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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 21:35

Enaudières (Les) (1843, B1) : Le lieu habité par Esnault.

 

Epiceries (Les) (1809, C1 ; 1843, B3) : Un document de 1485 donne la forme « Epicherie ». Ce nom nous laisse perplexe au premier abord et il ne paraît pas bien judicieux de s'orienter vers le sens actuel de ce mot. Peut-être faut-il plutôt s'orienter vers « Pisserie » dont les diverses variantes tournent autour de petit ruisseau et de source. A noter d'ailleurs que sur la partie louplandaise de ce lieu, le cadastre de 1843 montre plusieurs pièces d'eau en contrebas du hameau des Epiceries et qu'un ru est également indiqué sur la carte IGN.

 

Epinay (L') (1809, D1 ; 1843, A2) : Ce toponyme, et ses variantes, est très présent en Sarthe. Il indique la présence d'un lieu rempli d'épines, soit à cause de la non-ocupation des terres, soit pour clore des parcelles.

 

Epinards (Les) (1843, C2) : Ecrit « L'Epinas » en 1809. Voir « Epinay ».

 

Epinas (L') (1809, B) : Voir « Epinay ».

 

Esnaudières (Les Grandes) (1809, C2) : Voir « Enaudières ».

 

Esnaudières (Les Petites) (1809, C2) : Voir « Enaudières ».

 

Etival (1809, B) : La présence humaine sur le commune est attestée dès l'époque préhistorique. Quant à la forme la plus ancienne du nom « Etival », elle remonte à la fin du VIème siècle ou au début du VIIème siècle dans les Actus Pontificum sous les noms de « Stivale », « Aestivale » qui dérivent très probablement du mot latin « aestivus » signifiant « été ». On peut alors l’interpréter comme le lieu d'une résidence d'été dépendant de l'évêché mérovingien.

Plusieurs indices archéologiques attestent d'une occupation gallo-romaine sur la commune. Mais c'est à l'évêque Bertrand (v. 540-623) que l'on doit les premières mentions d'Etival puisqu'il y développa un monastère après les frasques de son prédécesseur Badégésile. On peut d'ailleurs sans doute voir dans la dédicace de l'église d'Etivale à Notre-Dame la marque des premiers évêques du Mans puisque c'est à Marie que la cathédrale était dédiée pendant ces premiers temps médiévaux.

Pour ce qui est de ce monastère mérovingien, il ne faut pas imaginer une structure importante, mais plutôt un ensemble de cellules monastiques (« cellae ») installées autour de la première église. Et entre cette église primitive et l'Orne, un petit village se développe. C'est ce que laisse entrevoir l'étude cadastrale. Plus tard au Moyen-âge, l'église d'Etival passera aux mains des religieux du Mont Saint Michel.

Le bourg d'Etival en 1809

Le bourg d'Etival en 1809

Quelques outils préhistoiques découverts sur la commune d'Etival.

Quelques outils préhistoiques découverts sur la commune d'Etival.

Ferrière (La) (1809, B ; 1843, B3, C1) : Le toponyme « Ferrière » est un classique des noms de lieux. Il indique la présence d'une activité métallurgique. On sait par divers travaux archéologiques que la région mancelle fut depuis l'époque gauloise une vaste zone de production de fer, activité qui a contribué à l'enrichissement du peuple cénoman. La production de fer s'est poursuivi à l'époque gallo-romaine et au Moyen-Age. Il n'est pas rare de trouver lors de prospections archéologiques dans la région de La Suze des indices qui montrent une activité métallurgique très ancienne. Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, la Ferrière était un fief. On signale en 1229 un Hubert de la Ferrière et en 1277 un Guillaume de la Ferrière, chevaliers. Il y avait également un moulin qui appartenait au 16ème siècle à la famille du Bois.

Quelques scories de fer trouvées sur Etival.

Quelques scories de fer trouvées sur Etival.

Feuperie (La) (1809, D2 ; 1843, A3) : On ne retrouve ce nom que deux fois en Sarthe, et bizarrement dans le même secteur géographique puisque l'autre est sur la commune de Voivres. On retrouve ce mot dans le patois normand pour désigner une friperie. Mais on peut aussi penser plus logiquement que c'est le lieu habité par Feurprier, patronyme fréquent dans l'ouest de la France.

 

Fontaine (La) (1809, D1) : Sur la carte IGN, la Fontaine est marquée par un plan d'eau et un petit ru qui va se jeter dans un autre petit cours d'eau rejoignant l'Orne Champenoise. Donc le nom du lieu désigne bien un point d'eau.

 

Forêt (La) (1809, A2) : Ce toponyme est un des derniers témoins du bois des Teillais que l'on rencontre au Moyen-Age. Certains placent dans le bois des Teillais l'épisode dit de la folie de Charles VI en 1392.

Nous sommes dans cette partie d'Etival qui dépendait du domaine des Randonnays et qui appartenait aux comtes du Maine. Le nom « Forêt » désigne un espace juridique appartenant à un seigneur et géré par des vassaux pour l'exploitation des arbres, la gestion des terres qui en relèvent, etc. ; il s'agit souvent d'une organisation qui remonte à l'époque carolingienne. En fait ce toponyme, avec d'autres dans cette région, est un témoin de l'organisation des paroisses et des lieux qui échappaient à la juridiction de ces paroisses. Il n'est donc pas étonnant de trouver le nom de deux possesseurs du fief de la Forêt au XIIIème siècle : Lambert et Guillaume de la Forêt.

Les Teillais au début du XVIIIème siècle

Les Teillais au début du XVIIIème siècle

Forêt (La Grande) (1843, C4) : voir ci-dessus.

 

Forêt (La Petite) (1809, A2 ; 1843, C4) : voir ci-dessus.

 

Foucaudière (La) (1809, C2 ; 1843, B1, B2) : Le lieu habité par Foucault.

 

Fourneau de la Grève (Le) (1843, A3) : Le lieu n'est pas indiqué sur le cadastre de 1809. La Grève est un lieu-dit (voir ci-après) et le fourneau désigne le lieu voisin où l'on produisait de la chaux. On voit très bien sur le cadastre de 1843 la carrière et l'installation du four, carrière toujours visible de nos jours.

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Fraiche (Le) (1809, A2) : Dit « La Friche » sur le cadastre de 1843. Il ne s'agit pas d'une erreur d'écriture puisqu'en patois sarthois, une friche se dit « freûche », « frêche ». C'est un exemple supplémentaire de ces noms de lieu écrits par les rédacteurs du cadastre comme ils les entendaient prononcés.

 

Friche (La) (1843, C2) : Le lieu laissé à l'abandon. Rien d'étonnant à ce qu'on le trouve près du lieu-dit « la Brosse » (voir ce nom).

A SUIVRE

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Published by Philippe
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