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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 16:33

Gas (les) (Chemiré 1809, C1 ; Chemiré 1843, C1) : Il existe plusieurs possibilités concernant ce lieu-dit. Mais on peut surtout se demander s'il ne s'agit pas tout simplement d'une mauvaise écriture de « Gast », nom qui désigne une terre inculte ou en friche.

 

Girardière (la) (Chemiré 1809, B3 ; Chemiré 1843, E1) : La terre habitée par Girard.

 

Gombaudière (la) (Chemiré 1809, D2 ; Chemiré 1843, C3) : Le lieu habité par Gombaud.

 

Gouaudières (les) (Chemiré, 1843, E2) : Le lieu habité par Gouault.

 

Goudonneries (les) (Chemiré 1809, B4 ; 1843, E2) : Le lieu habité par Goudon.

 

Goupillières (les) (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843 A3) : « La Goupillère » en 1843. On signale dans un document du XIVème siècle, un certain Thomas Goupil qui avait pris en location la Goupillière (Inventaire des titres de l'abbaye de Beaulieu du Mans : 1124-1413). Le lieu habité par Goupil.

 

Grand Champ (Chemiré 1809, B3 ; Chemiré 1843, E1) : Habitat qui a dû s'installer sur une grande parcelle déjà nommée ainsi.

 

Grande Haie (la) (Chemiré 1843, B3) : « La Haie » est un toponyme qui revient très souvent en Sarthe et ailleurs. La haie marque le paysage de manière significative et sert de limite entre deux parcelles. Si aujourd'hui on lui reconnaît surtout son bienfait écologique, elle avait jadis d'autres fonctions. Les haies ont par exemple servi de limite territoriale entre deux seigneuries soit sous le forme d'une simple haie-limite, soit sous la forme d'une haie avec large fossé. Ce qui est intéressant, c'est que le lieu de la Grande Haie est situé sur un cheminement ancien qui longe la vallée du Renom sur le rebord du plateau. On trouve d'ailleurs d'un côté le domaine seigneurial de la Sauvagère et le domaine seigneurial de Maquillé (commune de Souligné-Flacé) ; de l'autre côté le domaine seigneurial de Bellefille et celui de Monceaux (commune de Souligné-Flacé). La récente découverte à quelques centaines de mètres de là d'une possible motte féodale semble venir confirmer l'hypothèse de la haie-limite. A noter également que cette zone constitue dans le cadastre de Chemiré une unité appelée « enclave d'Athenay » ce qui contribue à en accentuer sa spécificité.

Cadastre 1809

Cadastre 1809

Grande Maison (la) (Chemiré 1809, C1 ; Chemiré 1843, C1) : écrite « Les Grandes Maisons » en 1843. Cela peut indiquer une habitation particulière, remarquable, ou encore un hameau regroupant plusieurs habitations ce qui pourrait être le cas ici.

 

Grange (La) (Chemiré, 1843, E5) : L'endroit se situe aujourd'hui à la sortie du bourg sur la route qui mène à Fercé. Le toponyme indique très souvent l'endroit où on stocke du grain. S'agissait-il de la grange dîmeresse de la cure de Chemiré ?

 

Grenouillet (le) (Chemiré 1809, B2) : Souvent les toponymes « Grenouillet » sont en rapport avec un lieu humide, marécageux. Celui-ci situé, sur la route de Maigné, au départ d'un petit vallon parcouru par un ruisseau qui va se jeter dans le Renom semble assez bien correspondre au sens qu'il porte.

 

Grenouillet (le) (Chemiré 1809, C3 ; Chemiré 1843, D1, E2) : Proche de Saint-Benoît. Voir ci-dessus.

 

Groie (la) (Chemiré 1809, A2 ; Chemiré 1843, B2) : Encore un toponyme fréquent en Sarthe. Il signifie souvent un terrain caillouteux quoique fertile. On trouve écrit aussi « Grouas ».

 

Groie (la) (Chemiré 1843, D3) : Voir ci-dessus.

 

Groussinière (la) (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843 A2) : Lieu habité par Groussin.

 

Guénelière (les) (Chemiré 1809, C2 ; Chemiré 1843, D4) : « la Grande » et « la Petite » en 1843. Le lieu habité par Gueneau.

 

Guérinnières (les) (Chemiré 1809, C1 ; Chemiré 1843, D4) : « la » en 1843. Le lieu habité par Guérin.

