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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 11:11

Sanson (Saint) (1826, C1) : Cette terre appartenait aux religieux de l'abbaye Saint-Aubin d'Angers, sans doute suite à des dons faits par les seigneurs de Malicorne. Puis la terre passe au prieuré de Fercé. Ce fief ecclésiastique est ensuite acquis par Ménard de la Groye qui y est décédé en 1827. Il y avait une chapelle démolie à la fin du XVIIIème siècle. La métairie qui appartenait au prieuré de Fercé en 1792 a été vendue comme bien national.

Samson était évêque de Dol, en Bretagne, au VIème siècle. Face aux invasions normandes du IXème siècle, les reliques du saint sont emmenées à Paris. Puis le calme étant revenu, les Bretons réclament les reliques, mais le roi n'en cède qu'une partie. Ils rentrent alors en passant par Orléans, ville où ils fondent un prieuré portant le nom du saint.

Saint-Sanson (cadastre de 1826) avec sa structure médiévale toujours visible sur le plan cadastral.

Saint-Sanson (cadastre de 1826) avec sa structure médiévale toujours visible sur le plan cadastral.

Sérusière (La) (1826, D1) : Le lieu habité par Séru. Il dépendait du temporel de La Suze au XVIIIème siècle. Cette closerie sera vendue lors de la vente des biens nationaux au moment de la Révolution Française.

 

Tailles (Les) (1826, A2) : Le nom est à rapprocher de « taillis ». Il indique donc la présence d'un ancien bois dont on coupait régulièrement les essences.

 

Tertre (Le) (1826, C1) : Le lieu est sur le domaine du château de Vaulogé et pourrait indiquer la présence d'une motte féodale.

 

Titre (Le) (1826, B) : Rien de bien convaincant pour ce toponyme.

 

Touche (La) (1826, C1) : Dans une zone qui a été défrichée, ce nom indique un espace qui est resté en bois. Ce bordage appartenait au collège de Fercé au moment de la Révolution. Il a été vendu comme bien national.

 

Val (Le) (1826, B) : L'endroit est sur la pente qui borde la Sarthe d'où son nom.

 

Varanne (La) (1826, A1) : « Varanne » ou « Varenne » indique un terrain non exploité car réservé à la chasse seigneuriale. C'est le même mot que « garenne ». Il indique également un terrain sablonneux de mauvaise qualité agricole.

Vauguichard (1826, A1) : La vallée où réside Guichard. Nous ici dans la vallée de la Gée.

 

Vaulogé (1826, A2) : Vaulogé mériterait une étude bien plus approfondie quant à son histoire. C'était le fief le plus important sur Fercé. Le nom de Vaulogé est arrivé avec une famille noble issue de Sentilly dans l'Orne où se trouvait une seigneurie du même nom, et le Vaulogé originel veut dire le Val d'Oger, Oger étant un prénom normand de tradition viking. C'est à la fin du XIVème siècle, que Jean III de Vaulogé épousa Marguerite de Champagné, fille de Guillaume seigneur de Fercé et autres lieux. C'est à partir de cette époque que le nom de Vaulogé désigne la terre où s'est installée la famille de Vaulogé. Puis en 1634, Magdelon de Vahays achète de Françoise de Vaulogé la seigneurie. On trouve ailleurs en Sarthe d'autres lieux nommés Vaulogé.

Vaulogé en 1829/1830

Vaulogé en 1829/1830

Vaulogé (Le Petit) (1826, A2) : Voir ci-dessus.

 

Vénillières (Les) (1826, C2) : Sans doute le lieu habité par Venelle.

 

Verdelle (Moulin de) (1826, C1) : L'essentiel des bâtiments de Verdelle est sur la commune de Noyen. Le domaine avait été acheté par Marie Madeleine de Sallaine vers 1715. Peut-être faut-il s’orienter vers les mêmes racines que « verdelier » (osier), « verdelet » (vert). Comme nous sommes là à la confluence de la Gée et de la Sarthe, c'est ce qui nous paraît le plus vraisemblable.

 

Vilclair (1826, B) : Au XIIème siècle est cité un prêtre, Bernard de Vilclair qui fait don de dîmes à l'abbaye de la Couture et qui serait donc le détenteur de cette terre. Il est aussi question d'un Gesfray de Villeclerc, paroissien de Fercé (sans doute XIVème s.). Au XVIème siècle, Vilclair avait été vendu par Jean de Vaulogé à Jacques Breslay. Au XVIIème siècle, la métairie de Villeclair appartenait à la famille Morin ; en 1670, lors des partages de succession, c'est Renée Morin, épouse de Jacques de Vahays, qui choisi ce bien. En 1724, Marie Le Febvre, veuve de Jacques de Vahais, demeurait en sa terre de Villeclair. En 1770, René-Louis de Sallayne vend la terre à Jean-Baptiste Courte. Le domaine et la maison de Villeclair ont été vendus comme biens nationaux lors de la Révolution ; il appartenait aux frères Courte qui avaient été déportés. L'endroit était en tourne entre Fercé et Chemiré ; c'est à dire que pendant une année il dépendait de Fercé, et l'autre il dépendait de Chemiré. Mais ce n'était pas forcément un an/ un an ; cela pouvait être deux ans/ un an. Concrètement, une année les baptêmes, mariages et sépultures se faisaient dans une paroisse, et l'année suivante dans l'autre.

La partie « vil » vient peut-être du latin « villa » et veut donc dire le domaine. Et « clair » dans le sens de « dégagé », « visible ».

Vilclair (cadastre 1826)

Vilclair (cadastre 1826)

Volliers (Les) (1826, A1) : un « volier » est un treillage qui supporte la vigne le long d'un mur. En vieux français, le mot désigne aussi l'endroit où on élève des oiseaux. La proximité immédiate du fief de la Bésiguère (commune de Pirmil) peut être favorable à la deuxième interprétation.

A SUIVRE : Les noms des lieux-dits de la commune de Fillé sur Sarthe.

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Published by Philippe
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