher du patois sarthois « baile » qui désigne le cresson, et donc le nom serait en rapport avec un lieu humide.

 

Herpinières (Les) (1826, B) : Le lieu habité par Herpin. Lors de la vente des biens nationaux au moment de la Révolution Française, des vignes et champs des Herpinières sont mis en vente ; ces terres relevaient de la cure de Fercé.

 

Leu (Le Petit) (1826, D1) : En vieux français, le « leu » est le loup. Nous sommes en bordure de la forêt de Longaunay et il paraît normal de trouver ici un toponyme ayant un rapport avec le loup. A La Suze, on trouve un « Loupendu », mais également des « Chanteloup » à Souligné et Etival.

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Published by Philippe
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