 

Hachet (l') (Chemiré 1809, C3 ; Chemiré 1843, D2) : Les cadastres s'accordent sur le toponyme mais d'autres sources donnent une autre version. A commencé par la carte de Cassini qui dit Larche. On parle aussi de l'Archet dans un ouvrage du début du XIXème siècle. Il paraît cependant que « L'Archet » puisse être plus recevable du fait de la présence du ruisseau de Préau et de son franchissement par les chemins qui venaient de Chemiré et de Saint-Benoit ; alors il faudrait comprendre le nom du lieu comme étant un petit pont permettant de franchir le ruisseau.

 

Haideguine (Grande et Petite) (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843 A2) : écrit en 1843 « Haie de Guigne », et « la Grande Haie de Guigne » de 1809 est nommée « Haie de Guigne ». Il s'agit du « Hays d'Yettigné » cité, au XIVème siècle, dans le cartulaire de l'abbaye de Beaulieu. Pour le sens de « Haie », voir l'article « La Grande Haie ». Nous sommes là encore dans un rôle de haie-limite dans un paysage où les indices archéologiques d'organisation du territoire s’entremêlent les uns avec les autres. Le vieux chemin qui passe par le lieu de " Haie de Guigne " est sur une crête et fait la liaison entre la structure médiévale de la Cour d'Athenay et le bourg de Flacé.

A droite sur le sommet, les maisons du lieu de Haideguigne.

A droite sur le sommet, les maisons du lieu de Haideguigne.

Haye (la) (Chemiré 1809, E) : Même endroit que « La Grande Haie ».

 

Herveries (les) (Chemiré 1809, A1 ; Chemiré 1843, B4) : Les toponymes finissant en « erie » ou « ière » sont très souvent construits à partir d'un nom de famille et apparaissent aux XIème et XIIème siècles pour la plupart d'entre eux. On a donc ici le lieu habité par Hervé.

 

Hommeau (l') (Chemiré 1809, C1 ; Chemiré 1843, C1) : En vieux français, Hommeau veut dire petit homme. Mais il faut plutôt y voir le terme qui désigne un arbre, l'orme ou aussi ormeau.

 

Hommeau Blanc (l') (Chemiré, 1843, E5) : Voir « Hommeau »

 

Jacobins (les) (Chemiré, 1843, E5) : Ce lieu se situe à l'ouest du bourg de Chemiré. Il fait sans doute référence au couvent des Jacobins du Mans, établissement religieux qui a été très proche de Pierre de Courthardy, premier président du Parlement de Paris, né au manoir de Bellefille et mort en 1505. Lui et sa femme avaient fait divers dons audit couvent des Jacobins. On peut donc assez facilement imaginer que le lieu des Jacobins est une terre échue aux religieux.

La dalle de la tombe de Pierre de Courthardy dans l'église de Chemiré le Gaudin.

La dalle de la tombe de Pierre de Courthardy dans l'église de Chemiré le Gaudin.

Jalinière (la) (Athenay 1809, C ; Chemiré 1843 A1) : Le lieu habité par Jalin.

 

Jouannerie (la) (Chemiré 1809, B1 ; 1843, E4) : L'endroit habité par un certain Jouanne.

 

Laumortier (Chemiré 1809, D1) : fief qui aux mains des de Launay. Ecrit « L'Oumortier » sur le cadastre de 1843. Ce toponyme est à rapprocher de « Mortier » qui désigne un trou d'eau. Une mare existe aujourd'hui au sud du lieu et sur le cadastre de 1843, un trou d'eau existait également au nord.

 

Launay (Chemiré 1809, D1 et D2 ; Chemiré 1843, C2 et C3) : écrit « l'Aunay » en 1843. Un toponyme très fréquent en Sarthe qui indique la présence d'un arbre des milieux humides, l'aulne.

 

Liège (le) (Chemiré 1809, C1 ; Chemiré 1843, D1) : Ce nom de lieu est problématique ; il n'a rien à voir avec le chêne-liège. Est-ce la même racine que le mot « lige » et qui désignerait donc un lieu dépendant d'un autre ?

 

Mahotière (la) (Chemiré 1843, D1 et D2) : Le lieu habité par Mahot.

 

Maiée (le) (Chemiré 1809, B2) : voir « Le Mée ».

 

Maison Neuve (la) (Athenay 1809, B ; Chemiré 1843 A3) : Un toponyme fréquent en Sarthe qui désigne une construction récente par rapport à un lieu très proche plus ancien.

 

Maison Neuve (la) (Chemiré 1809, B3 et B4 ; Chemiré 1843, E1, E2) : écrit « Les Maisons Neuves » en 1843. Voir « La Maison Neuve ».

 

Malsain (Chemiré 1809, C2 ; Chemiré 1843, D1) : écrit « Marsain » en 1843. On a ici un bon exemple du « r » roulé sarthois. La forme d'origine est « Marsin », mais le rédacteur du cadastre de 1809 a entendu « Malsain » et donc écrit ce qu'il a compris. La forme est peut-être à rapprocher du « Marshain » rencontré sur la commune d'Allonnes et que l'on dit provenir du nom du dieu Mars. Autant la remarque peut se justifier sur Allonnes, que sur Chemiré il y a plus de doute. Les auteurs anciens signalent bien des vestiges archéologiques autour de Saint-Benoît, mais il est impossible de faire un lien entre ces données archéologiques très sommaires et le toponyme « Marsin », même si des clichés aériens indiquent une présence gauloise ou romaine dans ce secteur. Pour certains, le nom viendrait du patronyme « Martinus » ; d'autres disent que cela pourrait être en rapport avec un lieu clos de murs. Ce qui paraît sûr est la grande ancienneté du lieu.

 

Maltière (la) (Chemiré, 1809, A2 ; Chemiré, 1843, B1, E5) : « La Petite Maltière » et « La Maltière » en 1843. Certains font un lien avec une maladrerie ; d'autres font un lien avec une malterie ce qui paraît bien hasardeux ici. Le patronyme Maltier existe et c'est sans doute une origine plus fiable pour expliquer ce toponyme.

 

Mare Bergère (la) ( Chemiré 1843, B4) : Le lieu n'existe pas sur le cadastre de 1809. Les clichés aériens ne montrent pas de vestige de mare ; mais sur le cadastre de 1843, une mare apparaît bien. Le nom vient donc sans doute de la présence d'une ancienne mare nommée « Bergère » à cause d'un propriétaire qui s'appelait Berger.

 

Marsillé (Athenay 1809, C ; Chemiré 1843 A1) : Marsillé est un nom qui apparaît plusieurs fois en Sarthe. La terminaison en « é » en indique l'ancienneté. On peut interpréter ce toponyme comme étant le domaine de Marciliacus ou de Marcellus.

 

Marsollières (les) (Chemiré, 1809, B3 ; Chemiré, 1843, E2) : Le lieu habité par Marsollier.

 

Martottière (la) (Chemiré 1809, B4 ; Chemiré, 1843, E2) : Écrit La Basse et la Haute Martelière en 1843. Le lieu habité par Marteau/Martel.

 

Mée (le) (Chemiré, 1843, E3) : fief au 18è s. C'est un toponyme que l'on rencontre plusieurs fois en Sarthe. Il désigne en général une habitation et les terres qui l'entourent. L'origine du mot est latine, « mansus », et veut dire le lieu où on habite. On retrouve cette même origine dans les mots « manoir », « mesnil », « manable », etc.

 

Mévoie (Chemiré 1843, D4) : Difficile de trouver une explication convaincante. Ce qui paraît sûr est la présence de « voie » qui indique un chemin ancien, ce que confirment les cadastres. On pourrait interpréter alors le toponyme comme voulant dire « le mauvais chemin », peut-être pour indiquer un cheminement ancien guère entretenu.

 

Mialtière (la) (Chemiré 1809, A2 ; Chemiré 1843 A3) : écrit « Maltière » en 1843. « Petite Maltière » avec en 1843. Voir « La Maltière ».

 

Mortier (le Petit) (Chemiré 1843, D2) : Toponyme fréquent qui indique la présence d'une mare dans un champ. Ce pouvait être un trou pour extraire de l'argile, de la pierre, pour créer un point d'eau temporaire, etc. Les clichés aériens laissent apparaître parfois des taches sombres dans les cultures, trahissant dans les champs les anciens mortiers.

 

Moulin Neuf (le) (Chemiré 1843, B2) : Le Moulin Neuf est au nord du moulin de Béchereau et en contrebas du domaine de Bellefille. On peut penser qu'il s'agit d'un moulin installé après celui de Béchereau. D'ailleurs sur les cadastres on voit une petite construction carrée et un bief sur le Renom.

 

Cadastre 1843

Cadastre 1843

Nerreries (les) (Chemiré 1809, D2 ; Chemiré 1843, C4) : Écrit aussi « Nerries » dans Chemiré 1809, D3. Il semble que nous soyons là dans la même famille que les toponymes « Noirie », « Noirais » et « Noiras » que l'on trouve en Sarthe et qui désignent des vestiges antiques. En patois sarthois, « noir » se dit « nère ».

 

Noyers (les) (Athenay 1809, C ; Chemiré 1843 A1) : Comme dans d'autres cas sur la commune, ce toponyme est formé sur la présence de l'arbre du même nom.

A SUIVRE

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Published by Philippe
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